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Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
de : La Louve
mardi 13 décembre 2011 - 12h01 - Signaler aux modérateurs
33 commentaires
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Ce matin, je me faisais la réflexion que la révolution a bel et bien commencé. Le "hic", c’est que c’est la bourgeoisie qui est en train de la mener... Elle a l’avantage offensif.

Question : face à une offensive révolutionnaire de la bourgeoisie, quelle doit être la position juste pour le prolétariat et quelle doit être la position juste des communistes ?

A quoi cela sert-il de faire des propositions économiques (certes justes) si on ne met pas avant tout sur la table la question du Pouvoir politique, si on ne dénonce pas l’ensemble (culturel, social,économique et politique) du système capitaliste ? Il ne s’agirait pas de ressasser la proposition (à mon sens fausse telle qu’elle existe jusqu’alors) de "6ème république" en répétant qu’il faut introduire de la proportionnelle etc. Non.

Il faudrait déjà taper, et dur, sur la question de la démocratie représentative et des institutions qui en découlent, sur les fameux "appareils d’Etat", et sur la question de la citoyenneté, liée à la nation.

On l’a vu pourtant avec la question des retraites, mouvement sur lequel, finalement, on a peu écrit et peu réfléchi (or, le mouvement ouvrier doit apprendre autant, sinon plus , de ses échecs que de ses succès).

Qu’est ce qui a manqué AUSSI au mouvement pour qu’il ait une chance véritable d’emporter le morceau ?

Bien sûr il a manqué de mobilisation et de grèves directement sur les lieux de production.

Mais pourquoi cela a t il manqué ? Alors ok, mollesse de certaines institutions syndicales, situations matérielles précaires, tendues, propagande massive etc etc (mais enfin bon, de façon objective le mouvement ouvrier a connu des conditions bien pires qui ont pourtant été des situations de victoires d’étapes du prolétariat).

Ce qui a manqué je pense (mais je me trompe peut être), surtout c’est la dimension politique, qui aurait consisté à formuler, à faire apparaître la DOMINATION, en élevant le niveau des contradictions DANS le bloc au pouvoir, par des propositions politiques de haut niveau.

Ce qui a manqué c’est que "l’avant-garde" (enfin, ce qu’il en reste) fasse son boulot "d’éclaireur" (je dis bien "éclaireur" et pas "guide" et encore moins "maître") et refuse de continuer à jouer le rôle de "garde-chiourme" du mouvement ouvrier dans lequel, nécessairement, le bloc au pouvoir la cantonne. D’une certaine manière, c’est donc "nous"qui avons fait défaut à cette époque, probablement.

Il fallait contester, non seulement le bloc au pouvoir, mais encore le lieu même du pouvoir, sa forme, pour démontrer la surdité d’un bloc au pouvoir garant du et garanti par le système institutionnel actuel.

Ce qui a manqué, c’est une proposition politique relative aux appareils d’Etat.

Je pense que plus ou moins intuitivement, les prolétaires engagés dans ce mouvement des retraites l’ont perçu assez rapidement. Ils ont perçu que ce mouvement, sans proposition concrète de renversement de l’ordre établi, était vain. Et hélas, l’histoire immédiate a démontré que ceux qui le pensaient ou le pressentaient, avaient raison.

C’est la différence entre un "mai 68" (aussi critiquable et imparfait soit il) et "nous aujourd’hui", cette dimension politique et contestatrice du cœur du Pouvoir, c’est à dire, de la domination destinée à assurer notre exploitation, sous toutes ses formes.

Il va de soi que dans de telles conditions, la proposition d’un référendum apparaissait immédiatement comme d’une inanité folle, d’une incohérence , d’une absurdité insupportables !

A un mouvement, il faut un BUT et des REVENDICATIONS structurantes.

Un mouvement de contestation du bloc au pouvoir qui DEMANDE au lieu de PRENDRE ce que, forcément, ledit bloc va refuser de lui DONNER est déjà dans une position de faiblesse.

C’est ce que démontre aussi le contre- exemple (pour le moment) des "Indignés" en France (ailleurs, je ne sais pas trop, mais je crois que ça se politise et ça se radicalise pas mal dans un sens de lutte des classes). Un "mouvement" qui ne propose RIEN et n’affiche aucun BUT concret a à peu près autant de chances de réussir à se développer qu’un manchot a de chances de battre Roger Federer au tennis.

Par ailleurs et enfin, plus que jamais, il devient extrêmement important pour nous de rétablir la réalité que désignent certaines expressions, certains mots, il devient vraiment urgent d’être précis, et de ne pas jouer à "l’attrape-tout" pour des raisons électoralistes, ou par "peur" d’être "minoritaires".

Si on colporte des choses aussi non-structurantes (sinon carrément fausses)... que l’opposition "riches/pauvres", que le "partage des richesses", que la "crise financière", que "la dictature des marchés financiers", que "la responsabilité des agences de notation" ou la "perte du pouvoir d’achat" etc... on ne s’en sortira pas, car ces concepts ne sont pas là pour permettre de démasquer la REALITE DE LA DOMINATION et de l’EXPLOITATION.

Ils sont là au contraire pour contribuer à continuer de les masquer, paradoxalement.

Si on s’en tient au seul niveau de "l’anticapitalisme" (à mon sens une donnée certes critiquable mais qui peut être néanmoins politiquement utile par les temps qui courent), à supposer que l’on ait pour but de démontrer qu’il faut combattre le capitalisme, c’est ainsi, en laissant prospérer ces faux clivages, qu’on en arrive à penser que Cheminade est un anticapitaliste, que Mélenchon est un anticapitaliste, que Marine Le Pen est anticapitaliste (et pourquoi pas Sarkozy et hollande, allons-y gaiment), bref que tous ces gens (que je n’assimile pas pour autant, je précise) qui directement ou indirectement, consciemment ou pas, "roulent" en réalité pour une fraction de la bourgeoisie (la bourgeoisie locale et industrialo-immobilière) contre une autre, "rouleraient" en réalité pour "nous.

Bon, bien-sûr, si on a fait le choix de ne pas combattre le capitalisme pour le renverser, la question ne se pose pas dans les mêmes termes...mais cela ne nous concerne pas.

Si l’on s’en tient à ce niveau d’analyse et qu’on le laisse prospérer sans réagir à chaque fois pour remettre les choses à plat, et bien, bon gré, mal gré, on fait le jeu de la bourgeoisie.

Si l’on s’en tient aujourd’hui à l’économisme, là aussi on fait le jeu de la bourgeoisie, car on aboutit en réalité à ne faire que des propositions de replâtrage du capitalisme. Or, ce n’est pas à nous de trouver au Capitalisme des solutions de "sortie de crise" !

Les réformes, quand il y a un espace pour en faire de réelles, pourquoi pas. On ne peut pas être "contre par principe". Même si le réformisme implique nécessairement une partie de collaboration de classes qu’il faut assumer (et dont on connait les effets mortifères sur l’aiguillon de la lutte de classe). Mais il y a des solutions qui diffèrent dans leur justesse en fonction des époques...

Donc, là où le bât blesse, c’est quand on continue à suivre la voie réformiste quand le capitalisme a sonné depuis un moment la fin de la collaboration de classes.

Dans une telle période, les propositions "réformistes", pour avoir une chance de confluer avec des propositions révolutionnaires, doivent comporter de hauts niveaux d’exigence politique et des propositions franchement progressistes, pour avoir au moins la faculté d’ouvrir les esprits à un autre possible.

Proposer des réformes (surtout des réformes en papier) face à un adversaire de classe qui est, lui, entré dans un combat révolutionnaire (le K), c’est comme proposer à un crocodile de bouffer de l’herbe alors qu’il peut croquer du buffle ou de l’antilope, vous voyez...

Aussi, nous n’avons pas cinquante solutions, pour nous en sortir, nous n’avons même pas deux solutions.

Nous n’avons comme unique solution que

1/ de nous battre, sur le terrain des Idées et des propositions d’actions, pour faire apparaître la DOMINATION et l’EXPLOITATION de la bourgeoisie, et, (comme je ne connais finalement que peu de personnes qui ayant pris conscience de la domination et de l’exploitation qu’elles subissent vouloir continuer à la subir),

2/ d’aider à organiser et à se mettre en mouvement les masses prolétariennes largement entendues (ouvriers, employés, chômeurs, étudiants, petits paysans, artisans et "auto-entrepreneurs" prolétarisés...) pour renverser le système (culturel, social, politique, économique) qui permet cela.



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Commentaires de l'article
Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 14h29 - Posté par Roberto Ferrario

qu’on en arrive à penser que Cheminade est un anticapitaliste

A propos de Cheminade lire le passage de l’article publie en commentaire ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

Ca parle du Jorge Olivera le suppose bourreau de Marie-Anne Erize une des française enlevé et disparue pendant la dictature argentine :

Son moment de gloire arrive en 2000, quand il réactive, avec son associé, Jorge Appiani, le dossier de la guerre des Malouines (1982). Agissant au nom de deux victimes argentines du conflit, le duo tente de poursuivre le Royaume-Uni devant la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg. Cette démarche, vouée à l’échec, va les conduire à prendre conseil auprès d’un acteur marginal de la politique française : Jacques Cheminade, candidat fantomatique (0,28 % des voix) à la présidentielle de 1995.

Quand Olivera est arrêté à Rome, l’effet de surprise est total

Troublant personnage que cet énarque de 69 ans, ancien cadre du ministère français de l’Economie et des Finances. Il a pour modèle Lyndon LaRouche, un essayiste américain suspecté d’antisémitisme et de dérives sectaires. Après avoir longtemps dirigé le groupusculaire Parti ouvrier européen (POE), Cheminade pilote désormais le "mouvement" Solidarité et progrès, et mène déjà campagne pour 2012. Interrogé par L’Express au sujet des deux avocats argentins, il se souvient de les avoir reçus, mais s’empêtre vite dans ses contradictions. Il a beau les qualifier de "types peu recommandables", leur combat était en partie le sien. Son mentor américain, Lyndon LaRouche, ne fut-il pas l’ami du colonel Seineldin, l’idéologue des carapintadas ?

Site très intéressant en anglaise ou on peux verifier la relation très proche entre Lyndon LaRouche et Seineldin ici : http://lyndonlarouche.org/larouche-...



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 16h26 - Posté par

Lyndon LaRouche, ne fut-il pas l’ami du colonel Seineldin, l’idéologue des carapintadas ?

Oh putain bah d’accord dis donc... je pensais pas que ça allait jusque là.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 14h45 - Posté par Luis

Tout à fait d’accord.
Dans la crise qui ne fait que commencer, et en retard en France grâce à l’importance des protections sociales, la seule façon de défendre nos conquêtes, sans parler même de réformes, au sens d’avancées pour les travailleurs, c’est un mouvement d’ensemble, un affrontement généralisé.

Mais celui-ci ne peut avoir lieu sans un projet alternatif. La Louve le mentionne en creux, en insistant fort à propos sur la dénonciation de l’exploitation et de l’oppression. En positif, il faut affirmer la nécéssité et l’actualité d’imposer une démocratie réelle, le pouvoir des travailleurs.

Cela passe par l’auto-organisation lors de la mobilisation générale (grève générale sans doute, et active), la création d’organes de double pouvoir se transformant , après démantèlement des appareils d’Etat, en gouvernement des travailleurs.

Après, une constituante, dont les formes resteraient à déterminer, peut mettre en place une
vraie République...
Cela s’appelle une révolution. Il faut le dire : pas d’autre chemin.



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 16h24 - Posté par

Cela s’appelle une révolution. Il faut le dire : pas d’autre chemin.

Oui ça ne serait sans doute pas "la" révolution, mais ça serait déjà "une " révolution...

Et en effet ce qu’il faut dire et démontrer c’est qu’il n’y a pas d’autres solutions pour le plus grand nombre d’entre nous.

Le rafistolage du Capitalisme ne bénéficiera (vaguement) qu’à une partie très ciblée et très étroite du prolétariat :

les cadres masculins, vieillissant et blancs, de la petite bourgeoisie néo-réac... la "révolution par les urnes" elle est pour eux et personne d’autre.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 15h53 - Posté par Kipleft

Cette réflexion me parait tout à fait juste !

Un petit rappel d’une phrase de Warren Buffett, première fortune mondiale (en 2006, je crois) : "la guerre des classes existe,c’est un fait, mais c’est la mienne,la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter"



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 16h45 - Posté par Jean-Louis

"Je pense que plus ou moins intuitivement, les prolétaires engagés dans ce mouvement des retraites l’ont perçu assez rapidement. Ils ont perçu que ce mouvement, sans proposition concrète de renversement de l’ordre établi, était vain. Et hélas, l’histoire immédiate a démontré que ceux qui le pensaient ou le pressentaient, avaient raison."

Comprendre ça évite de désespérer des "larges masses" qui, au contraire de ce que prétendent les "scouts" de l’action exemplaire, sauront intuitivement quand c’est le moment d’y aller(cf mai 68). En attendant, il y a le boulot propagandiste ordinaire, obstiné, pas toujours palpitant et les étincelles qui partent ici où là et sur lesquelles nous devons souffler sans s’en faire une montagne, l’indispensable construction d’une organisation horizontale...



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 17h07 - Posté par

Comprendre ça évite de désespérer des "larges masses" qui, au contraire de ce que prétendent les "scouts" de l’action exemplaire, sauront intuitivement quand c’est le moment d’y aller(cf mai 68). En attendant, il y a le boulot propagandiste ordinaire, obstiné, pas toujours palpitant et les étincelles qui partent ici où là et sur lesquelles nous devons souffler sans s’en faire une montagne, l’indispensable construction d’une organisation horizontale...

D’accord avec ça Jean-Louis.

C’est à ce moins "palpitant", moins "étincelant", qu’il faut s’atteler, partir du commencement quoi ;-)


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 20h34 - Posté par pilhaouer

"Je pense que plus ou moins intuitivement, les prolétaires engagés dans ce mouvement des retraites l’ont perçu assez rapidement. Ils ont perçu que ce mouvement, sans proposition concrète de renversement de l’ordre établi, était vain."

Je ne crois pas : dès le départ ce mouvement a été voulu "défensif" par les centrales et non comme le début d’une reconquête. Pourtant la mobilisation et le soutien ont étonné.

S’il est sur qu’il n’y eut pas de "proposition concrète de renversement de l’ordre établi" qu’on ne peut attendre de syndicats réformistes soucieux avant tout de contrôler voire d’en finir avec un risque d’être dépassés, compte-tenu de la durée du mouvement et de la répétition des promenades, je crois, au contraire que beaucoup de prolétaires attendaient un déclic .
Mais il n’y avait pas de stratégie de renforcement de la tension, au contraire, il s’agissait plutôt d’attendre le vote en espaçant les manifs.
Tout s’est arrêté au moment du vote de la loi, lorsque les "leaders" ont indiqué que c’était plié et qu’il était tant de passer à autre chose.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 18h28

Une remarque sur la révolution (qui n’est pas provocatrice même si elle pourrait le sembler ).

En France , une part importante de ce qu’on peut appeler la radicalité est composée de fonctionnaires :profs, postiers, cheminots, agents hospitaliers, gaziers....
Donc ce serait la 1ere fois dans l"histoire qu’une révolution sociale serait portée par des agents de l’etat ; alors qu’en 1789 , 1848 , 1917....on a eu plutôt tendance à les foutre au bout d’une pique...

Arrivera t’on à dépasser cela ?



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 18h39 - Posté par

En France , une part importante de ce qu’on peut appeler la radicalité est composée de fonctionnaires :profs, postiers, cheminots, agents hospitaliers, gaziers....
Donc ce serait la 1ere fois dans l"histoire qu’une révolution sociale serait portée par des agents de l’etat ; alors qu’en 1789 , 1848 , 1917....on a eu plutôt tendance à les foutre au bout d’une pique...

C’est juste.

Arrivera t’on à dépasser cela ?

C’est en effet une grosse grosse question.

Mais, cela c’est surtout aux principaux intéressés de le dire et de le construire.

Il est évident que la position consistant à demander "plus d’Etat" pour assurer (légitimement) son gagne-pain serait une position politique incompatible avec des perspectives révolutionnaires dans l’état actuel des choses, c’est à dire, compte tenu du stade actuel de la lutte des classes et de la transformation profonde de l’Etat.

Il faut donc absolument les écouter, et DIALOGUER et DÉBATTRE avec ces agents. Notamment de l’Etat. De leur rôle dans l’Etat. De leur avenir sans l’État ou avec moins d’État.

Il faut trouver un compromis qui leur permette d’embrasser la cause d’émancipation nécessaire tout en leur assurant leur avenir, matériel, leur développement professionnel, et celui de leurs familles.

C’est d’ailleurs le même sujet que celui de la sortie du nucléaire, peu ou prou.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 19h07 - Posté par jean valjan

Pour les retraites c’est le SG de la CGT avec le SG de la cfdt qui on tué le mouvement en direct à la télé en affirmant devant Parisot qu’ILS n’AVAIENT JAMAIS demandé le RETRAIT !
Chérèque de rajouter qu’il était tremps d’ouvrir des discussions sur l’emploi des jeunes ce dont c’est félicité mmE PARISOT ;; ;
Quant à Mélenchon Front de gauche (PCF PG GU....) il en a appelé à un référenfum !
En pleine lutte des classes c’est du génie politique de collaboration !

Un qui y était jour et nuit sur les teminaux pétroliers


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 19h26 - Posté par Luis

En plus d’appeler à troquer la mobilisation pour un référendum, Mélenchon et les autres réformistes dans leur ensemble ont dénoncé la perspective de la grève générale.

Un service inestimable,historique, rendu au capital, qui fait que si Sarko est trop usé, et grillé pour les élections de 2012, la bourgeoisie facklitera la victoire de la nouvelle gauche plus rien (PC, PG, PS).


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 20h35 - Posté par RICHARD PALAO

jean VALJAN , tu oublies l ’appel de BESANCENOT au PS pour constituer un front commun pour défendre les retraites !!!! il fallait oser !!!

je suis d ’accord avec LL , les travailleurs consciemment et inconsciemment ont compris que la partie était perdue puisque personne ne remettait en cause véritablement le capitalisme , les syndicats réformistes , les révolutionnaires en retard d’une bataille ont contribué à l ’echec de la lutte contre la réforme des retraites mais hélas cet echec illustre bien la situation politique en FRANCE et notamment cela explique également le fait que le mouvement des indignés est très marginal ...

Notre peuple ne croit plus à l’offre politique actuelle , tous les partis , plus ou moins ne proposent qu’un aménagement du capitalisme et jouent le jeu des institutions de la 5ème république , exemple , la course pathétique aux 500 signatures pour présenter un candidat à l ’élection la plus antidémocratique ...

La seule alternative , c’est la constitution d ’un grand parti révolutionnaire qui s ’appuie sur les masses , refuse tout alliance et tout comporomis avec les partis et institutions bourgeoises , les discours et les postures révolutionnaires , ça suffit , aucun parti ne peut à l heure actuelle prétendre mener une lutte efficace pour changer le système tous à des degrés divers collaborent et participent à son maintien ...IL FAUT FAIRE DU NEUF ...


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 21h59 - Posté par Luis

« jean VALJAN , tu oublies l ’appel de BESANCENOT au PS pour constituer un front commun pour défendre les retraites !!!! il fallait oser !!! »

Il faut toujours oser mettre devant leur trahison les bureaucrates,
en appelant ceux qu’ils trompent à s’engager dans la lutte unitaire.
A moins de se contenter de la marginalité et de l’impuissance.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
15 décembre 2011 - 16h55 - Posté par

Il faut toujours oser mettre devant leur trahison les bureaucrates,
en appelant ceux qu’ils trompent à s’engager dans la lutte unitaire.
A moins de se contenter de la marginalité et de l’impuissance.

Bonne chance ! J’ai essayé de lui expliquer ça un certain nombre de fois... En vain visiblement. Comme pour l’aspect tactique et non stratégique des consignes de deuxième tour... Mais comme on dit, remettre l’ouvrage sur le métier...

Chico


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
13 décembre 2011 - 22h15 - Posté par Copas

Ce qui a manqué c’est que "l’avant-garde" (enfin, ce qu’il en reste) fasse son boulot "d’éclaireur" (je dis bien "éclaireur" et pas "guide" et encore moins "maître") et refuse de continuer à jouer le rôle de "garde-chiourme" du mouvement ouvrier dans lequel, nécessairement, le bloc au pouvoir la cantonne. D’une certaine manière, c’est donc "nous"qui avons fait défaut à cette époque, probablement.

et c’est exactement cela

C’est la différence entre un "mai 68" (aussi critiquable et imparfait soit il) et "nous aujourd’hui", cette dimension politique et contestatrice du cœur du Pouvoir, c’est à dire, de la domination destinée à assurer notre exploitation, sous toutes ses formes.

Hum, il y avait également un problème de perspectives.

Mais pour les deux très gros mouvements il y avait 1 point commun, la question de construire des expressions coordonnées du mouvement et déterminées.

68 et fin 2010 ont ce trait commun d’avoir failli sur les questions d’organisation, c’est à dire pour exprimer ce que je pense : des organisations démocratiques du mouvement qui se coordonnent et commencent par leur puissance à envahir la légitimité politique, à être la légitimité politique, premiers pas vers le pouvoir des travailleurs, ou plus prosaïquement premiers pas pour mettre une branlée à la bourgeoisie.

Bref des coordinations massives puisque c’est sous ce vocable qu’existe une tradition en France.

Et par contre la différence de fond avec 68 vient que les partis ouvriers et syndicats étaient surpuissants en 68, tandis qu’en fin 2010, les appareils syndicaux sérieusement amochés, quand aux partis, PC (et même le PS dans certaines régions avant), etc, ils n’existent quasiment plus dans les entreprises et secteurs.

Restent les révolutionnaires, trouvables un peu partout, y compris dans les deux petits partis LO et NPA, ils n’étaient pas prêts, ils n’avaient rien préparé (d’un point de vue révolutionnaire et auto-organisationnel), car ils étaient sur un diagnostic de recul et de gestion soit de relations avec de petits appareils réformistes (PC, PG, ...) qui ont soufflé dans leurs manches pour dégager les chemins vers la victoire, ou dans l’enfilage patient de perles.

L’explication de la trahison d’appareils réformistes ne tient pas, sauf sur les bordures. Ce qui tient vient que le parti de la révolution n’a pas assumé, pas préparé les batailles, pas chausser des bottes de 7 lieues.

Nous sommes à nouveau dans ce creux, ce ressac, où ça nombrilise un max , alors que des indices puissants montrent que la France n’est pas un pays découplé des pays qui l’entourent, les mêmes contradictions qui tendent les situations autour de plus en plus rapidement ailleurs (ce qui ne signifie pas en soi qu’il n’y ait pas des risques multiples, y compris fascistes) jouent aussi ici.

Et là les révolutionnaires n’ont plus aucune excuse de ne pas travailler à préparer le prochain assaut d’une classe populaire contre la bourgeoisie, quel qu’en soit le prétexte (dette ? plan d’austérité ? une espèce de mvt d’indignés qui déflagrerait ? etc ).

Un nouveau parti, pour le socialisme, le pouvoir des travailleurs, et un nouveau mouvement de masse et de résistance de la classe populaire , démocratique, unifié, où on ne hagarde pas le pedigree pour y être, qui ne se fixe pas de limite et poursuit ses objectifs sans lâcher.

La propagande est importante mais surtout il faut faire en sorte que les travailleurs, les jeunes apprennent par eux mêmes, par leurs actes les obstacles qu’il s’agit de renverser.

Les révolutionnaires là dedans ne sont pas une avant-garde mais un courant qui assume sa place comme les autres pour développer, étendre les résistances,, démocratiser et se battant pour le socialisme .

Un petit mot sur les réformes et le réformisme.

Les réformistes ne sont jamais ceux qui obtiennent des réformes progressistes qui pèsent dans les grands rapports entre les classes.

Le réformisme organisé est d’abord un mouvement incapable d’obtenir des réformes.

La plus efficace façon d’obtenir de bonnes avancées pour les travailleurs c’est quand la bourgeoisie préfère lâcher que de perdre tout.

Et en quelque sorte elle n’a peur que si la classe populaire est organisée et menaçante, se politise et tend à penser que cela serait peut-être possible de renverser le capitalisme.



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 20h50 - Posté par RICHARD PALAO

COPAS , il faut appeler un chat un chat : les partis que tu qualifies de révolutionnaires , ne sont pas plus révolutionnaires que le PARTI SOCIALISTE est socialiste , les premiers ne préparent pas la révolution et les deuxiémes ne préparent pas le socialisme ...

