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Fadela Amara : "finalement je vote Sarkozy !" Ouf... "quelle faux cul cette nana"

Publie le samedi 5 janvier 2008 par Open-Publishing
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Fadela Amara : "finalement je vote Sarkozy !" Ouf...

de Anna Borel

La "ministre qui dérange" (Le Point) a ravalé ses déclarations critiques envers Nicolas Sarkozy. Quant à sa charge contre le PS, elle s’est perdue dans le vide des couloirs de la rue de Solférino.

– Fadela Amara, la "ministre qui dérange" selon Le Point n’aura pas dérangé longtemps. Après avoir osé affirmer dans une interview à l’hebdomadaire qu’elle ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy en 2012 et que le candidat-président le savait, la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville a très vite rectifié le tir.

– Ces propos "dérangeants" du jeudi se sont transformés en déclarations plus soumises dès vendredi. Elle a fait savoir qu’elle voterait, finalement, pour le candidat "capable de mener à bien les réformes", et que les réformes, justement, Nicolas Sarkozy était en train de les réaliser.

A croire que, si Nicolas Sarkozy « savait » qu’elle ne voterait pas pour lui, il n’avait pas pour autant envie que tout le monde l’apprenne.

– Mais dans le registre « dérangeant », l’interview accordée au Point ne comprenait pas que la pique en direction du Président. Tout au long de l’entretien, Fadela Amara a conduit une charge extrêmement virulente contre le PS.

– Selon elle, le parti qu’elle a commencé à fréquenter dès les années 1980 en militant à SOS racisme, et qui était le sien il y a encore six mois est : « le parti des bien planqués, ceux qui pensent qu’habiter le XVIème, c’est habiter la France », mais aussi, « un cercle de notables qui se partagent le PS » et un parti qui a « des propositions qui puent », entre autres…

– Alors : dérangeante, la ministre de l’ouverture ? Il faut croire que non, puisque la direction du PS n’a pas bougé un micro.

– Aucune réaction. Silence radio. La raison de cette attitude d’un zen qui frôle l’inconséquence est très conjoncturelle : rue de Solférino, les cadres sont…en vacances.

– A l’exception de François Rebsamen, mais, pas de chance, il est parti vendredi présenter ses vœux dans sa municipalité de Dijon.

– Et de Ségolène Royal, mais elle semble peu préoccupée par ces assauts contre un Parti qu’elle déclare pourtant, une fois de plus, avoir l’ambition de prendre.

– Pour déranger les éléphants, il faut décidément beaucoup d’énergie.
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