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Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
de : La Louve
mercredi 23 février 2011 - 11h51 - Signaler aux modérateurs
51 commentaires
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1. On ne parlera pas ici de "2012", de "droite" et de "gauche" ni de "sarkozysme", ou alors pas sans aborder la question de la représentation des classes et de la défense de leurs intérêts

Je préviens d’emblée celles et ceux qui voudraient me voir aborder la question de la présidentielle et des législatives de 2012 sur le mode convenu et électoraliste de passer leur chemin, ils ne trouveront pas cela dans ce papier.

Ils y trouveront en revanche peut être des pistes de réflexions, qui, éventuellement, pourront leur être utiles pour réfléchir à ce sujet, mais pas plus, car, si on ne peut pas complètement négliger la question de "2012", l’essentiel est bien ailleurs.

Car ce qui est certain , c’est qu’aborder le sujet de 2012 sans se poser la question de la représentation éventuelle du peuple, dans toute sa diversité sociale et culturelle, et donc, des classes sociales dont sont issues les votants (et les abstentionnistes ou non inscrits), et de la défense des intérêts des unes et des autres ne peut que mener à une impasse politique.

Loin de continuer à accréditer la fiction (au sens quasi-juridique du terme) d’une division de la vie politique entre "droite" et "gauche", au contraire, il nous faut, toutes et tous, faire les efforts nécessaires pour situer clairement les enjeux politiques actuels.

"Droite" et "gauche", je le dis depuis plusieurs années maintenant, ne sont plus (s’ils l’ont jamais été ) des critères pertinents pour déterminer un quelconque choix politique.

En effet, si la ligne de fracture de la société passe par l’exploitation de l’homme et la propriété du capital, et l’extorsion, au besoin armée (on le voit en Libye ou ailleurs) de toute plus-value, alors on sait qu’il y a "à gauche" de plus en plus de partis et de figures politiques qui ne remettent plus ces lignes de fractures en cause, ni de près ni de loin.

D’autres qui font semblant d’y apporter des "corrections" (tout en refusant de se positionner clairement par rapport au capitalisme).

Si l’on en reste au clivage "droite/gauche", qui est désormais presque exclusivement fondé sur des "valeurs" qu’on pourrait souvent qualifier de "droits-de-l’hommistes", on fait le lit du marais démocrate-chrétien, marais dont on doit bien constater qu’il permet la jonction de certaines fractions de "gauche" et de "droite".

La question du "vote anti-sarkozy" ne sera pas abordée non plus ici (je m’en suis déjà expliquée dans d’autres articles, le "sarkozysme" n’existe pas, c’est un cache-sexe pour "la gauche" justement et si notre objectif est seulement de "bouter Sarkozy" hors du gouvernement de ce pays, nous prenons plusieurs risques politiques conséquents).

Je ne dis évidemment pas non plus qu’il faut que cet individu soit maintenu au pouvoir. Je dis que la façon dont nous allons le chasser lui et les siens, et tous ceux de son espèce, représentants politiques directs du Capital, n’est pas anodine, est déterminante même, pour l’avenir et ne se fera certainement pas dans les urnes, et peut être même pas en 2012 d’ailleurs.

Ceux qui ne veulent pas voir cela, ou qui le voient mais jettent dessus un voile, "à gauche", se préparent des lumbagos terribles pour cause de contorsions foireuses d’entre-deux tours...On ne leur apportera pas la pommade !

In fine, ce petit article va donc plutôt traiter du renouveau de l’organisation des communistes, communistes qui, comme nous le savons ne sont évidemment pas "de droite" mais ne sont pas non plus "de gauche", puisqu’ils sont "communistes" et que cela dit tout (ce qui n’empêche nullement certaines alliances avec certains groupes ou partis à certaines occasions, sur certains sujets, le cas échéant, qui se réclameraient de "la gauche").

2. De quoi le gouvernement actuel est-il l’expression en termes de lutte de classe ?

Voilà à dire vrai, la question qui me semble préférable à celle de savoir de quoi Sarkozy pourrait être le nom. (Cela me démangeait un peu).

Le gouvernement actuel est l’expression politique d’une alliance de la petite bourgeoisie exploitante et de la bourgeoisie, ou plus exactement d’une fraction de la bourgeoisie particulière qui est à la fois financière et compradore (les deux vont souvent ensemble ces dernières décennies), c’est à dire dont les acteurs tirent principalement leurs plus-values de la financiarisation et (alternativement ou cumulativement) de la vente des actifs " de l’Etat français" à l’impérialisme américain.

On pourrait les comparer d’une certaine manière, à des ferrailleurs, qui désossent les voitures et les revendent au poids du métal ou du plastique...

C’est une alliance étonnante et hautement contradictoire, car c’est en quelque sorte l’alliance du parasite et du parasité, puisque cette fraction de la bourgeoisie ne peut tirer ses profits que de la soumission et de la paupérisation de la petite-bourgeoisie exploitante qui est elle nécessairement "locale " et "nationale" et qui a tout intérêt à maintenir une forme de fordisme dans son exploitation (alors que la fraction de la bourgeoisie que représente cette ligne de l’UMP a tout intérêt à éradiquer jusqu’au fordisme lui-même).

C’est donc, en termes de lutte de classe, une alliance potentiellement explosive. Mais qui pour l’instant fonctionne car elle est faite "sur la peau" des exploités (et que ceux -ci ne sont ni représentés ni organisés).

On peut l’appeler "gouvernement de droite" si c’est ce que "la droite" recouvre comme réalité sociale ("la gauche" recouvrant alors l’alliance de la petite-bourgeoisie exploitante et de la petite-bourgeoisie exploitée, soutenue par une fraction du prolétariat).

Mais notons que l’expression "droite" ou "gauche" ne dit absolument rien de l’hégémonie dans l’union (or la détermination de la position hégémonique est fondamentale)....

La petite bourgeoisie exploitante a été portée là par la bourgeoisie, notamment par une fraction de celle-ci, qui voyait en elle le moyen d’obtenir le consentement populaire de la petite bourgeoisie exploitée et d’une partie du prolétariat susceptibles, pour des raisons économiques, sociales et culturelles, de venir en appui à des intérêts bourgeois.

Soit directement en adoptant volontairement des positions de classe bourgeoises (discours policier, sécuritaire, raciste et individualiste), soit indirectement en prenant pour argent comptant les pseudos-positions politiques de classe de la bourgeoisie vis-à-vis du prolétariat (l’OPA de Sarkozy sur une partie du prolétariat et sa tentative de récupération de la classe ouvrière, par exemple -tentative qui évidemment allait majoritairement échouer mais n’a été faite que pour convaincre la partie de la petite-bourgeoisie qui assumait son alliance avec les plus exploités du prolétariat).

C’est comme cela que l’on fabrique une majorité, c’est en liant par des positions politiques des classes sociales qui n’ont finalement que des intérêts mineurs et sporadiques en commun (voire qui auraient surtout des intérêts à long terme divergents !).

Mais ce que la bourgeoisie sait, et met en œuvre actuellement avec brio, c’est que si la majorité politique (pour eux principalement, mais aussi pour nous) est nécessairement composite et faite d’alliances avec des classes ou des sous-couches qui ont fondamentalement des intérêts communs restreints, voire divergents, ce pour quoi elle doit justement batailler ferme, c’est pour assurer son hégémonie dans cet assemblage hétéroclite.

Seule compte l’hégémonie dans l’assemblage. C’est le tour de force presque toujours renouvelé des capitalistes que de parvenir à être hégémoniques tout en étant strictement minoritaires, et ô combien minoritaires dans la société.

A ce titre et plus que jamais on peut dire actuellement que la bourgeoisie est une classe sociale numériquement archi-minoritaire, et relativement divisée, mais politiquement archi-hégémonique et capable d’alliances objectives.

Il y a travail de la bourgeoisie pour être hégémonique, et il y a consentement d’une grande majorité de la petite bourgeoisie et d’une fraction du prolétariat à cette hégémonie bourgeoise.

La question est de savoir comment la bourgeoisie parvient à cette hégémonie (et donc, corrélativement, au consentement des "autres" à cette hégémonie) tout en étant si strictement minoritaire.

Bien sûr, il y a la propagande, l’idéologie...on ne va pas revenir là-dessus ce soir car ce sont finalement les aspects les plus simples à comprendre et les plus saillants de la mise au pas, mais cela suffit-il ?

Non. Le déterminant, ce sont tes conditions de vie immédiates, à toi et ta famille, tes amis, "l’essentiel" est dans ce que tu manges, ce que tu touches, ce que tu vois, ce que tu possèdes. Et tout cela, ce ne sont pas des "idées", MAIS CEPENDANT, c’est "la bataille des idées" qui y amène.

Sauf que pour eux, c’est un "acquis", pour nous, c’est un "à prendre" .

Plusieurs moyens, pour les capitalistes d’assurer matériellement leur hégémonie idéologique sur la petite bourgeoisie exploitante (et une partie de la petite-bourgeoisie exploitée).

En transférant la gestion, la "location", pourrait-on dire, d’une partie du Capital (dont les capitalistes restent propriétaires in fine, bien évidemment) à toute une partie de la petite-bourgeoisie, que ce soit directement par l’attribution d’actions, de parts sociales, de titres, de rentes.., que ce soit indirectement par la possibilité que la bourgeoisie leur offre de "commander" en son nom et d’être rétribué pour ce faire ; au niveau national ou local.

Directement aussi en faisant dépendre du maintien d’une forme de "capitalisme régional" la survie de ces mêmes petits-bourgeois exploitants. L’avocat d’affaires "provincial" qui ne sera plus rien, à terme, si Airbus se tirait de Toulouse, entraînant avec soi la grande majorité des PME du secteur. C’est le cas du "petit capital parasitaire du gros". Et ce n’est pas peu encore dans ce pays.

La petite-bourgeoisie exploitante assumant quant à elle une forme de contrôle de la petite-bourgeoisie exploitée et d’une fraction particulière du prolétariat (la "classe moyenne").

C’est par ce système de contrôles-gigognes, exactement comme dans les sociétés capitalistes où l’on peut contrôler 100% d’une "société petite-fille" avec seulement 20 % des parts de la "société mère", que fonctionnent les relais hégémoniques du Capital.

3. La question de l’hégémonie des communistes dans le prolétariat en cas d’alliance nécessaire, et ponctuelle, d’intérêts de classe différents

Le prolétariat, et parmi lui toute la fraction du prolétariat qui lutte plus ou moins consciemment contre le capitalisme, parfois avec les mauvaises armes, n’a pas de prébendes à offrir à la majorité de la petite-bourgeoisie.

Ou plus exactement devrais-je dire, exception faite de la partie du prolétariat qui était consciemment organisée dans le PCF et dont les castes dirigeantes successives ont permis à la petite-bourgeoisie (incarnée, notamment, mais pas seulement, dans le Parti socialiste), ces 40 dernières années, "d’union de la gauche" et "de programme commun" en "gauche plurielle", d’acquérir la plupart des "fiefs électoraux", seules "prébendes" dont cette image du prolétariat ait jamais pu se targuer.

Qu’y avait il d’autre à "offrir", me dit-on sans cesse, (puisque l’idéalisme est à bannir, que seul compte le matérialisme sauce stalinienne). "Nous avons troqué ce que nous avons pu dans les limites raisonnables pour juguler notre perte d’hégémonie".

Mais, surprise, cela ne "fonctionne" pas ! La seule chose qui fonctionne avec cette méthode, c’est la descente aux enfers du PCF entant que tel.

Personne ne se demande plus d’où est venue cette "perte d’hégémonie".

Beaucoup considèrent que c’est une affaire réglée par l’explication de "l’effondrement de l’URSS".

Bien-sûr que l’effondrement de l’URSS a porté un coup dur (mais, je pense, surestimé, et surestimé à dessein) à l’hégémonie d’une partie du prolétariat (identifié dans le PCF et la CGT) sur le mouvement d’alliance avec d’autres fractions de la "classe populaire".

Mais est-ce l’explication déterminante ?

Non.

Il faut tenter une autre analyse, une autre explication. Je la tente brièvement, sans prétendre qu’elle est juste, et encore moins qu’elle est la seule juste !

3.1. Détour par les 40 dernières années du PCF à nos jours

Le PCF, qu’on le déplore ou pas, là n’est pas la question, était "LE" Parti communiste pendant plusieurs décennies, au point d’être vu, à ses débuts comme le seul parti des communistes dans ce pays. On disait d’ailleurs simplement "Je suis membre du Parti" et tout le monde savait de quel parti vous parliez.

Cette perte d’hégémonie est directement liée à l’état de la lutte des classes en France reproduite (c’est bien normal) DANS le PCF .

Elle est malheureusement venue, non seulement d’un écroulement numérique de la classe ouvrière stricto sensu du fait des délocalisations et désindustrialisations (c’est ennuyeux pour un parti devenu "ouvriériste au sens le plus répugnant du terme), alliée, il faut le dire, à l"embourgeoisement" d’une partie de celle-ci (embourgeoisement par différents moyens dont les moindres n’étaient pas l’appartenance à l’encadrement syndical ou partisan, ou au"communisme municipal"), mais aussi de la difficulté, sinon du refus (ou carrément de la fermeture) de s’ouvrir au prolétariat exploité non-ouvrier, ainsi qu’à une partie de la petite-bourgeoisie exploitée, alors que dans un mouvement presque "naturel" (du point de vue des intérêts matériels cette fois) la partie de la classe ouvrière embourgeoisée qui restait au PCF (et en moindre mesure, dans la CGT), celle-ci a tendu vers des alliances avec la petite-bourgeoisie exploitante.

C’est ainsi que débutait dans les années 80 une réelle période de collaboration de classe entre une fraction du prolétariat et une fraction de la bourgeoisie.

Le PCF agonise donc d’un dommage collatéral de la lutte des classes, c’est à dire de la partie que le prolétariat le plus exploité a perdue contre le prolétariat le moins exploité dans ce parti.

Toute cette partie de la population méprisée ou méconnue et crainte par les nouveaux maîtres du PCF.

Les héritiers d’une partie de la classe ouvrière et une minorité du prolétariat non-ouvrier devenus ouvriéristes, qui ont vu dans la naissance du "prolétariat moderne" (les femmes, les immigrés et les jeunes - notamment ceux issus de l’immigration et/ou rejetons directs d’ouvriers qui ne voulaient pas l’être - qui devenaient employés de bureau, secrétaires, coursiers, balayeurs, manutentionnaires, vendeurs, caissières, serveurs, institueurs...) la contestation possible de leur hégémonie politique DANS l’appareil du PCF si jamais les portes leur étaient ouvertes. Et qui ont défendu (et défendent encore) leurs intérêts de caste au lieu de leurs intérêts de classe.

Bien-sûr pour nombre de militants de bonne foi au PCF, cela n’a pas forcément sauté aux yeux et cela se fit même grâce à eux mais pas forcément selon leur volonté directe.

Car le drame, c’est que cette partie de la "classe ouvrière embourgeoisée" était minoritaire dans le prolétariat, bien-sur, mais aussi dans la classe ouvrière elle-même qui elle, ne voulait pas de ce sectarisme et qui se foutait totalement des luttes de pouvoir internes au PCF. Elle s’est donc spontanément dirigée soit vers le RPR (par affection patriotique et mythlogique envers de Gaulle et celui que l’on pensait être son héritier, Chirac) soit vers le PS, mais aussi déjà, vers l’abstention.

Bon nombre d’ouvriers alors n’ont pas compris comment et pourquoi le PCF ne parvenait pas à assimiler les nouveaux développements de la société du travail dans sa composition.

Pourquoi les travailleurs immigrés étaient considérés comme des ennemis de "la classe ouvrière française" par certains membres dirigeants du PCF ; pourquoi les jeunes et les femmes n’avaient pas plus de représentants dans ce parti, et pourquoi, quand ils avaient des représentants, ceux-ci étaient incapables de discours d’émancipation du sous-groupe qu’ils représentaient.

Mai 68 aura été lé dernier message que le prolétariat moderne adressa au PCF.

La perte d’hégémonie vient aussi naturellement de la perte de travail créatif idéologique, de l’absence de projet politique (remplacé par des "programmes"), de la négation du besoin de rêver, d’espérer, de se projeter dans l’avenir, de la part de ceux-là mêmes qui devaient le faire absolument.

3.2 Sur quelques tentatives politiques récentes

La suite on la connaît, la classe ouvrière aujourd’hui constitue l’immense majorité de l’abstention aux élections quelles qu’elles soient, mais tragiquement, aussi (pour l’instant en tout cas), elle connait une abstention de la vie politique même, contrairement au mythe complaisamment rapporté à "droite" et "à gauche" qui veut qu’elle se soit majoritairement tournée vers les forces néo-fascistes.

A ce triste sort politique (et social) de la classe ouvrière s’ajoute aujourd’hui, 30 ans plus tard, celui d’une grande partie du prolétariat non-ouvrier et de la petite-bourgeoisie exploitée, en voie de dépolitisation pour une part, ou de reprise en main par les représentants de la démocratie-chrétienne en France, après l’échec de la social-démocratie incarnée dans le PS et la CFDT , SOS-racismes, ou autres, d’autre part.

De ce point de vue, il est évident que tant le PCF que le PS sont des forces politiques à bout de course et en voie d’extinction à moyen voire à court terme.

L’histoire ne repasse pas deux fois les plats et à moins d’être idiots, le prolétariat et la petite-bourgeoisie exploitée ne s’investiront plus politiquement dans aucun de ces partis. "Chat échaudé craint l’eau froide".

La question du renouveau de l’organisation communiste (et révolutionnaire) est donc plus que jamais au cœur de la question (sauf si l’on s’assoit sur son cul en se disant "tout est foutu", la tête entre ses mains), et ce qui est au coeur de cette réorganisation, ce sont les rapports que peuvent et doivent entretenir cette fraction du prolétariat (ouvrier et non-ouvrier) et de la petite-bourgeoisie exploitée, au-delà des éventuelles différences de revenus, de nationalités, et de cultures (au sens large) entre certains de leurs sous-groupes.

Comment pouvons-nous créer du lien entre ces diverses classes et sous-groupes sociaux et comment pouvons-nous entraîner une force en mouvement, en travaillant à y construire notre hégémonie, nous qui n’avons aucune de ces prébendes que les capitalistes ont à offrir directement ou indirectement ? Et dans le "comment" posé de la sorte, il n’y a pas que la question du moyen qui est posée (car non "tous les moyens ne sont pas bons") mais celle du contenu qui à la fois construit et utilise le moyen.

* Le NPA a été une tentative intéressante de ce point de vue.

Je ne suis pas devin pour dire si cette tentative a échouée ou pas, car il faudrait être un peu prétentieux pour dire que l’histoire du NPA est finie. Je dis "il a été une tentative" car pour l’instant, cette tentative me semble en panne, pour le moins. Non pas du tout par "sectarisme" ou "personnalisation", comme se complaisent à dire certains, mais justement parce que le NPA paie son erreur fondatrice d’avoir laissé entrer des ennemis manifestes de toute tentative d’émancipation des exploités quels qu’ils soient.

Des ennemis qui ne veulent pas de l’organisation réelle des exploités du prolétariat et de la petite-bourgeoisie, et qui veulent encore moins de leur coalition, parce que cela signifierait la perte de leurs positions sociales, ces positions qu’ils détiennent indirectement de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie exploitante.

Le NPA vit donc actuellement un épisode de lutte de classes politiques en son sein. Épisode dont il n’est pas parvenu à se prémunir, mais dont il aurait pu se prémunir dès l’origine en "triant" ses adhérents (on peut le faire et ce n’est pas choquant si ce tri consiste à pouvoir évacuer les forces qui ne veulent manifestement entrer que pour vous tuer), en refusant le mythe du "droit de courant organisé et constitué" qui est le contraire de la démocratie prolétarienne, et en s’ouvrant, non à des forces coalisées dès l’origine contre lui, mais à tous les prolétaires et petits-bourgeois exploités qui souhaitaient le rejoindre de bonne foi (ce qu’il avait la possibilité de faire par son assise syndicale et paar la popularité dont jouissait son leader d’alors, Olivier Besancenot).

Car le NPA a permis de créer au moins une nouveauté politique réelle dont il faut lui être reconnaissant.Je veux parler de la candidature d’Ilham Moussaid. Cette candidature qui a fait grimper aux rideaux des gens comme Mélenchon ou Chevènement, mais aussi, une fraction du NPA, et qui était pourtant un acte formidable et un souffle d’air frais dans la pratique politique de ce pays.

Les forces réactionnaires qui ont gueulé contre cela dans le NPA jusqu’à créer une crispation énorme qui a abouti à une décision dommageable de reprise en main centralisatrice grossière (mais inévitable) quelles sont-elles ? Où sont-elles et d’où viennent-elles ? Sont-elles toujours là ou ont-elles quitté ce parti ?

Cela, il serait extrêmement intéressant de le savoir pour pouvoir envisager l’avenir du NPA à court terme. Si ce noyau purulent de petite-bourgeoisie réactionnaire bien-pensante est resté dans le NPA et a conquis davantage de positions, c’est dramatique pour l’avenir de ce parti. Si en revanche, ce congrès a été l’occasion de trancher dans le vif les positions avancées de l’hydre nationaliste et républicaine, alors tant mieux, il se passera peut-être quelque chose au NPA encore une fois.

* Le Parti de Gauche (nous parlerons du "Front de gauche" ensuite), alors, est-il à même de prendre une quelconque relève d’organisation vis-à-vis de ces couches sociales et de ces classes qui ont quitté le PC et le PS, ou que le PCF a "manquées" ?

Le Parti de Gauche fait très bien semblant de pouvoir assumer cette relève. Mais la réalité c’est qu’il ne le peut pas. Il le peut encore moins que le NPA. Ceux qui quittent le NPA pour aller au Parti de Gauche sur ce motif font donc doucement rigoler.

Il ne le peut pas pour une raison simple qui est inscrite dans sa fondation soi-même : il ne le voudra pas, et c’est son socle sociologique, de classe, qui va l’en empêcher.

Ce parti est en effet né en étant dès l’origine un parti d’élus d’une part (et d’élus ex-PS ex-PC ou ex-Verts, ce qui en dit long sur son "assise populaire"), mais aussi de cadres syndicaux bureaucratisés (tous les cadres syndicaux ne le sont pas) et enfin, d’universitaires ou de chercheurs. Voilà la composition sociale majoritaire du Parti de Gauche dont la plupart des cadres sont en outre déjà des "quinqas" vieux "routiers" de la politique politicienne, quasi exclusivement blancs, et toutes et tous français, par naissance ou par naturalisation.

D’autant que les verrous idéologiques puissants sont d’ores et déjà à l’oeuvre : il s’agit du républicanisme dans sa forme la plus réactionnaire issue de la troisième république (république qui, rappelons-le, est née en réprimant dans le sang la Commune et a fini dans les cendres nauséabondes de la collaboration et du pétainisme) et d’une forme de nationalisme laïcard (qui ne signifie pas "laïque"), importé avec ceux qui les professent et qui ont bâti ce parti, sans parler de la course éperdue et avouée à un "renouveau social-démocrate" perdu d’avance en l’absence d’assise ouvrière et "populaire".

J’ajoute que si le financement et les bases matérielles et militantes du NPA sont relativement transparents et viennent en grande partie de feu la LCR (et de ses satellites), on ne peut pas en dire autant pour le Parti de Gauche dont on ne sait pas dire ce qu’il doit au PCF et ce qu’il doit au PS...Il est donc assez simple ( beaucoup plus simple que pour le NPA, serai-je tentée de dire) de voir comment va évoluer ce parti si on veut ouvrir les yeux.

* Le Front de Gauche, envisagé comme le "rassemblement" du PCF du Parti de Gauche et de deux ou trois autres petits groupuscules sera-t-il cette voie nouvelle ?

D’aucuns le pensent, qui attendent de pouvoir adhérer directement à ce Front de Gauche et de pouvoir hâter sa transformation en parti à part entière. Je leur souhaite bien du plaisir. si une telle chose devait advenir (ce qui est rien moins que sûr), cela naitrait sur le pire compromis possible de la petite-bourgeoisie contre la majorité du prolétariat, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus poussées à leur paroxysme.

* Je ne parlerai pas ici de la FASE ni de la Gauche Unitaire, micro-rassemblements plus proche du groupuscule que du parti politique qui n’ont été créés que pour servir une poignée d’ex-élus ou d’élus ou de bureaucrates en "attente" de plate-forme partisane plus "conséquente" pour leurs appétits... Ce n’est pas par leur taille, réduite, qu’ils sont inintéressants, c’est la conjonction de leur taille, de leurs objectifs, de leurs "cadres", oui porte-paroles, et de leurs expressions "politiques", qui les rend périmés avant même d’être réellement nés.

3.3 Par quels moyens et sur quelles bases les communistes peuvent-ils reconstruire une organisation et travailler à la conquête idéologique ?

Le challenge pour les communistes, dans leur quête de construction d’une nouvelle organisation politique, est donc à plusieurs niveaux.

Et ce défi, c’est celui des communistes mais à travers eux, (qui ne sont finalement que des exploités plus conscients que d’autres de l’être, et plus désireux que d’autres de ne plus être soumis), à travers eux, c’est le défi d’un peuple, du peuple -classe, et de la perspective révolutionnaire.

Ce défi, il est d’abord, me semble-t-il (mais je suis loin d’être la seule à le penser), de travailler à la CONSTRUCTION (et non à une hypothétique "REconstruction") d’une organisation politique propre aux communistes, et à retravailler à "l’outil-parti".

Puis, et dans le même temps, au sein même de l’organisation d’un mouvement politique plus vaste où ce nouveau parti ou rassemblement trouverait sa place, de permettre enfin ces alliances nouvelles, entre certaines couches sociales et certaines fractions de classe dans leur diversité telles que définies plus haut, à savoir, pour résumer, la majorité des "exploités".

Or, comment permettre ces alliances autrement qu’en commençant par construire plus ou moins localement des socles populaires de cette alliance (il va de soi que toutes les tentatives de construction "entre partis" sont à proscrire ! Ce sont les seules tentées dernièrement, on voit où elles mènent) ?

De définir ensuite ce qui peut permettre l’alliance de ces classes et de ces sous-couches : va-t-on s’en tenir à la énième promesse de se "partager le gâteau du pouvoir républicain" ou va-t-on avoir autre chose à proposer, et dans ce cas, quoi ?

De se donner les moyens, également, dans cette alliance, d’assurer l’hégémonie du prolétariat le plus exploité sur le reste de ses partenaires (nullement en les dupant ou en les trahissant mais en se donnant les moyens concrets et en les mettant face à leurs contradictions qui les obligent à choisir leur camp).

Et ce de façon ni autoritariste, ni consumériste.

Par la même occasion, de faire tout notre possible pour porter les contradictions internes à la bourgeoisie et à ses alliés objectifs à leur paroxysme en réalisant, justement, ces alliances non encore abouties dans la lutte contre le capitalisme, et en politisant le prolétariat, c’est à dire en l’aidant à se constituer comme force politique dominante dans "le peuple".

Il me semble que certains chantiers sont plus urgents et aussi plus à même que d’autres de se prêter à ces constructions aujourd’hui ; je vais en lister quelques-uns.

J’en vois trois groupes principaux.

3.3.1.

Ceux qui portent sur le salaire et les conditions de travail bien-sûr, notamment sur les luttes pour la préservation et le développement de la qualification professionnelle (contre le "salarié interchangeable et jetable" mais aussi, contre la division du travail telle que nous la connaissons). Ce chantier doit être l’occasion de remettre au cœur des débats la question de l’abolition du salariat (ce que nombre de camarades syndiqués n’ont jamais cessé de présenter comme une exigence d’ailleurs). De même qu’il nous faut réfléchir sur la politique dite de "sécurisation", la mise en place de nombreux moyens et systèmes "d’atténuation" des "méfaits du capitalisme"...

Puis, (et sans ordre de "préférence" ais sans exclusive non plus), ceux qui portent directement sur les conditions de vie matérielle, d’une part, et ceux qui portent que les conditions de vie sociales et spirituelles permettant de combattre pour les droits "matériels" d’autre part.

Dans ces deux derniers groupes de luttes cités, je donne trois "sous-groupes fondamentaux" dans chaque groupe :

3.3.2

 la lutte pour un droit au logement effectif pour tous et donc, la lutte contre le capitalisme foncier et immobilier.

C’est le militantisme pour le plafonnement des loyers et l’interdiction de la propriété immobilière spéculative ou au titre de la plus-value, mais aussi, le droit de réquisition populaire et la défense des occupations qui doivent être au cœur des combats.

 la lutte pour la défense, l’extension et la pérennisation de la Sécurité Sociale, pour une santé gratuite et de qualité.

La lutte pour son financement (qui implique donc une remise en cause de la destination de l’impôt public), et pour son extension au plus grand nombre, en lien avec le travail, qu’il soit déclaré ou pas.

Il est parfaitement anormal et aberrant que des travailleurs immigrés, dont le système d’Etat organise la clandestinité et donc la précarisation et donc, la surexploitation, se fassent exploiter, sans avoir le droit de se faire soigner au même titre que tous les travailleurs français.

 la lutte pour le droit à une nourriture savoureuse, suffisante, non pathogène et la moins écolo-agressive possible, pour tous.

La préservation de l’environnement, de la faune, de la flore, est aujourd’hui intimement liée à celle de notre santé immédiate, et vice-versa. Et là encore, il y a à mettre en lumière le rôle et les mécanismes particuliers du capitalisme, pour mieux le combattre.

3.3.3

 la lutte contre le racisme et la xénophobie, impliquant, notamment, la régularisation des travailleurs sans-papiers sur notre sol, ainsi que la lutte contre une forme de communautarisme religieux d’une part, lutte qui n’a de sens que couplé à la lutte contre la stigmatisation (corrélative) de certaines parties de la population en raison de leur religion, d’autre part.

 la lutte pour la liberté la plus absolue d’expression, à commencer sur les lieux d’exploitation, mais aussi dans les espaces publics.

Mais également, la lutte contre la criminalisation des combats politiques et syndicaux, et contre toute forme "d’état policier" que se soit dans les rues ou sur le net, et évidemment, dans le cadre de la solidarité internationale.

De nombreux foyers locaux de résistance et solidarité sur ce point sont déjà créés sur ce sujet.

 la lutte pour le partage et la propagation de l’Amour du Savoir (y compris et surtout "inutile" et "non directement productif") et de la possibilité de la connaissance pour tous, ce qui va bien au-delà de la que le question de l’"éducation nationale" d’ailleurs, pour poser la question d’un véritable service public des enseignements et de la transmission des savoirs, tant "fondamentaux" et techniques que littéraires et artistiques, et du développement de quelque chose que l’on pourrait appeler "la culture".

Si nous parvenons à construire une organisation "à plusieurs strates" qui atteint ces buts, qui les développe dans un projet politique au sens le plus beau et le plus fort du terme, appuyé par un programme économique qui les mette en œuvre (y compris de façon très locale pour commencer), sans jamais bien sûr, perdre de vue l’objectif communiste, et si nous parvenons à la faire vivre au-delà de nos intérêts immédiats, alors nous-mêmes, peut être, mais plus sûrement, nos enfants et petits-enfants auront-ils une chance d’être à peu près armés quand se présentera à eux une situation possiblement révolutionnaire.

Ce qui pourrait arriver assez rapidement à l’échelle de l’humanité.



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Commentaires de l'article
Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
23 février 2011 - 14h12 - Posté par Roberto Ferrario

Merci La Louve, excellent article.



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
23 février 2011 - 20h32 - Posté par Alain Chancogne

Comme toute réflexion assortie de propositions concretes, je prendrai le temps de re relire.

Mais à chaud et sachant que tu sais accepter la confrontation deux trois réactions sur ton article, sans avoir ni la prétention de l’enrichir et encore moins en pinailleur.

Sur la FORME :
.
Ton intervention brasse pas mal de questions, certes se voulant-et c’est à ton honneur- un socle de "cohérence" de ta pensée

Mais la forme peut embrouiller le"fonds" , et risque faire partir dans tous les sens des points qui mériteraient plus débat spécifique..

Très sommairement je pense à :

La classe ouvrière :

Nous ne fouillons pas assez, , nous, communistes de toutes obédiences,.. le fait essentiel , à savoir son nombre croissant ,
Nous avons tendance souvent à accepter les notions d’"embourgeoisement des uns" de "couches" pour d’autres ,qu’inconsciemment nous traitons en "alliés" potentiels , au lieu d’affimer que seule la création de plus value "classe" les Hommes ..en classes antagoniques.

Les repères de classes sont brouillés certes parce qu’avoir un écran plasma, des crédits à en crever pour être"propriétaire" , ça ne conduit pas à comprendre à quelle classe on apprtient mais surtout, la cause principale , selon moi, ce ne sont pas les conditions objectives de vie des uns ou des autres qui ont fait le plus le"brouillard" ;
C’est le rejet du Marxisme par ceux qui ont prétendu être preneurs des concepts de"luttes des classes MOTEUR de l’Histoire."

C’est cette trahison de classe qui est en cause..

C’est certes en même temps, sur le plan revendicatif, le fait que l’ouvrièrisme a été un chancre les rangs militants.. notamment à la CGT..

Combien de militants refusant qu’on les désigne comme techiciens ou cadres, !

Voire(ja’i vu et combattu cela dans des cellules d’entreprise) bataillant presque, pour garder le bleu de travail..au lieu de la "blouse blanche" d’ITC..

Le syndicat regardant de travers celui qui partait en "formation maison"..cela n’a pas été chez"nous" un réflexe des plus nuls ?


Une parenthèse sur l’attrait du "capitalisme populaire" qu’évoque un copain.

Contrairement à une idée reçue, la France est un des derniers au classement du pourcentage de travailleurs "boursicotant" y compris avec l’épargne des Intéressements et participations Loin derrière le premier qui est..le PORTUGAL.et ou(c’est presque incroyable) presqu’un TIERS de salariés s’est laissé piéger !.


Sur ton approche des forces politques, y compris la marginalisation du PC..et ses causes je crois que nous aurons besoin de"ferrailler" !

*Pour me faire des amis..je conteste le fait que le NPA aie "tenté quoi que ce soit".

Sauf à filer à la poubelle la référence"Communiste de l’exLCR" et se draper dans l’altermondialisme , le guévarisme et tout ce que charrie la nébuleuse "mouvementiste" style Attac et autres Comités de"sans" , le NPA n’a rien tenté car il sait que le rapport Parti-communisme suppose d’abandonner la nostalgie d’"avant-garde"
Il n’y est pas pluspr^te que LO ou les restes du PC..ou l’on s’oppose au "frontisme" !


Quant au Parti à créer,
je partage certes beaucoup de points..

mais ..mais..

 :)
Si c’est pour un Communisme en simple "perpective" -avec ses étapes (que les PC ont longtemps avancé) , je suis en total désaccord.

C’est donc bien au débat sur PROJET ET mesures immédiates de rupture qu’il faut nous frotter les cranes..

Sinon je crains que les axes que tu avances( pouvoir d’achat, libertés, logement, santé etc..) ..ne sauront pas "entendues" comme étant du domaine du"possible.."

Pour 95 pour cent des "citoyens" et les travailleurs n’échappent pas à cette réalité (je ne parle pas de toi, est ce bien utile de le préciser ?!!) ce qqui BLOQUE c’est : la NON CREDIBILITE que le CAPITALISME n’est pas REGULABLE

Nous l’affirmons mais tant que les masses n’ont pas là dessus notre conviction, elles ne peuvent que "haîr" un SARKO..autiste.


Or Sarko entend et ne PEUT PAS reculer..

Ce n’est pas un petit débat selon moi..

Pour moi, il est la preuve que la Crise sytémique et la violence de ses conséquences sur nos vie, INTERDIT de laisser croire à des"programmes" fussent ils très "à gauche" qui n’abordent pas la questions des FONDAMENTAUX ; PROPRIETE ET AUTOGESTION "
Communisme dirais -je..

J’en reste là..pour ce soir.

En m’excusant si c’est à côté de la plaque et enfoncement de portes ouvertes...

Cordialement
.

A.C.



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 10h42 - Posté par

Salut Camarade et ami.

Je me permets d’attraper deux ou trois perches que tu tends et [qui me semblent autrement plus intéressantes, faut-il le préciser ?, que les malheureuses tentatives de diversions de quelques trolls du Parti de gauche (oui oui ce sont eux qui se définissent comme "néo-communistes" - PLIÉE EN DEUX DE RIRE) qui viennent nous casser les glaouix avec leur "6ème république".]

Alors :

La classe ouvrière :

Nous ne fouillons pas assez, , nous, communistes de toutes obédiences,.. le fait essentiel , à savoir son nombre croissant , Nous avons tendance souvent à accepter les notions d’"embourgeoisement des uns" de "couches" pour d’autres ,qu’inconsciemment nous traitons en "alliés" potentiels , au lieu d’affimer que seule la création de plus value "classe" les Hommes ..en classes antagoniques.

Non non tu m’auras mal lue (ou j t’ai mal compris) sur la classe ouvrière et l’embourgeoisement. L’embourgeoisement d’abord ce n’est pas le fait de devenir un bourgeois justement car sur ce point tu as parfaitement raison, seule la plus-value fait le bourgeois. L’embourgeoisement est un terme que je trouve pertinent dans la mesure où il rend bien compte je trouve du comportement politique conscient d’une fraction du prolétariat qui adopte des positions de classe de la bourgeoisie en retour de quelques miettes un peu plus grosses que celles des autres. Pas plus pas moins.

Mais je ne suis pas arc-boutée sur cette notion on peut en prendre d’autres. Cependant ce que je tente de décrire par là (et dont je n’ai jamais écrit que cela concernait LA classe ouvrière mais au contraire, une partie de celle-ci, minoritaire et bien spécifique, mais hélas extrêmement active politiquement et syndicalement) c’est cette façon de "faire pont" entre deux mondes et de ne plus savoir rester dans son camp.

En revanche, tu ne m’enlèveras pas de l’idée que c’est un phénomène réel et massif qui a touché nombre de personnes dans le PCF (et dans la CGT) si tu préfères au lieu de parler d’embourgeoisement on peut parler de "bureaucratisation" et de création d’une couche sociale spécifique. "Tous étaient touchés, mais tous ne mourraient pas" ;-)

Les repères de classes sont brouillés certes parce qu’avoir un écran plasma, des crédits à en crever pour être"propriétaire" , ça ne conduit pas à comprendre à quelle classe on appartient mais surtout, la cause principale , selon moi, ce ne sont pas les conditions objectives de vie des uns ou des autres qui ont fait le plus le"brouillard" ; C’est le rejet du Marxisme par ceux qui ont prétendu être preneurs des concepts de"luttes des classes MOTEUR de l’Histoire."

Oui. C’est vrai aussi, bien sûr. Et sur ce sujet qui est à mon avis un des plus épineux et un des plus compliqués à traiter ("pourquoi en est on arriver là) encore une fois, j’ai pas de réponse et je ne rêve que de débats. Pour avancer ensemble.

C’est cette trahison de classe qui est en cause..

Oui elle est en cause aussi mais ça ne suffit pas sinon on est en plein dans l’idéalisme non ?

C’est certes en même temps, sur le plan revendicatif, le fait que l’ouvrièrisme a été un chancre les rangs militants.. notamment à la CGT..

Combien de militants refusant qu’on les désigne comme techiciens ou cadres, !

Voire(ja’i vu et combattu cela dans des cellules d’entreprise) bataillant presque, pour garder le bleu de travail..au lieu de la "blouse blanche" d’ITC..

Le syndicat regardant de travers celui qui partait en "formation maison"..cela n’a pas été chez"nous" un réflexe des plus nuls ?

Oh que oui - mais concurremment aussi hélas, la création de l’UGICT... Mauvaise réponse à une question mal posée, comme d’hab.

Une parenthèse sur l’attrait du "capitalisme populaire" qu’évoque un copain.

Contrairement à une idée reçue, la France est un des derniers au classement du pourcentage de travailleurs "boursicotant" y compris avec l’épargne des Intéressements et participations Loin derrière le premier qui est..le PORTUGAL.et ou(c’est presque incroyable) presqu’un TIERS de salariés s’est laissé piéger !.

M’étonne pas je crois que plus tu es pauvre et précarisé plus tu as une éducation de pauvre (c’est autre chose que prolo on est bien d’accord hein ?) plus tu as tendance à faire ce genre de... choses (j’allais dire "connenries"). La pauvreté (la vraie) ca peut (souvent) te créer une angoisse très profonde qui te suit toute ta vie si tu ne te fais pas soigner, et ça te fait faire n"importe quoi. Je pourrais te raconter l’histoire d’une personne proche et qui a une courbe de fusée pour finir crashé au sol retour à la "case départ" à cause de ses "réflexes et angoisses d’enfant pauvre" ET par manque total d’éducation "marxiste" (c’est là que je te rejoins d’une certaine manière sur ce que tu disais plus haut)... bref.

Ça va donc dans le sens de ce que je veux dire aussi, non pas en terme d’embourgeoisement,

Sur ton approche des forces politques, y compris la marginalisation du PC..et ses causes je crois que nous aurons besoin de"ferrailler" !

Absolument !!! :-)

*Pour me faire des amis..je conteste le fait que le NPA aie "tenté quoi que ce soit".

Sauf à filer à la poubelle la référence"Communiste de l’exLCR" et se draper dans l’altermondialisme , le guévarisme et tout ce que charrie la nébuleuse "mouvementiste" style Attac et autres Comités de"sans" , le NPA n’a rien tenté car il sait que le rapport Parti-communisme suppose d’abandonner la nostalgie d’"avant-garde" Il n’y est pas pluspr^te que LO ou les restes du PC..ou l’on s’oppose au "frontisme" !

sur ce point je pourrais être d’accord mais je ne parlais pas de ce que l’ex-LCR avait voulu faire, je parlais surtout de ce que une certaine partie des "masses "jusqu’alors non politisées ou sous-politisées et non représentées ont essayé de faire en se saisissant de la "tentative" NPA.
D’où mon rappel à l’engagement d’une personne comme Ilham Moussaid.
Et là ça me semble assez incontestable, il aurait pu se passer "quelque chose" en terme de "politisation". Tout en étant ce qu’il est le NPA reste actuellement un parti de la "mouvance" (bien que je n’aime pas trop ce terme) communiste.

Quant au Parti à créer, je partage certes beaucoup de points..

mais ..mais..

 :) Si c’est pour un Communisme en simple "perpective" -avec ses étapes (que les PC ont longtemps avancé) , je suis en total désaccord.

euh non évidemment ce n’est pas ce que je pense ni ce que j’aimerais "faire" !

C’est donc bien au débat sur PROJET ET mesures immédiates de rupture qu’il faut nous frotter les cranes..

Entièrement d’accord !

Sinon je crains que les axes que tu avances( pouvoir d’achat, libertés, logement, santé etc..) ..ne sauront pas "entendues" comme étant du domaine du"possible.."

bien sûr, ce sera entendu encore comme de "vaines promesses électoralistes".

Pour 95 pour cent des "citoyens" et les travailleurs n’échappent pas à cette réalité (je ne parle pas de toi, est ce bien utile de le préciser ?!!) ce qqui BLOQUE c’est : la NON CREDIBILITE que le CAPITALISME n’est pas REGULABLE

Là encore, entièrement d’accord ! Mais d’où cela vient-il et que pouvons nous faire pour avancer et faire passer le curseur à 20 ou 30 % d exploités qui comprennent que le capitalisme n’est pas régulable et qu’il doit être combattu pour passer à "autre chose" ?
C’est tout le débat et c’est en ce sens que doivent être comprises les "pistes" avancées ici. Comme champ d’action à investir pas de façon "mouvementistes "mais pour faire saillir toutes les contradictions qui seules sont à mêmes de "convaincre" parce qu’elles apparaissent comme "injustices" et "anormalités" profondes qui ne peuvent finalement amener qu’à une seule conclusion : il faut changer.

Nous l’affirmons mais tant que les masses n’ont pas là dessus notre conviction, elles ne peuvent que "haîr" un SARKO..autiste.

Oui.

Or Sarko entend et ne PEUT PAS reculer..

Oui, et en toute logique il ne peut même qu’AVANCER encore !

Ce n’est pas un petit débat selon moi..

Pour moi, il est la preuve que la Crise sytémique et la violence de ses conséquences sur nos vie, INTERDIT de laisser croire à des"programmes" fussent ils très "à gauche" qui n’abordent pas la questions des FONDAMENTAUX ; PROPRIETE ET AUTOGESTION " Communisme dirais -je..

Evidemment là encore je suis en total accord avec toi. il faut juste trouver le fil de la pelote et tirer dessus fermement parce que les "paroles" ne peuvent suffire (toi qui as été syndicaliste pendant des années, tu le sais mieux que moi, on ne convainc pas seulement avec des mots ; on convainc avec un rapport praxis/théorie appuyé par une bonne propagande - mais sans la pratique, l’action qui fait jaillir la contradiction insupportable, nada, (ou alors, la CFDT...)

J’en reste là..pour ce soir.

En m’excusant si c’est à côté de la plaque et enfoncement de portes ouvertes...

Cordialement .

A.C.

Nullement à côté de la plaque ni enfoncement de portes ouvertes !!!

A + tard

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 12h24 - Posté par

@ Alain C.

Sinon, j’ouvre moi même un autre volet du débat (qui me semble aussi "fondamental" au sens "sert de fondement") : selon toi, de quelles classes et couches sociales le gouvernement (au sens large) est-il la représentation politique ? Et quelle serait celle qui exprimerait un éventuel retour du PS ? Et d’ailleurs, tiens, quelles sont les "classes" selon toi ? (c’est un débat récurrent dans le Collectif, j’avoue ;-))

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 10h25 - Posté par richard PALAO

Lorsque l’on disait je suis au"parti" tout le monde savait de quel parti il s’agissait , mais lorsque l’on dit je suis un ex du parti il en est de même , car que cela plaise ou non dans l’esprit du citoyen lamda c’est toujours le PCF qui représente le communisme en FRANCE , aussi lorsque le PCF subit une déroute aux élections c’est également le communisme qui prend une claque , c’est en tout cas comme celà que nos concitoyens l’interprêtent avec l’aide des médias ...

Certes celà ne fait pas plaisir à ceux qui comme moi pense que le PCF n’est pas communiste , ni aucun autre parti d’ailleurs , mais c’est une réalité dont on doit tenir compte si l’on veut que notre proposition de créer un nouveau parti communiste soit comprise et en tout cas n’apparaisse pas comme une division de plus .

Un énorme travail d’explication reste donc à faire , pour convaincre les militants sincères du PCF , du NPA de LO tous les EX qu en restant dans leur parti en croyant le faire changer de l intérieur , non seulement perdent leur temps mais participent sans le vouloir à " l’évaporation" des idées communistes . Mais il ne suffit pas de convaincre ces militants qu il est urgent de se regrouper dans seul parti révolutionnaire il faut que les masses en mouvement participent à la création de ce parti . Le mécontentement grandi dans notre pays , aucun secteur n’est épargné , pas même l’appareil d’état (police, justice ...) il faut donc utiliser chaque lutte pour créer des comités de base représentant les travailleurs concernés , que ces comités élisent des délégués qui pourront les représenter dans ce que l’on pourrait appeler une coordinAtion nationale chargée de mettre en place les fondations de ce parti révolutionnaire .



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 10h51 - Posté par

Un énorme travail d’explication reste donc à faire , pour convaincre les militants sincères du PCF , du NPA de LO tous les EX qu en restant dans leur parti en croyant le faire changer de l intérieur , non seulement perdent leur temps mais participent sans le vouloir à " l’évaporation" des idées communistes .

SVP quelques précisions :

 C’est quoi la différence entre un militant sincère du PCF et un non sincère ?

 Comment et pourquoi font les "militants sincères" paient des cotises pour "évaporer" les idées communistes ?


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h12 - Posté par richard PALAO

Tu m’excuseras , mais je ne suis pas MARCEL PROUST, et j’écris donc avec mes mots , si tu as bien lu mon texte je parle de "création d’un nouveau parti communiste" pour moi les miltants sincères sont donc ceux qui sont restés communistes , contrairement à leurs dirigeants qui les entrainent vers la liquidation des idées communsites , certains ont même retiré le mot communiste de leur sigle , d autres ont voulu le faire mais en ont été empêchés par ces militants que je qualifie de sincères .

Pourquoi continuent -ils à payer une cotisation ? Il faut que tu leur demandes , peut-êtr parcequ il est difficile de quitter un parti dans lequel on a donné le meilleur de soi même pendant des années , en tant qu’ ex j ai vécu ce dilemme et je reconnais qu’il n ’a pas été facile de prendre la décision , mais quand je vois ou en est arrivé le PCF : ce suicider en se dissolvant dans le FDG , je ne regrette pas de ne pas participer à cette mascarade ( je viens de lire dans mon journal local la liste des candidats aux cantonales : pas un PCF rien que des FDG !!!)


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h45 - Posté par

J’ai sous les yeux le bulletin de vote du candidat PC de 1936 dans mon bled :- Pour vous représenter et vous défendre-Jean Cassagnade-Candidat paysan- lutte pour le pain, la paix et la liberté Résultat : 40% à 16 voix du ministre multicarte "éternel" De Monzie........


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h55 - Posté par Roberto Ferrario

Bon exemple le bulletin de vote du candidat PC de 1936 dans ton bled...

C’est ne pas proposent de "reformer le capitalisme" comme dans une des dernières déclaration du CN du PCF que à proposé une "orientation politique" pour un "alter-capitalisme" ou de reformer la "république" que restera obligatoirement bourgeoise que on va avance...

Mais défendant les demandes directe de les classes les plus exploite que les communistes retrouveront leur place dans le prolétariat...


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 13h02 - Posté par

"reformer le capitalisme"

 T’es bien sûr qu’il ne s’agissait pas, plutôt, de "dépasser le capitalisme"...nuance !

reformer la "république" que restera obligatoirement bourgeoise

 bien sûr ; reste que la France est à sa 5° République, version 2.000 et que nous en avons connues qui, bien que bourgeoises, arrangeaient mieux( ou moins mal..) les prolos 4°, An2 ...


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 14h10 - Posté par Roberto Ferrario

Quel mauvais foi de ta part, Claude N. de Saint Céré, typique d’un bureaucrate de parti, que essaie de dévie le débat...

T’es bien sûr qu’il ne s’agissait pas, plutôt, de "dépasser le capitalisme"...nuance !

Donc tu nous veux faire croire que dire "alter-capitalisme" ca veux dire dans ton jargon "dépasser le capitalisme"... bon moi je ne suis pas française mais si je comprend bien "alter" dans plusieurs langue veux dire "autre", "altérer", "changer", "transformer", "convertir"... mais certainement pas "dépasser"...

Donc on reste dans un concept "capitaliste" mais en "rouge"... super... tu nous propose donc une société a la chinoise ou on exploite des enfant pendant 15 heures par jour, et paye quelques dollars par mois dans des condition épouvantable... pour produire les choses que tu acheté, ici chez nous, et tous ca sur la notion de la "reconstruction" de la nation "capitalisto-communiste"... un peux comme dans le pays de l’est, pendant "la construction du socialisme réel" ...

Putain si c’est ca ton programme (que tu ne veux pas nous présenté...) ne pas étonnant que tu n’a pas été élu dans ton bled... ;-)

Mais pour arrêté de faire croire que je raconte de connerie on peux juste lire se que je écrit sur l’edito de "Communistes N°360 - 2 septembre 2009" soit sur notre site ici, (faut remarque que l’article sur le site du PCF a été efface...) soit sur le site du PCF de Choisy ici.

Et écrit par mon amis, même si on ne pas d’accord..., Francis Parny, membre du Comité exécutif national (PCF) en charge des relations extérieures, et écrit en éditorial sur l’hebdomadaire du PCF que représente la "ligne politique" du parti... donc sans ambiguïté....


Édito : Poursuivre l’avantage

Au sortir des universités, un constat, ça bouge à gauche ! Certes, avec des contradictions. Mais l’idée que dans ce capitalisme en crise une alternative réelle est à construire progresse au fil des débats. Les communistes s’en félicitent et veulent aller plus loin. D’abord clarifier les enjeux : la conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi. Marie-George Buffet a clairement dénoncé les impasses que constituent toute alliance avec le MODEM ou l’organisation de primaires à gauche pour les présidentielles.

Ensuite concentrer nos efforts sur la construction de majorité politique clairement ancrée à gauche et capable de porter des ruptures avec les logiques capitalistes. Nous ne voulons pas être complices de renoncements au changement et nous ne voulons pas nous cantonner dans un anticapitalisme sans alternative.

Nous sommes clairement altercapitalistes. Fidèles à nos engagements, nous voulons poursuivre, enraciner, élargir la démarche du Front de gauche, sans limitation a priori du périmètre de ce front.

Comme nous l’avons fait aux élections européennes, nous partons d’une réflexion sur les contenus et nous proposons une démarche de rassemblement. C’est à nos partenaires potentiels qu’il appartient de répondre.

Agissons vite pour lancer dans tout le pays le débat citoyen nécessaire. Avec exigence sur trois questions essentielles : Quelle utilisation de l’argent ? Quel pouvoir et pour qui ? Quel nouveau type de développement ?

Le débat sur la « taxe carbone » montre bien les limites actuelles du débat à gauche. Il contourne la responsabilité sociale et écologique des entreprises et la définition des politiques publiques nécessaires à la réduction des inégalités et au respect des équilibres écologiques. Vite, démultiplions l’effet université.


Tiens en "bonus" je te publie meme la photo de l’edito... ;-)

JPEG - 173 ko

Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 15h03 - Posté par Roberto Ferrario

Nous sommes clairement altercapitalistes. Fidèles à nos engagements, nous voulons poursuivre, enraciner, élargir la démarche du Front de gauche, sans limitation a priori du périmètre de ce front.

Oula je relu l’éditorial et je suis saute de ma chaise... la dernier phrase...

"sans limitation a priori du périmètre de ce front"

Ça veux dire quoi ca, si on ne met pas de limite... on va juste ou ???


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h59 - Posté par

Ohhh le retour de Claude N. de Saint Céré ;-)

Dis donc "CN" pourquoi tu signes jamais ? Tu crois vraiment qu’on te vois pas arriver avec tes gros sabots ???

 ;-)

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 12h18 - Posté par Roberto Ferrario

Hehehe mort de rire... je adore le "ping-pong"... et oui Claude N. de Saint Céré présente le programme de son bled en 1936 que a priori il me déplaît pas...

Mais oublie de présenté "sont programme" que la conduit a la dernier élection a ne pas être élu...


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 13h14 - Posté par

Pas élu, donc pas d’indemnité, et en plus je cotise, plus con que moi tu meurs n’est-ce pas ?


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 14h19 - Posté par Roberto Ferrario

Et bien Claude N. de Saint Céré...

Mais tu n’a pas honte... la seule chose que tu sort, a la place d’une critique politique, d’une analyse et/ou d’une proposition, c’est le problème que tu ne touche plus ton indemnité d’élu ????

Excuse moi mais je entend ce que les chômeurs, les sans papiers, les précaires, les sans travaille, les exploite enfin les prolétaires sont entraine de tes HURLE...

"Tu a que a travaille en usine ou dans les champs comme pas mal des gens que tu prétend de défendre..."


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h55 - Posté par

pour moi les miltants sincères sont donc ceux qui sont restés communistes , contrairement à leurs dirigeants qui les entrainent vers la liquidation des idées communsites

Toujours la même rengaine, les moutons sont sincère mais pas les bergers. Et en plus les moutons paient pour "panurger"...


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 14h07 - Posté par richard PALAO

dis donc 90 ;1 , toi qui parles de moutons et de bergers , tu ne jouerais pas le rôle du chien , tu sais celui qui mord les tendons des moutons pour les faire rentrer dans le rang , puis qui va ronger son nonos que lui à lancé son chef-berger . J’en ai connu des comme ça au PCF qui exerçaient des pressions de toutes sortes sur les militants qui osaient mettre en cause les ordres venus d’en haut , des lèches-culs qui espéraient en se conduisant ainsi obtenir la reconnaissance des chefs...

ALLEZ, A LA NICHE ....


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 15h15 - Posté par

Bien vu Richard. C’est ça !

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 21h49 - Posté par

"toujours la même rengaine,les moutons sont sincères(avec un s ),mais pas les bergers.Et en plus les moutons paient pour "panurger".

Avec ce type de réflexion,se "panurger" devient rapidement se"palucher".Mais bon chacun ses fantasmes.

Même en supposant une partouze finale où tout le monde se "mélanche" avec des brebis "95-60-90",je pense à "Fernande".

Les yeux bleus du" Front",et" les lolos" de Fabien....je peux pas.

Bonne bourre quand même.

LR


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 11h54 - Posté par Alain Chancogne

Comment et pourquoi font les "militants sincères" paient des cotises pour "évaporer" les idées communistes ?

J’ai une cousine qui a fait Lyon Lourdes pour son cancer.

Elle y" croyait.".

Tu penses bien que si elle avait pu "imaginer" que , réalité objective, elle reviendrait toujours avec le cancer mais en plus un lumbago et un gros rhume(douzeheures de train et trois heures de grotte humide) elle aurait pas fait le trajet !!

..
On "fait des choses, en "croyant" bien faire.. sans toujours mesurer une contradiction
Exemple :
Un travailleur de France Télécoms.. même syndiqué à la CGT , qui achète quatre actions de sa boite privatisée , tu crois qu’il mesure qu’il plante quatre clous dans le cercueil"EMPLOI" de son fiston, qu’il noue autour de son cou une corde de chanvre, qu’il caresse les "bourses" de son exploiteur ?

AC


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 12h48 - Posté par

Ta cousine "évapore"-t-elle les idées de Bernadette Soubirous ?


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 16h44 - Posté par AC

Tu insistes, toi...

Je suis pas assez intelligent pour te suivre

Tu n’es pas assez drôle pour continuer à "jouer"avec moi.


DEUX trucs pour en finir avec toi :


UN

Je dis que," à l’insu de leur plein gré", comme le premier con de Virenque avec l’EPO.ou . par sado masochisme , ou par peur du "vide" , ou en SO lignard de la capitulation de LDC, persuadé que Mélanchon super star + Pierre Laurent, le "plus fadasse d’entre vous" comme tandems de croque morts de Communisme qui éloigne du cimetière des Orgas à enterrer , pour cause d’UNITILITE pour les travailleurs, , il y a près de 50000 personnes qui envoient un peu de fric à cousin Fabien .
.
Ce"cousin" est sniper de visée Communiste.

C’est tout !

.
Tu veux encore mieux comprendre ce que je pense : ?

Des gens qui balancent X euros à la première Dame court vétue qui leur demande "Tu viens chéri ?" , ça existe.

Certains te le racontent en disant " J’ai été aux putes"..

D’autres que je plains, je leur laisse "croire" que c’est parce qu’elles sont tombées amoureuses de leur charme , les"belles de nuit"..qu’elles les interpellent et qu’il laissent 150 euros sur le coin de la table de nuit., un peu comme on participe au Télé-Thons(pardon..)

Alors la sincérité du baisé , sa naïveté ou sa complicité avec les macs, je m’en tamponne !!

J’ai répondu à une question ; tu t’étonnais qu’on puisse évoquer des"communistes" habitant une ruine A-COMMUNISTE , en payant le loyer..

DEUX :

Pour que quelque chose s’"évapore" de la succursale frontiste de la SocialDémocratie française dénommé P.".C".F, faudrait que là dedans , l’eau qui remplace la matière grise chez les "dirigeants" liquidateurs..se mette à bouillir

Bernadette Soubirous "voyait la Vierge" et entendait des voix.

le PCF a perdu les SIENNES parce qu’il n’entend pas les colères populaires..

Si tu préfères encore une image cela aboutit que quelques braves types soient encartés pour se serrer les coudes..sans voir qu’ils sont des clones de la Vénus de Milo

Il se consolent en chantant (faux) leur Internationale réécrite par Jean LUC..

" Nous ne sommes plus" TOUT"

Soyons RIEN..

C’est la chute finale

etc etc

Capitche ?

Je comprends que ça t’énerve

Je serais toi,je zapperez les sujets de FOND..

J’irai vite voir à ma Fédé ou au siège du FDG de mon département si je peux coller quelques appels pour élections des Canto- niais

Au moins là bas, tu seras pas piétiné comme ici.

mais..j’y songe : Tu serais pas de la tendance S-M du FDG. ??

. _ :))

excuse moi : je vais pas passer ma vie à t’exciter gratuitement !!

 :))

Sans rancune

je plaisante sans méchanceté :

Je reconnais que tirer sur une ambulance embourbée..c’est pas sympa

ADIEU donc

REQUIEM in PACE..

AC


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 12h16 - Posté par yapadaxan

Saluons comme il se doit le travail de la louve. Elle crée les conditions du débat en rédigeant un texte complet et pertinent. Ce faisant, elle utilise BC de manière intelligente et efficace : une tribune de discussion à laquelle tout intervenant est convié. C’est cela le vrai débat : proposer une analyse critique de la société capitaliste dans son évolution politique et sociale ainsi que celle du parti.

Ce travail est celui on ne pourra échapper pour comprendre non seulement l’Histoire et notre Histoire mais aussi notre avenir politique organisationnel, idéologique, tant pour la théorie que pour la pratique militante.

AC a déjà réagi et joue le jeu du débat. C’est aussi un exemple à imiter. Internet et BC nous offrent la possibilité d’échanger, de débattre, de nous entendre et de nous organiser.

Tous les ex du PCF représentent une potentielle force militante qui, pour le moment reste inactive, mais qui peut lever toute une organisation militante. La richesse étant la longue pratique révolutionnaire, l’apport critique d’un quasi siècle d’activité politique et les propositions pour replacer non pas l’ancien mais le nouveau parti communiste (à créer) sur les rails du changement profond par l’établissement révolutionnaire du socialisme et donc le renversement du capitalisme.

Prenons conscience, avec ces secousses telluriques du Moyen-Orient qui secouent le monde, qu’il est urgent d’oeuvrer dans le sens du changement. L’analyse de LL de notre société dans ses composantes sociales nous fournit une grille pertinente de lecture et d’action.

Alors certes, il convient de travailler ce texte, le fouiller, le compléter, le corriger, mais il fournit un angle d’attaque pertinent et opératoire.



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 13h59 - Posté par guillot

Judecannes

"Voilà, de mon avis, ce qui manque dans ton analyse des causes de l’essouflement du PCF."

Tu oublies la participation de ministres communistes dans des gouvernements appliquant des politiques libérales. Est ce un hasard cet oubli ?

Quand au front de gauche qui veut peser sur l’orientation d’une Martine Aubry ou DSK élus en 2012, en rassemblant la gauche pour gouverner ensemble (CN du PCF du 7 janvier dernier), même en faisant un score supériieur à 15%, le PCF n’y est pas parvenu au début des années 80.


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 14h09 - Posté par

Oui c’est un "hasard"....Aussi hasardeux que quand un mec comme D. Losurdo, nouvelle idole des jeunes au PCF "oublie" de mentionner entre autre le "compromis historique" de Berlinguer/Moro dans l’une des causes (probables) du déclin du PCI... Oublie de mentionner comment le PCI se comportait (à coups de barres de fer dans la gueule) pendant les années de plomb contre toute la mouvance communiste (trotskiste et non trotskiste) faite de jeunes, d’immigrés, de femmes...qui n’était pas directement issue de ses rangs , etc etc.

Je cache ce que je ne veux pas expliquer.

Grand classique.

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 21h21 - Posté par judecannes

Le hasard aurait voulu, alors que je n’aborde pas les participations communistes aux gourvenment de gauche, que personne ne me le fasse remarquer.

Je sais qu’il est des personnes meilleures que moi pour travailler au couteau l’histoire du PCF.

Je me suis concentré sur une boutade et les raisons extrinsèques.

qu’est ce que vous en pensez ?


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 14h29 - Posté par richard PALAO

Je suis assez d’accord avec toi sur la fin de ton intervention : ce n ’est pas le bon score très éventuel du FDG qui infléchira à gauche la politique du PS .

Le PS est un parti bourgeois électoraliste qui pense qu’il a de grandes chances de battre SARKOZY , mais il sait que pour celà il a besoin des voix de toute la gauche au second tour , en conséquence si le FDG et les partis qui se disent anticapitalistes comme le NPA et LO , étaient sincères lorsqu’ils déclarent vouloir rompre avec le capitalisme ; ils annonceraient DES A PRESENT qu’ils n ’appelleront pas à voter pour le PS au second tour et bien sur qu’en aucune façon ils participeront à un gouvernement socialiste .

Certes cela ne serait vraisemblablement pas suffisant pour que le PS adopte des positions de classe et modifie son programme en conséquence , mais cela aurait le mérite de clarifier la position des uns et des autres , de permettre aux travailleurs de faire un véritable choix en rompant avec la logique du front républicain qui conduit inévitablement à maintenir le système en place ; et à préparer l’ avenir post électoral avec un potentiel de forces anticapitalistes renforcées qui pourront relayer politiquement les luttes , ce qui par exemple a fait faute pendant les luttes contre la réforme des retraites .


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
26 février 2011 - 09h29 - Posté par

si le FDG et les partis qui se disent anticapitalistes comme le NPA et LO , étaient sincères lorsqu’ils déclarent vouloir rompre avec le capitalisme ; ils annonceraient DES A PRESENT qu’ils n ’appelleront pas à voter pour le PS au second tour

Je ne vois pas en quoi le fait de ne pas voter contre sarkozy au deuxième tour fait avancer l’anticapitalisme... Pas plus d’ailleurs que de se désister. C’est une question tactique, presque anecdotique (je force le trait, là), et toi tu en fais régulièrement une question centrale, Richard.

Je ne vois pas en quoi un éventuel appel à battre la droite serait un obstacle "à préparer l’avenir post électoral avec un potentiel de forces anticapitalistes renforcées qui pourront relayer politiquement les luttes"

Certes cela ne serait vraisemblablement pas suffisant pour que le PS adopte des positions de classe et modifie son programme en conséquence , mais cela aurait le mérite de clarifier la position des uns et des autres , de permettre aux travailleurs de faire un véritable choix en rompant avec la logique du front républicain qui conduit inévitablement à maintenir le système en place

Les travailleurs, je peux leur dire (et ils peuvent m’entendre) que le PS n’est pas la bonne solution pour changer le système et améliorer profondément les choses (beaucoup le savent déjà !). Mais je ne peux leur dire de garder sarkozy et l’ump, qui les saignent avec une telle violence, ce serait hors de la réalité, hors de la souffrance vécue au quotidien.

Je ne sais dans quel secteur tu travailles, mais dans l’éducation nationale on n’en peut plus. Par exemple en collège on voudrait idéalement des groupes de 15 à 20 élèves, avec l’ump on arrive à 30, ça devient invivable, alors si on redescend à 27 avec le PS, on va survivre. Il semble difficile d’expliquer aux travailleurs qu’au nom de l’anticapitalisme ils doivent se sacrifier et opter pour la politique du pire.

Par contre, entièrement d’accord avec toi pour rejeter toute idée de participation à un gouvernement socialiste, c’est bien pour ça que je ne veux pas du FdG.

Chico


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
28 février 2011 - 05h51 - Posté par Luis

permettre aux travailleurs de faire un véritable choix en rompant avec la logique du front républicain qui conduit inévitablement à maintenir le système en place ; et à préparer l’ avenir post électoral avec un potentiel de forces anticapitalistes renforcées qui pourront relayer politiquement les luttes , ce qui par exemple a fait faute pendant les luttes contre la réforme des retraites

Très juste. Le PS fait partie du dispositif d’alternance visant à canaliser les énergies vers l’impasse électorale.

Tout parti qui défend la révolution et dispose d’une influence, le NPA notamment, a la responsabilité d’annoncer non seulement qu’il ne participera jamais à un éxécutif PS (affirmé depuis toujours) mais qu’il ne jouera pas ce jeu de l’alternance bourgeoise.

Peu importe le résultat des élections car c’est secondaire dans les luttes gigantesques qui approchent. L’important c’est pour les révolutionnaires, qu’ils soient au NPA ou ailleurs, de profiter de tout moment de lutte ou de débat électoral pour unir le maximum de travailleurs et de jeunes sur l’urgence, dans la crise mondiale en cours, de la révolution socialiste.

Pour PC et PG, malheureusement, le PS, local, régional ou national, est la mangeoire.


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 15h23 - Posté par angela anaconda

Le gouvernement actuel est l’expression politique d’une alliance de la petite bourgeoisie exploitante et de la bourgeoisie

Je suis d’accord avec cette analyse, mais je ne me rends pas compte de l’identité petite bourgeoise en France. En Allemagne, la petite bougeoisie a marqué l’époque nazie, en France je ne sais pas.
On trouve une très bonne analyse du phénomène petit-bourgeois allemand sur la page allemande de Wikipédia (Kleinbürger). Je vous la résume ici :
En Allemagne [du temps de Marx], on appelait petit bourgeois des personnes de condition modeste mais travailleurs indépendants, comme les artisans, les petits commerçants, les instituteurs, qui étaient à la fois propriétaires de leurs moyens de production, producteurs et vendeurs de leurs produits comme marchandise. Leur condition de vie les obligeait à travailler pour subsister, tout comme les ouvriers, mais contrairement à ces derniers, ils ne développaient pas une conscience de classe. Ils avaient comme modèle la grande bourgeoisie dont ils cherchaient à imiter le style de vie plus aisé. Le manque de moyens matériels donnait au style de vie petit-bourgeois un aspect faussé, maniéré, "bling-bling", "nouveau riche" (décrit par Ödön von Horvath, Heinrich Mann, Hans Magnus Enzensberger etc.) Les contraintes du travail, la hantise du manque d’argent et la crainte de perdre le statut social, développait une mentalité de travailleur acharné, occupé à surmonter les difficultés quotidiennes. L’éducation petite bourgeoise met l’accent sur le respect de normes comme l’ordre, la ponctualité, la propreté et l’obeissance à l’autorité. En Allemagne, cette couche de petit-bourgeois représentait le grand groupe des personnes politiquement indécises, formait une "classe intermédiaire" toujours problématique [la masse silencieuse opportuniste] qui, lors des élections de 1932, constituait l’électorat majeur de la NSDAP.
Il est certain que la mentalité petite bourgeoise a bougée depuis, mais je ne saurais vous dire si c’est vers une prise de conscience et de position politique.
angela anaconda



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 16h38 - Posté par

Bonjour Angela,

Intéressant. Bien sûr c’est toute la question sur ce sujet précis de la PB.

Parler de petite-bourgeoisie (ça commence en effet par "qu’est ce que c’est" et "est ce que cela existe" et c’est tout à fait fondamental) est-ce pertinent et qu’est ce que cela révèle et permet pour l’action politique ?

Bien sûr, on peut dire que la summa divisio c’est que le monde sous système capitaliste est divisé entre exploitants et exploités, (ou prolétaires et bourgeois) avec comme ligne de fracture l’appropriation de la plus value, en résumé.

Mais cela n’est pas suffisant pour avoir des analyses fines (qui ne doivent pas servir à "fermer" mais à "ouvrir" au contraire, et qui me semblent cependant absolument importantes à avoir pour analyser la vie politique actuelle. Sinon on est perdus ad vitam dans le "droitisme/vs gauchisme", ce me semble)

Pour moi la petite bourgeoisie a une réalité , cette réalité est mouvante, et elle existe des deux côtés de la ligne de fracture. En réalité on devrait parler de petite-bourgeoisie pour la fraction exploitante et de "grand prolétariat" (un peu comme on disait "grand russe" péjorativement) pour désigner la fraction de la petite bourgeoisie qui se trouve du côté des exploités, culturellement, politiquement et matériellement (car s’exploiter soi même 80 heures par semaines voire plus , pour un revenu parfois à peine supérieur au SMIC, c’est ça la petite bourgeoisie "exploitée"...)

Après bien sûr il y a Poulantzas qui donne son appréciation "moderne" de la "petite bourgeoisie moderne" (la plus moderne qu’on ait ces dernières années car qui a encore écrit sur ces sujets après lui ?...hélas personne ou pas grand monde) et qui est très intéressant, qu’il faut lire et relire pour bien comprendre et pouvoir critiquer également, mais qui donne des pistes définitoires.

J’avais publié ici cet extrait de NP sur la petite bourgeoisie d’ailleurs.

Je vais relire ce que tu donnes toi comme extrait. On en reparle

http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/ext...

A débattre et à suivre donc,

A +

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 18h44 - Posté par Alain Chancogne

Je souhaite revenir une seconde sur cette" histoire" de ce quele représenterait gouvernement ACTUEL..

Je cite en coupant arbitrairement le propos de L.L..

Le gouvernement actuel est l’expression politique d’une alliance de la petite bourgeoisie exploitante et de la bourgeoisie,

C’est une alliance étonnante et hautement contradictoire, car c’est en quelque sorte l’alliance du parasite et du parasité, puisque cette fraction de la bourgeoisie ne peut tirer ses profits que de la soumission et de la paupérisation de la petite-bourgeoisie exploitante qui est elle nécessairement "locale " et "nationale" et qui a tout intérêt à maintenir une forme de fordisme dans son exploitation (alors que la fraction de la bourgeoisie que représente cette ligne de l’UMP a tout intérêt à éradiquer jusqu’au fordisme lui-même).

C’est donc, en termes de lutte de classe, une alliance potentiellement explosive. Mais qui pour l’instant fonctionne car elle est faite "sur la peau" des exploités (et que ceux -ci ne sont ni représentés ni organisés).

On peut l’appeler "gouvernement de droite" si c’est ce que "la droite" recouvre comme réalité sociale ("la gauche" recouvrant alors l’alliance de la petite-bourgeoisie exploitante et de la petite-bourgeoisie exploitée, soutenue par une fraction du prolétariat

Bon je sens que je vais passer pour le sodomiseur en chef des mouches marxiennes..
J’essaie de pas tartiner 300 lignes et d’être le moins confus possible mais sans trop de temps pour peaufiner..


Sur point à re-préciser car tout le monde ne partagera pas.

La bourgeoisie(nous parlons donc là uniquement en marxistes) fait en sorte d’adapter les "gouvernances" à ses stratégies du moment..

C’est en cela d’ailleurs que le PC a commis une lourde erreur d’analyse de la 5 ° république dénoncée comme "dictature"," pouvoir personnel "etc là ou le besoin d’ ’institutions monarchiques avec -aggravtion de 62 - l’élection au suffrage universel"du Chefd e l’ETAT - visait à une lente mise HORS JEU du "courant révolutionnaire

Nous serons d’accord pour dire - que Droite et PS ont renforcé le caractère très défensif des institutions dans la LDC. en 2000

mais cette fois avec l’active complicité de Hue pronant "l’abstention constructive- , englué dans sa"gauche plurielle"

 Quinquennat, primauté aux"présidentielles" et accélération de Bipolarisation voire processus de Bi- partisme ., c’estcela la révision constitutionnelle , non ?

Sur profond accord Chirac Jospin qui était en cohérence par ailleurs avec le sommet de Barcelone et les questions de retraites..*

Tout est dans tout.

C’est dans cette évolution que je m’attarderai sur la notion de"gouvernement d’aujourd’hui"..

Il est au coeur des contradictions, pour cause de notre Histoire originale

Qui d’ailleurs sur la visée Communiste, fait de la France une héritière de Baeuf..et donc du léninisme autre chose que le greffon russe plaqué sur d’autres classes ouvrières..

Cette spécificité est un point insuffisamment pris en compte dans nos analyses, selon moi.

Car elle oblige notre bourgeoisie a d’autres maux de tête que ceux que les possédants de Finlande ou même d’Italie et d’Espagne...ont à soigner..

je n ’ignore pas que mon propos me fait taxer de"national-communiste" par certains

Si la bourgeoisie a contribué à virer de Gaulle en 69, si elle a abattu en plein vol Chaban au profit d’un Giscard,(1974) si elle a bien pigé ce que les renoncements du PC offraient comme atout, comme d"répit" .., si elle bien compris qu’il fallait" sortir" Juppé en 97 pour que le sale boulot soit confié à la gauche plurielle(champ du secteur public à restreindre, notamment) c’est toujours en fonction de "Qu’est ce qui est de plus solide voire de moins fragile pour le taux de profit du K ?" qui est la base du rapport du K avec le "pouvoir"..

En ce sens et selon moi, le "sarkosysme" est à analyser à partir de quelques idées complémentaires à celles de La Louve.

Sans qu’elles soient en opposition .

Tout d’abord, le Capitalisme a besoin d’effectuer partout une espèce de lifting de ses personnels politiques"nationaux"..

Obama est de cette stratégie, Zapatero idem.. , Sarkosy aussi. ;

D’autre part, ce qui est, selon moi, le plus remarquable et nourrit donc les contradictions d’aujourd’hui et la chute de"popularité" de l’agité de Neuilly, c’est que ce Gouvernement - un peu comme avait été l’impact de"fracture sociale" pour Chirac ..est né d’une intervention du thème de la primauté au TRAVAIL..dans les élections...alors que le Capitalisme se doit de détruire le maximum de bases productives....pour aller s"empiffrer dans la sphère spéculative ou ça "jute" vite...et plus.. !

Cet aspect explique, selon moi, l’importance du vote "ouvrier" pour Sarko..et donc l’incompréhension de beaucoup de constater, ahuris.. que celui qui réhabilitait le"prolo" fasse des effets de Rollex..et devienne le "Président des RICHES" (selon l’analyse interessante des auteurs de ce bouquin,-pour ce qui est de la description du phénomène, pas des conclusions qu’ils tirent mais ils ne sont pas communistes et donc cela n’ rien de condamnable)

C’est donc selon moi,cet aspect-qui replace la CLASSE dans le "jeu"..qui est à revisiter

C’est en cela, que s’il y a du GUIZOT dans ce pouvoir("Enrichissez vous" ), à la différence de Louis Philippe, Sarkosy n’arrive pas aux affaires porté par la bourgeoisie et les "nantis" SEULEMENT mais majoritairement par des masses tellement déçues des politiques successives que celui qui "parlait le mieuux " aux tripes" de classe" a gagné...

C’’est un élément que nous ne soulevons pas assez.

Il est pétri de contradictions nouvelles.

Parce qu’il conduit à une interessante situation

Au delà de ce que sera 2012 et un "changement" de gouvernance

"Banalisons" un peu les futures élections :

Quelle sera la motivation de choix de gouvernance , dans les couche populaires ?

(En les définissant pour simplifier en "’ouvriers proprement dit au sens marxiste" "flanqués de millons de personnes non prolétaires-au sens marxiste ou "xien "_...parce que sans lien avec l’exploiteur(chômeurs, jeunes exclus de la sphère de production et autre "couches" dont effectivement l’appartenance de classe n’est pas évident, ni pour es marxistes..et encore moins pour les intéréssés, à fortiori !)

Au mieux , ils voudront se débarrasser de Sarko et sa bande !

, au"pire" (pour ce qui est de l’effort que nous avons à faire !) ils mettront
quelqu ’espoir dans une "social démocratie" ....qui ne PEUT plus assumer la fonction social démo, puisque le Capital ne permet plus que soit cueilli le moindre grain de blé à moudre..

Nous sommes bien, selon moi, dans une phase de crise ou les grilles de lectures des clivages DROITE-Gauche et d’alliances de couches sociales soutenant telle ou telle forme de gouvernement sont obsolètes..

Bon..je vois que je papote hors sujet..(? ?) , ..un café et polar...

 :))

AC


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 18h58 - Posté par Copas

Attention à ne pas faire de lecture sans appréciation des poids relatifs des couches et petites classes sociales.

et ne pas penser que l’affirmation de classes pour soi transcendent aisément leur peu de poids.

Les changements profonds qui affectent les petites classes, leur démembrement, sont des données essentielles pour comprendre les problèmes sérieux d’alliances de classe qu’à la bourgeoisie.

pour parler autrement , la base sociale sur laquelle s’appuyait la bourgeoisie est devenue bien plus réduite qu’avant.

Bien plus réduite (ce qui l’a amené à chercher à renforcer d’autres moyens de domination).

Ou autrement dit, tout le monde se souvient, pour les plus vieux, les alliances permanentes d’une partie de la bourgeoisie avec le petit commerce, l’artisanat, la paysannerie et une partie des fonctionnaires, qui, de Pétain à De Gaulle, permit à la bourgeoisie d’avoir une base sociale suffisante , assez large, pour dominer la société. Cette domination se construisait par des prébendes matérielles spécifiques et un encadrement de près par plusieurs étages d’appareils idéologiques (églises, elles étaient puissantes alors, armée, habituer chaque classe d’âge à obéir aveuglément, etc).

Le laminage de l’importance absolue de la paysannerie et des autres petites classes, laminage numérique et des conditions matérielles d’existence (ce qui ne signifie pas que pour quelques petites couches de celles-ci il n’y ait pas eu de progressions) crée une situation où un vide avec très peu de classes et couches intermédiaires existent dans ce qui apparait comme un vide énorme entre les deux classes qui comptent.

l’impression d’étrangeté qui se répand dans le regard populaire porté sur la bourgeoisie est un phénomène d’une extrème puissance.

Il est nourri par le fossé qui sépare les classes et la destruction des couches intermédiaires par le mécanisme même de l’avidité qui existe dans la bourgeoisie.

Les seules petites couches sociales tolérées par la bourgeoisie sont celles qui travaillent ardemment et directement à ses interets (par exemple les avocats d’affaires, etc), pas les couches et classes dont elle peut se passer et empocher le fric qui les nourrissait.

une base sociale, un bloc de classes majoritaire, mené par la bourgeoisie, ne peut sur le long terme ne se nourrir que d’idéologie. Nous en sommes là.

En plus la bourgeoisie a été grisée ses dernières vingt ans par ses victoires et ses conquêtes au point de penser que de nourrir des classes intermédiaires conséquentes ou des couches hautes numériquement importantes de la classe ouvrière, n’était plus necessaire.
Elle a en plus été grisée de sa toute puissance grâce aux hauts-parleurs surpuissants des médias modernes non interactifs.

Cette classe dominante a d’énormes faiblesses


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 16h47

Une petite réflexion qui,je pense,a son importance :

Avoir en permanence dans nos analyses,et leurs traductions en actes politiques,les fondamentaux du marxisme.

Le capitalisme a tout un arsenal à sa disposition,et surtout une grande connaissance de la nature humaine qui lui permet de relayer sa politique avec des exploités qui n’ont pas,ou plus,la conscience de l’être.

La vitrine est tentante ( fric,avantages en nature et autres)pour celles et ceux qui espèrent naïvement accéder à la bourgeoisie.C’est ce qu’il est convenu d’appeler l’inconscience de classe,formatée par le chant des sirènes de la collaboration de classe.

Quand je dis de ne pas oublier les fondamentaux,je fais allusions à toutes les rustines dialectiques et d’organisation,qui ne sont en réalité que des réactions à postériori dans la lutte de classe,donc inefficaces.

En bon cheminot,je dirai que nous avons un train de retard.

Pour moi,et d’autres,il n’y a dans la lutte des classes que 2 adversaires : les exploiteurs et les exploités.Et la bourgeoisie n’est composée que des détenteurs de l’outil de production.(Marx).

La dialectique réactive : La bourgeoisie devient petite ou grande,les couches s’assortissent de "sous-couches" ...etc.

Les questions d’organisation ( mise en pratique de la dialectique ) :

Création de commissions,de structures syndicales ou autres,notamment les ICT,plus ou moins "autonomes",sous prétexte de spécificité( que le dernier congrès de la FD CGT des cheminots vient de balayer,car la spécificité d’une catégorie de salariés n’a rien à voir avec une quelconque autonomie)....etc

Bref,dans un souci de coller aux réalités issues d’une tactique capitaliste,nous cloisonnons,créeons des difficultés dans la mise en commun des idées,devant déboucher sur la convergences des luttes.

D’ailleurs cela se traduit en conneries politiques et l’exemple " d’un SALAIRE minimun" en est la plus parfaite illustration.

Se dire "anti-capitaliste" et cibler une composante du salariat,FAUT LE FAIRE !!!

Voilà pourquoi j’insiste sur les fondamentaux :

Bourgeoisie ; tenant de l’outil de production.

Lutte de classe : exploiteur - exploités

Le capitalisme n’existant que par le salariat,supprimons le salariat.(ou inversement).

LE REBOURSIER



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 11h17 - Posté par

Slt LR ;)

Tout à fait d’accord pour dire que l’effort de taxinomie (entrepris ici ou ailleurs) ne doit pas devenir une manie du classement sans but, et surtout, ne doit pas du tout amener (ou renforcer) le mouvement qui consiste à cloisonner le peuple et à attribuer à chaque "sous-groupe" son "berger".

D’accord également pour dire que spécificité, en termes d’analyse des classes , ne doit pas conduire à créer une fausse autonomie, une illusion d’autonomie.

D’accord aussi pour rappeler que la summa divisio c’est exploiteurs et exploités et que la ligne de fracture entre les deux c’est qui extorque la plus-value via l’exploitation.

Cependant, en termes d’analyse politique, si on s’en tient à "exploiteurs/exploités", je crains que nous rations des marches dans nos analyses et donc dans nos actions ou dans les perspectives que l’on peut projeter et que d’autres projettent.

Parce que la question de ce que l’on appelle "la petite-bourgeoisie" (de sa définition, mouvante, de son appréhension par nous, de l’analyse en termes de positions de classes, de véhicule idéologique....) me semble toujours ( au moins depuis Marx !!) absolument cruciale et déterminante en termes idéologiques et stratégiques.

Je vais poster plus tard et plus loin un commentaire plus long avec u nextrait d’un texte de Marx sur la question de la PB.

C’est je pense une des questions les plus "casse-pieds" à résoudre mais une des plus importantes.

On ne peut pas perdre de vue que notre action doit être aussi politique (pas au sens politicien) et ne pas sombrer dans le travers qui nous guette un peu "anarcho-syndicaliste" dirais-je de façon non péjorative mais factuelle.

Il faut qu’on comprenne "la petite bourgeoisie". Il faut qu’on comprenne qu’on la dissèque et qu’on aligne nos positions de combat sur le terrain en fonction d’une de ces figures particulières car la petite bourgeoisie a je pense une particularité que tout le monde ici reconnaîtra : elle est double, elle est ambigue, et politiquement mouvante, n’est ni "pro-révolution" ni "contre" "par nature", elle n’est ni "pro exploités" ni "pro exploiteurs" "par nature " et en même temps, elle est tout cela à la fois...

LL


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
1er mars 2011 - 22h19 - Posté par

Bien sûr que nous sommes d’accord frangine.Ce que je veux mettre en évidence en insistant sur "les fondamentaux",c’est cette réalité non moins évidente que le capitalisme entraine des militants sur un terrain découpé,qui est bien souvent et inconsciemment,une perte de repaire de la notion de classes et au-delà exploiteurs-exploités.

Hormis le salariat (et encore dans le tertiaire si cela avance y a encore beaucoup à faire ) comment se fait-il que la bataille des idées n’avance pas chez les artisans,les paysans,les commerçants...etc ?

A un tel point que nous laissons accréditer l’idée que, une des solutions au chômage c’est " l’auto-entrepreneur" sans apporter le nécessaire contre poison à cette ouverture vers la collaboration de classes,et ses conséquences.

Je veux bien reconnaitre mes erreurs d’analyses,mais je veux aussi des arguments qui ne se limitent pas à ranger une catégorie d’exploités dans la confrérie des cons,sans se poser la question du pourquoi et du comment.

Bien sûr,toi,AC et d’autres avaient les réponses mais mon propos part d’un constat qu’il y a,pour le moins,un vide sidéral entre les convictions affichées et la démarche que nous devons avoir vers cette population oubliée,quand elle n’est pas dénigrée,du seul fait bien souvent de cette perte de vue " des fondamentaux".

LR


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
24 février 2011 - 22h41 - Posté par copas

quelles sont les forces objectives en présence (les classes) ?

quels sont globalement les mouvements importants entre les classes , nationalement et internationalement ? Lesquelles progressent numériquement et lesquelles régressent ?

quelles sont les couches sociales à l’intérieur des grandes classes ? quels sont les mouvements qui les affectent ?

Que deviennent les autres classes ? (celles qui ne peuvent être comptées dans la bourgeoisie où la classe ouvrière )

Quelles sont les évolutions de petites couches (ou classes) sociales spécifiques intermédiaires ? (compréhension des mécanismes qui nourrissent les nomenclaturas).

je suis de ceux qui pensent que le développement du capitalisme de ces 40 dernières années a fait faire un bond prodigieux en avant de la puissance brute numérique du prolétariat dans le monde.

Ca ne signifie nullement que c’est merveilleux que le capitalisme ait fait cela, mais que son développement, suivant un processus classique, crée sans cesse des forces qui ont le potentiel de le balayer.

Cette accumulation de l’importance du prolétariat urbain change beaucoup de choses (du point de vue de l’en face comme du point de vue de notre camp).

Pour faire simple, on ne parle pas de communisme de la même façon avec une société qui a quelques petits % de prolétaires urbains (par exemple le fameux exemple russe) et une société dans laquelle les petites classes intermédiaires sont vaporisées (et souvent en butte à du salariat dissimulé), où la paysannerie passe sous les 3% (et souvent en butte à une exploitation évidente en étant contrôlée minutieusement en amont et en aval.

la compréhension de l’évolution d’une classe en soi permet de ne pas parler de comparer le passé et le présent sans omettre cet aspect énorme des évolutions.

Ces aspects bruts ne permettent pas en soi de faire une révolution mais ont un impact profond défensif malgré des gauches de merde (ne serait-ce qu’en ayant éviter à l’Europe de devenir fasciste depuis des années, malgré un chapelet de défaites, donc chacune il y a 80 ans aurait fait gagner en soi le fascisme).

pour caricaturer, nous faisons partie d’un camp qui correspond à 80% de la population face à une classe qui fait 5% toute mouillée (les grands et les petits...), les 15% manquant aux décompte sont ce qui reste des autres classes et couches sociales.

Le révolutionnaire dans cet aspect brut des forces et des rapports de production ne doit pas seulement mesurer l’épaisseur des chenilles de tank réelles ou médiatiques de l’adversaire (ce dont la gauche aime se complaire depuis un paquet de temps) mais apprécier les raisons de l’arsenal que se crée la bourgeoisie partout dans le monde en moyens de répression et de guerre civile.

ca vient de notre montée en puissance comme classe, et de la peur symétrique qui tenaille la bourgeoisie.

le forces énormes qui se sont accumulées sont essentielles à prendre en compte dans toute discussion.

la bataille pour unifier le camp de la classe populaire est la seule et vraie question qui permet de parler de politique unitaire (et non les niaiseries électoralistes).

La Louve a , à juste titre, parler de la question de la fameuse militante du NPA qui avait un fichu sur la tête, non pour dire que le voile c’est super, ou que celui-ci représente en soi la révolutionnaire musulmane, mais que des continents de consciences bougeaient et se mettaient en route et que des organisations encore trop fourbues des combats du passé passaient totalement à côté de cesphénomènes (en étant souvent hargneux même avec elles) ou avait un mal inoui à prendre en compte autre chose que des chemins formatés de radicalisations sur des créneaux très étroits.

C’est que cette histoire concernait au premier chef une bataille unitaire, celle permettant des communautés diverses (mais d’origine arabo-musulmanes), dans leurs diversité d’enfoncer les porte de la politique sur des positions de classe sans être obligées de mimer les politisations façon cammembert (qui sont tout autant honorables).

Le prix de l’unité est de permettre aux couches sociales particulièrement opprimées de la classe prolétaire de prendre leur place dans le combat commun par leurs chemins et leurs façons de converger avec les autres couches sociales.



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 07h24 - Posté par yapadaxan

L’avenir du mouvement communiste ne peut pas être problématisé sur la seule base nationale car cela n’a aucune signification.
L’avenir du communisme ne peut se concevoir que dans une équation mondiale, d’autant plus qu’il est la réponse à la mondialisation capitaliste.
Tant que le capitalisme dominera le monde, il exigera une réponse communiste très largement internationale.
On a appris d’expérience que toute révolution "communiste" ayant instauré le socialisme se heurte à sa contre révolution, laquelle est la conjonction de forces nationales et internationales et cela sur une durée de temps telle que la société nouvelle ne trouve pas les forces économiques ni politiques de son développement.

Ainsi, poser la question du communisme en France oblige à élargir la problématique communiste dans son rapport des forces mondial. Autant dire que l’existence communiste en France suppose une organisation mondiale elle-même communiste.

Il pourrait être vain de recenser la composition sociologique de la société (française) si on ne définit pas, d’abord, ce qu’est le communisme dans son objectif de mettre en place une société socialiste après une prise de pouvoir d’une façon ou d’une autre. Ou, exposé autrement, il est vain d’envisager l’établissement de cette société socialiste si on ne formule pas précisément en quoi consiste le capitalisme, d’abord, le capitalisme mondialisé, ensuite, parvenu à un niveau important d’impérialisme.

Outre l’analyse des forces matérielles, on se doit d’analyser dans le même mouvement l’état du rapport des forces idéologiques en tant que ces forces idéologiques sont aussi et surtout les modes de représentations des peuples et des individus dans leur façon de se voir et de se concevoir et cela en fonction de l’Histoire, comprise comme processus complexe de forces en conflit.

Notre théorie analytique exige d’être située nécessairement dans son évolution dialectique, tant du point de vue de la lutte des classes que du point de vue de la lutte des peuples, laquelle est une façon plus élaborée d’être encore la lutte des classes.

Le XXème siècle vient de s’achever riche d’événements politiques considérables.

Les pays colonisés ont accédé, grâce à leur lutte et à la guerre, à leur indépendance. Ils ont mis fin, ainsi, à 4 ou 5 siècles de domination étrangère coloniale où, à l’exploitation des classes, se superposait la domination en termes de races et de théories raciales. C’est-à-dire que les niveaux de violences s’additionnaient dans une horreur humaine et inhumaine.
Des peuples ont recouru à la révolution et ont mis en place des pouvoirs communistes ayant en charge l’instauration d’une société plus juste, car socialiste. Ces pouvoirs révolutionnés ont rajouté à l’horreur, jetant dans la confusion la plus grande tous les peuples du monde, ayant au départ salué ces révolutions comme un espoir de vie meilleure.

En fait, les indépendances nationales des pays anciennement colonisés se sont révélées être des processus de néocolonisation favorisant l’impérialiste capitaliste. Les espoirs nés des révolutions prolétariennes se sont effondrés avec les sociétés dites socialistes qui leur avaient donné le jour.

A la fin du XXème siècle, le drame humain de la planète entière aboutissait à une formidable défaite du camp marxiste et révolutionnaire.

Tout au long de ce siècle, le capitalisme a multiplié les horreurs, les guerres, les contre révolutions, les répressions, les dictatures, les charniers, les massacres, les tortures et les exécutions. Néanmoins, qu’on le veuille ou non, le capitalisme est sorti grand gagnant du siècle, du monde et de l’Histoire. Aujourd’hui encore l’idée même du socialisme est flétrie, entendue négativement, perçue comme repoussante.

Après 2 guerres mondiales et d’incessants conflits meurtriers, l’image du capitalisme est celle qui séduit le plus ou, tout au moins, contient le moins de négativité. C’est que ces conflits de classes et de peuples sont aussi médiatisés, travaillés idéologiquement. Ne perdons surtout pas de vue que l’école, l’art, la culture, les médias, tout ce qui travaille les formes de représentation du réel sont aux mains des capitalistes.

Le cinéma est l’objet d’un culte et d’une industrie, dont la capitale est Hollywood. La chansonnette (et ses textes légers et futiles) est érigée au niveau de manoeuvres industrielles et commerciales qui n’hésitent pas à peaufiner un authentique culte païen avec, si les mots ont un sens, des IDOLES et des fans, consommateurs de produits matériels et immatériels, d’idéologies au mieux pseudo contestatrices, au pire totalement béni oui oui...

L’enseignement représente un enjeu considérable. L’Histoire enseigne que les USA libérèrent l’Europe en 45, se tait relativement à l’URSS, Staline et l’Armée rouge. L’enseignement des Lettres et de la Philo est dévalorisé, réputé improductif, perçu comme un bavardage non rentable. C’est, au mieux, un supplément d’âme. Une richesse (luxueuse) de l’esprit. Bref, un truc inutile qu’on bouffe pas à table et qui ne sert qu’à l’enc de mouches.

En effet, 2 siècles de capitalisme exclusif voient des recompositions sociales s’opérer en profondeur. Après un XIXème siècle d’hyper exploitation (se souvenir du travail des enfants, de la durée du travail, de l’absence d’allocations sociales ni familiales, de sécurité sociale, de caisse vieillesse et de congés), la lutte syndicale s’est montrée si efficace que les travailleurs ont connu de très nettes améliorations des conditions de vie et de travail. Les guerres ont exigé qu’on reconstruise les pays, créant ainsi le plein emploi, rémunéré suffisamment pour assurer un confort relatif mais toujours modeste. L’industrie a produit des biens liés au confort : appareils ménagers et automobiles. En s’en acquérant, les salaires modestes ont vu leurs conditions s’améliorer et l’image sociale flattée. Ce progrès n’était effectivement pas négligeable. Le recours à la main d’oeuvre immigrée "acceptant" les travaux ingrats a créé l’illusion d’un prolétariat au-dessus d’un autre auquel était dévolu le sale boulot.

Au jour d’aujourd’hui, l’impérialisme s’est considérablement développé : il contrôle militairement toute la planète, possède tous les grands médias et imposent ainsi, de façon agréable et paisible, sa vision du monde. Il est politiquement le grand leader.
Sa nouvelle offensive consiste à revenir sur tous les acquis sociaux, à délocaliser à grande échelle, provoquant un chômage de masse et une misère qu’on ne qualifie plus de moderne. Les ouvriers se voient placés en concurrence. Les uns conservent l’emploi, d’autres le perdent et sont jetés dans les pires galères. Ce traitement inégal des ouvriers brouille toute lecture rationnelle de l’évolution de la société. Les uns accèdent à la propriété, les autres sont jetés en pâture : une maladie, un divorce et c’est la déchéance, la descente aux enfers. Le vote FN est à la fois protestation contre la main d’oeuvre immigrée et contre le contenu social injuste du pouvoir capitaliste, si bien que ce vote représente autant la réaction la plus droitière que le progrès le plus radical.
L’abstention s’est durablement installée, marquant la défiance, voire l’hostilité à la mythologie parlementaire de la démocratie bourgeoise.

Le constat à faire en priorité est l’absence totale de lecture communiste de la société et du monde, l’impossibilité d’agir CONTRE cette société d’exploitation et d’oppression, avec ce sentiment qu’on vit dans un monde barbare, fait de sang et de guerre, de haine et de terrorisme parce qu’il n’y a pas d’instance à la hauteur des enjeux du XXIème siècle : la mise en mots de l’état du monde d’aujourd’hui, de ses forces en présence et de la route à suivre pour le transformer...



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 11h23 - Posté par Alain Chancogne

Je ne voudrais pas avoir l’air de prétendre monopoliser la "parole" .
Mais contrairement à une réunion , l’écriture permet à tout le monde de s’exprimer sans que celui qui " bavarde trop" (c’est mon cas) prenne le temps de celui qui pourra pas en placer une vu l’heure.
Donc ce matin, je relisais avec le plus grand sérieux l’apport de chacun en esseyant-ce n’est jamais facile..- de ne pas tenir compte de mes plus grandes affinités-complicités avec X plutôt qu’avec Y..

Je partage pas mal de choses avec beaucoup d’entre vous.

Pour faire court, je me reconnais, pour ces dernières heures, tout à fait, en "petit marxiste", dans le rappel de L.R et l’intervention de Copas.

Là ou je suis moins certain de tout partager..c’est avec Yapadaxan ..

Ni lui ni moi ne nous offusquerons du ton direct, du style e : il sait que parfois j’use et j’abuse de quelque"outrance"
..
Il mettra les bémols su ma musique..

@yapadaxan

Je crains( ou plutôt j’espère.) que notre échange démontre que s’agissant du COMMUNISME, comme pour la sardane selon telle ou tell école de danse , , nous ne sautions pas d’un même rythme

Tu écris

Le XXème siècle vient de s’achever riche d’événements politiques considérables.

OUI.

Tu décris les dégats que le Capitalisme a généré.

OK

Ceci relevé tu prétends :

A la fin du XXème siècle, le drame humain de la planète entière aboutissait à une formidable défaite du camp marxiste et révolutionnaire

NON

Pas pour moi.

Le Capitalisme ne s’est retrouvé "seul" que parce qu’il n’y a jamais eu dans la lutte de classes, un camp" marxiste et révolutionnaire"

C’est bien pour cela que nous parlons d’avoir à inventer le PROJET, et le PARTI..

Ce n’est ni la CIA, ni l’OTAN qui ont rendu le monde"unipolaire".


Ce sont les Masses
qui ont jeté à terre des statues de SOIDISANTS révolutionnaires Certes et trois fois hélas pour remplacer "ça "par du Capitalisme par nature INhumain,

Ce que je dis là ne signifie pas que j’ai pu mettre en doute durant des décennies que le monde était divisé en deux camps et que j’étais dans le bon !

Nous sommes des millions à avoir fonctionné ainsi

Mai si la barricade n’a que deux côtés, il n’y a rien de plus terrible quand on réfléchit au fait que ceux que l’adversaire de classe mitraille ...sont davantage victimes de ceux qui, censé etre leur" avant garde.".se mettent "dans leur dos" pour les tirer comme des lapins !

Si l’on vient me dire que je hurle avec les loups du Capitalisme, , je suis désolé de répondre que les hyènes du stalinisme n’avaient qu’à pas commencer.. !

Si on me sort que la férocité de la contre Révolution internationale est un argument pour comprendre, excuser ou approuver le fait que certains aient du tenir compte que la fin justifie les moyens" outre que le type de"fin" est pitoyable je ne marche pas !

Sachant ce que la Crise du Capitalisme en 2011 impose à l’adversaire comme violence pour perpétuer sa LOI..je ne suis pas de ceux qui pensent que le processus de COMMUNISME sera un match amical "Kapital contre Travail"..avec Prix du fair -play.., et urnes bien propres arbitrant les enjeux...
.
C’est là qu’avec toi je suis "perplexe"..
Tu écris

on se doit d’analyser dans le même mouvement l’état du rapport des forces idéologiques en tant que ces forces idéologiques sont aussi et surtout les modes de représentations des peuples et des individus dans leur façon de se voir et de se concevoir et cela en fonction de l’Histoire, comprise comme processus complexe de forces en conflit.

Notre théorie analytique exige d’être située nécessairement dans son évolution dialectique, tant du point de vue de la lutte des classes que du point de vue de la lutte des peuples, laquelle est une façon plus élaborée d’être encore la lutte des classes.

Grosso modo, je n’ai rien à redire ni prétention à recadre.

Que cette référence MARXISTE te conduise à la conclusion que je considère comme incompatible avec ce que je mets dans le mot"Communisme " et le dévelopemment de la Lutte des Classes en France, voilà "mon problème".. !.

D’ou cela vient il ?

je n’oppose pas le fait que le COMMUNISME est , bien entendu , la solution planétaire mais j’ose affirmer qu’il y a du "communisme" dans ce que chaque classe et peuple, dans les limites d’un pays , construit à" usage immédiat"(pour reprendre une expression de Zarka qui me botte) ..d’avancées anticapitalites, de déplacement en la faveur du travailleur du curseur K/Travail..dans la LDC..

C’est dire que tout pseudo "internationalisme" qui ne parle de Communisme qu’en solution lointaine, globale, mondiale ne me satisfait pas.

Encore moins quand je sens que cela repose sur une inconsciente(? ?) nostalgie de nature" kominternienne"

Qu’à tort peut être ta conclusion me suggère

Le constat à faire en priorité est l’absence totale de lecture communiste de la société et du monde, l’impossibilité d’agir CONTRE cette société d’exploitation et d’oppression, avec ce sentiment qu’on vit dans un monde barbare, fait de sang et de guerre, de haine et de terrorisme parce qu’il n’y a pas d’instance à la hauteur des enjeux du XXIème siècle : la mise en mots de l’état du monde d’aujourd’hui, de ses forces en présence et de la route à suivre pour le transformer...


Si il ya une instance:LES MASSES.

La seule que je reconnaisse .

Ce qui ne signifie pas le BESOIN, pour "aider" sans prétention de les DIRIGER,ces Masses , d’un Parti se référant au Marxisme ,

Mais "parlons franchement"t pour reprendre cette formule de"JOJO"..

 :)

Je combattrais si elle se manifeste,cette intention plus ou moins avouée d’une prétention à faire re-rentrer par la fenêtre d’un Maison Commune qui et à CONSTRUIRE, les pratiques d’un léninisme dévoyé que les peuples ont balancé par la porte grande ouverte

Parce que c’est cela qui est la cause première de l’effondrement de ces partis et des régimes qui resteront, quand même, dans l’Histoire comme étant ceux qui ont le plus éliminés de..Communistes.. !

Ce débat ne concerne fort heureusement pas que les EX du PCF..ou tels militants abusivement souvent, dénommés "trotskystes"

.IL ne me conduit pas à faire les yeux doux au communisme libertaire_que j’ai connement zappé- pour expier mon stalinisme et ma cécité de jeunesse, ni à me fouetter tous les matins pour me punir d’avoir été si injustes envers la" pureté révolutionnaire" qu’auraient incarnée quelques braillards qui scandaient "Autogestion"."une seule solution la Révolution"..mais dont beaucoup, avec un statut de petit bourges futurs DRH , prétendaient nous ravir notre "glorieux rôle de Guides brevetés P.C..des travailleurs manuels et intellectuels des Villes et des Campagnes"

 Attention, mon persiflage vise un quarteron de rigolos quui sont passé depuis 68, du mouchard trempé d’urine pour yeux larmoyanys à cause des lacrymos. aux Conseils D’administration ou rédactions de LIbé

Cela .ne saurait signifier que je doute qu’une profonde lame de fond a traversé la jeunesses des années 70, ni que j’ose prétendre que "nous "avons "compris" ce qui se passait avec la jeunesse, et agi avec elle comme un Parti révolutionnaire aurait pu et du le faire..

Mais je sais quand même faire la différence entre la danse du ventre autour des prolos de chez renault pour pisser sur le pC et la CGT et un engagement révolutionnaire

ok ?

...
Mais , parenthèse refermée, je crois, pour enfoncer le clou que c’est plus ce type de questionnements sur notre conception du COMMUNISME.. que des débats sur l’embourgeoisement de telles nouvelles couches d’une classe ouvrière en progression quant au nombre, qui soit devant NOUS ;
Quand je dis nous "je vois large, quitte à passer pour un "dingo", je pense à des Comités de base ..véritables mini laboratoires du Communisme .., je pense à un long processus qui ne peut pas avoir de chances d’intérê sans LUTTE et sans confrontation rugueuse avec tous ceux ce qui ne veulent pas entendre parler d’un tel engagement des masses dans PROJET communiste et Parti REVOLUTIONNAIRE..

"A quoi, alors servirions nous," se demande ton..

Je ne citerai pas ceux qui pourraient se sentir visés par cette Révolution culturelle ?

Pou rl’instant, c’est vrai nous ne les dérangeons pas !

.
Nous sommes peu nombreux à parler d’autres sujets aussi décisifs que les cantonales, les alliances pour 2012, le besoin d’élargissement d FDG, la résistance identitaire de Gerin ou machin de telle section, le départ de Jules du NPA ou l’affirmation que Marcel y reste..

 Rappelons, pour finir ce matin -en ce qui me concerne- le cynisme de BUFFET(Warren pas Marie JO qui n’aime pas le gros mots qu’utilise le milliardaire ricain à la fortune de 55 milliards de $ ...

« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner »

Désolé, pour lui, il se plante..

Mais son optimisme il ne le constatera que si.les Masses décideront qu’il nous faut collectivement créerdes genre de "Conseils" de Guerre de classes"
Pa au sens de" Conseillers et éxécutants" , non !

Au sens de la traduction russe par"SOVIETS"


Pour gagner.

Pas pour croire que c’est joué....


Pour comprendre ce qui a foiré,et pourquoi.

Voilà, deux trois réactions à chaud, cher Camarade Yapadaxan., en toute cordialité communiste

A.C.



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 18h52 - Posté par yapadaxan

Avant tout, merci pour ton long message.

Ensuite, je rebondis sur tes points de divergence. Aurais-je une propension à vouloir rééditer l’expérience de l’Internationale ? Je ne crois pas. Quoique...

L’adhésion à la IIIème Internationale a placé Moscou au centre du mouvement communiste mondial, jusques dans la déviation stalinienne. Moscou donnait les ordres, les PC obéissaient. C’est ainsi qu’on peut penser que le PCF et le PCI n’ont pas su ni voulu creuser la situation des 2 pays en 1945 et ont appelé les travailleurs à rendre les armes. Ce faisant, les 2 PC mettaient un terme à la Résistance et à cette forme de la lutte des classes qui avait prévalu des années durant. Il s’agit bien là d’une capitulation due à l’inféodalisation à Moscou qui entendait respecter les accords de Yalta.

Et donc non, je ne souhaite aucune organisation de ce type. Point de père des peuples ni de patrie du socialisme.

En revanche, des rencontres bilatérales et, s’il le faut, des dispositions communes sur tel ou tel problème politique concernant 2 pays ou une région du monde. Une guerre d’Afghanistan et d’Irak eût mérité une position large des partis et organisations révolutionnaires du monde. D’autant que, par principe, les désaccords ou divergences devraient rester possibles, aucun parti n’ayant pas à faire prévaloir son analyse ni ses décisions d’action. Ces rencontres doivent être des débats permanents où chaque parti fait son expérience propre. Les liens doivent être fraternels et toute exclusion interdite.

L’ALBA nécessite une base régionale commune. Ce n’est pas l’Eurocommunisme en soi qui est à rejeter, mais les dérives qui le caractérisaient, allant dans un sens réformiste faisant abandonner le terrain de la lutte des classes.

Certes, nous avons été les témoins d’un échec. Peu importe si l’URSS a été ou non un authentique pays socialiste (du moins, pour le moment), ce qui importe c’est que l’URSS a passé pour tel aux yeux de l’opinion mondiale et des partis communistes et ouvriers de la planète. Ce qui est en échec, c’est l’idée que le socialisme (ou ce qui a passé pour) s’est effondré.

L’analyse de l’URSS reste à faire. Une analyse fine, s’entend. Fine et exhaustive. Quelques auteurs s’y sont risqués et le résultat obtenu souffre qu’il s’agit de points de vue très individuels, formés à partir d’un a priori de départ qui occulte la vaste synthèse nécessaire pour développer un savoir qui mérite le qualificatif de scientifique.

L’idéologie s’est insinuée dans la recherche historique et scientifique. Les travaux d’Hanna Arendt (tin, l’orthographe, comment qu’elle morfle !) prévalent actuellement qui renvoient dos à dos nazisme et stalinisme. Notons qu’en ce moment encore, la presse bourgeoise décrit Kadhafi à travers les "dictateurs" (sic) Castro, Chavez et Noriega. Je lis sur BC des commentaires qui ne sont pas très clairs sur le cas libyen de Kadhafi.

L’autorité dictatoriale du stalinisme est consubstantielle à l’expérience marxiste-léniniste du socialisme soviétique. Pire, les formes de dictature sont présentes dans la démocratie parlementaire bourgeoise. On n’en parle jamais, justifiant par devers nous la réputation de la démocratie bourgeoise comme absolument démocratique. Ce qui est faux : l’exploitation sociale ne pouvant se réaliser dans un cadre démocratique.

Même si la dictature du prolétariat s’est révélée dictature sur le prolétariat et même contre le prolétariat, on ne peut faire l’économie sur le contenu de classe des pouvoirs pratiqués.

Le nazisme et ses avatars fascistes exaltent la race, la nation, l’originalité culturelle, la particularité de tel ou tel peuple déformée hyperboliquement et idéologiquement en vue d’en faire le génie de ce peuple.
Le communisme s’est toujours référé sincèrement à la lutte des classes, à l’internationalisme prolétarien, à la solidarité des peuples contre l’oppression.

Staline est stalinien parce qu’il impose dictatorialement son point de vue sur le socialisme et le communisme. Son projet de départ n’est pas l’homme fort, sain, supérieur à des peuples mineurs, frappés d’ostracisme ou de racisme.

Il y a donc tout un travail théorique et analytique à effectuer sur la notion de pouvoir et l’exercice de ce pouvoir, dans un cadre dialectiquement contradictoire :

 contraindre dictatorialement l’ancienne bourgeoisie en la dépossédant et la désarmant.

 favoriser l’organisation démocratique des travailleurs, du travail et de l’ensemble de la société à tous ses niveaux d’activité et de loisir.

Le monde communiste et révolutionnaire se doit de s’emparer, théoriquement et en principes, de ce travail pour pratiquement l’exercer et le faire exercer par le plus grand nombre.

Aussi prolixes et complets qu’aient été les théoriciens de la révolution, du socialisme et du marxisme, ils ne l’ont pu l’être au point de répondre à toutes les questions, d’autant que celles-ci surgissent continûment au long du temps et de l’Histoire. Et donc aujourd’hui encore voit-on du nouveau et de l’inédit qui concerne le social, le sociétal dans son fonctionnement complexe.

Le stalinisme ne doit pas nous inhiber. C’est trop facile de le rejeter comme un enfant devenu monstrueux. Il est notre monstre à nous. Le rejeter revient à vouloir ne plus rien en dire. Fuir ce passé qui fut le nôtre.

Non, c’est à étudier la lutte des classes qu’il faut se consacrer pour affiner notre action, la rendre efficace, sans rien supprimer de ce qui nous gênerait. Il nous faut ce courage politique, moral et philosophique d’assumer, fût-ce la monstruosité stalinienne. Sinon, on ne nous comprendrait pas et on ne nous croirait pas.

Tout n’est pas à jeter de ce qui s’est passé, hier. Ce n’est pas parce que ça a foiré qu’il faut lui tourner le dos. Point de Komintern ni d’Internationale lyrique et grandiloquente, mais une lutte commune, de pays à pays, décidée à abattre l’impérialisme et le capitalisme.


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
26 février 2011 - 14h16 - Posté par richard PALAO

bonjour YAPADAXAN , je ne suis pas d’accord avec toi lorsque tu écris que le PCF sur ordre de MOSCOU a appelé le "peuple" français à rendre les armes , pour le bonne raison QUE LE PEUPLE FRANCAIS N ETAIT PAS ARME ...

COPAS a également utilisé cet argument a plusieurs reprises , or il s’agit d’une légende crée par ceux qui 50 ans après veulent valider leur position sur la révolution qui ne peut se faire SELON EUX que par la lutte armée .

J’ai eu suffisamment de résistants dans ma famille et je dispose d une documentation abondante ainsi que les écrits d’historiens pour me considérer bien informé sur ce sujet .

Les résistants combattants ne représentaient que 2 à 3 % de la population à la fin de la guerre ( WIKIPEDIA ) , lire également les ouvrages d ANDRE GUERIN ET henri AMOUROUX .

De plus le PCF n’avait une emprise réelle que sur une fraction de la résistance armée : les FTP et le MOI

La resistance était hétéroclite , on y trouvait bien sûr les communistes , des socialistes , des gaullistes , des militants catholiques , des offIciers issus de la noblesse , et même des membres de l’extême droite antinazis que l’on a retrouvé plus tard aux cotés de l’ OAS ... on est donc très loin du peuple en arme prêt a poursuivre la lutte armée pour instaurer le socialisme en FRANCE !!!en conséquence dire que la résistance était "une forme de lutte des classes " est totalement erroné , en vérité la lutte des classes se situait à l’intérieur de la résistance et le rapport de force n’était pas forcément en faveur des plus révolutionnaires .

S’ il est exact qu’ à cette époque le PCF recevait ses ordres de MOSCOU ,MAIS la réalité de la situation ne permet pas d’affirmer que le PCF est responsable de l’arrêt de la résistance car l’objectif de celle-ci dans sa globalité était de libérer notre pays , pas de renforcer le communisme international .

il n’ empêche que même sans armes le peuple n’ a pas abandonné la lutte des classes , car dès la libération , des luttes se sont engagées avec des grèves et occupations d’usine pour notamment défendre le programme de la resistance et imposer la mise en oeuvre de conquêtes sociales comme le sécurité sociale , avec souvent à la tête de Ces luttes les militants du PCF et de la CGT .

l objet de la contribution de LA LOUVE étant entre autre "l avenir du mouvement communiste " il me semble nécessaire de partir d’une analyse objective du passé du PCF et de ne pas refaire l’histoire pour justifier ses positions sinon toute l’analyse risque d’être bancale .

CORDIALEMENT


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
26 février 2011 - 18h03 - Posté par yapadaxan

Je reconnais bien volontiers m’être laissé emporter. Et tout ce que tu dis correspond à la réalité historique.

En fait, pour ne pas mentir, j’ai fait remonter un souvenir : 1900, en Italie...

Ce film m’a frappé. Et j’ai dû m’endormir et rêver.

Mille pardons... J’ai un penchant rimbaldien, c’est plus fort que moi. C’est à mettre sur le compte du mentir-vrai d’Aragon.


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
25 février 2011 - 20h38 - Posté par La Louve

Je me permets de remettre ici un extrait d’un ouvrage de Marx que j’aime
beaucoup et qui me semble insuffisamment ré-étudié par nous actuellement,
c’est le fameux "18 brumaire de louis napoléon bonaparte", qui date de 1851.

Et ce texte est évidemment à rapprocher de Poulantzas sur "fascisme et
dictature" (ou de "la crise des dictatures").

Par ce que finalement, le message de ces textes pour moi est "invariant" et
il est assez clair : le prolétariat ne doit pas amener à un gouvernement de
la petite-bourgeoisie lorsqu’il n’est pas en mesure de la dominer (en
résumé). Faire sans arrêt la même erreur, il semblerait que cela amène quasi
invariablement la dictature et sous la forme moderne, le fascisme.

Parce que la fausse domination (nécessairement temporaire) de la
petite-bourgeoisie comme force politique, a fortiori sans un prolétariat uni
et fort DANS LES LUTTES (et pas dans des alliances bidonnées de façade et
"par en haut") qui lui mord les mollets, n’a comme autre effet que d’exciter
les fractions bourgeoises les plus féroces et de créer un tel nœud de
contradictions dans la bourgeoisie elle même qu’elles ne peuvent être
surmontées que par la solution du fascisme qui est en soi une solution
"originale" à chaque fois.

En gros je pense que ce que disent les textes de Marx comme ceux de
Poulantzas, c’est que, à certains moments de la lutte de classes (qu’il
convient d"identifier) la solution de l montée u pouvoir de ce que l’on peut
appeler la "petite-bourgeoisie", c’est l’assurance quasi absolue de se
prendre fascisme ou dictature dans les dents au coup d’après, pour des
raisons évidentes ( mais peut être ai-je mal compris et je suis très ouverte
à la critique)...

Marx le dit très bien aussi dans "les luttes de classes en France" :

De concert avec les républicains bourgeois, ils avaient, le 16 avril,
conspiré contre le prolétariat, dans les journées de Juin, ils avaient
combattu ensemble. Ce faisant, ils détruisaient eux-mêmes l’arrière-plan sur
lequel leur parti se dessinait comme une puissance, car la petite
bourgeoisie ne peut garder une position révolutionnaire face à la
bourgeoisie que quand le prolétariat est derrière elle. Ils furent
remerciés. Le semblant d’alliance, conclue avec eux à contre cœur de façon
dissimulée, pendant l’époque du Gouvernement provisoire et de la Commission
exécutive fut rompue publiquement par les républicains bourgeois.

Revenons à nos moutons, "le 18 brumaire" (histoire d’un coup d’état) donc :

Je rappelle en gros le contexte historique :

1848 : 2ème révolution française, connue aussi sous le nom des "journées de
février" (entre le 22 et le 25 justement ;-)) Sous l’impulsion des libéraux
et des républicains et suite à une fusillade, le peuple de Paris se soulève
à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe,
refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d’abdiquer en
faveur de son petit-fils le 24 février. Les révolutionnaires proclament la
Deuxième République le 25 février 1848 et mettent en place un gouvernement
provisoire républicain, c’est la "fin" de "la Monarchie de Juillet"
(Monarchie qui elle même faisait suite à la Restauration après la période
dite "révolution de juillet", et qui était venue au terme d’une sorte de
guerre de succession entre Bourbons - Charles X était le frère de Louis XVI
et de Louis XVIII, et Orléans, dont le représentant était Louis philippe
également appelé au début de sa "carrière" "Philippe égalité" ou "le roi des
barricades").

1848 donc, Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la 2è république au
suffrage "universel" masculin. Le 2 décembre 1851, son coup d’etat mettra
fin à la 2ème république.

ca c’est pour le côté chronologique de l’affaire.

LL


voici ce qu’en dit Marx , en 1851 (donc, "à chaud") d’un point de vue
politique et de LDC :

En face de la bourgeoisie coalisée, s’était constituée une coalition
entre petits bourgeois et ouvriers, le prétendu Parti social-démocrate.

Les petits bourgeois s’étaient vus mal récompensés au lendemain des journées
de Juin 1848. Ils voyaient leurs intérêts matériels menacés et les garanties
démocratiques, qui devaient leur assurer la satisfaction de ces intérêts,
mises en question par la contre-révolution. Aussi se rapprochèrent-ils des
ouvriers.

D’autre part, leur représentation parlementaire, la Montagne, tenue à
l’écart pendant la dictature des républicains bourgeois, avait, pendant la
seconde moitié de l’existence de la Constituante, grâce à sa lutte contre
Bonaparte et les ministres royalistes, reconquis sa popularité perdue. Elle
avait conclu une alliance avec les chefs socialistes.

En février 1849, on organisa des banquets de réconciliation. On esquissa un
programme commun, on créa des comités électoraux communs, et l’on présenta
des candidats communs. On enleva aux revendications sociales du
prolétariat leur pointe révolutionnaire, et on leur donna une tournure
démocratique. On enleva aux revendications démocratiques de la petite
bourgeoisie leur forme purement politique, et on fit ressortir leur pointe
socialiste. C’est ainsi que fut créée la social-démocratie.

La nouvelle Montagne, qui fut le résultat de cette combinaison,
comprenait, à part quelques figurants tirés de la classe ouvrière et
quelques sectaires socialistes, les mêmes éléments que l’ancienne Montagne,
mais numériquement plus forts. A vrai dire, elle s’était modifiée, au cours
du développement, de même que la classe qu’elle représentait.

Le caractère propre de la social-démocratie se résumait en ce qu’elle
réclamait des institutions républicaines démocratiques comme moyen, non pas
de supprimer les deux extrêmes, le capital et le salariat, mais d’atténuer
leur antagonisme et de le transformer en harmonie. Quelle que soit la
diversité des mesures qu’on puisse proposer pour atteindre ce but, quel que
soit le caractère plus ou moins révolutionnaire des conceptions dont il
puisse être revêtu, le contenu reste le même. C’est la transformation de la
société par voie démocratique, mais c’est une transformation dans le cadre
petit-bourgeois.

Il ne faudrait pas partager cette conception bornée que la petite
bourgeoisie a pour principe de vouloir faire triompher un intérêt égoïste de
classe. Elle croit au contraire que les conditions particulières de sa
libération sont les conditions générales en dehors desquelles la société
moderne ne peut être sauvée et la lutte des classes évitée.

Il ne faut pas s’imaginer non plus que les représentants démocrates sont
tous des shopkeepers (boutiquiers) ou qu’ils s’enthousiasment pour ces
derniers. Ils peuvent, par leur culture et leur situation personnelle, être
séparés d’eux par un abîme. Ce qui en fait les représentants de la petite
bourgeoisie, c’est que leur cerveau ne peut dépasser les limites que le
petit bourgeois ne dépasse pas lui-même dans sa vie, et que, par conséquent,
ils sont théoriquement poussés aux mêmes problèmes et aux mêmes solutions
auxquelles leur intérêt matériel et leur situation sociale poussent
pratiquement les petits bourgeois. Tel est, d’une façon générale, le rapport
qui existe entre les représentants politiques et littéraires d’une classe et
la classe qu’ils représentent.

Etant donné ce qui précède, il est tout naturel que si la Montagne luttait
continuellement contre le parti de l’ordre pour la défense de la République
et des prétendus droits de l’homme, ni la République ni les droits de
l’homme n’étaient ses buts suprêmes, pas plus qu’une armée qu’on veut
dépouiller de ses armes et qui résiste n’a engagé la bataille pour rester en
possession de ses armes.

Le parti de l’ordre provoqua la Montagne dès l’ouverture de l’Assemblée
nationale.

La bourgeoisie sentait la nécessité d’en finir avec des petits bourgeois
démocrates, de même qu’une année auparavant elle avait compris la nécessité
d’en finir avec le prolétariat révolutionnaire.

Seulement, la situation de l’adversaire était différente. La force du
parti prolétarien était dans la rue, celle de la petite bourgeoisie au sein
de l’Assemblée nationale elle-même.

Il s’agissait, par conséquent, de l’attirer hors de l’Assemblée nationale,
dans la rue, et de lui faire ainsi briser elle-même sa puissance
parlementaire, avant qu’elle eût eu le temps et l’occasion de la
consolider.

La Montagne donna tête baissée dans le panneau.

Le bombardement de Rome par les troupes françaises fut l’amorce qu’on lui
jeta.

Il constituait une violation de l’article V de la Constitution, qui
interdit à la République française d’employer ses forces militaires contre
les libertés d’un autre peuple.

En outre, l’article IV interdisait également toute déclaration de guerre de
la part du pouvoir exécutif, sans l’assentiment de l’Assemblée nationale, et
la Constituante avait, par sa décision du 8 mai, désapprouvé l’expédition
romaine.

C’est pour ces raisons que Ledru-Rollin déposa, le 11 juin 1849, une
demande de mise en accusation de Bonaparte et de ses ministres.

Irrité par les piqûres de Thiers, il alla jusqu’à menacer de vouloir
défendre la Constitution par tous les moyens, y compris la force des
armes.

La Montagne se dressa comme un seul homme et répéta cet appel aux armes.

Le 12 juin, l’Assemblée nationale repoussa la demande de mise en
accusation, et la Montagne quitta le Parlement.

On connaît les événements du 13 juin : la proclamation d’une partie de la
Montagne, déclarant Bonaparte et ses ministres « hors la Constitution », la
procession dans les rues de gardes nationaux démocrates qui, sans armes
comme ils l’étaient, se dispersèrent à leur première rencontre avec les
troupes de Changarnier, etc., etc.

Une partie de la Montagne se réfugia à l’étranger, une autre fut déférée à
la Haute Cour à Bourges, et un règlement parlementaire soumit le reste à la
surveillance magistrale du président de l’Assemblée nationale. Paris fut
mis à nouveau en état de siège et la fraction démocrate de sa garde
nationale dissoute. Ainsi furent brisées l’influence de la Montagne au
Parlement et la force de la petite bourgeoisie à Paris.

Lyon, où le 13 juin avait été donné le signal d’une sanglante insurrection
ouvrière, fut, de même, avec les cinq départements environnants, déclaré en
état de siège, situation qui se prolonge encore jusqu’à présent.

Le gros de la Montagne avait abandonné son avant-garde en se refusant à
signer sa proclamation. La presse avait déserté, en ce sens que deux
journaux seulement avaient osé publier le pronunciamiento.

Les petits bourgeois trahirent leurs représentants, car les gardes nationaux
furent absents, ou, là où ils se montrèrent s’opposèrent à la construction
de barricades. Les représentants avaient trompé les petits bourgeois, car il
fut impossible de trouver nulle part les prétendus affiliés qu’on avait dans
l’armée. Enfin, au lieu de tirer un supplément de force du prolétariat, le
Parti démocrate avait infecté ce dernier de sa propre faiblesse et, comme
cela se produit d’ordinaire lors des prouesses démocratiques, les chefs
eurent la satisfaction de pouvoir accuser leur « peuple » de désertion, et le
peuple celle de pouvoir accuser ses chefs de duperie.

Rarement action fut annoncée avec plus de fracas que le fut l’entrée en
campagne imminente de la Montagne, et rarement événement fut annoncé à son
de trompe avec plus d’assurance et plus longtemps d’avance que le fut la
victoire inévitable de la démocratie. Assurément, les démocrates croient aux
trompettes dont les sonorités renversèrent les murailles de Jéricho. Chaque
fois qu’ils rencontrent devant eux les remparts du despotisme, ils
s’efforcent de refaire le miracle. Si la Montagne voulait vaincre au
Parlement, elle ne devait pas appeler aux armes. Si elle appelait aux armes
au Parlement, elle ne devait pas se conduire parlementairement dans la rue.
Si l’on se proposait sérieusement une démonstration pacifique, il était
stupide de ne pas prévoir qu’elle serait accueillie belliqueusement. S’il
fallait s’attendre à une lutte véritable, il était vraiment original de
déposer les armes avec lesquelles il fallait mener cette lutte. Mais les
menaces révolutionnaires des petits bourgeois et de leurs représentants
démocrates ne sont que de simples tentatives d’intimidation de l’adversaire.
Et quand ils sont acculés, quand ils se sont suffisamment compromis pour se
voir contraints de mettre leurs menaces à exécution, ils le font d’une
manière équivoque qui n’évite rien tant que les moyens propres au but et
cherche avidement des prétextes de défaite. L’ouverture éclatante annonçant
le combat se perd en un faible murmure dès que le combat doit commencer. Les
acteurs cessent de se prendre au sérieux, et l’action s’écroule
lamentablement comme une baudruche que l’on perce avec une aiguille.

Aucun parti ne s’exagère davantage les moyens dont il dispose que le Parti
démocrate. Aucun ne s’illusionne plus légèrement sur la situation. Parce
qu’une partie de l’armée avait voté pour elle, la Montagne était persuadée
que l’armée se soulèverait en sa faveur. Et à quelle occasion ? A une
occasion qui, du point de vue des troupes, ne signifiait autre chose que
ceci : les révolutionnaires prenaient parti pour les soldats romains contre
les soldats français.

D’autre part, les souvenirs de Juin 1848 étaient encore trop vivaces pour
que le prolétariat ne ressentît pas une aversion profonde à l’égard de la
garde nationale, et pour que les chefs des sociétés secrètes n’eussent pas
une profonde méfiance à l’égard des chefs du Parti démocrate.

Pour aplanir ces différends, il fallait les grands intérêts communs qui
étaient en jeu. La violation d’un paragraphe abstrait de la Constitution ne
pouvait pas offrir cet intérêt. La Constitution n’avait-elle pas été déjà
violée à différentes reprises, de l’aveu des démocrates eux-mêmes ?

Les journaux les plus populaires ne l’avaient-ils pas stigmatisée comme une
machination contre-révolutionnaire ?

Mais le démocrate, parce qu’il représente la petite bourgeoisie, par
conséquent une classe intermédiaire, au sein de laquelle s’émoussent les
intérêts de deux classes opposées, s’imagine être au-dessus des antagonismes
de classe.

Les démocrates reconnaissent qu’ils ont devant eux une classe privilégiée,
mais eux, avec tout le reste de la nation, ils constituent le peuple. Ce
qu’ils représentent, c’est le droit du peuple ; ce qui les intéresse, c’est
l’intérêt du peuple. Ils n’ont donc pas besoin, avant d’engager une lutte,
d’examiner les intérêts et les positions des différentes classes. Ils n’ont
pas besoin de peser trop minutieusement leurs propres moyens. Ils n’ont qu’à
donner le signal pour que le peuple fonce avec toutes ses ressources
inépuisables sur ses oppresseurs.

Mais si, dans la pratique, leurs intérêts apparaissent sans intérêt, et si
leur puissance se révèle comme une impuissance, la faute en est ou aux
sophistes criminels qui divisent le peuple indivisible en plusieurs camps
ennemis, ou à l’armée qui est trop abrutie et trop aveuglée pour considérer
les buts de la démocratie comme son propre bien, ou encore, c’est qu’un
détail d’exécution a tout fait échouer, ou, enfin, c’est qu’un hasard
imprévu a fait perdre cette fois la partie.

En tout cas, le démocrate sort de la défaite la plus honteuse tout aussi
par qu’il était innocent lorsqu’il est entré dans la lutte, avec la
conviction nouvelle qu’il doit vaincre, non pas parce que lui et son parti
devront abandonner leur ancien point de vue, mais parce que, au contraire,
les conditions devront mûrir.

C’est pourquoi il ne faut pas se représenter la Montagne décimée, abattue et
humiliée par le nouveau règlement parlementaire, comme trop malheureuse.

Si le 13 juin avait éloigné ses chefs, il faisait place à des capacités
inférieures flattées de cette nouvelle situation.

Comme leur impuissance au Parlement ne pouvait plus être mise en doute,
ils étaient dès lors en droit de limiter leur activité à des accès
d’indignation morale et à des déclamations ronflantes.
Si le parti de
l’ordre feignait de voir en eux les derniers représentants officiels de la
Révolution, l’incarnation de toutes les horreurs de l’anarchie, ils
pouvaient, en réalité, être d’autant plus plats et plus modestes. Mais ils
se consolèrent du 13 juin par ce profond détour : « Qu’on essaye seulement de
toucher au suffrage universel ! Nous montrerons alors ce que nous sommes !
Nous verrons. »

En ce qui concerne les Montagnards réfugiés à l’étranger, il suffit de faire
remarquer ici que Ledru-Rollin, parce qu’il avait réussi à ruiner en moins
de quinze jours, sans espoir de retour, le puissant parti à la tête duquel
il se trouvait, se crut désigné pour former un gouvernement français in
partibus, que sa figure, dans le lointain, éloignée du terrain de l’action,
paraissait grandir au fur et à mesure que baissait le niveau de la
révolution et que les grandeurs officielles de la France officielle
devenaient de plus en plus minuscules. Il put faire figure de prétendant
républicain pour 1852, envoyant des circulaires périodiques aux Valaques et
autres peuples, dans lesquelles il menaçait les despotes du continent de son
intervention et de celle de ses alliés. Proudhon avait-il complètement
tort quand il criait à ces messieurs : « Vous n’êtes que des blagueurs » ?

Le 13 juin, le parti de l’ordre n’avait pas seulement abattu la Montagne,
il avait encore réussi à subordonner la Constitution aux décisions de la
majorité de l’Assemblée nationale.

Il concevait la République de la façon suivante : la bourgeoisie dominait
maintenant sous des formes parlementaires, sans que cette domination fût
limitée, comme dans la monarchie, par le veto du pouvoir exécutif ou le
droit de dissolution du Parlement.
C’était la République parlementaire,
comme l’appelait Thiers. Mais si la bourgeoisie assura, le 13 juin, sa
toute-puissance à l’intérieur du Parlement, ne frappait-elle pas ce
Parlement lui-même, à l’égard du pouvoir exécutif et du peuple, d’une
faiblesse irrémédiable, en expulsant sa fraction la plus populaire ?
En
livrant, sans autres formes de cérémonie, de nombreux députés aux
réquisitions des parquets, elle supprimait sa propre immunité parlementaire.
Le règlement humiliant auquel elle soumettait la Montagne élevait le
président de la République dans la mesure où il abaissait chaque
représentant du peuple.
En flétrissant comme anarchiste, comme un acte
visant au renversement de la société, l’insurrection entreprise pour la
défense de la Constitution, elle s’interdisait à elle-même l’appel à
l’insurrection, dès que le pouvoir exécutif violerait à ses dépens la
Constitution.
L’ironie de l’histoire a voulu que le général, qui, sur
l’ordre de Bonaparte, bombarda Rome, et fut ainsi la cause directe de
l’émeute constitutionnelle du 13 juin, Oudinot, fut, le 2 décembre 1851,
présenté instamment et vainement au peuple par le parti de l’ordre comme
général de la Constitution contre Bonaparte.

Un autre héros du 13 juin, Vieyra, qu’on félicita, du haut de la tribune de
l’Assemblée nationale, pour les brutalités qu’il avait exercées dans les
locaux des journaux démocratiques, à la tête d’une bande de gardes nationaux
appartenant à la haute finance, ce même Vieyra fut initié à la conspiration
de Bonaparte, et contribua considérablement à priver l’Assemblée nationale,
quand sa dernière heure fut arrivée, de toute protection de la part de la
garde nationale.

Le 13 juin eut encore une autre signification.

La Montagne avait voulu arracher la mise en accusation de Bonaparte. Sa
défaite fut, par conséquent, une victoire directe de Bonaparte, son triomphe
personnel sur ses adversaires démocrates.

Le parti de l’ordre combattit pour obtenir la victoire, Bonaparte n’eut
qu’à l’encaisser.

C’est ce qu’il fit.

Le 14 juin, on put lire sur les murs de Paris une proclamation dans laquelle
le président, pour ainsi dire à son insu, malgré lui, contraint par la seule
force des événements, sortait de son isolement monacal, se plaignait, vertu
méconnue, des calomnies de ses adversaires et, tout en paraissant identifier
sa personne avec la cause de l’ordre, identifiait plutôt la cause de l’ordre
avec sa propre personne.

De plus, si l’Assemblée nationale avait approuvé, quoique après coup,
l’expédition contre Rome [41], c’était lui, Bonaparte, qui en avait pris
l’initiative. Après avoir ramené au Vatican le grand-prêtre Samuel, il
pouvait espérer, nouveau roi David, s’installer aux Tuileries [42]. Il avait
gagné les curés.

L’émeute du 13 juin se borna, comme nous l’avons vu, à une procession
pacifique dans les rues. Il n’y eut donc pas de lauriers militaires à
conquérir contre elle.
Il n’en est pas moins vrai que, dans cette époque
aussi pauvre en héros qu’en événements, le parti de l’ordre transforma cette
bataille sans effusion de sang en un second Austerlitz [43]. La tribune et
la presse célébrèrent dans l’armée la puissance de l’ordre opposée aux
masses populaires, représentant l’impuissance de l’anarchie, et glorifièrent
Changarnier, le « rempart de la société ».
Mystification à laquelle celui-ci
finit par croire lui-même. Mais, en sous-main, les corps qui paraissaient
douteux furent éloignés de Paris, les régiments qui avaient voté en faveur
des démocrates furent exilés de France en Algérie, les têtes chaudes des
troupes envoyées aux compagnies de discipline.

Enfin, on coupa systématiquement la presse de la caserne, et la caserne de
la société bourgeoise.

Nous voici au tournant décisif de l’histoire de la garde nationale
française.

En 1830, c’est elle qui avait décidé du renversement de la Restauration.

Sous Louis-Philippe, chaque émeute dans laquelle la garde nationale se plaça
du côté des troupes échoua.

Quand, lors des journées de Février 1848, elle observa une attitude passive
à l’égard de l’insurrection, et douteuse à l’égard de Louis-Philippe, ce
dernier se considéra comme perdu, et il était réellement perdu.

C’est ainsi que s’enracina la conviction que la révolution ne pouvait pas
vaincre sans la garde nationale et que l’armée ne pouvait pas vaincre contre
elle. C’était là une croyance superstitieuse de l’armée dans la
toute-puissance de la population civile (bürgerliche Allmacht) [44]
.

Les journées de Juin 1848, au cours desquelles toute la garde nationale
écrasa l’insurrection à l’aide des troupes de ligne, n’avaient fait que
renforcer cette croyance superstitieuse.

Après l’arrivée au pouvoir de Bonaparte, l’influence de la garde nationale
diminua, en quelque sorte, par suite de la réunion inconstitutionnelle de
son commandement avec le commandement de la première division militaire dans
la personne de Changarnier.

Le commandement de la garde nationale paraissant maintenant comme un simple
attribut du commandement militaire suprême, la garde nationale ne fut plus,
semble-t-il, qu’une dépendance des troupes de ligne.

Le 13 juin, elle fut enfin brisée et pas seulement par suite de sa
dissolution partielle, qui, depuis cette époque, se répéta périodiquement
dans toutes les parties de la France et n’en laissa subsister que des
débris.

La démonstration du 13 juin avait été avant tout une démonstration des
gardes nationaux démocrates.

Ils n’avaient pas opposé à l’armée leurs armes, mais leur uniforme.

Or, c’est précisément dans cet uniforme que résidait le talisman.

L’armée put se convaincre que cet uniforme était un chiffon de laine tout
comme un autre. Le charme était rompu.

Lors des journées de Juin 1848, la bourgeoisie et la petite bourgeoisie, en
tant que garde nationale, s’étaient unies avec l’armée contre le
prolétariat.

Le 13 juin 1849, la bourgeoisie fit disperser la garde nationale
petite-bourgeoise par l’armée.

Le 2 décembre 1851, la garde nationale bourgeoise disparaissait,
elle-même, et Bonaparte ne fit que constater un fait accompli, lorsqu’il
signa après coup son décret de dissolution. C’est ainsi que la bourgeoisie
avait brisé elle-même sa dernière arme contre l’armée, et elle devait la
briser à partir du moment où la petite bourgeoisie ne fut plus pour elle une
vassale, mais une rebelle, de même qu’elle devait, d’une façon générale,
détruire de sa propre main tous ses moyens de défense contre l’absolutisme,
dès qu’elle fut devenue elle-même absolue.

Cependant, le parti de l’ordre célébra la reprise d’un pouvoir qu’il ne
semblait avoir perdu en 1848 que pour le retrouver en 1849 sans aucune
limite, par des invectives contre la République et la Constitution, par des
anathèmes contre toutes les révolutions passées, présentes et futures, y
compris celles qu’avaient faites ses propres chefs, et par des lois muselant
la presse, supprimant le droit d’association et faisant de l’état de siège
une institution régulière, organique.

Puis, l’Assemblée nationale s’ajourna de la mi-août à la mi-octobre, après
avoir nommé une commission permanente pour toute la durée de son absence.
Pendant ces vacances, les légitimistes intriguèrent avec Ems, les
orléanistes avec Claremont, Bonaparte le fit par des tournées princières, et
les conseils départementaux en discutant la révision de la Constitution.
Incidents qui se reproduisent régulièrement lors des vacances périodiques de
l’Assemblée nationale et dont je ne parlerai qu’une fois devenus des
événements.

Remarquons simplement ici que l’Assemblée nationale agissait d’une façon
non politique, en disparaissant de la scène pour un long intervalle de temps
et en ne laissant apercevoir à la tête de la République qu’une seule
silhouette, même aussi lamentable que celle de Louis Bonaparte, tandis que
le parti de l’ordre, au grand scandale du public, se divisait en ses
différents éléments royalistes et s’abandonnait à ses divergences
intérieures concernant la restauration monarchiste.

Chaque fois que, pendant ces vacances, s’éteignit le bruit confus du
Parlement, et que ce dernier se sépara pour se répandre dans la nation, il
apparut d’une façon indiscutable qu’il ne manquait plus qu’une seule chose
pour compléter la véritable figure de cette République : rendre ses vacances
permanentes et remplacer sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité ! par les
termes non équivoques de : Infanterie, Cavalerie, Artillerie !

http://www.marxists.org/francais/ma...



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
27 février 2011 - 19h30 - Posté par S.Bolivar

Le PCF se fout complétement des gens qui votent pour lui .Il gouvernera avec le PS pour défendre le système capitaliste et les actionnaires qui le gérent .
Le scénario du front de gauche est déjà connu,il n’y a plus de suspens .



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
28 février 2011 - 06h10 - Posté par Luis

C’est l’évidence, mais il faut toujours de rappeler, car Mélenchon et les dirigeants du PC sont payés pour brouiller les cartes, et rabattre ainsi les travailleurs vers les urnes d’alternance de la bourgeoisie.

Le maximum de militants PC-PG, et plus encore de travailleurs et jeunes, doivent, dans la crise, se tourner vers la révolution socialiste, et donc s’écarter de l’alternance PS.

Car avec le PS au pouvoir, et l’appui déjà négocié du FdG, c’est, dans la crise, un grand boulevard ouvert au fascisme.


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
6 mars 2011 - 13h41 - Posté par Weatherboy

J’ai à peine commencé à lire que je me suis déjà dis que voilà un très bon article et que j’allais plutôt me l’imprimer pour le digérer à sa valeur.

Je voulais juste signaler en attendant que je ne comprends pas votre nouvelle mise en page sur Bellaciao reléguant les articles d’intérêt comme celui-là en "à-coté", je suis tombé ici complètement par hasard !

Le net, souffre de la sur-information, on a nécessairement besoin d’un filtrage pour extraire du lot les articles intéressant personne n’a le temps de tout lire. CE filtrage est nécessairement partiel et partial, amis tant que la liste totale des articles publiés restait en à coté je ne vois pas le problème.

Bref, là je me demande, combien d’articles comme ça j’ai raté avec votre mise en page qui a un peu cassé l’intérêt du site :-\



Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
6 mars 2011 - 13h46 - Posté par Weatherboy

PS : il manque à mon avis dans ce texte la place qu’occupe l’idéologie raciale et raciste dans le discours du capitalisme et de l’UMP -division de classe mais surtout avantages fictifs accordés aux uns contre d’autres-, c’est un point qui avait été rajouté notamment par le WEather UNderground, qu’on peut lire ici :

http://www.infokiosques.net/spip.ph...


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
9 mars 2011 - 14h13 - Posté par angela anaconda

ce qui me manquerait, à moi, ce serait une terminologie plus actuelle. A la place d’expressions comme " idéologie raciale et raciste" je proposerais par exemple "idéologie sexiste" :http://www.critique-sociale.info/in... ? S’interroger sur la place de celle-ci aurait l’avantage de se rencontrer sur un terrain où la lutte est menée avec la parole comme l’arme principale.
Qu’en pensez-vous ?
angela anaconda


Les classes sociales en France aujourd’hui, les partis politiques et l’avenir du "mouvement" communiste
6 mars 2011 - 15h33 - Posté par BC

Je voulais juste signaler en attendant que je ne comprends pas votre nouvelle mise en page sur Bellaciao

c’etait encore pire avant, où seulement le titre de l’article ne serait apparu que dans la colonne de droite pour disparaitre de la 1ere page en 1 ou 2 journée...

tu proposes quoi ? que Bellaciao mette les 120 000 articles en 1ere page ?

on peut retrouver tous les articles par les mots-clés, que faire de plus ?





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UN CAR PARIS-LANNEMEZAN POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH !
dimanche 22 - 19h38
de : jean clément
Manifestations Climat et Gilets Jaunes : Paris sous tension (vidéo)
dimanche 22 - 18h50
de : nazairien
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IMMIGRATION : refuser le duo-duel dégoûtant de Macron et de Le Pen ! Tous ensemble en même temps dans les luttes !
dimanche 22 - 18h26
de : jodez
La "flicaille" hors controle, n’entame pas, la détermination du peuple en colère (vidéo)
dimanche 22 - 18h10
de : nazairien
3 commentaires
Mardi 24 sept 2019 à 13h45 Soutien Vincenzo Vecchi
dimanche 22 - 17h44
de : fabiola
« Gazés en plein visage », un couple de touristes est évacué des Champs-Elysées
dimanche 22 - 17h18
de : joclaude
A propos des franchouillards dans les manifs.
dimanche 22 - 17h09
de : Christian DELARUE
2 commentaires
LA PEUR DU PEUPLE - Agoraphilie et agoraphobie politiques
dimanche 22 - 10h57
de : Ernest London
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Gilets jaunes : un acte 45 réussi ? L’avis de Faouzi Lellouche (vidéo)
dimanche 22 - 02h22
de : nazairien
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Marche du 21 sept à Paris : 1 km et lacrymos |
samedi 21 - 20h12
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Gilets-Jaunes - Acte 45 - Dès ce matin mobilisation massive à Paris !
samedi 21 - 11h21
de : joclaude
C3H8NO5P
vendredi 20 - 20h51
de : L’iena rabbioso
LIBERTE POUR VINCENZO VECCHI
vendredi 20 - 18h39
La liste des 11 membres du gouvernement à avoir « oublié » des biens dans leur déclaration de patrimoine
vendredi 20 - 17h20
de : joclaude
La France équipe les troupes égyptiennes soupçonnées d’exactions dans le Sinaï
vendredi 20 - 14h11
de : joclaude
2 commentaires
TROIS QUESTIONS À CORINNE MOREL DARLEUX à propos de PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE
jeudi 19 - 09h40
de : Ernest London
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Climat : comment les syndicats préparent-ils la grève du 20 septembre ?
jeudi 19 - 08h46
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D’aucun devrait apprendre que nous vivons un monde Multipolaire et non plus unipolaire !
mercredi 18 - 17h02
de : joclaude
Assez cautionné le « dialogue social » bidon avec le gouvernement et ses représentants !
mercredi 18 - 13h26
de : Jodez
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Urgence pour l’Hôpital ! Urgence totale des luttes sociales !
lundi 16 - 22h07
de : Lepotier
ACTE 44 des Gilets Jaunes : Les BRUTES de macron à l’oeuvre ! (video)
lundi 16 - 19h17
de : joclaude
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Les "affaires" en régime macronien ! Vertueuse prédiction : Plus jamais ça ?
lundi 16 - 11h59
de : joclaude
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Venezuela : les très gênantes photos de Guaidó en compagnie des narco-paramilitaires colombiens
lundi 16 - 10h45
de : Olivier Arendt
Les sous-traitants du nucléaire en grève le 18 septembre contre le dumping social
lundi 16 - 08h11
DÉCÈS D’UN TORTIONNAIRE EN ALGÉRIE.
dimanche 15 - 15h17
de : Transmis par Nuits de septembre 1965
Que la Terre nous sauve.
samedi 14 - 13h27
de : L’iena rabbioso
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Mesures Buzyn, c’est du Coluche : Dites nous ce dont vous avez besoin, nous vous dirons comment vous en passer (vidéo)
samedi 14 - 13h12
de : nazairien
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MANIFIESTA 2019 - C’est l’heure de l’mettre !
samedi 14 - 11h47
de : Hdm
Patrick Balkany, proche de Sarkozy, condamné à 4 ans de prison ferme et incarcéré (vidéo Verdi)
vendredi 13 - 16h16
de : nazairien
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Les corbeaux , les vautours en passe de disparaître ?
jeudi 12 - 20h12
de : joclaude
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Réaction de LFI après la diffusion des images de Quotidien sur le jour des perquisitions (video)
jeudi 12 - 12h38
de : LFI
40 minutes d’images cachées : le coup monté médiatico-judiciaire contre LFI (video)
jeudi 12 - 08h57
de : L’Ère du peuple
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Je suis prêt ! « Et ainsi de suite… »
jeudi 12 - 08h44
de : Jean-Luc Mélenchon
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 - 08h41
de : Info’Com-CGT
Grèce : l’expérience autogestionnaire des Viome menacée
jeudi 12 - 08h04
Le Val-de-Marne, premier département de France à bannir le glyphosate
mercredi 11 - 09h40
de : Agnès Vives
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Perquisition chez Mélenchon... Un autre son de cloches (video)
mercredi 11 - 09h01
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 - 07h51
de : Roberto Ferrario
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FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
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11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
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(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
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LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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