Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
180 ans ? Ça se fête…
jeudi 21 mars
de Info’Com-CGT
Le syndicat Info’Com-CGT (prolongement de l’historique syndicat des typographes, la Chambre Syndicale Typographique Parisienne) est heureux de vous convier à fêter ses 180 ans. Une telle continuité syndicale unique est due, à son animation, des décennies durant, par des militantes et militants CGT qui ont à cœur de lutter pour l’émancipation sociale des travailleurs et travailleuses. Un tel anniversaire tombe à pic pour réaffirmer notre attachement à un syndicalisme (...)
Lire la suite, commenter l'article...

Du hijab à la burqa, des collégiennes aux nounous : les dessous d’une obsession
mercredi 1er février 2012 - 14h43 - Signaler aux modérateurs

(Dans la série Études de cas > Le voile et ce qu’il dévoile)

Sous-titre : Rencontre-débat le jeudi 2 février autour du livre de Pierre Tevanian : Dévoilements

par Pierre Tevanian, 31 janvier

Mars 2004 : loi sur les signes ostensibles, interdisant le port du foulard à l’école publique. Septembre 2010 : loi anti-burqa. Avril 2011 : offensive de Luc Chatel contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires ; « débat sur la laïcité » et « 26 propositions » de l’UMP légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé… Janvier 2012 : loi « anti-nounous » (interdisant le voile dans les crèches et les garderies), adoptée en première lecture par un sénat socialiste... Depuis près de dix ans, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler un enjeu politique majeur, et leur dévoilement fait désormais partie des priorités les plus impérieuses. C’est de ces chasses au voile, et de leur incroyable violence, qu’il est question dans Dévoilements, qui fera l’objet d’une présentation publique au Lieu Dit (6 rue Sorbier, Paris 20ème) le jeudi 2 février à 19H00 - mais pas seulement. L’introduction du livre, que voici, nous en dit plus...

JPEG - 34.5 ko

« Ces hommes, disait-il, parlant des Algériens, sont coupables de couvrir tant de beautés étranges. Quand un peuple recèle de telles réussites, de telles perfections de la nature, il se doit de les montrer, de les exposer. À l’extrême, ajoutait-il, on devrait pouvoir les obliger à le faire. » (Frantz Fanon) [1]

Le 13 mai 1958 à Alger, place du Gouvernement, des femmes musulmanes sont exhibées sur un podium pour y brûler leur voile en signe d’émancipation. Organisée par le Mouvement de solidarité féminine, une association caritative fondée par Mme Raoul Salan, l’épouse du commandant des forces armées françaises d’Algérie, cette mise en scène s’inscrit dans une cérémonie plus large de célébration de la tutelle française, alors vacillante. Dans un article publié par Résistance algérienne, Frantz Fanon décrit l’opération et raconte qu’en réaction, de nombreuses Algériennes, dévoilées depuis longtemps, reprennent alors le voile,

« affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du général de Gaulle » [2].

GIF - 15.6 ko

Dans de longues pages qu’on ne peut résumer ici mais qu’il faut relire et qui présentent d’étonnantes analogies avec le traitement contemporain du « beur » et de la « beurette », Fanon rappelle le remarquable investissement affectif, sexuel et stratégique dont font l’objet, depuis la conquête et l’installation du système colonial, la femme indigène, son corps et son voile :

« L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : “Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes ; il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où l’homme les cache.” C’est la situation de la femme qui sera alors prise comme thème d’action. L’administration dominante veut défendre solennellement la femme humiliée, mise à l’écart, cloîtrée… On décrit les possibilités immenses de la femme, malheureusement transformée par l’homme algérien en objet inerte, démonétisé, voire déshumanisé. Le comportement de l’Algérien est dénoncé très fermement et assimilé à des survivances moyenâgeuses et barbares. Avec une science infinie, la mise en place d’un réquisitoire-type contre l’Algérien sadique et vampire dans son attitude avec les femmes, est entreprise et menée à bien. L’occupant amasse autour de la vie familiale de l’Algérien tout un ensemble de jugements, d’appréciations, de considérants, multiplie les anecdotes et les exemples édifiants, tentant ainsi d’enfermer l’Algérien dans un cercle de culpabilité (…). Après l’indignation, les conseils pratiques. Les femmes algériennes sont invitées à jouer “un rôle fondamental, capital” dans la transformation de leur sort. On les presse de dire non à une sujétion séculaire. On leur décrit le rôle immense qu’elles ont à jouer. L’administration coloniale investit des sommes importantes dans ce combat. Après avoir posé que la femme constitue le pivot de la société algérienne, tous les efforts sont faits pour en avoir le contrôle. » [3]

L’histoire semble bégayer : depuis maintenant près de deux décennies, pour des raisons obscures mais peut-être pas si éloignées de celles de Madame Salan, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler un enjeu politique majeur. Cette histoire débute en octobre 1989 : l’exclusion de deux collégiennes voilées à Creil déclenche une importante campagne médiatique, sous la bannière d’un manifeste intitulé « Profs, ne capitulons pas ! » et qualifiant l’acceptation des élèves voilées de « Munich de l’école républicaine » [4]. Le Conseil d’État est saisi par le ministre de l’Éducation Lionel Jospin et rend un avis autorisant le port du foulard tant qu’il n’est pas accompagné de « prosélytisme » ou de « troubles à l’ordre public ».

Les hostilités sont déclenchées une seconde fois en septembre 1994 par le ministre François Bayrou, qui publie une circulaire incitant les proviseurs à considérer que le port d’un « foulard islamique » est en lui-même un acte de prosélytisme. L’offensive provoque un nouvel emballement médiatique et aboutit à une importante vague d’exclusions, finalement invalidées par les tribunaux administratifs.

C’est en mars 2003 qu’est lancé l’assaut final, dans des conditions politiques et médiatiques que j’ai déjà racontées en détail dans un précédent livre [5]. Pétitions, tribunes de presse et débats télévisés se multiplient sans relâche jusqu’au printemps 2004, tandis que deux commissions de réflexion sont mises en place par le président Jacques Chirac : la commission Debré et la commission Stasi. Dès septembre 2003, avant même qu’ait été votée une quelconque loi d’interdiction, une immense campagne médiatique aboutit à l’exclusion d’Alma et Lila Lévy du lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers au seul motif qu’elles portent un « foulard islamique ». Cette exclusion illégale sera légalisée a posteriori le 15 mars 2004 : suivant les recommandations de la commission Stasi, le Parlement français adopte à une très large majorité une loi interdisant « les signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».

Cette loi prévoit « une évaluation au bout d’un an » : Hanifa Chérifi rend en septembre 2005, en guise d’évaluation, un indigent fascicule de 50 pages qui se borne à constater la disparition des voiles dans les écoles et en conclut que le bilan de la loi est positif. Il fait toutefois état, sans s’en émouvoir outre mesure, de 48 exclusions par conseil de discipline et d’une soixantaine de démissions. Aucune évaluation n’est proposée en revanche en ce qui concerne l’« exclusion invisible » des élèves qui ont renoncé à faire leur rentrée scolaire : ce nombre est pourtant estimé à plusieurs centaines par le Collectif une école pour tou-te-s [6].

Quant au devenir de la centaine d’exclues reconnues par le rapport, la question n’est tout simplement pas posée, pas davantage que celle des souffrances des « dévoilées » [7]. Le bilan officiel rendu par Hanifa Chérifi exprime une tout autre inquiétude : la plupart des dévoilées remettent leur foulard en quittant l’enceinte scolaire. Le constat vaut donc comme un augure : la guerre n’est pas finie ! Et de fait, les applications sauvages de la loi en dehors de son cadre initial se multiplient dans toutes les sphères de la société : sorties scolaires, emploi, logement, guichets…

Sans monopoliser l’agenda étatique et médiatique comme en 2003 et 2004, le voile demeure ensuite omniprésent, notamment durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et une nouvelle « année du voile » est inaugurée le 22 juin 2009 par un discours présidentiel annonçant que « la burqa n’est pas la bienvenue sur le territoire de la République française », suivi par la mise en place d’une « commission de réflexion » codirigée par le communiste André Gérin et le sarkozyste Éric Raoult, et aiguillonnée par la surenchère médiatique d’un certain Jean-François Copé. Et en dépit d’une inconstitutionnalité maintes fois rappelée [8], une loi interdisant aux femmes en niqab toute présence dans « l’espace public » est finalement votée le 14 septembre 2010.

C’est de ce dévoilement forcé et de son incroyable violence qu’il est question dans mon livre, mais aussi d’un autre dévoilement. Car ce que ne soupçonnent pas nos chasseurs de voiles, c’est qu’au moment même où ils s’évertuent avec plus ou moins de bonheur à dévoiler les musulmanes, ils accomplissent de manière beaucoup plus intégrale et obscène leur propre dévoilement.

Cet autodévoilement fait l’objet des quatre premiers chapitres du livre. Les deux premiers portent respectivement sur le féminisme et la laïcité, qui sont depuis vingt ans les deux principaux registres argumentatifs de la croisade, mais aussi ses deux voiles.

Le chapitre suivant revient plus spécifiquement sur l’interdiction du foulard à l’école, et sur le remarquable consentement dont elle a bénéficié au sein de cet autre « pilier de la république » qu’est l’école publique – et plus précisément chez ceux qui en sont les « hussards » : les enseignants, dont je suis.

Un quatrième chapitre se concentre sur le monde intellectuel, académique, scientifique, et plus précisément sur ses avatars médiatiques, en analysant, à partir d’un cas aussi édifiant qu’emblématique, la figure émergente de la voilologie savante – ou pseudosavante.

Un dernier chapitre revient enfin sur les principales concernées : les adolescentes portant le foulard à l’école et les femmes portant un hijab ou un niqab – trop souvent oubliées dans les analyses et les bilans, y compris chez certains antiprohibitionnistes, qui ont tendance à s’intéresser davantage au dévoilement idéologique de la République qu’au dévoilement bien réel vécu par des femmes et des adolescentes livrées à la vindicte publique. Et encore faut-il ajouter que le mal ne se limite pas au dévoilement accompli : si le rendement de la chasse n’a pas atteint le niveau escompté, si beaucoup des concernées résistent à l’injonction au dévoilement, le prix qu’elles payent pour cela est incroyablement élevé – exclusions scolaires, discriminations, injures, stigmatisation quotidienne.

Il ne s’agira donc pas de porter un diagnostic sur le hijab ou le niqab, et pas davantage sur les femmes qui les portent : loin de prendre ces femmes pour objet, ce dernier chapitre les envisage comme sujets parlants, en partant d’une enquête à laquelle j’ai participé et qui fait entendre la voix de 44 femmes portant le hijab [9], et en s’efforçant d’en tirer des leçons sur nous-même et pour nous-même. Il ne s’agira enfin pas non plus, ni dans ce chapitre ni dans les autres, d’assimiler le hijab et le niqab : si les deux vêtements sont parfois associés au fil des pages, sous le vocable commun de « voiles », c’est uniquement pour désigner une logique commune dans la manière de les percevoir, de les ressentir, de les juger et d’y réagir – une logique hélas fréquente, et profondément malveillante et malfaisante.

P.-S.

Dévoilements. Du hijab à la burqa : les dessous d’une obsession française, de Pierre Tevanian, est paru aux Editions Libertalia. 160 pages, 8 euros.

Table des matières

Introduction : d’Alger 1958 à Paris 2012

1. Un féminisme paradoxal

2. Une révolution conservatrice dans la laïcité

3. L’école dévoilée

4. Quand la science s’em-mêle

5. L’histoire vue d’en bas

Conclusion : le bilan de la chasse

Annexe : Bréviaire de la haine

(Morceaux choisis de la voilophobie contemporaine)

Rencontre publique

Autour du livre Dévoilements, en présence de l’auteur : jeudi 2 février, 19H00, au Lieu Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.

Meeting Mamans Toutes Egales

Pour alerter et mobiliser contre la chasse aux voilées et sa récente radicalisation, le collectif MTE (Mamans Toutes Egales) organise, en partenariat avec le Groupe des Associations de Bagnolet, un meeting public le jeudi 9 février 2012 à partir de 19 heures, au Cin’Hoche, 6 rue Hoche 93170 Bagnolet (métro Gallieni), en présence notamment de Clémentine Autain, Jean Baubérot, Esther Benbassa, Saïd Bouamama, Lila Charef, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Joël Roman..

Notes

[1] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », L’An V de la révolution algérienne, La Découverte, 2001.

[2] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », L’An V de la révolution algérienne, La Découverte, 2001.

[3] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », op. cit., 2001. Sur la transmission de cette politique sexuelle du voile, et sa reformulation dans les discours et politiques publiques sur « la beurette » et « le garçon arabe », voir Nacira GUENIF-SOUILAMAS, Les Féministes et le garçon arabe, L’Aube, 2004.

[4] Publié en une du Nouvel Observateur, l’appel est signé notamment par Régis Debray, Alain Finkielkraut et Élisabeth Badinter. Sur cet épisode comme sur les suivants, voir Thomas DELTOMBE, L’Islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie, 1975-2005, La Découverte, 2005.

[5] Voir Pierre TEVANIAN, Le Voile médiatique, Raisons d’agir, 2005.

[6] Collectif Une école pour tou-te-s, « Éléments d’un futur livre noir ».

[7] Voir Ismahane CHOUDER, Malika LATRECHE, Pierre TEVANIAN, Les Filles voilées parlent, La Fabrique, 2008.

[8] Par plusieurs juristes, devant la commission Gérin-Raoult ou en dehors, et par un avis du Conseil d’État rendu le 26 mars 2010.

[9] Ismahane CHOUDER, Malika LATRECHE, Pierre TEVANIAN, Les Filles voilées parlent.

Du hijab à la burqa et des collégiennes aux nounous : les dessous d’une obsession française

.......................

A lire aussi

Laïcité : Les nouvelles dragonnades (Christine Delphy)



