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La gauche pour qui, pour quoi ? Clarifier les rapports PCF-PS

Publie le mardi 21 octobre 2008 par Open-Publishing
11 commentaires

Le congrès du PCF se prépare à coups de textes et de confrontations entre représentants de courants ou de sous-courants. Un fait majeur n’avait pas été prévu qui bouleverse la donne : la crise financière dont plus personne ne peut nier qu’il s’agit d’une crise du capitalisme. À cet égard, s’il veut encore jouer un rôle, le Parti communiste français a une chance à saisir. Un événement, dont il est lui-même l’auteur, en administre la preuve : la marche du 27 septembre pour les salaires. Nous avons été à peu près tous surpris par l’ampleur relativement nouvelle de cette manifestation et par sa combativité.

Qu’au moment où la finance internationale affiche sa malfaisance, des milliers de personnes, de plusieurs générations, crient ensemble, et très fort, « de l’argent pour le travail, pas pour le capital ! » montre une chose simple : l’immense majorité des communistes, même quelque peu désespérés par le déclin électoral de leur organisation et désorientés par leurs déchirements, n’attendent qu’une chose : que leur parti s’affirme, à nouveau, nettement anticapitaliste et acteur d’une révolution (ou transformation si l’on préfère) sociale, démocratique, culturelle, non à la bolchevique mais à la Jaurès, si l’on veut se référer à une figure historique. Une telle hypothèse appelle des éclaircissements de nature théorique, politique, pratique.

Arrêtons-nous à un seul, qui est un nœud gordien : le rapport du Parti communiste au Parti socialiste. Tout le monde ressent, à cet égard, un vrai malaise. Faut-il renoncer aux alliances avec le Parti socialiste, et cela jusqu’à l’exercice du pouvoir (local, régional, national) ? Certainement pas. Imaginer que l’on puisse transformer la société sans un rassemblement comprenant les « réformistes », et par la seule grâce d’une gauche radicale « marxiste », n’est sérieux ni au regard de l’état de la société, ni au regard de l’histoire. Le problème est que le Parti communiste n’est plus en état d’influer sur la gauche, parce qu’il s’est mis dans une position de dépendance vis-à-vis du Parti socialiste. Il a renoncé à une critique sans complaisance du gouvernement de la gauche plurielle qui a ouvert le capital de grandes entreprises publiques et donc la voie à leur privatisation.

Aujourd’hui, que se passe-t-il ? En pleine crise financière, le PCF affirme vouloir débattre de ses propositions économiques et financières avec le Parti socialiste. On peut toujours parler... Mais comment cette attitude peut-elle être crédible si on ne rappelle pas ce sur quoi d’essentiel on s’oppose, à savoir le ralliement de fait du PS au libéralisme, que son premier secrétaire vient de confirmer, libéralisme bien sûr « régulé », ce que la droite elle-même se targue de faire ? Et, plus encore, quand ce sont des personnalités du Parti socialiste français, Dominique Strauss-Kahn au FMI et Pascal Lamy à l’OMC, qui dirigent deux organismes majeurs du capitalisme financier et qui ne songent qu’à continuer ? Il ne s’agit pas de désigner le Parti socialiste comme l’ennemi à abattre. Il s’agit de dire la vérité sur les positions respectives, en commençant par adopter nous-mêmes une position sans équivoque. Il s’agit de se démarquer.

La politique en France souffre de confusion et ne s’en sortira que par une clarification, en particulier sur les classes, leur complexité, et leurs intérêts « matériels et moraux », immédiats et futurs. Il en est de même pour la politique communiste. On peut encore se satisfaire de positions électorales, de mandats électifs, acquis dans le cadre actuel où domine outrageusement le PS. Mais cela peut se payer cher, comme on l’a vu en Seine-Saint-Denis où, à force de ne pas faire suffisamment de différence entre PS et PCF, des électeurs ont voté « nouveauté » « modernité », « nouvelles têtes », etc. Le discours du « tourner la page » réserve des surprises, parfois amères.

C’est la condition, non la seule, pour repartir de l’avant. C’est aussi la condition pour se retrouver avec des travailleurs, des citoyens, qui ne savent plus vers où se tourner et qui seraient disposés à entrer dans des luttes justes, sincères, sans craindre d’être, à l’arrivée, abusés. C’est même la condition pour obtenir que le Parti socialiste change de registre, demande qui existe en son sein. Ne ratons pas le coche !

