Accueil > LA FRANCE ET L’EUROPE
— Il faut sortir de l’Union Européenne. L’Union Européenne est faite par les riches, pour les riches.
— Et la France, elle est faite pour qui ?
— La France est née en 1789 par la Révolution !
D’ailleurs, la fête nationale de la France est le 14 juillet, jour de la prise de la Bastille et de la libération de tous les prisonniers ! « Mieux vaut libérer 100 coupables que laisser en prison un seul innocent ! »
D’ailleurs, l’hymne de la France est à l’origine un chant révolutionnaire ! La Marseillaise. Pour les ignorants, le "sang impur", c’est le "sang bleu" des nobles dont un grand nombre avait la "maladie bleue" parce qu’ils faisaient des enfants en famille pour éviter que les terres ne s’émiettent et ainsi se perdent. L’ancien régime n’était pas basé sur l’argent mais sur la terre.
D’ailleurs, Louise Michel et les communards chantaient encore la Marseillaise ; car, à l’époque, la Marseillaise n’avait pas encore été récupérée par les réacs !
La France est née de la lutte des opprimés !
L’Europe est née de la volonté des opprimeurs !





Messages
1. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 14:32, par Nawabad
Il est vrai qu’il faudrait compléter la démonstration sur l’Europe, puisqu’en fait je n’ai traité dans l’article que la France. Mais, vu comment est né la France, un peu d’intuition devrait permettre de deviner à quoi sert l’Europe. Néanmoins, je dirais à tous ceci :
« Alors, rappelez-vous cet épisode essentiel de notre histoire, rappelez-vous en particulier de la femme du roi Louis XVI, vous savez, Marie-Antoinette, la Reine de France qui était autrichienne ; celle qui nous avait dit, à l’époque, que si nous n’avions pas de pain, nous n’avions qu’à manger de la brioche ; ça y est vous voyez de qui je veux parler, n’est-ce pas ? Hé bien, cette bonne femme avait appelé sa famille royale autrichienne au secours, et elle avait appelé par son intermédiaire tous les royaumes d’Europe à fonder, avec les nobles français émigrés, une armée pour vaincre la révolution française et rétablir la royauté. À Paris, l’on déclara la patrie en danger. Cette armée contre-révolutionnaire dirigée par le duc de Brünswick fut vaincue par la révolution française à Valmy le 20 septembre 1792. Cette opération militaire internationale contre la révolution française fut appelée la "croisade des souverains".
« L’Europe, c’est le retour de la croisade des souverains ! La bourgeoisie veut noyer la France révolutionnaire dans l’Europe réactionnaire : il y a des rois ou des reines tout autour de nous ; à part notre pays, seul le Portugal a la séparation de l’église et de l’État ; les acquis sociaux dans les pays alentours sont bien plus faibles que chez nous ; en Allemagne, les droits des femmes (contraception, avortement, etc.) sont lamentables à côté de chez nous ; en Pologne, l’avortement est carrément interdit ; etc. Chaque jour qui passe, l’Europe détruit un peu plus nos services publics et viole un peu plus nos droits. »
1. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 14:55
« Qu’ils mangent de la brioche ! » est une citation apocryphe de la reine Marie-Antoinette. On trouve déjà mention de cette plaisanterie dans l’air du temps dans les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, publiées en 1778 : « je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : Qu’ils mangent de la brioche. J’achetai de la brioche. » (Livre sixième : 1736).
ça, c’est juste pour détendre l’atmosphère...
:)
Pour le reste, Nawabad, tes hypothèses me semblent un brin trop pessimistes (et parfois même caricaturales), même si certaines de tes observations sont fort justes.
La laïcité, même si imparfaite et non reconnue dans toutes les constitutions, a fait son petit bonhomme de chemin dans l’opinion publique de nombreux pays d’Europe, et les monarchies qui nous entourent ne sont que des royaumes d’opérette où les têtes couronnées n’ont pour unique rôle que de figurer dans "Voici" et "Gala", ou à parapher des lois là où on leur dit de...
En ce qui me concerne, l’Europe n’est pas un but en soi, mais une étape vers l’état mondial unique (et son autodissolution finale si, comme je l’espère, les philosophies anarchistes ont vu juste).
Brunz
2. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 15:09, par Nawabad
Royaumes d’opérettes ?
C’est Franco qui a décidé qu’à sa mort il y aurait une monarchie en Espagne et qui a décidé QUI serait le roi.
En Angleterre, la Reine est la chef du commonwealth, elle est la chef de l’Église anglicane, même si elle délègue ce pouvoir à l’archevêque de Canterbury, et elle est une des femmes les plus riches du monde et l’argent, c’est la licence d’acheter du pouvoir. Dire que la reine d’Angleterre a énormément de pouvoir est par conséquent un euphémisme !
Le devise des puissants de ce monde est : « Pour vivre heureux vivons cachés » !
Et, avoir réussi à faire croire qu’elle n’avait aucun pouvoir, c’était plutôt un bon plan pour la Reine d’Angleterre. C’est comme les lobbies qui ont le pouvoir de faire croire qu’ils n’existent pas !
Si c’était des royaumes d’opérettes, tout ça, pourquoi ne pas passer directement à la république ?
Accepterais-tu que la République française soit remplacée un "royaume d’opérette" ?
Si l’europe se fait, elle sera une monarchie religieuse !
3. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 15:30
Accepterais-tu que la République française soit remplacée un "royaume d’opérette" ?
C’est déjà un peu le cas, non ?
:)
Brunz
ps : la mère Elisabeth est chef du Commonwealth, ok. Et alors ? Les pays membres sont souverains, ne sont liés par aucun traité et peuvent rester neutres lorsqu’un conflit engage un ou plusieurs d’entre eux...
4. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 15:50, par Nawabad
Le commonwealth c’est pas rien : je connais même un Français qui a pris la nationalité canadienne pour avoir une reine ! quant à diriger l’Église anglicanne dans un pays TRÈS croyant, c’est pas rien non plus ! et le fric de la reine qui lui permet tout, c’est encore pas rien non plus. C’est vraiment pas un royaume d’opérette. Ça fait semblant, c’est tout !
Avec Sarkozy, on a effectivement un avant goût de ce que sera l’Europe si on la laisse se faire. Et c’est pas de l’opérette !
La fRANCE un "royaume d’opérette" ?
La fRANCE n’est pas encore tout à fait un royaume, mais il est sûr que si on continue à se diriger vers l’Europe ça va le devenir tout à fait, et ce ne sera pas une opérette mais une tragédie !
5. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 16:14, par Nawabad
Ton histoire d’opérette, ça me rappelle quand, dans les années 1970, les journalistes de télé nous faisaient rigoler avec le "serpent monétaire européen" nous faisant croire ainsi que l’Europe c’était du vent et que ça ne se ferait jamais... qu’on n’avait pas à s’en inquiéter !
Opérette ? NON : spectacle destiné à nous amadouer pour faire passer la pilule tout doucement !
6. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 16:27, par Nawabad
De même :
Nous faire croire à une "autre Europe"
nous amène à accepter l’Europe tout court !
7. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 16:41
Je n’ai pas à accepter l’Europe, Nawabad.
L’Europe EST même sans mon assentiment (ni le tien d’ailleurs).
En tant qu’individu libre et libertaire (et qui tient à le rester !), et avec le peu de moyens qui sont les miens, je ne puis qu’essayer d’infléchir le cours des choses dans la bonne direction.
Tout le reste n’est que littérature (ou pire encore, de la lecture dans des boules de cristal - une spécialité cette dernière, peut-être la seule, que capitalistes et certains marxistes partagent).
Une dernière chose : s’il te plaît, évite d’écrire en gros et en gras, parce que ça me donne l’idée de quelqu’un qui gueule (et je n’aime pas que l’on me gueule dessus lorsque je n’ai rien fait de mal).
@+ !
Brunz
8. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 17:03, par Nawabad
Je gueule après le mensonge d’une "autre Europe", PAS après toi !
Mensonge auquel tu crois, malheureusement ; et auquel, par conséquent, tu veux nous faire croire aussi. Ce mensonge est un danger public ! Il y a de quoi gueuler !
Et surtout, je souligne ce qui est le plus important.
9. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 18:57
Certes, l’Europe EST, et personne n’y peut rien : puisque c’est une définition GEOGRAPHIQUE !
L’UNION EUROPEENNE, c’est AUTRE CHOSE ! C’est l’UE = USA. C’est un programme POLITIQUE !
