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Indignation moyenne
de : Alain ACCARDO (via LL)
dimanche 11 décembre 2011 - 16h42 - Signaler aux modérateurs
15 commentaires

Qui sont les « Indignés » ? que veulent-ils ? où projettent-ils d’aller ? par quelles voies ? À ces questions, la multiplicité des composantes sociologiques, la diversité des motivations et l’hétérogénéité des revendications empêchent les observateurs d’apporter des réponses claires.

Depuis les premières manifestations du mouvement social dit des « Indignés », en mai 2011 à Madrid, les grands médias nous ont tenus informés des évolutions de ce mouvement à mesure qu’il s’est propagé de l’Espagne aux autres pays européens comme la Grèce, l’Italie ou la France, mais aussi en Israël ou au Chili, et même, tout dernièrement, aux États-Unis (« Occupons Wall Street »). De cette masse abondante d’informations et de commentaires privilégiant le pittoresque et l’émotionnel, quelques traits essentiels ressortent qui, dans leur ensemble, donnent à cette mobilisation une physionomie à la fois ambiguë et révélatrice.

Évidemment, le fait même que tous les participants de ce mouvement se proclament « indignés » suffirait à montrer qu’ils entendent manifester leur mécontentement. À l’origine de celui-ci on discerne de nombreux motifs dont chacun semble être plus ou moins décisif selon les individus concernés : la situation personnelle (chômage, endettement, paupérisation, etc.), l’action de leur gouvernement à qui ils reprochent impuissance et injustice (politiques d’austérité, casse de l’État-providence, corruption, etc.), et l’état de l’Europe et/ou du monde occidental, qui s’enfoncent dans la crise du capitalisme financier.

Mais se déclarer « indigné », c’est exprimer un sentiment, c’est-à-dire un état psychologique et moral, pouvant préluder à une prise de conscience politique, mais qui n’est pas encore une démarche spécifiquement politique et qui peut donc prêter à des interprétations très différentes. L’étiquette d’« indignés » fait penser à ces catégories empiriques molles transformées en pseudo-concepts par la théorie des socio-styles (« décalés », « branchés », etc.). De tels labels permettent à la rigueur de définir des cibles publicitaires de façon impressionniste par un trait de personnalité impossible à cerner objectivement : comme on est toujours le plus d’un moins et le moins d’un plus « branché » ou « bohème » que soi, où donc se situe la norme ? Il en va de même pour l’indignation et autres sentiments et émotions.

Mais, dira-t-on, il n’en demeure pas moins que l’état psychologique et moral d’une population est une variable de grande importance d’un point de vue politique. Il est vrai que c’est un ingrédient indispensable à tout combat visant à changer, ou à conserver, quelque chose de l’ordre établi. Et on comprend que les différents gouvernements se soient montrés à la fois inquiets et attentifs à l’évolution du mouvement. Dans l’état actuel des choses toutefois, il semblerait qu’ils n’aient pas trop de souci à se faire. Si grand que soit le sentiment de mécontentement des « Indignés », il ne saurait à lui seul suppléer les lacunes et les manques d’un mouvement sans doctrine, sans programme, sans structures organisationnelles, sans analyses ni perspectives communes et sans leaders ni représentants reconnus. Cela pourrait changer, mais on n’en prend apparemment pas le chemin. Pour le moment, ce rassemblement continue à faire office de grand défouloir d’humeurs personnelles.

Comme on pouvait s’y attendre, beaucoup parmi les « Indignés » se félicitent de cette inorganisation en y voyant le prix à payer pour éviter tout risque de stigmatisation politique ou syndicale, tout danger de récupération par les partis et les centrales de la gauche institutionnelle, expressément récusés par les manifestants. À supposer que cette méfiance ou cette hostilité soient fondamentalement justifiées (et elles le sont largement), elles ont pour conséquence de priver le mouvement, comme tant d’autres avant lui, de l’effort de structuration sans lequel une mobilisation sociale ne peut espérer être autre chose qu’un happening éphémère. De ce que les organisations de la « gauche de gouvernement » ont failli à leur mission, il ne suit pas qu’on puisse se passer de toute organisation et de tout encadrement. Et le triste souvenir du capotage des insurrections populaires portées par leur seul élan spontané devrait conduire ceux qui ont compris la nécessité de se battre contre l’oppression à réfléchir davantage à tout ce qui à la fois différencie mais aussi rapproche un militant d’un soldat et des masses en lutte d’une armée révolutionnaire. Les péripéties de la lutte des classes n’ont rien du grand jeu de plein air convivial et festif auquel certains croient pouvoir les assimiler, et l’on sait de reste que, lorsque les affrontements se durcissent, la plupart des amateurs de kermesse se dépêchent de quitter la place.

Ce n’est pas la première fois, en effet, qu’on assiste à un de ces accès soudains de fièvre qui s’emparent du corps social et le jettent sur le chemin de la rébellion comme un malade hors de son lit. Depuis les explosions de 1968, qui demeurent, dans un passé proche encore, le grand précédent en la matière, on a vu un peu partout s’opérer des rassemblements dont la spontanéité n’a eu d’égale que la brièveté. Internet et les réseaux sociaux n’y ont pas changé grand-chose si ce n’est en renforçant l’effervescence émotionnelle et la rapidité de sa propagation.

Au demeurant, devant la tournure prise régulièrement par le processus, on est tenté de penser que ses chances de durer sont précisément conditionnées par son degré de définition. Tout effort pour lui donner précision, unité et rigueur, sur le plan de la réflexion comme sur celui de l’action, risque de lui être fatal en hâtant sa désagrégation. Qu’y a-t-il de commun en effet entre ceux qui ne demandent qu’à mettre un terme à leur chômage ou à leur endettement et ceux qui voudraient changer le régime ? entre ceux qui rêvent de gagner plus d’argent et ceux qui aspirent à en finir avec la dictature de l’argent ? entre ceux qui rêvent de détruire le système et ceux qui souhaitent seulement s’y ménager une place ? Les « Indignés » se situent à tous les degrés de l’échelle de la radicalité et si les circonstances exigeaient du mouvement qu’il clarifie ses positions et arrête des objectifs précis, il se décomposerait encore plus vite qu’il n’est condamné à le faire par son incohérence originelle. En attendant, son flou de nébuleuse fait son charme en même temps que son caractère inquiétant aux yeux des médias et des gouvernants.

Mais s’il est vrai que la carence de la « gauche de gouvernement » et la crise de la représentation politique sont un des facteurs expliquant l’apparition de mouvements informels comme celui des « Indignés », qui ne trouvent plus à s’exprimer dans le cadre traditionnel, on ne saurait se contenter de cette seule explication. Plus profondément, on est en droit de faire l’hypothèse qu’on assiste là à l’affirmation d’une forme de lutte sociale correspondant étroitement à l’ethos de la classe moyenne tel qu’il a été modelé par bientôt quatre décennies de contre-révolution néolibérale, tout particulièrement chez les nouvelles générations (les quinquagénaires d’aujourd’hui et a fortiori les plus jeunes).

Mais, objectera-t-on immédiatement, il s’en faut que les « Indignés » soient tous des membres de la classe moyenne. Tous les observateurs ont été frappés de ce que les participants du mouvement étaient d’origine sociologique très diverse et qu’on y trouvait aussi bien des ouvriers, voire des petits agriculteurs, que des employés, des artisans, des étudiants ou des enseignants et des ingénieurs. Certes, mais quand on utilise les catégories socioprofessionnelles (CSP) classiques pour décrire une population, il ne faut pas oublier de rétablir ce que les CSP ne reflètent pas dans la sécheresse de leur nomenclature : le fait que les sociétés occidentales sont devenues, avec les multiples effets de la croissance et le développement du tertiaire, des sociétés de classes moyennes. Cela ne signifie évidemment pas qu’elles ne sont plus composées que des différentes fractions de la classe moyenne mais que le processus de ce qu’on a appelé la « moyennisation » a entraîné au fil des décennies non seulement une augmentation considérable de leurs effectifs (surtout salariés) mais aussi une véritable volonté d’hégémonie de la fraction la plus « moderne », c’est-à-dire la plus investie, tant socio-économiquement que socioculturellement et sociopolitiquement, dans la gestion du système capitaliste et ses nécessaires adaptations.

Cette fraction très entreprenante, dont les cadres d’entreprise et les professions intellectuelles supérieures sont le fer de lance, a littéralement mis à sa remorque le reste du monde des salariés, d’autant plus facilement que les partis communistes y ont davantage perdu d’influence. La nouvelle petite bourgeoisie a installé une dynamique éminemment favorable à la diffusion et au triomphe du « nouvel esprit du capitalisme », c’est-à-dire de la vision utilitariste-hédoniste de la société humaine (et du destin de chaque individu) comme un vaste marché gouverné par la loi du désir dans une concurrence incessante pour l’assouvissement sans entraves des pulsions solvables. Le grand manager est à ses yeux le type humain accompli par excellence, que chacun(e) devrait se proposer d’incarner, et la paix des peuples comme le bonheur personnel ne sont que des marchandises parmi d’autres, auxquelles seuls les plus fortunés peuvent prétendre accéder durablement.

Si la moyennisation est un processus structurel lié au développement du mode de production capitaliste, il lui a fallu pour s’accomplir l’implication active d’une force sociale particulièrement intéressée à cette transformation des rapports de forces. Le principal vecteur-orchestrateur de la moyennisation a été la nouvelle petite bourgeoisie qui a imposé non seulement à l’ensemble de la classe moyenne mais aussi par publicité, propagande et inculcation à l’ensemble du monde du travail, les modèles de la production et de la consommation matérielle et symbolique inspirés de l’american way of life, avec les nouvelles mentalités qui caractérisent le stade actuel du capitalisme de marché et la forme d’aliénation dans laquelle il maintient les populations.

J’ai esquissé dans Le Petit Bourgeois Gentilhomme une analyse plus détaillée de l’ethos de cette fraction dominante , les « élites », qui incarne au plus haut degré les qualités et les défauts de la classe moyenne. Je n’en retiendrai ici que le point le plus utile à mon propos : l’irréductible ambiguïté de tout ce que sont ces agents et de tout ce qu’ils entreprennent, leur constante ambivalence exprimée tour à tour et parfois simultanément dans des choix contradictoires euphémisés idéologiquement en termes d’« ouverture », de « métissage », de « refus des vieux schémas sclérosés » et de « courage de briser les tabous ».

Depuis l’époque lointaine où les empereurs Trajan puis Hadrien ont préféré confier l’administration de l’État romain, plutôt qu’à des esclaves affranchis, à des citoyens romains choisis dans la classe des equites (chevaliers) qui préfiguraient un peu (toutes choses égales par ailleurs) nos enfants de bonne famille sortis des grandes écoles pour diriger cabinets ministériels et services préfectoraux, les classes moyennes n’ont cessé de fournir des auxiliaires précieux aux aristocraties dirigeantes-possédantes à la prospérité desquelles leur destin a toujours été structurellement lié. Mais cette solidarité structurelle avec le pôle supérieur de la domination de classe n’a pas empêché les classes moyennes, bien au contraire, de mettre en œuvre leurs propres stratégies de distinction et d’entrer en compétition avec la grande bourgeoisie. La logique des affrontements pour le pouvoir, plus encore symbolique (politique et idéologique) qu’économique, a conduit en maintes circonstances les classes moyennes, de France et d’ailleurs, à se tourner vers les classes populaires et à rechercher des alliances avec elles, en développant un discours « républicain » de défense des droits de l’Homme en général, c’est-à-dire tout à la fois du riche propriétaire exploiteur et du pauvre plébéien exploité. C’est ainsi qu’en toute bonne conscience les classes moyennes se sont faites les médiatrices entre les deux pôles de la lutte des classes et ont usé le plus souvent de leur influence pour maintenir tout mouvement social dans le cadre de la démocratie parlementaire bourgeoise, qui n’autorise que la contestation dans le système et proscrit la contestation du système. Les partis sociaux-démocrates ont été les grands bénéficiaires depuis quarante ans de ce type de stratégie d’intégration, et les partis révolutionnaires les grands perdants.

À l’évidence, avec le mouvement des « Indignés », on est toujours et encore dans cette culture de recherche du consensus, du compromis et du rafistolage qu’on peut indifféremment qualifier de néoconservatisme ou de néoréformisme, qui consiste à changer pour mieux conserver quand ce n’est pas pour revenir carrément en arrière. Du moins, en dehors de quelques prises de positions radicales qui sont, par la force des choses, le fait d’individus s’exprimant à titre personnel ou au nom de groupuscules, rien ne peut laisser espérer que ce mouvement, même s’il n’est pas purement un rassemblement de classes moyennes, possède le potentiel nécessaire pour se constituer en force politique stable et inverser, ne serait-ce qu’en son propre sein, le rapport traditionnel des forces. De même, ce ne sont pas quelques déclarations isolées, à tonalité vaguement communiste ou écologiste antiproductiviste, qui peuvent laisser présager que le mouvement va se structurer en une force de transformation sociale radicale militant pour la réappropriation collective et le juste partage de toutes les ressources de la planète et pour l’établissement d’un régime de démocratie économique, politique et sociale intégrale. Le marxisme avait raison, à cet égard, de considérer que seul un mouvement prolétarien organisé (et même hégémonique, comme le soulignait Gramsci) pouvait mener jusqu’au bout le projet révolutionnaire.

Au contraire, dans le mouvement des « Indignés », non seulement les éléments prolétariens ne sont qu’une composante parmi beaucoup d’autres, mais ils ne sont pas organisés et moins encore hégémoniques, de sorte que le climat idéologique dominant semble bien être une fois de plus marqué par le mélange équivoque d’idées et de sentiments qui font de la petite bourgeoisie à la fois la concurrente la plus agressive et la partenaire la plus servile de la grande. Pour le moment rien n’indique que la plupart des mécontents qui clament leur indignation aient un autre idéal social que l’individualisme hédoniste de la société libérale-libertaire, ni qu’ils aient une autre ambition que celle de s’asseoir ou se rasseoir à la table du banquet auquel les dégâts de la crise et la perte de pouvoir d’achat les empêchent d’accéder.

Rien non plus n’interdit de penser que l’approfondissement de la crise systémique du capitalisme est en train de renforcer les conditions objectives d’une prise de conscience capable de tirer les classes moyennes de leur sempiternelle ambiguïté, de mettre un terme à leur séculaire double jeu, qui est une façon d’affirmer et nier en même temps la lutte des classes, en tirant les marrons du feu. Mais des classes moyennes en voie de prolétarisation et non plus en ascension seraient-elles encore « moyennes » ? Sans la confrontation simultanée et constitutive avec des riches à admirer, imiter et servir, et avec des pauvres à éblouir, endoctriner et discipliner, leur vie garderait-elle son (double) sens ? Et les nouveaux aspirants-bourgeois pourraient-ils s’indigner vertueusement contre l’ordre établi sans cesser d’y adhérer ? Habitués à jouer gagnants sur deux tableaux, il faudrait qu’ils aient beaucoup perdu et qu’ils éprouvent beaucoup de ressentiment pour se résoudre à lier leur sort à celui des petites gens plutôt qu’à celui des bourgeois. Une fois de plus une population de dominés-dominants se heurte aux limites de son entendement et de sa sensibilité tels qu’ils ont été formatés par la logique des rapports de domination.

On est désolé d’avoir à le dire – et les stratèges de salles de rédaction trouveraient certainement que ce n’est pas un point de vue très « politique » (comprenons « électoraliste ») –, mais c’est une donnée historique que, si les classes moyennes ont su être à l’occasion une force sociale de progrès, plus sûrement encore – et aujourd’hui en particulier –, elles constituent une des meilleures défenses du système contre lequel il leur arrive néanmoins de rompre quelques lances, avec une vigoureuse indignation. Alain Accardo

Texte à paraître dans la revue Les Zindigné(e)s n°1, décembre 2011.

http://blog.agone.org/post/2011/11/...



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Commentaires de l'article
Indignation moyenne
11 décembre 2011 - 17h32

Une excellente analyse d’ACCARDO qui fait de la place à une notion complètement délaissée depuis les années 90, celle de "nouvelle petite bourgeoisie". Et pour cause, puisqu’environ 1 habitant de ce pays sur 4 en fait partie, socialement, sociologiquement ou politiquement ou les trois ensemble, et que de la NPB sont issus nombre de représentants des "zélites" actuelles, on n’aime pas trop "parler de soi"....

LL



Indignation moyenne
11 décembre 2011 - 17h57 - Posté par Jean-Louis

J’allais le dire. Une analyse excellente... et importante qui montre... l’importance qu’il y a à combattre intelligemment les rengaines antiorganisationnelles qui promettent des défaites saignantes. Ôter la seule idée des "armes" de la tête des rebelles équivaut à les désarmer sur tous les plans. Une organisation est une arme.


Indignation moyenne
11 décembre 2011 - 18h59 - Posté par

Samedi 10 décembre 2011, le tract des "indignés" pour appleler à la manif place Clichy revendiquait : un "dress code" pour chaque manifestant, c’est-à-dire un uniforme vestimentaire.

Pathétique...


Indignation moyenne
11 décembre 2011 - 22h44 - Posté par Cat

bla bla bla, continuez a vous pignoler comme depuis 30 ans, aucun problème ... restez enkystés dans vos systèmes de pensées, on ne gagnera pas peut-être pas mais nous au moins on ne s’engraissera pas sur le dos des malheureux. Salutations.


Indignation moyenne
11 décembre 2011 - 22h54 - Posté par La Louve

C’est bien , toi t’as le sens du débat et de la démocratie :-D C’est bien ce qu’on vu jusqu’à présent.

Une trouille pas possible des rouges hein, même "non encartés" peut-être ?

La plupart d’entre vous préfèrent sans doute se faire péter les dents tout seuls par 200 CRS que de prendre le risque de côtoyer les iggnnnooobllleess communistes, anarco-syndicalistes etc...

Quand t’auras réalisé ton erreur et que t’auras choisi ton camp, tu nous feras signe.

En attendant vous n’avez pas fini d’en bouffer des "actes regrettables"


Indignation moyenne
30 janvier 2012 - 00h04 - Posté par toto

tu le fais tous les jours sans le savoir....lis un peu


Indignation toujours pour ceux qui restent
11 décembre 2011 - 19h07 - Posté par Jean Guldudule

Ceux qui restent

Ils ne semblaient pas venir de la "classe moyenne" ceux qui restaient sur le parvis au pied de l’Arche de la Défense ce 19 Novembre (j’étais venu pour la nieme réunion de ce putain de procès, on va en appel pour les faire chier tant qu’on peut), entourés de cartons avec beaucoup d’écriture dessus et entouré de quelques CRS en permanence.
Maria qui les accompagnait a dit que les CRS avaient récemment déchiré leurs tentes etc en plus de se faire virer régulièrement avec la méthode que l’on connaît, il y a plusieurs petits groupes qui se cherchent, à s’organiser, petit à petit. Il y a un petit groupe d’Espagnol venus exprès "répandre la bonne parole", assez effarés du peu de mobilisation en France. Maria d’origine roumaine a expliqué aussi que beaucoup d’Européens comme eux sont toujours surpris, cette France qu’ils voient là c’est pas celle de leur manuels d’histoire... Ces espagnols me faisaient penser à ceux de Catalogne que j’ai vu lors du fauchage en 2010, ils ont une longue culture de l’anarchie, pas de chefs, tout se décide en collectif. Ils ont du mal pour l’instant mais, ils apprennent à se connaître, à échanger etc. S’ils se font virer ils reviendront plus tard, ils ont le temps pour eux...
Ça fait pas longtemps que j’ai lu l’ "hommage à la Catalogne" et j’me dis que faudrait pas qu’on les trahisse encore une fois. Mais peut-être qu’hier et aujourd’hui sont différents...
Est-ce que quelqu’un est allé les voir ? Accardo ?
J’ai donné des noix, si un jour ils ont besoin je donnerai mes poings. Ils ont l’intelligence et le courage de ne pas répondre à la violence mais jusqu’à quand ?



Indignation toujours pour ceux qui restent
11 décembre 2011 - 21h58 - Posté par

Ce que tu dis est en partie juste mais ce n’est pas le sujet du débat.

Pourquoi les Indignés refusent ils toute expression politique autre que "l’antisarkozysme" ? Pourquoi refusent ils les syndicalistes ? Les communistes ( y compris encartés nulle part) ? Tu m’expliques ? C’est ça la démocratie selon les Indignés ? Ne laisser s’exprimer que celles et ceux qui ne risquent pas d’allumer le feu aux poudres, et surtout, ne pas laisser s’exprimer ni participer les camarades révolutionnaires ?

La critique principale d’ACCARDO est là et je la partage à 200 %.


Indignation toujours pour ceux qui restent
12 décembre 2011 - 10h06 - Posté par Jean Guldudule

Si si c’est le problème : c’est la communication. Ce qu’on fait là ce n’est pas une véritable communication (écrire un peu) , ils sont dans la rue et c’est dans la rue que cela s’est toujours passé, c’est pour cela qu’il faut aller les voir et discutez avec eux pour leur demander entre autre ce qu’est pour eux le "communisme" et le "syndicalisme" en 2011, je suis sûr que tu trouveras qu’ils ont une idée fausse de ces deux mots parce qu’ils ont tellement été déviés, récupérés trahis dans l’histoire que c’est presque "normale" vu la propagande qui dure depuis 100ans que des jeunes en ai des idées fausses. La Commune par exemple sera sans doute plus populaire auprès d’eux parce tuée dans l’oeuf et là on pourra leur dire que c’est comme un gosse qu’on a égorgé dans son berceau, elle n’a pas pus s’exprimer, vivre et donc aussi : elle n’a pas pus être déviée.
On est tous plein de préjugés et de jugements de valeur du fait de notre propre expérience.
La base est saine et le pouvoir corrompt, je ne trouve rien d’autre à dire que "allez les voir" mais c’est pas moi qui a dit "il faut connaître les choses pour les changer"


Indignation toujours pour ceux qui restent
12 décembre 2011 - 23h14 - Posté par toujour pas résigné !

je partage aussi cet avis. le rejet apparent de la politique ou des syndicats est en fait plus celui de la politique des grands politiciens et des grands leaders syndicaux, qui trahissent et maintiennent l’ordre établi (avec des variantes, les têtes cfdt craquent avant la cgt en général, le socialisme français avant 83 c’était pas pareil qu’après...).

le pathétique des discours politiques si déconstruits chez "les" indignés vient plus de la victoire idéologique du néolibéralisme depuis les années 80, bannissant jusqu’aux mots qui permettent de décrire la situation, lutte des classes, prolétariat, exploitation (...répression ça va, c’est resté...), d’une reécriture/falsification néolibérale de l’histoire, que d’un positionnement libéral/hédoniste (ils vont bien se marrer les copains sdf et rsa-ist ;o))) !!!! ) des indignés.

par ailleurs, bien qu’on trouvera chez les indignés des militants dont la ligne politique est construite, renseignée et cohérente, on risque d’y voir venir s’exprimer des contestations parasites, comme souvent critiquées par les militants furieux des rencontres qu’ils ont pu faire et des discours entendus. mais qu’est ce que je fais moi de mon zeitgest, de mon soralien, de mon conspi, là dans la rue ou en ag, quand ils viennent attirés par la contestation ??? et ben je cause à un mur, j’essaye de "convaincre" mais j’en bave (un peu comme maintenant j’imagine...). perso, je me revendique volontiers noir (et vert !!!), ça passe très bien dans mon groupe d’indigné, même si ça me coute parfois de longues explications avec certains copains, heureusement très minoritaires (mais pour combien de temps ?) ! explications toutefois pas aussi longues qu’avec le quidam propagandé intégral que je peux croiser chaque jour : "ha bah on a tout essayé y a que le capitalisme qui marche"... voir le résigné : "aucune révolution n’a jamais marché ! (et 1936 ?) " ; imaginez le désespoir !

bref, il y a une révolte qui s’exprime dans la rue depuis déjà plus de 6 mois, ce n’est donc pas un feu de paille, une mode. elle est politiquement incohérente ? mais à qui la faute ? quel est le contexte ? quelle est enfin l’urgence politique, ne serait ce que vis à vis de la terrible nouveauté des enjeux écologiques, de donner corps et cohérence politique à ce type de mouvement ??? pour cela j’encourage également les militants murs à aller à la rencontre de cette contestation. il y a même urgence, car la bataille médiatique nous à permis de sortir de l’anonymat, maintenant va commencer, à mon humble avis, la reprise et le détournement de cette vague de contestation, version probablement réformiste, voir libérale/hédoniste (si le printemps est beaux, cet hivers, ça va pas être évident de faire croire à ça ;o), faf déguisé, ou je ne sais quoi encore !

j’ajouterai enfin pour les "terriblement déçus" de leur passage dans un rassemblement d’indignés, qu’ils n’ont peut être tout simplement pas rencontré les "bonnes" personnes, vu qu’effectivement l’expression est assez libre, qu’il n’y a pas de leaders, et que le repositionnement politique à la gauche de la gauche réclame un travail de fourmis ...ce que tout militant expérimente lors des années sombres... voila voila, en espérant ne pas avoir desservit la cause...

S.


Indignation toujours pour ceux qui restent
11 décembre 2011 - 21h59 - Posté par

Ils applaudissent des socialos du PS mais il conspuent des syndicalistes de la CGT ? C’est ça leur échelle de valeur de leur indignation ?

Quand ils changeront de comportement on changera aussi.


Indignation versus résignation
11 décembre 2011 - 22h24 - Posté par toujour pas résigné !

Merci Jean, ça fait du bien de lire un commentaire venant de "l’intérieur" !!!

Je pense au contraire de l’analyse ci dessus, au demeurant fine, que le mouvement (français) n’est pas le fait de la classe moyenne. Au contraire ! L’inertie de cette classe (dont j’avoue toutefois faire partie, mea culpa...), je la ressens tous les jours dans la rue, face à un mur d’incompréhension/méconnaissance politique, de "je m’en fout c’est bientôt noël", de formatage individualiste consumériste, etc. Ces gens là ne viennent pas, et pour cause ! Il y a une réelle violence dans ce mouvement, de par une contestation profonde, souvent en construction et qui peut donc souvent paraitre floue, du système actuel et de l’impasse qu’il représente.

De plus, une "CSP" non mentionnée dans l’analyse est tout bêtement les chômeurs, plus ou moins assumés, et les SDF, des routards volontaires, présent en nombre (30% ?)... On est donc loin du tableau purement petits bourgeois décrit plus haut ! La dimension sans leader ni porte parole de plus, toujours tenue, est une "garantie" à la non instrumentalisation des classes les plus pauvres/exploités par les classes moyennes.

Il est pathétique à mon sens que seul le pouvoir semble prendre la dimension offensive de l’évènement que tentent de susciter les "zinzindignés", de par la répression et l’empêchement systématique de laisser les "camps" se construire sur les plus belles places, là où la contestation dérange le plus, mais aussi dans les quartiers plus populaires. Ces rassemblements pourraient être le lieu d’une véritable convergence contestataire, de masse, à visée révolutionnaire, organisés (horizontalité, autogestion, solidarité, discussion politique permanente...) dès le départ de manière à ce qu’il ne serve pas de tremplin pour la petite bourgeoisie, vers la grande.

Enfin, le pire du pire me semble résulter du fait que certaines des analyses issues des milieux les plus dissidents (voir par exemple http://rebellyon.info/Pour-une-comp... ), et apparemment émancipateurs, convergent par d’autres rhétoriques avec les discours décrédibilisant issus des massemédias. Force m’est donc de constater que les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis, et d’observer comment les indignés manquent leur objectif fédérateur (notamment au sein des bobocontestataires, puisqu’on est à 50% des vrais prolos !).

Cela étant dit, il y a un véritable besoins au sein du mouvement de voir certaines des idées mentionnées à l’instant clairement poussées en avant... Puerta del Sol fut la plus grande auberge espagnole de tout les temps, un foyer de réflexion, et les idées qu’on trouvera dans les rassemblement/occupations des indignés seront celles que les participants amèneront. Alors militants durs et aguerris, gardiens de l’utopie, il me semble qu’il y ait maintenant deux choix, participer, ou regarder en rigolant les trolls et récupérateurs détourner le mouvement de sa cible, afin de le rendre inoffensif.


Indignation versus résignation
11 décembre 2011 - 22h55 - Posté par La Louve

la dimension offensive de l’évènement que tentent de susciter les "zinzindignés",

Pardon mais....quelle "dimension offensive" et quel "évènement" ?


Indignation versus résignation
12 décembre 2011 - 09h43 - Posté par toujour pas résigné !

je rigole ! pardon également, j’ai du mal relayer la dimension mondial du mouvement, quel que soit son nom. pour la manif mondial du 15octobre, par exemple, 800 villes du monde étaient mobilisées, 1million (toujours difficile à savoir) à Athènes, 600000 à Barcelone, 400000 à Madrid, 300000 à Rome, de 10000 à 20000 à Bruxelles ou paris berlin frankfort londre... aller plus que 792 villes à lister... ce qui en fait la mobilisation mondiale la plus importante depuis la toute première, contre la guerre en irac je crois.

bien sur, tous les mouvements ne sont pas étiqueté "indignés" "indignados" "democratia real ya" "occupy everything" ! désignations assez occidentale d’ailleurs. le chilien ont renversé pinochet la dernière fois qu’ils se sont autant bougé, les russes grognent pas mal depuis 10 jours, et que dire de londres en aout ?

et puis il y a la france là dedans... va comprendre. toute la subtilité était donc dans le mot "susciter", en ce qui concernent un "éventuel" départ de feu dans le coins aussi, où pas, finalement...


Indignation versus résignation
12 décembre 2011 - 12h09 - Posté par

Il ne peut pas y avoir de "départ de feu" sans prise de position politique CLAIRE.

C’est pas le fait de "sortir dans la rue" qui va suffire.

Au contraire.

A l ’heure actuelle force est de constater que PERSONNE ne peut dire exactement ce que cherchent ou proposent les Indignés.

Je crois qu’ils n’en savent RIEN eux mêmes, c’est GRAVE.

Quand on veut dialoguer, proposer, on se fait jeter (enfin jusqu’à présent). On y entend des belles conneries sur l’amalgame éternel de la bourgeoisie : communistes= stalinistes. syndicalistes = pourris et vendus. SUPER quoi.

Accardo a raison quand il dit qu’ils sont sur des positions politiques de la NPB. Ils sont dans la domination idéologique de la "classe moyenne". Ils en colportent les valeurs hédonisto-individualistes et tout ce qui va avec.

Ce n’est évidemment pas une justification pour leur taper sur la gueule.

Et si le pouvoir leur tape dessus, évidemment ce n’est pas sans raison, mais il se trouve que cette raison est loin d’être aussi univoque que "le pouvoir a peur d’eux".

Moi je crois que le pouvoir est bien content de trouver ces gens inorganisés et dépolitisés qui ne savent pas ce qu’ils veulent et n’identifient pas leurs ennemis ni ne dénomment le système, pour appliquer sa pédagogie de la terreur. donc les Indignés qu’ils le sachent ou pas, qu’ils le veuillent ou pas ont une part de responsabilité politique importante dans ce qui se joue là.

A chaque fois qu’ils sortent comme ça, inorganisés, dépolitisés, pour aller se jeter au contact des forces de l’ordre de façon naïve et sacrificielle, CRS qui leur tapent sur la gueule gratoche ("actes regrettables"....) ils font AUSSI le jeu du pouvoir en place qui trouve là des exemples GRATUITS pour FAIRE PEUR.

Veulent ils continuer à servir de bouc-émissaires gratoches pour rien ou vont ils attérrir et se rendre compte qu’il faut, pour TOUS, accepter les "gens comme nous" dans ce mouvement, passer aux choses sérieuses, faire des CHOIX, des choix AXIOLOGIQUES, politiques, sur la "démocratie" et qu’aller s’offrir en poignées, à moitié à poil, aux coups des forces de l’ordre dans un tel contexte est à la limite de la bêtise ?

Moi je ne ferme pas la porte aux Indignés, mais j’en reparlerai quand on aura enfin pu s’exprimer sans se faire jeter si on parle lutte de classes, capitalisme etc.

En attendant évidemment, condamnation de la répression, de toute façon mais bon ion peut aussi leur dire que c’est peut être l’heure de réfléchir un peu différemment aux choses non ?

LL





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