Charles Sylvestre Journaliste

L’Humanité du 21/10/2008

Messages

  • 1) Jaurès a été tué.

    2) Les refus d’inscription au ... existent toujours sous prétexte que...

    3) Dans l’histoire, les socialistes gentils se sont fait mettre plein la gueule.

    4) C’est AUSSI et surtout les gens qui doivent devenir un peu gentils et socialistes et écologistes.

    Autrement, le "sommet" risque de devenir très sombre.

    5) Il n’existe pas de coupable idéal.

    Pour Hitler, c’était la prison à vie mais il ne faut pas oublier qu’il a été bien suppot r porté.

  • Charles Sylvestre a tort...Il faut rompre avec le PS en tant que Parti car nous continuons à nous fracasser idéologiquement sur la base d’un réformisme dit de gauche qui n’apporte rien aux masses populaires.Delanoë augmente les impôts,Bartolone gesticule sur la Banque Dexia et les autres dirigeants socialistes brassent du vent pour endormir le citoyen de gauche ......Le PCF n’a plus rien à faire avec ces gens-là,il doit rechercher l’unité de tous les communistes avec les camarades trotskystes et autres révolutionnaires socialistes,verts ,alter-mondialistes.......Le congrès doit voter cette stratégie de combat révolutionnaire et rompre ses alliances à tous les niveaux avec le PS.Pour un temps quelques camarades élus perdront un mandat "apppointé" et alors...Les copains au RSA attendent depuis longtemps un boulot et un salaire décent qui ne vient jamais . Sortons de la gestionnite bourgeoise qui nous fait tant de mal...La PS c’est cuit et recuit après 38 ans d’alliance avec lui qui nous a conduit à 2%.....Marx est de retour,je crois que notre avenir est là pour le bien des gens exploités par le capitalisme......

    Je comprends l’attitude de certains camarades qui préfèrent discuter avec delanoë et bartolone,apparatchik de la pseudo-gauche de la bourgeoisie ,pour quelques strapontins électifs qui évitent de retourner au boulot.Je pense qu’il faut prendre langue avec Besancenot-Krivine-Laguiller-Gluckstein pour organiser un "Front révolutionnaire" efficace et gagnant......La social-démocratie c’est la "plaie" du mouvement ouvrier historiquement.Comment avons-nous pu nous inscrire dans cette stratégie depuis l’époque Thorez.J’attends toujours l’autocritique....

    Si le congrès poursuit dans cette voie nous quitterons le bateau pour créer un autre parti communiste en phase avec les luttes des travailleurs ....

    Bernard SARTON,section d’Aubagne

  • j’ai lu l’article de Charles Sylvestre dans l’huma d’aujourd’hui . le titre m’inspire une première réflexion ( clarifier les rapports PCF-PS ) il est temps que le camarade sylvestre pose la question , quelle audace depuis le temps qu’il est journaliste a l’huma , il est dommage que la question n’est pas été posée avant la gauche plurielle , ou même avant le programme commun . car l’histoire a répondu a maintes reprises sans ambigüités , et continue d’y répondre , encore faut-il avoir la volonté politique d’en tenir compte . en continuant la lecture de l’article il pose carrément la question ( faut-il renoncer aux alliances avec le ps ) de suite la réponse fuse pour être franc je la sentais venir (certainement pas ) . il ne faut quand même pas aller top loin , même si dans les lignes qui suivent on peut partager les critiques . une remarque s’impose par rapport aux critiques c’est le PCF qui a failli , et non les directions qui ce sont succédées , comme si les militants , la base avait eu le loisir de décider en toute connaissance de cause . porquoi ne pas avoir posée la question bien plus tôt dans l’huma ? mais en ces temps là comme tout journaliste de l’humanité , il soutenait l’union avec le PS , ça ne se discutait même pas . il y a longtemps que beaucoup de camarades dont je suis ont répondu en quittant le PCF . puis en arrivant a la fin de l’article la manip du camarade journaliste saute aux yeux ( il faut changer le PS ) la bonne blague , ce n’est finalement qu’un soutien au texte de la base commune élaborée par la direction du PC . Téaldi hier Sylvestre aujourd’hui , au suivant de ces messieurs . il parait que l’huma n’est plus le journal du parti , serait-il devenu le journal du PS ? dans le même temps quand on sait que les adhérents ne se bousculent pas aux réunions préparatoires , ça donne une idée du résultat final . d’ailleurs la couleur est annoncée on continue avec le PS . les initiés ont toujours raison . j’entends ou je lis çà et là qu’il faut renforcer le parti , que les ex reviennent , pourquoi faire ? pour faire illusion ? sam 82 .

  • le parti socialiste est et a toujours été un parti de la bourgeoisie. Quitte a perdre des postes électoraux arrêtez de faire alliance avec lui et avec ses adhérents quels qu’ils soient et celà vaut aussi bien pour le PC que pour la LCR.Gisèle Escot

  • L’illusion institutionnelle et la logique des patelles de l’état bourgeois, jouent à plein.

    Il y a des fois où on a envie de se foutre en rogne face à ceux qui sont incapables de penser l’unité autrement que dans du baisage électoral (je deviens là injurieux), de ceux qui sont incapables de différencier lutte de classes de lutte des places, qui confondent des électeurs avec ceux pour qui ils votent.

    L’alliance politique avec le PS ne permet strictement aucune alliance avec les électeurs qui votent pour ce parti, de même que le fait que ce parti ait des électeurs travailleurs ne permet nullement de faire pression sur le PS, car ce parti n’a pas les dits-travailleurs en son sein, mais des retraités, un appareil d’élus dominant et des bourgeois, pour l’essentiel.

    Ce n’est plus le PS de 1936 qui organisait en son sein la majorité des ouvriers militants, qui reconnaissait aux travailleurs un rôle historique particulier indispensable, qui contrôlait la CGT majoritaire, qui était officiellement pour le socialisme et le renversement du capitalisme, pour la lutte des classes et chantait l’Internationale. ...

    Le PS ne remplit plus aucun de ces critères.

    Il est farfelu de penser s’allier avec lui politiquement en s’imaginant qu’ainsi on effectue une quelconque bataille pour l’unité de la classe ouvrière et du prolétariat.

    Unifier au combat la classe ouvrière, même d’un point de vue électoral, ne peut être fait en s’alliant avec le PS, c’est impensable. C’est surtout un peu plus difficile que cela et ne se fantasme pas dans des alliances électorales avec ce type de parti, dont on connait par avance qui seront les couillons de la farce.

    En appeler aux mânes de Jaures en les opposant aux mânes des bolchéviques est tout à fait ridicule.

    Jaures a lutté contre l’union sacrée avec la bourgeoisie , les bolcheviques se sont construits sur cette bataille en la menant avec détermination.

    Le PS et ses petits enfants ont fait l’union sacrée avec la bourgeoisie (encore récemment sur la crise économique en s’accordant sur le fond avec la droite, ene s’abstenant , et dans la seule France, que sur la forme), à diverses reprises contre les travailleurs.

    Dernièrement ce n’est même plus de l’union sacrée, et ça c’est la dernière évolution du PS ces dernières vingts années, car le PS fait partie intégrante de la nomenclatura bourgeoisie dans ses forces vives, seuls quelques petits courants égarés du PS montrant une quelconque filiation avec la tradition socialiste du mouvement ouvrier.

    S’allier politiquement avec le PS, pour un parti , n’a plus la moindre excuse rationnelle et relève du suicide pur pour un parti se réclamant des travailleurs.

    On n’insistera pas sur le fait que cela a déjà été fait et nous a amené Le Pen, Chirac, puis Sarkozy.... et la poursuite des agressions contre la classe ouvrière , agressions pour lesquelles la gauche plurielle, unie, la gauche du renoncement et de l’anti-social, a fait largement sa tâche et ses taches indignes.

    Le rassemblement doit se faire à gauche, sans les partis pro-capitalistes (verts, PS, etc) et sur des tâches précises d’unité des travailleurs (syndicats, conseils, associations, coordinations, fronts, etc) attelées à la seule chose qui importe, renforcer l’organisation de la classe ouvrière, la reconstruire.

    C’est de cela qu’on a besoin pour faire reculer la bourgeoisie. Pas de faire un tour de manège entre l’Elysée et le MEDEF (ce qui peut être une bonne chose en soi) pour se précipiter en se frappant le ventre dans une nouvelle alliance avec la bourgeoisie.

    D’abord la bataille sociale, l’organisation sociale (un parti doit aider à cela et ne pas être une fin en soi au service d’une bataille de postes) à reconstruire, le reste est baratin.

    les triomphes électoraux en viendront ensuite, et en cerise sur le gâteau.

    • Ce raisonnement serait convainquant si mon, que dis-je, si mes voisins ne votaient pas PS, si mes collègues du boulot ne votaient pas PS, si la plupart de ceux qui prennent mes tracts ne votaient pas pour le PS, bref si la partie du prolétariat la plus consciente de l’exploitation ne votait pas pour le PS. Les solutions de facilité sont nombreuses et faciles, mais sont-elles efficaces ?

      Aprés la rupture avec le PS, il y a quoi ? 10, 20, 30 ans de politique réactionnaire à 100% ! vrai ou faux. L’union du prolétariat, en France, passe par le PS, mais cette union ne suppose nullement que le PCF adopte tout ou partie du programme du PS. Ou que le programme qu’il popularise en permanence, le sien, soit étudié plus en fonction de celui du PS, qu’en fonction de sa propre idéologie (ex l’impérialisme...les "classes moyennes"...luttes des classes...etc).

      Pour que les communistes recommancent à compter il faut qu’ils entreprennent le rebalisage de leur espace idéologique. Et les prolos constateront alors qu’il n’y a pas d’égalité entre le vote PC et le vote PS.

      CN46400

    • Aprés la rupture avec le PS, il y a quoi ? 10, 20, 30 ans de politique réactionnaire à 100% ! vrai ou faux.

      Les 10, 20, 30 ans de politique réactionnaire, on les aura tant qu’on n’aura pas réussi à inverser les rapports de force entre classes.

      La question est donc : a-t-on plus de chance de reconstruire un rapport de force favorable aux travailleurs en s’alliant avec le PS ou au contraire en essayant de construire un pôle indépendant de lui ?

      La direction (et une grande partie des militants) du PCF pense que c’est plutôt dans le cadre d’une alliance que les choses iront mieux, la LCR et le NPA pensent l’inverse.

      Je suis persuadé qu’une victoire électorale d’une gauche PS PCF dans l’état actuel des rapports de force entre classe n’empêcherait pas une politique libérale. Moins brutale que celle de la droite dure, c’est vrai, mais préparant le retour de cette même droite dure, qui s’alimente des compromissions et des échecs de la gauche de gouvernement.

      Chico

    • La solution c’est l’union des prolos contre la bourgeoisie. On peut toujours l’imaginer de toutes les façons, union de groupuscules, activisme de type blanquiste, union ou alliance de partis ouvriers, seul le résultat compte. Jusqu’à aujourd’hui, seule l’union (ou alliance) des partis ouvriers a donné (pas toujours) quelques résultats. Reste à savoir faire, pour moi l’union suppose que les communistes restent communistes tout au long du processus.

      CN46400

    • Encore une fois tu fais mine de confondre vote et adhésion/militantisme à un parti.

      Tu ne lis pas ce qui est dit.

      Pour ce qui est du vote, encore une fois , tu peux t’allier avec Le Pen,, Bayrou, Sarko, si tu désires t’allier avec des partis pour lesquels des travailleurs votent aussi.
      Et accessoirement à l’extreme gauche dont les votes sont de plus en plus ouvriers (mais là ça ne marche pas , hein ?).

      Ta position a prouvé son inefficacité et sa capacité à détruire un parti, des partis, comme partis défendant les travailleurs.

      Effectivement tu as raison sur les illusions des électeurs, que ce soient ceux qui votent PS comme ceux qui votent Sarko, Bayrou, Le Pen.... Ces illusions doivent être prises en compte mais ne peuvent conduire à des alliances politiques avec ces partis.

      Ceux qui s’allient politiquement avec ceux qui se conduisent en ennemis des travailleurs n’ont pas à pleurer ensuite de ne pas être distingués des premiers.

      Sur le petit redoux électoral du PCF, ne rêves pas, les problèmes politiques demeurent entiers et ils ne sont pas qu’un petit contre-coup de 2005 et de la réactivation d’une partie d’un désir d’en découdre des travailleurs, comme le fruit à d’autres endroits d’alliances douteuses.

      Les problèmes politiques d’orientation du PCF demeurent entiers. Ceux qui sont prêts à vendre ton parti pour un plat de lentilles encore très puissants comme le prouve ce désir d’alliance persistant avec un parti de la bourgeoisie.

      Les électoralistes (l’inverse des communistes, renvoi aux conditions de création des PC dans le monde, renvoi à Marx, etc) ne conçoivent les batailles d’unité des travailleurs que sous forme électorale, comme le PC l’a fait depuis 40 ans , notamment comme contre-feu à la conception mobilisatrice des travailleurs de 68, et les batailles unitaires au concret à mener.

      Ca les regarde, mais ça ne marche pas, surtout avec un parti de la nomenclatura bourgeoise , pour des alliances politiques.

      Il ne suffit pas de s’être fait gaufrer comme des bœufs pendant des dizaines d’années, t’as raison, il fuat continuer, 1.93% c’est beaucoup trop......

      L’électoralisme a ceci de dangereux c’est qu’il ne conçoit l’existence d’un parti que dans sa dimension sectaire , la machine électorale.

      Le mouvement social, le mouvement ouvrier, là dedans, n’est plus transformé qu’en flanc garde d’un système de pression, et le parti devient le lieu de mobilisation réel ... Ca c’est la conception de l’électoralisme. Mais qui ne marche pas, sauf que l’appareil d’un parti continue de se conduire comme un shooté de cette conception même quand elle se fait fracasser par la réalité.

      La bataille pour l’unité des travailleurs passe essentiellement pour moi, dans le mouvement social . les électoralistes (te les patelles de l’état) eux s’en tapent et auront conception de découper le mouvement social suivant leur courant politique (à toi la CGT, à moi SUD, à toi FO, à moi la CFDT, etc).

      La bataille pour l"unité des travailleurs passe d’abord donc dans la bataille sociale, dans la bataille pour favoriser ce qui unifie un mouvement, ce qui le structure démocratiquement et non en fonction de quelques bureaucrates agonisants et défaitistes.

      La bataille pour l"unité des travailleurs passe ensuite par des batailles politiques pour l"unité de ceux qui mettent au centre de leur projet politique la classe ouvrières sur les batailles ci dessus.

      Donc, dans l’état actuel l’alliance politique avec le PS n’est pas possible.

      Maintenant si le PS a la bonté de défendre les travailleurs , pourquoi pas ? Mais ce n’est pas le cas, et c’est pile poil l’inverse strict.

      Continues de proposer l’alliance avec ceux qui agressent et ont agressé les travailleurs, c’est une bonne politique .

      Le vote du PS sur les calins de sarko à la bourgeoisie, à hauteur de 360 milliards d’euros, ne s’abstenant que sur la forme , alors que l’opposition normale de défense du bien public et des travailleurs aurait été de grande aide dans la bataille politique montre avec qui peuvent se faire des préférences d’alliance.

      La bataille pour l"unité des travailleurs ne se déroule pas en suçant le PS. Dans le cas actuel , il y a très peu de cas où des alliances politiques locales sont faisables avec le PS, car il y a très pue d’endroits où le PS est de gauche .

      La plupart du temps se sont des alliances avec la droite, des alliances pour privatiser des services publics locaux, de cassage du bien public, d’une gestion laissant inchangée le système local de démocratie étriquée.

      Des licenciements se font dans des grands CHU avec des alliances de gauche à la manœuvre, des politiques ultra-libérales sont menées, ailleurs des alliances semi-maffieuses honteuses sont passées, transférant l’opprobre du PS vers ses alliés , etc.

      Démailler tout cela c’est affirmer la nécessité de s’allier avec ceux qui défendent les interets des travailleurs, comme minimas politiques préalables, sur des positions de défense des travailleurs, pas des positions de reculs qui ne servent qu’à propulser la désespérance fasciste et des fois, quand on a de la chance, une poussée d’extrême gauche.

    • nécessité de s’allier avec ceux qui défendent les interets des travailleurs, comme minimas politiques préalables, sur des positions de défense des travailleurs, pas des positions de reculs qui ne servent qu’à propulser la désespérance fasciste et des fois, quand on a de la chance, une poussée d’extrême gauche.

      Avec la crise, depuis des mois, on devrait comprendre tous maintenant que Copas a raison...depuis pas mal de temps. Si on n’abandonne pas l’électoralisme et le réformisme, la révolte, toute légitime, c’est les fascistes qui l’engrangeront. Donc unité des anticapitalistes. Et surtout mettre toute orga au service de la mobilisation des travailleurs et des citoyens en général. Pas au service des places, au chaud avec le PS.

      Avec la bataille UNITAIRE de la Poste (51 orgas syndicales, pol et assos), par exemple, on a l’occasion de commencer à retourner le rapport de force, en prenant conscience de nos forces. Et de franchir une étape, car ON PEUT GAGNER, comme avec le TCE et le CPE.

      Courage : le pire est à venir, pour EUX !