Impossible d’y trouver la moindre beauté, la moindre générosité : d’où ça sort, ces trucs (et encore, je suis poli) là ? Si ce n’est de la propagande dont on nous abreuve à longueur de journées ! si ce n’est de la confusion, entretenue exprès, entre l’Europe géographique et l’UE.
J’aime mes amis Allemands, Espagnols, Roumains, Italiens, etc... Je SAIS qu’ils vivent sur le même continent que moi, et que celui-ci s’appelle EUROPE. Les apprécierais-je mieux si nous vendons ensemble des armes et du nucléaires ? Les aprécierai-je mieux si nous sommes tous esclaves du même maître, et qu’il n’y en a plus un pour accueillir l’autre si la dictature s’installe dans son pays ?
Lire la "beauté" et la "générosité" de l’Union Européenne DANS LE TEXTE :
On dirait qu’il y a une offensive pour refourguer le Traité de Lisbonne aux bons cons...
– http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...
10. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 21:06, par josé
j’aprecie beaucoup tes interventions brunz
elles sont pleine de bon sens .
je partage assez tes analyses .
en plus c’est bien écris .
josé cuervo especial
11. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 21:16, par josé
par contre je suis d’accord avec nawabad
la reine d’Angleterre , a mon avis , a une influence énorme sur les décision pris qui engage sont pays .
c’est une vraie monarchie , a l’ancienne , pas de barnum , c’est pas luna parc
c’est mon avis
josé cuervo especial
12. LA FRANCE ET L’EUROPE, 26 septembre 2008, 22:38, par Nawabad
Le mot "Europe" peut être compris à deux sens différents, au sens géographique et au sens politique. Tout le monde le sait, et tout le monde sait faire la différence selon le contexte. À moins d’y mettre une sacrée dose de mauvaise foi !
13. LA FRANCE ET L’EUROPE, 27 septembre 2008, 08:58, par Copas
Croire en la France est aussi con que croire en l’Europe....
Ce que je vois c’est que le niveau de combat européen n’est pas assez utilisé par les travailleurs (pareil pour l’échelon mondial d’ailleurs) , alors que la classe bourgeoise n’a pas, elle, ce type d’inhibitions et nous nique classe ouvrière par classe ouvrière.
Face à une même politique, accepter de se faire casser la gueule chacun dans son coin c’est faire le jeu de l’appareil d’état de l’UE.
Les batailles nationales doivent se combiner avec des batailles de plus grande ampleur sur l’Europe (c’est à dire + que l’UE).
Il existe des résistances plus importantes qu’en France dans d’autres états européens , il serait dommage de ne pas combiner ces batailles avec les nôtres.
Ce n’est pas se satisfaire d’un échelon territorial, mais de mener également ces batailles car je pense que l’échelon décisif dans une bataille pour renverser le capitalisme sera l’Europe, dans la préservation de la volonté des peuples qui la compose.
Oui se battre pour une autre Europe, une Europe des travailleurs est juste et utile, les faits parlent d’eux-mêmes : gagner en France en 2005 n’a pas suffit pour inverser le rapport de force face à l’appareil de l’UE.
L’incapacité à se hisser au niveau supérieur pour porter le fer contre un ennemi commun a scellé notre recul (provisoire) .
Depuis, de grosses , voir d’énormes mobilisations ont eu lieu dans plusieurs pays, à chaque fois sans débouchés (Slovénie, Italie, Finlande, Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche, France, ...) réels.
Ces batailles ont eu lieu contre des mesures toutes semblables et coordonnées à l’échelon européen (par exemple sur les retraites , politique arrêtée à Barcelone avec Jospin et Chirac, mise en application partout, sur les services publics, etc, et bientôt sur la privatisation généralisée de la santé).
Les insuffisances sont liées à des tas de raisons mais également à l’absence de logique européenne de résistance. L’échelon des anciens états nations, indispensable dans la bataille, ne suffit pas, il faut se battre à échelle européenne, car il y a une communauté d’intérêts et de situation de la classe ouvrière maintenant à cette échelle géographique.
Cette situation évolue à très grande vitesse et la situation de la classe ouvrière, dans un processus complexe d’inégalités et de prédations entre les empires, commence à s’homogénéiser à échelle planétaire, et la bourgeoisie, dans son mouvement naturel, cherche à trouver de mêmes conditions de production dans de grandes zones du monde.
Mais pour l’instant, en Europe, les échelons nationaux et continentaux, sont remarquablement homogènes pour ce qui est des attaques bourgeoises et des situations de la classe ouvrière.
Les rythmes de la bourgeoisie se rapprochent dans chaque état, les territoires déménagent comme cela se fit entre régions en France.
Le chauvinisme ne suffira pas à faire reculer et terrasser la bourgeoisie.
Les états nations , comme la France fut un niveau utile de résistance aux plans bourgeois en 2005, l’échelon européen en est un autre.
Se battre pour une autre Europe, celle des travailleurs, ne pas accepter que des agressions se mènent à échelle continentale et rester dans son coin, me semble logique et adapté. S’y refuser c’est se condamner, faire le jeu de la nomenclatura bourgeoise, accepter qu’on jette des classes ouvrières les unes contre les autres.
Quand on est proche des frontières qu’on croise des travailleurs ayant activité dans d’autres états , on se demande pourquoi on reste dans son coin, on refuse la bataille commune.
Je pense que le chauvinisme dans le mouvement des travailleurs, issu souvent du processus né de la 2e guerre mondiale (et l’exacerbation des nationalismes en résistance au nazisme), a eu des conséquences long terme négatives sur l’internationalisme.
Se battre pour une autre Europe ce n’est pas se battre pour l’UE, ni accepter ce niveau comme indépassable mais une commodité de bataille , du moment qu’on est pour abattre les frontières qui divisent les hommes et souvent les tuent , et par ailleurs qu’on cherche à contrôler démocratiquement par les travailleurs l’économie, les mouvement des capitaux, etc.
se battre par exemple contre le mur de la honte qui tue des immigrés en mer sur notre sud n’est pas seulement une question de bataille nationale.
Cette bataille est une bataille à échelle des états européens du sud (Italie, Albanie, Bulgarie, Croatie, Grece, Italie, France, Espagne, ...) et doit être menée à cette échelle , en coordination avec le reste des mouvements européens et des mouvements du sud méditerranéen.
Mener bataille contre les agressions sur les travailleurs âgés c’est également là aussi mener bataille là contre un plan européen central, donc à cette échelle.
Les niveaux de bataille sont des commodités, du moment que sont respectées les volontés des peuples (que rien ne se fasse en imposant par le haut à des peuples).
14. LA FRANCE ET L’EUROPE, 27 septembre 2008, 12:06
tout le monde sait faire la différence selon le contexte.
Et si ma tante en avait deux, ça serait mon oncle ! Et si "tout le monde" faisait toutes les différences, Sarko n’aurait jamais été élu !
Le mélange des dits "contextes" fait partie de la PROPAGANDE POUR L’UNION EUROPEENNE FASCISTE et est soigneusement entretenu. Les dégats sur la capacité de lecture sont grands : il suffit de lire le traité ! Et non de "rêver" à je ne sais quelle appartenance identitaire à une "Europe" mythique, comme les boîtes de comm’.
Les propos de Nawabad ne sont pas "conspirationnistes - antisémites - terroristes"... mais REALISTES ! Heureusement qu’il est là !
15. LA FRANCE ET L’EUROPE, 27 septembre 2008, 12:48
"Et non de "rêver" à je ne sais quelle appartenance identitaire à une "Europe" mythique, comme les boîtes de comm’".
Moi je viens d’un pays qui a été un mythe pendant des siècles : l’Italie.
Alors pourquoi ne pas croire aux processus agrégatifs qui font que les hommes et les peuples bougent progressivement ?
Brunz
ps : à force de brandir le fascisme à tout bout de champ (une spécialité pourtant bien de chez ouamme), vous risquez de banaliser celui véritable.
16. LA FRANCE ET L’EUROPE, 17 octobre 2008, 00:57
NON ! Ce n’est pas aussi con de croire en une France née de la Révolution que de croire en une Europe née de la contre-révolution !
Que la France ait momentanément (*) été volée aux Français par la bourgeoisie n’y change rien. Et il est toujours plus facile de commencer la révolution dans un petit truc comme la France que dans un gros machin comme l’Europe. D’ailleurs, pour détruire la révolution de 1848 qui avait lieu essentiellement à Paris, on a fait voter l’ensemble de la France !
Avec l’Europe, le projet, c’est que pour détruire une révolution qui aura lieu en France, il suffira de faire voter l’ensemble de l’Europe !
(*) un momentanément qui dure mais ne durera peut-être pas tout le temps !