Imprimer cet article





Café d’histoire critique et d’études marxistes, 23 mars 2019 : mouvement syndical et moyens d’action …
vendredi 22 - 17h19
de : Jo.dez
Podemos, Podemos, qui t’a vu et ne te reconnaît plus ...
vendredi 22 - 17h07
de : Antoine (Montpellier)
L’ARMÉE MANIPULÉE PAR UN POUVOIR À LA DÉRIVE !
vendredi 22 - 16h43
de : Info’Com-CGT
Et bientôt grâce à l’Europe qui protége la précarité énergétique
vendredi 22 - 13h17
de : Irae
Sentinelle pour l’acte 19 : pas d’accord, « mon fils militaire se mettra en maladie » (video)
vendredi 22 - 10h56
de : JO
Omnes vulnerant , ultima necat.
vendredi 22 - 10h55
de : L’iena rabbioso
François RUFFIN : Je ne viendrai pas à l’Elysée !
vendredi 22 - 10h40
de : JO
Gilets jaunes : a Montpellier, les policiers détestent être surveillés
vendredi 22 - 07h48
La bande des faux monnayeurs de la République
jeudi 21 - 21h19
de : Alina Reyes
1 commentaire
Intervention militaire : C’est en un mois de mars 1871 que la Commune de Paris y vit se rallier la Garde Nationale
jeudi 21 - 17h18
de : JO
La monarchie absolue, les sondages semblent bien dire : ça suffit !
jeudi 21 - 16h52
de : JO
Casino : quand des syndicats font le jeu du capitalisme sauvage
jeudi 21 - 15h29
de : François
180 ans ? Ça se fête…
jeudi 21 - 12h10
de : Info’Com-CGT
JACOU : UN PROJET DE BUDGET SANS AMBITION ET DANGEREUX POUR LA VIE DÉMOCRATIQUE DE LA COMMUNE
jeudi 21 - 12h01
GILETS JAUNES : ACTE 19 SAMEDI 23 MARS
jeudi 21 - 11h44
de : JO
5 commentaires
La presse porte parole du pouvoir - instauration de la loi martiale ? (video)
jeudi 21 - 08h17
de : Irae
1 commentaire
Chiens de garde aux basques d’une gilets jaune (video)
jeudi 21 - 00h08
de : Irae
Le "Sanglier Jaune" , qui va à la rencontre de la France en jaune, était à Paris pour sa 12 ème étape, acte 18 (video)
mercredi 20 - 23h20
de : nazairien
1 commentaire
Les Faucheurs OGM de Colmar Acte 2
mercredi 20 - 22h42
de : Jean-Yves Peillard
Pensée émue pour la famille des vitrines... / C’est l’heure de l’mettre
mercredi 20 - 22h32
de : Hdm
0%.
mercredi 20 - 18h39
de : L’iena rabbioso
Verdi, lance, un nouveau "coup de gueule" salutaire, Violence d’Etat, merdias infâmes : la révolte jaune s’enracine (video)
mercredi 20 - 16h23
de : nazairien
2 commentaires
Amandine : « Passée à tabac par les flics, j’ai une commotion cérébrale mais ils ne me feront pas taire ! »
mercredi 20 - 13h48
de : nazairien
3 commentaires
APPEL PROPOSE PAR LES ELU-E-S FRONT DE GAUCHE ET ADOPTE A L’UNANIMITÉ DU CONSEIL MUNICIPAL
mercredi 20 - 12h00
de : BERNARD DUPIN
2 commentaires
19 mars : une grève interprofessionnelle très forte dans les écoles
mardi 19 - 20h29
de : Stéphane Ortega
1 commentaire
Acte 18, Le "Média" donne la parole à ceux à qui on l’a confisquée : Paroles de "gilets jaunes" (video)
mardi 19 - 20h21
de : nazairien
1 commentaire
Les enseignants sont-ils des frelons asiatiques ? Honte à la police ! (video)
mardi 19 - 19h42
de : jean 1
l’Algérie est libre.
mardi 19 - 19h06
de : L’iena rabbioso
JACOU : UN PROJET DE BUDGET SANS AMBITION ET DANGEREUX POUR LA VIE DÉMOCRATIQUE DE LA COMMUNE
mardi 19 - 15h59
de : BERNARD DUPIN
Lettre aux gentils de la République
mardi 19 - 13h20
de : jean 1
Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise
mardi 19 - 11h55
de : jean 1
Acte XVIII mis en musique (video)
mardi 19 - 07h58
Maxime Nicolle, une figure des "gilets jaunes" , répond au KéKé de Marselle
mardi 19 - 00h19
de : nazairien
Dans les medias on se rassure comme on peut
mardi 19 - 00h07
de : Irae
« oeil pour oeil » : Admettre et valider la guerre des barbaries racistes est irresponsable !
lundi 18 - 23h48
de : Christian DELARUE
Nouvelle-Zélande : les fantasmes et la haine tuent - MRAP
lundi 18 - 23h16
de : Christian DELARUE
Les "marcheurs en folie" Agnès Buzyn souhaite rehausser l’âge de la retraite, les syndicats appellent à une grève généra (video)
lundi 18 - 19h48
de : nazairien
3 commentaires
Un 16 mars et ça repart ! (video)
lundi 18 - 16h02
de : Le Cercle 49
Venezuela : la prochaine guerre ? (video)
lundi 18 - 15h18
LE "Média" , au fil de l’acte 18 à Paris, donnent la parole aux "gilets jaunes" (vidéo)
lundi 18 - 14h38
de : nazairien
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes. L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves. Albert Einstein
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite