L’ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella est déterminée à ne pas retourner vivante en Italie. C’est ce qu’a déclaré son mari, jeudi 24 juillet sur Europe 1, après avoir vu sa femme la veille au soir. "Elle m’a regardé dans les yeux et elle m’a dit : ’Je sais que ça va être dur, mais ils n’emporteront que mon cadavre et ils n’emporteront rien d’autre’", a expliqué Hamed Merakchi, qui n’avait pas vu sa femme depuis plus de trois mois.
Transférée mercredi après-midi de l’hôpital pénitentiaire de Fresnes à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris, Marina Petrella demeure en détention jusqu’à son extradition vers l’Italie. "Je l’ai trouvée très, très, très affaiblie. On dirait qu’elle a pris vingt ans. On dirait une petite vieille", a raconté M. Merakchi.
"ABANDON DE VIE"
Des propos qui font écho aux observations des médecins de l’ex-brigadiste de 54 ans. Le 20 juillet, ceux-ci avaient affirmé que Marina Petrella était en "abandon de vie". Atteinte de "troubles dépressifs et suicidaires", et souffrant de "dénutrition", elle a en effet perdu, depuis son arrestation en août 2007, 20 % de son poids, ne pesant plus que 39 kilos.
Ancienne dirigeante de la "colonne romaine" des Brigades rouges, Marina Petrella a été condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour complicité de meurtre d’un commissaire de police à Rome en 1981. Elle vit en France depuis 1993, où elle s’est mariée. Mère de deux filles de 10 et 25 ans, elle a été arrêtée en août 2007, et son décret d’extradition a été signé le 3 juin par le gouvernement français.
Tout en s’engageant à livrer Marina Petrella aux autorités italiennes, qui la réclament, le président français Nicolas Sarkozy a demandé dans une lettre du 10 juillet au chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, que l’ex-brigadiste puisse être graciée "dès que possible". Un acte insuffisant aux yeux de son avocate, qui réclame l’arrêt de la procédure d’extradition et l’application en faveur de sa cliente de la "clause humanitaire", prévue par la convention européenne d’extradition de 1957.
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Reuters. La CGT, le PS et le Medef sont accusés d’avoir bénéficié d’un financement occulte de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) par un protagoniste de l’affaire.
Sa déposition devant un juge d’instruction est toutefois jugée floue dans les milieux judiciaires.
L’homme interrogé le 11 juillet par le juge Roger Le Loire est Jacques Gagliardi, ancien bras droit de Pierre Guillen, délégué général de l’UIMM de 1985 à 1995, mort le 2 juillet. Sa déposition, publiée par Le Monde et le site internet Mediapart, évoque des versements en espèces, mais sans aucun détail précis.
Pour un haut magistrat, qui a souhaité garder l’anonymat, elle n’apporte rien de nouveau. "En termes de poursuites, on ne peut pas faire grand-chose de ça. On n’a pas de noms, pas de dates (...) il jette un voile de turpitude sur un certain nombre de choses, mais il n’y a pas de faits précis", a-t-il déclaré.
Une dizaine de dirigeants et de cadres de l’UIMM ont été mis en examen dans l’instruction qui concerne des retraits en espèces d’une vingtaine de millions d’euros des comptes de l’organisation de 2000 à 2007.
Les bénéficiaires de l’argent demeurent inconnus. Toutes les hypothèses sont examinées, du financement syndical au financement politique en passant par la corruption.
Jacques Gagliardi déclare dans sa déposition qu’un représentant du CNPF (l’ancien nom du Medef) qu’il ne nomme pas "venait régulièrement s’alimenter en munitions. Cette personne repartait avec sous le bras un paquet de la dimension d’une boite de chaussures", dont il suppose qu’il contenait l’argent.
LE PS FINANCÉ ?
Sur le financement supposé de la CGT, il explique : "(Pierre Guillen) m’en avait parlé en me disant qu’il donnait des sommes en liquide à des syndicats. Il m’en avait parlé du reste à propos de la CGT parce que c’était une première, car à ma connaissance et à la sienne aussi, la CGT ne recevait pas d’argent de l’UIMM avant lui".
Pierre Guillen lui aurait déclaré qu’il donnait "quelques centaines de milliers de francs tous les ans" à la CGT. Prié de dire si les syndicats CFDT et FO étaient financés de la même manière, Jacques Gagliardi répond au juge : "Vraisemblablement. M. Guillen m’en a peut-être parlé de façon épisodique".
Il dit croire que l’UIMM et son prédécesseur, le Comité des forges, finançaient les partis politiques depuis toujours, sauf le Parti communiste : "Cela consistait en de la distribution d’argent en espèces à des hommes politiques de tous bords, hormis le parti communiste".
"A l’époque, il n’y avait pas d’extrême droite, mais des membres du Parti socialiste y participaient pleinement comme bénéficiaires, y compris Mitterrand", assure Jacques Gagliardi.
Le PS n’a pas réagi à la publication de cette déposition. Daniel Sanchez, secrétaire de la CGT, a quant à lui qualifié de "profondément scandaleuses" les accusations. "On fait parler un type que personne ne connait et cite quelqu’un qui est mort deux semaines avant (Pierre Guillen)", relève le syndicaliste.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est dite satisfaite "de voir la justice et l’enquête progresser". Dans un communiqué, elle estime que les déclarations de Jacques Gagliardi la confortent "dans la démarche de transparence qu’elle a initiée il y a plusieurs mois."
Elle a toujours dit avoir ignoré les pratiques visées dans l’enquête, ce qui lui a valu un conflit avec les dirigeants de l’UIMM. Jacques Gagliardi met en doute ses déclarations et explique au juge à propos de Laurence Parisot : "Je pense que les membres du conseil exécutif du Medef devraient s’interroger sur ses compétences".
Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
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Moral des industriels en berne, activité des entreprises en nette contraction, bond des défaillances d’entreprise : une déferlante de mauvaises nouvelles économiques s’est abattue jeudi 24 juillet sur la France, faisant craindre une contraction de la croissance, voire une récession.
Si l’été est radieux, la météo est des plus mauvaises sur l’horizon économique. Depuis plusieurs semaines, les indicateurs en France, à l’instar des autres pays européens, virent au rouge les uns après les autres. Le rythme des mauvaises nouvelles s’est accéléré, jeudi 24 juillet, avec la publication de l’indice du moral des industriels, en berne, celui de l’activité des entreprises, en nette contraction, quand les défaillances de société ont au contraire fortement augmenté. Cette déferlante laisse craindre aux économistes une contraction de l’activité. Même l’hypothèse d’une récession n’est plus exclue.
« Les perspectives pour la France s’assombrissent jour après jour », constate ainsi Gilles Moëc, économiste de Bank of America. Même analyse pour Olivier Gasnier, de la Société Générale : « cela fait longtemps que l’on n’a pas vu une détérioration aussi brutale, on peut remonter à 2001, même un peu au-delà. On est en quasi-récession », observe-t-il.
L’activité du secteur privé a en effet de nouveau reculé en juillet, d’après l’indice composite PMI qui la mesure. Il est tombé à son plus bas niveau depuis plus de six ans selon les chiffres publiés jeudi. Ce ralentissement de l’activité s’accompagne de nouvelles « réductions d’emploi », avec un taux de baisse des effectifs au plus haut « depuis près de cinq ans », note la société Markit, qui publie cet indicateur. Ce qui explique le recul des offres d’emplois déposées à l’ANPE au 1er trimestre, pour la première fois depuis 2006.
« Le déclin mondial de la demande, et l’envolée de la monnaie unique européenne ces derniers mois ont clairement affecté les perspectives industrielles », constate Jean-Christophe Caffet, économiste de Natixis.
Conséquence logique, le moral des industriels est en berne. En juillet, il a reculé pour le sixième mois d’affilée, selon l’indicateur de l’Insee qui le mesure, tombant à son plus bas depuis trois ans. Or ce pessimisme des entrepreneurs laisse présager une poursuite du ralentissement économique en France pendant encore des mois.
Les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes du côté de la demande. Face à la flambée des prix pétroliers et alimentaires, les ménages se retrouvent contraints de faire des choix budgétaires et de reporter leurs achats non indispensables. En atteste le recul de 0,4 % de la consommation en produits manufacturés en juin, annoncé mercredi par l’Insee. Les achats de carburants, qui ont chuté de 10 % en France le mois dernier, témoignent aussi d’un passage à vide.
Dans ce contexte, les entreprises se retrouvent en difficulté : le nombre de défaillances a bondi de 8 % en février par rapport au mois précédent, et progresse de 9 % sur un an, selon les dernières données disponibles, publiées jeudi par l’Insee.
Ces difficultés ont été illustrées notamment par Renault. Le constructeur a annoncé jeudi un plan de 5 000 suppressions d’emplois. « On voit arriver sur la deuxième partie de l’année et sur l’année 2009 un ralentissement plus fort sur les marchés européens », a averti son PDG, Carlos Ghosn, faisant état d’ « inquiétudes sur le niveau du marché français, voire du marché allemand ».
Conséquence, « nous pensons que le produit intérieur brut (PIB) a stagné au deuxième trimestre et va probablement continuer au troisième trimestre », estime Gilles Moëc. Selon lui, une croissance « négative ne peut être exclue » sur ces périodes. « On peut oublier la fourchette de prévision du gouvernement pour cette année », comprise entre 1,7 % et 2 %, renchérit Olivier Gasnier. Sa banque, la Société Générale, table sur 1,1 % en 2008 et 0,4 % en 2009. Plus optimiste, Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), anticipe 1,6 %.
