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Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
de : La Louve
mardi 27 septembre 2011 - 12h53 - Signaler aux modérateurs
43 commentaires

Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne).

On constate depuis plusieurs mois que la gauche dite radicale, voire une partie de l’extrême-gauche, se passionne pour un sujet précis qui est l’euro et l’Union Européenne : y rester. Ou pas. En sortir ou pas.

C’est même devenu le passage obligé du discours "d’une certaine gauche".

Pas un rassemblement, pas une "fête", sans que X ou Y y aille de son couplet sur l’Euro, l’Europe, le "capitalisme financier"...Comment ne pas le comprendre, d’une certaine manière ?

Mais on assiste aussi ainsi au retour, sous une nouvelle forme, d’une vieille maladie du mouvement ouvrier largement entendu, maladie qui a pourtant fait déjà beaucoup de ravages par le passé, et qu’on appelait encore récemment "l’économisme". (NB : L’économisme est une expression, parfois péjorative, présentant l’économie comme une idéologie.)

Chacun fait assaut, dans un sens ou dans l’autre, d’efforts, d’analyses, de théories, d’hypothèses... plus ou moins fumeuses, plus ou moins claires, plus ou moins crédibles, plus ou moins honnêtes...qui ont en commun de sembler extrêmement techniques et de témoigner d’une "expertise", quel que soit le choix défendu, mais qui ont cependant des points communs idéologiques très forts.

Il n’est pas certain que la mise en exergue de ce débat jusqu’à en faire un point clivant dans le mouvement ouvrier largement entendu, soit un service rendu « à la cause »…

  1. 1. Les « deux camps » de la gauche radicale sur l’euro et l’UE :

1.1. Les « deux camps ».

Dans la frange dite radicale de "la gauche", se disputent manifestement deux camps.

Celui qui essaie de nous vendre pour la énième fois une nouvelle version d’une sorte d’eurocommunisme mort-né depuis l’origine, à base de syndicalisme européen dit "rassemblé" et clairement collaborationniste, qui prétend toujours que l’on peut subvertir des instruments et des institutions bourgeois « de l’intérieur », simplement en « accédant au pouvoir ».

Et l’autre camp qui prétend que sortir de l’euro et de l’Union Européenne serait "LA" solution miracle à tous nos problèmes, qu’en cassant le thermomètre on fera tomber la fièvre, en sorte que nous (les travailleurs, les exploités) n’en tirerons que des bienfaits et que tout se passera au mieux, simplement en "accédant au pouvoir" également, mais cette fois, à l’échelle infra-communautaire.

Je ne suis pas économiste, je n’ai ni les connaissances ni la science de certains… je n’ai même pas d’avis tranché sur la question et j’accepte d’envisager le plus objectivement possible les deux alternatives qui s’affrontent.

Cependant, j’ai beau lire, régulièrement, telle tribune, tel essai, tel article, telle diatribe...des uns et des autres, aucun n’emporte ma conviction...

Je suis certes un peu troublée de retrouver la thèse de la sortie-miracle de l’euro à la "gauche radicale" comme chez des fascistes (même si ces "sorties" ne sont pas exactement les mêmes, c’est curieux et en tout cas, moi, cela me pose question).

Je vois bien également que la sortie de l’Euro, par exemple en Grèce, est une hypothèse qui monte, qui monte… (et c’est légitime, l’euro, instrument du capital, comme toutes les monnaies, étant vécu comme le symbole de tous les maux et de toutes les calamités qui frappent le peuple grec).

Le raccourci fait par certaines personnes est très simple : en période d’agression impérialiste (juste, à supposer qu’on sache bien ce qu’est l’impérialisme aujourd’hui et quelle place y ont les Etats, quel rôle ils y tiennent – certains analystes américains parlent désormais de « corporatocracy » ce qui est assez juste), la seule solution est nationaliste, "souverainiste" plutôt, disent certains un peu gênés aux entournures.

Pour revigorer l’Etat-Nation, disent-ils, seul rempart contre l’impérialisme, assurent-ils, il faut lui redonner les instruments de sa souveraineté, des "pouvoirs régaliens", dont les privilèges de "battre monnaie" et celui de gérer sa dette, privilèges perdu avec l’euro et Maastricht.

Cela semble tellement couler de source que cela paraît vraisemblable. J’ajoute : c’est une solution juste... du point de vue d’une fraction de la bourgeoisie (un banquier s’en ouvrait d’ailleurs sans complexe dans les colonnes de « Libération » il y a quelques jours).

Mais est-ce une solution juste pour l’ensemble du prolétariat ?

On va me dire que oui, parce que cette souveraineté retrouvée (croit-on) sur la monnaie et la dette, alliée à une "présidence de la république vraiment de gauche" vont permettre, notamment, à la fois de lutter contre une « invasion de capitalistes étrangers » (sic), et de créer de nouveaux « amortisseurs sociaux », ou d’en revaloriser d’autres ( RSA, RMI etc). Bref, non pas de mettre un coin dans le capitalisme qui est en train de vaciller (comme dans toutes ses périodes de mutation-développement, le capitalisme connaît actuellement un moment de fragilité sur le plan politique, jusqu’à ce qu’en l’absence de riposte politique, il se soit suffisamment retapé) mais de créer un cocon protecteur autour des plus fragiles par le biais de l’Etat-providence...

Mais la « création d’amortisseurs sociaux » (financés par qui et comment ? par les prolétaires eux-mêmes pardi, mais pas gérés directement par eux), c’est à dire, une énième tentative d’aménagement ponctuel du capitalisme, est-elle la solution à proposer et à envisager actuellement ?

L’autre raccourci est encore plus simple : gardant une forme de conscience diffuse que la "marche arrière" n’est pas forcément, pour un communiste, la meilleure position à adopter (même si parfois il faut…), on tombe alors dans l’autre ornière idéologique, celle du réformisme pur et dur.

"Y’a qu’a faut qu’on" prenne le pouvoir à Bruxelles et que l’on fasse de l’euro une "monnaie sociale" et de la BCE un instrument de « protection des peuples »... Travaillons à construire un Etat européen "protecteur" (enfin ! celui que l’on nous vend depuis des décennies), et attelons-nous à en prendre les manettes, par des alliances d’appareils, voilà ce que nous disent ceux-là.

1.2. L’analyse de l’Union européenne et de l’Euro semble cependant la même dans les deux « camps » (pour et contre).

Est-elle juste ?

La nationalisation du combat communiste via les questions de souveraineté nationale aboutit inévitablement à pratiquer une forme de campisme entre elle ou telle fraction de la bourgeoisie, qui, si elle forme une classe, n’est pas exempte de fractions et de contradictions internes puissantes (c’est le cas actuellement), notamment entre « bourgeoisie de l’intérieur » et « bourgeoisie comprador » ( sorte de « bourgeoisie intériorisant l’impérialisme »), mais encore entre « bourgeoisie industrielle », « bourgeoisie terrienne/immobilière », « bourgeoisie bancaire » et « bourgeoisie financière », certains membres étant « à cheval » sur plusieurs fractions.

Ces contradictions internes à la bourgeoisie comme classe, extrêmement violentes et aigues en période de crise du capitalisme, sont d’ailleurs le premier « terreau » du fascisme (car plus que des errements du prolétariat, le fascisme est avant tout le produit des contradictions internes à la bourgeoisie à un moment donné du développement de l’impérialisme).

On me rétorquera que la question de la souveraineté nationale et du nationalisme a souvent été conçue et envisagée par de nombreux communistes comme outil d’émancipation du prolétariat en cas d’agression impérialiste, et qu’il n’y a pas d’internationalisme sans nationalisme (en somme, qu’il y aurait un « nationalisme communiste » et un nationalisme capitaliste). On me citera, bien-sûr, au moins Lénine.

Déjà, il faudrait s’entendre sur ce que l’on appelle aujourd’hui « une nation » et se mettre à peu près d’accord sur la réalité à laquelle elle correspond.

Ensuite, hors peut-être le cas des guerres déclarées, des agressions d’une nation contre un peuple ou d’une nation contre une autre, dans le but d’en dominer le peuple (et principalement, dans le peuple, le prolétariat, sous forme de néo-colonialisme), je pense que nous devons reposer la question : l’impérialisme concerne-t-il des « Etats-nations » entre eux ou concerne-t-il les classes au travers des Etats, ou les deux, (et dans cette dernière hypothèse, créant une forte contradiction, peut-être la plus forte de toutes, dans le prolétariat, comment tenter de sortir par le haut de ladite contradiction ?)

Dans le cas qui nous occupe en outre, celui de l’euro, il faut encore parvenir à analyser correctement ce que sont l’Union Européenne et l’euro.

Il faut, par exemple, s’assurer que, comme le prétendent la grande majorité des gens qui se jettent dans ce débat, l’Union Européenne est véritablement un instrument qui a privé les Etats-nation de leur souveraineté (thèse courante qui légitime le retour à une forme de souverainisme nationaliste ou qui au contraire prédispose à vouloir conquérir une sorte d « ’appareil d’Etat européen ») et que l’Union européenne est véritablement un instrument « supra-national ».

Mon analyse actuelle me porte à dire que non, l’Union européenne n’est pas un instrument « supra-national » au sens où on l’entend classiquement. J’ai déjà expliqué ailleurs pourquoi je le pense, mais je vais quand même y revenir quelques instants ici.

L’Union Européenne est bien le fruit d’un transfert (et non pas d’un abandon pur et simple), volontaire, d’une partie de souveraineté nationale, justement (et donc la preuve que l’Etat-nation est bien évidemment une créature politique bourgeoise par essence).

C’est un transfert de niveau de gestion du pouvoir, pouvoir réel qui lui ne change pas (et qui réside en gros dans la propriété privée des moyens de production et l’exploitation du prolétariat qui a besoin de vendre sa force de travail pour vivre), c’est une extension de pouvoir, paradoxalement, car c’est une extension de la division du travail au niveau des Etats et de leurs gouvernements, et plus seulement au niveau des individus. Le « couple franco-allemand » en est une bonne illustration.

L’Union Européenne c’est, pour la bourgeoisie, la mise en œuvre de « l’Union fait la force » (contre le prolétariat). C’est une sorte de « groupe » comme on le connaît pour les sociétés commerciales. Une « paix armée », un statu quo interne à la bourgeoisie sur une zone économique et sociale donnée, si on veut.

Certes, l’Union Européenne, pour ce qui concerne la France (mais je pense que cela est vrai pour d’autres pays), a contribué à priver encore davantage « le peuple » mais surtout, dans ce peuple, le prolétariat, du peu de souveraineté qu’il tirait encore des cendres de la révolution de 1789.

C’était absolument nécessaire compte tenu des développements prévisibles du capitalisme, et de la remontée de la conscience de classe et des revendications également prévisibles, corrélatives à la lutte de la bourgeoisie contre la baisse tendancielle du taux de profit.

L’Union Européenne est sans aucun doute une construction impérialiste de « pays-maillons » de la chaîne impérialiste à domination US par les bourgeoisies dites « nationales » ou plutôt « intérieures » (ce qui là encore demande explication car de « bourgeoisie intérieure » en France, je pense qu’il n’en existe plus que minoritairement, qu’elle en ait conscience ou pas, et qu’elle est majoritairement « compradorisée » ou en voie de – c’est-à-dire qu’elle tire principalement ses revenus du fait d’être l’intermédiaire, à un niveau ou un autre, du capitalisme US dominant – ce qui apparaît de plus en plus clairement dans la composition idéologique du personnel des forces politiques actuelles . Ce n’est certes pas un hasard si la France fournit aux instruments de l’impérialisme que sont le FMI et l’OCDE, ses dirigeants les plus zélés…).

L’euro est sans aucun doute une extension de la zone-mark pour mieux servir l’impérialisme et pour mieux servir les différentes fractions de la bourgeoisie.

Mais ces créations n’auraient pas été possibles sans le subterfuge « Etats-nations » (et la question de la représentativité parlementaire et de la représentation du prolétariat qui y est directement liée). Paradoxalement à première vue, c’est donc bien la « souveraineté nationale » (incompatible avec la souveraineté prolétarienne, voire même, « populaire ») qui a enfanté ces mécanismes que certains appellent aujourd’hui « supra-nationaux », comme si la construction était fixement hiérarchisée et que l’Union Européenne était, justement une nation qui en domine une autre.

Or, l’Union Européenne non seulement n’est pas une nation (et elle n’est même pas un Etat même si elle tend à y ressembler) mais encore, elle devrait être analysée aujourd’hui comme Poulantzas analysait « l’Etat bourgeois », c’est-à-dire non comme un « instrument statique » mais comme le produit des rapports et des luttes de classe dans le monde, donc, de façon perpétuellement dynamique, et pas de façon statique.

Aussi, à ce stade de la réflexion, je dirais donc en résumé que l’analyse qui est faite de l’Union Européenne (et de l’euro), analyse qui sous-tend l’hypothèse de la sortie de l’euro et de la sortie de l’Union Européenne, mais aussi celle de la « subversion » des appareils de la bourgeoisie, est incorrecte (cela ne signifie pas que l’idée de sortir de l’UE et de l’euro soit mauvaise ou bonne, mais cela oblitère fortement « la solution miracle » et pose de nouvelles questions, en ouvrant de nouvelles perspectives…).

 2. Les erreurs et les lacunes de ces théories : des questions mal-posées et des objectifs sans moyens.

    2.1. Ce qui fait défaut et/ou ce qui est « en trop » dans ces théories

    Face à toutes ces interrogations, (outre le fait que j’envisage tout à fait ne pas être suffisamment intelligente pour comprendre tout ce qu’on m’explique), j’ai fini par me dire que c’est peut-être aussi parce que la question était mal posée que rien ne me faisait pencher d’un côté ou de l’autre...

    Que peut-être, la sortie ou pas de l’UE/euro n’est pas (encore) notre question « centrale », à nous, communistes.

    Parce que présentée comme elle l’est actuellement, elle fait l’impasse sur plusieurs choses essentielles, choses sur lesquelles je pense que nous ferions mieux de travailler plutôt que de nous éreinter, voire, nous étriper, sur des hypothèses qui in fine relèvent soit d’une sorte d’hystérie béate soit d’un réformisme imbécile ou encore d’une technicité absconse qui en fait un « sujet pour experts en économie ».

    Ces choses ont pour nom : rapport de forces, lutte de classe. (Donc, revendications, organisation des exploités en force politique, internationalisme, lutte contre l’impérialisme...)

    On constate par ailleurs que, dans ce débat, les éléments théoriques (politiques, et non pas économiques) sur lesquels nous devrions nous pencher pour, le cas échéant, pouvoir enfin parler sérieusement et politiquement de l’euro/de l’UE, sont soit pas abordés du tout, camouflés, masqués, soit abordés de façon classique, traditionaliste, et parfois, clairement réactionnaire, alors qu’en la matière il faudrait faire preuve d’audace, et d’imagination.

    Ces éléments sont bien sûr la souveraineté, la classe, la Nation et l’Etat. L’impérialisme, le capitalisme.

    Toutes ces thèses ont en commun une méconnaissance du Pouvoir et une grave surestimation de la prise des appareils bourgeois par les voies offertes par la bourgeoisie (et un effacement volontaire de l’état réel des luttes de classe).

    Soit qu’on pense les investir soit qu’on prétende les détruire, tous les regards sont tournés vers les appareils d’Etat et reposent, en négatif ou en positif sur une fiction (au sens politique et juridique) qu’il faudrait questionner qui est celle de la "souveraineté nationale".

    Rarement, (trop rarement), dans toutes ces discussions "d’experts" ou prétendus tels, n’est abordé le problème sous l’angle politique.

    La souveraineté est toujours vue comme celle de l’appareil d’Etat, ou comme celle de la Nation (et surtout, ne nous posons pas l’épineuse question de savoir ce qu’ils sont). Jamais comme celle de la classe (bien-sûr il s’agit de réintroduire ici le débat sur ce qui fut appelé autrefois « dictature du prolétariat »).

    En outre, la recette miracle quelle qu’elle soit, repose toujours sur l’investissement par un représentant politique (individu ou organisation) qui se dit "populaire" des appareils bourgeois, quel que soit leur niveau.

    La question du rapport de forces dans les masses, et de sa construction, qui permet d’envisager telle ou telle action, est évacuée ou reportée soit à la prise du "pouvoir" de l’Etat-nation (comme s’il existait encore en tant que tel) ou des institutions "supra-nationales" tout aussi bourgeoises, et exclusivement par les élections.

    (C’est peut-être un peu l’erreur grecque actuellement, que de tenter de pallier à une faiblesse dans la lutte de classe et dans son organisation en se rabattant sur une revendication économiste ?)

    Nous nageons donc (à nouveau) en pleine idolâtrie de l’Etat et du pouvoir institutionnalisé tel que la bourgeoisie nous en a concédé l’accès.

    Aucune place n’est laissée, dans l’imagination des solutions pour l’avenir, à un pays (la France) sans Etat, à une zone sans Etat, à un monde sans Etat, et sans nation ni institutions bourgeoises.

    2.2. Un point de friction entre socialisme et communisme

    Le fait que revienne sur le devant de la scène « le socialisme », que l’on amalgame de plus en plus avec le communisme pour mieux effacer cette perspective, est très révélateur.

    Or, faut-il le rappeler, le socialisme n’est pas le communisme.

    L’une des différences entre un socialiste et un communiste, c’est, cela devrait être aussi, la position tenue sur la question de l’Etat et de la Nation. 

    L’Etat, sa construction, sa préservation, son renforcement...sont le pivot du socialisme, qui le distinguent du communisme.

    Le communisme ne se conçoit pas avec l’Etat et ses innombrables appareils. Peut-être même (je le pense de plus en plus) le communisme dans ce pays ne se conçoit-il pas/plus avec la nation ni même avec les nationalisations tant vantées actuellement par certains. La collectivisation, l’appropriation collective, ne peuvent en effet être résumées par la « nationalisation ».

    La question qui se pose donc encore et toujours est alors celle de l’articulation socialisme/communisme.

    La transition socialiste est-elle un passage nécessaire et/ou inévitable préalable au communisme ?

    Dans l’affirmative, quelle forme cette transition socialiste doit-elle prendre pour permettre au communisme de « pousser » ? Je n’ai pas la réponse (j’ai des idées, des suggestions que j’ai déjà livrées notamment au sujet d’un processus de « constituante » qui prendrait place exclusivement au cœur des luttes et par elles) mais je pense que nous devrions au moins reposer la question.

    Or, cette question n’est pas posée et elle me semble même évitée (notamment sous la pression électorale qui veut qu’il faut absolument gagner la présidentielle à « la gauche », mais c’est un autre sujet).

     En tout état de cause, si le communisme, lui, implique toujours notamment de mettre un terme au capitalisme (ce qui implique de se coltiner "l’impérialisme"), de briser les appareils d’Etat, de travailler à la souveraineté prolétarienne et à l’émancipation des peuples, les communistes devraient peut-être savoir non pas éviter mais remettre « à l’endroit » certains débats. La question doit être posée, là aussi.

    Nous avons oublié cela, pour l’instant, semble-t-il. (Les bolchéviques et certains de leurs héritiers communistes, les anarchistes également, ne se sont pourtant pas esquintés à écrire sur l’Etat, son rôle et sa disparition pour amuser la galerie…)

    Reprenons des pages des pamphlets ou des tracts ou des adresses des représentants ouvriers jusqu’à la moitié du 20ème siècle, on en parlait pourtant sans aucun problème, de tout cela !

    Contrairement à ce que veulent faire croire certains, ces discussions n’étaient pas l’apanage d’une « poignée de gauchistes boutonneux », non, elles étaient entièrement appropriées, pensées, débattues DANS la classe ouvrière. La question de l’abolition du salariat, comme celle de l’abolition de l’Etat était une question centrale. Elle ne l’est plus. C’est un de nos problèmes actuellement.

    3. En sortir ou pas ? Un débat mal posé, voire, actuellement contre-productif , ou à poser autrement

    Donc, revenons à cette question sur l’euro. En sortir ou pas ?

    On constate que pour certains, l’émancipation du prolétariat passerait aujourd’hui nécessairement et exclusivement par la lutte sur ... le choix de la monnaie.

    L’économisme de retour ! Le piège économiste (et financiariste) pour le mouvement ouvrier.

    Tout serait dans l’économie et tout serait dans la monnaie. Ces leviers aux mains d’une fraction d’experts que l’on souhaite « de notre côté » prendraient en quelque sorte le relai d’une lutte de classe atone et apathique.

    Mais se faire exploiter en dollars ou en euros ou en yens, est-ce là notre choix résiduel ?

    Les revendications sur les salaires, sur les revenus des exploités par la bourgeoisie, les revendications sur les conditions de travail et les conditions de vie, ne se moquent-elles pas, finalement, du libellé de la monnaie ?

    L’histoire de l’évolution du rouble russe à compter de la révolution de 1917 le montre assez bien. Elle le montre parce que la monnaie ne fut qu’un élément parmi tant d’autres dans l’instauration du régime bolchévique puis socialiste-soviétique. L’élément pivot de l’histoire ce n’est pas tant le rouble, le sovznak… c’est la question de la NEP.

    Ce qui compte dans le cadre de la monnaie, c’est ce que l’on en fait, notamment dans le cadre de l’économie réelle. Pas son libellé.

    Question donc : est-ce au prolétariat de résoudre les contradictions internes de la bourgeoisie ?

    Pire, est-ce au prolétariat de choisir quelle fraction de la bourgeoisie l’exploite et comment ?

    Répondre « oui » c’est encore une fois faire le choix d’une forme délétère de campisme.

    Par exemple, choisir une « bourgeoisie intérieure » moribonde contre une bourgeoisie « extérieure » ou « comprador », c’est dire qu’on vit mieux exploité par une force « nationale » que par une force « étrangère ». Evidemment à certains égards, notamment ceux de la langue, et des codes, il y a un avantage immédiat pour le prolétariat local à préserver sa culture et sa langue sur une zone donnée, pour mener ses combats (mais cela n’est pas le nationalisme, c’est du bon sens).

    Mais que ce soit exprimé en euros, en dollars, en marks, ou en pots de yaourts, le combat reste (devrait rester) le même pour nous.

    Déplacer le curseur du rapport capital/travail en notre faveur, jusqu’à ce que ce curseur saute définitivement par la fin du capitalisme.

    A cette fin, il faut notamment, mais pas seulement, grignoter tout ce qui se trouve de vol manifeste de NOS richesses dans l’accaparement patronal de la plus-value, lutter contre les régressions imposées par la lutte des capitalistes contre la baisse tendancielle du taux de profit etc. 

    Il faut également lutter contre toutes les formes, économiques et politiques, de domination impérialiste.

    Car il n’est pas admissible pour des communistes que la « soupape de sécurité » des travailleurs ici soit payée du sang des travailleurs « là-bas ». De cela aussi, il faut que le prolétariat se saisisse à nouveau, car c’est un pilier essentiel de sa lutte contre la bourgeoisie (apatride).

    Or, sur ce point, le discours politique de « la gauche » en France, y compris « radicale » est devenu inexistant ou presque, autant dire qu’il fait clairement le jeu impérialiste, et c’est un vrai problème.

    Il n’y a pas « d’affaires étrangères » pour des communistes, mais il y a les luttes du prolétariat dans le monde entier (à ne pas confondre évidemment avec l’interventionnisme, le « droit d’ingérence » dit « humanitaire », qui ne peut être que bourgeois). Et donc, il faut avant tout travailler à la traduction/fondation politique de ces luttes.

    Ce qui compte pour nous, c’est que, en euros, en francs ou en roubles, chacun dans ce pays et ailleurs, ait de quoi se loger, se nourrir, se vêtir, se cultiver, se soigner, se reposer, s’amuser dignement, qu’il soit actif ou qu’il ne le soit plus et qu’aucun travailleur dans le monde ne paie le confort de son frère d’exploitation à l’autre bout du globe de son sang ou de sa liberté.

    Le combat reste donc également, aujourd’hui plus que jamais de penser le monde autrement, c’est à dire de penser, d’imaginer, de projeter le monde AUTREMENT. Pas seulement de dire « il faut partager les richesses, plafonner les hauts revenus, aider les pauvres, lutter contre le racisme. » Mais de chercher les moyens, matériels ET intellectuels, d’y parvenir (et non de seulement les « agiter »).

    Oui, il faut vraiment penser le devenir du pays, de la zone, et du monde autrement, dans une logique toute autre que celle que le capitalisme nous impose.

    Cela veut dire notamment, comme le font certains, réfléchir sur le travail (Sarkozy a gagné en 2007 avec cela je le rappelle : la valeur-travail). Oui, le travail - et je ne dis pas « l’exploitation »- est une valeur, est un élément essentiel d’une vie, même d’une vie de poète, d’une vie de peintre.

    Van Gogh travaillait ! Mozart travaillait ! L’homme qui construit sa maison de ses mains travaille ! L’aïeule qui fabrique des tricots pour ses petits-enfants travaille !

    Le problème ce n’est pas le travail, c’est l’exploitation qui en est faite dans le monde.

    La question que toutes ces "forces " tentent donc plus ou moins d’escamoter avec ce débat sur l’euro est bien celle de la construction du rapport de forces dans la lutte des classes d’une part, et celle du communisme, d’autre part.

    TOUS nous proposent, avec ce débat, dans un sens ou dans l’autre, encore PLUS de délégation de NOTRE souveraineté, encore MOINS d’émancipation, encore PLUS de tutelle politicienne, encore PLUS de rafistolage du capitalisme. 

    Aucune des solutions actuellement "en vogue" dans la gauche dite radicale, et c’est particulièrement flagrant dans le cas du débat sur l’euro, ne pose la question des moyens réels pour arriver à leur « solution miracle », ni des objectifs de vie réellement alternatifs à atteindre. C’est en cela aussi que je dis qu’actuellement il n’existe absolument aucun projet politique (au sens strict et donc je ne parle pas de programme électoral) en dehors de celui porté par l’impérialisme (Coca et Macdo pour tout le monde, hallal, ou végétarien, ou « bio » même, si cela fait vendre, mais pour le reste…).

    Toutes les solutions ont en commun de nous expliquer qu’il faut voter pour désigner des représentants. Ah, nous serons quand même consultés par référendum, pour certains, mais tout repose sur l’illusion que la prise momentanée de l’institution bourgeoise au niveau local ou régional (à l’échelle-monde), constitue et représente le pouvoir et que cela suffira.

    Outre le fait qu’il est rare de voir quelqu’un scier spontanément la branche sur laquelle il est assis, et que je doute fort que les personnels politiques qui "prendront" l’appareil d’Etat bourgeois, quels qu’ils soient, en profiteront pour le détruire (ce qui implique donc que toute constituante à venir qui nous emmène sur la voie du communisme doit prévoir, dès l’origine, des mécanismes d’auto-destruction de l’appareil, en quelque sorte), cette manière de conduire le débat fait le black-out sur la réalité du Pouvoir, qui est celui que confère la propriété privée des moyens de production, la propriété capitaliste, propriété que l’armée et la police (que ce soit directement celle du pays ou celle d’autres Etats impérialistes si il devait arriver que l’armée et la police de tel pays sympathise trop avec les révolutionnaires - cf Italie, Chili, etc) sont là pour défendre.

    Ainsi, par exemple, les thuriféraires de la sortie de l’euro observent un grand et étrange silence sur les conséquences prévisibles et réalistes d’une telle sortie, en nous la présentant presque comme un chemin parsemé de fleurs et de papillons.

    Ils taisent les réactions immédiates qui ne manqueront pas de se produire de la part des gouvernements bourgeois ( et ne nous leurrons pas, d’une partie des peuples) des USA, de la Chine, de l’Allemagne...

    Je ne parle pas de ces débats techniques sur inflation ou pas (qui sont, certes, un élément important en termes "déclencheurs").

    Je parle de coups d’Etat, d’attentats, je parle de barbouzeries, je parle de guerres civiles, de bordel généralisé, de chaos et donc, je parle de fascisme. Je parle de ce qu’a connu l’Italie pendant les années de plomb, de ce qu’a connu la Grèce avec la dictature des Colonels. De choses comme ça.

    Je crois que c’est, dans ce débat, un des silences qui me troublent le plus…

    Vous me direz que la révolution implique une forme de chaos, et c’est vrai (et c’est peut-être même du Chaos que peut naître un nouvel ordre des choses, comme dans la mythologie grecque). Et la réalité et la dureté, la violence, d’un combat prévisible ne sont pas en soi une raison suffisante pour refuser ce combat si de ce combat dépend notre survie (ce que je crois).

    C’est vrai, et d’ailleurs c’est tellement vrai que ce n’est pas ce que je dis.

    Je constate seulement l’état actuel du rapport de forces RÉEL, en France par exemple.

    Je constate donc également (et tant pis si ce que je vais dire ne plaît pas à certains camarades) l’absence d’une organisation communiste digne de ce nom et je constate le délitement, la dilution progressive, des syndicats de classe et de masse. (Il y a des tas d’explications à cela. Ce n’est pas le débat aujourd’hui).

    On constate aussi que, paradoxalement, la conscience de classe dans les masses (re)naît doucement (la récente participation aux manifestations sur les retraites, les témoignages des uns et des autres ici ou là…l’envoi – ou la tolérance - par la bourgeoisie, directement ou indirectement, de leurres éléctoralo-populistes, de diviseurs du prolétariat, quels que soient leurs noms, de droite ou de gauche, témoigne de sa prise de conscience de cette possible renaissance), mais qu’elle ne trouve pour le moment, plus aucun écho politique autres que la solution réformiste-collaborationniste et sociale-démocrate qui tente, elle, de l’écraser.

    L’épisode des retraites nous reste à tous à l’esprit, je pense, et, à moins de prendre nos désirs pour des réalités, on ne peut pas dire que ce fut une victoire, même partielle, même d’étape. Ce fut cependant un progrès dans les consciences.

    Mais pour nous communistes, il y a au moins une leçon à tirer de ce mouvement : là, nous avons eu la démonstration concrète de ce qu’il en coûte au mouvement ouvrier de laisser une certaine fraction du prolétariat (sous diverses formes, il s’agit de la fraction qui est en réalité sur des positions politiques qui favorisent le pouvoir bourgeois ou qui le servent indirectement, même avec de « bonnes intentions ») et une fraction de la « petite-bourgeoisie » (de leurs représentants politiques) mener les luttes "à notre place" et nous « amuser » avec des délégations de pouvoir et des solutions politiciennes taillées sur mesure pour ne pas gêner la bourgeoisie.

    Ainsi au plus fort du mouvement sur les retraites il me semble bien que ce n’était pas un référendum inatteignable qu’il fallait proposer ; on ne pouvait pas admettre que soit agité un tel leurre à un moment crucial, à un tournant de la lutte où se décidait soit sa régénération par l’introduction de la question politique du pouvoir et de la domination d’une classe sur une autre, soit son effondrement par manque total de perspectives politiques.

    Je crois donc qu’avant d’en arriver à discuter de ce qui reste actuellement « le sexe des anges » (le summum de cette « crise d’idéologie » en l’occurrence petit-bourgeoise et réactionnaire étant la "démondialisation"), certains (les plus nombreux possibles, nous ne serons pas de trop) feraient mieux de poser les pieds sur terre et d’employer leur énergie et leur intelligence aux impératifs immédiats de la lutte de classe : l’organisation, le soutien, les luttes de terrain, la constitution d’une force politique communiste avec un projet politique communiste.

    La question de l’euro et de l’Union européenne fera sans doute partie des débats présidant à la constitution de cette force nouvelle, mais mon avis est qu’elle mérite un débat long et fourni, qui ne doit en aucun cas devenir un point « clivant » à la naissance de cette force. (En d’autres termes, on n’est pas forcément un « traître » si on n’est pas immédiatement convaincu de la validité de la proposition de la sortie de l’euro et de l’UE...)

    Car, à supposer qu’il faille sortir de l’euro et de l’UE, à supposer que ce sera un élément décisif dans la bataille contre le capitalisme (ce qui, encore une fois, reste à démontrer), de toute façon, c’est mentir que de dire que l’on fera quoi que ce soit en l’état actuel du rapport de forces sur le terrain.

    C’est mentir de dire que, rester ou sortir, on se passera du rapport de forces réel. Arrêtons de mettre la charrue avant les bœufs.

    Un ami et camarade (qui se reconnaîtra peut-être) m’a dit un jour où j’étais un peu désespérée : "Il faut fleurir là où l’on pousse".

    C’est tout à fait exact, je repense très souvent à cette parole qui m’accompagne toujours, et j’ajouterai aujourd’hui, « Il faut pousser là où l’on a fleuri ».

    LL

    « L’EMANCIPATION DES TRAVAILLEURS SERA L’OEUVRE DES TRAVAILLEURS EUX-MEMES. PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSONS-NOUS ! »



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    Commentaires de l'article
    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 13h47 - Posté par jean 1

    Après une lecture trop rapide (manque de temps) un super bravo tout en précisant que les fruits et les graines produites là où l’on pousse ne doivent pas être capitalisés:ils doivent faire partie du bien commun et ne pas être monnayés (euro,dollar,franc....à la poubelle).



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 23h37 - Posté par

    que les fruits et les graines produites là où l’on pousse ne doivent pas être capitalisés:ils doivent faire partie du bien commun et ne pas être monnayés

    Bien d’accord (et c’est une partie du problème) ! Mais c’est un sujet tabou dans le mouvement communiste qui te fait taxer immédiatement de "gauchiste "ou de "baba cool" si tu l’abordes ;-)

    LL


    Entre CAPITALISME et capitalisme
    1er octobre 2011 - 19h32 - Posté par le Rouge-gorge

    Et oui, comment casser ce système qui nous broie ?

    Comment saboter les pièces de la machine à exploiter que l’Union Européenne représente par ses règles et ses institutions ?

    Comment résister face au rouleau compresseur idéologique et au non-sens des voeux pieux de certains dirigeants "communistes" PCF autant que d’autre partis qui prient religieusement pour l’avènement d’une europe sociale.

    Autant aller allumer des cierges ;)

    Les règles du jeu de l’UE nous les connaissons :

    Unanimité des états pour changer la moindre virgule économique.

    Dogme économique ammenant les peuples à un fatalisme où parait de "bon sens" la Règle d’or de soumission au marchés imposée avec une pseudo-démocratie qui n’a fait qu’empirer (dans les deux sens du terme) avec la crise systémique.

    Alors, j’observe les peuples qui innovent, Boliviens, Vénézuéliens, Equatoriens, ... quittant une union morbide : "l’Aléna" pour refonder une union réciproquement féconde : "l’Alba".

    Alors oui, sortir pour recréer, est une possibilité réelle, premier acte casser la monnaie commune parce qu’outil de domination.

    Les travailleurs observent que les seules particules élémentaires de victoires sociales ne le sont encore aujourdhui que dans un cadre national, l’UE est quant à elle totalement mortifère.

    Massivement, ils s’abstiennent électoralement comme au quotidien des luttes où, nombreux, ils restent dans l’attentisme. Il leur est difficile aujourd’hui de se répérer dans une confusion de classes sociales où le plus simple travailleur, sous payé au SMIC, se prétend, dans une enquête sociologique, de la classe moyenne. Le combat de classe doit, bien entendu, reconstruire des repères, afin qu’ensemble l’immensité du peuple reconstruise du commun.

    Aujourd’hui, saboter le modèle dominateur est un enjeu permettant d’accéder à des positions plus lisibles.

    Alors oui, sortir de l’euro, puis de l’UE, puis du Capitalisme sont des étapes qui peuvent se suivre plus rapidement qu’il n’y parait au préalable. Tout dépend du travail de conscientisation du peuple lui même. Au travail, camarades !

    Salut fraternel.

    Fabrice Selingant

    le Rouge-gorge


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 14h34

    La sortie de l’Euro est absolument nécessaire. Lis les propositions de Nikonoff très interessantes et très justes . Même si les américains veulent la fin de l’Euro pour garder la suprèmatie du dollar,le retour du Franc nous aidera à reconstituer notre outil industriel,à organiser des coopérations utiles et fiables technologiquement avec d’autres pays comme les émergents. L’allemagne joue son propre jeu,on ne peut rester à sa remorque pour ne devenir qu’une zone "touristique et gatronomique" ...

    Bernard SARTON



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 17h20 - Posté par La Louve

    La sortie de l’Euro est absolument nécessaire.

    Explique-moi TOI pourquoi ? Parce que ça c’est pas un argument ! (D’autant que je pense avoir au moins démontré que si on n’a pas la réponse la question doit au moins se poser. )

    Lis les propositions de Nikonoff

    Justement :-D c’est fait.

    très interessantes et très justes .

    Intéressantes sans doute. Nikonoff n’est pas le premier imbécile venu. Justes, ça en revanche, faut voir. C’est bien le sujet du débat proposé. Personnellement je ne suis pas du tout convaincue :-D

    Même si les américains veulent la fin de l’Euro pour garder la suprèmatie du dollar,

    Ca se discute. Je pense (je ne suis pas la seule) que l’euro est une devise de rechange ou de "secours" du dollar.

    le retour du Franc

    Pourquoi le "retour du Franc" ? Pourquoi pas carrément une nouvelle monnaie si on va par là ?

    nous aidera à reconstituer notre outil industriel,à organiser des coopérations utiles et fiables technologiquement avec d’autres pays comme les émergents.

    Ah bon ? Formidable ! Comment on fait tout ça seulement avec "le retour du Franc" ?

    L’allemagne joue son propre jeu,on ne peut rester à sa remorque pour ne devenir qu’une zone "touristique et gatronomique" ...

    T’as raison Bernard ! Ne nous laissons pas distancer par l’Allemagne dans la course au profit et dans la concurrence que les capitalistes imposent aux travailleurs des différents pays de l’UE :-D Passons lui-devant, montrons lui à l’Allemagne*, de quel bois on se chauffe pour augmenter les profits de fantomatiques "capitalistes français" :-D

    LL

    * Question : C’est quoi "l’Allemagne" (la France, idem) pour toi qui nous dis être "communiste révolutionnaire" cinq fois par jour ?


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 18h30 - Posté par SOUTEIRAT Guy

    Sciences fictions.

    MAI 2012 en France.

    La gauche de la gauche accède au pouvoir avec un vrai programme révolutionnaire tout azimut. Un programme qui va au-delà des 110 propositions de F. Mitterrand de 1981 parce que la situation aujourd’hui l’exige (qui n’est pas le cas du programme du FdG). Cette politique nouvelle ne pourra pas se mettre en place sans la mise en cause de tous les directives et critères des différents traités de l’Europe, y compris la zone Euro.
    Oui à une monnaie commune des états socialistes unis d’Europe.



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 23h36 - Posté par

    ah ahah . oui on peut toujours rêver Guy ça fait du bien :-D

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 18h49 - Posté par A.C

    Aie aie aie !!!

     :).........Nous allons constater que nous sommes très loin l’un. ;de l’autre,chère LOUVE..

    Tant pis.

    Je prends le risque de redire aussi mon point de vue, à chaud.

    Je ne me reconnais pas -mais après tout j’ai peut être une trop haute idée de moi- dans ta description, selon moi. un peu caricaturale des "communistes-nationaux" que "nous serions. Pour faire dans le raccourci
    Donc en essayant de faire court :

    EUROPE ?
    Je suis européen uniquement parce que j’habite un pays de ce continent.

    Tout ce qui a été construction de cette"UNION" s’est faite sans moi

    Objectivement -j’y reviens- je constate que c’est ,CONTRE moi.

    (Lapalissade, que pouvions nous attendre des bourgeoisies ?)

    MONNAIE ?

    (Unique, commune, franc , piastre ou carat,)

    Je suis comme les millions de gens , comme toi qui écrit

    Ce qui compte pour nous, c’est que, en euros, en francs ou en roubles, chacun dans ce pays et ailleurs, ait de quoi se loger, se nourrir, se vêtir, se cultiver, se soigner, se reposer, s’amuser dignement, qu’il soit actif ou qu’il ne le soit plus et qu’aucun travailleur dans le monde ne paie le confort de son frère d’exploitation à l’autre bout du globe de son sang ou de sa liberté

    Je veux donc, après avoir donné la primauté à la lecture de ton article..audétriment de ma sieste, me servir de ta conclusion pour débattre sans concessions (tu me connais)

    . tu conclues

    Un ami et camarade (qui se reconnaîtra peut-être) m’a dit un jour où j’étais un peu désespérée : "Il faut fleurir là où l’on pousse".
    C’est tout à fait exact, je repense très souvent à cette parole qui m’accompagne toujours, et j’ajouterai aujourd’hui, « Il faut pousser là où l’on a fleuri »

    Autorise moi de prendre ce verbe "pousser" comme signifiant être du combat de ceux qui"poussent" pour aller vers ce COMMUNISMEdont tu rappellesles traits..

    Nous sommes, L.L., condamnés à" pousser" là ou plus rien ne fleurira si le Capitalisme gagne la partie"

    Avec la terre telle qu’elle est, et hélas pas dans la meilleure des situations pour"semer"..

    Nous avons en prendre en compte en ce mois de Septembre le"réel" et chercher à unir en réfléchissant à ce qui "bloque".

    Là-dessus, s’agissant de la Lutte des classes, d s rapports de force non inventés mais vécus sur le terrain, la situation politique "pourrie, l’absence d’Organisation Communiste, nous ne sommes pas en divergence, me semble t il.

    Là ou nous ferraillons, c’est dans ce que nous mettons comme instruments du Capital qu’il faut, selon moi, parceque nous ne sommes pas des militants du"Grand Soir" mais des lutteurs-(teuses) pour aubes claires et un bonheur qui ne soitpas fait feu depailles vite consumées(à l’échelle del’Histoire de l’humanité) , frapper, briser..

    Päs en prétendant que l’ouverture d’une cellule débouche , pour le prisonnier, sur l’air"libre" mais parce que fermée, sa cellule n’ouvre aucun chemin de libération...

    Communiste, du moins me définissant ainsi, ,..je sais bien que 1917 ,n ’ayant pas été suivi de"18" de contagion mondiale., le repliement sur le cadre"national" a perverti longtemps l’approche des adhérents du PCF.., en ce qui concerne les phases du processus d’émancipation.

    Je sais donc, aussi que , in fine -ou du moins -quand nous aurons bien progressé dans le processus , le Communisme sera mondial ou ne sera pas..
    Je pense avoir sur le dépérissement des institutions étatiques , la société sans classes, sans armées , sans monnaie, une vague idée(vague, parce que prétendre l’ avoir en détails ne serait pas marxiste, car ce serait faire l’économie du rôle des MASSES, ou despeuples comme on dit aujourd’hui.

    J’’observe que, en ce mois de septembre 2011, si certes" l’EUROPE"n’est pas (encore)un ensemble "étatique"...la"construction européenne" (et nous entendons parler debesoin de"fédéralisme" de" convergences et harmonisation des politiueseuropéennes, Fillon et la retraite à67 ans nous le rappellent" est , selon moi et d’autres un outil-, des armes, pas les seules- qui visent à aller plus vite et de façon plus coordonnée dans la violence de guerre des classes,vers la désintégration de tout ce qui est nsupportable au Capital...

    C’est avec cette approche que j’ai dit NON àMaastricht, et au TCE.2005

    C’est me semble til pour cela que sociaux démocrates et droite-bien que divisée-car il ya une bourgeoisie dite"gaulliste" souverainiste, ont eux, choisi le OUI..

    J’essaie de ne pas utiliser les termes "sortir del’ Europe" et "sortir de l’Euro"..

    Ce que je crois c’est que les avancées dans la LUTTE ne pourront pas faire l’économie d’affronter durement TOUT ce que la (les)bourgeoisie(es) utilisent dans l’affrontement.

    Je combats l’"européisme" ambiant parce que je lie -à tort ou à raison-les glissements du PC à son besoin de réalisme"qui le conduit à un PGE..chargé de "noyer la spécificité révolutionnaire française dans l’eau tiède de cette"Europe" ou un Franco meurt dans son lit..alors quechez"nous" un de Laroque, un Doriot ont besoin que ce soit laWermacht qui impose la pseudo"Révolution nationale".

    C’est le besoin d’engluer de boue"européenne" la LDC qui justifie l’adhésion de la CGT à la CES.

    Je pense que notre peuple et sa classe ouvrière ont besoin de savoir que notre bourgeoisie, versaillaise , peut étrangler l’émancipation sans un M.THIERS , mais avec l’ensemble des noeuds coulants que cette "construction européenne" a patiemment mis en place et ce ,dès le Traité de Rome.

    Je crois que ce n’est pas dl’"économisme" qui serait hors de la lutte des classes que d’expliquer que le Capitalisme "mondialisé" est un pieuvre autrement différente que celle qu’eurent à analyser Marx et Engels..

    Qu’il faut revenir sur ce que sont les choix de "division du travail" dusale boulot" entre Capitalistes aux prises à des contradictions "nouvelles".
    .
    Je crois que le débat sur la préservation ou non de bases" nationales" (industriellles , financières, politiques ) pour mieux les rendre aux producteurs, aux citoyens, n’est pas une petite affaire pour qui veut, comme toi et moi, abolir l’Ordre ancien..

    Tout ce qui ; dans les faits mais surtout dans les TÊTES, renvoie à l’impuissance parce que l’on sent les "décideurs-possédants" loin de"nous..il faut s’y attaquer !

    Car pour pouvoir gagner , il nous faut lever ce qui "bloque" la réflexion collective..
    Sinon nous allons mourir, en ayant eu"raison" e qui ne sert à rien tous comptes faits si l’on na pas été compris, suivis..afin de VAINCRE

    On est loin d’opportunisme cocardier qui est le "nouveau fonds de commerce lepéniste

    Marine le PEN a compris qu’elle pouvait faire un hold up sur quelques idées qui sont nées des luttes de classe..

    Voili, en gros,ce que jecrois. !

    Même si le mot"patrie" peut agacer-eet il m’agace de même que je conchie la Marseillaise des stades et des cérémonis "officielles, tellement elle est n’est pas celle des fusillés de Chateaubriand....je fais mienne la parole de Jaurès

    « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.

    Cordialement

    A.C
    .



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 19h26 - Posté par La Louve

    Aie aie aie !!!

     :).........Nous allons constater que nous sommes très loin l’un. ;de l’autre,chère LOUVE..

    Peut-être pas. Tout texte est sujet à interprétation ...et toute interprétation à éclaircissements :-)

    Tant pis.

    Beh oui tant pis. Je t’aime bien quand même :-D

    Je prends le risque de redire aussi mon point de vue, à chaud.

    YES !

    Je ne me reconnais pas -mais après tout j’ai peut être une trop haute idée de moi- dans ta description, selon moi. un peu caricaturale des "communistes-nationaux" que "nous serions.

    Parce que peut être tu ne fais pas partie de ceux que je décris même si tu le penses ;-) mais bon, avançons.

    Pour faire dans le raccourci

    Donc en essayant de faire court :

    EUROPE ?
    Je suis européen uniquement parce que j’habite un pays de ce continent.

    Tout ce qui a été construction de cette"UNION" s’est faite sans moi

    Entièrement d’accord. Où ai-je écrit le contraire ?

    Objectivement -j’y reviens- je constate que c’est ,CONTRE moi.

    (Lapalissade, que pouvions nous attendre des bourgeoisies ?)

    Là encore absolument d’accord et tel fut toujours le sens de les votes ("NON") à chaque fois qu’on nous a laissés nous exprimer à ce sujet (et ce serait à refaire je referai pareil).

    Sauf que...hélas, voilà, c’est fait et cette bataille-là (comme d’autres) sur le plan au moins formel(sans doute pas dans les esprits) nous l’avons perdue. Mais je taccorde que ce n’est pas une défaite définitive.

    .

    tu conclues

    Un ami et camarade (qui se reconnaîtra peut-être) m’a dit un jour où j’étais un peu désespérée : "Il faut fleurir là où l’on pousse".
    C’est tout à fait exact, je repense très souvent à cette parole qui m’accompagne toujours, et j’ajouterai aujourd’hui, « Il faut pousser là où l’on a fleuri »

    Autorise moi de prendre ce verbe "pousser" comme signifiant être du combat de ceux qui"poussent" pour aller vers ce COMMUNISMEdont tu rappellesles traits..

    Je t’autorise d’autant plus que c’est exactement le sens que je lui donnais là.

    Nous avons en prendre en compte en ce mois de Septembre le"réel" et chercher à unir en réfléchissant à ce qui "bloque".

    Là-dessus, s’agissant de la Lutte des classes, d s rapports de force non inventés mais vécus sur le terrain, la situation politique "pourrie, l’absence d’Organisation Communiste, nous ne sommes pas en divergence, me semble t il.

    ok.

    Là ou nous ferraillons, c’est dans ce que nous mettons comme instruments du Capital qu’il faut, selon moi, parceque nous ne sommes pas des militants du"Grand Soir" mais des lutteurs-(teuses) pour aubes claires et un bonheur qui ne soit pas fait feu de pailles vite consumées(à l’échelle de l’Histoire de l’humanité) , frapper, briser..

    Päs en prétendant que l’ouverture d’une cellule débouche , pour le prisonnier, sur l’air"libre" mais parce que fermée, sa cellule n’ouvre aucun chemin de libération...

    Communiste, du moins me définissant ainsi, ,..je sais bien que 1917 ,n ’ayant pas été suivi de"18" de contagion mondiale., le repliement sur le cadre"national" a perverti longtemps l’approche des adhérents du PCF.., en ce qui concerne les phases du processus d’émancipation.

    Je sais donc, aussi que , in fine -ou du moins -quand nous aurons bien progressé dans le processus , le Communisme sera mondial ou ne sera pas..

    Moui. enfin bon tu ne peux pas réduire ce que j j’ai écrit à cela. Jai une vague intuition que ça ne sera pas aussi simple (d’où le fait que je pose la question de la "transition" d’ailleurs, pour faire vite et de comment on fait en attendant).

    Je pense avoir sur le dépérissement des institutions étatiques , la société sans classes, sans armées , sans monnaie, une vague idée(vague, parce que prétendre l’ avoir en détails ne serait pas marxiste, car ce serait faire l’économie du rôle des MASSES, ou des peuples comme on dit aujourd’hui.

    Je partage.

    J’’observe que, en ce mois de septembre 2011, si certes" l’EUROPE"n’est pas (encore)un ensemble "étatique"...la"construction européenne" (et nous entendons parler de besoin de"fédéralisme" de" convergences et harmonisation des politiues européennes, Fillon et la retraite à67 ans nous le rappellent" est , selon moi et d’autres un outil-, des armes, pas les seules- qui visent à aller plus vite et de façon plus coordonnée dans la violence de guerre des classes,vers la désintégration de tout ce qui est insupportable au Capital...

    Oui mais ce qui accélère surtout la désintégration plus que l’UE en soi (et qui pour le coup dépend de nous) c’est la non-réaction des forces productives et l’atonie de la lutte de classe (là on commence à diverger ;-))

    C’est avec cette approche que j’ai dit NON à Maastricht, et au TCE.2005

    Pareil parce que je ne voulais pas créer de nouvelles armes aux mains des capitalos. Je n’ai jamais dit que l’UE était un bienfait. Qu’elle serait "modifiable" de l’intérieur etc. Je dis exactement que je suis contre cette présentation de l’objectif de la lutte il me semble...

    Mais ayant parfaitement conscience que l’UE est une arme, je constate qu’elle EST. Débat différent. (et c’est là que nous divergeons) . Elle est et nous devons en faire quelque chose (quoi, et comment c’est ça le débat).

    C’est me semble til pour cela que sociaux démocrates et droite-bien que divisée-car il ya une bourgeoisie dite"gaulliste" souverainiste, ont eux, choisi le OUI..

    Oui.

    J’essaie de ne pas utiliser les termes "sortir del’ Europe" et "sortir de l’Euro"..

    Je vois.

    Ce que je crois c’est que les avancées dans la LUTTE ne pourront pas faire l’économie d’affronter durement TOUT ce que la (les)bourgeoisie(es) utilisent dans l’affrontement.

    Certes . Mais on ne luttera pas à 10 pékins sans orgas... ;-) donc compte tenu de nos faibles moyens et du temps, s’étriper sur un sujet sur lequel nous n’avons absolument AUCUN moyen de lutter actuellement, je trouve que POUR l’INSTANT c’est une grosse perte de temps.

    Je combats l’"européisme" ambiant parce que je lie -à tort ou à raison-les glissements du PC à son besoin de réalisme"qui le conduit à un PGE..chargé de "noyer la spécificité révolutionnaire française dans l’eau tiède de cette"Europe" ou un Franco meurt dans son lit..alors quechez"nous" un de Laroque, un Doriot ont besoin que ce soit laWermacht qui impose la pseudo"Révolution nationale".

    C’est le besoin d’engluer de boue"européenne" la LDC qui justifie l’adhésion de la CGT à la CES.

    Absolument d’accord ! Et je l’écris d’ailleurs me semble-t-il ;-)

    Je pense que notre peuple et sa classe ouvrière ont besoin de savoir que notre bourgeoisie, versaillaise , peut étrangler l’émancipation sans un M.THIERS , mais avec l’ensemble des noeuds coulants que cette "construction européenne" a patiemment mis en place et ce ,dès le Traité de Rome.

    Je crois qu’ils le savent très bien (de +en +) mais ce n’est pas parce que tu le sais que tu te bats et ce n’est pas parce que une construction politico-économico-financière est mauvaise qu’elle est facile à détruire ! J’attends de voir la tête des mêmes en cas du cataclysme prévisible qui arrivera si sortie de l’UE...bre,f comme je l’a idit aussi je crois que justement ça se discute !

    En résumé, pour moi, on n’a pas les forces donc faut prendre les choses " par la bande."

    Je crois que ce n’est pas dl’"économisme" qui serait hors de la lutte des classes que d’expliquer que le Capitalisme "mondialisé" est un pieuvre autrement différente que celle qu’eurent à analyser Marx et Engels..

    On sort du débat initial là parce que ce n’est PAS ce que j’ai dit. J’ai dit que ramener la solution miracle à une question économico-financière (ce que font Nikonoff Sapir Lordon etc) CA c’est de l’économisme.

    .
    Je crois que le débat sur la préservation ou non de bases" nationales" (industriellles , financières, politiques ) pour mieux les rendre aux producteurs, aux citoyens, n’est pas une petite affaire pour qui veut, comme toi et moi, abolir l’Ordre ancien..

    Certes mais pour défendre une économie relocalisée nu lbesoin d’être nationaliste. I l suffit de dire en gros "la terre appartient à celu i qui la cultive" ;-)

    Tout ce qui ; dans les faits mais surtout dans les TÊTES, renvoie à l’impuissance parce que l’on sent les "décideurs-possédants" loin de"nous..il faut s’y attaquer !

    Reviendrais tu au franc sortirais tu de l’UE, tu ne feras pas revenir les décideurs possédants près de nous ! Seule la mise à bas complète du système le fera... et ça sans LDC conséquente... pof pof pof

    Car pour pouvoir gagner , il nous faut lever ce qui "bloque" la réflexion collective..
    Sinon nous allons mourir, en ayant eu"raison" e qui ne sert à rien tous comptes faits si l’on na pas été compris, suivis..afin de VAINCRE

    Certes Mais qu’es tce qui la bloque cette réflexion ?

    On est loin d’opportunisme cocardier qui est le "nouveau fonds de commerce lepéniste

    Non pas nouveau. Et évidemment j’ai pas lié les deux. Mais je dis que cependant c’es tvrai que lorsque les communistes pronent des solutions qui sont des solutions de repli que ça te plaise ou pas, ils ouvrent la porte à d’autres ....

    Marine le PEN a compris qu’elle pouvait faire un hold up sur quelques idées qui sont nées des luttes de classe..

    Voili, en gros,ce que jecrois. !

    evidemment

    « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.

    Encore faut il savoir ce que Jaurès (à supposer qu’il soit complètement "suivable" ;-)) entendait par là.

    A +

    LL

    (j’ai fait moi aussi ds le rapide pour cete première réponse mais on y reviendra j’a ipas de doute)


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 21h55 - Posté par

    Sortir de l’Euro, c’est se donner a possibilité de réduire, voire d’annuler la fameuse dette qui pèse sur le Peuple français, pareil pour les autres peuples. Que font les USA à longueur de temps avec leur dollar imposé comme monnaie unique d’échange international ? ils font payer leur dette à eux en dévaluant et en faisant marcher la planche aux billets verts qui favorise leurs exportations tout en dévalorisant leurs emprunts financiers.
    L’Euro au contraire, artificiellement fort pour attirer les capitaux y compris américains, est une arme sert à mettre à genoux ceux qui s’endettent qui ne peuvent suivre, au profit des capitalistes des états qui dominent l’Europe et à mettre en vente tout ce qui peut être vendu, en particulier les services publics y compris ceux qu’on croyaient les plus inaliénables.
    C’est quand Lénine a voulu négocier à la baisse la dette tsariste de l’emprunt russe, que s’est déchaîné la haine du bolchévisme que l’on sait, travaillée jusqu’au paroxysme par la propagande capitaliste.
    Dites-moi si j’ai faux.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 23h24 - Posté par

    En Franc ça sera pareil !!!

    L’euro et l’UE fallait pas Y ENTRER.

    Maintenant que nous y sommes ... faut envisager toutes les solutions mais la meilleure ne me semble pas être la sortie ex abrupto DANS LES CONDITIONS ACTUELLES DE LA LDC. (J’insiste sur ce point car il est fondamental)

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 09h39 - Posté par

    Sortir de l’Euro, c’est se donner a possibilité de réduire, voire d’annuler la fameuse dette qui pèse sur le Peuple français, pareil pour les autres peuples.

    Cette dette existait déjà du temps de Marx. Et elle existait déjà libellée en FRANCS ;) mais je peux me tromper.

    Je ne vois pas d’ailleurs en quoi nos gouvernants ne pourraient pas même dans l’euro prendre la même décision de réduire ou d’annuler la dette. C’est même un peu la solution proposée par DSK pour la Grèce ;-) il a dit texto "il faut prendre nos pertes".

    Mais je peux me tromper

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 22h48 - Posté par

    La réduction comme l’annulation de la dette est une décision politique forte, qui ne met pas pour autant sur la paille les prêteurs, sachant que le "débiteur" paye plusieurs fois en intérêts l’emprunt qu’il a fait : Giscard d’Estaing, grâce à son célèbre emprunt "Giscard" avait fait le bonheur de milliers de rentiers qu’il a enrichis sur le dos de la collectivité...
    C’est le même principe que la "dette" du tiers-monde qui étrangle les peuples qui devrait être depuis longtemps annulée comme le PCF le réclame depuis des décennies.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 08h45 - Posté par Copas

    ne pas laisser la plus petite interprétation qui puisse faire penser qu’on préfère les frontières entre travailleurs aux frontières existant avec des claques bourgeoises fascistoïdes, qui même minoritaires dans la bourgeoisie, sont extremement dangereuses.

    EUROPE ?
    Je suis européen uniquement parce que j’habite un pays de ce continent.

    Tout ce qui a été construction de cette"UNION" s’est faite sans moi

    Objectivement -j’y reviens- je constate que c’est ,CONTRE moi.

    (Lapalissade, que pouvions nous attendre des bourgeoisies ?)

    Et tu as choisi de naitre français ?

    Un peu de sérieux.

    La construction française n’est pas plus dorée sur tranche que la construction européenne qui est un appareil d’état en construction qui garde les fonctions régaliennes de l’état du point de vue du gourdin au niveau des anciens états-nations.

    Mais quelque part tu as raison et tu donnes raison à ceux qui vont indiquer : on n’a pas choisi, et quand on a choisi on n’a pas tenu compte de notre choix.

    Ce n’est pas nous qui avons choisi CE type d’Europe.

    La lutte contre le TCE a été pour moi une lutte contre des règles au service de la bourgeoisie, favorisant encore plus l’exploitation, encore moins sous contrôle populaire , mais cela n’a pas été une lutte pour garder des frontières qui n’existaient pas depuis longtemps pour les capitaux mais existaient pour les travailleurs et sont d’ailleurs ré-utilisées quand il s’agit de cogner contre quelques exilés venus de Tunisie ou de Libye .

    C’est une situation qui est celle-là.

    On a cité la révolution russe à un moment.

    L’empire russe s’est construit avec une violence bien pire que celle de l’UE, jouant sur les divisions et les haines nationales.

    Je n’ai pas bien vu de propagande communiste russe pour le retour à la nation russe, etc.
    Cette propagande est revenue à la surface dans les années 40, mais pas avant la révolution ni sur la période juste après.

    Et je n’ai pas vu non plus de propagande pour sortir du rouble avant la révolution (des détails ? cela pourrait exister ? sources ?). par contre des critiques sur l’utilisation de la monnaie.

    Par contre il y eut attaques contre la façon dont l’appareil d’état tsariste se construisait , sa violence, ses actes maudits dans les colonies de l’empire, etc..

    Je n’ai pas vu de détail sur le détail mais j’imagine qu’il y a eut une critique sur la façon dont l’empire utilisait le rouble.

    Ils ont pris une situation sans chercher à reconstruire des murs , l’attitude vis à vis des nationalités opprimées de l’empire se sont faites sur le terrain du droit à l’auto-détermination du point de vue de la classe populaire de celles-ci (mais pas non plus d’une façon abstraite).

    Retour donc à la France et l’UE :

    Ce qui importe c’est la politique contre un état en tant qu’appareil de domination d’une classe, et qui mène cette politique de résistance. Que l’appareil soit dit "national" ou dit "européen".

    Mais il y a autre chose là dedans :

    Les frontières ne doivent pas être levées entre travailleurs , pendant que les camemberts resteraient en tête à tête avec le plus grand élevage de bourgeois riches de la planète (la France a ce triste privilège d’avoir le plus de millionnaires du monde en rapport à la population).

    L’UE en s’étendant a commencé à faire bouger les frontières, et, proches de celles-ci, les travailleurs voient quelques divisions entre eux lentement s’estomper dans un processus qu’ils n’ont pas choisi.

    C’est la contradiction des processus qui fait que la bourgeoisie en s’étendant, en cherchant à travailler sans frontières développe l’exploitation et la concentration du capital, mais aussi développe des contradictions explosives.

    Là dedans, les travailleurs par leurs expressions politiques et syndicales ont des trains de retard sur la bourgeoisie.

    Ce sont souvent les factions les plus bureaucratiques et liées à la bourgeoisie dans le mouvement ouvrier qui sont les plus avancées en matière de coordination, à part des tentatives de résistance et de coordination dans l’automobile notamment (à deux étages, syndicalistes de classe et gauche révolutionnaire), mais...

    L’UE est un territoire et en même temps un système . C’est en quelque sorte un appareil d’état qui impose des règles à ce territoire, un appareil qui a su jouer habilement des divergences nationales pour vaincre un à un les peuples qui s’opposaient à ce projet capitaliste.

    Il y a, depuis le début du "marxisme", un flou entre parler d’internationalisme et dire que les travailleurs n’ont pas de patrie.

    Les nations, et surtout les états-nations, sont des constructions récentes qui se sont imposées dans le sang et la violence pour unifier des territoires et faire passer des règles unifiées sur ceux-ci favorables aux classes dominantes, en se doter d’outils répressifs et d’administration contraignant les peuples à cette domination.

    Dans cette histoire, le seul respect des nations c’est pour les nationalités opprimées pas pour les nations dominantes.

    L’UE reprend ce processus de construction et est beaucoup plus violente vis à vis des nations faibles et petites que vis à vis des grandes nations de l’UE.

    Elle a par contre trait commun de classe ce qui est un terrain différent de la question des nations.

    Sur la monnaie, en soi, ceux qui indiquent que c’est elle qui a fait la hausse des prix est risible : c’est bien la Bourgeoisie et la petite bourgeoisie qui en ont profité pour hausser les prix.

    Elle est toujours fâcheuse d’ailleurs cette habitude de ne pas vouloir nommer une classe dans ce qu’elle fait et de brandir des concepts abstraits qui sont faux. Ce n’est pas l’euro qui fait l"histoire, ni l’UE, mais les classes, les classes....

    C’est comme ceux qui pestent contre le pouvoir ou le règne de l’argent. Ca se conjugue avec la difficulté de nommer la classe à la mangeure. L’argent n’a pas d’odeur et n’a pas d’âme et volonté autonome.

    On peut avoir une critique de la déification de l’argent , mais franchement c’est un aspect secondaire, la classe bourgeoise est aussi bien passée par des phases où son discours idéologique était que l’argent était sale que des phases où elle ce discours se parait des vertus supposées d’une monnaie (le culte américain du dollar était que Dieu garantissait le dollar).

    Une campagne contre l’euro est réactionnaire et fascisante, si elle n’est pas traitée du point de vue de qui contrôle la monnaie et comment, avec quels objectifs.

    Et il s’agit d’’en faire émerger les aspects concrets de façon à éclairer la classe populaire là dessus.

    Actuellement un débat et une bataille sont bien plus fructueuses : La bataille qui consiste à expliquer ce qu’est la dette publique, comme elle se crée, au travers quelles politique, comment elle est utilisée par la classe dominante pour ré-augmenter ses taux de profits, en quoi elle est utilisée politiquement pour mener des grandes attaques contre la classe populaire, etc..

    Et cette bataille permet de mettre en contexte l’affrontement de classe, les manœuvres de la bourgeoisie et de traiter la question de la monnaie dans ses vrais enjeux et pas d’une façon lepeno-compatible.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 12h29 - Posté par AC

    Copas stp.

    Tu ne m’avis pas habitué à ça !
    J’écris

    Je suis européen uniquement parce que j’habite un pays de ce continen

    Et tu me réponds , histoire demefairepasser pour je ne saisquel franchouillard

    t.

    Et tu as choisi de naitre français ?

    A moi, amicalement de te dire, comme tu m’y invites

    "Un peu de sérieux"

     :))

    Pour lereste, sembler faire croire que ceux qui militent contre cette construction européenne et les conséquences des traités actuels, oublient ou ne connaisent pas le B-ABA des fondamentaux dela Lutte des classes..faut pas pousser !

    Ne pas laisser la plus petite interprétation qui puisse faire penser qu’on préfère les frontières entre travailleurs aux frontières existant avec des claques bourgeoises fascistoïdes, qui même minoritaires dans la bourgeoisie, sont extremement dangereuses

    Qui, ici, peut être accusé de cela ?

    Ce n’est pas un hasard si tu écris cela avant de charrier mon appartenance à un continent !

    Par contre je connais des copains dits"gauchistes" qui me font le coup "Classe contre classe"..et lutte de classes àchaquedemi phrasemais qui, se gaussant des militants englués dans leur "sortie del’Europe"..proposent des Etats Unis socialistes d’Europe.., genre de truc qui me laisse sur ma"faim.

    par contre je trouve intéressant ton rappel, quand tu notes la contradiction entre l’expression inter-nationalisme...et rejet d’Etats -Nations .

    N’est ce point parce que ..la "nation" est un concept né de l’émancipation des impérialismes au cours des siècles ?

    Le"Vive la Nation" de 1792 n’est il pas un NON à l’EUROPE..des revanchards émigrés

    Cordialement

    A.C


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 12h41 - Posté par

    N’est ce point parce que ..la "nation" est un concept né de l’émancipation des impérialismes au cours des siècles ?

    OUI. Une émancipation portée par la BOURGEOISIE avec le sang des SANS CULOTTES, des paysans, des galeux etc qui eux luttaient pour la fin du servage (en gros).

    Le"Vive la Nation" de 1792 n’est il pas un NON à l’EUROPE..des revanchards émigrés

    Si tu permets Alain nous sommes en ... 2011 ! en admettant que cette analyse soit juste (ce que je contesterais volontiers aussi), Quel est le rapport avec la REALITE actuelle de la LDC ?

    Là je / tu m’égare(s)...

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 23h02 - Posté par

    Il y a un principe républicain français "le droit du sol" : tout individu né en France est Français, qui s’opposait au "droit du sang’ allemand par exemple qui part de la nationalité des parents. La France européanisée a commencer à abandonner peu à peu ce principe avec le socialiste ministre de l’intérieurChevènement en lutte contre les "sauvageons d’origine immigrée."
    Pour moi la Nation n’est pas le territoire qu’on défend contre son voisin ni un terroir appartenant exclusivement à ceux qui y sont nés, c’est un ensemble de Citoyens qui la peuplent et qui participent en tant que tels à sa vie économique et politique.
    Quand on parle de changement politique radical il est irréaliste d’attendre que ça se passe instantanément dans tous les pays ou dans toute l’Europe : l’échelle nationale reste la référence.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    30 septembre 2011 - 08h00 - Posté par Copas

    Pour moi l a Nation n’est pas le territoire qu’on défend contre son voisin ni un terroir appartenant exclusivement à ceux qui y sont nés, c’est un ensemble de Citoyens qui la peuplent et qui participent en tant que tels à sa vie économique et politique.

    Pour toi mais pas pas pour la classe dominante et qui domine , pas dans les rêves.

    On passera sur le truc classique et ancien de "Citoyens" qui est excluant pour les étrangers, c’est devenu une crécelle dans la gauche actuelle , tout devient "citoyen" et les bons sont des "citoyens" ce qui vaut pas la figure absente du propos : le non-citoyen.

    ...mais qui participe quand même à la vie commune.

    Quand on parle de changement politique radical il est irréaliste d’attendre que ça se passe instantanément dans tous les pays ou dans toute l’Europe : l’échelle nationale reste la référence.

    la nation corse ? la nation basque ?

    de quelle échelle parle-t-on ?

    C’est penser là que l’échelle nationale d’un instant historique est celle de fond et qu’elle a une existence bétonnée dans le temps.

    Rien de cela en soi...

    Ce sont des notions qui ont sans cesse changé.

    Là, la bourgeoisie construit un autre état d’une autre dimension. Est-ce nouveau ? non.

    Il est exact que la lutte est plus aisée sur des territoires qui ont pendant quelques dizaines d’années été homogénéisés par les classes dominantes.

    Mais la situation actuelle n’est plus exactement celle du passé pour les travailleurs en regard aux frontières ex "nationales".

    Il y a des dimensions de proximité qui se créent que les frontières divisent et que leur ouverture unifient.

    Là dedans, pour nous, les travailleurs n’ont pas à être divisés par des frontières, la bourgeoisie oui, et bien étanches, oui, son capital doit être bloqué, les frontières ex-nationales ou de la zone euro ou de la zone UE, ou du conseil de l’Europe, en valent d’autres pour coincer la bourgeoisie, ses intérets, dans le mouvement pour renverser le capitalisme.

    Qu’on utilise la dimension nationale comme échelle de facilité culturelle et linguistique, échelle d’une partie des combats comme l’invention allemande qu’est la sécurité sociale, OK.

    Mais qu’on en face une échelle de principe submergeant l’unité d’une classe qui ne s’arrête pas aux anciennes frontières, non !
    Les ex-états nations sont là des facilités, comme le territoire de l’UE, pour mener plus aisément la bataille, et parce que le capital lui, ne reste pas dans un coin du ring et organise ses attaques en articulant très bien ses batailles pour faire plier toutes les classes ouvrières comme il l’a fait si bien avec le TCE puis la suite dégénérée de celui-ci.

    Pendant que nous, gogolitos nationalistes, nous gobergions de l’avoir mis à terre en 2005, ils articulaient leur bataille à échelle supérieure pour gagner quand même. Et ils ont gagné.

    Cela devrait militer pour une bataille à une échelle au moins égale à celle de l’adversaire, même si une langue parlée commune rend les choses plus aisées sur le territoire des ex états nations (comme de parler basque en Euzkadi).

    En fait, la gauche à un problème avec un mot "internationalisme" qui doit être déplacé maintenant que le prolétariat urbain moderne est devenu ultra majoritaire dans la plupart des états européens et est en passe de devenir très majoritaire dans le monde entier.

    L’internationalisme , sa conception dans ce qui rassemble les nations, rend solidaire les peuples s’aimante de plus en plus d’une notion de classe, à partir du moment où la classe populaire est bien plus homogène qu’elle ne l’était quand existait d’énormes paysanneries et de grosses petites bourgeoisies.

    Là, toute l’ambiguïté du mot monte lentement depuis 30 à 40 ans, mais laisse en chemin des conceptions pas toujours fraiches, permettant à ce que des nationalismes d’états dominants et impérialistes comme la France aient droit de citer dans la gauche.

    A revisiter.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 13h08 - Posté par

    La nation est un concept non-politique à l’origine issu d’une forme de romantisme (made in Germany notamment) et que la bourgeoisie (européenne) a contribué à s’approprier et à vivifier pour y coller la SOUVERAINETE qu’elle avait la trouille de voir aller "au peuple" puis , éventuellement, à "la classe".

    Alain d’abord, écartons d’emblée tout malentendu.

    Il n’y a AUCUNE intention de ma part de te renvoyer à une carricature nationaliste -franchouillarde. Aucune.

    Parce que pas une seconde je ne pense cela de toi.

    A l’origine mon texte vise des gens comme Nikonoff Lordon etc . Pas des gens comme toi. Je ne comprends pas pourquoi tu t’y es identifié comme ça. Je ne l’avais pas "prévu" ! mais bon. avançons.

    Je ne comprends pas qu’on ne pige pas ça : nation = bourgeoisie

    Ça me semble pourtant d’une clarté absolue quand on lit l’article 3 de l’actuelle constitution française (qui y était aussi dans la constitution de la 4ème en 1946) ! (avec un alinéa 2 de cet article "spéciale dédicace" aux communistes : la CLASSE (= "section du peuple") ne PEUT PAS s’en "attribuer l’exercice".)

    Art. 3. -

    La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

    Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

    Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

    Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

    Ici git la concession de régimes de compromis à la sortie de la guerre au mouvement ouvrier : la souveraineté est NATIONALE mais "elle appartient AU PEUPLE".

    Cherchez l’erreur et pigez le message.

    Je ne parle pas des lois constitutionnelles de 1875 (3ème République) la question de la souveraineté y est CARREMENT absente ! Mais on connait bien l’histoire de ces lois constitutionnelles, Mac Mahon rétablissement de la monarchie envisagé ,sortie de la guerre, 5 ans après la Commune etc.

    Hiatus dans toute cette histoire : la constitution de l’AN I (que les communistes français ADORENT - et que j’aime bcp aussi) RELISONS LA :

    De la souveraineté du peuple

    Article 7. - Le peuple souverain est l’universalité des citoyens français

    La SEULE référence directe à la "Nation" dans cette constitution est ici :

    La Convention nationale déclare :

    1° Qu’il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le Peuple ;
    2° Que les personnes et les propriétés sont sous la sauvegarde de la Nation.

    Point barre. Ni plus ni moins. C’est une déclaration de GUERRE.

    Les révolutionnaires de 1792 (Robespierre) en ont eu besoin (à cause de la guerre, non pas "impérialiste", ça n’ aucun sens de dire cela de 1792 !) mais profondément réactionnaire et contre -révolutionnaire que les monarchies européennes livrèrent à la République naissante et fragile qui venait de décapiter sa famille royale.

    Faut pas tout mélanger quand même.

    Je sais bien que la culture dominante dans le PCF a été pendant des décennies de revendiquer (par souci de "différenciation" avec l’URSS , par "nationalisme acceptable"...ou que sais je, mais aussi parce qu’on peut y voir, à juste titre, un début de la LDC ds le système capitaliste balbutiant) l’"héritage " jacobin et révolutionnaire mais bon... un héritage c’est pas autre chose... qu’un héritage !! De là à prétendre qu’on ne peut pas être révolutionnaire aujourd’hui sans être "jacobin" de près ou de loin, faut pas pousser mémé (lenchon) dans les orties ;-)

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 13h11 - Posté par

    Actuellement un débat et une bataille sont bien plus fructueuses : La bataille qui consiste à expliquer ce qu’est la dette publique, comme elle se crée, au travers quelles politique, comment elle est utilisée par la classe dominante pour ré-augmenter ses taux de profits, en quoi elle est utilisée politiquement pour mener des grandes attaques contre la classe populaire, etc..

    Et cette bataille permet de mettre en contexte l’affrontement de classe, les manœuvres de la bourgeoisie et de traiter la question de la monnaie dans ses vrais enjeux et pas d’une façon lepeno-compatible.

    D’accord avec ça.

    La dette est un bien meilleur sujet.

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 22h38

    Elodie, je ne sais pas si nous avons tort ou raison, en tous cas j’en suis au même point d’analyse et de réflexion que toi et en même temps je partage la réflexion d’Alain.

    C’est dire combien à quelques bémols près nous sommes plusieurs à ne pas vouloir s’éterniser sur ce sujet, mais à vouloir plutôt faire évoluer notre situation vers une autogestion généralisée au monde entier.

    J’ai fait un peu d’économie politique et financière capitaliste lors de mon passage du brevet de banque, elle ne revêtait pas à l’époque la même complexité qu’aujourd’hui y compris si le but de l’opération pour la bourgeoisie et la finance allait bien entendu dans le même sens.

    C’est un peu simpliste, mais ce que je sais sur l’euro c’est que jusqu’à présent il a servi à augmenter les prix en Europe au détriment du pouvoir d’achat et à faire progresser de façon considérable le prix des produits essentiels à la vie des peuples et des exploités.

    Par exemple celui de la baguette de pain qui était à environ 1 franc et qui aujourd’hui est à presque 1€ soit 600% d’augmentation .

    Il permet aussi l’alignement à la baisse des salaires des pays ou ils sont « les plus élevés » par l’effet d’une comparaison injustifiée avec ceux des autres pays.

    Bien entendu il n’est pas la seule arme du capital contre la classe ouvrière mais il sert bien leurs ambitions de puissance.

    Ce n‘est peut être pas une explication économique suffisante mais à ce jour je ne connais et ne subis, comme tous les exploités avec qui je discute qu’une forme destructrice d’économie et de vie : celle du capital.

    Bien entendu je me bats pour une forme de société communiste autogestionnaire et dans tous les cas, peu importe le nom du moyen d’échange, il ne sera pas reconnu par le capitalisme mondial en cas de réussite dans un seul pays.

    En même temps je me pose la question de l’utillité d’un retour au franc, puisque le dispositif d’alignement par le bas de nos salaires et conditions de vie est bien engagé.

    Toutes ces décisions et ces bla-bla sur l’euro ou le retour au franc tout comme l’idée de nationaliser les banques à la socdem ne vont permettre, pour moi, que la reconnaissance ou l’aménagement du capital et il me semble que ce n’est pas très révolutionnaire de porter le débat là-dessus.

    Bien sur y compris si ce sujet ne fera pas plus avancer la révolution que celui du sénat passer à Drôôôche il ne nous est pas interdit de l’aborder, puisque les médias et l’UMPS pour la France, l’ont mis dans la tête du peuple pour encore une fois faire diversion avec ce qu’ils comptent mettre en place.

    Amitiés

    MCoco le rebelle Médocain



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 23h33 - Posté par

    ne vont permettre, pour moi, que la reconnaissance ou l’aménagement du capital et il me semble que ce n’est pas très révolutionnaire de porter le débat là-dessus.

    C’est ce que je crains et ce que j’essaie de dire !

    Ce débat sur l’euro et l’UE sans tenir compte de l’état réel de la LDC c’est de la foutaise. En gros et en résumé.

    tout ce que proposent ceux qui avancent cette solution comme "miraculeuse" (car c’est sur ça que porte une partie de cette critique) proposent de nous en remettre à d’autres saigneurs qu’aux saigneurs actuels : les experts en économie et les élus de la goooche radicale.

    Les salariés dans ce pays ne sont pas bien fichus déjà de lutter pour leurs salaires et leurs conditiosn de travail.

    J’a idu mal à les envisager se battre pour faire de la sortie de l’euro une situation véritablement révolutionnaire et pas un néant fasciste quand inflation/déflation etc vont se succéder ,que les US et consorts vont venir fomenter des "coups d’état" à base de "terrorisime "ici etc. Je les vois pas DU TOUT.

    Ce que je veux dire (et je pense que de tout ce que j’ai lu pour l’instant ici suite à ce texte c’est toi MCOCO qui a le mieux compris ce que je voulais dire même si nous ne sommes pas forcément d’accord) c’est que proposer la sortie volontaire de l’euro DANS LES CONDITIONS ACTUELLES GLOBALES de la LDC , en plus en la présentant comme uen solution à tous nos problèmes ( c’est un peu -beaucoup - ce que nous vendent les Nikonoff etc ) ça me semble surréaliste, prendre ses désirs pour la réalité et la porte ouverte au fascisme qui eux sont organisés et de plus en plus forts et prêts à tout.

    Pas nous, le prolétariat. On est loin derrière et le mouvement communiste est aux PAQUERETTES.

    Du coup, tout ceci c’est juste de "l’altercapitalisme". Tous ces gens là (Lordon Nikonoff Sapir etc sans s’en rendre peut être compte (admettons....) ils font le boulot des bourgeois à leur place, ça s’appelle un "beauty contest" un "concours de beauté" à usage d’une fraction de la bourgeoisie.

    Demandons l’impossible ok à 200% (MAIS soyons AUSSI réalistes. Donc surtout "connaissons-nous nous-mêmes" avant d’en arriver à cette question de l’euro)

    Bien sûr "ça se discute" comme disait Delarue :-D

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    27 septembre 2011 - 23h35 - Posté par

    Note bie nque je n’ai pas dit qu’il faudra y rester ad vitam :-D j’ai dit là maintenant otut de suite c’est ni notre sujet ni notre solution (d’autant que à part voter pour l’autre truffe pro-maastricht pro mitterrand pro UE de Mélenchon cf Nikonoff Lordon etc.. personne ne me dit COMMENT aujourd’hui on sort de l’UE et de l’euro rien que politiquement !!!!)

    C’est un objectif encore plus hors de notre portée que l’augmentation des salaires et l a retraite à taux plein à 55 ans...

    Non, soyons sérieux un peu, bordel.

     ;-D

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 08h48

    Pour éviter des discussions sur la sortie de l’UE du capital,encore fallait-il ne pas y entrer.

    Aujourd’hui,en l’état,c’est à dire face à la concentration du capital mondialisé,à cette recherche permanente à juguler toute tendance à la baisse du taux de profit,la priorité,la solution, serait de sortir de l’UE et de l’euro ?

    La prise de conscience de classe aurait-elle évolué à tel point que celles et ceux qui ont dit oui à Maastrich hier,disent oui au communisme aujourd’hui ?

    Mille excuses,j’avais rien remarqué.Donc,vite barrons nous de l’UE et de l’euro,c’est tellement simple.Et les 6 et 11 octobre : plage,champignons,battue aux sangliers,et sieste crapuleuse.

    Bonne journée.

    LR



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 09h48 - Posté par

    C’est exactement le sens de ce texte sur ce sujet précis !

    Je vois , présentée comme elle l’est et surdimensionnée comme elle l’est, hypertrophiée même, cette solution miracle présentée par une sorte de cénacle informel d’experts d’une partie de la goooche dite "radicale", comme un énorme cache-sexe qui a pour
    objectif de masquer le fait que les organes "nationaux" du mouvement ouvrier ne font pas leur boulot d’aider les travailleurs à s’émanciper par eux-mêmes et ne VEULENT PAS le faire.

    Cette surdétermination de ce sujet monétaire et structurel (en plus de comporter de nombreuses erreurs d’analyses) est là pour trouver une sorte de "bouc-émissaire" à tous nos ennuis. Mais l une des sources de nos problèmes c’est la faiblesse actuelle de la lutte de classe. Et ça c’est de NOTRE responsabilité (pas "seulement" "la faute de la bourgeoisie").

    Ce discours sur la sortie de l’euro tel qu’i l est majoritairement présenté est une solution non seulement réactionnaire mais infantilisante qui je pense n’apportera rien de positif à la construction du rapport de forces dans les masses.

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    29 septembre 2011 - 11h16 - Posté par A.C

     :))

    Pour éviter des discussions sur la sortie de l’UE du capital,encore fallait-il ne pas y entrer

    Dans l’UE ou dans la discussion.. ?

     :)


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 09h14 - Posté par Saturnin

    Pour faire avancer le smilblik, il n’y a rien de mieux d’échanger soit disant. Je vais donc mettre mon grain de sel. Merci à la Louve pour nous y encourager.

    Personnellement, comme on dit, je n’ai pas la science infuse. C’est une réaction sur le coup qui peut contenir de l’a peu prés.

    Concernant l’UE, on est bien obligé de constater que c’est un vieux rêve de la grande bourgeoisie pour mater les peuples.

    Prenons, Bertrand de Jouvenel, un bourgeois bon teint, considéré comme l’un des pionnier de l’écologie politique, voilà un gars qui à la fin des années trente est en extase devant Hitler, notamment parce-qu’il se déclarait européen. Pendant l’occupation, il se fait discret, pour apparaître après et créer avec Hayek et Friedman la Société du Mont Pèlerin, tout ça sous l’égide des banques suisses. Jusqu’a sa mort de Jouvenel fut un grand défenseur de l’Europe intégrée.

    Il serait étonnant que les plus riches de la planète militent pour une Europe intégrée s’ils n’y trouvaient pas quelques avantages.

    On peut suggérer que les parlements nationaux, même représentant eux-mêmes les intérêts du grand capital, constituent un frein au capitalisme mondialisé. C’est que les élus nationaux sont sous la pression, plus ou moins forte, de leurs électeurs. En effet, même dans le système de non représentation des salariés, des plus démunis, aux divers parlements, l’élu à toujours peur de déplaire à la « populace » et de se retrouver loin du pouvoir, voire éliminés à jamais des joutes parlementaires, voire aussi perdre un salaire intéressant.

    Le système de l’Union européenne c’est d’essayer de faire croire à un peu de démocratie (le parlement de Strasbourg) et de faire prendre des décisions par des personnes non élues qui n’ont pas de compte à rendre ni aux élus, ni aux électeurs. Face aux défis à venir pour le capitalisme, la grande bourgeoisie et ses représentants militent maintenant pour un ministère de l’économie à l’échelle européenne qui aurait pour mission de conduire toutes les politiques budgétaires des états membre (Trichet, Rösler ministre de l’économie allemand).

    Pour l’UE, comme d’autres l’on constaté, les vieux rêves de Napoléon et d’Hitler qui voulait imposer une union par la force, se fait par le biais de l’économie.

    Voyant plus loin et prenant prétexte des défis environnementaux certains plaident déjà pour une gouvernance planétaire.

    Il y a loin de la coupe au lèvres et le système actuel de l’UE tient à un fil, même ses plus fidèles défenseurs s’inquiètent d’un possible naufrage, d’abord de l’euro, ensuite de l’UE elle-même. Ce naufrage, je pense qu’il serait judicieux de l’aider par des luttes revendicatives et ça contre toutes les centrales syndicales réunies qui ne voient de solutions qu’à l’échelle européenne.

    Sur l’euro, notons que c’est une monnaie dépendante de la BCE, laquelle BCE n’a de compte à rendre à personne. L’euro est fortement surévaluée, elle handicape à l’exportation. Avec l’euro les états ne peuvent emprunter à leurs propres banques centrales, ils empruntent donc sur le marché financier aux conditions de ces derniers. Enfin l’euro a fait entrer des économies nationales très différentes en compétitivité entre elles.

    En cas de changements révolutionnaire, l’un des tous premiers de ces changements serait l’obligation de changer ce moyen coercitif pour les peuples que constitue, non l’euro en tant que monnaie, mais l’euro indépendante des décisions du/des peuples et de la démocratie. Après que la monnaie s’appelle euro, francs ou autres, on rentre dans le domaine du symbolique.

    Toutefois si la chute de ce système ne constituerait pas une assurance d’une prise de pouvoir par le peuple et notamment des travailleurs, il n’en constituerait pas moins une défaite pour le capitalisme et donneraient aux militants que nous sommes de peser plus fort. En effet, il est plus facile de convaincre le collègue de travail que les choses peuvent être inversée à une plus petite échelle qu’à l’échelle d’un continent. Enfin, des changements révolutionnaires dans un pays (nation) auraient vraisemblablement des effets non négligeables dans les pays d’à côté.

    La chute de Mur de Berlin a constitué une nouvelle donne pour le capitalisme mais aussi pour les peuples. Avant, le capitalisme en concurrence avait besoin de produire et ses profits, en gros, ne se faisaient que grâce à la production. Après, le systèmes des rentes à pris des proportions hallucinantes, on pouvait faire de l’argent avec de l’argent sans considérer la majorité des populations. Sauf que ce nouvel eldorado ne peut fonctionner que sur le court terme, c’est-à-dire qu’une partie importante de la population soit encore en mesure d’acheter et justement, de mon point de vue, on approche de la fin.

    Il fut une époque, lorsqu’on arrivait à la fin d’un cycle, on faisait une « bonne » guerre et les profits reprenaient et pendant la guerre et après la guerre. Aujourd’hui, avec les armes qui sont sur la planète, les capacités existent pour détruire cette planète et les profits pourraient s’arrêter faute de profiteurs et de travailleurs.

    S’agissant du Front national, ce parti a une fonction repoussoir. On aborde plus certaines questions parce-que le Front national y fait allusion. C’est tout bénéf pour le capitalisme.

    On pourrait prendre plein d’exemple ; la laïcité, la proportionnelle aux élections, le protectionnisme pour certaines marchandises, etc…Le Front national sert à décrédibiliser beaucoup de propositions sous prétexte qu’elles ressembleraient à celles émises par le FN.

    Il en est de même pour l’euro, Il suffit d’écouter les conversations chez le boulanger ou chez le coiffeur pour savoir que cette monnaie n’a pas la cote. Le FN a bien compris qu’il lui fallait critiquer l’euro pour gagner en popularité. Mais lorsque on regarde le programme du FN ou qu’on écoute Marine Le Pen à la radio ou la télé, c’est une sortie simultanée de l’euro que propose le Front national. Une sortie simultanée c’est s’en remettre aux calendes grecques, c’est-à-dire jamais. De plus, la sortie de l’euro, Marine Le Pen ne propose pas de l’accompagner par des mesures qui par exemple mettraient les banques à la raison, Je ne développe pas, la sortie de l’euro du FN, c’est du pipeau.

    Le Front National copie ce qu’avait fait Hitler en Allemagne qui en pleine crise du capitalisme se faisait plus socialiste que tous les partis progressistes réunis, il appelait d’ailleurs ça, le national socialisme et il récupérait pour son programme tout ou parti des programmes des autres, du moins tout ce qui lui semblait populaire chez les gens. Après, évidemment ce fut autre chose. Actuellement, le FN fait pareil, il est un parti attrape tout. Bien entendu, sur le fond, il reste un parti fasciste.

    Le Front national est souvent dénoncé pour être partisan du repli national et anti-européen.

    Ce qu’il faut dénoncer c’est que l’anti européisme du FN est un anti européisme de façade. De tous temps les partis d’extrême droite, en France et en Europe se sont référés à l’Europe. Pendant la période vichyste, les plus fascistes avaient pour mot d’ordre : « La France en Europe » et « L’Europe contre le bolchevisme ». Le FN qui s’intéresse à l’histoire met en avant ceux qu’elle considère comme de grands européens comme l’empire romain ou Charlemagne. Enfin, en France, le parti frontiste est très lié aux mouvements séparatistes (notamment en Bretagne) qui militent pour une Europe fédérale. Plus tôt, ils s’opposèrent à de Gaulle qui était réticent sur l’Europe. Actuellement, les frontistes pensent que se dire anti Europe peut leur apporter des points. De plus, il savent que tenir cette position en empêche d’autres de s’opposer à l’UE qui ont peur des possibles ambiguïtés. En fait, plus opportuniste que le FN, tu meurs !

    Tout ce que je viens d’exprimer c’est ce que je pense, maintenant cela ne nous donne pas de solutions pour l’avenir. Mais quand même ! Lorsqu’on discute un peu on trouve encore beaucoup de personnes qui ont compris l’essentiel et qui ne tombent dans le panneau des uns et des autres et ce ne sont pas forcément des personnes qui ont été liées à un parti politique, voire même à un syndicat.

    Enfin, il y tous ces petites organisations qui militent, qui touchent du monde et qui font passer un certain nombre d’idées anticapitalistes. Il y a des organisations qui avancent aussi avec l’expérience. Prenons par exemple celles qui luttent pour l’eau bien public, elles voient bien qu’elles se heurtent à des décisions politiques qui favorisent Véolia ou Suez.

    De là à faire un grand mouvement communiste, il faudra certainement que beaucoup d’eau passe sous les ponts. Si des gens qui lisent, qui cherchent, se référent quelquefois à Marx ou dans un autre genre, à Chomsky, Althusser, Samir Amin, etc…, pour autant ils se méfient du style parti avec petits chefs qui savent tout. A mon humble avis, mais je peux me gourer, il faut seulement espérer que ces organisations crées des relations à l’horizontales pouvant coordonner de grands mouvements. Peut-être qu’après se dessinera un grand mouvement anticapitaliste ou parti communiste, mais qui n’aura de toutes façons pas de ressemblance avec les partis du passé. Pour dire rapidement, je ne crois pas qu’on fera du neuf avec de l’ancien. Des relations horizontales, c’est une façon de faire à inventer (en disant ou écrivant cela je risque faire sursauter quelques-uns qui ne connaissent que le centralisme plus ou moins démocratique), mais on a fait l’expérience que la verticalité avait beaucoup de défauts. Il suffit de regarder l’effectif des syndicats pour savoir que contre la verticalité, les gens sont vaccinés.

    Dans mon esprit ces relations à l’horizontales doivent déboucher sur « Ces choses (qui) ont pour nom : rapport de forces, lutte de classe. (Donc, revendications, organisation des exploités en force politique, internationalisme, lutte contre l’impérialisme  ». C’est la seule façon d’ailleurs de faire prendre en compte les intérêts du point de vue du monde du travail. Mais cette préoccupation première ne doit pas nous empêcher de dénoncer, voire de déstabiliser les moyens que s’est donné la bourgeoisie, comprador ou pas. Et pour créer ce rapport de forces, il faut bien donner en plus des causes, comprendre les moyens qu’utilisent les plus riches.. L’augmentation des salaires, de meilleures conditions de travail, une sécurité sociale digne de ce nom sont, parmi d’autres revendications, des moyens de rassembler. Toutefois, il faut connaître les obstacles, notamment lorsque ceux-ci proviennent en partie de nos propres rangs (syndicalisme d’accompagnement).

    Fraternellement.

    Saturnin



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 10h22 - Posté par

    Salut Saturnin,

    Concernant l’UE, on est bien obligé de constater que c’est un vieux rêve de la grande bourgeoisie pour mater les peuples.

    Prenons, Bertrand de Jouvenel, un bourgeois bon teint, considéré comme l’un des pionnier de l’écologie politique, voilà un gars qui à la fin des années trente est en extase devant Hitler, notamment parce-qu’il se déclarait européen. Pendant l’occupation, il se fait discret, pour apparaître après et créer avec Hayek et Friedman la Société du Mont Pèlerin, tout ça sous l’égide des banques suisses. Jusqu’a sa mort de Jouvenel fut un grand défenseur de l’Europe intégrée.

    Il serait étonnant que les plus riches de la planète militent pour une Europe intégrée s’ils n’y trouvaient pas quelques avantages.

    sur ce point tu peux même rajouter Giscard et des tas d’autres , nous sommes d’accord. C’est le constat qui nous a toujours fait voter "NON".

    Mais seulement voilà, même de peu, à Maastricht, majoritairement, grâce aussi à une entourloupe sémantico-juridique, le peuple de la "nation" française a quand même voté "oui"...Ca , c’est un fait.

    On peut suggérer que les parlements nationaux, même représentant eux-mêmes les intérêts du grand capital, constituent un frein au capitalisme mondialisé.

    Le terme de "capitalisme mondialisé" a t il un sens ? Je ne suis pas sûre. Ou alors il n’a pas d’autre sens que celui-ci : extension du système capitaliste à l’échelle monde c’est à dire là où avant il y avait des résidus d’autres systèmes (féodaux, etc) . Le problème ce n’est pas la mondialisation, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, la division du travail étendue à l’échelle mondiale entre les Etats et les zones, et l’impérialisme (qui n’est pas la "mondialisation"). Mais je peux me tromper. En tout cas on a manifestement des efforts de définition à faire (tous).

    C’est que les élus nationaux sont sous la pression, plus ou moins forte, de leurs électeurs. En effet, même dans le système de non représentation des salariés, des plus démunis, aux divers parlements, l’élu à toujours peur de déplaire à la « populace » et de se retrouver loin du pouvoir, voire éliminés à jamais des joutes parlementaires, voire aussi perdre un salaire intéressant.

    Là, je suis en désaccord complet. Cela c’est un mythe qu’on se raconte pour se rassurer.

    Jusqu’à preuve du contraire, le fait qu’un parlement soit national n’a pas empêché Maastricht et le fait que le parlement soit national n’empêche pas l’application des règles de l’UE. Ce que je veux dire c’est que justement, la volonté de transférer/déléguer à l’UE elle est à la base , nationale. Les parlements nationaux existent depuis toujours et n’ont rien empêché du tout dans cette construction, ils en ont même été les initiateurs et les instruments !

    Le système de l’Union européenne c’est d’essayer de faire croire à un peu de démocratie (le parlement de Strasbourg) et de faire prendre des décisions par des personnes non élues qui n’ont pas de compte à rendre ni aux élus, ni aux électeurs.

    Contrairement à ce qu’on raconte un peu facilement, la commission est une émanation des représentants nationaux élus ! PUISQUE ils ont été D’ACCORD pour la créer ainsi, cette commission. Et que s’ils le voulaient, ils pourraient parfaitement la défaire. Ne donnons pas quitus aux socialos de leur VOLONTE (et donc, de leur responsabilité) en matière européenne !

    Face aux défis à venir pour le capitalisme, la grande bourgeoisie et ses représentants militent maintenant pour un ministère de l’économie à l’échelle européenne qui aurait pour mission de conduire toutes les politiques budgétaires des états membre (Trichet, Rösler ministre de l’économie allemand).

    Ce ne serait-ce à la rigueur qu’une coordination qui correspond à la formalisation d’un état de fait existant depuis longtemps. Et je ne suis pas sûre que toute la bourgeoisie le souhaite en choeur. Je crois même que c’est l’inverse.

    Un élément de réflexion à trouver là

    http://www.liberation.fr/economie/0...

    Pour l’UE, comme d’autres l’on constaté, les vieux rêves de Napoléon et d’Hitler qui voulait imposer une union par la force, se fait par le biais de l’économie.

    Non. C’est faux. Elle s’est faite par le biais de la politique. Pour servir l’économie.

    Voyant plus loin et prenant prétexte des défis environnementaux certains plaident déjà pour une gouvernance planétaire.

    Elle existe quasiment déjà et date d’avant l’euro ! C’est l’ONU le FMI l’OCDE le G 20.

    Il y a loin de la coupe au lèvres et le système actuel de l’UE tient à un fil, même ses plus fidèles défenseurs s’inquiètent d’un possible naufrage, d’abord de l’euro, ensuite de l’UE elle-même. Ce naufrage, je pense qu’il serait judicieux de l’aider par des luttes revendicatives et ça contre toutes les centrales syndicales réunies qui ne voient de solutions qu’à l’échelle européenne.

    Ca c’est juste. et ce n’est pas la même position de dire "si l’euro est en train de crever on peut l’aider PAR NOS LUTTES à crever que de dire "pour solutionner tout nos problèmes il faut sortir de l’euro".

    Sur l’euro, notons que c’est une monnaie dépendante de la BCE, laquelle BCE n’a de compte à rendre à personne. L’euro est fortement surévaluée, elle handicape à l’exportation. Avec l’euro les états ne peuvent emprunter à leurs propres banques centrales, ils empruntent donc sur le marché financier aux conditions de ces derniers. Enfin l’euro a fait entrer des économies nationales très différentes en compétitivité entre elles.

    Dire que la BCE n’a de copte à rendre à personne ce n’est pas exact ! Elle est, comme avant elle la Banque de France et la CdC au niveau "national" hermétique à tout contrôle populaire et notamment prolétarien. Mais elle est évidemment dépendante des décisions politiques des gouvernements des Etats membres ! On sait très bien que ce n’est pas "formellement" mais ça l’est officieusement ! tout l’art est là, consister à faire croire que la BCE est "indépendante" pour que les autres puissent s’en laver les mains en cas de couille grave.

    En cas de changements révolutionnaire, l’un des tous premiers de ces changements serait l’obligation de changer ce moyen coercitif pour les peuples que constitue, non l’euro en tant que monnaie, mais l’euro indépendante des décisions du/des peuples et de la démocratie. Après que la monnaie s’appelle euro, francs ou autres, on rentre dans le domaine du symbolique.

    en effet, la question c’est celle de la DEMOCRATIE et du CONTROLE. C’est exactement ce que je dis ! Or, tout ceux , experts , qui préconisent cette sortie-miracle n’en parlent pas et arrêtent leur problème à une question réduite au "national". Les "pôles publics" qu’ils proposent ne règlent absolument pas le sujet. Et ne change pas la question du capitalisme (en franc en euro ou en bananes).

    Toutefois si la chute de ce système ne constituerait pas une assurance d’une prise de pouvoir par le peuple et notamment des travailleurs, il n’en constituerait pas moins une défaite pour le capitalisme et donneraient aux militants que nous sommes de peser plus fort.

    Non. Il amènera le fascisme. Parce que ce sera le chaos (économique politique social etc) et que nous n’avons ni les moyens (pour l’instant) ni peut être la volonté ni rien de lutter contre la récupération immédiate qu’en feront les fascistes. Les premiers à trinquer seront les étrangers. C’est évident. On passera d’un bouc- émissaire à un autre et bien excités par la dèche, la pénurie etc, tu verras les bons travailleurs français jeter des pierre aux travailleurs étrangers. "La France aux Français".

    En effet, il est plus facile de convaincre le collègue de travail que les choses peuvent être inversée à une plus petite échelle qu’à l’échelle d’un continent.

    Ma pratique syndicale particulière (CGT implantée ex nihilo dans une bite du tertiaire avec de nbx salariés "embourgeoisés" me fait dire que hélas non), mais j’aimerais être d’accord avec toi...

    Enfin, des changements révolutionnaires dans un pays (nation) auraient vraisemblablement des effets non négligeables dans les pays d’à côté.

    Ca c’est sûr ! Mais pour moi ce ne sont pas ces changements révolutionnaires-là qui peuvent marcher.

    une victoire sur les retraites aurait été bien plus efficace de ce point de vue que n’importe quel sortie de l’euro.

    La chute de Mur de Berlin a constitué une nouvelle donne pour le capitalisme mais aussi pour les peuples.

    Oui. Mais parce qu’il a signé la fin de l’URSS. Concurrente directe des USA dans la course à la domination impérialiste. L a chute du mu et donc de l’URSS a été la concrétisation de la victoire totale des USA sur l’URSS (victoire débutée avec les guerres asiatiques paradoxalement, car elles ont enfoncé un coin énorme entre les deux leaders socialistes qu’étaient la Chine et l’URSS).

    Avant, le capitalisme en concurrence avait besoin de produire et ses profits, en gros, ne se faisaient que grâce à la production. Après, le systèmes des rentes à pris des proportions hallucinantes, on pouvait faire de l’argent avec de l’argent sans considérer la majorité des populations. Sauf que ce nouvel eldorado ne peut fonctionner que sur le court terme, c’est-à-dire qu’une partie importante de la population soit encore en mesure d’acheter et justement, de mon point de vue, on approche de la fin.

    Je ne crois pas que cela approche de la fin tant qu’on ne fera pas ce qu’il faut pour or nous en sommes loin. Par ailleurs ce que tu décris me semble hélas appeler perdurer avec le Franc !

    Il fut une époque, lorsqu’on arrivait à la fin d’un cycle, on faisait une « bonne » guerre et les profits reprenaient et pendant la guerre et après la guerre. Aujourd’hui, avec les armes qui sont sur la planète, les capacités existent pour détruire cette planète et les profits pourraient s’arrêter faute de profiteurs et de travailleurs.

    Bah c’est pour ça qu’il faut aller faire des guerres là où on ne se bat encore qu’avec des caillous et des kalachs ds années 30.. :/

    S’agissant du Front national, ce parti a une fonction repoussoir. On aborde plus certaines questions parce-que le Front national y fait allusion. C’est tout bénéf pour le capitalisme.

    Ce n’est pas ce que je dis (ni ce que je fais ! La preuve :-) j’ai écrit 11 pages sur un sujet qui anime le FHaine)

    On pourrait prendre plein d’exemple ; la laïcité, la proportionnelle aux élections, le protectionnisme pour certaines marchandises, etc…Le Front national sert à décrédibiliser beaucoup de propositions sous prétexte qu’elles ressembleraient à celles émises par le FN.

    Certes mais ce n’est pas sur cet argument que repose ma critique, tu en conviendras, j’ai un peu plus argumenté que cela quand même (même si nous sommes en désaccord).

    Il en est de même pour l’euro, Il suffit d’écouter les conversations chez le boulanger ou chez le coiffeur pour savoir que cette monnaie n’a pas la cote.

    Ben je comprends ! elle a servi de cache sexe pour augmenter les PRIX ! Mais elle n’est pas EN SOI une source d’augmentation. C’est la volonté politique derirère, une monnaie où l’allemagne et les US ont imposé leur choix.

    Le FN a bien compris qu’il lui fallait critiquer l’euro pour gagner en popularité. Mais lorsque on regarde le programme du FN ou qu’on écoute Marine Le Pen à la radio ou la télé, c’est une sortie simultanée de l’euro que propose le Front national. Une sortie simultanée c’est s’en remettre aux calendes grecques, c’est-à-dire jamais. De plus, la sortie de l’euro, Marine Le Pen ne propose pas de l’accompagner par des mesures qui par exemple mettraient les banques à la raison, Je ne développe pas, la sortie de l’euro du FN, c’est du pipeau.

    Comme celle que propose les xperts précités ;-) mais pour des raisons différentes.

    Franchement quand j’ai lu l’article de Lordon cet été (aout) dans le Diplo sur la démondialisation j’ai cru que j’allais VOMIR.

    Le Front National copie ce qu’avait fait Hitler en Allemagne qui en pleine crise du capitalisme se faisait plus socialiste que tous les partis progressistes réunis, il appelait d’ailleurs ça, le national socialisme et il récupérait pour son programme tout ou parti des programmes des autres, du moins tout ce qui lui semblait populaire chez les gens. Après, évidemment ce fut autre chose. Actuellement, le FN fait pareil, il est un parti attrape tout. Bien entendu, sur le fond, il reste un parti fasciste.

    Mais on estd’accord sur tout ça Saturnin. C’est pas en débat (sauf que je rappelle que Hitler a gagné, et Mussolini aussi..)

    Le Front national est souvent dénoncé pour être partisan du repli national et anti-européen.

    Ce qu’il faut dénoncer c’est que l’anti européisme du FN est un anti européisme de façade. De tous temps les partis d’extrême droite, en France et en Europe se sont référés à l’Europe. Pendant la période vichyste, les plus fascistes avaient pour mot d’ordre : « La France en Europe » et « L’Europe contre le bolchevisme ». Le FN qui s’intéresse à l’histoire met en avant ceux qu’elle considère comme de grands européens comme l’empire romain ou Charlemagne. Enfin, en France, le parti frontiste est très lié aux mouvements séparatistes (notamment en Bretagne) qui militent pour une Europe fédérale. Plus tôt, ils s’opposèrent à de Gaulle qui était réticent sur l’Europe. Actuellement, les frontistes pensent que se dire anti Europe peut leur apporter des points. De plus, il savent que tenir cette position en empêche d’autres de s’opposer à l’UE qui ont peur des possibles ambiguïtés. En fait, plus opportuniste que le FN, tu meurs !

    C’est pas le débat même si c’est intéressant.

    Tout ce que je viens d’exprimer c’est ce que je pense, maintenant cela ne nous donne pas de solutions pour l’avenir. Mais quand même ! Lorsqu’on discute un peu on trouve encore beaucoup de personnes qui ont compris l’essentiel et qui ne tombent dans le panneau des uns et des autres et ce ne sont pas forcément des personnes qui ont été liées à un parti politique, voire même à un syndicat.

    C’est à dire ?

    Enfin, il y tous ces petites organisations qui militent, qui touchent du monde et qui font passer un certain nombre d’idées anticapitalistes. Il y a des organisations qui avancent aussi avec l’expérience. Prenons par exemple celles qui luttent pour l’eau bien public, elles voient bien qu’elles se heurtent à des décisions politiques qui favorisent Véolia ou Suez.

    De là à faire un grand mouvement communiste, il faudra certainement que beaucoup d’eau passe sous les ponts.

    On n’a PAS le temps. Va falloir passer la seconde quand même que chacun fasse un peu d’efforts .

    Si des gens qui lisent, qui cherchent, se référent quelquefois à Marx ou dans un autre genre, à Chomsky, Althusser, Samir Amin, etc…, pour autant ils se méfient du style parti avec petits chefs qui savent tout.

    Mais ENTIEREMENT d’accord figures toi !!!

    A mon humble avis, mais je peux me gourer, il faut seulement espérer que ces organisations crées des relations à l’horizontales pouvant coordonner de grands mouvements.

    Pas sans volonté communiste.

    Peut-être qu’après se dessinera un grand mouvement anticapitaliste ou parti communiste, mais qui n’aura de toutes façons pas de ressemblance avec les partis du passé. Pour dire rapidement, je ne crois pas qu’on fera du neuf avec de l’ancien.

    Là aussi je suis d’accord ! A 200 % même

    Des relations horizontales, c’est une façon de faire à inventer (en disant ou écrivant cela je risque faire sursauter quelques-uns qui ne connaissent que le centralisme plus ou moins démocratique), mais on a fait l’expérience que la verticalité avait beaucoup de défauts. Il suffit de regarder l’effectif des syndicats pour savoir que contre la verticalité, les gens sont vaccinés.

    Dans mon esprit ces relations à l’horizontales doivent déboucher sur « Ces choses (qui) ont pour nom : rapport de forces, lutte de classe. (Donc, revendications, organisation des exploités en force politique, internationalisme, lutte contre l’impérialisme ». C’est la seule façon d’ailleurs de faire prendre en compte les intérêts du point de vue du monde du travail. Mais cette préoccupation première ne doit pas nous empêcher de dénoncer, voire de déstabiliser les moyens que s’est donné la bourgeoisie, comprador ou pas. Et pour créer ce rapport de forces, il faut bien donner en plus des causes, comprendre les moyens qu’utilisent les plus riches.. L’augmentation des salaires, de meilleures conditions de travail, une sécurité sociale digne de ce nom sont, parmi d’autres revendications, des moyens de rassembler. Toutefois, il faut connaître les obstacles, notamment lorsque ceux-ci proviennent en partie de nos propres rangs (syndicalisme d’accompagnement).

    ok également sur certains points.

    Fraternellement à toi ! A + camarade.

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 10h28

    Voilà de quoi alimenter encore le débat.

    Ici un banquier qui dit "sortons de l’euro" (traduction "GAVONS NOUS A NOUVEAU" le capitalisme industriel "intérieur" a besoin de sortir de l’euro il s’en fout il ramènera le fascisme pour maintenir l’ordre chez les ouvriers qui crèveront la dalle....)

    LL


    « Si l’euro survit, nos usines mourront »

    Interview - Banquier d’affaires, Philippe Villin pointe la responsabilité de la monnaie unique dans la crise actuelle :

    Par NATHALIE RAULIN

    Alors que la méfiance des marchés vis-à-vis des dettes souveraines ne baisse pas, les détracteurs de l’Union monétaire triomphent. Banquier d’affaires atypique, Philippe Villin pointe la responsabilité de la monnaie unique dans la crise actuelle. Visiteur du soir de l’Elysée, cet anti-Maastricht de la première heure, qui se définit volontiers comme un « chevènementiste de droite », parie désormais - avec satisfaction - sur un très prochain « grand soir de la fin de l’euro ».

    - D’ici fin septembre, le deuxième plan d’aide à la Grèce devra être bouclé. Une sortie de crise se dessine-t-elle ?

    Non. L’explosion de la zone euro est inévitable d’ici un à douze mois. La Grèce ne sera pas sauvée, heureusement, car sinon, elle serait perdue. Elle doit dévaluer très fortement pour rétablir sa compétitivité, relancer son économie et faire complètement défaut. Le Portugal et l’Espagne suivront. Le marché anticipe cette situation en faisant tendre vers zéro la valeur de beaucoup de banques européennes.

    -N’êtes-vous pas exagérément pessimiste ?

    Non, l’euro est en bout de course. L’absence de croissance fait exploser le chômage et les dettes souveraines. Mais la crise n’est pas seulement une crise de la dette. C’est aussi une crise de surévaluation de la monnaie unique, qui pousse nos industries à se délocaliser, et de compétitivité intra-européenne car, hors zone rhénane, faute de pouvoir dévaluer à l’intérieur de la zone euro, les autres pays ne règlent plus leurs problèmes de compétitivité et voient leurs exportations s’effondrer. Pour sauver le monstre qu’ils ont créé, les docteurs Folamour de la monnaie unique veulent imposer aux Etats en difficulté encore plus de rigueur. C’est sans issue : plus on va faire d’économies, plus l’activité sera freinée, moins les déficits publics seront maîtrisés.

    -L’euro, pour vous, serait la cause des turbulences actuelles ?

    Oui. Nous subissons aujourd’hui les conséquences d’un double choix dément. Primo, avoir fait le pari, perdu d’avance, d’une union monétaire sans union politique et donc sans union de transferts : une monnaie unique dans une zone économique qui n’est pas équilibrée aboutit à détruire les pays les plus faibles, car en dotant ces pays d’un pouvoir d’achat en monnaie forte, leurs produits moins performants sont remplacés par les produits des zones les plus efficaces, allemands au premier chef. Sans que l’Allemagne ne paie un quelconque transfert.

    - Et l’autre raison ?

    L’autre pêché originel, c’est de n’avoir recherché que la stabilité de la monnaie - sur le modèle du Mark -, pas la croissance. Le choix de l’euro était celui d’une monnaie forte au service des rentiers, pas de ceux qui doivent travailler pour vivre.
    La zone euro n’a-t-elle pas généré de la croissance ?

    Non, cela a été tout le contraire. Dans les pays de la zone, la croissance économique a été plus faible que dans tous les autres pays européens ! Logique, puisque l’euro est surévalué depuis 2003. Ainsi la France a perdu des millions d’emplois industriels : son aéronautique se délocalise peu à peu en zone dollar ! Vallourec, spécialiste des tubes pour l’industrie pétrolière, vendus en dollars, produisait en France et en Allemagne. Avec l’euro fort, pour pouvoir survivre, cette société a dû créer une usine aux Etats-Unis, puis une autre au Brésil. Si l’euro survit, les usines françaises mourront. Loin d’être un élixir miracle, cette monnaie n’a profité qu’à la zone rhénane et a rendu le reste de l’Europe mortellement leucémique. Je n’hésite pas à dire que Jean-Claude Trichet et ses sbires sont des criminels économiques, car ils ont fabriqué des millions de chômeurs.

    -La responsabilité des Etats qui n’ont pas su gérer leurs finances publiques n’est-elle pas aussi engagée ?

    Bien sûr, la crise des dettes doit beaucoup à l’insuffisante maîtrise des finances publiques, facilitée par les taux d’intérêts trop bas que l’euro a procurés à l’Europe du Sud. Mais il faut se méfier des ajustements budgétaires rapides alors que c’est l’écroulement de l’activité qui fait gonfler les dettes souveraines. Pire, faute de pouvoir dévaluer, on veut aujourd’hui obliger les pays faibles de la zone à baisser les salaires pour rétablir la compétitivité. Cela conduira, comme dans les années 30, à l’explosion sociale. Il faut avoir vécu sa vie durant dans les palais nationaux pour ne pas le comprendre. On peut empêcher les gens de consommer un produit importé devenu trop cher, on ne peut pas réduire leurs salaires sans provoquer de révolte sociale.

    - L’Union européenne peut-elle s’amender en allant vers plus d’intégration politique et économique ?

    C’est trop tard. L’essentiel des dettes grecque et portugaise est perdu, et probablement 50% de l’espagnole. Comme mutualiser une perte aussi astronomique sans faire couler toute la zone ? Et cela ne réglerait pas, non plus, le problème actuel de non-compétitivité.

    - L’idée d’aller vers plus de fédéralisme progresse pourtant dans les esprits…

    Je mets ici en garde contre la tentation du fédéralisme furtif, sans nouvelles votations. L’attitude des dirigeants européens est comparable à celle d’un guide de haute montagne qui, sachant que son client n’est pas capable de faire une course difficile, l’entraînerait sur une pente glacée en lui mentant et lui interdirait de reculer au motif que dans ce cas, il tomberait !

    Le rachat de dettes par la Banque centrale européenne crée une dette fédérale pour laquelle on n’a jamais voté. Si on voulait aller plus loin, il faudrait organiser des votations et expliquer aux citoyens d’Europe du Nord qu’ils devraient payer beaucoup et indéfiniment pour l’Europe du Sud, et annoncer aux citoyens du Sud que leurs pays seraient transformés en DOM du continent où l’on ne produit plus rien de compétitif. Je ne suis pas inquiet : les fédéralistes ne pourront, ni aller plus loin sans votes, ni les gagner devant l’effroi qu’un tel projet susciterait.

    - Quelles seraient les conséquences d’une explosion de la zone euro, notamment pour les banques ?

    Un retour immédiat à la compétitivité et donc à la croissance pour l’Europe hors zone rhénane. Mais aussi, évidemment, un choc terrible pour beaucoup de banques puisque leurs créances souveraines ne seront pas, ou pas complètement, honorées. Il faudra forcément en recapitaliser massivement, même si cela ruine leurs actionnaires, tout en protégeant les contribuables. Il faut lancer cette recapitalisation avant que la peur ne gagne et que les gens ne veuillent retirer leurs dépôts, déclenchant des faillites bancaires. Le devoir des leaders européens est de préparer secrètement le grand soir de la fin de l’euro avant que tout ne leur explose à la figure.

    http://www.liberation.fr/economie/0...



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 10h35

    Voici l’un des extraits du texte de Lordon par ucet été ds Le diplo qui m’a fait quasi-vomir de dégoût que ce genre de choses puisse être écrit sous la plume d’un osi-disant mec "de gauche". L’intégralité (dispo ici : http://toutsurlachine.blogspot.com/... car sur le site du "diplo" il n’ y est que partiellement)

    LL


    "(...)
    C’est en ce point précis que le débat vient à se crisper à gauche. On n’aurait pas imaginé en effet que des membres du conseil scientifique de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) pussent s’alarmer de la mise en circulation du thème de la démondialisation, moins encore dans les termes de la stigmatisation du " repli national " qui résonnent étrangement avec les habituelles fulminations de l’éditorialisme libéral, et préparent le terrain de l’assimilation aux " politiques brunes [qui] se frayent un chemin sous les déguisements les plus divers (14) ".

    On reste confondu de cette contribution peut-être involontaire, mais en tout cas objectivement constituée, d’une partie de la gauche critique aux pires défigurations de la démondialisation, et notamment celle qui persiste dans la fantasmagorie obsidionale, le " syndrome de la forteresse ", à base de remparts, de ponts-levis et d’économie autarcique. On croyait réservée au chroniqueur du Figaro Alexandre Adler l’antinomie qui ne conçoit que la Corée du Nord et la forme " royaume-ermite " comme opposé dialectique de la mondialisation, mais voilà que les allusions des signataires d’Attac viennent alimenter à leur tour cette figure imaginaire qu’un regard jeté sur une histoire économique récente suffit pourtant à invalider.

    Car si, rapportée à nos normes (d’ailleurs singulièrement, et symptomatiquement, déplacées) d’aujourd’hui, la configuration fordiste du capitalisme d’après-guerre a tout de la démondialisation, on y chercherait en vain les barbelés et les miradors, les économies hermétiquement closes et les projets d’autosuffisance. Terrible infirmité de la pensée du tiers exclu qui ne conçoit que le monde mondialisé ou bien l’enfer des nations, mais rien entre les deux, et contre laquelle il faut rappeler sans cesse la possibilité de l’international, qu’il faudrait peut-être écrire inter-national pour lui faire encore mieux dire ce qu’il veut dire, à savoir qu’il peut y avoir des nations et des liens entre les nations.

    On ne sache pas en effet que la période 1945-1985 ait ignoré les échanges extérieurs - sans doute le commerce international était-il moins développé qu’aujourd’hui... mais il n’est pas certain que ce soit une tare. On ne sache pas non plus que cette restriction, dans un régime d’échange que nos normes d’aujourd’hui qualifieraient indiscutablement de protectionniste, ait porté la guerre que nous promet M. Lamy chaque fois qu’il est question de ne pas tout sacrifier au libre-échange - et, catastrophique convergence rhétorique, certains altermondialistes annoncent que des droits de douane " nourri[raient] la xénophobie et le nationalisme (15) ", soit, lu à l’aveugle, du Lamy dans le texte.

    Aussi aimerait-on rappeler que l’" horreur national-protectionniste " fordiste a été une époque, sans doute imparfaite, de plein-emploi, de croissance - il est vrai sans conscience écologique - et de paix entre pays avancés, certes relative seulement, mais tout de même... On ne sache pas davantage que le principe national ait été aboli même dans le monde supposé mondialisé car, informons les libéraux et les altermondialistes, il y a encore des nations ! Il y a la Chine, il y a les Etats-Unis, dont curieusement on ne questionne jamais ni le nationalisme ni les affirmations de souveraineté. Ces deux-là riraient beaucoup si on leur demandait de se fondre dans de plus vastes ensembles. Et, chose plus surprenante, ces indécrottables nations ne se font pas nécessairement la guerre, et elles ne nous la font pas non plus ! (...)"



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 11h33 - Posté par CONNANGLE

    Pour ma part je vis bien sur la terre comme tout le reste de la population.

    Et là, c’est la précarité pour la plupart de ceux qui habitent dans nos pays dits hautements industrialisés et c’est la misère ou la famine pour les autres.
    Il reste une poignée de bourgeois, d’exploiteurs et leurs valets pour qui la vie est belle.

    Pour ce qui concerne nos quartiers populaires français que je côtoie, personne ne se posent la question de la sortie de l’Europe et le retour à la monnaie nationale, y compris s’ils en entendent parleret que leur souci par rapport à cela est de savoir s’il ne vont pas encore se faire avoir.

    La question qu’ils se posent régulièrement et quasiment tous, à part ceux qui jouent avec la drogue et gagnent en quelques heures ce que le balayeur et l’ouvrier des chantiers qui vivent dans leur quartier gagnent en une semaine.

    A part ces « hors la loi » qui pour bouffer ont trouvé un solution de facilité précaire pour l’avenir et non sans risque, tous les autres veulent savoir comment ils vont se nourrir et élever leurs enfants pour faire court.

    Après ils restent les petits boulots, les petits salaires et les chômeurs issues des jeunes et des licenciements massifs ou de délocalisations abusives que les entreprises du CAC 40 ou à capitaux étrangers à forts résultats alimentent pour assouvir leurs ambitions de fric à gogo et, de puissance.

    Si l’on rajoute, les sans logis et les sans papiers, on obtient un taux de précarité et de misère jamais atteint depuis fort longtemps.

    Tous ces gens sans espoir sont proche de la révolte parce qu’aujourd’hui, aucun parti ne laissent entrevoir d’amélioration possible voire de changement radicaux pouvant apporter de solution à leur malheur ,et pourtant ils restent un terreau propice à un avancée vers un système communiste autogestionnaire et pour le moins à une autre notion de partage.

    A nous de les éclairer et nous savons que contre ce capital armé du prêt à penser
    Qu’il diffuse par le biais de médias à leur botte et qui rentrent dans nos foyers tous les jours, bien sûr rien n’est facile.

    C’est donc chez et vers ce peuple exploité et trompé qu’il faut aller au mieux par le biais d’une proximité dans les entreprises et les quartiers.

    Nous savons tous que bien souvent le net est essentiellement utilisé par les jeunes pour les jeux, ce n’est donc pas à travers ce système que nous pourrons joindre les majorités à éclairer.

    Ils savent aussi que toutes les promesses faites par les politicards ne sont jamais tenues, ce qui leur fait perdre confiance vis-à-vis des partis existants ou ayant participés à des gouvernements quels qu’ils soient, c’est donc toute une confiance qu’il faut rétablir et pour cela ils ont besoin de reprendre confiance en eux et à comprendre que le monde ne peut pas être fait que de chefs.

    C’est à cet effet que nous devons les rencontrer pour développer l’idée d’une possibilité de gestion du quartier et du pays avec et pour eux. .

    Une fois ce travail accompli l’idée du fascisme restera limitée à quelques inconscients en mal de race pure ou de je ne sais quelle autre lubie.

    Et pour revenir au sujet, bien qu’il ne me semble pas trop m’en être éloigné en disant cela, Euro ou franc c’est loin d’être le souci premier de tous les exploités , y compris s’ils ont bien compris que l’Europe et l’Euro sont des armes qui permettent aux riches de mieux exploiter les pauvres, si ce sont des armes supplémentaire créées par le capital et ses valets.

    Le sujet est à mon avis peu important dans l’immédiat y compris s’il préoccupe essentiellement quelques savants et économistes de droite ou de gôôche qui n’attendent pas après des changements de cet ordre pour boucler les fins de mois et qui sont incapables de nous expliquer clairement ce que nous aurions à y gagner dans l’état ou le capital a mis aujourd’hui le monde entier.

    Cela ne mous empèche pas bien entendu de se poser les questions du pour ou du contre dans le cas ou cela pourrait permetttre une avancée pour la classe ouvrière ;

    Je rappelle que je me suis opposé dès le début à cette Europe du capital et de la socdem et que je n’ai pas trop entendu de bruit y compris de la part du PCF lorsqu’il y a eu ce que je considére un déni de démocratie lors du dernier référendum sur le traité Européen.

    Ce que l’on sait c’est que les capitalistes y retrouvent leur compte sans trop savoir ou ils mènent la planète et les peuples.

    L’€uro, le dollar et la bourse restent avec l’exploitation des peuples et les bombes leurs moyens de nous conduire à une précarité dont ils besoin pour augmenter leur puissance.

    Bon à tchao, c’est l’heure d’aller débattre avec mes pots de la rue.

    Amitiés
    MCoco Le Rebelle Médocain



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    28 septembre 2011 - 13h44 - Posté par La Louve

    Re MCoco

    C’est à cet effet que nous devons les rencontrer pour développer l’idée d’une possibilité de gestion du quartier et du pays avec et pour eux. .

    Une fois ce travail accompli l’idée du fascisme restera limitée à quelques inconscients en mal de race pure ou de je ne sais quelle autre lubie.

    Et pour revenir au sujet, bien qu’il ne me semble pas trop m’en être éloigné en disant cela, Euro ou franc c’est loin d’être le souci premier de tous les exploités , y compris s’ils ont bien compris que l’Europe et l’Euro sont des armes qui permettent aux riches de mieux exploiter les pauvres, si ce sont des armes supplémentaire créées par le capital et ses valets.

    Le sujet est à mon avis peu important dans l’immédiat y compris s’il préoccupe essentiellement quelques savants et économistes de droite ou de gôôche qui n’attendent pas après des changements de cet ordre pour boucler les fins de mois et qui sont incapables de nous expliquer clairement ce que nous aurions à y gagner dans l’état ou le capital a mis aujourd’hui le monde entier.

    Ben voilà, c’est un peu le sens de cet article - de dénoncer les "zexperts" (je ne parle évidemment pas de camarades comme Alain ou Saturnin ou d’autres qui ont des idées sur la question, y compris opposées aux miennes - je parle des vrais "zexperts de gooooche" qui se refont une santé avec ce sujet mais sont pas plus démocrates les uns que les autres et ne connaissent pas la réalité actuelle (ou la tiennent justement bien à l’écart" de toutes leurs petites discussions. Ils font un travail IDEOLOGIQUE pour ELOIGNER les travailleurs de la LDC à leur façon "de gooche". voilà ce que je pense.

    LL


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    29 septembre 2011 - 08h42 - Posté par Copas

    Comment en France la question de l’Euro et l’UE a une vieille histoire

    Le problème d’une partie de la gauche vient beaucoup du retour chauvin avant la dernière guerre mondiale, un des éléments conditionnels du Front Populaire afin que les radicaux et le PS acceptent alliance populaire avec le PC.

    En fait les allers retours, tout le long du XXeme siècle marquent un fond essentiellement nationaliste de la gauche, troublé par la Section française de l’internationale communiste jusque dans les années 30, puis l’émergence d’une extrème gauche internationaliste vers 1960 (qui se crée littéralement dans le combat internationaliste, notamment dans le soutien concret à la résistance algérienne), mais sur les marges de la gauche.

    Depuis le virage vers le nationalisme avant 1936 jusqu’à maintenant , pour le plus gros parti de travailleurs en France, la question de ce virage aura toujours, et tout du long suscité des résistances, des interprétations, des inflexions de ceux qui n’acceptent pas ce virage.

    Le fond nationaliste prend une grande dimension avec de grandes conséquences à la sortie de la guerre sur les conséquences idéologiques d’avoir accepter l’alliance avec des forces de droite dans la résistance (ce ne fut pas le cas de toutes les résistances, en Yougoslavie il y eut au moins deux mouvements de résistance et ce furent les communistes qui gagnèrent, seule chance d’ailleurs pour gagner, l’indépendance vis à vis de la droite).

    En faisant émerger le fait national au dessus de la lutte des classes, l’idée de subordination de la bataille pour le communisme derrière la bataille pour la nation, développa toute une série de travers, de faiblesses vis à vis d’une extrème droite qui reprendrait le flambeau du nationalisme (une fois qu’elle aurait fait oublier avec le temps qu’elle fut "allemande" à une certaine époque), de la question des alliances politiques de gestion (il n’y a plus de rivages autre que des formules désincarnées comme la "gauche") sans délimitation de classe, sur les attributs essentiels d’une nation que sont les appareils d’état qui, sous le règne du capital, sont formatés pour transformer les politiques qui y rentrent en auxilliaires de la bourgeoisie.

    Ces confusions permanentes du nationalisme fabriquent des discours sans qu’on s’en rende compte qui méritent d’être revisités : nos usines, notre pays, "notre" état, etc, ...

    On parle comme des propriétaires et surtout on se projette au travers d’une division nationale et non vis à vis d’une réalité supérieure : la division de classe.

    On en vient après au trip "bercés près du mur" sur nos exportations qui mériteraient mieux si la monnaie était nationale....

    Quelques remarques à cela :

     même dans le cadre du système, il peut y avoir une monnaie nationale et qui en même temps crée une situation soit de sur-évaluation (ce fut le mark et à une autre époque le dollar) soit de sous-évaluation (la monnaie chinoise, des fois le dollar, etc). La zone euro là dedans et la monnaie sous-jacente n’a pas de vertu particulière autre que celle de ceux qui lui donnent le la.

     "NOS". Stop, stop.... Tout est à nous rien est à eux, demeure pour l’instant un slogan, il faut d’abord le crier avant de prétendre que "nous" que "notre" etc comme si on en était propriétaires.
    Des pays connaissent de fortes croissances et ça ne les empêchent pas de s’attaquer à la classe populaire et à la jeunesse, comme au Chili. La classe populaire là dedans ne dirige rien, ce "nous", ce "notre" est collabo quand les travailleurs ne dirigent pas.

    A écouter le discours de Mélenchon par exemple on voit bien que le fond nationaliste dresse un danger immédiat : Mourrir pour les industriels chimistes allemands ou mourir pour les industriels de la pharmacie française et Hermès ?

    Si on me dit : on relocalise parce que c’est plus écologique et que surtout on contrôle mieux, je comprends l’argument, mais il mérite quand même d’être exploré.

    Par contre si c’est pour courir en coeur bras dessus bras dessous avec Tatie portefuille du 16eme et de Neuilly, contre les travailleurs chinois, eux-même appelés par leurs bourges de dirigeants à défendre la nation coude à coude, qu’avons-nous à tirer de cela ?

    Je ne nie pas que le phénomène national existe, ni qu’il puisse avoir des effets qu’il faille prendre en compte, mais le fait qu’il subordonne la question des classes.

    L’affaire sur l’UE et la monnaie ressortent de ces questions :

     C’est du point de vue des classes qu’on rejette l’appareil d’état de l’UE en construction et non du point de vue de l’indépendance de la nation. Ce n’est pas une lutte pour diviser le territoire comme Marine ou d’autres le professent, mais bien une lutte contre un appareil d’état de classe et contre les manœuvres de la bourgeoisie dans toutes ses contradictions.

    La question de la monnaie prise dans le live gogolito de sortir de l’euro est d’une rare stupidité par ces attendus. Et surtout elle camoufle bien des acoquinements avec la conception nationaliste bourgeoise.

    Elle n’a en soi aucune fonction progressiste.

    Elle peut être utilisée à un moment de la lutte des classes, si la classe dirige, sans la moindre hésitation si les événements le commandent ou comme d’ailleurs le contrôle de la bourgeoisie et des capitaux, matières premières aux frontières ex-nationales (contrôle sur la bourgeoisie et des intérets de la bourgeoisie MAIS ouverture totale aux travailleurs du monde entier).

    La BCE, par contre, n’a pas à être quittée du viseur, car c’est elle qui contrôle la monnaie, ce n’est pas un appareil neutre, mais taillé pour la bourgeoisie dans ses mécanismes intimes comme pour ces décisions concrètes au jour le jour.

    Une grande campagne contre la BCE mériterait d’être menée car c’est là un nid de frelons anti-démocratiques et anti-sociaux de première bourre.

    Les braillements d’un Trichet contre un salaire minimum (très modeste) des postiers allemands alors que par ailleurs il fait des cadeaux gigantesques aux intérets de la bourgeoisie mériteraient des lois qui jettent en prison ce genre d’individus.

    Il y a là une campagne à faire, car cela montrerait au concret ce que l’on fait de notre argent comme expression de notre travail et notre sueur.

    L’euro, comme le territoire de l’UE demeurent des états de faits et ne sont pas en soi des ennemis comme les interclassistes le proclament .

    Rien à rajouter sur ce que dit La Louve sur le fait que l’appareil d’état de l’UE est une construction des appareils d’état bourgeois dit nationaux.

    Vouloir se rabattre sur l’état-nation c’est oublier que l’UE telle qu’elle est est création de l’état-nation , détournant les immenses aspirations des classes populaires d’en finir avec le spectre hideux et militariste des états nations du XXeme siècle.

    Ce souffle pour abattre des frontières existe toujours fortement , c’est la contribution universelle du mouvement d’émancipation des prolétaires qui n’ont pas de patrie.

    Et si ils n’ont pas de patrie, l’objectif est qu’ils contrôlent eux-même leur destin et prennent toutes les mesures nécessaires pour cela .


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    29 septembre 2011 - 13h15 - Posté par A.C

    Sur le "fond", et contrairement àce que certains croiront, je suis assez d’accord.
    " .

    Mais ce qui manque, selon moi, dans ton rappel historique c’est pourquoi, la notion de"nation" a été à la fois le nécessaire "en commun" de la Résistance et , même si je ne nie aucun chauvinisme(l’expression "boches" n’est pas d’origine pécéienne, selon mes sources).le"pourquoi" qui fait que la question d’appartenance à un pays occupé et à LIBERER..a marqué y compris la conscience de CLASSE.

    Parce que justement, la bourgeoisie , elle, couvrait de l’alibi "iGrande europe etc etc" sa kollaboration qui, était la REVANCHE, dans la LDC de sa défaite FRONTPOPU..(au niveau des acquis de classe)

    C’est aller un peu vite, me semble til d’oublier que le Programme duCNR. ;qui repose effectivement sur un fond d’alliances inter-classes.. - ôcombien àcouteaux tirés- ne fait pas duPCF un allié objectif- copier coller duRPF., même .quand il s’agira de rejeter la CED(première tentative d’"intégration" européiste)

    Oui, la défense de la Nation qui n’est pas un concept de classe a pu souder la CLASSE.
    En cesens 40-45 n’est pas 14-18..
    Le rôle de la classe ouvrière et desesorgas les plus représentatives(PCet CGT) est , pour moi, essentiel car il modifie, dès lors, le rapport entre Eta bourgois et "identité nationale" (si j’ose ce terme depuis utilisé pour stigmatiser l’immigré)

    Fautil rappeler le mot d’ordre du PC, alors qu’on ne parle que de son acceptation du pacte germano-soviétique , qui barre laUNE du dernier numéro autorisé del’Huma(26 Aôut si je ne me trompe pas car jecite demémoire)

    "UNION contre l’HITLERISME"

    Alors que le pacte est signéet approuvé par le PCf depuis le 23...

    Qui sait qu’hélas , aujourd’hui les fachos ont récuperé letitre de"FRONT NATIONAL" qui fut le nom d’un mouvement ou le PC tenta de réunir des combattants antifascistes..

    Ces quelques mots pour essayer de justifier le fait que le communiste qui combat ce qui se veut, par intérêts de classe, destruction de repères "nationaux" afin de les immerger dans le"fédéralisme" continental, ne mérite pas, selon moi, cette mise au ban de révolutionnaires par d’autres qui, "eux" sauraient faire le distinguo entre rapports de classeet illusion de repliement d ’une ldc rabougrie , confinée dans son petit territoire national..

    C’est plus complexe :

    Il peut y avoir des communistes qui, comme moi, considèrent que, tout en ayant la même volonté d’atteindre l’"autre rive"-par la route qui évite la noyade de combattants- estiment que défendre le pont, pourtant fabriqué par l’ennemi...n’estpas, je ne sais quelle naïveté sur l’adversaire qui est sur l’autre rive..

    Bref et pour me répéter -mais ce sera mon ultime intervention car on est au coeur du débat"ETAT-NATION" alors que LL ouvre une discussion qui se voulait concentrée dans cette première partie sur la dénonciation des dogmes de "sortie del’euro-EUROPE- en tant que solution..."anti crise" (?)" , je parodierais Mauriac

    Il disait, ’avant la chute du Mur et parlant de l’Allemagne :

    " Je l’aime tellement que je suis heureux qu’il y en aie DEUX"

    Et bien moi, j’"aime tellement" la visée de dépérissemnt del’ETAT que je fais en sorte qu’il en reste..plutôt que d’avoir à affronter leCapitalisme organisé institutionnelemnt en une espèce de"fédération" nocive.

    "MES "CRS-je plaisante pour charrier le "nous" de Copas- me suffisent !

    j’ai pas besoin demain que des détachement moldaves de flics européens viennent renforcer le service du maintien de l’ORDRE...capitaliste..à Paris ou à Bordeaux !

     :)

    Cordialement

    A.C


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    29 septembre 2011 - 17h49 - Posté par La Louve

    j’ai pas besoin demain que des détachement moldaves de flics européens viennent renforcer le service du maintien de l’ORDRE...capitaliste..à Paris ou à Bordeaux !

    Ca n’arrivera pas (en tout cas tant qu’il n’y a pas de langue et de commandement unifié) et c’est con, parce qu’on pourrait rigoler 5 minutes quand, par exemple, le flic moldave verra qu’il est payé 4 fois moins que le Flic français payé lui même deux fois moins que le flic allemand etc etc pour se faire péter la gueule par des gens qu’il ne connait ni ne comprend et qui finalement gagnent autant que lui ;-D

    LL

    Ps : en même temps stratégiquement, si les flics moldaves sont à Paris ils peuvent plus être en Moldavie tu vois la perspective ? ;-D


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    29 septembre 2011 - 21h59 - Posté par Copas

    ouais, bien, pour l’instant à défaut du flic moldave qui ne fait pas partie de l’UE (pour l’essentiel de la Moldavie) le flic français s’est bien exporté, lui tamponné tantôt sur la fesse droite tantôt sur la fesse droite french illimited , sans attendre la construction de l’UE.

    Et il faut être rationnel, la justesse de controler au plus près et d’avoir des lieux de pouvoir les plus près possibles afin que le contrôle démocratique "prolétarien" rase au plus près de la peau grâce à l’effet triple lame, j’approuve, c’est plus simple. Je suis pour la subsidiarité, of course.

    Et donc vive la Corse indépendante.

    Les états nations sont des trucs récents et leur mécanique propre qui fait que le quidam s’imagine que depuis la nuit des temps le bébé camembert est blafard avec des nattes blondes à la naissance, est encore plus récente.

    L’Allemagne et l’Italie datent du 19eme siècle, la france est un peu plus, guère plus, ancienne, et dans les premières michelines il était indiqué de ne pas parler patois et de ne pas cracher par terre.

    Leurs gestations ne furent pas toutes des charges héroïques et progressistes, rarement.

    Ce furent des extensions et rationalisations du territoire au service de la ou des classes dominantes du moment. Routes, voies ferrées accompagnaient le déplacement du gros gourdin de l’état.

    Pourtant cela n’empêcha pas le mouvement ouvrier de suivre dans les fourgons de la révolution bourgeoise, montrant en cela que le capitalisme, en se développant, accumule des contradictions et pousse en nombre une classe qui va lui faire la peau.

    La difference c’est que nous puissions espérer que le prolétariat, dans un même mouvement d’expansion en ayant le pouvoir, ne le fasse pas par le chaos, la sur-exploitation et le crime de masse, l’atteinte aux libertés.

    Là nous sommes concernés par une tentative de nouvelle extension d’un marché unifié sur une région du monde particulière.

    Et le capitalisme fait comme il a toujours su faire dans son développement : par le chaos, le drame et la sur-exploitation.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    30 septembre 2011 - 12h50 - Posté par A.C

    Et donc vive la Corse indépendante.

     :))

    Si t’as un copain au NPA, vieux lamberto nostalgique , , tu vas lui rappeler que c’est avec le même ricanement..-mais chez lui d’humour involontaire et sans le plaisir de contrer une"fripouille"amie..)- _ :)
    ...........- que des trotskystes ont expliqué que le combat pour une"nation algérienne" était une négation de l’émancipation selonet d’après eux, St Marx et St Trotsky..

    Comme quoi, rien n’est aussi simple..

    Mais on va pas polé-mickey.. ad vitam.

    On est en désaccord assumé
    J’ai COMPRIS !!

    GRRR

    L/L plus Copas c’est de" l’antichancognisme primaire , àla solde de cetteEurope du grand Kapitaaaal , qu’ell’ met les travailleurs manuels Zet intellectuels des Vill’ Zet des campagne soue la mitraillle des forces réactionnaires Zet atlantistes,, que les,anarchisses all’mands Zet les gauchisses Marcelin, ils approuvent.. !Ils sont toujours là pour aider en faux révolutionnaires à démasquer les vipères lubriques "

    Il l’au rait bien compris mon JOJO.. !!

    Je fais la valise, na !

    AC qui ne te salue pas !!


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    30 septembre 2011 - 20h55 - Posté par Copas

    Rien à secouer des lambertos-trots et autres...

    Seuls comptent les arguments.

    Le cul des franchouillards est à poil quand ils utilisent l’argument juste de proximité, et j’ai approuvé, ils sont donc logiquement pour l’indépendance de la Corse et du Pays Basque, of course, pour rapprocher encore plus le ciiiiiittttoooooyyyyeeeennnnn du contrôle du territoire et de ses affaires..

    Pourquoi s’arrêter au claquosse et la seule étendue de la basse-cour ?

    Pourquoi ne tenir compte que des descendants du commerce triangulaire , des Versaillais et des gazeurs des africains soulevés de la révolution française ?

    Vieille fripouille va !

    Bon retour , j’ai pas pris mes gouttes ce soir, retour donc à un opportunisme de bon aloi pour le prolétariat sur ces questions de bornages de bornés.

    Si il faut faire du nationalisme on fera du nationalisme, si il faut faire de l’europanéisme on fera de l’europanéisme , l’essentiel c’est le pouvoir de la classe uber alles.


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    1er octobre 2011 - 08h17 - Posté par Copas

    Ne nous détrompons pas sur la férocité du propos et je préfère bien un baril d’AC a deux barils de poulardeaux roses euro-bourgistes.

    Car l’un part de l’espérance d’un pouvoir des travailleurs, de l’autogestion, tandis que les paillassons de la classe dominante n’ont d’autres espérances que d’être pantins , matons et capitaines de garnison de la caserne européenne.


    L’euro, une cause majeure de la crise
    4 octobre 2011 - 09h33 - Posté par Jacques

    « Ne l’oublions pas, l’euro est un atout » titrait encore Le Monde, le 15 juillet dernier. Depuis, les professeurs prompts à nous rappeler que « l’euro nous protège » se sont fait plus discrets, et pour cause. Ils ont modifié leur angle pédagogique. L’on nous prie de croire que la cause de la débandade n’est pas la monnaie unique, mais l’endettement public – en particulier des États impécunieux.

    Cette « montagne de dettes », soi-disant due à l’égoïsme des peuples vis-à-vis « des générations futures », d’où vient-elle vraiment ? Le traité de l’Union européenne (Maëstricht) puis ses successeurs ont inscrit dans le marbre l’interdiction, pour les États, d’emprunter à leur propre banque centrale : désormais, les Trésors publics doivent se tourner vers les marchés financiers internationaux, aux conditions de ces derniers. Forcément, l’addition est salée. La suppression du financement des besoins sociaux et nationaux à coût faible ou nul par les instituts d’émission publics (Banque de France, etc.) constitue une cause majeure de la montée de l’endettement.

    Deuxième cause : les considérables diminutions et allègements fiscaux accordés, dans les dernières décennies, aux entreprises en général, aux grands groupes en particulier (mais aussi aux riches et très riches contribuables). Par exemple, l’impôt sur les sociétés en France est à 33% ; en 1985, il se situait à 50%. Quant aux groupes du CAC 40 (qui attendent des profits nets en hausse de 10% à 15%, après leur niveau record de 2010), un rapport vient de pointer leur rachitique contribution aux finances publiques. Au fil des années, cela représente des centaines de milliards d’euros de manque à gagner – c’est-à-dire d’endettement. L’Union européenne n’y est pas pour rien : dès sa fondation, elle a érigé la « compétitivité des entreprises » en dogme, et n’a de cesse de promouvoir un transfert massif des revenus du monde du travail vers celui du capital. Car ce sont naturellement les salariés qui paient la note de cette « compétitivité » jamais suffisante, à travers les salaires en berne et les services publics démantelés. S’ouvre alors ce cercle vicieux : plus d’austérité, moins de croissance, moins de recettes publiques, ce qui justifie de nouveaux sacrifices, etc…

    Là se trouve d’ailleurs la racine ultime de la crise : en comprimant toujours et encore la rémunération (directe et indirecte) du travail, seule source de création de richesse réelle, on sape les fondements d’une économie saine et d’une croissance forte. A noter que le surendettement des ménages (avec les bulles spéculatives qui peuvent en découler) est une conséquence du pouvoir d’achat qui manque aux salariés. Et qui pourra contester le rôle de premier plan que joue Bruxelles dans cette promotion permanente de la « rigueur » et de la « modération salariale » ?

    En outre, la monnaie unique a des responsabilités spécifiques. A commencer par son cours considérablement surévalué par rapport au dollar, notamment. Cela handicape lourdement les exportations, et partant la croissance et l’emploi. De plus, le dogme de la libre-circulation des capitaux a entraîné la suppression des portes coupe-feu et donc attisé la propagation de l’incendie financier.

    Surtout, l’euro a fait entrer de force des économies nationales très différentes (croissance, structures, cycles, mais aussi culture monétaire) dans un moule unique qui impose le même cours de change, les mêmes taux d’intérêt… C’est pour faire tenir – artificiellement – ensemble ces économies que le corset « pacte de stabilité » a été inventé, puis progressivement renforcé, limitant jusqu’à les éliminer toute marge de manœuvre nationale, non seulement monétaire mais aussi budgétaire, fiscale… et sociale.

    La réalité se venge ? Il faut aller plus loin, toujours plus loin, assènent les professeurs de l’euro. Autrement dit, instituer une politique unique, un budget unique, un ministre unique – bref, un gouvernement européen.

    Ce qui était prévisible avant même le lancement de l’euro se confirme brutalement aujourd’hui : sa tare originelle, génétique en quelque sorte, n’est pas économique, mais politique. La monnaie unique ne peut exister que si l’on prive les peuples de leur liberté de décider des choix essentiels. Ce qui est nouveau, c’est que ses partisans et concepteurs l’avouent eux-mêmes, parfois avec un cynisme qui laisse pantois (lire ci-dessus).

    La raison d’être de l’euro est de priver les peuples de politique. Ce devra être, demain, sa raison de disparaître.



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    10 octobre 2011 - 09h29 - Posté par angela anaconda

    "Dans le cas qui nous occupe en outre, celui de l’euro, il faut encore parvenir à analyser correctement ce que sont l’Union Européenne et l’euro."

    Je pense qu’il manque un élément important dans cette analyse, à savoir l’impact des langues parlées et les modes de pensée véhiculés par les différents peuples vivant dans l’Union Européenne.
    Autrement dit, ce qui est inscrit sur l’autre face de l’euro (regardez votre porte-monnaie).
    Et regardez cette autre monnaie, que sont les mots : s’il est facile d’enchanger des euros grecs contre des euros français, échanger un mot grec contre un mot français ne l’est pas.
    angela anaconda



    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    10 octobre 2011 - 13h19 - Posté par A.C

    Pour être..franc" je pense qu ede toutes façons, leCapital nous a déjà ordonné, quand nous râlons, d’aller nous faire voir chez les grecs

    Je n’en fais pas un drachme..

    Ton message me fait demander à la BCE de faire des pièces avec un côté en catalan..

    Message perso :

    Tu vois, L.L. qu’on avance dans le débat..

     :)))

    A.C


    Entre le marteau et l’enclume - I - (sur l’€ et l’Union Européenne)
    10 octobre 2011 - 13h59 - Posté par

    Dans "Le Monde diplo" d’octobre 2011, JM Harribey, dont je ne partage pas toutes les options, loin s’en faut , a cependant produit une tribune qui a le mérite de poser à peu près rationnellement et "objectivement" , les termes du débat :

    "Les impasses d’une réponse nationale à la mondialisation - Sortir de la crise, par où commencer ?"

    "Alors que, en pleine bourrasque financière et boursière, l’Union européenne est menacée d’explosion, que les Etats-Unis s’agitent pour éviter la récession qui pointe, que l’Asie craint l’essoufflement, il n’est plus beaucoup de voix pour vanter la mondialisation. Pour autant, l’idée d’une « démondialisation » soulève des objections de fond que détaille le texte ci-dessous (non disponible en intégralité sur le site donc je m’en chargerai demain...).

    L’affaiblissement des sociétés sous les coups de boutoir de la finance a atteint un point limite : les structures de l’économie tremblent, et le voile idéologique qui brouillait ses représentations s’est déchiré. Les chantres de la mondialisation ont donc dû mettre une sourdine à leurs dithyrambes en faveur de l’efficience des marchés, et un débat a pris corps autour de l’antithèse : la démondialisation. Il a ceci d’original qu’il n’oppose pas les fervents de l’orthodoxie aux « antis » mais traverse les rangs des économistes et politiques qui s’étaient élevés contre la dictature des marchés financiers, en particulier au moment du combat contre le projet de traité constitutionnel européen.

    Ces derniers mois, tribunes de presse, articles et livres ont mis sur la place publique les thèmes du protectionnisme, de la sortie de l’euro et de la démondialisation. Les arguments le plus souvent échangés renvoient à la nature de la crise que connaît le capitalisme, au cadre de régulation nécessaire et à la question de la souveraineté démocratique.

    Depuis le début des années 1980, les structures du capital ont été construites de sorte qu’elles produisent la rentabilité maximale des placements financiers — la « création de valeur pour l’actionnaire » — pendant que la dévalorisation de la force de travail était systématiquement orchestrée. Celle-ci permet celle-là, à mesure que la liberté de circulation dont jouissaient les capitaux a rendu possible la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux. C’est ce que désigne l’euphémisme « mondialisation » : le redéploiement du capitalisme à l’échelle mondiale pour remédier à la crise du taux de profit qui sévissait à la charnière des années 1960-1970, la victoire des classes dominantes dont les actifs financiers priment sur les salaires, et l’obligation pour les structures de régulation de se conformer dorénavant aux exigences des marchés.(...)"

    LL





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