Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Et si Battisti était vraiment innocent ? par Fred Vargas


de : Pas d' apostrophe !
dimanche 14 novembre 2004 - 18h25 - Signaler aux modérateurs

de Fred Vargas

Cesare Battisti semble avoir tout contre lui : accusé de quatre homicides, condamné à perpétuité et en fuite. Mais il clame son innocence. Quel homme, répondra-t-on, ne ferait pas de même à sa place ? N’est-ce pas la seule solution qui lui reste pour tenter de sauver sa vie ?

Pourtant, ce cri d’innocence existe, il est là. Qu’on ne le prenne pas pour argent comptant, voilà qui est normal. Ce n’est pas non plus une raison pour ne pas l’envisager, et c’est là d’ailleurs le moindre de nos devoirs.

Laissons de côté mon intime conviction et celle des amis de Cesare. Et penchons-nous sur les faits, tel l’historien, le journaliste, avant de nous prononcer. L’enjeu n’est pas seulement intellectuel et éthique : il s’agit de la vie d’un homme.

De quoi est accusé Cesare Battisti ? D’avoir participé en 1978 et 1979 aux quatre crimes commis par le groupe d’extrême gauche des Prolétaires armés pour le communisme (PAC) pendant les années de plomb : celui du gardien de prison Santoro (accusation : exécution directe ; motif : tortures sur prisonniers), du bijoutier Torregiani (accusation : coorganisation ; motif : sympathisant d’extrême droite plurimeurtrier), du boucher Sabbadin (accusation : participation en couverture ; motif : militant du parti néofasciste (MSI), meurtrier), et du policier Campagna (accusation : exécution directe ; motif : tortures sur inculpés).

Examinons à présent les faits : arrêté en 1979, Battisti passa deux ans en prison avant de s’évader. Au cours de ces mois, la police ne l’inquiéta pas pour ces crimes, et il fut seulement condamné pour appartenance aux PAC (dont il n’était ni fondateur ni chef). Que se passa-t-il donc pour que, neuf ans plus tard, Battisti se retrouve accusé de la totalité des actions des PAC ? Quel fait nouveau vint modifier si radicalement son statut, le transformant de simple membre en criminel endurci ?

Ce fait nouveau se nomme Pietro Mutti. Cofondateur des PAC, Mutti fut arrêté en 1982 alors que Battisti était déjà en exil au Mexique. Inculpé de meurtre, Mutti se constitua "repenti" : le "repenti" est un coupable qui marchande sa peine en échange d’accusations. Plus il accuse et plus il tend vers l’obtention de sa liberté. C’est Mutti qui chargea Battisti de tous les crimes qui lui sont actuellement reprochés, lui faisant peu à peu endosser les cinquante braquages et les quatre homicides du groupe.

Absent, Battisti constituait un bouc émissaire idéal. Mutti expliqua d’ailleurs lui-même qu’il l’accusait parce qu’il était jeune et à l’abri à l’étranger. Pas un témoin oculaire, pas une preuve matérielle, pas même un commencement d’indice ne put étayer ces accusations. Les "témoins" qui l’appuyèrent n’étaient pas non plus ordinaires : il s’agissait de "dissociés", des accusés gagnant des années de prison en échange de déclarations convergentes.

Cela ne se comprend que dans le contexte de la justice italienne de l’époque, qui exploita jusqu’à ses pires déviances le système des repentis pour régler l’intégralité des affaires, que les coupables fussent vrais ou vraisemblables. Le repenti Mutti, décrit comme un jeune homme perturbé, dévasté par les drogues, bégayant ses accusations, accusa des dizaines de personnes. Il fut l’un des sujets les plus zélés du juge Armando Spataro, réputé pour avoir le plus exploité les possibilités des repentis. Mutti fut longtemps utilisé par la justice, traîné dans d’autres procès dans le rôle d’accusateur, avant d’y gagner sa liberté.

Pourquoi Pietro Mutti accabla-t-il particulièrement son ancien camarade Battisti ? On ne peut pas l’interroger car il a, évidemment, disparu dans la nature. Reste à se tourner vers les anciens faits connus pour le comprendre.

Une pratique courante au sein de certains groupes de l’époque permettait, en cas d’arrestation, de se défausser sur un camarade en sécurité à l’étranger. Mutti ayant aidé Battisti à s’évader, il fut convenu entre eux que Mutti pourrait utiliser son nom en cas de coup dur. Ce qu’il fit, sans modération. Surtout, une grave rupture intervint entre les deux jeunes gens, qui éclaire l’acharnement de Mutti contre Battisti : Mutti voulait reconstituer le groupe dissous des PAC et espérait l’appui de son camarade après son évasion. Mais Battisti avait pris conscience depuis longtemps que la lutte armée devait finir et qu’elle était un piège, une impasse. Il refusa catégoriquement et une dispute violente les opposa avant leur séparation. Le départ de Battisti apparut-il à Mutti comme un "abandon", une "traîtrise" ? Il "légitima" sans doute à ses yeux un éreintement qui devait, surtout, lui rapporter sa liberté.

Mutti était accusé d’avoir tiré sur Santoro. Il s’innocenta de ce crime en déversant l’accusation sur Battisti. De même pour le crime Sabbadin, qui fut exécuté par Mutti et Giacomin (autre chef des PAC). Giacomin avoua, mais Mutti accusa Battisti à sa place. Contraint par la suite d’admettre son véritable rôle, Mutti changea son accusation et fit de Battisti un chauffeur et non plus un tireur. C’est parce que Mutti mêla Battisti à cet attentat que se rouvrit l’affaire Torregiani.

Celle-ci était déjà élucidée et les quatre tireurs, Gabriele Grimaldi, Giuseppe Memeo, Sebastiano Masala et Sante Fatone, avaient été identifiés et condamnés en 1981. Mais les juges considéraient que les attentats Torregiani et Sabbadin faisaient partie d’un même plan en raison de leur simultanéité. Si Battisti figurait dans l’affaire Sabaddin, il devait donc avoir participé à l’organisation de l’attentat Torregiani. La justice fit témoigner des "dissociés" pour aller en ce sens.

L’implication de Battisti dans l’affaire Torregiani ne résiste pas à un examen un peu poussé. C’est au cours de cette agression que le fils adoptif de Torregiani fut blessé et demeura paralysé. Cette fusillade tragique s’est puissamment ancrée dans l’opinion publique. Elle a fusionné avec le nom de Battisti au point que les Français et les Italiens sont aujourd’hui persuadés que Battisti en fut l’auteur, persuadés même que Battisti tira sur l’enfant. Cette persuasion ne s’opéra pas d’elle-même : la télévision italienne diffusa à satiété au printemps 2004 l’image du fils de Torregiani en fauteuil roulant, le présentant comme une "victime de Battisti". Cette fausse information, accablante, fut abondamment reprise en France. Elle frappa à juste titre les esprits, et c’est elle qui fit de Battisti un "monstre" dans la pensée collective. Pourtant, outre que Battisti ne figurait pas parmi les quatre agresseurs de Torregiani, il fut prouvé par la balistique que le garçon fut touché par une balle perdue de son propre père.

Non seulement Battisti ne participa pas à cet attentat, mais il ne l’organisa pas : les PAC avaient été informés d’un projet de "jambisation"à l’encontre de Torregiani. Battisti, avec d’autres membres du groupe, s’y était résolument opposé, formant une "dissidence". Il quitta la réunion pour marquer son désaccord. Il n’est donc pas concevable que Battisti, dissident, ait "organisé" une agression qu’il réprouvait si fortement. Ce projet fut malgré tout exécuté par un groupe de quartier autonome et Battisti apprit la nouvelle et la blessure de l’enfant par la presse. Ecoutons Battisti l’évoquer lors d’une interview filmée, à la fin de juillet 2004 : "Je crois que les plus mauvais souvenirs (...), c’est quand j’ai lu dans les journaux que le fils de Torregiani était blessé (...) ; cela, c’est quelque chose qui m’a... qui nous a terrassés, en fait. Ça nous a mis dans un état... Même si on n’était pas responsables, même si on était contre l’action (...)."

Les attentats Torregiani et Sabbadin étaient corrélés : la dissidence de Battisti à l’un contient sa non-participation à l’autre. Ces actions simultanées avaient été conçues par un même noyau auquel Battisti n’appartenait pas.

Le meurtre du policier Campagna avait été commis par un couple inconnu. Mutti donna le nom de Battisti et celui d’une complice. La participation de Battisti est ici encore impossible. En effet, cette agression eut lieu alors que les PAC étaient déjà dissous, et l’attentat fut opéré par une "filiation" des PAC ayant refusé la dissolution. Or, contrairement à Mutti, Battisti avait voulu cette dissolution. Il n’est donc pas sensé qu’il ait mené une action plusieurs mois après avoir déposé les armes.

L’accusation s’écroule lorsqu’on sait que la jeune femme accusée par Mutti fut innocentée et libérée en 1994. Enfin, l’agresseur vu par un témoin était un barbu frôlant les 1,90 m. Lors de l’instruction, les policiers avaient dit à Battisti qu’il lui aurait fallu porter des talons de 20 centimètres pour que le signalement corresponde. C’est d’ailleurs du président de la cour d’appel de Paris que Battisti apprit, lors de l’audience du 12 mai 2004, qu’il avait porté une "fausse barbe" : détail de la scène du crime que "l’assassin" lui-même ignorait...

C’est ainsi que, lorsqu’on examine de plus près les circonstances des quatre crimes, les accusations de Mutti s’effondrent tandis que ses raisons d’accuser Battisti s’éclairent. Tout indique que Battisti n’a participé à aucun des crimes : ni à l’attentat Torregiani qu’il réprouvait, ni à l’attentat corrélé contre Sabbadin, pour lequel Mutti, pris en flagrant délit de mensonge, dut se défausser. L’attentat Campagna est trop tardif et le signalement ne correspond pas. Quant à l’homicide Santoro, il est l’œuvre de Mutti lui-même.

Il reste cependant un "mais" qui n’aura pas échappé au lecteur : pourquoi, s’il n’est pas coupable, Battisti n’a-t-il pas répliqué aux accusations qui l’accablèrent de mars à juin 2004 ? Pourquoi a-t-il au contraire esquivé la question ou refusé de répondre, ce qui convainquit plus encore l’opinion publique de la réalité de sa culpabilité ?

Depuis vingt-cinq ans, Battisti ne faisait en réalité pas mystère, en privé, de son innocence. Sa famille et ses proches savaient, selon son expression, qu’il n’avait "pas de sang sur les mains". Ce n’est qu’avec l’explosion de l’affaire que, paradoxalement, il décida de se taire. Pourquoi ?

A cela, une raison majeure, source d’un véritable blocage : Battisti ressentait intensément le sentiment d’une responsabilité politique collective. A ses yeux, proclamer son innocence personnelle, c’était fuir ce qu’il considérait être sa "responsabilité historique", c’était se dédouaner à bon compte de son passé, ce qu’il ne s’estimait pas le droit de faire. Se trouvait aussi menacée la petite communauté des réfugiés italiens, protégée depuis vingt ans par la parole de la France. Faire valoir son innocence risquait de nuire à cette protection collective dispensée sans distinction des actes commis.

Battisti refusa donc avec obstination de porter sa défense sur le terrain individuel. Son innocence devint pour lui un argument tabou. Et inutile, pensa-t-il, car il crut jusqu’au bout que la loi française le protégerait de l’extradition, puisqu’il est interdit d’emprisonner un accusé contumace sans nouveau procès. Il s’en tint là, avec une détermination aussi digne qu’entêtée, n’osant au mieux sur le sujet que cette formule indirecte : " Cet homme, ce meurtrier, je ne le connais pas" (Le Monde du 2 avril).

Mais la parole d’Etat fut reprise, la loi française contournée, et son extradition prononcée le 30 juin. A ce moment seulement, Battisti prit conscience qu’il allait finir ses jours en prison pour des crimes qu’il n’avait pas commis. Dès août, il exprima à nouveau son innocence de toujours : "Et je le répète : je n’ai jamais tué et je peux le dire, les yeux dans les yeux, aux parents des victimes, aux magistrats." (Journal du dimanchedu 8 août).

Mais il était trop tard : la propagande venue d’Italie avait été si violente que le mal était fait, immense, dans l’opinion publique. Nul ne l’entendit ou ne le crut.

Tels sont les faits. Au lecteur de les examiner et d’en juger, en sa conscience et en sa raison. A lui de peser la valeur de l’accusation et de se demander si le gouvernement peut livrer Battisti à la prison italienne. Si la France n’a pas le devoir de la perplexité. C’est à cette réflexion de tous qu’est suspendue sa vie.

Fred Vargas est archéologue, auteure de romans policiers.

 http://www.lemonde.fr/web/...



Imprimer cet article





Déjà en 2018 : Mise en scène d’une « décapitation » de Macron : 3 gardes à vue
samedi 25 - 12h44
de : laVeuve
Le Conseil d’Etat, réforme des retraites : Le Gouvernement devra revoir sa copie !
samedi 25 - 10h05
de : JO
Le peuple-classe de France tient à l’Etat social.
samedi 25 - 01h36
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Beyrouth - y’a Carlos G., mais y’a aussi ça :
vendredi 24 - 20h03
de : Rolon
E3C : épreuves surveillées par des enseignants retraités, lycée du pays de Retz, Pornic
vendredi 24 - 19h30
de : Rolon
Les 200 familles
vendredi 24 - 19h14
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La part anarchiste des communs
vendredi 24 - 19h12
de : jean1
La France s’embrase : Retraites aux flambeaux organisée à Paris et dans toute la France
jeudi 23 - 21h49
de : nazairien
10 commentaires
La CFDT condamnée en appel pour abus de pouvoir
jeudi 23 - 15h24
4 commentaires
Avancée Sociale possible ? Oui en Espagne !
jeudi 23 - 15h21
de : JO
Affaire Benalla : "Le panier de crabes" vers son dénouement ?
jeudi 23 - 14h47
de : JO
1 commentaire
VENEZUELA : Rencontre Internationale Anti-impérialiste de Caracas !
jeudi 23 - 14h30
de : JO
3 commentaires
POUR UNE HISTOIRE AMÉRINDIENNE DE L’AMÉRIQUE
jeudi 23 - 13h37
de : Ernest London
Inondons l’Elysée avec un courrier "licenciement MACRON l’imposteur
jeudi 23 - 10h06
de : Martine
1 commentaire
La dictature des minorités - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 22 - 21h40
de : Hdm
1 commentaire
Et si l’incurie de nos dirigeants était la principale cause de chômage en France ?
mercredi 22 - 21h05
de : Gerard989
1 commentaire
A vous de juger de l’indépendance des médias aux ordres !
mercredi 22 - 18h03
de : JO
Thèses sur le mouvement en cours
mercredi 22 - 15h49
de : Paroles Libres
Oligarchie souterraine : mais qui sont les membres du club si fermé des « Canetons du Châtelet » ?
mardi 21 - 19h23
de : MathF
9 commentaires
Dans un billet sur twitter, Gérard Filoche dénonce, le "Hold Up" géant de macron (texte dans document cliquable)
mardi 21 - 14h38
de : nazairien
8 commentaires
MYTHOPOÏESE
mardi 21 - 13h14
de : Ernest London
Réforme des retraites : ces économistes proches de Macron qui conseillent la CFDT
lundi 20 - 15h48
de : Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières
7 commentaires
Police partout, Justice nulle part !
lundi 20 - 14h58
de : JO
1 commentaire
Dunkerque : CGT et avocats attendent Macron de pied ferme pour sa visite d’un fleuron industriel (vidéo)
lundi 20 - 11h57
de : nazairien
1 commentaire
Au Théâtre ce soir : Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir . . . .
dimanche 19 - 22h04
de : Bouffe du Nord
1 commentaire
Présence irrégulière d’une députée RASSEMBLEMENT NATIONAL au CESER de GUADELOUPE.
dimanche 19 - 13h50
de : UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe)
Denis Robert : la révolte du peuple citoyen, pour défendre ses droits : EN MARCHE VERS L’AFFRONTEMENT TOTAL(vidéo)
dimanche 19 - 13h06
de : nazairien
10 commentaires
ONG, syndicats et agriculteurs signent une tribune commune face à "l’urgence climatique"
dimanche 19 - 12h45
de : jean1
Comment vont être calculés vos droits au chômage à partir du 1er avril ?
dimanche 19 - 08h19
A visionner (YouTube) : Concert des artistes de l’Opéra de Paris ! Emotionnant !
samedi 18 - 16h41
de : JO
3 commentaires
Bravo et merci la confédération paysanne et surtout à ses adhérents
samedi 18 - 14h32
de : jean1
3 commentaires
Macron exfiltré d’un théâtre parisien
samedi 18 - 08h11
de : Ernest London
6 commentaires
Les Stats.
vendredi 17 - 19h16
de : L’iena rabbioso
4 commentaires
Extrême-droite économique et dictature : De Hayek à Thatcher et Pinochet.
jeudi 16 - 22h00
de : Christian DELARUE
6 commentaires
Municipales : comment Castaner va embellir le score de LREM, escroquerie électorale
jeudi 16 - 20h26
de : nazairien
12 commentaires
L’âge pipeau - C’est l’heure de l’mettre !
jeudi 16 - 13h23
de : Hdm
1 commentaire
L’AFFAIRE AUDIN (1957-1978)
jeudi 16 - 12h24
de : Ernest London
une analyse parmi d’autres.
jeudi 16 - 10h45
Ségolène.
mercredi 15 - 16h38
de : L’iena rabbioso
10 commentaires
Grève des avocats : préserver une certaine idée de l’accès au droit
mercredi 15 - 14h41

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
REMISE DE LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE À L’OPERA DE PARIS MARDI 31 DÉCEMBRE 14H
mardi 31 décembre
de Info’Com-CGT
6 commentaires
Donnez, partagez, investissez dans la lutte… c’est déterminant ! Faire un don en ligne https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... #CaisseDeGreve : remise solidarité financière pour salariés de l’Opéra de Paris mardi 31 décembre 2019 à 14h, dernier jour de l’année en symbole de lutte artistique vs #reformesdesretraites de #macron. Participation 13h à l’AG et remise publique du chèque sur les marches de l’Opéra Bastille à (...)
Lire la suite
POUR DÉFENDRE MA RETRAITE ET CELLE DE MES ENFANTS, JE VERSE À LA CAISSE DE GRÈVE (VIDEOS)
vendredi 27 décembre
de Info’Com-CGT
https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... Nous sommes des millions à être opposés à la réforme des retraites que veut imposer le gouvernement. Cette "réforme" a pour objectif de nous faire travailler encore plus longtemps et mettre en place une retraite à points qui baissera inéluctablement le montant nos futures pensions ! Ne laissons pas faire. Agissons ensemble en participant aux mobilisations ou en alimentant la caisse de grève afin d’aider celles et ceux qui sont en grève et se (...)
Lire la suite
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite