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8/10/2011 contre les fascistes à Lille ; confusions policières et journalistiques
de : patrice bardet
lundi 10 octobre 2011 - 08h02 - Signaler aux modérateurs

C’est quoi ces interpellations dans notre manif à République dont fait état Bérangère BARRET ?? ? qui en a entendu parler ?

Peu après l’arrivée de la manif ( photo) , j’étais à l’endroit où il y a eu des jets de canettes ( côté beaux arts) sur les robocops, quand ils ont couru pour boucher un trou côté palais des beaux arts/liberté (photo du trou)

Hier, j’écrivais qu’il était impossible que cela vienne du SO de la CNT, comme la police en accusait notre camarade qui avait déclaré la manif, la menaçant pénalement

Par contre, un peu après, j’ai vu des gens de la bac s’écarter le long du palais des beaux arts et mettre les brassards police : auparavant, rien ne les distinguaient de certains manifestants cagoulés ou avec casque ou écharpe sur le visage , ils avaient des badges divers , et étaient parmi nous certainement toute la manifestation

S’il y avait eu des interpellations place de la République, on n’aurait pu que s’en apercevoir…. Et il y aurait eu des réactions des manifestants

Alors, provocations policières ? Intox de la police et crédulité de la journaliste ?

La bac s’est ensuite regroupée sur le trottoir du bureau de poste, pour repartir vers 18h par la rue Inkerman vers Sébastopol (photo)

Beaucoup de jeunes sur le parterre engazonné ( sur la photo) pour haranguer les robocops, mais rien de particulier ( le CSP59 s’est chargé de clamer l’ambiance)

Remarque : les propos de Guy Fournier, LDH de Tourcoing, n’engagent que lui (certainement pas la LDH, co-organisatrice, qui n’a jamais posé de telles conditions ) . C’est lui qui est « confus » dans sa tête ! Va falloir lui expliquer le rapport entre capitalisme et fascisme , et je crains qu’il n’y ait beaucoup de boulot, si ce n’est une tâche impossible !

Par contre, l’article de Morad Belkadi sur la manif des faschos à Fives montre très bien l’hostilité de la population de ce quartier ouvrier ! Chapeau !

Les faschos étaient ultra-protégés par les CRS, sinon, ils auraient été roulés dans le goudron et les plumes par la population

Ils ont « détourné » des slogans du CSP59, et ont montré du doigt le local à plusieurs reprises

Lorsque des slogans comme "on est chez nous", "première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des mangeurs de cochon" ou "bleu blanc rouge la France aux Français" fusaient, Serge Ayoub, l’un des organisateurs et leader de "Troisième voie", a rappelé à l’ordre les troupes.

(dépêche AFP)

Rappelons que le local du CSP59 a été saccagé il y a quelques années : bureaux, chauffage, électricité, toilettes, ordinateurs détruits
La police n’a jamais retrouvé les coupables…. Faut dire que ce n’était pas le scooter du fils Sarkozy

Hier, vous avez du recevoir par un camarade un article de Libération daté de 2001 rappelant qui est Claude Hermant ( interview) , dirigeant nazillon de la maison flamande ( je le remets à la fin)

Salutations militantes

Patrice

lire aussi sur Bellaciao,
 le 8/10/2011 plus de 2000 dans les rues de Lille pour dire non aux néonazis


LILLE

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/10/09/contre-manifestation-anitifasciste-cnt-ldh-sud.shtml

VIDEO. La « contre-manif’ » réunit plus de monde que prévu
Publié le dimanche 09 octobre 2011 à 09h58 - BERANGERE BARRET

http://www.nordeclair.fr/mediastore...1400personnes ont manifesté hier à Lille, contre l’extrême droite. Photo : Capture d’écran vidéo / Nord éclair.

Les contre-manifestants étaient 1600 selon la police, 2500 selon le syndicat Sud, à défiler derrière une banderole proclamant la « Résistance antifasciste ». L’appel au rassemblement, lancé par la CNT, a été suivi au-delà des espérances.