Le seul point positif de ce tableau est la chute, de plus de 20 dollars, du baril de pétrole ces deux dernières semaines. Si, si elle durait, elle pourrait apaiser l’inflation et donner un peu d’air aux ménages et aux entreprises.
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/pluie-de-mauvaises-nouvelles-pour-la-conjoncture-francaise_159191.html
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COMMUNIQUE DE SôS ! Soutien ô Sans-papiers
Nos camarades du collectif de La Victoire de Tours sont entre les mains de la police depuis l’expulsion de l’immeuble HLM de la Tourangelle.
Après avoir été l’objet de transactions plutôt louches de la part de l’office HLM la Tourangelle, l’immeuble du 28/30 place de la Victoire avait enfin trouvé de nouveaux résidents depuis un mois et demi...
Jusqu’à ce que la justice s’en mêle, décrétant l’occupation illégale et autorisant la police à expulser les lieux.
Cette même justice s’est montrée beaucoup moins curieuse sur la réalité du statut de propriétaire de Mme Bosch, administratrice de la Tourangelle et adjointe au logement à la mairie. Elle a en effet refusé de présenter son titre de propriété...
Contre la politique d’épuration sociale des centres villes, NOUS DEMANDONS LA LIBERATION IMMEDIATE DE NOS CAMARADES
SôS ! Soutien ô Sans-papiers
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Avertissement
Y a peut-être une confusion : Les Jack ne sont évidemment pas des jokes, on comprend ça tout de suite
Les zaz se définissent de leur côté comme des bons mots mauvais
Ok, certains sont atroces, mais c’est le principe qui le veut.
Les zaz sont une forme d’expression politique.
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Jack Lang : « Je suis à l’aise dans mes baskets" (Leparisien.fr)
Oui cette fois-ci, il a carrément pris deux pointures au-dessus de sa taille. Mais il aurait peut-être dû prendre aussi les chaussettes anti-bactériennes qui vont avec.
Mais toi, arrête de sonner de l’olifant
Le traître ne s’appelait pas Ganelon, on te dit ! c’était seulement Jack Lang
Peuple français ! Jack Lang, après ce que l’on sait, qu’est-ce qu’on lui fait ? Il va bien falloir douloureusement se décider.
L’exil à Guernesey contient une connotation trop prestigieuse (Hugo). Et celui à l’Ile d’Yeu une connotation trop infamante (Pétain)
Ce qui serait équitable eu égard au personnage, c’est une assignation à vie dans l’Ile Saint-Louis.
Boulogne : le "oui" de Jack Lang a du mal à passer (La Voix du Nord) :
Ca passe nulle part, tous partout sont prêts à lui jeter la pierre. Nous on voudrait bien le défendre Jack Lang, question d’humanité.
Dans les temps bibliques c’était simple. Tu te levais et tu disais : que celui qui n’a jamais baisé politiquement son prochain se lève et lui jette la première pierre. Ca y est, Jack Lang était sauvé.
Mais penses-tu, maintenant, avec exactement le même propos, ils te font un tas de 117 mètres de haut comme au Pyla ,et je te prie de croire que ce n’est pas du sable là. Navré Jack, mais toutes nos condoléances !
La Défense de Jack par la merguèze
L’ignominieuse presse qui est la nôtre en France a accrédité un peu commodément l’idée que toute la faute du vote du 21 juillet était imputable à Jack Lang, lequel est devenu quasiment la seule "p" (voix pour) dans cette histoire.
La vérité c’est qu’on en a décompté 539 de voix "p" exactement. et beaucoup à présent tiennent à l’encenser, lui offrir des loukoums, des merguèzes. On ignore si ça l’aide tellement ! Surtout qu’on sait que la moitié des merguèzes sont faites de cochon.
La défense de Jack par la bande des quatre
Jack risque d’être sanctionné et viré du PS. Vals et trois autres (Caresche, Le Guen et Gorce) le soutiennent fermement. En fait, eux-mêmes font tout ce qu’ils peuvent pour être virés aussi. Eh bien, ils n’y arrivent pas !
On a beau y faire des conneries, on ne peut plus du tout à présent espérer être exclu du Parti socialiste, because la pénurie.
La meilleure défense de Jack Lang sur l’essentiel
C’est d’abord de montrer que la droite -yc. le gouvernement- ne savent pas de quoi la réforme est faite ni à quoi bien sûr elle sert. Le Monde qui a toujours été futé se fait sous la plume de Françoise Fressoz faux-cul habilement : il s’agit selon le journal d’une "révision" visant à "rééquilibrer" les pouvoirs. Autrement dit, traduit en langage sain, il ne s’agit de rien.
Il ressort de tout cela finalement que Jack Lang est l’homme de gauche le plus balèze de sa génération. CQFD !
Mais toujours cette exagération de la presse et des medias : Jack Lang a raison de "cramper" sur son oui (Rue89)
Bon ben ! faut pas trop insister, y a pas de quoi quand même éjaculer.
Sondage exclusif : 64 % des Français contre l’exclusion de Jack Lang (jeudi 24 juillet 2008, 18h32 | leparisien.fr, de Olivier Beaumont et Aurélie Ladet )
Bien sûr, le Parisien a toujours été original sur le sondage des Francais. Evidemment avec une méthode différente nous obtenons à l’Ocsena un résultat très contrasté, chez nous 64% des Français s’en tapent le cul complètement.
Bon ! ça on le dit pas, hein, nous on défend Jack Lang !
Toute la presse sarkozienne te le dit, Jack Lang pose un problème terrible au PS
Toute la presse non-sarkozienne ne te le dit pas, Jack Lang pose un non moins problème terrible à l’UMP.
Lequel ?
Tous les intellos de l’UMP sont essentiellement des socialos (Jack lui-même, Rocard, Kouchner, Besson, Jouyet, etc.).
NB : Démonstration par l’absurde. Exprime que Darcos ministre de l’éducation est intello, tout le monde prend ça pour un bon mot.
.........................
Ocsena, Organisation contre le système-ENA... (et pour la démocratie avancée)
http://ocsena.ouvaton.org
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France 2 le nouveau présentateur du journal télévisé de 20 heures. Après tout on n’est jamais si bien servi que par soi-même...
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L’ibis mas-sacré !
Le Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne tient à alerter l’opinion publique et attirer particulièrement l’attention de tous les défenseurs de la nature au sujet de la mise en oeuvre de l’arrêté du 22 avril 2008, portant autorisation de destruction de spécimens d’ibis sacrés. En effet, en prévoyant une campagne de destruction sur toute l’année 2008, l’arrêté met directement en danger d’autres espèces, aucune disposition n’ayant été prise pour préserver les périodes de nidification et de reproduction des espèces vivant au milieu des colonies d’ibis sacrés (Aigrette, Grand Cormoran, Héron), prévoyant des tirs de nuit susceptibles de provoquer une forte perturbation voire des abandons de nidification d’espèces présentes dans les colonies ou les dortoirs mixtes avec l’Ibis sacré.
C’est notamment le cas sur l’île de Bacchus, où existe une colonie de Grand cormoran au milieu de celle de l’Ibis sacré.
Déjà, dans le Golfe du Morbihan, de précédentes destructions d’ibis sacrés ont entraîné la disparition de la colonie de Govihan, et du même coup provoqué la disparition en 2007 de la plus grande colonie mixte d’espèces protégées du Morbihan (Aigrette garzette, Grand Cormoran, Héron cendré).
Enfin, Entre ces tirs, l’ouverture prochaine de la chasse au gibier d’eau, les activités touristiques maritimes et côtières, il n’y aura aucun répit pour la faune sauvage littorale cette année !
Nous considérons qu’une poignée d’individus de Bretagne Vivante - SEPNB, à l’origine de la décision, manipule ses adhérents et a, selon nous, trompé les pouvoirs publics et l’opinion générale.
Une délégation du Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne était attendue, jeudi 17 juillet 2008, à la préfecture du Morbihan. Cordialement reçu, le Collectif a remis les 900 premiers signataires de la pétition au Préfet. Nous avons à nouveau exposé notre position quant à l’arrêté du 22 avril 2008.
Il est ressorti de cet échange que l’ensemble des protagonistes et spécialistes de de la communauté scientifique directement concerné n’a toujours pas été convié aux débats et décisions. Nous avons rappelé que l’ibis sacré est une espèce protégée par l’annexe II de la Convention de Berne et que l’étude menée à charge par l’INRA et l’ONCFS ne concluait pas à une éradication de l’espèce. En outre, le manque d’approfondissement de l’étude d’impact sur les milieux a été abordé. Il est manifeste qu’aucun cas de prédation et aucun caractère invasif de l’ibis sacré ne sont avérés. Bien au contraire, une récente étude du CNRS réfute cette thèse. Néanmoins, ce point de vue incontournable n’a pas été pris en compte (lien : http://www.pays-de-loire.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/Annexe_2__expos_ibis_L._Marion.pdf).
Nous invitons tout un chacun à signer et faire signer notre pétition et à s’adresser aux associations concernées directement par cette aberrante décision : bretagne-vivante@bretagne-vivante.asso.fr , 186 rue Anatole France, B.P. 63121, 29231 Brest cedex 3 ; lpo@lpo.fr , La Corderie Royale, BP 90263, 17305 Rochefort cedex.
Pour le CPIB, les porte-parole, Varban Christov, Bertrand Deléon.
http://ibisdebretagne.bloguez.com/
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La Libye a commencé à prendre des mesures de rétorsion contre la Suisse. Suite à l’arrestation de son fils Hannibal à Genève, le colonel Kadhafi a rappelé ses diplomates, suspendu l’octroi de visas et fait emprisonner deux ressortissants suisses
Patrick Vallélian - le 23 juillet 2008, 23h00 Le Matin
«La Suisse est la merde des Alpes. Avec notre âme et notre sang, on te venge, Hannibal.» Mohammed n’en revient toujours pas d’avoir vu 200 à 300 membres des comités révolutionnaires libyens, le pilier du régime du colonel Kadhafi, manifester hier après-midi devant l’ambassade de Suisse de Tripoli. «Tout en scandant des slogans hostiles à votre pays, ils brandissaient des photos de père et du fils Kadhafi, témoigne ce médecin. Quand notre dictateur lance les chiens de garde de sa révolution verte, c’est qu’il est vraiment en colère.» Depuis hier, la Suisse est officiellement en crise avec la Libye. «Œil pour oeil, dent pour dent», avait promis Aïcha Kadhafi, fille du dictateur libyen, pour punir la Suisse d’avoir arrêté son frère Hannibal et son épouse, Aline, la semaine passée à Genève (lire encadré).
Entreprises fermées
Le régime libyen a rappelé ses diplomates. Il a suspendu l’octroi de visas aux ressortissants suisses. Il a réduit les liaisons aériennes entre les deux pays à une seule par semaine. Il a également ordonné aux entreprises helvétiques présentes en Libye, dont Nestlé, de fermer boutique.
Pire, deux Suisses ont été jetés en prison. L’un deux n’est autre que le représentant du groupe industriel ABB, qui participe à la construction du nouvel aéroport de Tripoli. Pour quel motif? Aucune idée, indique-t-on du côté du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). «Le régime n’a pas besoin de s’expliquer», estime Taoufik Lahmar, directeur de Silvertrade, une société genevoise qui facilite l’implantation d’entreprises notamment à Tripoli. «C’est une dictature. Kadhafi fait ce qu’il veut. Et, quand cela concerne sa famille, il est sans pitié.» Berne, qui juge toutes ces mesures de rétorsion préoccupantes, ne pouvait pas rester les bras croisés. Une cellule interdépartementale a été mise sur pied. Et hier une délégation diplomatique emmenée par l’ambassadeur Pierre Helg, le numéro trois du DFAE, a atterri à Tripoli. Son but : tenter d’obtenir la libération des deux Suisses et désamorcer la crise alors qu’une quarantaine d’Helvètes et de binationaux vivent au «royaume» de Kadhafi.
Goût de la provocation
Mais que cherche le leader libyen, dont le fils n’en est pas à ses premières frasques en Europe? Hannibal a été impliqué entre autres dans une affaire de proxénétisme à Cannes, et la France lui a d’ailleurs refusé un visa cet été. «Le clan Kadhafi veut des excuses et l’annulation de toutes les poursuites contre Hannibal, qui dit avoir été maltraité par la police genevoise», déclare un diplomate arabe sur place.
La partie risque d’être serrée avec un colonel Kadhafi qui aime provoquer les pays occidentaux et qui connaît son pouvoir : le pétrole. Un enjeu de taille pour la Suisse. La Libye est son premier fournisseur de brut avec une part de marché de 48,8%. Faut-il craindre un embargo sur les exportations de pétrole vers la Suisse? Non, selon l’Union Pétrolière Suisse, qui rappelle que Kadhafi possède la raffinerie de Collombey et Tamoil, qui contrôle 320 stations d’essence dans notre pays. A Tripoli, on est moins affirmatif. Hannibal, qui dirige la principale entreprise de transport maritime du brut libyen, veut se venger et refuse désormais de livrer la Suisse. Quitte à ruiner son pays.
«Reste que toute cette affaire n’est qu’un caprice d’enfant trop gâté, confie un homme d’affaires libyen sous couvert d’anonymat. Les Kadhafi ont besoin de la Suisse pour venir se soigner et planquer leur fric. Ils ont placé plus de 5 milliards dans vos banques.» Pour lui, le clan du colonel ne va pas scier la branche sur laquelle il est assis. «Les choses vont rentrer dans l’ordre dans quelques semaines. Le temps que tout le monde se calme», estime Taoufik Lahmar.
«Traité comme n’importe quel citoyen»
Non, il n’y avait pas trente policiers venus interpeller Hannibal Kadhafi et son épouse, Aline, le 15 juillet dernier à l’hôtel Président-Wilson. Non, aucun inspecteur de la police judiciaire n’a menacé le quatrième fils du colonel avec une arme ni ne lui a mis un sac sur la tête, contrairement à ce que rapporte une source diplomatique, hier, dans la Tribune de Genève. Au contraire, au vu de la personnalité (et du passé) du fougueux fiston du président libyen, la police genevoise a procédé à l’arrestation dans les règles de l’art. Seul bémol : il a fallu maîtriser les gardes du corps d’Hannibal, qui protégeaient leur patron. Ces derniers ont été arrêtés. Ils ont depuis lors été libérés et condamnés pour opposition aux actes de l’autorité à une peine avec sursis.
L’arrestation du fils du colonel, on s’en doute, a été l’objet de concertations politico-judiciaires. «Suite à la plainte des employés, M. Kadhafi a été traité comme n’importe quel citoyen», assure une source judiciaire.
Valérie Duby
La semaine où tout a basculé
5 juillet : Hannibal Kadhafi et son épouse, Aline, débarquent à l’aéroport de Cointrin. Enceinte de huit mois, Aline souhaite accoucher à Genève. Le couple s’installe à l’hôtel Président-Wilson.
12 juillet : Deux des domestiques du couple, un Marocain de 36 ans et une Tunisienne de 25 ans, sont libérés par la police pendant la Lake Parade. Ce sont les employés de l’hôtel qui ont alerté la police pour dénoncer des maltraitances. Les domestiques déposent une plainte. L’affaire est confiée au juge Michel-Alexandre Graber.
15 juillet : Arrestation d’Hannibal Kadhafi et d’Aline dans le palace. Elle est emmenée à l’Hôpital cantonal. Le fils du colonel Kadhafi passe deux nuits dans les violons du Palais de Justice. Le même jour, la mère de l’employé marocain est arrêtée à Tripoli.
17 juillet : Le couple est libéré contre une caution d’un demi-million de francs. Il quitte Genève. A partir de cette date, les autorités libyennes ont mis en oeuvre diverses mesures de rétorsion contre la Suisse (avions sur Genève et visas suspendus).
19 juillet : Deux ressortissants suisses sont arrêtés en Libye et placés en garde à vue sous divers motifs d’accusation.
23 juillet : Une délégation diplomatique suisse est envoyée à Tripoli.
V. Dy
http://www.lematin.ch/fr/actu/monde...
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Lorsque j’avais entre 16 et 17 ans, la lecture d’Hara Kiri puis de Charlie Hebdo était une vraie bouffée d’oxygène dans la France gaulliste de l’époque.

Mes meilleurs souvenirs (pas forcément pour les fondateurs du journal)
Le numéro d’Hara Kiri saisit par la justice à la demande de Valery Giscard D’estaing Président de la République pendant le premier choc pétrolier que j’ai pu avoir entre mes mains. On y voyait un montage dans lequel l’épouse du Chef de l’Etat était assise nue sur les genoux d’un émir. Le texte disait : Giscard vend sa femme aux émirs. Ledit émir disait : "Trop maigre, un baril"
Lorsqu’on voit aujourd’hui les fakes (montages photoshop), disponibles sur le web, on a du mal à croire que que cela pouvait suffire à l’époque pour interdire un journal.
Charlie Hebdo était interdit dans les casernes (au même titre que l’humanité) dans les années 70. En 1976, il était enfin autorisé Le premier numéro autorisé titrait : Premier numéro autorisé dans les casernes "Merde à l’armée" sur fond kaki. Interdit dès le lendemain.
C’était ça Charlie !!!
De Cavanna (" Il ne suffit pas d’être con. Il faut être fier de l’être" et son "je l’ai pas lu, je l’ai pas vu mais j’en ai entendu parler") à Choron (les jeux de con du Professeur Choron) en passant par Reiser (Gros dégueulasse) , Wolinski (vive les femmes) , Delfeil de Ton , GEBE (l’an 01) Cabu (Duduche, les beaufs) et tant d’autres on pouvait ressentir une authentique énergie contre un pouvoir réactionnaire et répressif. Il n’y a qu’à voir le nombre d’interdiction de publication ou de mise en vente.
Créé en 1960 sous le nom de Hara Kiri (nous conseillons à ceux qui ne le connaissent pas de faire des recherches sur un moteur de recherche d’images pour découvrir quelques couvertures), interdit à la publication en 1961. Reparaît puis de nouveau interdit en 1966. Interdit en 1970 (Bal tragique à Colombey) il renaîtra de ses cendres sous le nom de "Charlie Hebdo".
La liste des interdiction de parution, d’affichage ou de présentation au public pour les kiosque serait trop longue mais prouve la détermination des hommes.
Le Charlie Hebdo de Philippe VAL ne risque pas ce genre de mesures. Pourquoi ?
Tout simplement parce que Philippe VAL a transformé un mythe en un fanzine qui ne dérange plus grand monde à part quelques religieux tatillons. Philippe VAL a transformé un brûlot en mag pour bobos amusés dont seule la couverture essaye encore de donner le change.
J’ai connu le Philippe VAL qui se produisait sur scène aux côtés de Patrick FONT dans les années 70. Qu’en dit le site Web Aubonsketch ?
Patrick FONT a surtout inventé un style, un ton nouveau pour le café-théâtre et la chanson. Et ce, en même temps que Coluche et bien avant Renaud. Un ton mordant, provocateur, libertaire, proche de l¹esprit d’ "Hara-Kiri" des années soixante mais sur la scène. Il a, par ce biais, influencé pas mal de nos nouveaux humoristes. Christophe Alévèque, Laurence Boccolini, Didier Porte, Laurent Violet, ... / ...
Dans sa jeunesse, il passait ses journées d’ado à écouter ses maîtres en matière de chanson : Brassens ( le détonateur de sa vocation), Roger Riffard, Guy Béart, Anne Sylvestre, Patachou, Marie-José Neuville, Pierre destailles ... / ... Mais c’est en juillet 1966 qu’il fit véritablement ses débuts de chansonnier en étant embauché au Caveau de la République pour trois chansons et 20 francs par soirée. C’est dans ce cabaret, véritable antre des chansonnier (ils sont tous passés par là...), qu’il fera son apprentissage de la scène et qu’il créera son style unique "toujours vulgaire, jamais grossier !..." ... / ...
Arrive enfin l’année 1970, année importante dans la vie de FONT, celle de sa rencontre avec Philippe Val. C’est le Coup de foudre artistique. Val, en 70, c’est un gros pull en laine troué, une moustache bizarre, des cheveux longs mal coiffés et des chansons pessimistes et destructrices qu’il crache à la gueule du public avec une rage non dissimulée. Dès le début de leur rencontre ils ont envie de monter un spectacle ensemble. C’est ainsi qu’en Janvier 1973, au Théâtre de Dix-Heures, aura lieu la première du duo "Font & Val". Le public est coupé en deux : les anarcho-gauchistes abonnés à vie à "Charlie Hebdo" sont heureux, tous les autres sont radicalement contre. .../...
Entre 77 et 86, Font & Val vivent leurs heures de gloire. Il n’y a pas un festival de la chanson où on ne les voit pas, pas une année sans la sortie d’un nouveau disque et un nouveau spectacle. Charlie Hebdo leur consacre même une double page entièrement dessinée par l’ami Cabu, qui signera également la plupart de leurs pochettes de disques et affiches.
Le Vendredi 16 Août 1996, je lis dans mon journal régional qui est "L’Est Républicain" : "Font a été arrêté, mis en examen et écroué sur plaintes de plusieurs familles pour des affaires de moeurs à l’encontre de filles mineures. ... / ... mais a catégoriquement nié toute autre accusation. Il fera 4 ans de prison.
Aujourd’hui, Font est tous les lundis soirs au théâtre du Lucernaire à Paris dans un spectacle intitulé "Politiquement Incorrect" avec plein de ses anciens potes ... Val, de peur que son histoire ne brise sa carrière, refuse de retravailler avec lui ... / ... La vie continue... et Font avec...
Déjà les prémices de l’angoisse du politiquement correct .. et du Qu’en dira-t-on ?
Est ce cette même angoisse qui pousse Philippe VAL à sanctionner Siné ?
Et pour les plus jeunes, qui est Siné ? - Source WIKIPEDIA
Il exprime ses opinions anti-colonialistes pendant la guerre d’Algérie. Alors qu’il remplace brièvement François Mauriac au bloc-note du journal lorsque ce dernier devra s’absenter pour raisons de santé, ce "débloque-note" vaut à L’Express de nombreuses lettres indignées de ses lecteurs et obligera Jean-Jacques Servan-Schreiber à publier une lettre d’excuses en première page du journal, ce qui n’arrangera pas ses relations avec Siné, celui-ci continuant à publier des dessins engagés dans le journal. Défendu par Jacques Vergès, alors avocat du FLN, Il quitte l’Express en 1962 pour créer son propre journal Siné Massacre où il exprime alors son anticolonialisme, anticapitalisme, anticléricalisme et son anarchisme.
En mai 1968, il fonde L’Enragé avec Jean-Jacques Pauvert. En 1981, il rejoint l’équipe de Charlie-Hebdo avec sa rubrique Siné sème sa zone et en 1981 Michel Polac fait appel à lui pour l’émission Droit de Réponse sur TF1. À la suppression de l’émission en 1987 en raison d’un dessin (de Wiaz) annoté d’un : Bouygues, une maison de maçon, un pont de maçon, une télé de m..., .../ ...

En 1992, il reprend sa rubrique Siné sème sa zone à la reprise du nouveau Charlie Hebdo, non sans quelques heurts avec la nouvelle direction. En 2004, il soutient la liste Euro-Palestine. Il est également membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
Siné a toujours affiché un athéisme militant.
"La religion m’énerve. C’est de l’obscurantisme, ça rend les gens idiots. La soumission enlève le libre arbitre et impose des tabous. Je n’ai jamais cru en Dieu. Ça m’a toujours paru infantile. Mais ce n’est pas le fait que les gens croient qui m’énerve, c’est le prosélytisme, cette façon de nous faire partager des trucs saugrenus. Les curés, les rabbins, les ayatollahs inculquent des choses fausses aux enfants. La religion devrait être quelque chose de personnel."
"Je vois d’un meilleur œil les religions orientales, par exemple l’hindouisme. Je trouve amusantes l’idée de renaître et leur représentation des dieux. Je n’y crois pas, mais ça me choque moins. Et j’adore les gospels. Ce qui me plaît, c’est la façon dont chantent les noirs américains, pas l’aspect religieux." Le 11 juin 2008, Siné avait publié, également dans Charlie Hebdo, une chronique violemment contre l’islam qui ne provoque pas de remous éditorial : « J’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! »
Et oui, ça c’est Siné avec ses outrances et c’était aussi ça Hara Kiri et Charlie Hebdo
Mais Siné c’est une époque, un contexte et un journal dont lui même et VAL n’ont pas la même vision. Mettre Bob Siné au pilori et au chômage, signifie que l’esprit et le nom du journal ont définitivement cessé d’exister.
Quel est le motif pour lequel Philippe VAL a sanctionné Siné ?
Dans une chronique publiée le 2 juillet 2008, Siné écrit à propos de Jean Sarkozy :
« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »
Ce texte déclenche une vive polémique lorsque six jours plus tard, Claude Askolovitch dénonce sur RTL « un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas », tandis que Philippe Val promettait de condamner le texte de Siné dans son journal. Siné, après avoir rédigé une lettre d’explications et d’excuses à paraître, se rend compte que Philippe Val voulait publier conjointement un texte que Val voulait faire signer par toute la rédaction - une partie refusera, dont Michel Polac, et le texte ne sera pas publié -, ce qu’il considère comme « une pétition contre lui ». Il trouve cela « dégueulasse » et refuse donc de publier ses excuses. Philippe Val lui annonce alors son licenciement, le 15 juillet 2008
Une pétition déclarant « Nous apportons notre soutien inconditionnel à Siné » a été signée notamment par des dessinateurs dont Jacques Tardi, Tignous, Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l’écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes (Denis Robert, Denis Sieffert), la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l’entarteur Noël Godin, le vice-président de l’Union juive française pour la paix Pierre Stambul, le musicien François Hadji-Lazaro, le DAL ou encore Rony Brauman, ex-président de Médecins sans frontières, ...
Clairement, en ayant lu la partie de l’article consacré à FONT et VAL, il semblerait que le "gros pull en laine troué, une moustache bizarre, des cheveux longs mal coiffés et des chansons pessimistes et destructrices qu’il crache à la gueule du public avec une rage non dissimulée" ait repris le dessus mais avec toutefois une nouvelle habitude : Celle du politiquement correct. Il est vrai que les afficionados de Charlie Hebdo se souviennent d’avoir halluciné en voyant Philippe VAL sur les plateau de télévision en 2005 se faire le promoteur du OUI à la constitution européenne.
Que crains Philippe VAL ?
Que l’embourgeoisement de son journal ne soit remis en cause par un vieux guerrier anti conformiste ?
Que quelques philosophes ou grands intellectuels arrêtent leur abonnement à Charlie ?
ll semble que l’affaire des caricatures de Mahomet et la couverture de Charlie de cette époque ait sappé la résistance nerveuse de Philippe VAL. A moins que ce ne soit le soutien de Nicolas SARKOZY à cette époque ?

Rappel : Alors que Charlie Hebdo, poursuivi après la publication de caricatures du prophète Mahomet pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion" par la Grande mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), deux composantes du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), répond depuis ce matin de ces accusations devant le tribunal correctionnel de Paris, Nicolas Sarkozy affirme dans une lettre lue à l’audience par l’un des avocats de l’hebdomadaire satirique : "Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s’inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire".
La peur n’évite pas le danger M. VAL, et si la peur l’emporte sur tout le reste que penser de votre vue de l’impertinence ?
Impertinence, nous vous le rappelons, sans laquelle le journal que vous dirigez n’aurait jamais existé
J’avais déjà du mal ces derniers temps à acheter Charlie en raison de la faible qualité de son contenu. Cette fois-ci lorsque j’aurai cette envie, je me plongerai dans la lecture d’un livre qui m’a été récemment offert et qui montre et parle des années Charlie. Les vraies !!!
Pour finir, j’aimerais pasticher Diane Dufresne et sa "Chanson pour Elvis".
Tu vieillis mal, Charlie
T’aurais p’t’êt dû mourir
Comme Marilyn ou Janis
T’avais pas l’droit d’vieillir
Décidément M. VAL, vous êtes un imbécile que j’espère ... malheureux. Rendez-nous Charlie Hebdo et baptisez votre journal VAL Hebdo !!!
Slovar les Nouvelles
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Protection des travailleurs du nucléaire :
La CRIIRAD tire la sonnette d’alarme :
1. les contaminations accidentelles ne sont pas des évènements anodins et doivent être déclarées comme accidents du travail.
2. la répétition d’incidents sur les installations nucléaires traduit un manque de culture de sûreté particulièrement préoccupant.
En moins de 15 jours, la CRIIRAD a eu connaissance de 4 dysfonctionnements concernant 4 centrales nucléaires EDF et ayant entraîné, au total, la contamination accidentelle de 126 travailleurs : contamination de 7 salariés d’entreprises extérieures le 11 juillet à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ; contamination de 4 salariés d’entreprises extérieures détectée le 12 juillet à la centrale nucléaire de Gravelines ; contamination de 15 salariés d’entreprises extérieures découverte le 18 juillet à la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice ; contamination de 100 salariés qui intervenaient dans le bâtiment réacteur le 23 juillet à la centrale nucléaire du Tricastin.
NB : ce dossier mériterait un traitement approfondi. Les remarques ci-dessous ne constituent qu’un premier niveau de commentaires.
Concernant la nature des informations diffusées par l’exploitant
Les communiqués diffusés par EDF soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses.
Si l’on prend l’exemple du Tricastin : les personnes intervenaient dans le bâtiment réacteur de l’unité 4 de la centrale nucléaire. Le réacteur était à l’arrêt depuis le 12 juillet pour déchargement du combustible irradié, rechargement en combustible neuf et réalisation des opérations de contrôle et de maintenance. La contamination aurait été provoquée par l’ouverture d’un circuit ou d’un tuyau, ouverture qui a entraîné la dispersion instantanée de poussières radioactives dans l’atmosphère.
La CRIIRAD attend des précisions sur les caractéristiques des balises d’ambiance et le déclenchement de l’alarme : dépassement d’une limite de débit de dose (si oui laquelle ?) ou d’une limite de contamination volumique de l’air ? Dans ce cas, sur quel paramètre s’est produit le dépassement ? Activité bêta totale, alpha totale, radionucléides spécifiques ? Quels sont les radionucléides identifiés, quelles sont les activités volumiques ? Quel délai s’est écoulé entre le déclenchement de l’alarme et l’évacuation du dernier intervenant
Dans le passé, des intervenants étaient restés en milieu contaminé pendant plusieurs heures après le déclenchement de l’alarme du bâtiment réacteur. ? Les salariés disposaient-ils de protections respiratoires (si oui lesquelles, si non pourquoi ?) ? Dans quelles conditions s’est déroulée l’intervention sur le « tuyau » qui a provoqué la contamination ? Pourquoi n’y avait-il pas de SAS de confinement ? Les opérateurs étaient-ils informés des risques de dispersion ? Quelle est la nature et la fonction exacte du conduit incriminé ? etc.
Concernant les niveaux de contamination et les risques
Les deux communiqués mentionnent de « faibles traces » de contamination. Plutôt que des appréciations subjectives, d’autant plus discutables qu’elles sont émises par l’exploitant, le laboratoire de la CRIIRAD souhaiterait des données objectives, chiffrées sur : 1/ les radionucléides impliqués dans la contamination, 2/ les niveaux de contamination mesurés (avec les marges d’erreur) et, pour les radionucléides potentiellement présents dans l’air inhalé mais non détectés chez les salariés, les limites de détection, 3/ les moyens métrologiques utilisés pour évaluer les activités incorporées, etc.
Des expositions très inférieures à la norme admissible selon l’ASN Des expositions inférieures au centième, au quarantième, au vingtième de la limite de dose selon EDF.
L’exploitant et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sont revenus à leur communication habituelle : dès lors que les doses ou les rejets dans l’environnement sont inférieurs aux limites prescrites, l’absence de dépassement des limites réglementaires est mise en avant comme preuve d’innocuité ou d’absence d’impact.
Lors du rejet de SOCATRI – qui a représenté plus de 17 fois
Sur la base des chiffres officiels revus à la baisse (les premiers chiffres diffusés correspondaient à un dépassement de plus de 100 fois la limite). la limite maximale annuelle ! – ni l’exploitant ni l’ASN n’ont fait la moindre référence ni à la limite, ni à son dépassement, les chiffres du rejet radioactif dans l’environnement étant même donnés en kilogramme alors que les limites réglementaires sont établies en becquerels, ce qui empêchait les non spécialistes de prendre conscience de l’importance de la fuite.
Rappels concernant la signification des limites de dose réglementaire
Les limites réglementaires de dose – de 20 milliSieverts par an (mSv/an) pour les travailleurs de catégorie A et de 6 mSv/an pour les travailleurs de catégorie B – ne correspondent pas à une limite de non risque mais à un niveau de risque maximal admissible.
Sur la base du facteur de risque cancérigène officiel de 4 x 10-2 x Sv-1 pour les travailleurs exposés, la limite de dose efficace de 20 mSv/an correspond à un risque annuel de décès par cancer de l’ordre de 8 x 10-4. Cela correspond pour 274 000 travailleurs
Ce chiffre correspond au nombre de travailleurs sous surveillance dosimétrique en 2005 (source IRSN). Heureusement les expositions réelles sont très inférieures à la limite. qui seraient exposés à 20 mSv/an à 219 décès par cancers radio-induits (des cancers qui apparaîtront avec un temps de latence de quelques années pour les leucémies à plusieurs décennies pour les tumeurs solides). C’est bien un risque maximal et non pas un risque nul. D’où l’obligation de réduire les expositions au maximum en dessous des limites réglementaires. La limite n’est pas un niveau à partir duquel le risque commence mais un niveau de risque maximum.
C’est écrit en toutes lettres à l’article R. 231-75 du code du travail (partie exposition aux rayonnements ionisants) : « Les expositions professionnelles individuelles et collectives aux rayonnements ionisants doivent être maintenues en deçà des limites prescrites par les dispositions de la présente section au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre. »
Par ailleurs, la limite de dose correspond au cumul des expositions sur 12 mois consécutifs. Pour pouvoir comparer l’exposition d’un travailleur à la limite réglementaire, il faut ajouter à la dose reçue lors de la contamination accidentelle, les doses reçues au cours des 364 jours précédents.
C’est, là encore, inscrit en clair dans le code du travail : article R. 231-76. « La somme des doses efficaces reçues par exposition externe et interne ne doit pas dépasser 20 mSv sur douze mois consécutifs. »
EDF affirme que la contamination subie par les travailleurs n’a pas de conséquence sur leur santé. En employant le présent, elle rassure à bon compte les lecteurs peu attentifs. S’agissant d’expositions à de faibles doses de rayonnement, il n’y a en effet aucune manifestation clinique immédiate. La question n’est pas de savoir si la contamination a aujourd’hui des conséquences sur la santé des travailleurs concernés (la réponse est clairement non) mais si elle en aura à terme. Certes les niveaux de dose déclarés par EDF sont faibles et la probabilité de développer un cancer induit par cette exposition est également faible. Pour autant elle n’est pas nulle (d’autant qu’en matière de contamination interne, les évaluations de risque sont entachées de très nombreuses incertitudes).
De façon très schématique : les particules radioactives qui ont été incorporées (inhalées) ont été pour partie éliminées et pour partie se sont fixées dans certains organes (les organes cibles, et la durée de l’irradiation dépend de la nature des radionucléides incorporés). La particularité des atomes radioactifs est de se désintégrer en émettant des rayonnements très irradiants capables de créer des lésions au sein des cellules (d’où leur nom de rayonnements ionisants). Heureusement, les cellules sont dotées de systèmes de réparation très efficaces. Malheureusement, un certain nombre de lésions ne seront pas ou mal réparées. L’irradiation peut ainsi transformer une cellule normale en cellule précancéreuse ou promouvoir un processus de cancérisation déjà à l’œuvre. Il est impossible de prévoir si une contamination sera à l’origine d’un cancer ou favorisera son développement. On ne peut qu’estimer la probabilité que cela arrive. Aux niveaux de doses mentionnées par EDF, cette probabilité reste faible (en tout cas selon les modèles et coefficients de risque officiels qui comportent de nombreuses zones d’ombre) mais elle n’est pas nulle. Affirmer qu’il n’y aura pas, à terme, d’impact sanitaire relève de la désinformation.
Qu’EDF méconnaisse les effets des faibles doses de rayonnements ionisants et les principes de radioprotection est déjà choquant. Que l’Autorité de sûreté nucléaire – qui a en charge non seulement la sûreté mais également la radioprotection – tombe dans les mêmes travers est encore plus préoccupant.
La Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) qui édicte des recommandations qui servent de base à l’élaboration de la réglementation européenne (directives et règlements Euratom) a insisté dans sa publication n°90 sur le fait que la limite maximale de dose était considérée « très souvent, mais de façon erronée, (…) comme une ligne de démarcation entre ce qui est sans danger et ce qui est dangereux », (§124), expliquant qu’elle constituait en fait une frontière entre l’inacceptable et le tolérable (§150).
3. Recommandation aux salariés concernés
Compte tenu des temps de latence entre l’exposition et l’apparition éventuelle de manifestations cliniques, compte tenu de la nécessité de tirer tous les enseignements du dysfonctionnement, il est important que les contaminations accidentelles soient déclarées comme accident du travail. L’expérience montre que le chef d’entreprise refuse généralement de faire cette déclaration, déclaration qui déclenche une enquête du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
Rappelons qu’à défaut, si l’entreprise ne procède pas à la déclaration, chacun des salariés concernés peut adresser une déclaration à la CPAM dont il dépend, sur papier libre, précisant les conditions dans lesquelles il a été contaminé et les doses de rayonnement qu’il a reçues. La déclaration doit être faite par voie de recommandé avec accusé de réception. Le délai est de 2 ans à compter de la date de la contamination.
Il est important de conserver la trace de toutes les expositions, que ce soit par voie externe ou suite à des incorporations (inhalation, ingestion ou blessures). Il importe de faire le cumul des doses reçues sur les 12 derniers mois (afin de les comparer à la limite annuelle), mais aussi de tenir compte de l’ensemble des expositions sur toute la vie professionnelle. A ce jour, officiellement, seules les pathologies cancéreuses sont reconnues comme pouvant être radio-induites (et la transmission de maladies génériques à la descendance). Cependant, d’autres effets des contaminations internes commencent à être documentés (fatigabilité, perturbations du fonctionnement des systèmes nerveux, cardiaque, immunitaire, endocrinien, etc). Par ailleurs, le dossier médical doit bien mentionner l’exposition à l’ensemble des produits toxiques et cancérigènes ( et pas seulement aux rayonnements ionisants) car il faut tenir compte des phénomènes de synergie (encore mal connus mais avérés)..
4. Evolutions préoccupantes
La CRIIRAD reçoit de plus en plus d’appels de travailleurs du nucléaire, qu’il s’agisse des salariés des grandes entreprises du nucléaire, de salariés et d’intérimaires des entreprises de sous-traitance dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et des pressions croissantes, en particulier lors des arrêts de tranche des centrales nucléaires (qui ont été considérablement raccourcis). Ces travailleurs disent leur désarroi et soulignent les conséquences potentielles de ces difficultés pour la sûreté des installations.
Bien des signes viennent confirmer ces déclarations verbales ou écrites, signées ou anonymes reçues par la CRIIRAD. Ainsi, l’article 21 de la loi du 13 juin 2006 stipule que le rapport annuel d’activité établi par l’exploitant d’une installation nucléaire « est soumis au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’installation nucléaire de base, qui peut formuler des recommandations. Celles-ci sont annexées au document aux fins de publication et de transmission.». Voici, à titre d’exemple, ce qu’a mentionné le CHSCT d’AREVA NC (site de Tricastin) au bas du rapport de 2007 :
« Le CHSCT décide de ne pas faire de recommandations sur ce rapport 2007 car l’expérience de 2006 a démontré que ses recommandations n’intéressent personne. De plus, le CHSCT déplore que ce rapport soit utilisé comme outil de propagande ». (sic)
Par ailleurs, la CRIIRAD a pu recueillir le témoignage de salariés de différents sites nucléaires qui – dès lors qu’ils ont été contaminés ou exposés à des irradiations externes significatives et qu’ils tentent d’obtenir des informations ou la reconnaissance du détriment qu’ils ont subi – sont traités comme des parias par leur hiérarchie et, trop souvent, par leurs propres collègues.
Il est important que les expositions ne soient analysées par rapport aux risques qu’elles entraînent pour l’image de marque de l’entreprise mais pour la santé des travailleurs. C’est la radioprotection qui doit être placée au centre des préoccupations. Pour cela de nombreux changements doivent être mis en œuvre. Il est en particulier indispensable de garantir l’indépendance des services de médecine du travail vis-à-vis de l’exploitant qui est aussi leur employeur. Il faut également mettre à plat le dossier de la protection des travailleurs des sociétés de sous-traitance, et en particulier des intérimaires. On ne peut en effet s’empêcher de remarquer que dans 3 des 4 cas mentionnés ci-dessus les travailleurs contaminés appartiennent à des entreprises extérieures. Il est, par exemple, indispensable que les sociétés de sous-traitance soient correctement représentées aux CHSCT des entreprises dont elles sont prestataires.
Il est également urgent de faire adopter une loi garantissant la protection des lanceurs d’alerte, avec un statut de salarié protégé pour ceux qui permettront d’identifier des dysfonctionnements susceptibles de mettre en danger la santé ou la sécurité publique.
Ces questions devraient être largement débattues et interpeller le grand public. En effet, on parle souvent des barrières matérielles successives censées garantir le confinement des matières radioactives mais la première des barrières est constituée par les travailleurs eux-mêmes.
CRIIRAD 24/07/2008 Contaminations à répétition dans les centrales EDF
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referendum d’initiative populaire
la nelle constitution Sarkozy inclut, selon Fillon et bien d’autres, un truc super le referendum d’initiative populaire !
Magnifique mais que dit le texte, du moins l’amendement au texte :
“ Un référendum (…) peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ».
184 parlementaires et 4 millions de français pour poser une question Pour le dire plus simplement, un référendum pourra éventuellement avoir lieu à l’initiative de 184 parlementaires s’il est soutenu par environ…4 millions de Français. En outre, le scrutin ne peut être organisé que si la proposition de loi n’a pas été examinée dans un délai d’un an par les assemblées.
outre que cette farce ne sert a rien c’est inapplicable !!
Devinez qui est l’auteur de cet amendement??? Arnaud Montebourg
C’est bien Lang qu’il faut virer
vincentluaces.unblog.fr
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de Carlo Lania
Les directeurs de journaux face au risque de fermeture par coupure de fonds.
"Système inique, on ne finance que les sociétés cotées en bourse".
Aujourd’hui ils donneront voix à leurs inquiétudes de la façon qu’ils connaissent le mieux, c’est à dire par le biais d’une série d’articles et d’éditoriaux.
Par contre, à l’avenir, ils n’excluent pas des initiatives communes. Une chose est en effet sure : indépendamment des diverses positions politiques, souvent antagonistes, en Italie une série de journaux risque de fermer du fait des suppressions (RÉDUCTIONS ?) aux subventions d’état pour la presse écrite, décidées par le gouvernement avec le décret sur la manœuvre fiscale approuvé par la Chambre des Députés.
Des noms historiques ou plus jeunes, de droite comme de gauche, liés aux partis politiques ou aux coopératives de journalistes, mais aussi à l’édition no-profit, dont la survie est mise en danger par la suppression voulue par le ministre de l’Economie Giulio Tremonti du “droit subjectif à recevoir les subventions”. Une décision qui subordonne le certitude d’obtenir des financements presque toujours vitaux à une générique disponibilité des ressources mises chaque année à disposition par le gouvernement.
Un vrai couperet pour des journaux tels que le Manifesto, l’Unità, il Secolo d’Italia, Liberazione, il Corriere Mercantile, l’Avvenire, et pour des dizaines de journaux mineurs dont tous les directeurs, à juste titre, réfléchissent sur les possibles conséquences que pourrait causer la réduction des financements. « Si même le Sénat approuve le décret tel qu’il est, on ferme un point c’est tout », explique sans demi-mesures le directeur de Liberazione, Piero Sansonetti. « Evidemment que nous sommes aussi inquiets » lui fait écho à l’opposé le directeur du Secolo Flavia Perina, tandis que Mimmo Angeli, directeur du Corriere Mercantile, définit «une tragédie» la seule idée de devoir renoncer à des financements indispensables.
Aujourd’hui, avec un bref éditorial, Sansonetti expliquera à ses lecteurs une situation qu’il résume ainsi : « Fermer par décret les journaux les plus faibles est un coup porté à la liberté de presse ; il ne resterait pratiquement plus que les journaux de Confindustria ( n.d.t. : le Medef italien). Mais il y a plus : cela signifierait aussi affaiblir en même temps la gauche politique, puisque après le résultat électoral elle n’aurait plus aucun moyen de s’exprimer ».
Un détail qui n’échappe pas à Perina : «Le centre-droite a un problème en plus, qui est d’assurer la tutelle des sources d’information politique après que l’expulsion d’une partie de la gauche du Parlement ait donné lieu à une sorte de démocratie limitée ». Toutefois, pour le directeur du Secolo, il n’y a qu’une façon pour sortir de la crise : « Il faut construire une enceinte de tutelle pour les quotidiens d’information politique ayant un rôle réel. On ne peut pas mettre sur le même plan le Manifesto, il Secolo, Liberazione, ou bien Europa et la Padania avec des organes de presse liés à des organisations de catégories, et je le dis avec tout le respect pour ces journaux ».
Une part importante de la partie se jouera en octobre, lorsque la discussion sur comment réformer la loi sur l’édition rentrera dans le vif du sujet. « Il est clair qu’il faut faire quelque chose », explique le directeur de Avvenire, Dino Boffo. « Comme journal nous n’avons aucun problème à discuter de nouveaux critères de rationalité pour les contributions. Nous demandons seulement que soit respectée la dignité des sujets concernés, et que nous soient faites des propositions présentables ». Comme d’autres directeurs, même Boffo conteste les critères qui aujourd’hui gouvernent la distribution des subventions. « Je trouve inacceptable – dit-il – que l’argent destiné à la liberté de presse soit également versé à des sociétés cotées en bourse, qui ensuite distribuent des dividendes aux mêmes riches ».
Même l’Avvenire dédiera aujourd’hui un éditorial et une page interne au problème. « Le système est inique », poursuit Boffo. « Il faut sauvegarder le droit subjectif de celui qui est en règle et contrôlable suivant des paramètres objectifs ». Un concept qui trouve également l’accord du directeur du Corriere Mercantile. « Il faut récupérer des ressources qui jusqu’à ce jour ont été gaspillées en finançant des journaux fantômes, des coopératives bidon et des éditeurs qui ne représentent qu’eux-mêmes », explique en effet Mimmo Angeli. Mais peut-il y avoir une décision politique derrière la décision du gouvernement? Angeli ne le croit pas : «Je pense plutôt que c’est l’oeuvre de Tremonti, je ne pense pas que Berlusconi soit d’accord.
Si le décret devait être approuvé sans modifications, nous risquerions de nous retrouver dans un régime de quasi monopole, avec juste quelques journaux : Corriere delle sera, Repubblica, Stampa, Sole 24ore et quelques rares autres».
«Il faut concentrer les financements sur les journaux qui produisent vraiment de l’information, et ne sont pas uniquement des machines à faire des affires », ajoute Perina.
«Je crois qu’il faut s’engager à gérer de façon bipartisan la réforme que le gouvernement a promis de présenter d’ici la fin de l’année. Et ce jour-là – conclut le directeur du Secolo - chacun sera appelé à faire ses choix »
Il Manifesto du 23/07/2008
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Montage :

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"(...) Autre piste évoquée par M. Gagliardi, celle du financement politique. Il remonte aux sources de l’UIMM, et à la création du Comité des forges, en 1864.
"Tout le monde sait bien qu’avant 1914 des campagnes électorales sont financées par le Comité des forges, raconte le témoin. M. Georges Mandel, qui était d’origine très modeste, menait grand train, et tout le monde se demandait d’où il tirait son train de vie. Eh bien, c’était le Comité des forges qui subvenait à ses besoins, comme pour bien d’autres."
Des pratiques qui auraient, à en croire M. Gagliardi, perduré à travers les époques.
"Cela consistait en de la distribution d’argent en espèces à des hommes politiques de tout bord, hormis le Parti communiste, se souvient M. Gagliardi, qui fit ses débuts dans la sidérurgie en 1966. A l’époque, il n’y avait pas d’extrême droite, mais des membres du Parti socialiste y participaient pleinement comme bénéficiaires, y compris Mitterrand."
La Chambre syndicale de la sidérurgie française, qui prend la suite du Comité des forges, "finançait directement les hommes politiques et les journaux, détaille M. Gagliardi. Quant à l’UIMM, elle ne finance pas les syndicalistes comme des hommes politiques , mais elle concourt aux nécessités financières des syndicats, lorsqu’ils ont des budgets qu’ils ne peuvent pas assumer eux-mêmes, par exemple la mise en place d’un congrès".(...)"
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Hamed Merakchi et BellaciaoSignez la pétition de soutien ici
de Julien Martin et David Servenay
L’ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella a quitté mercredi après-midi l’hôpital pénitentiaire de Fresnes pour l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne de Paris, dans un état de santé très dégradé. Hamed Merakchi, son compagnon et père de sa plus jeune fille, a appelé ce jeudi matin Rue89, anéanti après sa visite à Sainte-Anne mercredi soir :
"C’est impressionnant, ça fait peur. Elle ressemble aux gens des camps… Elle est comme une petite vieille. Elle est sous perfusion. Elle a essayé de se lever, mais j’ai été obligé de la soutenir tout de suite et de l’aider à se rassoir. Je n’ai pas de mots…"
Anéanti et révolté. Révolté contre le silence des médecins, qui lui servent toujours le même couplet. Anéanti par la posture de la Garde des Sceaux Rachida Dati, qui se borne à affirmer, comme lundi : « Son pronostic vital n’est pas engagé, elle est soignée et bien soignée. » Hamed Merakchi craque :
« Ce qui est fou, c’est que les médecins ne me donnent aucune précision, ne me disent rien d’autres que : ‘Ne vous inquiétez pas, on va la remettre sur pied.’ Ça semble être ce que Dati veut faire : la remettre sur pied pour mieux l’expédier en Italie. »
François Fillon a en effet signé le décret d’extradition de l’ex-brigadiste italienne le 3 juin, ouvrant ainsi la voie à son extradition vers l’Italie. Elle y a été condamnée en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, accusée d’avoir tué un commissaire de police à Rome en 1981.
« Prépare-toi, ils n’enverront qu’un cadavre »
Incarcérée en France depuis août 2007, Marina Petrella vivait auparavant à Argenteuil et travaillait comme assistante sociale. Elle a eu avec son compagnon une fille aujourd’hui âgée de dix ans, après une première fille née en prison en Italie en 1983.
Son extradition est toutefois retardée par le recours devant le Conseil d’Etat déposé par son avocate, Me Irène Terrel. Un recours qui n’est pas juridiquement suspensif, mais il est d’usage d’attendre la décision de l’instance administrative suprême. Hamed Merakchi assure cependant que cette extradition risque de ne jamais avoir lieu :
« Je crois qu’ils perdent leur temps. Elle m’a dit : ‘Prépare-toi, ils n’enverront qu’un cadavre.’ Même si ça parait dingue, à sa place, je ferai pareil. C’est une manière pour elle de préparer ses filles à faire le deuil. »
Depuis plusieurs semaines, son médecin traitant indique qu’elle est « en danger de mort », parle « d’épisode suicidaire majeur ». La comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni, affirme d’ailleurs s’être rendue au chevet de l’ex-brigadiste le 12 juillet.
Nicolas Sarkozy, qui ne semble pas exactement sur la même ligne qu’une partie de son gouvernement, s’active aussi. Il a demandé par écrit le 10 juillet au président italien Giorgio Napolitano de gracier « dès que possible » sa compatriote italienne.
« J’ai une bonne nouvelle pour vous, sa levée d’écrou va être signée »
Des sources indirectes ont également confié à Rue89 que le président français aurait évoqué mercredi matin en Conseil des ministres sa levée d’écrou. Très divisés sur la question, les membres du gouvernement ne seraient pas parvenus à arrêter une position commune. Pourtant, un bruit a couru aussitôt le Conseil terminé : Nicolas Sarkozy aurait demandé à midi la levée d’écrou de Marina Petrella, ce qui n’annulerait pas le décret d’extradition, mais lui rendrait sa liberté en France.
Ni l’Elysée ni le ministère de la Justice, sollicités à maintes reprises, n’ont souhaité pourtant s’exprimer ensuite sur le sujet. La première et unique réponse officielle est tombée vers 20 heures : Marina Petrella demeure juridiquement « en détention sous écrou extraditionnel », précise le procureur général de Versailles dans un communiqué. Mais, pour Hamed Merakchi, c’est le flou qui règne :
« C’est dingue, hier [mercredi], un élu m’appelle à midi pour me dire : ‘Hamed, j’ai une bonne nouvelle pour vous, sa levée d’écrou va être signée.’ L’avocate m’appelle ensuite, elle me le confirme. Puis, quand j’arrive à l’hôpital, il y a toujours quatre policiers devant sa chambre… »
Ses proches veulent croire qu’il peut s’agir seulement de longueurs dans la prise d’effet de cet acte administratif de levée d’écrou. Un espoir et une attente qui font naître la colère chez Hamed Merakchi, à bout, après une quasi nuit blanche :
« Je suis toujours resté correct jusqu’à présent. Mais je ne suis pas une chaise non plus, toute action entraîne une réaction. Tout vient à point. »
http://www.rue89.com/2008/07/24/dat...
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Après plusieurs campagnes d’affichage 4x3 réalisées dans des villes taurines – Nîmes, Arles ou Carcassonne –, l’Alliance Anticorrida réitère l’expérience, cette fois-ci à Avignon, et dans les villages alentours, pour la 62e édition du Festival, du 22 juillet au 29 juillet, avec le soutien plein et entier de Jean-Marc Roubaud, député-maire de Villeneuve-lez-Avignon.
L’objectif des ces 51 panneaux, de quatre mètres sur trois, dévoilant la réalité d’un taureau à l’agonie, est de montrer aux milliers de festivaliers, attirés par une véritable forme d’art et de culture, le douloureux visage de la corrida.
Rappelant que 73 % de la population française est opposée à la tauromachie et que les trois quarts des Espagnols n’éprouvent plus d’intérêt pour les corridas, Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida, déclare vouloir, avec cette campagne d’affichage, « sensibiliser le grand public et les touristes au douloureux visage de la corrida », ajoutant qu’ « à l’heure où la France a pris la présidence de l’Europe, l’image d’un animal torturé à mort dans une arène n’est pas compatible avec les valeurs de fraternité et de progrès que véhicule l’Union ».
L’association annonce une deuxième action de ce genre en août dans une grande ville de la Côte d’Azur pour, une fois encore, faire prendre conscience aux touristes français et étrangers de la barbarie des corridas et les inciter à fuir ces spectacles de torture et de mort indignes d’une société civilisée.

L’été dernier, à l’heure de la plage et du bronzage, de petits avions monomoteurs avaient sillonné le littoral, de Cerbère à Antibes, diffusant, sur des banderoles, le message sans ambiguïté de l’Alliance Anticorrida : « Fuyez les corridas ! » Un impact considérable sur des millions de vacanciers de toutes nationalités !
http://www.allianceanticorrida.fr
http://www.petition-anticorrida.org/
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"Vendredi 13, nous, jeunes prolétaires, nous nous sommes organisés pour reprendre ce dont nous avions besoin, payant les produits à leur juste prix (même si cela, les journaux bourgeois l’ont ignoré). À 18h30, deux groupes sont entrés au magasin Stanta à Talenti ; pendant qu’une partie d’entre nous se réappropriaient les produits exposés, les autres incitaient les gens à en faire autant. Quelques gardiens, valets empressés des patrons, ont alors assailli quelques jeunes prolétaires, armés de barres de fer, mais ils ont reçu une juste riposte de la part de nos camarades. » Les achats politiques font partie de la lutte qui voit les prolétaires s’organiser aujourd’hui dans les quartiers pour l’autoréduction des quittances et des charges, dans les usines pour l’autoréduction des cadences, dans les écoles avec la lutte contre les coûts et contre la sélection."
extrait du livre d’Yves Collondes et Pierre-Georges Randal "Les autoréductions" (éditions Christian Bourgois, Paris, 1976).
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Jeudi 24 juillet, le dessinateur Plantu prend position en publiant un dessin dans l’hebdomadaire L’Express.
Plantu prend position pour Siné, et contre Philippe Val.

http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/plantu2977.html
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Mes lecteurs réguliers savent tout le bien que je pense du sieur Philippe Val, ancien chansonnier très moyennement doué, devenu par d’obscures manœuvres directeur d’un titre satirique qui fut longtemps glorieux, Charlie Hebdo. On ne va pas revenir sur toutes les vilenies par ce monsieur dispensées chaque semaine, le long d’éditoriaux filandreux à prétentions philosophiques (qui lui ont valu le surnom de Spinoval, tant il fait usage, à grands coups de citations, de l’œuvre du philsophe marrane Spinoza), ni sur la patiente épuration conduite, dans une rédaction menée à la schlague, de tous éléments ayant osé contester la dérive avérée du journal vers des horizons quasi néoconservateurs (atlantisme, libéralisme, sionisme, islamophobie…) à l’opposé de ce que fut le vrai Charlie Hebdo d’antan : passons.
Le renvoi de Siné, dernière saloperie en date, est une grosse bêtise, dont (peut-être) ce petit arriviste de Val ne se remettra pas ; le prétexte en est dégueulasse et grotesque.
Grosse bêtise, car Siné, à près de 80 balais, est une des grandes figures du journal et du dessin anar en général, au talent iconoclaste et au courage politique (notamment pendant la guerre d’Algérie) très largement reconnus. La nouvelle de son licenciement a provoqué une levée de boucliers et la manifestation d’un soutien qui doivent lui faire chaud au cœur.
Prétexte, car la vraie raison n’est pas du tout la crainte d’un procès qu’aurait envisagé de lui faire le fils Sarkozy, que Siné épinglait dans sa dernière planche avec son sens habituel de la nuance : en vérité, Siné était un des rares auteurs de Charlie qui se permettait encore de contester publiquement le patron, et qui lui était encore ¬rentré dans le lard récemment à propos d’une autre saloperie, dirigée ce coup-là contre Denis Robert.
Prétexte dégueulasse, parce qu’il n’y a pas d’injure plus grave, au regard de l’Histoire et de ce qu’elle nous a appris du sort du peuple juif, que de traiter quelqu’un d’antisémite : aux yeux d’un Siné (aux miens aussi du reste), il n’est pas incongru, dans un espace public aseptisé, de polémiquer à grands renforts de noms d’oiseaux, c’est même recommandé – c’est sain, ça fouette le sang, ça réveille, ça ravigote –, mais il est des limites à ne pas franchir, l’accusation d’antisémitisme en est une, qui porte atteinte à l’honneur.
Prétexte grotesque, enfin, car qui connaît Siné (l’homme et l’œuvre), ses goûts interlopes, son internationalisme de principe, sa phobie de toute idéologie cocardière, de tous sectarismes, de toutes religions, de tous interdits en général, et son goût immodéré pour les provocations en tous genres – au demeurant, le meilleur des hommes, des époux, des pères et des amis des chats (qui le lui ont bien rendu !) –, qui le lit et rigole de ses pochades depuis des lustres sait qu’il n’a rien d’un raciste en général, ni d’un antisémite en particulier. Mais voilà : comme quelques autres, qui ont subi la même accusation gratuite, il soutient sans barguigner le peuple palestinien, depuis un demi-siècle sous le joug d’un État qui l’est, lui, raciste. Sinon dans ses principes, du moins dans sa politique ordinaire. Vous savez bien que s’en prendre à Israël est, dans ce pays, LA faute impardon¬nable, celle qui vous met au ban de la société, vous traîne au banc d’infamie. Ce qui est arrivé à Siné est somme toute banal. L’accusation a été d’abord portée sur une radio par un agent d’influence israélien coutumier du fait (comment s’appelle-t-il, déjà ? Sarkolovitch, un nom comme ça). Siné, fort naturellement, traîne ce peigne-cul en justice.
Mais le plus triste, à mes yeux, est l’absence de réaction de la plupart des rédacteurs de Charlie, les collègues de Bob : les vieux de la vieille se retournent, gênés, dans leur couche ; ou font mine de ne pas comprendre ; ou, pour les plus fringants, toussent un peu en tétant leur havane : ils ont l’excuse d’être vieux, amortis, décorés, malades, voire déjà morts (seul Willem, à l’heure où je rédige, a signé la pétition de soutien). Les jeunes, eux, n’ont aucune excuse, sauf de préserver leur carrière (mais vu le barouf que provoque l’affaire, on va peut-être trouver des résistants de la dernière heure…). Autrefois, c’était surtout la page 3 qui salissait les semelles quand par mégarde on marchait dessus ; aujourd’hui, c’est tout le journal qu’il vaut mieux contourner, quand on le croise sur un trottoir. À la rigueur, si l’on est superstitieux, on peut y mettre le pied gauche.
Bernard LANGLOIS.
http://www.politis.fr/L-affaire-Sine,4287.html
Pour signer la pétition pour soutenir Siné :
http://www.soutenir-sine.org/
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Après la mise en ligne de l’article intitulé «Fichier Edvige : le ministère refuse de s’expliquer» (lire Quotidien du 11 juillet), la place Beauvau a finalement réagi par la voie d’un email envoyé par son porte-parole, Gérard Gachet (photo), à Têtu.
Il vient conforter les inquiétudes suscitées par le décret.
Dans sa réponse, le porte-parole établit clairement que le décret vise à permettre le fichage de militants homosexuels ou séropositifs.
Il développe un argumentaire qui ajoute d’autres inquiétudes à celles ayant déjà provoqué la colère et la mobilisation des associations LGBT,de syndicats et de partis politiques et procède à une attaque en règle de la Commission nationale Informatique et Libertés (Cnil).
«Les données sur la santé ou la sexualité ne sont pas enregistrées pour
elles-mêmes», explique Gérard Gachet.
Leur mention n’est autorisée que pour un besoin incident lié à une activité.
Dans le domaine du renseignement, il s’agit essentiellement du militantisme.
Ainsi, pour pouvoir enregistrer que quelqu’un est responsable d’une association professionnelle d’homosexuels, il faut autoriser,au titre de l’association, la caractéristique dite sensible.
De même un militant d’une association servant une cause médicale, qui aurait participé à une intrusion violente dans un ministère ou une préfecture, sera intégré au fichier avec la finalité,médicale, de sa cause.
Ce ne sont donc pas les personnes qui en tant que telles sont
caractérisées.»
L’homosexualité et la séropositivité seront donc toutefois bien fichées «pour un besoin incident lié à une activité» militante.
En clair, l’orientation sexuelle des individus ne sera pas fichée en
tant que telle, sauf si ces individus sont militants d’une association de défense des droits des gays et des lesbiennes.
De même, un militant défendant les séropositifs qui mènerait une
action choc dans un lieu public sera «intégré au fichier avec la finalité, médicale, de sa cause».
La réponse du porte-parole de Michèle Alliot-Marie propose une interprétation du décret qui est en contrariété directe avec la loi du 6 janvier 1978, dite loi Informatiques et libertés.
En effet, l’article 8 de cette loi, visé par le décret créant «Edvige», prévoit qu’«il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel […] relatives à la santé ou à la vie sexuelle [des personnes]».
Par ailleurs, le porte-parole de Michèle Alliot-Marie soutient, contrairement à ce qu’avait souligné la Cnil dans son avis du 16 juin 2008, que les données relatives à la santé et à la vie sexuelle ont toujours été enregistrées dans les fichiers des services de renseignements.
Or, le décret du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les renseignements généraux ne permettait pas l’enregistrement de données relatives à la santé et à la vie sexuelle.
Enfin, Gérard Gachet estime que «le communiqué de la Cnil est inexact» sur certains points ; il minimise également le rôle de l’avis de l’organisme sur les modifications apportées au projet de décret.
Le porte-parole de Michèle Alliot-Marie insiste sur le fait que c’est
essentiellement l’avis du Conseil d’État qui a conduit la place Beauvau à apporter des modifications.
Têtu regrette que l’avis du Conseil d’État n’ait pas été alors rendu public et invite le gouvernement à le faire.
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=13236
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