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Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
de : La Louve
dimanche 3 octobre 2010 - 11h06 - Signaler aux modérateurs
60 commentaires

+ doc word à la fin.

NB : Pour celles et ceux qui ne veulent pas lire ma « bafouille » du début, les propositions (déjà évoquées il y a 2 ans...) sont en page 5.

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de La Louve

 Nous ne sortirons pas du piège dans lequel nous sommes actuellement (les retraites ne seront qu’un apéritif, je le crains) si nous ne reprenons pas à bras le corps le travail de construire en même temps qu’un mouvement social, un projet politique nouveau qui offre des perspectives enthousiasmantes et crédibles.

En écoutant encore les "partis de gauche", "de droite", le gouvernement, certains représentants syndicaux... hier soir à la télé après la manifestation, je me suis encore une fois demandé :

"SOMMES NOUS REPRÉSENTÉS" ?

Il faut se reposer la question, justement aujourd’hui.

Elle est terriblement d’actualité il me semble, et il faut la prendre au sens strict, et dans toute son ampleur.

Sommes nous représentés (c’est à dire, sommes nous correctement représentés, nos intérêts fondamentaux sont-ils correctement défendus par celles et ceux que "nous" avons élu-e-s ?) ?

Répondre à cette question implique de répondre d’abord à une autre question : qu’est ce qu’être "Représenté" ?

Tant qu’on ne répondra pas à des questions en apparence aussi simples, on ne démasquera pas à fond l’énorme hypocrisie politique que constitue, particulièrement aujourd’hui, la démocratie dite "représentative" dans laquelle nous vivons, nous tournerons en rond.

Tant qu’on ne répondra pas à ce genre de questions, on ne démontrera pas à quel point aujourd’hui même, nous sommes éloignés du meilleur de ce qu’aurait pu donner, de ce qu’on aurait pu tirer de cette démocratie bourgeoise pour le mouvement ouvrier.

Tous les écueils pointés autrefois dans la séquence 1848/1871 , les conditions de 1871 (La Commune), existent encore (sous d’autres formes éventuellement) dans "la Gauche".

On n ’y voit définitivement, majoritairement, qu’une bande de salopards qui a toujours manœuvré, finalement, pour l’ennemi de classe, se payant des diverses miettes que le vrai pouvoir laissait tomber, avec des airs de "ne pas y toucher", pour, toujours, finir par abandonner le pouvoir aux tyrans les plus vils au moment où la révolution prolétarienne pouvait se réveiller.

Comme disait Prosper Lissagaray dans son ouvrage sur La Commune : "Trois fois, le prolétariat français a fait la Révolution pour les autres ; il est mûr pour la sienne. Les lumières qui lui manquaient autrefois ne jaillissent maintenant que de lui."

Conclusion d’étape :

Non, nous ne sommes pas représentés. La séquence actuelle retraites/nationalité le montre.

Nous sommes donc dans l’obligation absolue de reprendre "nos affaires" en mains.

 Nous sommes aujourd’hui, face à un tournant historique (fascisation du régime de gouvernement en France) dans un moment charnière où la citation de Lissagaray pourrait à nouveau prendre chair, se vérifier.

Sur le sujet des retraites, qui va au-delà de la question technico-financière dans laquelle on veut nous enfermer et qui est un vrai "sujet de société", de CHOIX de société, on ne peut pas tout faire reposer sur le mouvement social et les syndicalistes.

Si le syndicalisme ne peut être "apolitique" comme le prétendent certains de façon hypocrite, s’il est impératif que le syndicalisme soit dégagé de liens avec les PARTIS politiques (ce qui est loin d’être le cas !), il ne peut pas non plus tenir lieu d’organisation politique au sens strict, en tout cas, pas pour des communistes ou des socialistes révolutionnaires.

Or, c’est une tendance forte actuelle dans de nombreux "partis de gauche" d’être "à la remorque" des syndicalistes, de vouloir les utiliser, les instrumentaliser.

C’est lâche et en plus, c’est nous prendre pour des abrutis, car on voit très bien que les manteaux qui sont sur les épaules de Martine, Vincent ou Jean Luc, par exemple, sont les nôtres, qu’ils viennent des combats de classe que NOUS menons, en général sans leur aide, dans les entreprises, et qu’eux n’ont pas la légitimité pour les porter ainsi. Encore moins pour les revendiquer comme étant "les leurs" !

Il nous faut donc "nos deux jambes", on doit travailler aux deux : construction du mouvement social et construction du mouvement politique.

Un seul mouvement social ne règlera pas tout.

On doit travailler, j’en suis plus convaincue que jamais, à pouvoir aller vers la démocratie prolétarienne, y travailler en prenant appui sur les sujets de lutte actuels, pas par opportunisme politicien petit-bourgeois, mais parce qu’ils sont le cœur du rapport d’exploitation qui fonde le capitalisme.

Une telle construction sera à la fois une cause et une conséquence de la réussite de la lutte engagée contre la réforme des retraites.

Oui, il faut une force politique, y compris protéiforme, populaire, révolutionnaire, et un projet politique nouveau à opposer à la droite, pour arracher le bras armé de la politique du Capital (quelle que soit la "couleur de ce bras").

Cela ne sortira pas de terre "tout seul" en revanche, et il faut y travailler ensemble.

Je dirais pour conclure qu’il y a une grande différence entre vouloir "mettre fin à la 5ème République ", vouloir "redistribuer les revenus du travail", "restaurer le parlementarisme"...c’est à dire proposer, par exemple, une "république sociale" ou une "démocratie progressiste", et proposer un projet politique de démocratie "prolétarienne" ou "du travail".

Il ne suffit pas de dire (ni même de vouloir) que "la démocratie c’est la proportionnelle, c’est le parlementarisme"...

Comme si la question de la démocratie réelle pouvait se régler à coup de mécanismes de contrôle, de "checks and balances" comme on dit chez les anglo-saxons.

Comme si la construction du cadre moderne (bourgeois) de démocratie ne posait pas un problème fondamental, insoluble, dans des modifications qui sont vouées à rester " à la marge"...comme si cette construction politique ne "cachait" pas "quelque chose" !

Il ne suffit pas de dire que la lutte contre le "néolibéralisme" ou contre les "dérives de la social-démocratie" impliquent (et seront résolus par) une "meilleure redistribution des richesses "et par la "gestion publique des banques" (sic)...par exemple.

Il ne suffit pas, non, car, soit tout cela est très flou ("redistribuer les richesses", on peut en faire une échelle de 1 à 10 et je pense qu’on peut trouver "à gauche" des tas de gens qui penseront qu’à 1 on a redistribué et qu’à 10 on peut aller plus loin...), soit tout cela est très ancien, absolument pas nouveau et a déjà démontré par la preuve, autrefois, que ce n’étaient pas des solutions à nos problèmes (même si nul doute que c’est mieux que ce que nous vivons aujourd’hui).

Il y a une grande différence, une différence de taille entre ces deux conceptions de "la politique par le peuple pour le peuple", celle qui est actuellement prégnante dans la pensée politique dominante, et celle que nous souhaitons, nous, communistes, construire.

Cette différence, c’est la manière dont on envisage, dont on analyse, la question de la propriété du Capital, la question des rapports de domination et d’exploitation dans le travail, et les réponses que l’on entend y apporter.

C’est la place que l’on souhaite donner ou ne pas donner (ou plutôt que l’on souhaite permettre de laisser prendre) au "monde du travail".

Les coups que l’on souhaite porter à la propriété privée des moyens de production.

Il y a une différence de taille donc, c’est l’exigence, le degré d’exigence que l’on se donne la liberté d’avoir, pour nous mêmes, dans nos combats politiques.

Que veut-on et jusqu’où le veut-on ?

Est ce que l’on considère que nous menons une lutte pour notre libération ou pas ?

Dans ce cas, quelle est cette liberté que nous, communistes, nous prétendons permettre ?

Une liberté de pure forme, un égalitarisme de façade, en vogue chez les socio-démocrate et les démocrates chrétiens ?

Ou enfin, une égalité des chances réelle ?

Est-ce qu’on se résout à aller extirper le mal à la racine (le système capitaliste) ou est ce qu’on continu à ne faire que des "pets de bouche" ?

Est ce qu’on veut l’esclavage, la pauvreté, la peur au ventre ? Ou, est ce qu’on veut la liberté ? Et jusqu’à quel point on la veut ? Qu’est ce qu’on entend par là, "liberté", au fond ?

En quoi s’estime-t-on enchainés aujourd’hui, nous, les travailleurs ?

Certain-e-s vont en profiter, comme toujours, pour dire que je suis donc (évidemment) une ennemie de classe, puisque je dis qu’il faut d’abord, inlassablement, dénoncer les Tartuffe des "partis de gauche"...

Pourquoi eux autant que la droite (mais sur des bases différentes) ?

Parce qu’ils nous représentent, qu’ils disent, mais qu’ils ont prostitué presque tous les idéaux dits "de gauche" dont le premier a toujours été LA LIBERTÉ (et les libertés) du PEUPLE, la LIBÉRATION de celui-ci, et que ces libertés devaient être socialistes puisque la majorité (donc la loi, en "démocratie") de ce PEUPLE, ce sont LES TRAVAILLEURS actifs, passifs non actifs....

Et qu’ils s’apprêtent à RECOMMENCER !

Parce qu’ils ont donné aux libertés un contenu sociétal complètement creux, et qu’ils ont juste "oublié" qu’il n’y a pas de liberté à celui qui a le ventre creux, à celle qui est exploitée, et surtout ils ont manifestement "oublié" pourquoi et comment cette exploitation-là est possible et ne se battent plus réellement contre cela.

Parce qu’ils refusent, encore aujourd’hui, et malgré leurs grosses voix, leurs poings serrés, leurs poses de nouveau martiales, ils refusent déjà de mener le combat pour lequel ils se font ou veulent se faire élire pourtant, et payer grassement. Le taux de participation ridicule et effarant à l’Assemblée lors du vote récent de la loi sur l’identité nationale et la nationalité le démontre encore.

Ce combat est d’abord en notre faveur, pour nous, nous le peuple du travail, le peuple des travailleurs, et d’abord, en notre sein, le peuple des usines, des chantiers et des travaux de force, mais aussi celui des vendeurs chez H&M, des téléopérateurs chez SFR, le peuple des ouvriers largement entendu.

Pas celui d’une "fiction" qu’ils appellent aussi "peuple", sur le mode de définition des universités de droit bourgeoises, et qu’ils ne veulent plus définir.

J’aimerais savoir, s’ils ont, aujourd’hui, ce qui a toujours fait défaut à "la gauche" face à la "droite", ce que nous avons toujours négligé, reporté à demain, comme si cela devait jaillir d’un "grand soir", c’est à dire un projet politique, une nouvelle conception de la citoyenneté.

L’ont-ils ? L’envisagent-ils seulement ?

Je n’ai encore jamais entendu aucun d’eux à ce jour, même le plus sympathique, proposer, par exemple, que la citoyenneté soit fondée non plus sur la nationalité, (cette notion qui est, particulièrement en France, tellement retorse), mais sur le travail, les services rendus à la collectivité...

Qu’ont-ils à opposer, autrement qu’en belles phrases et en blabla vrombissant, comme construction politique, face à la démocratie bourgeoise ?

Quelles sont leurs analyses politiques de cette dernière (et non pas des analyses politiciennes, voire, carrément politicardes) ?

J’aimerais savoir comment on "redistribue les richesses" dans leur "république sociale" ou "de progrès", si les exploiteurs sont toujours les mêmes, si les exploités sont toujours privés de réalité politique, et qu’on continue de se contenter d’une pâle représentation du monde du travail ?

Regardez par exemple l’Assemblée nationale !

Où est le monde du travail salarié, majoritaire ?

Celui qui va directement en prendre pleine la figure si nous ne parvenons pas à arracher la victoire sur les retraites ? Celui qui est poursuivi dans la rue pour sa couleur de peau ?

Il est minoritaire, et sa diversité au sein de cette minorité, n’est même pas assurée puisque les fonctionnaires de l’éducation nationale y sont parmi les plus nombreux.

Y a t il à l’Assemblée, des femmes de chez Arena ? Des gars de chez Goodyear ? Des gens des bureaux d’études ? Des postiers ? Des gaziers ? Des chômeurs ? Des retraités ? Des caissières du Monoprix ? Des noirs, des jaunes, des blancs, des rouges ?...

Mais pourquoi cela ne serait pas possible ?

Et pourquoi on ne se pencherait pas aussi sur ce problème là ?

Quitte à multiplier les Assemblées, quitte à les tenir dans les salles des usines ?

La réponse tient dans une phrase : il faut préserver le système capitaliste. Or, la démocratie populaire et prolétarienne serait un coin dans le capitalisme.

Puisque manifestement nous ne pouvons pas compter sur grand-chose d’autre que sur nous même, et puisque je pense que le contexte actuel se prête de plus en plus à une telle élaboration en commun, je remets donc sur le tapis de la discussion ces quelques propositions pour un projet politique qui porte un nom simple "démocratie populaire et prolétarienne".

_____________________________

Premières propositions pour un projet politique alternatif et pour un changement de société

D’abord, il faut que nous travaillions, toutes et tous, en ayant à l’esprit, constamment, que ce système capitaliste que nous voulons jeter à bas fonctionne AUSSI grâce à des " règles" simples (pratiques, possessions, normes, lois...) qu’il convient d’abolir partout dans le monde, et notamment, pour ce qui nous concerne, en France et en Europe.

Ces règles ont nom :

 l’exploitation, par le propriétaire du capital, de la force de travail du salarié qui doit la vendre pour pouvoir vivre,

 la propriété privée des moyens de production,

 la recherche constante du profit maximal et son absence de redistribution aux producteurs (nous),

 la liberté des échanges économiques et la régulation de la concurrence,

 la possibilité de spéculer financièrement

 la répression, au besoin par la violence, de toute forme de contestation du capitalisme comme système prétendument valable pour assurer le bonheur de l’humanité.

Aussi, convaincus que le capitalisme économique comme politique, n’est pas amendable, qu’il ne peut pas faire simplement l’objet d’améliorations, et convaincus aussi que le jour est arrivé de faire naître, par tous moyens, la possibilité pour l’immense majorité d’entre nous, travailleurs en devenir, actifs ou non actifs, retraités, de se libérer et enfin, de ne plus vivre dans les fers, de ne plus vivre dans la crainte, et de construire un nouveau monde, nous formons ici le projet de détruire le capitalisme et de nous donner un nouveau système économique, politique, et social, et nous proclamerons bientôt, j’espère, la nécessité de faire advenir la démocratie populaire et prolétarienne.

Car seule une démocratie populaire réelle pourra assurer enfin le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

—> Évidemment, tout ce qui suit (comme ce qui précède), est à tout le monde, c’est à critiquer, à améliorer, à discuter...

20 PRINCIPES POUR CONSTRUIRE UNE DÉMOCRATIE POPULAIRE ET PROLÉTARIENNE

1. Nous ne voulons plus êtres des exploités, mais nous ne voulons pas être des exploiteurs.

Nous ne voulons plus subir et nous ne voulons plus que nos semblables subissent l’exploitation, les privations, la faim, la peur, la misère, la maladie, la guerre, la solitude.

Nous voulons "le pain, la liberté, la santé et l’éducation" pour la plus grande majorité des habitants de la France, quelle que soit leur couleur, et nous souhaitons qu’il soit pourvu à chacun selon ses besoins.

2. Nous voulons préserver la nature, protéger l’environnement, lutter contre les pollutions de l’air, de la terre et des eaux.

A ce titre, évidemment, nous les déclarons bien non marchands, non commercialisables et dignes de la plus grande protection possible.

Les terres appartenant aux exploitants agricoles de type industriel seront saisies et partagées entre les petits exploitants qui le désirent. Aucun de ces biens ne pourra faire l’objet de spéculation ni de financiarisation.

De même que les matières premières, notamment celles nécessaires à la nourriture ou la santé, ne pourront faire l’objet de spéculation, contrairement à ce que nous connaissons actuellement.

Les énergies alternatives non polluantes seront favorisées. La question de l’énergie nucléaire devra faire l’objet d’une grande consultation populaire fondée sur une information complète (notamment, illustration du cas Areva/Niger...). Toutefois, la fabrication et la commercialisation de "bio-carburants" sera interdite pour l’heure compte tenu de leur haut potentiel de destruction pour l’équilibre environnemental mondial.

3. Nous devons déclarer illégale la propriété privée des moyens de production et nous devons favoriser l’auto-gestion, éventuellement, les nationalisations, mais aussi les coopérations, les groupements publics et les associations.

Car qui contrôle la propriété et l’utilisation des moyens de production contrôle la possibilité de la redistribution réelle des richesses produites par les travailleurs.

4. Nous voulons une démocratie réelle, une démocratie fondée sur ce qui unit réellement aujourd’hui la grande majorité d’entre nous, c’est à dire, le travail salarié, une démocratie qui soit établie par et pour les travailleurs et les classes qui décideront de les soutenir, pour défendre et protéger nos intérêts avant toutes choses.

Cette nouvelle démocratie doit prendre corps dans les lieux de travail et de production, dans les institutions bancaires et financières, et le gouvernement du peuple doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour que ces réformes voient effectivement le jour.

5. Nous sommes lassés de l’absence de représentativité des institutions politiques de ce pays.

Nous voulons des parlements qui soient à l’image de ce qu’est le pays, et où l’on puisse voir enfin des chômeurs, des ouvriers, des étudiants, des mères de famille, des intermittents, des salariés, des handicapés... devenir des mandataires du peuple.

Pour cela il faut mettre en place des réformes profondes permettant l’engagement politique accru des citoyens qui le désirent.

Cela implique plus de temps libre, mais aussi plus de moyens, pour assurer la garde des enfants, par exemple. Pour se former aussi.

Il faut également préparer la constitution d’assemblées législatives locales qui travailleront avec l’assemblée législative au niveau national.

6. Nous voulons une citoyenneté qui soit fondée sur le travail, la contribution aux charges publiques, à la solidarité ou aux progrès liés à la recherche et à l’enseignement.

Pas sur la nationalité. Pas sur le hasard de la naissance.

Car nous savons que pour beaucoup de personnes n’ayant pas la nationalité française néanmoins, la France est leur pays, ils l’aiment et ils la considèrent comme tel.

Ils y travaillent, ils y vivent, ils participent à la vie économique, culturelle, de ce pays.

Nous déclarons que l’immigration est toujours une chance de développement pour un pays, et jamais un fardeau. Elle apporte renouveau culturel, philosophique, richesse intellectuelle, richesse matérielle, regain de forces de travail, rajeunissement des populations.

En 1793, nos ancêtres ont pensé que c’était une idée révolutionnaire que de reconnaître la citoyenneté à quiconque apportait la preuve en actes de son désir de vivre collectivement dans une société donnée. Malheureusement cette idée n’a jamais été appliquée : qu’à cela ne tienne, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Voici ce que disait cette disposition constitutionnelle :

"Tout homme né et domicilié en France, âgé de seize ans accomplis ; - Tout étranger âgé de seize ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse un français - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité - Est admis à l’exercice des Droits de citoyen français."

Idée révolutionnaire oui, et ainsi, la citoyenneté étant fondée sur de nouvelles bases, la souveraineté appartient au peuple, et il l’exerce directement par la voie de la pétition et du référendum, ou indirectement par le biais des représentants qu’il se sera librement donnés.

7. Nous pensons que les progrès de la technologie permettent aujourd’hui d’envisager, notamment, une démocratie bien plus directe qu’elle ne l’a été jusqu’à présent, dans la mesure toutefois où les inégalités technologiques existantes seront drastiquement réduites.

Des budgets importants seront consacrés au développement à l’extension, des nouvelles technologies.

8. L’Etat français doit-il rester une République ? Ne peut-il devenir une Commune ? Autre chose (toute forme de pouvoir personnel étant exclue) ?

Le souverain est le peuple-classe réuni en assemblées légalement constituées.

Son régime politique est celui de la démocratie populaire et prolétarienne.

Il devra impérativement se donner une constitution qui garantisse politiquement sa nature de démocratie prolétarienne sans oublier que notre but ultime est le dépérissement de l’Etat.

9. L’exercice, par les travailleurs eux-mêmes et leurs alliés objectifs, de charges publiques et de mandats, ne pourra donner lieu à enrichissement personnel ni à aucun privilège autre que l’immunité de parole destinée à assurer la totale liberté des débats politiques dans toutes les institutions du pays, y compris dans la fonction publique et dans l’armée.

Un élu du peuple, un délégué, un représentant, ne pourra pas gagner plus que le montant de son dernier salaire, plafonné à 3.000 euros par mois, et pas moins que le minimum indispensable à la survie soit 1600 euros par mois. Sachant que la République pourvoira à tous les besoins nécessaires à l’activité de ces personnes.

Les mandats, quels qu’ils soient, et les postes, sont non cumulables, et leur renouvellement est limité. La conception des partis politiques doit être profondément renouvelée. Le retour au monde du travail sera facilité et encouragé, et les discriminations strictement combattues.

La corruption, la prévarication, le népotisme seront sévèrement punis par la déchéance des droits civiques, la publication du jugement, et un travail d’intérêt général, notamment.

10. Les bâtiments abritant actuellement les institutions de la démocratie bourgeoise (Palais de l’Elysée, Palais de Matignon, Ministères somptueux....) et leurs dépendances seront transformés en bâtiments publics (crèches, écoles, universités, musées, bibliothèques..) et en logements sociaux.

La démocratie populaire ne doit pas se loger dans des conditions indécentes de splendeur et de faste. Cet Etat moderne, cette marche vers le socialisme, ce n’est pas une idole fardée, avide, corrompue, c’est seulement un cadre nécessaire, à ce stade, au développement de la révolution prolétarienne et socialiste.

11. Nous réaffirmons, avec le Conseil National de la Résistance et le gouvernement qui en fut issu en 1946, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

"La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances."

12. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale, adhérer au syndicat de son choix et exprimer librement sur tout lieu où il se trouve, ses opinions en matière syndicale.

Le droit de grève s’exerce de manière illimité, sans restriction et autant que de besoin.

Le droit de propriété privée ne peut pas faire obstacle aux droits des travailleurs à se défendre eux-mêmes.

L’entrave à ses principes sera sévèrement puni de peines d’emprisonnement.

13. Tout travailleur participe directement au travers des conseils de salariés, à la détermination collective des conditions de travail, ainsi qu’à la gestion des entreprises. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

14. L’Etat français n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.

Nous ajoutons que la République de France prêtera main forte et assistance, par tous moyens, à tous les peuples en lutte pour leur liberté et la conquête de régimes politiques allant dans le même sens d’une démocratie populaire, laïque et prolétarienne.

Si une armée devait être maintenue sur notre sol, notamment pour lutter contre les ennemis de cette nouvelle démocratie naissante, premièrement, elle devrait être profondément modifiée, et ensuite, elle ne pourrait se retourner contre le peuple-classe, et, en temps de paix, elle devrait être employée à des travaux d’intérêt général.

15. L’Etat français doit assurer à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Il doit garantir à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

Le peuple de France proclame son attachement à la solidarité et l’égalité de tous les citoyens devant les charges qui résultent des calamités qui frappent le pays.

16. L’Etat français garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte résidant sur son territoire à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.

L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés, ainsi que le développement d’une recherche indépendants des gros trusts capitalistes, est un des premiers devoirs de l’État.

La culture, le savoir, et l’éducation sont considérés comme des richesses non marchandes fondamentales qui appartiennent à tous et doivent bénéficier de la plus grande communication possible.

17. L’âge de la majorité politique doit être abaissé à 16 ans.

Il est anormal que des jeunes gens soient en âge de quitter l’école et de travailler, voire de payer des impôts et de contribuer par les taxes indirectes au bien public, mais ne puissent pas participer à la vie politique de leur pays.

Il est anormal que l’Etat puisse prendre des décisions qui les concernent directement, sur leurs collèges, leurs lycées… et qu’ils ne puissent pas participer à la vie politique de leur pays.

18. Nous réaffirmons la nécessité de la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) et la garantie de l’indépendance de la justice.

19. Nous affirmons ou réaffirmons également les principes de l’habeas corpus, des droits de la défense, de la proportionnalité des délits et de leurs peines, de la subsidiarité de la peine d’emprisonnement et de l’incarcération.

Nous nous engageons à abolir la loi qui punit l’évasion et la tentative d’évasion, et nous travaillerons à ce que le monde pénitentiaire et carcéral respecte la dignité des personnes et soit enfin à la mesure des objectifs d’une société réellement civilisée.

L’incarcération des personnes souffrant de pathologies mentales sera interdite et il sera accordé la plus grande attention au développement d’un système de soins psychologiques et psychiatriques dignes d’une société civilisée et progressiste.

20. Nous voulons affirmer la liberté d’expression et d’opinion comme un droit inaliénable et sacré pour toutes et tous, et nous voulons assurer la liberté de l’information par un pluralisme réel de la presse, ce qui ne peut être rendu possible qu’en réformant profondément le statut du journaliste et des agences de presse, en renforçant les moyens d’une distribution de la presse qui assure le pluralisme, en prononçant la dissolution des conglomérats de la presse écrite et télévisuelle appartenant à des multinationales (Bouygues, Lagardère, Bolloré...), la confiscation immédiate de leurs moyens matériels et financiers, et en veillant à ce que le principe de séparation des intérêts publics privés et gouvernementaux soit strictement respectés.

20 bis. Enfin, nous souhaitons qu’un jour le peuple de ce pays, dans toutes ses composantes, et au-delà, le monde, en sera arrivé, grâce à nos réformes, grâce à notre travail collectif permanent, à un tel degré d’émancipation, de bien-être et d’élévation spirituelle, que l’Etat, la police et l’armée pourront disparaître.

Nous nous engageons à œuvrer partout et toujours en ce sens, avec toutes les forces progressistes qui le voudront également et nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet politique.


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Commentaires de l'article
Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 11h34 - Posté par jihel

Bonjour,
j’aime bien l’article 16.
J’aime pas l’utilisation de Microsoft Word.
Peut être que ton texte , par ailleurs enthousiasmant et dont je partage/soutiens largement les idées, aurait trouvé une autre dimension en le diffusant dans un format informatique qui n’aurait pas été géré par justement un des plus gros trust capitaliste de cette planète.
C’est un peu comme voir O. Besancenot d’aller chez Drucker. Il n’avait pas grand chose à y faire.
Nos armes pour nos luttes. A chaque instant.
Pas facile mais c’est l’objectif.
En attendant,merci pour cette bonne idée de texte bien structuré.



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 11h36 - Posté par
Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 11h38 - Posté par Roberto Ferrario

J’aime pas l’utilisation de Microsoft Word.

mmm... mais graver sur de tablettes en pierre serait mieux non ?

Pffffffff....

RF


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 11h44 - Posté par

Admettons. Mais pour clore le débat car ce n’est pas celui ci qui m’intéresse là maintenant, je te signale que une fois réglée la question du programme, qui doit permettre au plus grand nombre de lire et partager, se posera la question du matériel sur lequel tu lis ce texte - tu as bien un ordinateur non ? C’est quand même pas toi qui l’as fabriqué jusqu’au moindre processeur non ? Bon. Voilà, donc la discussion est close, parlons de l’article 16 si tu veux puisqu’il t’intéresse.


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 04h49 - Posté par

jihel - 86.***.147.*
ton clavier c’est quoi et ton pc c’est quoi comme cartes ?


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 19h10 - Posté par phibre

si word t’exaspere..copier coller bloc note et on trans forme en pdf..on se bouge un peu..


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 12h17

une constituante----------------



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 15h45 - Posté par

Le mot est lâché (je vois qu’il y en a qui suivent :)), oui, une constituante.

Et pour nous communistes, évidemment ,cette constituante serait double (elle doit l’être), car ce projet (ou un genre de chose du même ordre) serait notre projet (nous sommes communistes, ou au moins ,nous nous définissons comme tels) et que je pense que nous pourrions, il faudrait, nous devrions, tenter de fonder la nouvelle organisation politique du prolétariat qui permettrait de porter ce projet dans la démarche de constituante.

Il n’est pas question de laisser ce genre de projet (je ne parle pas spécialement de la tentative de mettre en programme ces propositions, cela sera sans doute tout autre à la fin si nous nous y mettons) aux mains des organisations politiques actuelles. Ce serait déjà le début de la trahison compte tenu de ce que sont ces organisations (partie du problème plus que de la solution).

Mais bien évidemment aussi, cette démarche de constituante, portée et initiée par les communistes devra impérativement être tournée aussi vers celles et ceux qui se sentant intéressés et concernés, voire sympathisants, ne se définiront pour autant pas forcément comme communistes et ne seront pas forcément membre d’une nouvelle organisation.

Donc, double constituante oui, l’une au niveau de l’organisation des forces communistes (cela rejoint un peu le projet d’Assises du communisme des copains de gironde qui court depuis 3 ans) et l’autre à la fois liée et autonome, de la constituante destinée à accoucher non pas d’une nouvelle constitution mais de la constitution que nous espérerions annonciatrice, facilitatrice, d’un nouveau système tant politique qu’économique.

Bien évidemment aussi, je précise car pour certain-e-s qui ne me connaissent pas , ce ne serait sans doute pas très clair, il est hors de question de laisser croire que ce processus pourrait être équivalent à une démission des luttes de classe dans les lieux d’exploitation et que cela aurait vocation à les "remplacer "et à nous éviter de "faire notre boulot" là où il doit être fait AVANT TOUT.

Ce genre de projet ça ne peut être qu’une TRADUCTION des luttes du prolétariat, ce n’est pas une promesse de "révolution par les urnes" au sens où on l’entend dans la mesure où il est hors de question pour moi de faire croire (comme toute la gôôôôôche le fait depuis des décennies) que nous nous sortirons de l’ornière avec un bulletin de vote !

Vote il y aura oui mais ce processus, cette constituante, ne sera qu’une étape d’une longue ,très longue lutte qui s’appelle lutte de classe et qui est à mener au quotidien jusqu’à ce que le capitalisme crève partout dans le MONDE, quel que soit le gouvernement, là où se joue l’affrontement capital/travail.

Elodie

Ps : compte tenu du fait que les commentaires ne doivent pas être trop longs pour pouvoir être lus, que je pense, vraiment, et bien au delà de ma "personne", que c’est un sujet globalement d’actualité et urgent, donc auquel on doit travailler, merci aux uns et aux autres d’éviter le procès d’intention direct et de, si possible, me poser des questions ou de me demander de clarifier tel ou tel point, plutôt que de me prêter des idées ou des objectifs qui ne sont pas ceux que j’ai en tête !!! Je répondrai à toutes ces questions, dans la mesure du possible, s’il y en a. Et bien sûr à chacun aussi de développer les points qui lui semblent importants, positifs ou négatifs


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 14h39

Texte formidable , évidemment ( quel lecteur de blc peut etre contre l’essentiel de ce texte ?), mais quel est son objectif ...est ce un programme politique ? c a d , est- ce une base pour prendre le pouvoir par les elections ? et sinon ?



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 15h57 - Posté par

C’est incroyable comme le sens des mots a pu être vicié, dévoyé, perverti. Mais je le savais et j’en avais conscience en ré-écrivant et republiant ce texte. Donc, je précise

En quoi "POLITIQUE" appelle -t-il immédiatement "ELECTIONS" ?! Et dans quel cadre en plus !?

Alors OUI c’est un PROJET politique ( comme une esquisse avant un tableau), et d’une certaine manière un programme aussi, mais un PROGRAMME de TRAVAIL à RÉALISER PAR LE PEUPLE-CLASSE lui même (et non pas à faire réaliser par quelques poignées d’experts ENARQUES).

JE prends les choses à l’envers, si VOTE il devait y avoir dans un processus de constituante, les choses sérieuses ne feraient QUE COMMENCER, et non pas aboutir ! Le vote, l’élection, les élections, ça ne peut plus être "la fin en soi", ça ne devrait être que le début d’un processus.

NON ce n’est pas une base pour prendre "le pouvoir par les élections".

Je le redis et le répète, non et non. Ce n’est pas "Vive la révolution par les urnes, votez Dugenoux il lavera plus blanc que blanc" - présenter cette modeste tentative de définition comme ça c’est je le dis clairement, trahir l’esprit de ce texte. Ce n’est PAS ce que je propose, je ne propose pas un coup à la Tonton en 1981.

Comment dire....c’est un projet politique pour tenter d’avoir une ossature à un nouveau "cadre" pour "gérer" (je n’aime pas les mots précédents mais je n’en vois pas d’autre là tout de suite) une situation politique nouvelle qui naitrait de la montée, de la constance, de la radicalisation et de la fermeté des luttes de classe sur les lieux d’exploitation,pour leur permettre d’aller "à leur terme" (terme que je ne peux pas prévoir et qui dépend des travailleurs engagés eux-mêmes !), le plus loin possible, et pour redonner du souffle à un mouvement social qui ne peut pas vivre "seul".

En gros. Est ce plus clair ?

Elodie


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3 octobre 2010 - 16h46 - Posté par

Ce n’est pas plus clair

j’essai , si "election" ne vous convient pas , pourquoi pas , mais je ne comprends pas ce que vous dites aprés dans le dernier paragraphe....ce que vous proposez est ce une révolution avec des sortes de groupes constitués dans les entreprises ....les quartiers...que sais -je....


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 01h25 - Posté par Mouton Noir

Lire Patrick Mignard (textes sur Bellaciao notamment) pour une analyse aussi lucide que pertinente de la portée et de la signification des élections dans la société française d’aujourd’hui. Pour faire bref, rien n’est moins POLITIQUE que les élections aujourd’hui !

Ce qui est politique, c’est de reprendre concrètement ses affaires en main sur le terrain, et en particulier dans le champ économique. Les coopératives en sont l’une des formes possibles, éminemment plus politique que les élections.

Faire de la politique, c’est ouvrir réellement le débat sur la façon dont nous voulons vivre, échanger et produire ensemble - et oser l’expérimenter.

Et là ceux d’en face commenceront à s’inquiéter vraiment, alors que pour l’instant ils rigolent...

Mouton Noir


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4 octobre 2010 - 11h58 - Posté par

Salut Mouton noir, mon camarade !

Je suis la plupart du temps en accord avec bcp de ce qu’écrit Patrick Mignard, notamment sur ses constats et analyses,( un peu moins avec ces propositions parfois qui me semblent manquer d’ossature). Mais globalement, oui, il apporte beaucoup au débat (et je te remercie de me l’avoir fait découvrir d’ailleurs ;)).

Cela étant dit, je crois que la question des élections comme mode d’action politique doit être nuancée : la politique évidemment ça ne se résume PAS aux élections, et A FORTIORI certainement pas dans le système actuel (ni d’ailleurs dans une "6ème république" ou une "république sociale" sauce socialo-caca à la Montebourg-Mélenchon et cie car je ne suis même pas certaine que "la République" soit encore un cadre pertinent), MAIS il ne faut pas non plus "jeter le bébé avec l’eau du bain" , des votes et des élections on en aura toujours besoin (je pense que c’est ce que tu as voulu dire non ?) ne serait-ce que dans les conseils ouvriers par exemple, pour choisir non ses "chefs" mais ses délégués. La question c’est leur nature, leur organisation et le cadre dans lequel elles se tiennent.

Elodie


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4 octobre 2010 - 16h06 - Posté par Mouton Noir

Exactement. Pour preuve, les zapatistes ont bien des élections, mais dans un système ô combien différent ! - et qui constitue à mes yeux l’une des plus intéressantes expériences de ces dernières décennies pour ce qui est de (ré)inventer de nouvelles formes de démocratie et d’exercice du pouvoir.

Je suis ça avec beaucoup d’intérêt et j’espère que nous aurons prochainement l’occasion de nous en inspirer en France.

Mouton Noir


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4 octobre 2010 - 17h13 - Posté par

mais dans un système ô combien différent ! - et qui constitue à mes yeux l’une des plus intéressantes expériences de ces dernières décennies pour ce qui est de (ré)inventer de nouvelles formes de démocratie et d’exercice du pouvoir.

Pourrais tu nous en dire un peu plus s’il te plait ?


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 22h39 - Posté par Mouton Noir

Oui mais pas tout de suite... promis je vous prépare un petit topo là-dessus.

Mouton Noir


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5 octobre 2010 - 23h39 - Posté par

Quand tu auras le temps ! a très plus ;)


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 15h06

Ton projet séduit les militants que nous sommes et le projet partagé proposé par la direction du PCF peut en inclure l’essentiel. Mais ce qui me préoccupe actuellement avec le mouvement social en pleine expansion c’est la participation active de chaque travailleur et retraité avec la jeunesse étudiante et lycéenne à construire son avenir sans délégation de pouvoir quelconque . L’intersyndicale joue encore un rôle modérateur et pourtant nous sommes impatients de bloquer le pays rapidement malgré les freins bureaucratiques des apparatchiks, délégation de pouvoir oblige.

Tes propositions peuvent imprégner les masses dans le développement de l’action et parce que le capitalisme et ses représentants sont dans le refus de tout compromis face à sa crise dramatique. Le peuple mobilisé peut très bien inventer sa république populaire avec notre aide et balayer ceux ou celles qui veulent s’arroger le pouvoir de dire et de décider comme certains sociaux-démocrates du PS ou certains pseudo-révolutionnaires du PCF ou du NPA-Parti de gauche . Il faut éviter à tout prix à l’heure actuelle le pouvoir des apparatchiks médiatisés ou autres éminences grises qui manipulent en coulisses. Nos réunions sont vivantes et pleines de propositions des camarades aujourd’hui avec cette lutte de classe en pleine effervescence . Devant le développement des luttes nous revoyons reparaître des "silencieux" et des "résistants" de fraîche date à nos côtés avec des propositions encore plus radicales comme toujours dans des moments historiques ou le peuple se remet en mouvement . Soyons ouverts mais lucides en ne laissant pas des nouveaux apparatchiks s’emparer de la révolte des masses populaires pour la dévier vers une voie 6ème république ou les élites se tailleront encore une fois la part du lion.

Ton projet démocratique doit permettre aux meilleurs d’entre nous d’expérimenter l’autogestion dans les entreprises et collectivités publiques, de former les salariés et la jeunesse à ce processus économique égalitaire de qualité dans le travail. L’interpénétration du syndical et du politique peut permettre à chaque travailleur d’être son propre dirigeant, son propre artisan dans son domaine de prédilection en communion avec ses camarades de l’entreprise. La société nouvelle que tu estompes dans tes propositions n’est pas utopique, mais plutôt en phase avec le processus actuel du combat de classe contre la bourgeoisie qui ne s’avouera vaincu en tant que classe qu’avec la disparition de la propriété privée des moyens de production et d’échanges et la fin du salariat et de l’actionnariat. Ce basculement du mode de vie qui devrait séduire les plus grandes masses n’est pas gagné mais nous devons le faire sinon l’adversaire de classe sortira l’artillerie lourde comme il l’a fait avec les deux guerres mondiales et la 3ème qu’il prépare au moyen - orient en est l’illustration dramatique et suicidaire.

Les peuples sont au pied du mur , ils doivent tout réinventer en extirpant le capitalisme de leurs habitudes de vie . Ils doivent éviter les faux prophètes et les dirigeants carriéristes et incapables . La qualité d’un peuple se juge à ses choix vertueux pour un humanisme social et économique appris par un travail de qualité non contraint . Les militants de ce combat séculaire sont aux premières loges en ce 21ème siècle prometteur pour l’avenir de l’humanité.

Bernard SARTON,section d’Aubagne



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3 octobre 2010 - 15h30 - Posté par

Ton projet séduit les militants que nous sommes et le projet partagé proposé par la direction du PCF peut en inclure l’essentiel.

Pardon Bernard mais je ne partage absolument pas ton avis et il est tout à fait hors de question pour moi de laisser planer le moindre doute là dessus. Ce projet est irrécupérable en tant que projet par aucun des "partis de gôôôôche" à l’heure actuelle (sauf à le désosser et donc à lui faire perdre ce qui en fait je pense en partie son originalité c’est à dire son caractère "systémique", faisant système, et les concepts politiques qui le fondent, ce que je refuse complètement) et il n’a certes pas vocation à être récupéré en vue d’une élection qui se plie aux règles de la démocratie bourgeoise.

En revanche (c’est subtil je sais mais lis correctement s’il te plait) oui, une élection comme l’élection présidentielle pourrait (c’est à débattre comment dans quel cadre etc) permettre de porter ce projet devant les médias A LA SEULE CONDITION qu’il soit bien clair que nous n’accordons aucun crédit à ladite élection et a fortiori dans le système de la démocratie bourgeoise.

J’y reviendrai, mais je voulais quand même immédiatement mettre le "hola" suite à ton message, qui me semble une illustration parfaite que tu n’as pas compris mon intention (donc que nous devons travailler encore).

Elodie


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 01h19 - Posté par Mouton Noir

Parfaitement d’accord avec LL, et je parle d’expérience... Le PCF est à cent lieues d’intégrer ne serait-ce que le vingtième de ces propositions. Il a totalement occulté pour finalement l’oublier toute perspective de remise en cause profonde du système économique en place, à commencer par la propriété privée des moyens de production et d’échange. Prononcez ces mots devant la plupart des dirigeants du PCF : au mieux ils vous regardent d’un air ahuri, au pire ils ricanent...

Mouton Noir


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4 octobre 2010 - 10h32 - Posté par

de porter ce projet devant les médias

A la relecture , je corrige , plus exactement quand je dis "ce projet" ce n’est pas "mon" projet, oeuf de course, mais "ce GENRE de projet",( je précise parce que bon....)

Elodie


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3 octobre 2010 - 15h49 - Posté par

Bernard,

Il vient un moment où il faut, pour continuer à vivre, OUVRIR LES YEUX.

JAMAIS (plus ?) le PCF (je ne parle pas de quelques groupes de militants épars, que je respecte), ne sera en état intellectuel, politique, humain, social.... de proposer un projet de DÉMOCRATIE PROLÉTARIENNE au sens strict, c’est à dire, que la CITOYENNETÉ soit fondée D’abord et avant tout SUR ET DANS "LE TRAVAIL", et pas dans LA NATION, MAIS DANS LE RAPPORT D’EXPLOITATION SALARIÉE, EN VUE DE DÉTRUIRE A TERME ET LE CAPITALISME ET LE SALARIAT ET L’ÉTAT, les poules auront des dents !

JAMAIS le PCF ne reprendre le chemin de la lutte de classe ! Réveille toi BERNARD !


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 17h46

Chere Elodie

ces propositions ne peuvent attendre l’occasion d’une echeance electorale pour etre lues et discutées a la telé,lors des corteges,assemblées etc...

elles sont imperativemment au present,en phase avec le developpement du mouvement,et comme
le programme de revendications,a etre discutées partout comme un point d’appui a l’auto organisation en cours.

merci de preciser que les principes ennonçés ne sont pas des promesses electorales repeintes en rouge,mais bien des objectifs a realiser des maintenant dans les luttes.

Au point 14 :“Si une armée devait être maintenue sur notre sol, notamment pour lutter contre les ennemis de cette nouvelle démocratie naissante, premièrement, elle devrait être profondément modifiée, et ensuite, elle ne pourrait se retourner contre le peuple-classe, et, en temps de paix, elle devrait être employée à des travaux d’intérêt général.”

dissolution prioritaire des forces de repression de l’etat bourgeois (CRS,GM etc) :

sans détruire l’armée bourgeoise et construire une certaine forme d’organisation militaire des travailleurs et des masses, il n’y a aucune possibilité de liquider le capitalisme et d’entamer la construction d’un Etat de type nouveau qui porte en lui son propre deperissement,donc fin des hierarchies militaires etc.

Le debat du present en cours, encore peu visible :

vendredi 1 octobre 2010

2 octobre 2010 : Une occasion pour défiler à 5 millions ou une occasion pour désigner 200 000 délégateurs de base ?

http://revolisationactu.blogspot.co...

Dimanche 3 octobre 2010

DECLARATION DU FRONT SYNDICAL DE CLASSE : PAR EN BAS

Par en bas

Déclaration du Front syndical de Classe

http://jacques.tourtaux.over-blog.c...



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3 octobre 2010 - 20h23

On en a mare du fric ! Devoir sans cesse vendre, acheter, spéculer, mandier ça suffit !

Ok, je pourrais même être d’accord avec toi. On fait comment donc ? Je veux dire, pour se passer de "fric", là maintenant tout de suite ?

Entre espoir et utopie complète (irréalisable "hic et nunc") c’est vrai il y a un pas que je ne peux pas franchir.

Ce ne sont pas des incantations irréalistes qui vont construire une révolution. Or nous sommes en train d’entrer dans une période que je pense pré-révolutionnaire. Ca peut basculer (mais vers quoi ? Une révolution est elle nécessairement socialiste ? bien sûr que NON !) mais ça peut aussi durer... en attendant que ça dure et que ça traine on fait quoi donc, avant d’entrer dans ce monde merveilleux (à voir...) que tu nous décris ?

Mais bon, je suis ouverte à tes propositions pour m’éclairer car là j’avoue que je ne vois pas (à part partager ta colère bien sûr...)



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
3 octobre 2010 - 22h14

Perso en tant que projet/cadre le texte d’Elodie me convient assez.

Il a au moins le mérite de fixer quelques principes de base que personne qui se dit de Gauche n’aurait du oublier.

Quant au ergotations sur le "salaire" des élus ou le "nombre de chaussures à fabriquer" ça relève de la nullité totale. De même que les imprécations sur le système d’encryptage du texte sous Word.

Comme si demain il fallait reconstruire les machines des usines confisquées au Capital sous prétexte que c’est Krupp ou Schneider qui les auraient fabriquées.

Je pense que contrairement à ce que dit Bernard Sarton, (même s’il est plein de confiance en son Parti), ce type de programme/cadre ne peut-être mis en oeuvre et surtout réfléchi et amélioré, que par une composante de toutes les forces révolutionnaire de bonne volonté et dans le cadre de nouvelles structures et de nouvelles formes d’expression d’une vraie démocratie prolétarienne.

La meilleure preuve de la chose, c’est que malgré la valeur révolutionneaire universelle des idées exprimées ICI par Elodie, AUCUN parti ni structure actuelle n’a jugé bon de penser, écrire en langage compréhensible par la majorité, et surtout populariser ce type de document.

Or comme je ne pense pas qu’Elodie soit un "génie", (même si elle a de nombreuses capacités d’analyse), les structure politiques qui prétendent nous défendre possèdent bien plus de moyens qu’elle pour sortir un tel texte...

Et le simple fait qu’elles ne l’aient jamais fait, ou même tenté, les met hors jeu en tant que telles de facto et les rend suspectes de tiédeur dans les faits et les actes.

Perso je souscrit pleinement à la majorité des idées émises dans ce texte même si je pense qu’il est perfectible dans des détails.

Et je tenterait au maximum de le populariser autour de moi, et d’en parler. Et pourquoi pas dans les structures ou j’ai gardé de bonnes relations jusqu’à aujhourd’hui.

Et surtout ça serait bien d’en discuter et de le faire dans un fil ici-même tout au long. Entre gens de bonne volonté de tous horizons de la mouvance communiste.

G.L.



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 00h21 - Posté par

En effet la mouvance communiste est diverse mais le PCF tient encore grâce à ses dizaines de milliers de militants actifs et motivés dont je fais parti . Cela étant dit je conçois que certains d’entre nous en doutent , la vie tranchera et le projet partagé doit être écrit par des dizaines de milliers de mains y compris celles de la Louve . Ne boudons pas notre plaisir de voir le peuple se réveiller pour bousculer nos habitudes souvent ringardes. Notre débat s’enrichira par le combat de classe que nous menons contre la bourgeoisie et son argent corrupteur. Relisons Bakounine et aussi Babeuf ,en plus de Marx et Engels, et bien d’autres comme Gramsci , cela nous aidera dans les luttes actuelles. Bien entendu en évitant le dogmatisme .

Bernard SARTON


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 09h11 - Posté par A

Pour APPARTENIR à un parti, il faut avoir abandonné la propriété de soi-même et la liberté.

Organisations avec des représentants révocables choisis pour des missions contractuelles, évidemment.
Partis et leaders, plus jamais ça !


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 09h43 - Posté par Alain Chancogne

Intelligemment ?

OUI !

Tu peux me décrire ça stp ?

Là tout de suite en effet on ne peut pas faire grand chose, à part crever en silence.

En revanche, au lendemain de la prise de pouvoir de la classe ouvrière.

On déclare l’abolition de l’argent effective pour dans un an jour pour jour.

Comme TOUT de suite on ne peut que CREVER en silence(faut pas réveiller le bourgeois qui "sieste" ? ), c’est quel DIEU ou Marxien (pardon, Martien) qui le conquiert le pouvoir,

, Pour quels travailleurs survivants ?

Quant à l’Argent.."un an jour pour jour" est ce qu’on peut au moins accepter du nouveau Pouvoir des Travailleurs qu’il fasse ça une année bissextile, parce que ça nous donnera 527040 minutes..pas une de moins..
J’ai fait le calcul parce que ton PROJET est tellement séduisant qu’il n’ y a pas..une minute à perdre ?

D’autant plus que vu les crédocs que je me trimballe .et mes derniers chenapans-étudiants qui ont besoin d’un peu d’"argent de poche", l’abolition du pognon, ..moi je suis pour sans même attendre un an..

Ceux qui te trouvent impayable..sont des salauds.

Je ne sais pas vraiment ce qu’est un troll

Fait www. google.fr et "troll".

Par contre maintenant ayant lu mon opinion est ce que tu sais ce qu’est un type qui se réveille en se foutant de la tronche d’un garçon qui a pourtant cherché à libérer laclasse ouvrière ?

Ce qui ne saurait signifier que j’ignore comment s’appelerait une Société sans classes, ni monnaie, ni armée, etc etc..

Même si ça se bâtit en un peu plus d’un an.....

AC

avec un sourire indulgent si tu as juste voulu passer pour déconner. !

.
Sinon..et si tu es sérieux..là. je peux rien pour toi..



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 10h48 - Posté par

Au putain !et moi qui croyais qu’un troll c’était un TROLL..EYBUS.Merci AC.

Le Réboursier


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 10h09

Ces 20 propositions font un peu Catalogue de la Redoute,voire petit manuel du communisme a venir ,cependant réaffirmer quelques idées oubliées ou trahies est salutaire ;

Juste deux remarques,d’abord je n’aime pas l’expression "égalité des chances",je suis plutôt pour" l’égalités des droits."

Ensuite peut être que ton texte le dit sans ledire,mais bien marquer les points sur les i sur ce service pubic de l’enseignement ,est nécéssaire (face à la trahison totale de la gauche plurielle ou pas, ) :

l’enseignement privé confessionel ou technique sera intégré sans indemnité ni rachat au service pubic,laique et gratuit de l’enseignement .

Avoir un projet une boussole des principes socialistes c’est avoir des bases pour fixer le chemin,tout en sachant que des solutions neuves verront aussi le jour dans la lutte,c’est pour cela que l’encadrement par trop de mesures à priori me semble trop encadrer le mouvement réel.

mais ton texte a le mérite de nous faire lever la tête du guidon et de voir la route plus loin en avant .



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 10h11

Slt frangine,

Tu as bien fait de ressortir tes 20 propositions,avec ce commentaire très juste à l’appui.Surtout dans la période que nous vivons.

Face au capitalisme,à plus forte raison quand il est en crise,les ambiguités,les aménagements,les replâtrages,l’austérité negociée,doivent disparaitre au profit de la clarté dans les luttes et dans les projets politiques.

Acquérir la conscience de classe dans les lieux d’exploitation est de nature à iradiquer cette gangrène qu’est la délégation de pouvoir.Des salariés acteurs,et non pas spectateurs,entre autres de leurs représentants au meeting quotidien à 20h.

La bataille des idées ne doit pas rester au stade de la formule,mais devenir une réalité dans chaque entreprise,chaque quartier...ect

Je sais c’est plus facile à dire ou à écrire,qu’à mettre en pratique,mais avons-nous d’autres choix ?

Celles et ceux qui créent les richesses ONT LE POUVOIR ! encore faut-il qu’ils le sachent.

Et c’est là que tes propositions prennent toutes leurs dimensions.( ce qui ne veut pas dire qu’aujourd’hui elles ne valent rien,bien au contraire).

Bise J



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 11h44 - Posté par

Celles et ceux qui créent les richesses ONT LE POUVOIR ! encore faut-il qu’ils le sachent.

Et c’est là que tes propositions prennent toutes leurs dimensions.

Slt frangin ;)

C’est bien dans ce cadre que j’ai ressorti et réaménagé ces pistes de réflexion.

Bien sûr, l’abolition de l’Etat, du salariat, évidemment ! Comment l’oublier ? Je ne propose pas des pistes pour pérenniser le capitalisme sous une nouvelle forme !Mais je pense que nous sommes très très loin de pouvoir ne serait-ce que l’envisager (je ne parle même pas de le faire), "en masse" (car si nous sommes 200 ça ne suffira pas je le crains ;)).

Il faut poser un constat lucide sur l’état du monde actuellement.Sinon nous sommes condamnés à errer entre utopie remise aux calendes grecques et gestion pépère et consciencieuse de la démocratie bourgeoise qui ELLE MEME protège le système capitaliste.

Quand je dis "enfoncer un coin dans le capitalisme", je ne me fais pas d’illusion sur le fait que comme le rappellent beaucoup (et Mouton Noir également, que je salue au passage !), le plus gros coin enfoncé dans le capitalisme sera une pratique des luttes de classe sous toutes leurs formes c’est à dire ne s’arrêtant pas à la "résistance passive" et à la revendication, mais bien à la mise en oeuvre de tentatives de créer te produire autrement, non, je parle très modestement de créer les conditions "technico-pratiques" qui garantissent aux travailleurs engagés dans la lutte de classe un peu plus de latitude et de marge de manœuvre que ces dernières décennies.

La proposition de criminaliser (je pèse mes mots) l’entrave aux libertés et droits syndicaux doit être bien débattue. Mais elle doit être posée, par exemple.

La remise en question de l’essence de la citoyenneté m’a toujours semblé fondamentale également. J’essaie de tirer ,en quelque sorte, les leçons de certaines analyses marxistes du Droit et du système judiciaire comme, en résumé, instruments de la bourgeoisie pour perpétuer notre exploitation, en disant " et bien il faut que ce Droit soit au moins "le nôtre" pour commencer, qu’il facilite les actions révolutionnaires plutôt qu’il ne les empêche". Sans illusion sur les limites également de cet instrument et de sa pratique dans un monde et une société capitalistes.

En fait, pour essayer de résumer simplement, dans le prolongement et au soutien des luttes actuelles et à venir, il s’agit de donner un sens au mot de "démocratie" qui corresponde enfin à la réalité, c’est à dire que c’est la MAJORITE qui doit gouverner. Ce n’est absolument pas le cas aujourd’hui, et il me semble important de le remettre en discussion. La Majorité c’est nous, et tant les institutions que les règles que les hommes "représentants" ne sont pas ni faits ni issus de cette majorité qu’est "le prolétariat".

Mais évidemment, ce petit travail sur l’appropriation de l’Etat bourgeois par le prolétariat, non pour le gérer mais pour le transformer en profondeur, ce n’est qu’une petite pierre dans le travail que nous avons à faire pour finalement un jour espérer parvenir à la fin du capitalisme, la fin du salariat, la fin du "travail-torture", la fin de "l’argent-roi", et la fin de l’Etat largement entendu.

Je n’ai AUCUNE illusion et n’entends en entretenir aucune sur "une révolution par les urnes" ou sur le fait qu’un "texte" pourrait nous amener là où nous le désirons. Seulement je pense que ce sont des outils et des instruments que nous avons négligés (je pense,en résumé, car nous sommes traumatisés par l’expérience soviétique, au niveau mondial, et aussi par la "claque" de l’illusion "programme commun" menée par les socialos avec l’aide du PCF en France) et qu’il faut reprendre ce travail, ne pas se laisser culpabiliser par nos erreurs, les accepter pour ce qu’elles sont c’est à dire des aléas, des accidents presque inévitables dans le développement du chemin vers le communisme, (et nous en aurons d’autres !) et ne pas encore une fois, "jeter le bébé avec l’eau du bain".

"Tomber sept fois, se relever huit", donc.

Cela implique aussi évidemment la création d’une organisation capable de porter ce combat dans et avec les masses, et pour moi cette création ne doit pas se faire "in abstracto" mais autour et dans le cadre de cette idée de constituante. C’est donc finalement un vaste débat qu’on pourrait résumer par "comment les communistes peuvent ils aujourd’hui se réapproprier positivement les réformes à mener et les lier aux luttes pour se placer dans la visée communiste". En gros.

A Plus,

Elodie


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 11h23 - Posté par Brune

Salut, ce débat est vraiment celui que nous devons avoir, maintenant ! merci à toi de l’avoir initié.

Nous faisons tout chacunE dans nos villes et village pour que la mobilisation sur les retraites aboutissent à une crise politique, fasse partir ce gouvernement des riches cynique et méprisant.
Si ça marche qu’est-ce qu’on a proposer ?
Je suis d’accord avec la majorité de ce texte ce qui manque me semble-t-il, c’est comment on arrive à la réalisation de tes propositions.

quelques suggestions : si la grève prend de l’ampleur dans certains secteurs, passez rapidement à la relance des entreprises par les travailleurs style la devise des Lips : "on fabrique on vend et on se paye" apprentissage de l’autooganisation grandeur nature et expropriation de fait des patrons.

après on peut imaginer la création de comités de villes, de départements, de régions, pour mettre en place ce que tu propose, un début de pouvoir politique partant de la base. On affine le programme en marchant avec la population mobilisée.

Sur les partis je pense que quelques uns petits il est vrai, le NPA, la FASE la FA, CNT et peut-être d’on dans leur programme l’autogestion seule vraie démocratie.

Ex pioché sur le site du NPA principes fondateurs,

"En finir avec les crises implique d’en finir avec l’exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d’échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population, qui en assumeront la propriété et en assureront la gestion dans le cadre d’une planification démocratique. Libérées de la propriété et de l’appropriation capitalistes, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière. Se nourrir, se chauffer, se loger, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se déplacer sont des besoins essentiels qui doivent être garantis pour toutes et tous.

Le socialisme, l’écosocialisme, c’est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C’est la démocratie des producteurs/trices associé-e-s décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins. Une telle réorganisation de l’économie et de la société suppose un premier niveau d’émancipation du travail, indispensable afin que les collectifs de travailleurs/euses et de citoyen-ne-s puissent prendre réellement en charge la marche des entreprises et la gestion des affaires publiques. Une réduction massive du temps de travail, rendue possible par les progrès technologiques, auxquels s’ajouteront la suppression du chômage et la répartition entre toutes et tous du travail nécessaire, pourvoira à ce besoin.

Sans avoir l’illusion qu’une société libérée de l’exploitation et de l’oppression peut éviter toute maladie, infirmité ou problème de santé, le droit à la santé pour lequel nous combattons consiste d’abord à prévenir les causes d’un mauvais état de santé liées à une société fondée sur la recherche du profit maximum : accidents de travail, stress dû au travail, expositions aux produits toxiques, à une alimentation de mauvaise qualité, à la pollution…

Comme les autres productions humaines, les productions culturelles et artistiques ne sont pas autonomes. Elles sont traversées de tensions idéologiques et politiques. Une critique radicale du système capitaliste, sérieuse et cohérente, ne peut se faire sans critique radicale de la culture, de l’art et des médias puisqu’ils sont les verrous de l’idéologie dominante et, par conséquent, un obstacle important à l’émancipation de toutes et tous. La société libérée du capitalisme garantira l’accès de tous les individus à ces productions et mettra fin à leur marchandisation. La réappropriation démocratique de la culture, de l’art, des médias est un enjeu de premier ordre. "

Bon courage à vous et faisons preuve d’imagination
Hasta la victoria !



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 11h51

C’est pourquoi oui je le redis et tampis si tu ne peux plus rien faire pour moi, ce programme n’a aucun sens puisqu’il se base sur des valeurs monnaitaire, des salaires... Pour moi tout ceci n’est pas du communisme.

C’est très juste en effet ce n’est PAS du communisme, cela ne peut pas être du communisme d’ailleurs car, au cas où cela t’aurait échappé le communisme n’existe pas (ou alors je ne suis pas au courant et là j’ai les glandes !).

Et sauf à refaire les erreurs et fautes commises en et par l’URSS (ce que tu nous proposes sans peut être même t’en rendre compte), on ne fera pas "le communisme dans un seul pays".

En revanche, ce texte ce sont des propositions d’actions pour un avenir immédiat dont je pense qu’on peut voir que la personne qui les a faites est communiste au sens où elle met tous ses efforts (parfois à côté de la plaque et même dans l’erreur totale), à essayer de créer les conditions qui pourront permettre l’avènement du communisme quand le capitalisme explosera ou sera sur le point de.

Mais en effet si tu cherches un cadre rigide et pré établi où par des promesses et un vote tu auras ce que tu penses être "le communisme en France", tu as sonné à la mauvaise porte.

Je crois que ce à quoi on peut reconnaître les communistes aujourd’hui (et ce en quoi ils peuvent se reconnaître entre nous) c’est dans leurs travaux théorico-pratiques pour saisir tout ce qui leur permet de modifier le réel dans un sens de lutte contre le capitalisme, tout en améliorant non seulement les conditions de vie matérielle des travailleurs, mais encore et surtout, en leur redonnant la primauté politique (et donc en créant les conditions de leur émancipation par eux-mêmes), et finalement, préparer les conditions d’une révolution pour le moment où le communisme sera à naître et où nous pourrons pousser le capitalisme dans le trou.

Elodie



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 14h22 - Posté par angela anaconda

Bonjour, comme toujours, je suis enchantée de lire un texte de La Louve, dont j’admire la clairvoyance et la culture politique. Elle y pose notamment une question très intéressante :

En quoi s’estime-t-on enchainés aujourd’hui, nous, les travailleurs ?

Je n’ai pas une réponse claire, mais le mot "enchaînés" me fait penser au piège de la "double contrainté" aux conséquences paralysantes. Ne serait-il intéressant de voir ce qui se passe s’il l’on s’autorise à penser et à analyser la question de l’impuissance ou de la volonté de pouvoir du travailleur en d’autres termes que la lutte de classe ?
Voici deux liens pour qui s’intéresse à ce sujet :
http://justeunepartdebonheur.over-b...
http://europefederalepolycentrique....
angela anaconda



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 17h16 - Posté par Alain Chancogne

Juste deux trois remarques, très rapidement..

 :))

Tout d’abord : tout ce qui vise à donner à "moudre" en réflexion visant à rendre le travailleur-citoyen véritable auteur-acteur de sa VIE , sans s’en remettre aux "autres" je prends !

Je note, je lis et relis, et cela m’aide à mieux voir ce qui est , en tendance globale, en accord en conformité avec mon sens du combat de classe.

LL rappelle effectivement qu’il ya , dans son texte, un ensemble de"propositions" .je dirais de quelques conditions , pour elle base d’une démarche d’émancipation

Je n’entends pas alourdir le débat en précisant que si je n’ai rien contre le catalogue de la Redoute, je redoute toujours ce que peut donner tel ou tel débat autour de ce qui serait -à tort- perçu comme un "catalogue"....

En ce qui me concerne, mais développer serait fastidieux , je crois que l’essentiel est bien dans ce que LL appelle un double mouvement que pour ma part je situe hors de toute construction de" Communisme par étapes" de plus ou moins longue durée..

Au PC, les plus anciens ont connu ça : démocratie avancé - socialisme et Communisme en visée lointaine.
Depuis longtemps et là dessus en accord stratégique avec le PC quand il a poussé la réflexion sur la tragédie qu’avait été la machoire à broyer le marxisme ( Syndrome Front-Popu avec démarche programmatique PLUS modèle du grand frère Popoff) je n’utilise plus ce terme de"socialisme".
.
Insister serait faire dévier le débat.

Admettons que là dessus nous ayons des nuances que le débat de masse , partant de l’entreprise, du quartier. ;permettra de clarifier

A ce jour, ma "réflexion"

Oui, je crois moi aussi à deux démarches qui ne s’opposent pas.

A)DES assises du Communisme

nième rappel :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

Pour , en gros travailler un projet de Société s’appuyant sur les "fondamentaux du Marxisme et traçant les contours d’une stratégie de conquêtes DES pouvoirs , avec en même temps une ébauche de large débat sur la FORME d’Organisation du courant révolutionnaire( que pour ma part j’appelle" Parti ") et dont la naissance pourrait s’inscrire dans un Congrès Constituant aux formes à définir


EN même TEMPS,
l’aide à la construction de milliers de Comités d’Union populaire (des "soviets à la française) de conception autogestionnaire pour définir , tant en formes de LUTTES dites sociales et sociétales que de projets des prises de pouvoirs (Entreprises-Institutions) , les grands traits de Contrats populaires de Gestion s’appuyant sur des grandes lignes d’objectifs de progrès social, humain, démocratique

Au sein de ces C.U.P, le courant révolutionnaire chercherait bien entendu à faire triompher ses visées et je ne doute pas qu’enrichies du pluralisme venu en dehors de cet embryon de parti en construction par ailleurs , cela pourrait déboucher sur un genre d’Etats Généraux non pas de doléances mais de propositions affinées , élaborées à centaines de milliers de voix , d’un contenu révolutionnaire inédit..

Ensuite..chaque Parti aurait à voir s’il reprend ou pas ce Projet populaire et, en conséquence les travailleurs et le peuple , certes en menant le combat pour démocratiser les institutions ( proportionnelle, suppression du Sénat, suppression de l’élection ai "suffrage universel" du président de la République , etc etc.) .désigneraient leurs délégués à l"’assemblée nationale .

Chaque élu ,chaque parti serait régulièrement en échange avec ce les Comités d’Union populaire et une éventuelle structure de coordination de ces derniers afin que Lutte et traduction législative s’épaulent , se conjuguent dans un mouvement permanent de vases communicants..

Sur pas mal de ces questions je pense que nous n’avons pas de désaccord.

Là ou nous avons peut être besoin de nous expliquer c’est sur la notion de souveraineté nationale..Je souligne à dessein la qualification, car je sens bien que ce n’est pas le fait du hasard si Elodie utilise l’expression ’Etat français " et pas "Nation".

.
Entendons nous bien : communiste, je suis internationaliste et je connais le défaut de décennies de "national-communisme" .ce que de danger peut etre du "chauvinisme " du repliement sur la" Nation" au sens "souverainiste" et réactionnaire donc...

Mais sauf si j’ai mal lu et relu, je ne vois pas dans le texte une référence aux carcans que le Capital a patiemment mis en place pour que les peuples ne soient pas maitres de leur destin , CHEZ EUX..

Or tant que le dépérissement de l’Etat ne sera qu’en processus , ce qui vise à en détruire la forme "nationale" ou s’exerce la souveraineté populaire, devra être jeté à terre.

ON ne fera dépérir que les ETATS qui existeront encore...

Selon moi et quelques autres, la sortie de la FRANCE de l’actuelle UE pour s’affranchir de cette tutelle supranationale , politique et accordant encore plus de nocivité au capitalisme, est une exigence sans laquelle débattre d’un futur d’émancipation serait aussi vain que penser battre le record du 100 m nage libre dans une piscine sans eau ou remplie d’acide en fusion..


Rompre avec l’UE c
’est abandonner l’euro pour le retour au franc en s’extrayant des chaines que constitue la BCE et les endroits ou se prennent des décisions de désindustrialisation, de déclin et de perte d’indépendance nationale : Strasbourg , Bruxelles.

C’est le choix de coopérations franco françaises, bi et multi-partites sur le plan européen et mondial avec une monnaie commune d’échanges commerciaux -et non plus une monnaie unique qui n’est qu’un mark fort soumettant la France aux diktats d’autres Pays

Bien entendu, sortie de l’UE , quitter l’OTAN c’est avec la volonté de renforcer les coopérations entre peuples et forces progressistes et révolutionnaires partout dans le monde( je pense bien entendu en premier lieu à la lutte pour la Palestine )

Pourquoi j’insiste sur cette question"EUROPE" et" NATION" ?

Parce que derrière cette affaire il y a le débat sur la compatibilité ou non du communisme avec une certaine référence à l’identité révolutionnaire française..

Il y a aussi en débat la crédibilité de changements profonds dans chaque Pays sans attendre le jour ou le mendiant bulgare aura le niveau de conscience de classe de tel prolo "français ( quel que soit par ailleurs la couleur de sa carte d’identité)

Après tout c’est souvent de la BASTILLE à la NATION que le peuple se met en marche

Et vice..vers ça dirait Parisot !

Pardon pour le côté confus et trop long de certaines formulations.

mais on débat, n’est ce pas ?

Cordialement

AC



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 18h08 - Posté par

Salut alain,

Sortir de l’UE oui, effectivement, je ne l’ai pas mis là mais plusieurs fois ailleurs,et je pense que c’est fondamental.

Mais sauf si j’ai mal lu et relu, je ne vois pas dans le texte une référence aux carcans que le Capital a patiemment mis en place pour que les peuples ne soient pas maitres de leur destin , CHEZ EUX..

Bon même remarque que plus haut, c’est vrai là ça n’y est pas, notamment parce que j’ai l’impression de l’avoir déjà tellement écrit et dit ailleurs, avant, que ça me semblait manifeste, mais évidemment, je ne vois que des conséquences positives à ce que cela soit ajouté si je puis dire, parce que évidemment "tout se tient".

D’ailleurs cela permet d’aborder la fameuse question de la souveraineté nationale (là aussi je me suis déjà bcp expliquée) - cette question ne se conçoit pour moi que dans le cadre de l’affrontement à l’impérialisme, mais je pense qu’ elle n’a rien à faire dans le sujet de l’UE (l’UE n’est pas un impérialisme anti-France, c’est bel et bien l’Allemagne qui est un impérialisme sur la "zone euro" via l’UE !) aussi étonnant cela puisse- t- il paraître, car je dis et redis (je l’ai explicité dans un texte de 10 pages il y a 2 ans) l’UE n’est PAS une "construction supranationale" au sens où l’entendent les partisans de la souveraineté nationale (partisans pas toujours très reluisants d’ailleurs).

Ce sont bien des Etats-Nations (pour la plupart des pays de l’UE mais ils e le sont pas tous), qui se dépouillent volontairement au profit de l’UE, donc, qui font encore acte de souveraineté en créant cette structure "sui generis" qu’est l’UE. Réduire la souveraineté nationale au pouvoir d’émettre de l’argent et de contrôler ses frontières (en gros) c’est un peu "daté" et ça ne correspond plus à la réalité.

D’ailleurs, si la souveraineté nationale au sens où tu l’entends n’existais vraiment plus nous ne pourrions même pas envisager de sortir de l’UE. Or c’est envisageable. J’ajouterai que si la sortie de l’UE me semble impérativement à envisager et à débattre (pour des raisons peut être différentes des tiennes) il ne faudrait pas non plus que le combat anti-UE nous éloigne de la réalité du pouvoir exercé ici et maintenant, et faire de l’UE la cause de tous nos malheurs.

L’UE c’est une saloperie mais elle part de "chez nous" si je puis dire ! et elle fait aussi retour "chez nous"...

La souveraineté nationale en outre est trop souvent (et je ne dis pas que c’est ton cas, attention !) "rameutée" pour faire pièce à une autre souveraineté, celle du PEUPLE, et moi ça je ne peux plus le supporter.

La formulation de la 5ème République "la souveraineté nationale appartient au peuple" ne règle plus ce combat entre souveraineté nationale et souveraineté populaire. Donc, gros débat, en effet !

Parce que derrière cette affaire il y a le débat sur la compatibilité ou non du communisme avec une certaine référence à l’identité révolutionnaire française..

Bah tu sais je vais te dire ce que j’ai déjà dit plusieurs fois, les questions d"’identité moi d’abord ça me "gonfle" assez vite que l’identité soit nationale, révolutionnaire, sexuelle... (Je n’ai pas de problème d’identité, enfin pas plus que la plupart d’entre nous, c’est à dire que j’assume une forme de schizophrénie latente ;)

Blague dans le coin, "l’identité révolutionnaire française", de un je ne suis pas convaincue que cela existe pour moi cela tient un peu du mythe, de deux, je ne vois pas ce que cela nous apporte AUJOURD’HUI, de trois, je pense que des "choses" qui ont été de réelles avancées il y a quelques siècles sont carrément devenues des boulets pour un combat révolutionnaire aujourd’hui.

Donc pour tout te dire donc je ne comprends carrément pas la question ("compatibilité identité révolutionnaire française et communisme ?") ni l’utilité de la poser, mais tu vas m’expliquer je le sais. Donc j’attends de te lire avant d’aller plus loin.

Il y a aussi en débat la crédibilité de changements profonds dans chaque Pays sans attendre le jour ou le mendiant bulgare aura le niveau de conscience de classe de tel prolo "français ( quel que soit par ailleurs la couleur de sa carte d’identité)

Certes, mais est ce que c’est la sortie de l’UE qui va régler ce problème ? Est ce le "retour au franc" qui va régler nos emmerdements ? J’aurais tendance à dire oui en même temps j’ai un gros doute. Un vrai doute. C’est parce que je n’ai jamais cru que les "retours en arrière" puissent apporter quoi que ce soit de positif au combat de classe et que je pense que notre devoir est d’inventer du neuf avec de l’actuel, pas d’abolir l’actuel pour repartir de l’ancien.

Et , je le dis avec une pointe d"ironie, pourquoi l’appellerait-on encore "franc" cette monnaie "nationale" qui ne serait pas l’euro ?

Comment serait calculée sa valeur et comment serait elle créée ? C’est une vraie question là par contre et sans aucune ironie. C’est pas si simple que de dire "fin de l’euro , retour au franc"...Il faut donc avoir ce débat.

Quant aux Assises du Communisme, je ne les conçois pas sans l’objectif qui est la création d’une organisation, et je pense que c’est non pas le deuxième pilier mais un troisième pilier distinct, même si lié au chantier de la création d’orga, et qu’il est clair que ces Assises vont durer longtemps, longtemps.

Pour moi en réalité, elles existent déjà à de nombreux endroits et depuis longtemps, dont ici, ou dans ton Bistrot, et elles ont vocation à être perpétuelles ! Ce serait plutôt, dans mon idée, une sorte de "conseil des sages" mais ouvert à qui le veut en permanence, sinon j’ai peur que ça vire à la masturbation intellectuelle (je n’ai rien contre la masturbation ni contre les choses intellectuelles) mais je crois que faire reposer sur ce projet d’Assises, très intéressant par ailleurs, le devenir d’un mouvement à naître, c’est très risqué, tel que c’est conçu.

Les comités d’union populaire oui, je suis pour, mais je me permets de rappeler deux expériences diamétralement opposées : les CUAL et les soviets . Dans les soviets il y avait des forces communistes organisées, ils s’appelaient les bolcheviks , les anarchistes , etc. Dans les CUAL.....bon.... ;) donc je pense que c’est une mauvaise idée d’aller dans des "CUP" (ou comme on voudra les appeler) en "slip" ;)

Bon pour finir tu parles du syndrome "communisme par étapes". Je me permets de dire que je n’ai pas ce syndrome car je n’étais pas au PC à l’époque et je n’étais même pas née ! Ca aussi ça peut sembler une blague mais cela signifie en réalité une chose (dont on reparlera ailleurs si tu préfères éventuellement sur un autre fil que tu ouvrirais sur le sujet avec un petit article dont tu as le secret),je vais essayer de m’en expliquer quand même un peu ici, (car j’avais conscience de ce que tu dis même avant que tu le dises), tu écris :

Au PC, les plus anciens ont connu ça : démocratie avancé - socialisme et Communisme en visée lointaine. Depuis longtemps et là dessus en accord stratégique avec le PC quand il a poussé la réflexion sur la tragédie qu’avait été la machoire à broyer le marxisme ( Syndrome Front-Popu avec démarche programmatique PLUS modèle du grand frère Popoff) je n’utilise plus ce terme de"socialisme". . Insister serait faire dévier le débat.

Je réponds, rapidement : les erreurs commises ont été le fruit d’une époque, et surtout d’une partie de l’Histoire donnée, spécifique, qui n’existe plus en tant que telle car l’URSS et le Komintern eux, sont bel et bien enterrés (même s’il y a des cadavres qui n’en finissent pas de pourri...), je pense qu’elles étaient quasi inévitables dans le contexte d’alors, et qu’elles nous ont appris beaucoup. Pour autant, la tentative de construire un chemin révolutionnaire (la révolution ne peut être qu’un chemin, souvent long et tortueux et douloureux, ce qu’au PC on appelait "visée" à un moment) vers le communisme, à une échelle "locale", en se frayant un passage au milieu des nombreux décombres d’une société capitaliste à la fois agonisante et plus forte que jamais, peut elle faire l’économie d’une dynamique nécessairement dialectique donc, "par étapes" ? Non, je ne le pense pas.

Il s’agit pour moi de "tordre le cou" à un mensonge qui a la vie dure et qui serait qu’une révolution "à notre goût", qui "marche", durerait quelques jours, et qu’ensuite, hop, on est dans un monde merveilleux. JE sais que ce n’est pas ce que tu penses mais je sais aussi que c’est ce que beaucoup essaient de faire croire (parce que cela évite comme ça qu’on travaille sérieusement à cette question et à celle de "qu’est ce qu’être révolutionnaire").

Cependant je crois que nous pouvons nous comprendre là dessus. Mais donc, nous en parlerons ailleurs si tu ouvres un fil !!!!!!! :)

A plus et merci de t’être mis à ce débat.

Elodie


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 19h25 - Posté par Alain Chancogne

Vite fait

@La Louve :

TU me demandes de m’expliquer :

Blague dans le coin, "l’identité révolutionnaire française", de un je ne suis pas convaincue que cela existe pour moi cela tient un peu du mythe, de deux, je ne vois pas ce que cela nous apporte AUJOURD’HUI, de trois, je pense que des "choses" qui ont été de réelles avancées il y a quelques siècles sont carrément devenues des boulets pour un combat révolutionnaire aujourd’hui.

Donc pour tout te dire donc je ne comprends carrément pas la question ("compatibilité identité révolutionnaire française et communisme ?") ni l’utilité de la poser, mais tu vas m’expliquer je le sais. Donc j’attends de te lire avant d’aller plus loin.

Que veux -je dire ??

 :))

Simplement que nous charrions en mémoire collective, fut elle en inconscient collectif le fait que , contrairement à d’autres (tels mes cousins catalans d’Espagne ) la matrice léniniste s’est mariée avec "notre" communisme car Babeuf n’avait pas attendu les Grands frères pour se comporter en communiste..

..La France, oui notre "Nation", c’est ce mélange original qui explique pour partie que Thibault et Buffet n’ ont pas encore pu aller aussi loin et aussi vite que Carrillo et les CCOO dans le "largage".( n’en déplaise à Sarton, c’est pas parce que trois
"gauchistes "restent secrétaires de Section ici ou là au P"C"F..)

C’’est à prendre en compte : évoquer les "soviets" comme nous le faisons c’est bien ; si en plus on se souvient de tel Club d’Hébertistes et autres ancêtres.

Cet aspect est pour moi important à souligner .Car si le jacobinisme est un sérieux handicap pour l’Autogestion ,...contradictoirement l’originalité d’une France fille de Révolutions et révoltes c’est que chez "nous" la centralité de pouvoirs a été "globalement positive en terme d’émancipation..

C’est en cela qu’il y a un aspect "identitaire "

Ce ne sont pas les chouans et autres bobos réacs qui traquent encore la "gueuse" qui les empêcherait , soi disant de scander "vive le Capitalisme" en occitan ou en breton, qui me contrediront..
(je vais me faire ramasser !... mais on aura compris que je mords le trait volontairement)

Comme j’avais écrit

ly a aussi en débat la crédibilité de changements profonds dans chaque Pays sans attendre le jour ou le mendiant bulgare aura le niveau de conscience de classe de tel prolo "français ( quel que soit par ailleurs la couleur de sa carte d’identité)

.............tu me réponds :

Certes, mais est ce que c’est la sortie de l’UE qui va régler ce problème ? Est ce le "retour au franc" qui va régler nos emmerdements ?

je n’ai jamais dit ça !!

NI que ce serait bon pour le bulgare, pour être"franc"..

 :)

Sur le franc , l’euro et l’UE je persiste et signe : revenir sur les Traités ne nous sort certes pas de la merde mais y rester..c’est être vachement handicapés pour en sortir mieux et plus vite. !

En parlant du "bulgare" je voulais dire qu’un Martelli écrivant"Le changement sera continental ou ne sera pas", martèle (pardon)) :

" c’est pas possible, vos conneries de Communisme , les copains ! ..ce sera un "tous ensemble" de l’Atlantique à l’Oural .ou nada .."

C’est à dire :

"Comme cette perspective de changement global va requérir deux siècles , en attendant et faute de mieux , avec not’ FDG , et en FASE avec le PS..soyons réalistes et demandons..l’impossible : la régulation du Capital, donc la bonne alliance Gôche avec la gôche de gôche..

On n’est pas hors sujet, me semble t il..

Dernier mot :

A celui ou ceux qui nous disent(ou plutôt qui n’osent pas nous dire) :" C’est pas avec vos conneries d’intellos merdiques enculeurs de mouches qu’on ira mobiliser les prolos" je voudrais juste dire ceci..

Attention à ce mépris pour le débat surtout quand il est en lien étroit avec le réel et la nécessité de bétonner la guerre des classes..

Parce que se pointer devant une boite avec le tract "rose" du FDG ou l’imprécation gauchisante faite de"Ya ka faire grêve jusqu’à ce que nous , les Révolutionnaires on aie à vous dire qu’on" a gagné -ou perdu." .c’est ça qui est le contraire du besoin de conscientiser l’action qui s’en prend au Capital

OUi, penser avec sa tête , aidée par celle des autres , ça aide à ce que collectivement nos couilles soient en bronze. quand nous luttons de tous nos coeurs.. !

(que les "camarades-femmes" . pardonnent ce type de style" machiste" )

..

BON..

.., Maintenant que j’ai gonflé la room, comme disait un autre Vieux, Gandhi :

"Place aux jeûnes ."

 :))

AC



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 11h30 - Posté par

Re !

Simplement que nous charrions en mémoire collective, fut elle en inconscient collectif le fait que , contrairement à d’autres (tels mes cousins catalans d’Espagne ) la matrice léniniste s’est mariée avec "notre" communisme car Babeuf n’avait pas attendu les Grands frères pour se comporter en communiste..

Oui, c’est juste.

..La France, oui notre "Nation", c’est ce mélange original qui explique pour partie que Thibault et Buffet n’ ont pas encore pu aller aussi loin et aussi vite que Carrillo et les CCOO dans le "largage".( n’en déplaise à Sarton, c’est pas parce que trois "gauchistes "restent secrétaires de Section ici ou là au P"C"F..)

Hmmm... Ça , ça se discute je pense. Quand on voit par exemple, que le PCf propose "l’altercapitalisme", et qu’il ne rêve plus que d’étreindre le PS à chaque élection, que les "figures internes de l’opposition" sont des gens comme Gérin, moi je dis que le largage, il est bel et bien réalisé, et bien à fond (même s’il n’a pas encore porté tous ses fruits pourris) ! Et ce qui retarde ce largage comme tu dis, je ne suis pas convaincue que ce soit notre "héritage révolutionnaire". Mais ça demande débat et réflexion, je ne ’étais pas posé la question comme ça.

C’’est à prendre en compte : évoquer les "soviets" comme nous le faisons c’est bien ; si en plus on se souvient de tel Club d’Hébertistes et autres ancêtres.

Ah mais on peut évoquer des tas d’expériences, en effet. Je n’ai rien contre. Mais les évoquer seulement. Je n’en fais pas une "colonne vertébrale".

Cet aspect est pour moi important à souligner .Car si le jacobinisme est un sérieux handicap pour l’Autogestion ,...contradictoirement l’originalité d’une France fille de Révolutions et révoltes c’est que chez "nous" la centralité de pouvoirs a été "globalement positive en terme d’émancipation..

Oui ça nous sommes d’accord cela A ETE positif. On ne peut pas dire le contraire. Mais. Ca ne l’est plus, au contraire, surtout si on considère comme finalement, ce jacobinisme a été dévoyé (parce qu’il portait déjà en lui il y a deux siècles les germes de son propre dévoiement)/

C’est en cela qu’il y a un aspect "identitaire "

Et c’est pour la raison évoquée ci dessus que, si je veux bien reconnaitre des progrès liés à ce que tu soulignes, je ne suis pas très chaude pour le revendiquer de façon identitaire. Il faut que je développe plus sur ce sujet, mais ça doit je pense faire l’objet d’un autre fil ! ;) A plus

Elodie


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 11h31 - Posté par

Dernier mot :

A celui ou ceux qui nous disent(ou plutôt qui n’osent pas nous dire) :" C’est pas avec vos conneries d’intellos merdiques enculeurs de mouches qu’on ira mobiliser les prolos" je voudrais juste dire ceci..

Attention à ce mépris pour le débat surtout quand il est en lien étroit avec le réel et la nécessité de bétonner la guerre des classes..

Parce que se pointer devant une boite avec le tract "rose" du FDG ou l’imprécation gauchisante faite de"Ya ka faire grêve jusqu’à ce que nous , les Révolutionnaires on aie à vous dire qu’on" a gagné -ou perdu." .c’est ça qui est le contraire du besoin de conscientiser l’action qui s’en prend au Capital

Alors là évidemment je partage à 2000 pour cent.

E.


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 11h32 - Posté par

Certes, mais est ce que c’est la sortie de l’UE qui va régler ce problème ? Est ce le "retour au franc" qui va régler nos emmerdements ?

je n’ai jamais dit ça !!

NI que ce serait bon pour le bulgare, pour être"franc"..

 :)

Sur le franc , l’euro et l’UE je persiste et signe : revenir sur les Traités ne nous sort certes pas de la merde mais y rester..c’est être vachement handicapés pour en sortir mieux et plus vite. !

En parlant du "bulgare" je voulais dire qu’un Martelli écrivant"Le changement sera continental ou ne sera pas", martèle (pardon)) :

" c’est pas possible, vos conneries de Communisme , les copains ! ..ce sera un "tous ensemble" de l’Atlantique à l’Oural .ou nada .."

C’est à dire :

"Comme cette perspective de changement global va requérir deux siècles , en attendant et faute de mieux , avec not’ FDG , et en FASE avec le PS..soyons réalistes et demandons..l’impossible : la régulation du Capital, donc la bonne alliance Gôche avec la gôche de gôche..

On n’est pas hors sujet, me semble t il..

Ok comme je le pensais je ne t’avais pas compris.

Bon globalement nous sommes d’accord donc.


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
4 octobre 2010 - 22h01 - Posté par chris44

Enfin !!!

Permettez que je le lise tranquillement pour en faire une critique utile.

Amicalement



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4 octobre 2010 - 22h28 - Posté par jg

Moi j’aimerais bien savoir ce que LL appelle le travail, parce que si c’est le travail lié au lien de subordination, je dis non et non, mais si c’est le travail dégagé du lien de subordination oui. Car ce n’est pas clair quand tu dis que les immigrés participent à la construction de la France, oui ils participent, mais comme exploités



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5 octobre 2010 - 08h55 - Posté par

Et toi tu veux dire quoi ?


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6 octobre 2010 - 23h00 - Posté par jg

Et moi je veux dire quoi ?
Bien c’est quand même simple, toute la gauche base la société "socialiste" sur le travail, ceci du NPA au PS en passant par toutes les composantes. Mais le travail c’est quoi ? Que veux dire travail, est il inéluctablement l’exploitation ; est il historique ou anthropologique. Comment sortir le travail du marché, pas un mot là-dessus.
Avoir des droits parce que l’on est exploité, non, mais avoir des droits parce que l’on vit ici oui, c’est tout le sens du droit à donner aux immigrés parce qu’ils travaillent et qu’ils construisent le pays. Ils ne doivent pas avoir des droits liés au travail mais à leur citoyenneté.
Ne pourrait on pas avoir des droits, uniquement parce que l’on est citoyen ou habitant du pays, sans lier ses droits au travail.
On ne va nous refaire le coup, relever vos manches camarades.
En fait ces propositions, sans faire la distinction entre travail, emploi et activité, laissent dans le flou le plus total.
Les mots d’ordre avec travail sont légions, le travail rend libre, la valeur travail, l’émancipation par le travail, le partage du travail, donc pour moi pas de programme sans une définition claire du travail, et cette définition ne peut être que liée au financement des entreprises, au salaire, au salaire socialisé et au salaire continué


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 10h12 - Posté par pragmatique

La mise en oeuvre d’une démocratie populaire et prolétarienne nécessite en amont l’application de principes clairs, concernant les classes les plus aisées. Suppression des niches fiscales, impôt sur le revenu progressif et sans plafond, régulations des activités financières, interdiction de l’optimisation fiscale...
Ces mesures, estocade urgente et indispensable portée au coeur du système capitaliste, constituent une dynamique rassemblant une immense majorité, et permet un débat animé par l’intérêt commun, débat escamoté actuellement par l’oligarchie politico-financière et ses laquais.
Voilà pourquoi je metterais l’accent sur ces mesures.



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 11h20 - Posté par

Oui bon ça c’est le programme PC/NPA/PDG....et même chez certains du PS.Je ne vois pas en quoi ces mesures sont ne serait-ce qu’envisageables sans ramener le PS au pouvoir avec un attelage "gauchi" (ce qui serait je pense la pire des choses à faire pour "la suite"), et sans toucher au cadre actuel de la démocratie bourgeoise, c’est franchement un pansement sur une jambe de bois !!!! Bien évidemment je ne dis pas que la refonte complète de la participation par l’impôt aux charges publiques n’est pas à l’ordre du jour, mais faire croire que dans la situation actuelle de lEtat, ça nous rendra service, c’est un mensonge.


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 13h33 - Posté par claude de Toulouse .

Article trop long , mais le sujet est ardu !

aussi en suis je resté aux vingt propositions .

pas de critique fondamentales , meme si certaines semblent relever du pays des bisounours .
Deux interrogations , que devienne tous les accords internationaux signés par la France ?
Prevois tu de mettre en place un commissariat general au plan , pour la production , l’amenagement du territoire ?

Moins serieusement et pour sourire , dans les annees 70 , se sont crées en ariege , des communautés libertaires , sans fric , sans travail , avec quand meme une production agricole de fromage de chevre et de haccick comme disait coluche, est ce la voie ?



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
5 octobre 2010 - 18h00 - Posté par

pas de critique fondamentales , meme si certaines semblent relever du pays des bisounours .

Tu as le sens de l’oxymore dis moi. Bon, bref. Qu’est ce qui relève selon toi du "pays des bisounours" ?

Deux interrogations , que devienne tous les accords internationaux signés par la France ?

A ton avis ?

Prevois tu de mettre en place un commissariat general au plan , pour la production , l’amenagement du territoire ?

Drôle ta formulation.... Tu aurais du en effet lire l’article "trop long" avant. Ca t’aurait indiqué que ce sont des suggestions, des propositions, et que "MOI" je ne prévois rien du tout. Mais si tu veux on discute du Plan et de la planification. Tu en penses quoi ?


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 10h10 - Posté par claude de Toulouse .

""1. Nous ne voulons plus êtres des exploités, mais nous ne voulons pas être des exploiteurs.

Nous ne voulons plus subir et nous ne voulons plus que nos semblables subissent l’exploitation, les privations, la faim, la peur, la misère, la maladie, la guerre, la solitude.

Nous voulons "le pain, la liberté, la santé et l’éducation" pour la plus grande majorité des habitants de la France, quelle que soit leur couleur,(la plus petite minorité n’y aura pas droit ? ) et nous souhaitons qu’il soit pourvu à chacun selon ses besoins.""

C’est beau comme l’evangile !!!

Apres six cents ans d’une nouvelle société , cela sera peut etre entré dans les esprits ,enfin si tout va bien !!!

Pour les accords internationaux , leur remise en cause , verrait se mettre en place un cordon sanitaire capitaliste , qui en trois mois , nous mettrait sur le flanc , la France de 2010 , n’est pas l’URSS de 1920 .

Pour la necessité du plan , le réalisme d’une production industrielle , agricole , de la formation de l’education , et de la recherche , qui n’auront plus pour moteur le simple profit , necessitera une coordination sur le territoire et dans le temps , appelle cela comme tu veux , si tu ne veux pas dire plan .

Le reve c’est respectable , mais en te lisant Elodie , je sens un affreux besoin de réalisme m’envahir , je dois vraiment etre un vieux con .

bonne journée à toi .


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 10h27 - Posté par La Louve

Le reve c’est respectable , mais en te lisant Elodie , je sens un affreux besoin de réalisme m’envahir , je dois vraiment etre un vieux con .

Si tu le dis, ca doit être vrai, je ne veux pas te contrarier.

Tu craches sur ce que tu appelles du rêve (qui n’en est nullement ou alors j’ai pas compris le communisme ce sera quoi sinon "des lendemains qui chantent" ?!) et tu te prétends encore communiste ? Eh ben.

Et bien je te laisse avec ton bulletin Front de gauche, les embrassades avec les socialo-pourris et 2012 qui te tiennent lieu de "réalisme".


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 13h55 - Posté par claude de Toulouse .

Il est certain que de repondre à la conclusion , surtout si elle est colorée d’autodérision , permet d’echapper à ce qui precede !

Comme quoi on peut se rever en passionaria de la révolution triomphante , et utiliser néanmoins les petits trucs qui permettent d’eviter les questions qui fachent .

L’on peut etaler vingt propositions et s’en gargariser , au final , la meme question se posera :

Prendre le pouvoir en prenant de vitesse la classe dominante , par les armes ?
par une greve generale dure du style mai 68 ?
Et la classe dominante nous regardera faire et attendra sa fin ?
Allons ne jouons pas les naifs , tu sais aussi bien que moi , que pour mettre en place tes vingt propositions , il faut faire table rase du passé , mettre à bas l’appareil d’etat .
Et l’appareil d’etat ne se laissera pas faire , quelques centaines de morts , de milliers de morts , combien ? et pour quel résultat , trente ans de franquisme apres la guerre civile , non merci .

Prendre le pouvoir par les elections , dans le cadre de la republique ( bourgeoise ) en rassemblant notre peuple sur un programme qui s’il ne met pas le systeme cul par dessus tete , apportera des avancées importantes à tous ceux qui souffrent et ferment leur gueule .
L’appareil d’etat peut l’admettre , le supporter , en esperant nous foutre dehors la fois suivante !

Désolé pour toi et tes declarations enflammées , seule la seconde solution est réaliste , les lendemains qui chantent comme tu dis , c’est beau dans une chanson de Ferrat ou de Ferré , mais tu peux continuer de rever , moi je n’y crois plus , peut etre pour y avoir cru trop longtemps .

Alors Front de Gauche , oui trois fois oui , seul le rassemblement de notre peuple sur un programme clair et credible , nous permettra de sortir de cette situation , quant aux socialistes pourris , je crois que plus que moi tu as connu l’odeur de la pourriture , ce qui explique peut etre la foi devorante qui t’habite aujourd’hui .


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 15h16 - Posté par Alain Chancogne

Alors Front de Gauche , oui trois fois oui , seul le rassemblement de notre peuple sur un programme clair et credible , nous permettra de sortir de cette situation

Olé !!


Même quatre fois oui, merde, mégote pas !

Mélanchon,Mélanchon

Front de gauche et "saucissons"

Tous derrière mélanchon

Tout sauf la REVOLUTION

 :))

Et pour les strapontins, pluriels . et deux trois Safranes de fonction...quand le Ps les Verts voire Bayrou se seront servis.....qui c’est qui aura son quota ?

Ce sera Laurent , Méluche et autres Piquet mais mais après " la lutte finale"..pour la lutte des places.

Putain, Claude, merci.. !

Voilà qui requinque..

 :))))))))))))))

je sais qu’ hélas tu trouveras toujours un marchaisien (ces enfoirés !!) un dynosaure du militantisme pour te dire qu ’entre le Rêve de LL et le cauchemar de ta" solution finale"(pour le mouvement populaire)....je préfère encore me gourrer avec ceux qui y croient que m’adosser au mur des lamentations avec les résignés ..(bien qu’étant proche des Landes..et des pins)

 :))

Allez sans rancune..

Fonce à Castorama y a de la colle en solde pour 2012..
fais y un tour..vant le second de 2012..

Laisse les dire, les tchékistes de Bella Ciao..

Si c’est trop dur à supporter t’as les Chefs qui sont là..

http://www.parti-socialiste.fr/

.......

Ils viennent d’ailleurs de démontrer qu’ils entendent certes après l’amnistie décrétée par le FDG concernant la forfaiture versaillaise, s’engager résolument vers la transformation de la France.

Comme je lis ce qu’ils vont vous faire avaler , il y a ça :

http://www.parti-socialiste.fr/stat...
extrait :

Nous avons affaire à un monde – répétonsle
– dur, compliqué, où les progrès
demandent vision, ténacité, capacité et
alliances pour entrainer et convaincre.
Il ne s’agit pas de brandir en politique
extérieure des ambitions déraisonnables

et unilatérales ou d’énoncer des certitudes
intangibles : la multiplicité des acteurs,
la complexité des problèmes, les intérêts
contradictoires en jeu conduisent à une
démarche nécessairement réaliste. Il s’agit
d’être clairs sur ce que devra dire et faire la
France, en cas de victoire de la gauche en
2012, pour contribuer à refonder les pactes
qui unissent les continents et peser dans
le débat sur la régulation des dérives de la
mondialisation libérale.
À cet égard, on ne saurait trop insister
sur notre engagement européen
. Celuici
revêt, pour les socialistes français,
une importance capitale. Nos intérêts
nationaux sont en étroite imbrication
avec l’avenir du continent européen.

L’indépendance nationale n’est pas une
notion dépassée et nous y sommes très
attachés ; elle n’est pas séparable de notre
engagement européen pour lequel nous
revendiquons une ambition mondiale.
Nous restons donc fidèles à la démarche
européenne de François Mitterrand : « Si la
France est notre patrie, l’Europe est notre
avenir »
.

Nos
propositions intègrent au premier chef une
réflexion sur les politiques et les moyens
de l’Union européenne, mais aussi sur les
espaces de négociation, les comprom
is et
les dispositifs de sauvegarde de ses intérêts
vitaux qu’elle devra trouver, en particulier
avec les puissances émergentes, qu’elles
soient lointaines (Chine, Inde, Corée du
Sud, Brésil…) ou plus proches (Russie,
Maghreb, Afrique subsaharienne).

Cons promis ?

Ils tiendront ces promesses..

AC


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
7 octobre 2010 - 14h58 - Posté par

Désolé pour toi et tes declarations enflammées , seule la seconde solution est réaliste , les lendemains qui chantent comme tu dis , c’est beau dans une chanson de Ferrat ou de Ferré , mais tu peux continuer de rever , moi je n’y crois plus , peut etre pour y avoir cru trop longtemps .

Ben voilà tout est dit,enfin, donc, justement, il semble ( et c’est toi qui le dis !) que nous n’avons VRAIMENT RIEN à partager, même pas la fraternité le temps d’un rêve, tu ne veux pas de l’en-commun qui ne ressemble pas à ce que tu CROIS.

Donc pourquoi t’acharner à venir sur ce forum où justement, un des premiers droits que l’on se laisse et que l’on défendra, c’est celui de rêver (oui !) mais LES YEUX GRANDS OUVERTS ? Arrête de te faire du mal et retourne convaincre les convaincus (C’est comme ça qu’on fait 1.93 % si ma mémoire est bonne). Laisse nous ici avec nos "illusions" de "gauchistes" !

Alors Front de Gauche , oui trois fois oui , seul le rassemblement de notre peuple sur un programme clair et credible , nous permettra de sortir de cette situation , quant aux socialistes pourris , je crois que plus que moi tu as connu l’odeur de la pourriture , ce qui explique peut etre la foi devorante qui t’habite aujourd’hui .

Justement oui moi j’ai "payé" pour voir, ce qui n’est pas ton cas ni ceux de ton espèce qui se contente de propagander des décisions politiques DEBILES ET DEGUEULASSES qui envoient le peuple des luttes chaque fois un peu plus dans le mur tout en gardant bien la façade hypocrite de "ne pas en être". D’une certaine manière j’ai plus de considération pour les gens du PS qui n’essaient pas de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas, que pour toi , qui, sous couvert de "réalisme", de "dialectique" et de contradictions du camp d’en face" continues à revendiquer le communisme via le P"C"F en crachant sur les "gauchistes" mais en prenant des décisions de soce-dém. Tu es un VRAI Tartuffe, un hypocrite fini, "Faites ce que je dis, mais moi je ferai ce que je veux". Alors tes leçons de morale tu peux te les garder.

Moi quand j’ai réalisé ce qu’était le PS (eh oui tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes et il y a des chemins politiques qui sont plus "escarpés" que d’autres et JE N’EN AI PAS HONTE, et JAMAIS LES GENS COMME TOI NE PARVIENDRONT A M’EN FAIRE HONTE D’AILLEURS) j’en SUIS PARTIE, C’EST TOUT ET JE LE COMBATS DEPUIS. Je ne fais pas semblant, comme toi, comme ton parti, comme ton Mélenchon, d’être contre mais avec, en dehors mais en dedans. Et je préfère "ma "trajectoire, qui est de passer de ce que je croyais être de la social-démo (mais qui n’en était même plus) à "la visée communiste" y compris en me plantant, que la tienne, qui finit par un constat désabusé, sans aucune lucidité, et finalement PITOYABLE.

Tu ne m’énerves même plus, tu me FAIS DE LA PEINE mon pauvre Claude.

Restons-en là, va raconter tes fadaises qui referont l’histoire à qui tu veux, je ne t’adresserai plus la parole ni ici ni ailleurs.


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
6 octobre 2010 - 12h38 - Posté par Alain Chancogne

L échange vif entre LL et Claude de Toulouse..me rappelle que dans mon bloc notes perso, j’ai quelques textes conservés parce qu’ils m’ont plus à un moment donné.. ;

J’ai alors volontairement refusé de mettre la référence parceq u’ainsi cela évite l’apriori du jugement.

Même plus tard

Je relis et je trouve pas mal du tout ce p’tit cri d’espoir..

REVE GENERALE !*

Oui, rêve générale, voilà sans doute deux mots qui unissent culture et politique.

Face à toutes les souffrances sociales dans la société, face à cette droite hautaine et agressive, face à cette idéologie libérale qui réduit toute la richesse de nos vies, notre peuple résiste ; et si les « politiques » ne lui font pas défaut, il construit du nouveau, il transforme la société.

Notre rôle de militants est bien de contribuer à cette « rêve générale ». Nos rêves, nous les concrétisons dans notre révolte. Nos utopies, elles prendront corps dans notre combat politique quotidien ! Rien ne nous oblige à suivre le scénario que d’autres ont rédigé pour nous : la marchandisation de la vie n’est pas la fin de l’histoire ; il n’est écrit nulle part qu’une étroite minorité doive concentrer tous les pouvoirs de notre société. Mais la pièce dont nous rêvons, elle ne s’improvisera pas !

Nous le savons bien : c’est l’imagination au pouvoir qui permet de faire avancer le combat pour l’émancipation humaine. C’est pourquoi les communistes portent aujourd’hui, dans le combat des idées, toute une série de propositions visant à rendre aux hommes et aux femmes de ce pays la maîtrise de leurs vies. Et c’est pour concrétiser cette ambition que nous voulons contribuer à rassembler largement toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent aujourd’hui dans ce combat antilibéral, dans les villes et les campagnes, au sein de comités locaux, unitaires et populaires.

« Maîtriser sa vie », c’est l’aspiration et la recherche de chacun et de chacune. Cela passe par des conditions d’existence garanties et l’exercice de droits reconnus. C’est tout l’enjeu du conflit, dit des intermittents. Leur avenir de professionnel est aujourd’hui menacé et cela met en péril les conditions même de la création.

« Maîtriser sa vie », c’est un gage d’émancipation de chacun et de tous, c’est la condition d’une véritable démocratie culturelle.

C’est là toute l’ambition des communistes, de toutes celles et de tous ceux qui se battent aujourd’hui pour l’émergence d’une réelle alternative à gauche

La dernière phrase me fait quand même penser que c’était sur un site du PCF..

 :)))

Mais il ya du marxisme dans ce "morceau" non ?

Autre chose que de décider que, au prétexte que l’hiver sera rude , long, partuculièrement glacial, le Printemps serait hors de perspective.

.
@Claude, :

Cela doit quand même être plus facile en 2010, pour NOUS, contradictoirement , avec un Capitalisme unipolaire mais secoué de spasmes d’une crise globale , de penser que le Bonheur "est encore une idée neuve" comme l’a dit le poète..que dans les années 60-70, parier sur la survie de Cuba l’indomptable, confrontée à l’impérialisme US à quelques centaines de ses côtes , en plein blocus etc etc....

La question n’est donc pas d’avoir la certitude que ce que nous proposons est à portée de luttes mais bien de savoir que sans luttes c’est la"fin" qui est en début de réalisation..

Mais ceci dit, personnellement, je n’en veux à personne de ne pas être révolutionnaire.

Cela m’oblige juste à me dépenser pour deux !

C’est avec plaisir, surtout que c’est d’abord et égoistement pour mes gosses, même si les tiens en profitent au passage...

Cordialement

AC



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
8 octobre 2010 - 11h50 - Posté par claude de Toulouse .

cher AC ,

"" @Claude, :

Cela doit quand même être plus facile en 2010, pour NOUS, contradictoirement , avec un Capitalisme unipolaire mais secoué de spasmes d’une crise globale , de penser que le Bonheur "est encore une idée neuve" comme l’a dit le poète..que dans les années 60-70, parier sur la survie de Cuba l’indomptable, confrontée à l’impérialisme US à quelques centaines de ses côtes , en plein blocus etc etc....

La question n’est donc pas d’avoir la certitude que ce que nous proposons est à portée de luttes mais bien de savoir que sans luttes c’est la"fin" qui est en début de réalisation..

Mais ceci dit, personnellement, je n’en veux à personne de ne pas être révolutionnaire.

Cela m’oblige juste à me dépenser pour deux !

C’est avec plaisir, surtout que c’est d’abord et égoistement pour mes gosses, même si les tiens en profitent au passage...

Cordialement

L’envolée sur Cuba est belle , mais je continue de penser que seul , le soutien de l’URSS a empeché une seconde baie des cochons , enfin dans ce debat ce n’est pas l’essentiel .

La question est bien de savoir si ce que nous proposons est à la portée des luttes , proposer ce qui serait hors de portée des luttes serait totalement improductif et fondamentalement contre revolutionnaire .

Faire miroiter des propositions de changement complet (tres comprehensible en soi ) sans se preoccuper du "comment ce changement", serait meme criminel , car cela ferait reculer l’idée meme de changement .
Il n’existe pas trente six solutions pour changer une societé , je n’en ai vu que deux, soit les armes , soit le bulletin de vote , et je ne suis pas sur que le bulletin de vote suffise !
Mais je suis certain que le choix des armes n’est plus d’actualité !

Ayant dis cela , je sais que tu me classes dans ceux qui ne veulent pas etre revolutionnaires , mais toi qui l’es , dis moi comment ici et aujourd’hui , tu veux la faire la revolution , et avec qui ?

cordialement


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
8 octobre 2010 - 13h44 - Posté par

enfin une vrais proposition qui vaudrais la peine que bella et tous ici oeuvrons pour y donner suite. je ne vois pas mieux pour l’instant dans ce qui a pu etre elaborer au présent.
fédération, liberté d’association, regroupement sur la base du travail, auto-gestion, écologisation des objectifs de production, libre droit de faire le voeux de devenir français uniquement par l’adhésion aux principe élaboré par la majorité, le peuple...
mais néenmoins en faisant un effort d’imagination, d’anticipation, il faudrais dénoncer avec encore plus de force les ennemis qui se caches dans nos rangs. pas de chasse aux sorcières, mais l’exclusion définitif de toutes formation politique, association, syndicat dans la forme qu’il à pris à ce moment là, coupable d’avoir abusé les travailleurs, et oeuvré au contraire de ce qui étaient leur mission première, marcher contre la bourgeoisie,le capitalisme et en sortir définitivement.
selon moi les partits, devrais disparaitre aussi, puisque enfin les proletaires aurrait de vrais instances d’organisations et de déçisions que seraient les assemblées (qu’il faut systématiser pour etre une realité de fait, le pouvoir au peuple) : de travail, de quartier, d’école...
seule légitime.
et le peuple aurais ses mandataires, avec mandat impératif et révocable.
sinon nous resterons dans une démocratie bourgeoise, ou les élites de cette meme classe et leur partits fairons mine et sa rejoint mon premier point, de "lacher" et en se mellant au mouvement, l’arreterons (ou figerons) pour mieux ensuite le trahir.

bon courage et panache à nous !
salutations révolutionnaires


Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
15 octobre 2010 - 21h50 - Posté par marine

enfin une personne nous proposant des solutions plausibles, réalisables et EGALITAIRES !!!

Il est temps de prendre conscience que le système dans lequel nous vivons nous étouffe et qu’il favorise et creuse les inégalités sociales.

un excellent article qu’il faut faire connaitre

continuez et n’abandonnez pas

félicitations



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
16 octobre 2010 - 11h43 - Posté par marcodo

je pense que l’élection de sarko est à désespérer du genre humain et que votre programme est un doux rêve.
il y aura toujours des gens égocentriques, avides de pouvoir.
Dans notre société, l’ambition passe forcément par le fric et c’est pas près de changer.
le monde évolue lentement, tres lentement et il faut se battre pour que cela continue mais ne surestimons pas le genre humain.



Retraites – 20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.
8 novembre 2010 - 20h43 - Posté par moimeme

Vous dites, nous voulons la démocratie par le peuple pour le peuple.
Quand ensuite vous parlez de gouvernement. Un gouvernement, dépossède le peuple de sa citoyenneté et lui prend sa liberté politique. Alors que vous défendez la liberté maximale dans votre premier article il me semble.






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vendredi 13 - 16h16
de : nazairien
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Les corbeaux , les vautours en passe de disparaître ?
jeudi 12 - 20h12
de : joclaude
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Réaction de LFI après la diffusion des images de Quotidien sur le jour des perquisitions (video)
jeudi 12 - 12h38
de : LFI
40 minutes d’images cachées : le coup monté médiatico-judiciaire contre LFI (video)
jeudi 12 - 08h57
de : L’Ère du peuple
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Je suis prêt ! « Et ainsi de suite… »
jeudi 12 - 08h44
de : Jean-Luc Mélenchon
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 - 08h41
de : Info’Com-CGT
Grèce : l’expérience autogestionnaire des Viome menacée
jeudi 12 - 08h04
Le Val-de-Marne, premier département de France à bannir le glyphosate
mercredi 11 - 09h40
de : Agnès Vives
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Perquisition chez Mélenchon... Un autre son de cloches (video)
mercredi 11 - 09h01
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 - 07h51
de : Roberto Ferrario
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Samedi 14 septembre 2019, les éditions Noir et Rouge présentent le second tome de La CNT dans la révolution espagnole de
mardi 10 - 22h09
de : Frank
UNE JUSTE COLÈRE - Interrompre la destruction du monde
mardi 10 - 13h55
de : Ernest London
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Le RN face à la destruction sociale
mardi 10 - 12h08
de : Christian DELARUE
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Toute la macronnerie : Menteuse ! La Révolution est permanente !
lundi 9 - 15h44
de : joclaude
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Gaspard Glanz (journaliste), à nouveau inquiété par la flicaille, ridiculise ces flics(quettes) (vidéo)
lundi 9 - 13h59
de : nazairien
Thales : petits meurtres entre amis, ou la politique des bâtons dans les roues
lundi 9 - 11h26
de : Bertrand F
Au moins 2000 gilets jaunes convergent à Montpellier pour leur rentrée
dimanche 8 - 15h42
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arret de la grêve de Petit Jean
samedi 7 - 12h32
de : promedic
"Opération Aéroport de Paris" : L’initiave citoyenne en action, dans le var (vidéo)
samedi 7 - 00h50
de : nazairien
Plan et marché à Cuba des années 1960 à aujourd’hui
vendredi 6 - 13h47
de : P. Del Castillo
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Les élucubrations de Stéphane Bern sur l’école au Moyen Âge
vendredi 6 - 11h09
de : Catherine Rideau-Kikuchi, Florian Besson
LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE ET SON AVENIR
vendredi 6 - 06h41
de : Ernest London
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Rentrée catastrophe / C’est l’heure de l’mettre !
jeudi 5 - 22h19
de : Hdm
Grenelle des violences conjugales : le gouvernement répond aux féminicides par l’aumône
jeudi 5 - 16h51
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En surface, vous ne voyez peut-être encore rien, mais clandestinement, c'est déjà en feu. Y.B. Mangunwijaya, écrivain indonésien
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FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
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11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
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(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
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LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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