TOUS LES PARTIS POLITIQUES EN FRANCE JOUENT LE JEU DES INSTITUTIONS BOURGEOISES soit directement en participant à la gestion ( communes , départements , régions etc ) soit en pratiquant des alliances électorales avec la sociale démocratie ce qui me semble contre-révolutionnaire soit en présentant des candidats à la présidentielle ( PCF LO NPA) cautionnant ainsi les instituions anti démocratiques de la 5ème république ...

Pas étonnant dans ce cas que les travailleurs rechignent à participer aux luttes puisqu’ils sont trahis par ceux qui sont censés les représenter qui s ’accomodent du système au lieu de participper à sa destruction .

LE PARTI REVOLUTIONNAIRE RESTE A CONSTRUIRE


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 21h54 - Posté par Luis

C’est ce que les pro-abstention disaient déjà aux révolutionnaires russes.
On sait qui a fait avancer la révolution.
Faire une campagne anti-K, pour la révolution,
est contradictoire c’est sûr, sauf si on dénonce ces institutions.

Et cela peut-être utile, à une condition :
dans la situation d’impasse du capital, le plus important,
c’est d’utiliser la tribune pour une alternative politique,
les luttes, le tous ensemble, le pouvoir des travailleurs,
et pas des solutions dans le système.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
16 décembre 2011 - 06h57 - Posté par Cop

COPAS , il faut appeler un chat un chat : les partis que tu qualifies de révolutionnaires , ne sont pas plus révolutionnaires que le PARTI SOCIALISTE est socialiste , les premiers ne préparent pas la révolution et les deuxiémes ne préparent pas le socialisme ...

Inexact, ils font propagandes pour le pouvoir des travailleurs et participent aux résistances concrètes au capitalisme

Les faits de donnent tort. L’exemple de Poutou est édifiant là dessus.

TOUS LES PARTIS POLITIQUES EN FRANCE JOUENT LE JEU DES INSTITUTIONS BOURGEOISES soit directement en participant à la gestion ( communes , départements , régions etc ) soit en pratiquant des alliances électorales avec la sociale démocratie ce qui me semble contre-révolutionnaire soit en présentant des candidats à la présidentielle ( PCF LO NPA) cautionnant ainsi les instituions anti démocratiques de la 5ème république ...

Donc ce que tu reproches aux révolutionnaires est la seule participation aux présidentielles (alors que la même argumentation peut servir aux législatives et aux autres élections).

Pas étonnant dans ce cas que les travailleurs rechignent à participer aux luttes puisqu’ils sont trahis par ceux qui sont censés les représenter qui s ’accomodent du système au lieu de participper à sa destruction .

 ???
Les révolutionnaires ne s’accommodent pas du système, ils vont partout où ils peuvent faire entendre la voix des révolutionnaires, les campagnes de LO et du NPA, de ce point de vue, visent à attaquer le capitalisme, concrètement, présenter le programme des révolutionnaires (sans faire semblant qu’avec la Veme république c’est applicable), pousser et faire propagande pour encourager les travailleurs (qui sont en grande partie croyant aux élections) à se mobiliser sur leurs revendications, contre le capitalisme.

Si les travailleurs n’avaient aucune croyance dans le système électoral tel qu’il est (et même quand ils s’abstiennent) l’histoire serait bouclée et il serait plus aisé de construire une véritable démocratie.

Malheureusement ce n’est pas le cas, et de toute façon tant qu’existera pas une classe organisée démocratiquement massivement et coordonnée, il n’y aura pas de solution politique, pas de légitimité politique et démocratique supérieure (dans la tête des plus grandes masses) à la démocratie limitée et tenue en laisse par le capital que nous connaissons.

Travailler cette question ce n’est pas faire l’autruche quand les présidentielles vont amener à ce que les "gens" parlent plus de politique qu’habituellement.

Si LO et NPA ne peuvent y être, dans 2/3 mois, il n’y aura plus qu’un déferlement idéologique de la parole des partis qui ont , au mieux, une stratégie construite sur un changement dans le cadre du système.

Ceci étant dit, on ferait avec, mais une opportunité considérable aura été ratée de ne pouvoir parler à temps de parole égale à des millions de travailleurs sur les médias de la bourgeoisie (c’est un autre aspect qui n’existe pas dans d’autres élections).

LE PARTI REVOLUTIONNAIRE RESTE A CONSTRUIRE

Constat partagé.

Et tu peux y participer concrètement, sans pour autant adhérer au NPA ou à LO.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
19 décembre 2011 - 23h59 - Posté par Charles

Je ne suis ni Marx, ni Lenine, ni Trotsky....mais j’imagine ce quaurait fait nos camarades et dirigeants, de telles sottises anarchisantes et stériles...
Et on est en 2011......Tout est à refaire, reconstriuire, réexpliquer...
Pfffff....au boulot, les communistes , et on recommence.......


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
17 décembre 2011 - 00h56 - Posté par jaja

L’explication de la trahison d’appareils réformistes ne tient pas, sauf sur les bordures. Ce qui tient vient que le parti de la révolution n’a pas assumé, pas préparé les batailles, pas chausser des bottes de 7 lieues

mille fois oui !

les appareils réformistes ne trahissent pas ; ils font le job !

le mouvement social semble incapable de tirer les conséquences de ces échecs ; ce qui n’est pas le cas de nos ennemis

pour prendre un exemple , celui du rail : les capitalistes savaient très bien qu’ils ne pourraient jamais privatiser d’un bloc, alors ils privatisent par morceaux d’abord le fret puis maintenant les voyageurs

mais même pour les voyageurs, ils la jouent finaude : ils ont commencé par décentraliser et maintenant ils vont pouvoir privatiser via les régions

tout ça pour dire que les capitalistes se sont fixés au file du temps un objectif : casser le mouvement social et redonner toute sa puissance au capitaliste sans état

ceci après avoir pris un coup terrible après 1929 ( new deal vécu quasi comme du communisme impot sur le revenu de 90% à l’époque pour les plus riches )

il n’y a pas de complot, juste une volonté de fer d’y arriver partout au même résultat, mais partout en tenant compte des pays

volonté de fer : réunion lippman en 1938 puis après 1945 la société du mont pelerin


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 08h08 - Posté par Jesse

Si les mots ont encore un sens,la bourgeoisie est réactionnaire et non révolutionnaire. C’est à dire qu’elle s’oppose au mouvement historique qui va vers le socialisme. Mais pour les masses ce mouvement n’est plus lisible au plan national, seulement au plan mondial (géopolitique). La Dialectique s’est approfondie.



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 10h47 - Posté par Comte

Bien que le mot "communiste" n’apparaisse pas souvent dans la première et très riche intervention, comme dans les suivantes, il semble bien que "nous" sommes tous d’accord sur la nécessité de la révolution, c.à.d. conquête et conservation du pouvoir par les forces engagées dans l’établissement de la société communiste, ainsi que la nécessité de l’organisation de ces forces. Je pense essentiel que "nous" soyons unanimes sur la nécessité d’un parti communiste et de son rôle dans l’établissement de la dictature du prolétariat .


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 11h04 - Posté par

Si on relit le Manifeste on trouve :

La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

et

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe.

Marx a écrit cela en ...1848


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 12h32 - Posté par Jean-Louis

J’ai lu autre chose :
1. Que la bourgeoisie avait cessé d’être révolutionnaire = avait fait son boulot = l’abolition du modèle social précédent.
2. Qu’elle avait donné naissance à la nouvelle classe révolutionnaire = le prolétariat, appelé à être le fossoyeur de la bourgeoisie devenue une force de destruction des forces productives, comme on peut le constater tous les jours
Mais j’ai peut-être mal lu !


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 12h50 - Posté par

En tout cas t’as pas dû lire le Manifeste, tout au plus l’interpréter et, l’interprétation est, évidemment, totalement libre !

Moi, j’interprète en disant que la bourgeoisie (et le capitalisme) est révolutionnaire par rapport au féodalisme, et, réactionnaire par rapport au socialisme dès lors que l’accumulation primitive du capital est réalisée, ce qui est le cas en Occident !


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 15h37 - Posté par

Vous avez raison tous les deux (je ne dis pas ça par angélisme).

Sauf que à mon avis Jean-Louis sous-estime (comme beaucoup ici) la révolution politique, et notamment l’aspect révolutionnaire de la bourgeoisie (encore) à l’égard de l’Etat (qu’elle est en train de détruire et mon texte portait surtout là-dessus) et que l’autre intervenant (?) donne une interprétation trop extensive du texte de Marx.

Or qui pourrait nier que la destruction de l’Etat (surtout en France, héritière du jacobinisme, de la Révolution française etc) est un objectif profondément révolutionnaire ?

Évidemment ce qui est en fait EGALEMENT un processus éminemment réactionnaire A LA FOIS c’est la préservation et la mise sous coupe des appareils répressifs et propagandistes de l’Etat.

Le fond du problème dans Le Manifeste, c’est l’absence ou quasi, d’un mot sur la destruction de l’Etat.


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 16h21 - Posté par

C’est vrai que dans le Manifeste Marx ne traite pas directement de l’Etat. Mais en fait, chaque fois qu’il parle de "conquête du pouvoir", en filigramme c’est de l’état qu’il s’agit. Comme il le précise dans la plupart de ses autres écrits. Toutefois la phrase suivante résume bien sa conception de l’Etat (avec une majuscule dans le texte) :

A chaque étape de l’évolution que parcourait la bourgeoisie correspondait pour elle un progrès politique. Classe opprimée par le despotisme féodal, association armée s’administrant elle-même dans la commune [5], ici, république urbaine indépendante ; là, tiers état taillable et corvéable de la monarchie, puis, durant la période manufacturière. contrepoids de la noblesse dans la monarchie féodale ou absolue, pierre angulaire des grandes monarchies, la bourgeoisie, depuis l’établissement de la grande industrie et du marché mondial, s’est finalement emparée de la souveraineté politique exclusive dans l’Etat représentatif moderne. Le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière.

Dans le "programme de Gotha", où il traite de la "dictature du prolétariat", il dit clairement que l’Etat bourgeois doit être conquis, détruit et remplacé par un état prolétarien dont la vocation est de disparaître progressivement (dépérissement) lorsque la puissance résiduelle de la bourgeoisie deviendra insuffisante pour contre-révolutionner la société !


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 15h56 - Posté par

Si les mots ont encore un sens,la bourgeoisie est réactionnaire et non révolutionnaire. C’est à dire qu’elle s’oppose au mouvement historique qui va vers le socialisme. Mais pour les masses ce mouvement n’est plus lisible au plan national, seulement au plan mondial (géopolitique). La Dialectique s’est approfondie.

Justement, et nombreuses discussions l’ont montré ici au moment de la révolution en Tunisie, en Egypte, nous avons tous et toutes constaté qu’il n’y a pas UN sens unique au terme "révolution".

Il y a bien sûr pour nous "la" révolution, celle dont parle Marx dans le MDPC.

Mais il y a aussi "les révolutions". Des révolutions d’étape si je puis dire, que je ne vois pas comment on pourrait négliger ! Une révolution politique, par exemple. Ou économique ou sociale, ou politique et culturelle...

C’est à dire un renversement d’un pan de ce qui constitue l’ordre capitaliste établi.

L’instauration d’une démocratie prolétarienne et donc d’une république socialiste, d’un gouvernement des "soviets" serait je pense tout à fait qualifiable de "révolution". Y compris/même si si le capitalisme subsistait encore sous des formes amoindries ou dégénérées.

Évidemment, il ne peut y avoir de révolution politique sans processus révolutionnaire directement issu et mené par les forces productives sur les lieux d’exploitation (et les lieux "en tenant lieu") et il ne peut y avoir de révolution politique sans que le Travail arrache de gros morceaux au Capital.

Serait-il sage et juste de ne pas qualifier de révolution politique une modification profonde de régime et un affaiblissement conséquent de l’État bourgeois, quand bien même l’exploitation capitaliste perdurerait encore ?


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 11h25

La bourgeoisie "révolutionnaire" : il ne faut pas confondre le plan économique et le plan politique. Hitler faisait sa "révolution", Pétain aussi, il l’appelait nationale, et avant lui les Versaillais en écrasant la Commune. La production évolue constamment sous l’effet de la concurrence, l’essence de l’exploitation du prolétariat n’en est en rien modifiée. Ce que vise précisément la Révolution selon Marx, abolissant la société de classes qui a succédé au féodalisme.



Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 15h31 - Posté par

Bien sûr qu’il ne faut pas confondre !

Mais faut il pour autant persister à négliger les aspects politiques ?

Ce n’est pas "par hasard" que j’ai mis "économisme" dans le titre de ce texte....


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 18h34 - Posté par

"
Si on colporte des choses aussi non-structurantes (sinon carrément fausses)... que l’opposition "riches/pauvres", que le "partage des richesses", que la "crise financière", que "la dictature des marchés financiers", que "la responsabilité des agences de notation" ou la "perte du pouvoir d’achat" etc... on ne s’en sortira pas, car ces concepts ne sont pas là pour permettre de démasquer la REALITE DE LA DOMINATION et de l’EXPLOITATION.

"
Je ne connais pas la différence entre "chôses non structurantes"ou" structurantes"
Cependant on peut déja faire une différence entre revendications intermédiaires ou programme de transition en quelque sorte et vision du but ultime qui est bien sur le communisme(et je mets aussi le mouvement pour y arriver )

Comment entrainer le prolétariat avec des revendications urgentes sans compromettre la visée communiste donc de partir de ces revendications pour les emmener plus loin ?
En portant haut et fort que rien de durable de profond ne se fera sans une remise en question du mode de production capitaliste et sans une intervention du peuple, permanente .

Là on touche à bien plus que le politique mais bien à une révolution aussi des comportements globaux du salariat ,une refondation de la morale humaine qui affirme que l’humanité est bien comme disait le pére karl ",l’ensemble des rapports sociaux "et qu’abandonner autri s’est s’abandonner soi même .
jusqu’au bout le capital sera "revolutionnaire" car comme la dialectique l’impose il aura une facette "progressiste" ainsi la dialectique peut être vraiment n’importe quoi et tout expliquer sans jamais avoir tort ,ça c’est pas trés structurant non ?


Crise systémique, économisme, réformes et révolution.
14 décembre 2011 - 22h15 - Posté par

ainsi la dialectique peut être vraiment n’importe quoi et tout expliquer sans jamais avoir tort ,ça c’est pas trés structurant non ?

C’est vrai si on perd de vue ce que nous voulons et si nous oublions quelles sont nos limites (morales).

Un des meilleurs garde-fous contre une dialectique déraisonnante, c’est l’exercice permanent de la démocratie ouvrière.





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