Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Réflexion autour d’une lutte et de l’usage des médias
de : CNT-AIT
mardi 14 décembre 2004 - 18h47 - Signaler aux modérateurs

REFLEXIONS AUTOUR D’UNE LUTTE

La mobilisation pour la libération de Stéphanie a symboliquement débuté le 1er mai 2004, au lendemain de son incarcération. Les moyens utilisés ont été dans un premier temps de s’adresser massivement à la population puis, dans un deuxième temps, aux médias. Aucun recours n’a été effectué auprès de personnalités, d’élus politiques ou syndicaux. L’objectif poursuivi par les "Amis de Stéphanie", qui ont mené ces actions, était ponctuel, loin des objectifs globaux de la CNT-AIT, mais l’implication importante des militants de la CNT-AIT parmi ces "Amis" rend nécessaire un aller-retour entre la pratique et la théorie. Il s’agit de savoir dans un premier temps en quoi cette action a été utile, puis d’en faire une analyse critique. En effet, quels que soient les résultats obtenus, nous ne devons pas occulter une réflexion critique, celle-ci étant, en tout état de cause, indispensable à toute analyse sérieuse.

Quelle victoire ?

Bien que notre amie ait été libérée le 19 octobre 2004, soit trois jours après la marche sur la prison, nous ne sommes pas en état de dire quel a été le poids véritable de la mobilisation dans cette libération. D’une part, la réalité du dossier pénal -et en particulier l’existence d’une expertise anatomo-pathologique qui, corroborant de nombreuses autres pièces du dossier, doit amener à conclure à la mort naturelle du nouveau-né- a été certainement un élément déterminant. Mais, d’un autre côté, avec une inculpation très lourde (homicide sur mineur), le mandat de dépôt pouvait être prolongé sur trois ans. L’actualité montre malheureusement qu’il est fréquent qu’un "mis en examen" reste en détention provisoire alors même que son innocence a éclaté en cours d’instruction ou que des innocents soient tout de même condamnés.

Si donc, sur le point strictement procédural, il est difficile de se prononcer, il reste que le 16 octobre 2004, point d’orgue de plus de 5 mois de mobilisation, fut une réussite.

Réussite d’abord que celle d’une organisation autogérée sur un parcours qui comptait 23 km de long. Tout s’est déroulé sans incident, sans l’intervention des habituels organisateurs de manifs ; partis et syndicats institutionnels étaient d’ailleurs totalement absents. Réussite ensuite car cette manifestation était une première. La prison de Seysse a été construite loin de la ville, probablement avec l’arrière-pensée de décourager toute démonstration de solidarité avec les prisonniers. Mais les 23 km, pas plus que la pluie diluvienne qui est tombée sans discontinuer et le froid glacial qui l’accompagnait, se sont révélés très insuffisants pour décourager l’ardeur des marcheurs.

Réussite encore parce que, au soir de ce samedi, les participants et de nombreux prisonniers -nous l’avons su par la suite- étaient plus que satisfaits que cette marche ait eu lieu. Malgré la fatigue, les participants au cortège ont eu "la pêche" jusqu’au bout, et encore plus après. C’est qu’on était loin, ce 16 octobre, de ces mobilisations consternantes, de ces cortèges mortifères, dont le principal résultat est de démoraliser les manifestants et de les conduire dans des impasses. Qu’on se souvienne simplement de la façon dont la "gauchunie" (et une grande partie de l’extrême-gauche, y compris certains libertaires) ont mis des foules immenses en marche en mai 2002 pour leur faire voter Chirac et légitimer ainsi, pour sept ans, une politique particulièrement anti-sociale et répressive. Qu’on se souvienne également de la façon dont les mêmes spécialistes de l’anti-lutte ont conduit le mouvement des retraites à un échec programmé.

Dès le 16 octobre, au contraire, il y a eu, à la modeste échelle des 4 000 personnes qui se sont manifestées auprès du comité de soutien, un retour de confiance en la lutte collective et autogérée. Ce retour de confiance, c’est évidemment après le 19 octobre 2004 qu’il s’est renforcé.

De la restriction du domaine de la lutte

Ainsi donc, il y a eu une incontestable victoire morale, mais, concernant une lutte partielle, d’une part cette victoire -comme toute victoire dans ce cas- ne peut être elle-même que partielle et d’autre part, elle soulève inévitablement des contradictions par rapport à un projet qui repose sur une critique globale de la société.

Prenons un exemple : nous ne reprenons pas à notre compte l’idée méprisante, et pourtant commune à toute la classe politique, qu’il y aurait une différence de nature entre les prisonniers politiques et les prisonniers de droit commun, entre les "bons prisonniers", dignes d’un soutien et les "mauvais prisonniers" qu’il faudrait oublier dans le fond de leur cellule. Notre analyse nous conduit en effet à considérer que l’immense majorité de ceux qu’on appelle "droits communs" sont en fait des prisonniers sociaux qui méritent un soutien en tant que victimes de la morale dominante et d’une justice de classe. Mais notre réalité militante fait que nous n’avons pas les moyens de mener campagne pour faire libérer les quelques 60 000 prisonniers sociaux qui croupissent en prison. Par conséquent, le choix est forcément arbitraire de soutenir un prisonnier parmi 60 000 autres. C’est, au fond, commettre une injustice supplémentaire.

"Pourquoi un tel est-il soutenu et pas moi ?", "Pourquoi exiger sa libération et pas la mienne ou celle des autres ?", "Pourquoi proclamer qu’il est innocent ?"... Ces questions, tout prisonnier isolé face à la répression peut se les poser. Son questionnement est d’ailleurs du même ordre que celui que peut se poser tout ouvrier isolé face à l’exploitation, quand éclate un conflit limité contre un autre employeur que le sien. C’est, dans le cas du prisonnier comme dans celui de l’ouvrier, la conscience de classe, la compréhension entre ceux qui subissent les mêmes fléaux (répression, exploitation) qui peut permettre
 grâce à la solidarité- le soutien des luttes et leur extension. Le militant peut-il espérer que la lutte et la victoire parcellaires renforceront cette conscience, ce sentiment commun de solidarité ? Dans un monde où l’idéologie dominante repose sur la guerre de tous contre tous, la question constitue un pari qui devient rapidement un paradoxe. En effet, pour garder le parallèle avec le monde du travail, on constate trop souvent que la restriction de la lutte à des objectifs limités reflète plus souvent la défense d’acquis catégoriels qu’une volonté de faire partager ces mêmes acquis au plus grand nombre. Quand ce n’est pas la défense de ces acquis au détriment des autres catégories sociales. On peut donc se poser la question : une lutte limitée constitue-t-elle un passage vers des objectifs globaux ?

Répondre par l’affirmative, c’est accepter les inconvénients consécutifs à tout choix limitatif ; répondre par la négative, c’est se cantonner à rester dans la théorie. Eternel dilemme. Dans le premier cas, on entame plus ou moins rapidement une dérive vers le réformisme, peau de chagrin qualitative ; dans le deuxième cas, on entame une dérive sectaire, peau de chagrin quantitative. Nombre d’organisations révolutionnaires se sont déchirées sur ce grand écart et, historiquement, nombre de politiciens ont su utiliser ce talon d’Achille pour neutraliser l’anarchosyndicalisme, le vidant à la fois de son corpus théorique, de ses capacités réflexives... et finalement de ses militants.

Dans l’exemple qui sert de point de départ à cet article -la libération d’un compagnon- cette contradiction entre argument avancé et projet global est patente. Pour obtenir une telle libération, il nous semble en effet que la principale possibilité réside, dans l’état actuel des forces, à porter à la connaissance du grand public des éléments qui sont à même de justifier cette demande. Ces arguments sont de différents ordres. Ils font appel à la raison, à la logique ou à la sensibilité... Dans tous les cas, ils visent à faire pression sur le pouvoir en mettant en évidence, aux yeux du public, la contradiction flagrante qui existe entre le maintien en prison de telle ou telle personne et les valeurs affichées par ce même pouvoir ("justice", "humanité", "égalité de tous devant la loi",...). Mais, de ce fait, ces arguments sont factuels et par la-même contestables par ceux qui développent une vision globale du problème. C’est le cas de l’"innocence". En effet, dire qu’un prisonnier doit être libéré car il a apporté les preuves de son innocence, cela peut être compris, a contrario, comme la légitimation de l’enfermement des "coupables". C’est tout autant le cas de la "maladie" et de tous les autres arguments individuels. Demander, comme nous l’avons fait parmi d’autres, la libération de Joëlle Aubron au motif qu’elle est gravement malade, peut être compris comme la légitimation de la détention des non-malades et pose les mêmes problèmes théoriques.

Pourtant, bien que nous ayons clamé l’innocence de Stéphanie et fait état de la maladie de Joëlle, on l’aura compris, nous ne sommes pas plus pour l’enfermement des "non-malades" que des "coupables". Nous ne savons que trop que la catégorie "coupables" est, comme disent les sociologues, un "construit" tout à fait artificiel. Le système criminalise en effet les plus modestes, d’une part en tournant les lois essentiellement contre eux [1], d’autre part en les soumettant systéma-tiquement à une grande tension et en les "poussant à la faute" [2]. De plus, ils sont l’objet d’une surveillance constante dont sont exemptés les grands de ce monde. Finalement, on a une probabilité bien plus forte de se faire attraper et condamner lourdement en volant une mobylette qu’en détournant des millions d’euros des caisses publiques. C’est d’ailleurs pour de telles raisons que nous parlons de "prisonniers sociaux" et non de "droits communs". Seulement, nous n’en sommes pas, faute des moyens matériels et humains nécessaires, à exiger l’élargissement de tous ces prisonniers sociaux. Nous en sommes à faire sortir une copine inculpée d’homicide, ce qui peut sembler peu de chose mais qui est encore beaucoup au regard du rapport de force réel. Et il faut malheureusement constater que ce combat, pour petit qu’il paraisse, est loin d’être toujours gagné : de nombreuses personnes, en France et dans le monde sont, quoique innocentes, toujours sous les barreaux (Mummia Abou Djamal, aux USA, pour n’en citer qu’un).

SORTIR DE LA CONTRADICTION

Ainsi, les "Amis de Stéphanie" ont porté une revendication très partielle. La CNT-AIT, organisation globaliste, ne saurait porter, en tant que telle, des revendications de ce type. Comment, pour les militants qui participent aux deux, résoudre cette contradiction ?

Ce qui nous semble important pour cela, c’est l’appréciation du rapport entre l’objectif ponctuel poursuivi et les contradictions à assumer. Cette appréciation se fait au cas par cas par un aller-retour entre le comité de lutte (quel que soit le nom qu’on lui donne, ici, c’était les "Amis") et le syndicat CNT-AIT. Dans notre façon de voir les choses, chaque entité (le comité tout comme le syndicat CNT-AIT) conserve son indépendance. L’aller-retour dont nous parlons n’a pas pour objet de discuter dans la CNT-AIT de la stratégie à mettre en ouvre pour influencer plus ou moins "discrètement" le comité de lutte (ce qui constituerait tout simplement une manipulation) mais d’analyser la position et le fonctionnement de ce comité au regard des positions globales de la CNT-AIT, et par tant, de permettre au syndicat positionner vis-à-vis de lui. Les compagnons de la CNT-AIT de Perpignan nous ont fourni pendant plusieurs années un exemple remarquable de ce mode de fonctionnement, dans leur relation avec les habitants du village de Vingrau en lutte contre l’ouverture d’une carrière [3]. Nous avons expérimenté nous-même ce fonctionnement à plusieurs reprises, et il nous semble résoudre effectivement le paradoxe.

De la Médiatisation

C’est un fait bien connu -et cela a bien été vérifié par la facilité qu’ont eu les journalistes à contacter les "Amis de Stéphanie"- que plus on restreint le domaine de la lutte plus on médiatise facilement. L’explication est simple : objectif restreint et argument restreint conviennent tout à fait au système. Celui-ci peut d’ailleurs prouver ainsi qu’il ne fonctionne finalement pas si mal en relâchant une personne innocente ou malade. Il y trouve son compte en exhibant ses capacités d’écoute, d’introspection et son humanité.

On l’a vu dans l’affaire d’Outreau, l’État se rachète une image, accueille les victimes de son institution judiciaire à grands renforts de caméras, tombe une larme et prétend s’exonérer à coups de millions d’euros. Mais on attendra longtemps une remise en question de la politique sécuritaire, répressive et arbitraire et de son aboutissement carcéral. En attendant le "citoyen" peut se contenter d’une histoire pour laquelle il a tremblé mais qui, au milieu d’un océan de vies broyées, déchirées et oubliées, finit comme un conte de fées. On peut donc compter sur les médias dés qu’il s’agit de diffuser un message étroit et pour répercuter n’importe quelle "bonne cause" pourvue qu’elle ne permette pas de remise en question globale.

Dans quelle mesure utiliser cette propension ? Là encore revenons à notre expérience. Par le passé, nous avons participé à des luttes ponctuelles, comme celle des travailleurs de Newell contre des licenciements. Ces travailleurs ont trouvé naturel d’emblée d’apparaître dans les médias. Cela n’a pas été pour nous un motif de rupture avec eux. Si la décision du groupe, du comité de lutte d’utiliser les médias est bien pesée, en adéquation avec les buts poursuivis, elle peut favoriser la réalisation de ces buts.

Mais un groupe en lutte, un comité, se détermine sur des objectifs ponctuels et normalement éphémères A l’inverse une organisation ou des militants révolutionnaires, qui, par essence, remettent en cause les structures du système capitaliste, ne se placent ni dans le champ du ponctuel ni dans celui de l’éphémère. Dans le premier cas l’utilisation des médias est du ressort de la tactique, définie par la poursuite d’un but immédiat, mais dans le deuxième cas cette utilisation deviendrait une stratégie ... qui fait le jeu du pouvoir. Voici pourquoi :

Les médias institutionnels, dominants, ne répercutent que le discours dominant ou bien, comme nous l’avons vu, un fragment infime (et déconnecté de sa globalité) du discours contestataire. Ce qui est une façon de le récupérer à son profit. Une organisation révolutionnaire qui veut passer dans les médias, se trouve rapidement -volontairement ou non- dans la situation de restreindre considé-rablement la portée idéologique de son message, et perd de facto, son caractère révolutionnaire. La "tactique" qui était d’apparaître dans les médias a les conséquences d’une stratégie. Mais, pour le pouvoir c’est objectivement une stratégie que de favoriser l’intégration des organisations contestataires à sa mise en scène démocratique. D’autant qu’ayant la haute main sur les médias, il garde toujours la possibilité de contrôler ou de censurer le discours de ces porte-parole ou de ces organisations. Au fond, ce n’est ni plus ni moins qu’une version moderne du substitutisme.

A ce stade du débat, il nous semble que le comité de lutte, parce qu’il est éphémère et ne poursuit que des buts restreints, peut utilement avoir recours à des pratiques médiatiques mais que le mouvement révolutionnaire, en tant que tel, ne saurait les mettre en ouvre sans se dénaturer. Par ailleurs, et ce n’est pas le moindre de ces intérêts, un comité de lutte, lorsqu’il fonctionne sur des bases directes (démocratie, action...) et solidaires, permet à des personnes qui arrivent dans la lutte de découvrir des valeurs-clef de l’anarcho-syndicalisme. Enfin, comme nous l’avons écrit plus haut, l’aller-retour entre comité de lutte et syndicat CNT-AIT, permet de résoudre certaines contradictions débattues ici.

Ce texte a été rédigé à la suite d’une réunion de militants de la CNT-AIT membres des "Amis de Stéphanie".

[1] Un très bel exemple nous en est fourni par une loi de Monsieur Sarkozy qui punit de prison le simple fait de stationner en groupe dans un hall d’immeuble. Ce n’est pas dans les villas de Neuilly qu’on prend ce risque...

[2] Rappelez-vous cette mère de famille, condamnée pour avoir volé un peu de nourriture et des jouets à la veille d’un Noël, pour que ses enfants soient, pour un jour, comme tous les autres.

[3] Pour faire très bref, au risque d’être simpliste : soutien effectif à la lutte quand les habitants s’inscrivaient dans une dynamique de gestion directe de leur conflit et d’action directe, retrait de la CNT-AIT lorsque ces mêmes habitants se fourvoyaient dans des stratégies électoralistes, de compromission. Avec chaque fois une expression claire et éventuellement critique de la CNT-AIT sur le pourquoi de son aide ou de son retrait.

http://cnt-ait.info/article.php3?id...



Imprimer cet article





Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41
Retraites des fonctionnaires : ça va saigner pour les enseignants, les paramédicaux et les agents territoriaux
mardi 3 - 14h01
« Rassemblement non stop » : les pompiers veulent occuper la place de la République une semaine entière (vidéo)
lundi 2 - 20h25
de : nazairien
4 commentaires
En grève jusqu’à la retraite !
lundi 2 - 12h47
de : jean1
2 commentaires
Acte 55 Gilets Jaunes à Toulouse ! Témoignage d’un vrai REPORTER !
dimanche 1er - 20h40
de : JO
CRITIQUE du TRAVAIL salarié et de la RELIGION
dimanche 1er - 15h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Vous avez dit : Un monde multipolaire ? Autre démonstration !
samedi 30 - 10h58
de : JO
1 commentaire
EPO et Hamster chinois.
vendredi 29 - 18h03
de : L’iena rabbioso
L’éruption de la faim - C’est l’heure de l’mettre !
vendredi 29 - 12h44
de : Hdm
1 commentaire
CONVERGENCE DES LUTTES : Contribution !
vendredi 29 - 12h14
de : JO
BOLIVIE : La succession d’EVO Morales assurée et organise la Résistance !
vendredi 29 - 11h25
de : JO
Un 5 décembre fort ou exceptionnel ! L’état de la mobilisation secteur par secteur
vendredi 29 - 07h36
1 commentaire
Xavier Kemlin, star déchue de la complosphère d’extrême-droite
jeudi 28 - 17h21
de : Blanqui75
1 commentaire
BOLIVIE : suite du complot contre EVO MORALES + corruption à la clé !
jeudi 28 - 11h57
de : JO
1 commentaire
Rafael Correa (ancien président de l’équateur) reçoit Evo Morales, (coup d’état et lutte de classes) (vidéo)
jeudi 28 - 11h32
de : nazairien
1 commentaire
La mort de Sami Abu Diak, prisonnier politique palestinien
jeudi 28 - 10h34
de : librinfo74 via jyp
Greve du 5 décembre
jeudi 28 - 10h04
de : jean 1
ARGENTINE : Alberto Fernandez Président élu, refusera le crédit du FMI !
jeudi 28 - 10h03
de : JO
Gilets jaunes : les interdictions de manifestation, l’autre face de la répression
mercredi 27 - 13h11
1 commentaire
Le monarque se prépare-t-il à lancer ses brutes contre notre Jeunesse ?
mardi 26 - 23h50
de : JO
BOLIVIE : A lire absolument ce que nos médias aux ordres ne vous diront pas !
mardi 26 - 16h15
de : JO
1 commentaire
C’est quoi : un pognon de dingue ?
mardi 26 - 15h22
de : JO
On se crève au travail, que crève le travail !
mardi 26 - 12h26
de : jean1
1 commentaire
Culture dominante et perception du déshonneur
lundi 25 - 21h09
de : Christian DELARUE
1 commentaire
CHILI : Un féminicide dont les médias ne parlent pas !
lundi 25 - 17h25
de : JO
Rapports de force a besoin de vous !
lundi 25 - 14h50
Le nouveau CRUSH 44 : ces petits jouets du capitalisme colonial.
lundi 25 - 13h34
de : jean1
BOLIVIE : La CIA partout, les dollars pleuvent à flots pour les complots, pas pour la pauvreté !
lundi 25 - 12h06
de : JO
1 commentaire
Le patriarcat compris comme dynamique sociale
lundi 25 - 01h23
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Toujours contre la prostitution et le viol ici ou ailleurs avec Zéromacho - Christian Delarue
dimanche 24 - 12h07
de : Christian Delarue
3 commentaires
L’ANARCHIE - Théories et pratiques libertaires
dimanche 24 - 11h37
de : Ernest London
Pigeons.
samedi 23 - 20h40
de : L’iena rabbioso
Réforme des retraites : « les carrières gruyère des femmes vont se payer cash »
samedi 23 - 10h57

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées. Montesquieu
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite