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DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 3
de : Matt Lechien
mardi 15 février 2005 - 20h34 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

de Matt Lechien

Ce texte fait partie d’un dossier complet sur l’altercroissance en cours de réalisation. Vous pouvez trouver les précédents volets en cliquant sur les liens ci-dessous.

 Préambule
 Introduction
 Chapitre 1
 Chapitre 2
 Chapitre 3
 Chapitre 4
 Chapitre 5


GÉNÉRATION NUMÉRIQUE | deuxième partie

Maintenant que le gros morceau concernant le papier est passé, continuons dans la foulée à explorer toutes les possibilités que peut offrir le numérique appliqué à l’altercroissance.

Tout au long de ce dossier, vous pourrez trouver de nombreuses pistes de réflexion qui conduisent inexorablement, soit à la disparition totale d’une corporation, soit à sa disparition partielle. Dans tous les cas, à une diminution très importante de la charge globale de travail par rapport à la situation actuelle. Si l’apologie du travail à tout prix est l’apanage des conservateurs, ce n’est pas le mien. Le travail est loin d’être le but ultime de la vie. Étant donné que nous vivons en collectivité, la logique voudrait que l’on fasse la somme totale des tâches à accomplir pour que chacun puisse vivre au mieux et que nous nous les partagions à part égale. Si au final on arrive à huit heures par semaine, eh bien tant mieux, on ne va pas s’en plaindre.

Ce n’est pas étonnant si beaucoup de personnes vont mal, quand on met du monde au boulot juste pour le simple fait qu’il soit occupé, faut pas s’étonner après qu’il y en ait qui dépriment parce qu’ils se sentent inutiles et que bien souvent ils soient très mal payés pour l’être. Dans le cadre d’un autre monde possible basé sur l’altercroissance, on cherche à identifier tous les emplois utiles pour la bonne marche sociale et on fait en sorte que service public veuille vraiment dire quelque chose. La logique d’une société basée sur l’individualisme est à bannir de tout projet progressiste. Tout est à repenser, y compris notre rapport au travail qui devrait être une contribution sociale et non un esclavage à peine masqué que l’on nomme par pudeur : salariat.

La musique

Si à l’occasion d’une balade chez un disquaire je vous montre du doigt l’album intitulé « Never trust a guy who after having been a punk, is now playing electro » et que je vous demande ce que c’est, avec un peu de culture punk, vous devriez me répondre machinalement que c’est le dernier album des Wampas. Et bien sûr, vous aurez tout à fait raison, la réponse est juste, sauf qu’elle est loin d’être complète. En réalité, si l’on enlève la partie musicale qui est immatérielle, la bonne définition consiste à dire qu’il s’agit d’un compact disque composé en grande partie de polycarbonate et d’aluminium. Ce à quoi il faut encore ajouter l’encre de la sérigraphie du CD, la matière plastique du boîtier, le papier et l’encre pour la jaquette et le livret. Mais ce n’est pas tout, avant cela il aura fallu recourir à des machines pour le presser, du nickel pour faire le moule, des produits chimiques divers et variés et du carburant pour l’acheminer dans les bacs. La liste peut paraître longue, mais je suis sûr et certain d’en oublier.

Voilà, maintenant vous savez exactement ce que vous achetez. Alors bien sûr, un compact disque c’est un objet usuel de la vie moderne, on n’y prête même plus attention. Pris indépendamment, il a l’air assez inoffensif... et pourtant ! Un compact disque ça peut aller, mais si l’on commence à multiplier en millions, ça en fait du gâchis de ressources juste pour préserver le train de vie des producteurs et de celles et ceux qu’ils nous présentent comme étant des demi-dieux. Autrement dit, les stars.

De temps en temps ça serait bon de rationaliser les choses afin qu’elles reviennent à la normale. On est pire que dans la société du spectacle, on est dans la société du spectacle élevé au rang de religion. Ses protagonistes en fomentent la mythologie. Le doute n’est pas permis, on nous le rabâche sans cesse, il y a les étoiles du show-business, les dieux du stade, les très importantes personnalités médiatiques... Aucune économie de superlatif n’est envisageable à leur propos. On n’hésite pas à les qualifier de « monstres sacrés » ou de « phénomènes cultes », ce qui n’est pas sans rappeler le mythe des saints dont on peut s’accorder les bonnes grâces en les vénérant comme il se doit. Le principe est le même, on créé des icônes pour pérenniser son contrôle sur la masse béate.

Tout ça pour dire que la musique, ce n’est jamais que de la musique et qu’elle existait bien avant qu’on puisse la fixer sur un support. Elle n’est pas née de l’idée que l’on puisse la vendre, mais de celle du partage des émotions. A la base, la musique et le sport ne sont jamais que des loisirs que l’on pratique pour le plaisir. Pouvoir vivre de sa passion, pourquoi pas ? Mais de là à gagner des sommes immorales vis-à-vis de tous ceux qui triment comme des malades à remplir des tâches ingrates pour gagner trois sous, il y a de la marge. Je connais tout un tas de groupes qui sont très contents d’exercer leur art loin du système en place. Ils mettent l’intégralité de leurs compositions à disposition du public sur internet, ce qui leur permet de se faire connaître et d’obtenir des dates. Quand ils vont jouer quelque part, leurs frais de déplacement sont assurés, ainsi que le gîte et le couvert. En plus de ça, ils font la fête à l’œil et arrivent à se faire un billet par ci par là. C’est pas Byzance, mais ça leur suffit amplement. C’est la version moderne des ménestrels d’antan.

Pour prendre un exemple précis, si l’affreux Jojo national (Hallyday) ne bénéficiait plus du fruit des ventes de ses disques, sur le schéma actuel, avec les recettes des concerts il lui resterait largement de quoi vivre confortablement. Participer au sabordage de l’industrie du disque, c’est rendre à la fois service à la musique et aussi aux « stars ». Il n’y a pas d’états d’âme à avoir. Les multinationales qui participent toutes à la perversion de l’art ne savent engendrer que de la médiocrité. Quant aux artistes qui ont vendu leur âme aux Faust des majors afin qu’on les élève au rang tellement envié de VIP, ils ne sont pas heureux. Pour preuve, le triste spectacle de leur vie dissolue qu’ils n’hésitent pas à vendre dans la presse spécialisée. S’il y a un service à leur rendre, c’est bien de les sortir de cette vie qui n’en est pas une. Certes, je force sur le trait, mais pas tant que ça. Quand la musique est pratiquée comme un partage, c’est une source d’enrichissement sans commune mesure. Par son universalité, elle nous rapproche les uns les autres, quelle que soit notre culture ou notre langue. Par contre, quand elle devient produit, ce n’est plus qu’une machine à décerveler.

Chacun voit midi à sa porte, mais entre une soirée guitare autour d’un feu et un concert industriel, il n’y a pas photo au niveau de l’émotion partagée. De même qu’il n’y a pas photo non plus entre une sortie en discothèque et une soirée underground. Dans le premier cas vous êtes considéré comme une machine à consommer et dans le second comme un être humain qui fait partie intégrante de la fête. L’essence de la musique ce n’est pas de sortir un CD, c’est de faire de la musique. La fixation sur un support quelconque n’est rien d’autre qu’un moyen de toucher plus de monde, mais cela reste et restera toujours froid par rapport au live. Le pas à franchir collectivement c’est de prendre conscience que la musique n’est pas une marchandise. A partir de là elle retrouvera naturellement sa place pour le plus grand plaisir de tous les mélomanes.

Le cinéma

Le monde tourne à l’envers. Pour vous en convaincre, avant on faisait des films pour le cinéma et seulement ensuite on pensait éventuellement à les transférer sur un support vidéo. Maintenant, c’est l’inverse, on pense avant tout à la diffusion sur DVD. Le septième art l’est-il toujours dans ces conditions ? La question est posée. Toujours plus de fric, toujours plus de profit, jusqu’où tout cela va-t-il aller ? Les producteurs se plaignent. Les films coûtent soi-disant de plus en plus chers, donc ils ont besoin de plus en plus d’argent. C’est pourquoi il leur faut vendre un maximum de DVD pour rentabiliser leurs « œuvres ». Fort bien. Alors à ce moment là, il serait bon qu’ils expliquent pourquoi leurs productions sont toujours aussi mauvaises dans l’ensemble, voire même de pire en pire, alors qu’ils ont toujours plus de moyens. Le budget d’un film n’est absolument pas un gage de qualité. Un bon film c’est avant tout un bon scénario retranscrit par un bon réalisateur et des acteurs qui y mettent leurs tripes. Dès que l’on arrive à réunir ces trois conditions, quel que soit le budget, on est sûr de sortir un film qui ne sera pas qualifié de navet.

Les cartes sont tellement brouillées dans ce secteur, que l’on en oublierait presque ce qu’est le cinéma. A l’origine, le but est de raconter une histoire en se servant de l’image et du son. Le cinéma compile un peu tous les arts : écriture, photo, musique... La finalité d’un film c’est d’être diffusé sur un grand écran qui retranscrira fidèlement le travail du réalisateur et de son équipe. Regarder un vrai film sur un écran de télévision, c’est du gâchis. Partant de ça, dans le système actuel, qu’un film puisse être exploité au cinéma c’est tout à fait normal. Ce qui est choquant, c’est de voir qu’il restera peu de temps en salle et qu’ensuite il sera très rapidement vendu à prix prohibitif sous forme de DVD. Si ce système fonctionne bien au niveau du business, il n’en reste pas moins qu’il est plus que discutable d’un point de vue artistique.

Sur ce sujet, il est important de parler aussi de la nomenclature du milieu cinématographique, cette nouvelle noblesse qui se passe le relais de génération en génération, tantôt d’un coté ou de l’autre de la caméra. Toute cette clique de « filles ou fils de » ne ménage pas ces efforts pour masquer son arrogance à l’égard du commun des mortels. Cette tartufferie qu’est le festival de Cannes n’est qu’une injure au peuple. Participer à la mise en faillite de l’industrie cinématographique, c’est participer à la renaissance du 7ème art. Ce cinéma défendu bec et ongles par des mondains fortunés n’en est pas un, pour retrouver l’entière magie de cet art, c’est plutôt du coté de la production artisanale qu’il faut se tourner. Grâce, notamment, aux images de synthèse et au savoir-faire accumulé au fil du temps, on peut faire de très bonnes choses avec très peu de moyens. Un cinéma artisanal, c’est le gage d’un cinéma démocratique. Là encore, il faut le dire, être acteur ce n’est pas un privilège social, ce n’est qu’une passion que l’on devrait permettre au plus grand nombre d’exercer.

Dans ce domaine il est à noter aussi que les petits producteurs indépendants attendent avec impatience la généralisation des projecteurs numériques dans les salles obscures. Si je soulève ce point c’est pour deux raisons. La première c’est que ça permet de se passer complètement de pellicule, donc c’est intéressant dans le cadre du levier décroissance. Quant à la seconde, c’est que ça permet aussi de réaliser un film en tout numérique, ce qui permet de considérablement baisser son coût. Il y a là aussi une piste à suivre...

La révolution du P2P

S’il y a bien une révolution qui fonctionne, c’est celle du P2P (NDLA : échange de fichiers sur internet par le biais de logiciels comme Emule ou Edonkey). Grâce à elle le mot partage retrouve enfin un sens. Grâce à elle le capitalisme secteur « divertissements immatériels » est sérieusement attaqué. Plus qu’une simple pratique, le recours au P2P induit un certain état d’esprit. Il permet de retirer toute valeur marchande au produit culturel. A partir de là, soit il est bon, soit il est moyen, soit il est mauvais.

Ce qui est intéressant c’est que le P2P ne se limite pas à la musique. On trouve aussi des films à foison, des bandes dessinées au format PDF, des logiciels... Quand on sait utiliser un programme d’échange de fichiers, c’est un peu comme si on se servait gratuitement dans une FNAC, avec beaucoup plus de choix. Maintenant que le concept est présenté, voyons un peu ce que l’on peut faire avec.

Principale qualité, le P2P permet à toutes et à tous d’avoir accès de manière égale et illimitée à la culture. Ce qui est intéressant aussi, c’est qu’il puisse porter un sévère coup au capitalisme de manière pacifique en étant dans une parfaite logique d’altercroissance. Au départ on peut être tenté de penser que de favoriser la transmission de sous-produits culturels peut être néfaste, alors qu’il n’en est rien. Pour prendre un exemple axé sur la musique, au départ le citoyen lambda va télécharger tous les fichiers musicaux du taupe 50 parce que c’est tout ce qu’il connaît par le biais des médias. L’avantage avec ce genre de daube, c’est qu’on s’en lasse vite. Du coup, au fil du temps on découvre d’autres choses. Bref, il se produit une évolution. Dès qu’une personne passe du stade de la daube à l’art, c’est un bon client pour construire un autre monde et un client de perdu pour le décervelage organisé.

Si on parle souvent d’utopie, le P2P n’en est pas une. C’est l’esquisse d’une alternative quasi irréversible qui est en train de percer très fort. C’est la preuve que l’on peut complètement se passer de CD, DVD et autres supports qui ne sont là que pour vous soutirer du fric en usant du sentiment de possession. C’est la preuve que dans le domaine du numérique on peut consommer autant que l’on veut sans polluer ni entamer les ressources naturelles. Il faut donc être présent un maximum sur ce front. On est sur un livre libre, donc pas la peine d’être hypocrite et de raconter que malgré le P2P on achète quand même des CD. Il faut arrêter de tourner autour du pot et inciter un maximum de monde à ne plus consommer du tout de CD et DVD. Il faut aussi renforcer la lutte en mettant un maximum de contenu à disposition (partager ses fichiers et encoder des nouveautés) et aussi, pour ceux qui ont les compétences requises, intensifier le mouvement en mettant en ligne des sites de liens certifiés. Explications pour les néophytes : Les logiciels du type Edonkey ou Emule peuvent lancer le téléchargement d’un fichier en cliquant sur un lien internet (lien ed2k). Cette fonction est très utile car elle permet de faire son choix à partir d’un site ouèbe qui donne des détails sur les fichiers (résumé du film, présentation d’un album, jaquette, critique...) et qui certifie qu’il ne s’agit pas d’un fake. Explications encore : bien souvent, si vous passez par le moteur de recherche intégré au logiciel, vous lancez, par exemple, le téléchargement du dernier Michael Moore et au final vous vous retrouvez avec un vieux « Gorges profondes » de derrière les fagots. Un fake est donc un faux. Cette avanie peut être soit l’œuvre d’un sinistre abruti, soit l’oeuvre des majors qui emploient cette technique pour tenter de dicréditer le P2P. En passant par un site de liens certifiés, vous êtes donc sûr que le contenu est fidèle à ce qui vous est proposé. Maintenant que vous êtes informé, si vous n’avez pas encore rejoint ce combat, vous voyez ce qu’il vous reste à faire...

La fin de la poste

Maintenant que le courriel existe et qu’il remporte un franc succès, on pourrait assez facilement se passer définitivement du courrier papier. Dans le cadre du levier décroissance, seul serait maintenu l’acheminent des colis. Je ne pense pas avoir besoin de trop m’étaler sur ce point, l’enjeu coule de source : économiser des millions de tonnes de papier, des emplois et aussi de l’énergie. C’est Olivier Besancenot qui risque d’avoir plus de temps pour mener à bien sa révolution. Neuilly c’est pas terrible pour recruter des vélorutionnaires, mieux vaut s’affranchir de la poste pour étendre la lutte.

Conclusion

Je n’ai évidemment pas fait totalement le tour de la question, l’essentiel étant de comprendre le principe. Avec le numérique on peut continuer à communiquer, échanger et se cultiver, c’est un fait acquis. L’important est de retenir que l’on peut le faire sans retenu, ça n’a aucune incidence sur l’écosystème. Par rapport à ça, on pourra toujours critiquer cette solution en disant que l’on a quand même besoin de conserver deux ou trois appareils électroniques. Là-dessus je répondrai qu’il y a une limite entre militer pour l’altercroissance et le ridicule. Comme dans toute chose, un peu de mesure s’impose, le manichéisme n’a pas sa place dans l’altermonde. Il n’est pas question de passer du tout noir au tout blanc, il est juste question de continuer à évoluer en respectant l’environnement. Si ce chapitre vous laisse des incertitudes, dites-vous bien que nous ne sommes pas encore à la fin de ce dossier et que chaque alternative renforce l’autre.

Avant de conclure, un dernier problème se pose. En admettant que, par le fruit d’un de ces hasards dont l’histoire a le secret, une révolution altermondialiste ait lieu et qu’elle se dirige vers cette piste, il faudra bien tenir en compte la fracture numérique. Révolution, d’accord, mais chacun son rythme. Pour que l’ère du numérique puisse s’appliquer à toutes et à tous, il faut au préalable accompagner ceux pour qui son utilisation pose problème, soit par le biais de formations, soit par le biais d’une assistance. Cette réflexion ne vaut que pour une ou deux générations, très rapidement, tout le monde devrait pouvoir franchir le pas.

Donc, résumons : le numérique permet d’échanger et de consommer de l’immatériel sans retenu, il permet de lutter efficacement contre le capitalisme et de faire des économies spectaculaires de ressources dans de nombreux domaines. Voilà ce que l’on peut en dire à condition de ne pas raisonner par rapport à ce qui se passe maintenant, mais par rapport à ce qui pourrait se passer si nous vivions dans une société dominée par l’humanisme et non par l’argent.

Prochain chapitre : coming soon

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Commentaires de l'article
> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 3
29 août 2005 - 13h01

En tant que musicien je pense normal de pouvoir vendre sa musique, bien sûr moins cher qu’à la fnac car sans intermédiaire grâce à l’autoproduction et autodistribution. Bien sür pas pour faire du profit, juste pour s’acheter des cordes, du fromages et de la bière. Et un gros camion énooorme pour les tournées mondiales.
Acheter un cd de temps en temps pour soutenir un groupe qu’on aime ne me semble de toutes manières pas blamable, au contraire.

Quant au fait de supprimer les lettres papiers... désolé mais je trouve tellement plus agréable d’écrire ou reçevoir une lettre écrite à la main. Un mail est certes pratique mais très impersonnel, et froid.
( Malgrés les petites icônes moches grimaçantes qui tendent à les peupler...)

Autre chose : qu’est ce qui est mieux au niveau écologique, avoir 150 cd chez soi ou un disque dur de 60 gigas ? Je suis bien sûr un peu de mauvaise foi, mais on arrive désormais à faire des plastiques biodégradables, pour des cd aussi. Le problème c’est que le prix est encore trop élevé mais ça baisse !

Je trouve ce dossier sur l’altercroissance très juste en général, mais là-dessus y’avait un hic !



> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 3
17 octobre 2005 - 21h32 - Posté par

Ben vendre sa musique chuis pas d’accord ; vendre le spectacle que tu offre a un public en live, ok (pis en effet il faut bien financer le supercamion !) mais de la à marchandiser la musique, c’est ça qui donne la médiocrité de la majorité des arts modernes.... jsuis tout à fait d’accord avec ce concept de musique qu’on achète histoire de se sentir en possession (la fièvre capitaliste)... En attendant, les choses évoluent,...:D

"Acheter un cd de temps en temps pour soutenir un groupe qu’on aime ne me semble de toutes manières pas blamable, au contraire." —> je n’achete plus aucun cd pas même des artistes que j’écoute le plus, je sais k’ils se portent assez bien avec ce k’ils gagnent. De +, je sais que si j’achetais un de leur cd, ca enrichirai + la conspiration (entre les productions, qui font de la pub pour les lories/kyo, les boitiers, les cd les emballages, la marge du revendeur, et la portion qui va à l’état) ou un petit label qui tourne grâce à cette recette (et qui va se faire racheter par universal un jour) que les artistes eux même...

Pour l’histoire des 150 ou du disque dur, là c dur d’y voir clair ;)





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