« D’habitude, à ce genre de manif’, on est dans les 300, là j’ai l’impression qu’on est plus nombreux. » Aldo, membre de la CNT (Confédération nationale du travail), « syndicat révolutionnaire » qui a lancé il y a trois semaines l’appel à descendre dans la rue pour faire face à la manifestation des identitaires, est assez loin du compte. Ils étaient hier 1 600 selon la police, 2 500 selon le syndicat Sud à marcher pour « défendre la mixité culturelle », de la rue Gambetta à la place de la République à Lille. CNT (de Lille, de Lorraine et de Paris), Parti communiste, CGT, Sud, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Flamands roses... Les profils étaient en eux-mêmes très mixtes. Avec une toile de fond commune - « l’antifascisme » -, mais aussi des motivations diverses. « Nous nous sommes associés au mouvement, une réaction était nécessaire face aux identitaires qui ont des propos nauséabonds, explique Guy Fournier, de la section tourquennoise de la LDH. Mais je refuse toute politisation, c’est plus large que ça... » Il regrette que des tracts distribués parlent d’anti-capitalisme. Confusion des genres, selon lui. Plus loin, Carmen et Corine déambulent sans étiquette, ni autocollant ni drapeau.

http://memorix.sdv.fr/5c/www.nordec...

1400 personnes ont participé à la manifestation...
par nordeclair

« Nous sommes là en tant que citoyennes. Parce que pour nous, la démocratie est en danger, on ne peut pas laisser monter l’extrême droite. D’autant qu’ils manient les mêmes thèmes que la gauche : l’emploi, le social. Mais derrière, il n’y a rien, que du racisme ».
La contre-manif’ se passe dans le calme jusqu’à l’arrivée place de la République à 17 h. Jusqu’à ce que quelques participants, cagoulés ou le visage masqué, tendent l’ambiance en cherchant à provoquer la police. Quelques courses en masse. Quelques projectiles. Mais un service d’ordre rodé et peut-être la pluie et quelques interpellations disperseront vite les fauteurs de trouble.


MANIFESTATION DES IDENTITAIRES

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/10/09/sans-heurts-ils-ont-defile-a-lille.shtml

VIDEO. Extrême-droite : 500"identitaires" à Fives
Publié le dimanche 09 octobre 2011 à 06h00 - MORAD BELKADI morad.belkadi eJA nordeclair.fr

http://www.nordeclair.fr/mediastore...Interdit de centre ville, le cortège s’est élancé depuis le parvis de Lille Grand Palais. Photo Ludovic Maillard.

Beaucoup moins nombreux que les membres de la « contre-manif », le défilé de la Maison Flamande a attiré 500à 600personnes à Fives. Une manifestation volontairement « clean ».


Pour des raisons de sécurité, le parcours a été gardé secret jusqu’au dernier moment. Au final, la manifestation de la Maison Flamande s’est élancée depuis le parvis de Lille Grand Palais. Le préfet avait interdit tout défilé dans le centre-ville. Vers 16 h, les premiers bus arrivaient pour déposer les participants. Une heure plus tard et au complet, le cortège a pris la direction du quartier de Fives. En rang serré, le groupe qui a réuni des membres du Front Comtois, de Troisième Voie, ou encore des Nationalistes autonomes, a scandé des slogans tels que « Europe, jeunesse, révolution » .

http://memorix.sdv.fr/5c/www.nordec...

Le 8 octobre 2011, des groupuscules d’extrême... par nordeclair

http://www.dailymotion.com/video/xlketv_le-8-octobre-2011-des-groupuscules-d-extreme-droite-ont-defile-dans-les-rues-de-lille_news

À Fives, l’accueil a été froid

Au total, ce sont 500 personnes selon la police et 800 selon les organisateurs qui ont pris part au défilé ponctué par plusieurs arrêts. Notamment un au niveau du pont qui enjambe les voies ferrées, paralysant ainsi tout le trafic automobile à la sortie de la voie rapide urbaine. La pluie est ensuite venue jouer les trouble-fêtes, mais cela n’a pas empêché les manifestants de rallier la place Degeyter. L’arrivée dans le coeur de Fives était saisissante.

La quasi-totalité des commerçants avait choisi de tirer les rideaux, dans un secteur barricadé par une horde de CRS. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil a été froid. Certains riverains hostiles ont déployé des banderoles où était notamment inscrit « fascistes dehors » .
Les provocations se sont ensuite multipliées entre les deux camps. Mais l’objectif de Claude Hermant, à la tête de la Maison Flamande, était bien d’éviter tout heurt venant de ses rangs et de faire passer les opposants pour des fauteurs de troubles. C’est donc avec poigne qu’il a canalisé ses troupes : « Ils n’attendent que ça, tout s’est bien déroulé pour le moment, ce n’est pas le moment de merder ».
Les leaders de ce « Front populaire solidariste », ont ensuite pris la parole, face au cortège réuni en cercle. « L’oligarchie financière qui nous gouverne a assez profité, assez gaspillé, assez ruiné notre pays », s’est emporté Serge Ayoub, ancien leader des skins parisiens qui a appelé à la nationalisation des banques.
La Maison Flamande n’avait jamais attiré autant de monde pour l’une de ses manifestations à Lille... Les militants venus de régions voisines et même de Belgique l’y ont aidé.


Suite : interview de Claude Hermant (Libération juin 2001)

« Inciter à la rébellion »

Par LASKE Karl

En mars 1999, Claude Hermant fait partie d’un groupe de mercenaires qui a été envoyé au Congo, sur ordre de Bernard Courcelle, l’ancien chef du service d’ordre du Front national Département Protection et Sécurité, DPS. Il a été arrêté deux mois plus tard, et condamné, fin 1999, pour un complot qui était en réalité fomenté par le pouvoir.

Etait-il courant que des membres du DPS soient enrôlés pour des missions de ce genre ?

J’ai commencé à travailler pour le DPS en 1994. Le rôle officiel du DPS est d’assurer la protection des meetings, des permanences, des défilés. Ou la protection rapprochée des cadres du Front. Mais, en 1997, j’ai été contacté par Bernard Courcelle pour faire partie d’une structure spéciale. C’était un groupe composé de 30 à 60 personnes, chargé d’opérations clandestines en France ou à l’étranger à la demande de pays alliés. Les membres de ce groupe spécial sont appelés les « fantômes ». Ils ont tous une formation militaire ou paramilitaire.

De quel genre d’opération s’agit-il ?

En 1997, j’ai suivi une formation de 90 jours au siège du Front national. Ces cours, très techniques, nous étaient donnés par d’anciens fonctionnaires du renseignement. Ils portaient notamment sur l’infiltration et la manipulation de foule. Après cette formation, il m’a été demandé d’infiltrer des organisations telles que Ras l’Front dans le Nord. Il s’agissait d’être informé et de prévenir les actions de contre-manifestation lors de nos meetings. J’ai recruté moi-même des membres du DPS pour cette mission. Au plan national, Ras l’Front, Sos Racisme et Act Up étaient nos priorités pour l’infiltration. Je sais qu’une infiltration a été possible au siège national de Sos Racisme. C’est du renseignement. C’est malsain. Le second type de mission demandé aux « fantômes » consiste à organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. Là encore, il faut infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. Fournir la logistique dans des quartiers sensibles pour donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer par la violence. Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix vous en avez quinze autres qui brûlent.

Est-ce que ça vous paraît correspondre au discours du Front national ?

Non, mais en faisant avancer l’insécurité vous faites progresser l’électorat du Front. Si l’insécurité gagne le coeur des Français, le Front peut être là avec ses solutions.

Quand avez-vous été chargé de ce type d’opération ?

Après avoir effectué ma formation. Nous étions chargés de constituer, chacun, une équipe. Dès lors, Bernard Courcelle nous donnait les missions. C’était géré au niveau national. Les quartiers favorables au Front ne sont pas concernés. Par contre, on va nous demander de mettre la pression sur les quartiers ou les villes où le Front fait de trop faibles scores.

Comment s’organisent concrètement les contacts entre les membres de ce groupe ?

Nous ne sommes plus sous les ordres de nos responsables départementaux, et nous prenons nos ordres directement de Bernard Courcelle. C’est une structure à part. Entièrement auto financée par Courcelle. Les « fantômes » sont autonomes financièrement. Ils reçoivent un salaire en liquide, des faux papiers et tous les moyens nécessaires à leurs opérations. Quand vous avez des besoins spécifiques, on vous les donne. Pour payer un jeune pour mettre le bordel dans les quartiers, pour avoir les moyens de se déplacer, de louer une chambre d’hôtel. Les « fantômes » sont en autarcie complète. Ils font leurs deman des à travers ce qu’on appelle des « boîtes aux lettres ». En l’occurrence, il s’agit d’une permanence téléphonique assurée, pendant une heure, une fois par semaine, dans une cabine publique.

D’autres missions plus violentes vous ont-elles été demandées ?

Lors de certaines réunions, j’ai entendu parler d’attentats à l’explosif sur la région de Nice. De missions de surveillance ou d’écoutes de membres de l’opposition ou d’élus dans certaines villes. Mais aussi de surveillances demandées par des autorités étrangères amies, com me le Congo.

D’où provenait à votre avis l’argent de ces opérations ?

Les opérations étaient entièrement financées, si ce n’est par le Front, en tout cas par Bernard Courcelle au moyen de contrats de sécurité à l’étranger, du mercenariat ou du trafic d’armes.

En 1996, Bernard Courcelle a été mis en cause avec le trafiquant belge Marti Cappiau, pour une vente d’armes litigieuse aux forces tchétchè nes. Qu’avez-vous su de cette opération ?

M. Courcelle a proposé aux Tchétchènes de leur fournir des instructeurs et des armes. Il a demandé à Marti Cappiau d’ouvrir des comptes en banque, et les Tchétchènes ont fait un premier versement d’un million de dollars. Ils ont demandé un matériel spécifique, assez récent comme des Kalachnikov AK-74, que Bernard Courcelle était capable de vendre sous 24 heu res. Mais, à ma connaissance, on leur a fourni des armes datant de l’après-guerre, des AK-47. Les Tchétchènes ont demandé réparation. M. Courcelle a toujours les Tchétchènes derrière lui, pour payer sa dette.

Qu’est-ce que l’ex-DPS venait faire, en mars 1999, dans une fausse tentative de putsch au Congo ?

Le DPS a été très présent en Afrique, ces quatre dernières années. En 1997, on avait déjà des membres du DPS engagés dans le soutien à Mobutu au Zaïre. Au Congo, quand Denis Sassou N’Guesso a repris le pouvoir, il a été proposé à Bernard Courcelle d’ouvrir une entreprise de sécurité à Pointe-Noire pour récupérer les « Cobras » revenant du front et les former au renseignement et aux combats de ville. Les instructeurs étaient membres du DPS. En 1999, Bernard Courcelle a vu l’opportunité de rendre un nouveau service au pouvoir. Marti Cappiau, son associé dans l’affaire tchétchène, avait vendu des armes au précédent président, Pascal Lissouba renversé en 1997. Il rencontrait régulièrement des membres de l’opposition. Moyennant finances, et à travers moi, Courcelle lui a demandé de faire croire à l’opposition qu’il venait de décrocher un contrat de sécurité auprès du Président, et qu’il était possible de le faire assassiner. Quand nous sommes partis au Congo, plusieurs responsables militaires de l’opposition étaient persuadés que leurs hommes étaient en place là-bas. C’est ce qu’on appelle une intoxication. Le ministre de l’Intérieur Pierre Oba en était informé.

Dans ce cas, pourquoi avez-vous été incarcéré ?

J’ai recruté moi-même les membres de l’équipe, au sein du DPS. Nous avons effectué des missions d’encadrement militaire sur Pointe-Noire et Brazzaville, jusqu’au mois de mai. Nous avons continué à faire croire à l’opposition que nous étions en mesure d’effectuer un coup d’Etat. Tous les soirs, je téléphonais en ce sens à Paris. Ces appels étaient enregistrés par moi-même et l’un des responsables de la sécurité présidentielle. Courcelle et Marti Cappiau avaient fait venir trois hommes qui n’étaient pas dans le secret, et qui ont été arrêtés dès le 29 mars. L’idée du ministre de l’Intérieur Pierre Oba était d’en faire les responsables du faux coup d’Etat, de les faire abattre sur une tentative d’évasion. Je me suis opposé à cette exécution. C’est pourquoi j’ai été moi aussi arrêté le 17 mai. Je me suis retrouvé accusé comme les autres de complot. Je n’ai évidemment pas baigné dans un réel projet de coup d’Etat. Pendant trois semaines, j’ai formé des Saspen (Service d’actions spéciales de la police nationale) aux combats de ville. Avec d’autres DPS, nous avons aussi participé à des opérations de police.

Dans quelles conditions avez-vous été graciés ?

Nous étions quatre emprisonnés, et nous avons réussi à nous évader des locaux de la sûreté congolaise, le 5 juin 1999. Nous avons rejoint l’ambassade de France, qui nous a remis aux autorités six jours plus tard. Mais les Congolais ont cherché un compromis pour obtenir notre silence. J’ai écrit au président Denis Sassou N’Guesso pour lui expliquer que j’avais travaillé dans cette affaire à la demande du ministre de l’Intérieur, pour infiltrer l’opposition et mettre un coup d’arrêt à la déstabilisation du pays. Nous avons été graciés au lendemain de notre condamnation. Mais l’ancien président Pascal Lissouba et son ministre de finances Moungounga N’Guila ont été condamnés à vingt ans de prison par contumace.

Avez-vous été dans la confidence d’autres opérations à caractère international ?

D’abord l’ex-Zaïre. Lorsque Mobutu a été rapatrié en France, c’est avec l’aide du DPS. Nous avons eu le projet de l’aider à reconquérir le pouvoir. Militairement, il s’agissait d’utiliser deux planeurs pour bombarder la résidence de Kabila. Ils devaient porter chacun une bombe de 250 kilos, afin de percer le plafond blindé de la résidence. L’opération, qui devait démarrer de Brazzaville, a été annulée sur intervention de Denis Sassou N’Guesso.Ensuite, il y a eu le Niger. C’était un projet d’assassinat du président Ibrahim Baré Maïnassara. Nous devions monter un projet de formation de la garde présidentielle, et profiter de cette posi tion pour le faire exécuter. Finalement, le contrat nigérien n’a pas été signé : nous sommes partis au Congo. Mais j’ai appris là-bas l’exécution du président nigérien par des membres de sa garde personnelle.

Avez-vous eu connaissance de missions de ce type sur le territoire français ?

Fin 1998, le ministre de l’Intérieur congolais Pierre Oba a demandé à Courcelle de surveiller l’ancien ministre Moungounga N’Guila. Oba le soupçonnait d’être le bailleur de fonds du soulèvement. M. N’Guila vit dans la région parisienne. La mission nous a été confiée par Courcelle. Avec d’autres DPS, nous avons monté notre planque, dans un bosquet. Equipés de jumelles le jour, et de lunettes infrarouges, la nuit. On arrivait au matin, vers 6 heures, et on repartait vers minuit. Cette mission a duré trois mois, de décembre 1998 à mars 1999. Je me suis alors aperçu que la surveillance avait pour but la préparation d’un attentat. Courcelle avait réuni les conditions et le matériel nécessaires : deux pains de 250 grammes de plastic et un dispositif de traction qui devait être posé sur la roue de la voiture de M. N’Guila. Tout ceci a été préparé dans une ferme prêtée pour l’occasion par un mem bre de la famille de Courcelle. A aucun moment durant cette période, je n’ai été mis au courant d’un projet d’attentat sur le territoire français. Je me suis violemment opposé à cette action. Devant ma désapprobation totale, le projet a été annulé in extremis. Je me tiens prêt à témoigner devant la justice sur cette affaire, comme sur les autres d’ailleurs.

les photos :

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de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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