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Liberté de la presse, version israélienne (video)
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Dossier Altercroissance - indroduction

de : Matt Lechien
mercredi 2 février 2005 - 16h05 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

de Matt Lechien

Ce texte fait partie d’un dossier complet sur l’altercroissance en cours de réalisation. Vous pouvez trouver le précédent volet en cliquant sur le lien ci-dessous.

 Préambule
 Introduction
 Chapitre 1
 Chapitre 2
 Chapitre 3
 Chapitre 4
 Chapitre 5


Afin d’obtenir une efficacité optimum, j’ai choisi de faire avancer ce dossier selon trois axes. La finalité étant d’obtenir un véritable plan de bataille qui permette à la fois d’attaquer et de se défendre tout en ralliant un maximum de monde. Rien ne sert de gémir, il faut savoir s’autogérer à point. C’est pour cela que nous allons employer l’aïkido pour retourner la force de l’adversaire contre lui, plutôt que de l’attaquer de front sans aucune chance de succès.

Pour en finir au plus tôt avec les conservateurs de ce système à l’agonie, il faut utiliser une arme redoutable : l’ignorance. Passer son temps à critiquer systématiquement la droite, quoi qu’elle fasse ou dise, c’est peut-être le point faible de la gauche, mais en tous cas ce n’est pas le mien. Pour tout vous dire, j’en suis arrivé au stade où j’en ai presque rien à foutre de savoir ce que font les libéraux. Ils vivent leur vie et moi la mienne, c’est bien comme ça. Ce que je veux dire par là, c’est que plutôt que de passer son temps à subir les positions du capitalisme, mieux vaut l’employer à penser, proposer, se rapprocher, échanger, créer et avancer en se tenant à l’écart du tumulte entretenu par une société déboussolée où le dernier qui a parlé a presque toujours raison. La meilleure façon de ne plus être perpétuellement retranché en défense, c’est de passer en attaque.

Vous ne pouvez tout de même pas reprocher à quelqu’un qui a été élu sur un programme de droite de faire une politique de droite. C’est stupide. N’espérez pas non plus qu’un capitaliste puisse changer alors qu’il est en position de force, c’est stupide aussi. Alors que faire ? Faut-il à chaque fois foncer tête baissée dans toutes les provocations du monde marchand qui est passé maître pour faire tourner la gauche en bourrique ou bien lui rendre la monnaie de sa pièce et le mettre en face de ses nombreuses contradictions ? Voilà une question à se poser ! Et tant que j’y suis, encore une autre : Comment se fait-il que l’idéologie de gauche qui est pourtant sensée servir les intérêts du plus grand nombre soit tombée aussi bas qu’elle n’arrive même plus à séduire ceux qui en ont le plus besoin ? Je laisse le soin de répondre aux cyniques qui s’en sont emparés à des fins personnelles.

Tout comme l’autogestion, l’idéologie de gauche ne peut fonctionner que de manière horizontale et démocratique au sens noble du terme. Si ce n’est pas le cas, le rêve tourne vite au cauchemar. Ce qui est beau sur le papier peut l’être tout autant dans la vie, ne tient qu’à vous de vous autogérer pour que le rêve devienne réalité. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Le vrai révolutionnaire l’est dans ses idées et ses actes, pas par le biais d’une étiquette. Le pessimisme n’a pas sa place à gauche, on gagne en étant visionnaire. Le révolutionnaire qui en réalité est un réactionnaire qui s’ignore a autant de chances de révolutionner la société qu’un éléphant en a de voler dans le ciel de ses propres ailes.

1) Consommer autrement

Comme je l’ai déjà esquissé dans le préambule, il est grand temps de tordre le cou à la radicalité et de redescendre sur Terre. Il n’est pas question d’arrêter de consommer sous peine de génocider l’ensemble de l’espèce humaine, mais de le faire autrement. Pour les esprits pointilleux qui aiment disséquer les textes, je tiens à préciser que je n’emploie pas le mot « consommer » au sens économique du terme, mais au sens large. Je consomme donc je vis, et vice et versa, c’est inéluctable.

Pour ce faire, la philosophie appliquée nous sera des plus utiles. Tant pis pour les belles tournures qui font entrer les littérateurs au panthéon de l’onanisme, en matière de recherche de la vérité, le contenu importe bien plus que le contenant. L’essentiel étant que cela fonctionne. C’est pourquoi je ne serai pas avare en exemples pratiques. Bien évidemment, il n’est pas question de tous les passer en revue dans ce dossier tellement il y en a. Je vais donc traiter en priorité les plus spectaculaires et aussi ceux que je maîtrise le mieux. Ce sera ensuite à vous d’explorer cette voie salutaire.

A l’attention de ceux qui n’auraient pas compris, bien évidemment, sur ce point je provoque un peu en usant abusivement du verbe consommer. Le but étant de placer en face de leurs nombreuses contradictions les ultra-radicaux de la décroissance qui, derrière le verbe, n’ont aucune once de projet social à proposer. On décroît, OK. Jusque là, ça va. Mais après ?... On ne bosse plus du tout ? Chacun pour soi, le minimum vital tombe du ciel ? Et tant qu’à faire, on retombe à l’age de pierre ? Ça prête à sourire, mais ils sont hélas beaucoup à tenir ce genre de raisonnement qu’il est plus sage de laisser à l’état de fiction que d’imposer aux autres.

Autogestion ne veut pas dire chacun pour sa gueule et décroissance ne veut pas dire déliquescence. Sinon on tombe dans le capitalisme à l’envers, un mal chasse l’autre. Alors que ce qu’il nous faut, c’est une réelle alternative qui soit 100% positive pour l’intérêt commun. Voilà qui est dit, il ne reste plus qu’à faire travailler nos neurones pour construire un projet humaniste qui fonctionne, le fameux autre monde possible.

2) Le levier décroissance

Le levier décroissance sera actionné uniquement pour combattre le capitalisme en faisant bien attention que son action reste dans ce cadre afin qu’il y ait le moins possible de dommages collatéraux. Nous verrons ceci en détail dès le prochain chapitre.

3) La qualité de vie

Je suppose que vous autant que moi n’êtes pas très attiré pour faire quelque chose qui ne vous est pas agréable. Alors tant qu’à essayer d’améliorer le cours des choses, autant le faire avec plaisir qu’en se sacrifiant, d’autant plus que c’est beaucoup plus logique. Comme dirait l’autre : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Entendez par là que si vous vous mettez dans une position peu enviable et que vous invitez quelqu’un à vous y rejoindre, sauf cas de masochisme avéré, vous essuierez à coup sûr un refus. Si l’autre monde doit être mieux que le précédent, alors que cela se voit dès maintenant. Citoyen échaudé craint l’eau chaude, c’est bien connu. Il faut garder ça à l’esprit, c’est important pour la suite.

Les vrais révolutionnaires ne sont pas dans les soirées de gala de la LCR, mais dans les cités ghettos, chez le quidam moyen, chez les jeunes désabusés, chez tout ceux qui subissent... Bref, tous ceux pour qui on décide à leur place ce qui est sensé être bon ou non. Le bon peuple donne parfois l’impression d’être un mougeon (voir image à la fin du texte), mais que lui propose-t-on exactement ? Ceux qui se pensent plus éclairés que lui politiquement font-ils l’effort d’être compréhensibles ou bien se parlent-ils à eux-mêmes ?

Pour moi la réponse ne fait aucun doute, si le bon peuple n’adhère pas à des idées aussi progressistes que l’autogestion, c’est bien parce que personne n’a été capable jusqu’à présent de lui expliquer clairement ce que s’était. Les 60% qui ne vont pas ou que très rarement voter, ils ne se désintéressent pas de la gestion collective parce qu’ils sont cons, ils ne se bougent plus parce qu’ils sont devenus assez matures pour ne plus croire les balivernes qui viennent aussi bien de la droite que de la gauche. C’est pour ça que les choses n’avancent pas et que les ventes de neuroleptiques se portent bien. Le bon peuple a peur du changement, pourquoi l’en blâmer ? L’histoire lui donne en grande partie raison, la récupération à mauvais escient est au moins aussi vieille que la politique politicienne. Jusqu’à présent, à chaque fois qu’on lui promet quelque chose et qu’il y croit dur comme fer, il a vite fait de déchanter et de s’apercevoir qu’il ne s’agit que de belles promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.

C’est pourquoi il faut des idées en béton. Des idées qui soient assimilables immédiatement tel 1 + 1 = 2. Des idées dont on peut sentir la force. Des idées que l’on puisse s’approprier. Des idées qui donnent confiance en l’avenir. Des idées qui donnent envie de se bouger. Des idées qui soient applicables rapidement et simplement par toutes et tous. Des idées dont on peut faire aisément la démonstration. Et pour que ça fonctionne, il ne faut pas que ces idées soient instrumentalisées, il faut qu’elles soient au contraire totalement démocratisées. Voilà la base d’une révolution/évolution sans violence qui nous fera sortir de l’avanie capitaliste pour aller vers un système beaucoup plus bénéfique pour tout le monde.

Je sais que la phrase qui va suivre peut choquer les pudibonds de la gauche frustrée, mais je n’ai cure du politiquement correct, faisons l’amour plutôt que la guerre. En bref, il faut faire mouiller la citoyenne et faire bander le citoyen, voilà l’enjeu de l’altermondialisme. L’autre monde se répandra comme une traînée de poudre quand on sera capable de dire preuves en main : « Avant je vivais comme une merde, on me traitait comme une merde, mais depuis que je suis complètement sorti du système je vis bien, je vis serein, j’ai envie de me lever le matin, je sais pourquoi je le fais et je suis content de me coucher le soir. Je ne manque de rien et tout va bien. Je me sens utile et épanoui. ». C’est à ça qu’il faut arriver, et à force de se concerter, on est beaucoup à savoir comment faire, on touche au but.

Conclusion

Une conclusion qui n’est pas faite pour déplaire aux publicitaires : L’altercroissance c’est une lessive avec trois agents actifs pour combattre le capitalisme même à l’intérieur des nœuds et enlever ses traces les plus tenaces sans prélavage.

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Prochain chapitre : quand les cormorans voleront bas


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Commentaires de l'article
> Dossier Altercroissance - indroduction
14 mars 2005 - 17h58

"C’est pourquoi il faut des idées en béton. Des idées qui soient assimilables immédiatement tel 1 + 1 = 2. Des idées dont on peut sentir la force. Des idées que l’on puisse s’approprier. Des idées qui donnent confiance en l’avenir. Des idées qui donnent envie de se bouger. Des idées qui soient applicables rapidement et simplement par toutes et tous. Des idées dont on peut faire aisément la démonstration."

Les idées c’est bien, les actes c’est mieux parce que l’idée principale semble être "Le levier décroissance sera actionné uniquement pour combattre le capitalisme en faisant bien attention que son action reste dans ce cadre afin qu’il y ait le moins possible de dommages collatéraux. Nous verrons ceci en détail dès le prochain chapitre."

Bla... bla... Bla...

Les moyens de productions restent ils privés soumis à un marché régulé dans l’optique de décroissance ? Si oui, alors ça reste du capitalisme... Bof comme révolution. Et le pouvoir du peuple, littéralement, dans tout ça... ? Les théoriciens de la décroissance se gardent bien d’en parler.

Moi aussi j’ai été séduit par cette belle idée, simple et si évidente, mais pas très révolutionnaire. J’en suis revenu. Je recommande à tous la lecture suivante :
http://www.lariposte.com/autre/la_d...

Barthélémy Bou.



> Dossier Altercroissance - indroduction
18 mars 2005 - 00h15 - Posté par

Tu dis vraiment n’importe quoi, un des principes majeurs de la décroissance c’est justement le fait de retrouver les pratiques qui permettent une autoproduction...






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