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Le jour d’après : Besancenot
de : via Pierro
vendredi 6 avril 2012 - 08h03 - Signaler aux modérateurs
31 commentaires

par Jacques Fortin

Le jour d’après le 6 mai.

Sur les baromètres de popularité et d’avenir, Besancenot garde une cote appréciable. Selon ce qui se jouera dans l’après 6 mai, sa petite musique sera utile voire prendra de l’ampleur.

Mais voilà, Besancenot reste un don Quichotte mal perché sur une Rossinante, le NPA, qu’il a fourbue pour finir, en lui refusant sa troisième campagne présidentielle. La nébuleuse NPA, car c’est ainsi que ça se présente, se traîne, entre archéo-trotskistes qui se trompent hautainement d’époque, puis unitaires des dernières heures, qui volent intrépides au secours de la victoire, enfin le dernier carré qui tente de préserver l’avenir autour d’un candidat ouvrier improbable autant que surprenant qui vaut qu’on le soutienne.

Besancenot est ainsi un peu seul (son Sancho Pança putatif s’est opportunément rallié au FdG). Sans aucun doute pour avoir toujours repoussé tout phénomène de Cour du temps de sa popularité la plus haute, il est du coup un combattant sans état-major.

Ou plutôt un projet politique sans organisation (voir plus loin).

Car plutôt qu’une personnalité qui se pousserait, se hausserait, s’auto célèbrerait en s’étant soigneusement peaufinée un destin dans le confort des institutions, au long d’une carrière sans péril et sans risque, Besancenot reste à bientôt quarante ans un jeune homme construit par ses engagements.

Et ses engagements seuls. Mais ça ne suffit pas.

Il lui faut maintenant construire les moyens de ses engagements, ce qui, « moyens d’y parvenir », n’est pas de l’intendance mais la chair, la vie de ceux-ci, leur accouchement. « Lui » c’est-à-dire ce carré et la nébuleuse qui n’ont pas jeté aux orties l’engagement d’un Nouveau Parti Anticapitaliste indépendant et pluraliste, « aspirant, par en bas, à révolutionner la société ».

Cela signifie constituer des réseaux militants transparents et organisés, soucieux d’émancipation sur tous les terrains et pensant systématiquement du point de vue de l’émancipation (autogestion, autoorganisation, initiative d’en bas). Mais pensant : cessant de courir après l’échéance, de répliquer au dernier avatar fractionnel, de se vouloir aussi gros qu’une gauche qui n’a de gauche que ses nostalgies, et pour finir sachant accepter sa minceur institutionnelle (sans s’y résoudre bêtement) dans le système inique où nous luttons, comme une marque de sa bonne santé politique.

Qu’ils se dotent d’une génération nouvelle de spécialistes reconnu/es producteurs d’élaboration, toujours centrés sur l’émancipation, traçant les pointillés de l’autre monde possible aujourd’hui si nébuleux ou entaché des horreurs staliniennes, il y a urgence à plancher.

Qu’ils inventent une communication radicalement renouvelée, en bousculant le triptyque : sacro-saint journal hebdomadaire (à l’heure du net !) illisible, tracts indigestes, affiches manifestes, communication qui, cent ans après, sent fichtrement la naphtaline.

Il faudra surtout une révolution culturelle considérable pour aboutir à une démocratie repensée, déjà sortir des pesanteurs de cercles historiques ou nouveaux venus qui se renégocient entre eux leurs périmètres mutuels comme dans tant de partis somme toute. Il faudra sortir du carcan de tendances (cache sexe de fractionnettes puériles) qui inhibent toute vie intellectuelle nuancée au profit de blocs politiques sommaires illisibles pour le commun des militants, vite enkystés dans la défense de « leurs » divergences au lieu de produire des équipes d’animations pluralistes capables de consensus et d’expérimentations réfléchies.

Enfin, enfin, enfin ! Libérer une démocratie réactive c’est-à-dire, plutôt que sur un centre vite psychodramatique et ses mini « caciquats » de petites personnalités qui s’accrochent, appuyer la démocratie d’abord et avant tout sur l’horizontalité de comités locaux et de regroupements de comités locaux tout à fait capables de donner avis et points de vue sur le champ plutôt qu’avoir à les subir venus d’en haut, dans l’attente d’un congrès sensé rebattre les cartes.

Une démocratie libertaire où (non l’individu roi) s’épanouit le collectif de base, l’espace d’action et de réflexion partagé, là où au ras de la vie on teste les orientations, les adapte, les corrige dans la libre discussion militante. Là ou, comme le fait plus largement le mouvement social dans ses luttes, on invente ensemble de l’émancipation.

Bref, la gauche à la gauche de la gauche institutionnelle a besoin d’un parti qui incarne (au sens charnel du mot) le projet politique dont Besancenot n’est que le porte-voix bien embarrassé de cette charge ambiguë.

Besoin car « la France s’ennuie[1] » dans cette campagne constatent les commentateurs, sondeurs et autres pythies des temps actuels, même si les assemblées du FdG y entonnent un air rétro de carmagnole (je préfère la Commune).

Quand « la France » s’ennuie (on le sait depuis 68) c’est qu’il y a anguille sous roche, électrique l’anguille, et soumise à fracturation la roche…

Quand « la France s’ennuie », c’est qu’une large partie de ceux qu’ils mettent sous ce mot, pensent à autre chose que ce à quoi on leur fait penser.

Et cette « large partie » que la Carmagnole ne séduit qu’en partie, et l’abstention bien trop, il faudra l’entendre, y répondre autrement que par « plus de mandats ici », ou « Machin président dans cinq ans ». Car, cela a été assez dit, n’est-ce pas, la misère, la casse, le ras-le-bol, c’est tout de suite, maintenant, ici, là.

Alors la petite musique de Besancenot, doit savoir se transformer, le porte voix doit se muer en premier violon[2], l’orchestre en devenir un, ça se travaille ça. Oui, ça se travaille et il y a urgence.

Ah, votez Poutou ! Si ! Le 22 il sera au boulot, comme vous. Paré pour les luttes, en toute indépendance, tout de suite, là, maintenant, ici, pour que, par en bas, ça change.

Un vote n’est jamais qu’un vote, mais celui-ci c’est un vote utile.

NB. Commentaires fermés, comme je l’ai déjà dit, marre des réparties lapidaires (de lapidation). Par contre merci pour les réactions argumentées par message, j’y réponds.

[1] Titre connu d’un article de P. Viansson Ponté dans le Monde trois mois avant Mai 68.

[2] Jadis il n’y avait pas de chef d’orchestre, le premier violon donnait la cadence et l’orchestre s’en sortait tout seul, collectivement.

http://blogs.mediapart.fr/blog/jacq...



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Commentaires de l'article
Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 08h36

Il faudra surtout une révolution culturelle considérable pour aboutir à une démocratie repensée, déjà sortir des pesanteurs de cercles historiques ou nouveaux venus qui se renégocient entre eux leurs périmètres mutuels comme dans tant de partis somme toute. Il faudra sortir du carcan de tendances (cache sexe de fractionnettes puériles) qui inhibent toute vie intellectuelle nuancée au profit de blocs politiques sommaires illisibles pour le commun des militants, vite enkystés dans la défense de « leurs » divergences au lieu de produire des équipes d’animations pluralistes capables de consensus et d’expérimentations réfléchies.

En quelques mots, Jacques Fortin définit ce qui m’a fait fuir du NPA.

Mais il trace aussi des pistes pour l’avenir.

Le problème du NPA, c’est qu’il a manqué à sa direction des Fortin pour tracer la voie et coordonner l’organisation en lieu et place des clans qui se sont faits la guerre (les "zunitaires" contre les "marxistes-léninistes", schématiquement).

Nous sommes une (petite) armée de réserve (je pense que mon kamarad Pierro, qui poste cet article, s’y reconnaîtra) d’ex NPA prêts à avancer dès qu’une nouvelle construction crédible tirant les leçons de cette expérience se présentera.

Chico



Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 10h12 - Posté par vériane

Fortin sous estime les dégâts du mélenchonisme : quand 70000 personnes avalent sans sourciller la dénonciation de " l’affaiblissement de LA PATRIE" suis je le seul à frémir ?

Cela sent mauvais, Un candidat PS c’est déjà dur mais deux (dont le plus à droite n’est pas forcément celui que l’on croit) ça craint !

Honte à tout jamais à la Gu et la Ga .

En fait C’est le A du NPA qui nous explose à la gueule plus anti libéral qu’anti capitaliste ceux qui fuient vers L’alliance PCF Mélenchon tombent les masques.



Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 11h35 - Posté par Jedisnon

Bien vu cet article et d’accord avec lui.
J’ai aussi regarde JLM hier à Toulouse et comme le dit Madame Éva Joly " c’est un très bon candidat modèle III e République" et non la VIe.
Je reste encore au NPA mais le projet d’origine pariant sur une montée des luttes sociales s’est vautre et nous laisse orphelin.
Daniel Bensaid était le ciment de ce conglomérat.
Un vrai regroupement anticapitaliste et écologique reste à construire.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 12h30 - Posté par

Honte à tout jamais à la Gu et la Ga .

C’est une fatwa ? Une excommunication ?

En fait C’est le A du NPA qui nous explose à la gueule plus anti libéral qu’anti capitaliste ceux qui fuient vers L’alliance PCF Mélenchon tombent les masques.

C’est une très bonne illustration de cet extrait de l’article de Jacques Fortin :

qui inhibent toute vie intellectuelle nuancée au profit de blocs politiques sommaires illisibles pour le commun des militants, vite enkystés dans la défense de « leurs » divergences au lieu de produire des équipes d’animations pluralistes capables de consensus et d’expérimentations réfléchies.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 16h24 - Posté par guillot

Pierre Rousset a écrit quelques lignes sur la "culture de direction" du NPA, lignes dont je partage le constat :

"Mais je crains qu’il y a quelque chose de « neuf ». Je pense (à travers de nombreux exemples concrets) qu’il y a eu un processus de dé-résponsabilisation collective des directions, une « culture de direction » qui ouvre la brèche à des « prises de distance » difficilement envisageable par le passé (comme la dépossession avouée des instances du NPA, mais aussi avec la mise devant le fait accompli de la GA elle-même par sa direction).
... c’est le résultat d’une histoire collective et pas seulement de la direction de la B devenue GA. On a intérêt à s’y pencher."

Et voilà où conduit aujourd’hui plusieurs dizaines d’années de cette "culture de direction".

Ce matin dans la presse, c est le NPA qui monte sur une tribune toulousaine du Front de gauche !

S’étant pourtant mise en retrait du NPA afin de soutenir Mélenchon (et négocier une circonscription au passage),et puisque la GA, personne ne connaît, pour un porte parole démissionnaire de sa fonction autant y figurer au nom du NPA. Même désinvolture vis à vis de son propre courant, la GA, de la part de l’ancien N°2 du NPA, qui apparaît sur les affiches du FDG à Aubervilliers en tant "ancien responsable du NPA", puisque la GA, personne ne connaît !

Si cette crise du NPA peut devenir salutaire, ce sera aussi en révolutionnant sa propre "cuture de direction. Notamment revoir la nécessité des tendances permanentes et du mode de désignations reposant sur elles.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 17h20 - Posté par

Notamment revoir la nécessité des tendances permanentes et du mode de désignations reposant sur elles.

Absolument !

Les tendances servent à faire vivre le débat et la démocratie, jusqu’au vote. Après le vote, elles servent de fait essentiellement à refuser le résultat du vote ou à entamer une guéguerre de tranchée contre les autres dans l’espoir de devenir majoritaire au prochain vote. Et pendant ce temps, hors de la bulle, le monde avance...

Par ailleurs j’apprends dans les commentaires ci-dessus que Grond se présente publiquement comme "dirigeant NPA soutenant le FdG" ?!
C’est d’autant plus lamentable que lui et ceux qui jouent ce jeu fratricide trouvaient justement ces pratiques lamentables lorsque elles émanaient de Picquet et de la GU et qu’eux étaient dans la majorité.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 21h08 - Posté par Cops

C’est d’autant plus lamentable que lui et ceux qui jouent ce jeu fratricide trouvaient justement ces pratiques lamentables lorsque elles émanaient de Picquet et de la GU et qu’eux étaient dans la majorité.

Hummm,

Je ne pense plus qu’on a là des querelles fratricides, et cela dure maintenant depuis un moment, mais à des divergences de fond.

Qui regarde au fond de l’épuisette d’une série de glissades, de textes torturés et alambiqués de ces dernières années, sans trop se laisser aller à une nostalgie de ceux qui ont partagé la LCR pendant longtemps, se rend compte qu’on se trouvait là devant les mêmes phénomènes déjà vus dans le PC à une époque, dans le PSU à une autre époque, d’une série d’animateurs politiques profondément gangrénés par le réformisme.

Peut-être ce sont des mots cruels pour certains qui se voient encore trotskystes, révolutionnaires, ou ce qu’on veut, mais oui, ce sont des réformistes, oui ils soutiennent un mec favorable aux ventes d’armes, keynésien, qui ne veut pas faire peur aux investisseurs, etc.

Une partie du NPA depuis longtemps négocie un autre parti avec, les alternatifs et, si possible, avec le PG. Ce n’est pas un scoop, on a entendu les braillements de douleur de certains mais il faut constater les actes et également les écrits de ces animateurs de courants.

Alors évidemment on pourrait penser que cela est une guerre minuscule entre courants issus de la LCR.

Mais ce qui se joue là ne ressort pas de cela.

C’est un des nombreux combats qui parcourent les courants politiques organisés ou pas, en France ou ailleurs, sur la question d’un réformisme de l’impuissance qui n’y arrive jamais, et, d’autre part, la recherche d’une dynamique sociale de la classe ouvrière pour faire reculer le capitalisme, ce dont la vieille stratégie usée au FdG est totalement incapable.

Cette recherche de la riposte sociale ne peut en rester à un front populaire dont on se souvient les combats des travailleurs malgré l’union de la gauche, mais moins que l’acceptation du réformisme et du retour au boulot sous les fourches caudines du capitalisme signifia la course vers Pétain et l’abime fasciste.

Les questions posées nécessitent un parti révolutionnaire, on l’appelle comme on veut, qui poursuit l’objectif d’une unité des travailleurs avec des organisations que ces derniers contrôlent de bout en bout.

Pour cela, il faut ce parti, mais surtout il faut enfoncer les crampons dans le sol pour repousser ensemble le capitalisme.

Il est improbable que cela se joue dans la soumission au nomenclaturisme et aux politiciens bourgeois, jusqu’à envisager un parti commun, même pour rire.

Toutes ces questions renvoient à des problèmes de fond et, après, pour la petite histoire, on voit des pratiques sordides construites. Tous les moyens sont bons...

Le NPA a beau avoir prise des coups mais il semble toujours utile de s’en réclamer pour dealer avec le FdG et troubler la population.

Tout cela ne nous permet pas d’avancer des solutions ouvrières, sociales et populaires pour repousser le capitalisme de crise.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 17h37 - Posté par VERGNES

Les tendances ont toujours été présentées comme le symbole de la démocratie interne. Se prévaloir du droit de tendance permanent et dans le même temps ne pas accepter de ne pas être majoritaire, c’est bien là un déni de démocratie interne et du droit de tendance qui en serait prétendument le garant.

La GA, un pied dedans, un grand pied dehors valse au rythme des airs sondagiers.
Elle perd toute crédibilité tant au sein du NPA que du FDG, qui l’instrumentalise le temps d’une élection comme il l’a fait avec la GU en les présentant comme des ex-NPA et non comme des courants politiques à part entière.
Dans cette même logique il serait alors cohérent de présenter Mélenchon non pas comme membre du PG, mais comme ex-PS.

Le droit de tendance est certes utile. Mais il serait bon de revenir à fonctionnement plus efficace et moins repoussoir pour ceux et celles qui voudraient s’engager à leur rythme dans le combat anticapitaliste : à savoir un temps pour le débat suivi du temps pour l’action issue de ce débat, car c’est la seule façon d’en valider la pertinence et d’y apporter les correctifs nécessaires.

Comment tirer un bilan et les enseignements de l’action, si seulement une partie des militants s’y engagent, et que l’autre partie au mieux se contentent de regarder faire, tout en commentant le manque de résultats dont ils sont en partie responsables pour ne pas y avoir participer. Mais certains vont plus loin encore et jouent contre leur propre équipe en se répandant dans la presse bourgeoise, persuadés qu’ils sont que leurs prises de position et leur ralliement à Mélenchon à une quelconque valeur .

Qui au FDG peut avoir une réelle considération et confiance envers des « dirigeants » qui ont parié sur l’impossibilité de P. Poutou à obtenir les 500 signatures, et qui une fois ces signatures obtenues se rallient au FDG (qui aurait pu donner des signatures, au nom de la démocratie populaire dont se réclame Mélenchon) et ce en reniant leur engagement vis-à-vis de leur propre tendance de ne pas de donner de consigne de vote au premier tour.

L’institutionnalisation des tendances permanentes a été et sera toujours un frein à la venue de militants tout neuf en politique, dans la mesure où ils sont contraints de prendre position dans des débats qu’ils ne dominent pas. Quant à ceux qui ont déjà une bonne culture politique et une expérience de la vie d’un parti, ils ne sont plus prêts à perdre leur temps et leur énergie dans des débats où l’enjeu principal est de débattre ou de débattre des enjeux du débat sans jamais se donner tous les moyens militants de frapper ensemble, au même moment et d’en tirer les enseignements une fois l’action terminée.

Ma tendance c’est le NPA, une des tendances du mouvement ouvrier.


Le jour d’après : Besancenot
8 avril 2012 - 04h34 - Posté par Luis

Bravo Vergnes, tu as dit tout ce dont j’ai fait l’expérience en 45 ans de militantisme, depuis la JCR en 1967 jusqu’au NPA aujourd’hui, qui n’est qu’un élément du futur parti révo à constuire vite avec tous ceux qui ne renoncent pas devant le capital !
Il y toujours eu, dans le courant marxiste-révolutionnaire, en dehors du situations révolutionnaires, des élagages à droite, et du recrutement à gauche.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 16h57 - Posté par vériane

C’est un constat, quand on saborde sa propre organisation pour soutenir un individu qui , se réclame de la politique de Mitterrand et Jospin, soutien l’armée française, soutient l’industrie d’armement française, soutien l’efficacité de la police de guéant ( affaire mérah), développe un esprit chauvin (la patrie abaissée).......ce n’est pas être enkysté dans ses divergences que de ne pas apprécier ou alors tout est permis ...surtout les pires saloperies.

La fatwa et l’excommunication elle a surtout concerné Poutou et c’est la GA qui l’a sans le moindre argument prononcé, on n’a pas le droit de le dire ?

C’est trop facile de renvoyer tout le monde dos à dos en jouant les arbitres.


Le jour d’après : Besancenot
7 avril 2012 - 09h58 - Posté par

La fatwa et l’excommunication elle a surtout concerné Poutou et c’est la GA qui l’a sans le moindre argument prononcé, on n’a pas le droit de le dire ?

C’est trop facile de renvoyer tout le monde dos à dos en jouant les arbitres.

Très bonne illustration : tu justifies ta "fatwa" par le fait que les autres ont "excommunié" Poutou.
"C’est eux qui ont commencé ! Alors je fais pareil..."

L’oeuf, la poule, ça ne m’intéresse pas. Alors oui, je renvoie dos à dos. Mais je ne joue pas les arbitres, je n’en ai pas la compétence, je donne juste mon avis de militant de base sur la direction (dans toutes ses composantes, dans sa globalité) de mon ex organisation.

Et je redonde en re-citant cet extrait qui à mes yeux est central :

qui inhibent toute vie intellectuelle nuancée au profit de blocs politiques sommaires illisibles pour le commun des militants, vite enkystés dans la défense de « leurs » divergences au lieu de produire des équipes d’animations pluralistes capables de consensus et d’expérimentations réfléchies.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
7 avril 2012 - 15h50 - Posté par vériane

Tu as raison, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.....on en crève de cette idéologie de pacotille... voilà tu as raison , vraiment raison, mépriser le candidat de son organisation , flagorner un Mitterandiste quoi de plus politiquement correct pour des militants qui se réclament de la révolution ?

Oui, il faut être un affreux intégriste islamiste pour être écoeuré de voir des camarades vouloir partir avec la caisse pour lutter contre l"’abaissement de la Patrie" !

Poutou = Mélenchon qui = Hollande ( 30 ans de vie commune au PS) .....qui ?

L’Idéologie consensuelle triomphe soyons moderne faisons la nôtre !

PS : tu devrais lire ZIZEK sur le droit à l’intolérance .....j’ai pas envie de tendre l’autre joue et de rendre à César ce qui appartient à César puisqu’on est dans la métaphore religieuse ( ce qui est en soi une illustration de la régression idéologique dans laquelle nous nous complaisons !!!)


Le jour d’après : Besancenot
8 avril 2012 - 11h19 - Posté par

Tu as raison, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.....on en crève de cette idéologie de pacotille... voilà tu as raison , vraiment raison, mépriser le candidat de son organisation , flagorner un Mitterandiste quoi de plus politiquement correct pour des militants qui se réclament de la révolution ?

Oui, il faut être un affreux intégriste islamiste pour être écoeuré de voir des camarades vouloir partir avec la caisse pour lutter contre l"’abaissement de la Patrie" !

Poutou = Mélenchon qui = Hollande ( 30 ans de vie commune au PS) .....qui ?

L’Idéologie consensuelle triomphe soyons moderne faisons la nôtre !

La colère et l’émotion n’aident pas à bien raisonner, ça fait même interpréter de travers...

Exemple : tu m’accuses d’être trop "tolérant". Au contraire je suis parti entre autre parce que je n’admettais plus que les zunitaires (je me moque en mettant un Z car se dire unitaire et diviser sa propre orga, bizarre...) puissent appeler en toute impunité à voter pour d’autres candidats, d’autres listes, à se répandre dans la presse pour casser leur propre orga, bref puissent saboter mon travail militant. Je militerai à nouveau dans un parti lorsque de telles pratiques y amèneront statutairement une exclusion.

Autre "flou" qu’il faut clarifier : autant il y a des pratiques inadmissibles (je viens d’en parler), qui ne sont d’ailleurs pas l’apanage d’un clan particulier, autant il me semble nécessaire d’avoir un minimum d’humilité face aux choix stratégiques. Et là les anathèmes et jugements définitifs ne sont plus de mise.

Des camarades pensent (comme toi j’estime que c’est une erreur) que l’efficacité dicte de "fréquenter" le FdG. On ne peut traduire ça, comme c’est si souvent le cas dans certaines interventions ici, par "ils soutiennent le programme réformiste et "patriotique" de Mélenchon", ou des trucs du genre "traitres, réformistes...". Il faut regarder les choses avec un minimum de finesse.

Et surtout d’humilité, car ce n’est ni toi ni moi qui pouvons dire quelle est la bonne stratégie : c’est l’histoire qui tranchera.
Qui mérite le qualificatif de "révolutionnaire" ? Pas celui qui anathème le plus fort, ou qui a le mot "révolutionnaire" ou "communiste" le plus souvent à la bouche, mais celui qui... sera à même avec son orga d’aider à amener la révolution. En attendant, prudence sur les jugements définitifs.

Tu appelles mon idéologie "idéologie de pacotille", ou "idéologie consensuelle", peut-être as-tu raison, j’essaie juste (avec la limite de mes moyens, évidemment) d’analyser intelligemment et sans trop d’a priori une situation infiniment complexe, et ce dans le but de participer au renversement de ce système.

Pour résumer, je trouve que les attitudes des uns comme des autres finalement partent du même problème, le respect entre camarades (ça ne se passait pas comme ça, du temps de la LCR - tu parlais de régression idéologique). Savoir accepter d’être minoritaire, respecter les autres analyses même quand on est majoritaire, balancer des arguments, pas des anathèmes, pas se dire que les autres n’ont vraiment rien compris mais se dire que leurs "erreurs" peuvent enrichir et consolider sa propre pensée.
Et surtout, se dire que l’essentiel n’est pas d’être majoritaire mais de trouver la bonne direction (aux deux sens du terme !), et quand on emploie toute son énergie intellectuelle à taper sur la tendance rivale, il n’en reste pas assez pour chercher cette direction.
On est enkysté par cette lutte de deux tendances, alors qu’il me semble que la réalité du NPA (auquel je crois encore malgré tout, faute de grives), son espace politique, l’aspiration de sa base réelle et potentielle, ne sont ni chez les uns ni chez les autres.
Et je pense que sa direction n’a pas été à la hauteur en préférant guerroyer sur du passé plutôt que de chercher l’avenir.

PS : tu devrais lire ZIZEK sur le droit à l’intolérance .....j’ai pas envie de tendre l’autre joue et de rendre à César ce qui appartient à César puisqu’on est dans la métaphore religieuse ( ce qui est en soi une illustration de la régression idéologique dans laquelle nous nous complaisons !!!)

Là je suis d’accord, mais il me semble que c’est toi qui entraînes à ton corps défendant sur le terrain religieux, par tes façons "fondamentalistes"... Pour moi justement il n’y a pas de vérité révélée, de "concepts du culte" intouchables, intangibles, qui donneraient le droit d’excommunier ceux qui pensent mal.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
8 avril 2012 - 04h40 - Posté par Luis

Vérianne encore est lucide !
Interrogé lundi 17 octobre sur France Info, Jean-Luc Mélenchon affirmait :
« C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien ; où ondit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie ».
Le sens de toutes les formules « radicales », au sens radsoc de Mélenchon consiste à essayer de capter la radicalisation des travailleurs pour la
reconduire dans le cadre du système au profit de toujours les memes politiciens bourgeois.
Ici une analyse point par point de la repetition en farce de la Mitterandie
L’utopie grotesque d’un capitalisme à visage humain
http://tendanceclaire.npa.free.fr/c...


Le jour d’après : Besancenot
10 avril 2012 - 09h01 - Posté par vériane

Le mieux serait de revenir à la LCR ( cela réglerait la sordide histoire financière) et refermer la parenthèse NPA.

Quand on voit avec quelle facilité M HUSSON avale le conneries Keynésiennes de mélenchon on est bien obligé de se dire que les CHOIX politiques commandent TOUT.

Mélenchon ce n’est pas un pari sur l’avenir, un choix possible , c’est un renoncement ,autant avoir l’honnêteté de le dire.

Un exemple bien simple Mélenchon c’est avaliser la stratégie syndicales sur les retraites alors faut il se dire oui c’est un choix possible, n’insultons pas l’avenir , c’est un peu ce que dit CHICO et que je ne partage pas.


Le jour d’après : Besancenot
10 avril 2012 - 18h14 - Posté par

Un exemple bien simple Mélenchon c’est avaliser la stratégie syndicales sur les retraites alors faut il se dire oui c’est un choix possible, n’insultons pas l’avenir , c’est un peu ce que dit CHICO et que je ne partage pas.

Non ce n’est pas ce que je dis, je n’ai pas été assez clair. Je ressaie :

Les militants du NPA qui louchent vers le FdG (et je redis que je pense qu’ils ont tort) n’approuvent en aucun cas la vision de Mélenchon sur les retraites comme sur le reste. Ils pensent quasiment autant de mal de Mélenchon et du FdG que toi ou moi !

Mais ils estiment que c’est de l’intérieur du FdG, ou en tout cas en ayant des rapports de proximité, qu’ils pourront jouer sur les contradictions et tirer des bénéfices au profit des idées révolutionnaires.

Je pense qu’ils se trompent, qu’ils sont entre autre trop sensibles aux sirènes "psychologiques" de la dynamique du FdG, mais en aucun cas ce sont des traitres ou je ne sais quelle abomination.

A priori rien ne permet de les agonir, ils n’ont rien à gagner à faire ça, a priori rien ne permet de dire qu’ils suivent un cours droitier et qu’ils n’ont pas le même objectif que nous, la révolution socialiste. Ils empruntent simplement une autre route, qui nous parait erronée.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
10 avril 2012 - 20h42 - Posté par Luis

La majorité des militants votant réformiste, c’est certain, sont sincèrement réformistes,
Passés par la LCR avachie des années 90,ou le NPA en héritant, ils l’ont été depuis longtemps, n’ayant jamais accepté les formulations des Principes Fondateurs du NPA.
Comme l’écrasante majorité de notre classe, jusqu’au jour d’affrontements décisifs.

Mais les dirigeants qui écrivent

Nous chercherons à mettre en œuvre cette politique dès maintenant par tous les moyens à notre disposition, dans et en dehors du NPA.

emploient des "méthodes" que ne tolère même pas une association de collectionneurs de papillon, et ne sont tolérées dans aucun parti démocratique. Ils se conduisent comme tous les "dirigeants", formés dans l’EG, partis vendre leur science au système.

Mais ce n’est pas grave. En 45 ans de militantisme, j’en ai vu dériver et connu des centaines,
qui si ils ne font pas carrière politique, prennent leur retraite politique de toute façon.

Souvent ils ont bien donné dans le passé, et y ont droit. C’est avec la jeunesse, dans le feu des luttes, que l’on construit les orgas révolutionnaires.

Il y a partout des politiciens réformiste. Et il n’y a jamais eu nulle part de changement radical
ou révolution sans orga(s) révolutionnaire(s).

Au travail, dans l’unité, avec ce seul butde construction,
très urgent, et décisif pour les mois qui viennent.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 15h09 - Posté par Alex CAPUCIN

Mélenchon, sera-t-il au second tour ? Avouons que ça aurait de la gueule ! Et en rêvant on imagine un deuxième tour Sarkozy/Mélenchon, l’inverse du fameux Chirac/Le Pen. Que se passerait-il, qui appellerait à voter pour qui, qui le ferait spontanément et qui le ferait avec une boule dans la gorge ? Quelles en seraient les conséquences, que se passerait-il, et si la désillusion était une nouvelle fois au rendez-vous, que ferait le mouvement ouvrier ?
Voir :
http://2ccr.unblog.fr/2012/04/06/de...



Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 17h52 - Posté par

Mélenchon / Sarko = Sarkozy à 55 /60 %
La présidentielle en france se gagne avec le centre on peut le déplorer mais c’est historiquement comme ça.

Mitterrand en 81 a été élu avec les voix de chirac
et en 88 parce qu’il était un bon joker pour le K et que la "droite" avait été rincée par une cohabitation débile

bref arrêtez de rêver "par les urnes" et de fantasmer "révolution citoyenne".


Le jour d’après : Besancenot
8 avril 2012 - 04h51 - Posté par Luis

Quel délire grotesque.
Nulle part, JAMAIS, une classe dominante n’a cédé la place devant les urnes.

Par contre , si, devant des mouvements et grèves générales.
C’est pourquoi Mélenchon et les autres "dirigeants" fidèles du capitlal, du PC et du PS ont tout faiit contre la perspective de grève générale lors du mouvement des retraites.
Ils peuvent faire tous les discours, les faits sont là.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 19h14 - Posté par

ben non mélanchon ne sera pas au second tour.
Si on en était là ça se saurait. Par ailleurs, on peut malheureusement penser qu’il n’a plus de marge de progression dans la mesure où il est au bout du grand écart entre sa gauche et sa droite d’une part et que les medias vont le cibler (là-dessus, mais aussi beaucoup plus bassement).
Bref les camarades qui nous vendent depuis des années l’unité à gauche du ps comme moyen d’arriver au second tour des présidentiels sont des charlatans. Ce sont les mêmes qui nous disaient au printemps 2009 et à l’automne 2010, on peut pas proposer aux gens d’aller plus loin, parce qu’on représente que 15% aux élections. C’était d’ailleurs pas les seuls, il y avait aussi LO (même si c’était pas le même argument).
Quant au NPA sa direction semble avoir abandonné toute rationalité quand elle a décidé de dissoudre la lCR. Ledit mentor de besancenot ayant assuré la quadrature du cercle en appelant à voter mélanchon sur la même base qu’il appelait à une candidature npa un an plus tôt. Bref, besancenot ou pas il est temps de revenir à la construction d’une organisation politique qui construit une ligne qui ne s’appuie pas exclusivement sur des conceptions tactiques à courte vues. Ben saïd est mort au moment où l’histoire commençait à nous mordre la nuque... Y a du boulot.


Le jour d’après : Besancenot
6 avril 2012 - 22h47

Etant méridional et partisan du moindre effort quand il s’agit de taper sur ce putain de clavier,je dirai que la contribution de 85***192 ne me déplait pas.

Juste un avis qui,je pense,ne sera pas remis en cause par l’auteur du message.

"....construction d’une organisation politique qui construit une ligne qui ne s’appuie pas exclusivement sur des positions tactiques à courte vue."

Très juste !encore faudrait-il que " les tendances " (politiques) ne soient pas considérées comme faisant partie du débat démocratique à l’INTERIEUR d’un parti politique.

Je précise que ce type de conneries ne me déplait pas quand il concerne les partis de droite et de la fausse gauche.

Donc,in fine,une stratégie à la con sur les formes(électorales) illustrant lamentablement les divergences sur le fond.Pas terrible dans un parti hein ?

C’est les raisons qui m’ont fait quitter le PCF après des années de militantisme.

Quand à la LCR devenue NPA....bof....le côté "ANTI" n’est en fait qu’une réaction à postériori par définition. ( anti OGM parcequ’il y a des OGM,ANTI nucléaire parce qu’il y a des centrales....etc )

C’est plus confortable d’être CONTRE que de lutter POUR,ça évite de se fatiguer les neurones.

Contrairement au "R " de la LCR,c’est pas très "révolutionnaire " le nouveau baptême.

Mais bon....chacun voit midi à l’heure du pastis,et à tous les ANTIS : SANTE !!!

LR



Le jour d’après : Besancenot
7 avril 2012 - 10h06 - Posté par RICHARD PALAO

Je ne veux pas prendre parti dans ce débat entre "réformiste" et "révolutionnaire" du NPA , il me semble toutefois que ce débat existait déja en germe à la LCR , même avec le"C " même le " R" , mais BESANCENOT avec sa personnalité et son charisme indéniable arrivait à conserver un semblant d’unité .

Comme le disent si bien les paroles de notre internationale " il n y a pas de sauveur suprême ..." le retrait de BESANCENOT n’ a fait qu’ accélerer l’inévitable , la dispersion et le départ de ceux dont l’idéologie est chancelante et qui trouve plus efficace de rejoindre le FDG , pour soi-disant le tirer à gauche ...

Construire un nouveau parti révolutionnaire de masse suppose évidemment que l’on accepte en son sein des adhérents pouvant avoir une approche idéologique différente pour construire le socialisme mais l ’expérience ratée du NPA démontre qu"être ANTICAPITALISTE ne suffit pas .



Le jour d’après : Besancenot
7 avril 2012 - 21h26 - Posté par Cops

Comme le disent si bien les paroles de notre internationale " il n y a pas de sauveur suprême ..." le retrait de BESANCENOT n’ a fait qu’ accélerer l’inévitable , la dispersion et le départ de ceux dont l’idéologie est chancelante et qui trouve plus efficace de rejoindre le FDG , pour soi-disant le tirer à gauche ...

Construire un nouveau parti révolutionnaire de masse suppose évidemment que l’on accepte en son sein des adhérents pouvant avoir une approche idéologique différente pour construire le socialisme mais l ’expérience ratée du NPA démontre qu"être ANTICAPITALISTE ne suffit pas .

En grande partie juste.

Par ailleurs, il faut quand même préciser que le NPA fut justement créé pour sortir des jeux politiciens qui ne donnaient rien dans la fameuse gauche de la gauche.

Mais ça n’a pas duré longtemps avant que les réformistes reprennent l’offensive dans ce parti pour le faire reculer. Besancenot ou pas, dés les européennes les réformistes n’ont cessé d’attaquer en permanence pour faire une alliance avec les nomenclaturistes (on ne parle pas de la base là).

Pendant un moment il y eut ce jeu dans le NPA entre un centre et une droite qui produisit des charabias de plus en plus incompréhensibles et surtout indigestes pour les militants, les sympathisants, les travailleurs.

La perte de militants du NPA vient de toute cette période de pas de deux entre réformistes et un centre opportuniste (les MM, les PFG, etc) ok sur le fond mais rusant encore.

La bascule, de peu, d’il y a quelques mois avec l’annonce de la candidature Poutou fut un coups d’arrêt politique du n’importe quoi de ceux qui rêvent depuis le début de se fondre dans le réformisme du PC et du courant de JLM.

Mais ce ne fut pas un coup d’arrêt aux batailles dans ce parti, ceux qui opèrent depuis longtemps ont multiplié les annonces dans la presse, des manœuvres pour empecher la candidature Poutou par tous les moyens, porter des coups au NPA, jusqu’à tenter d’étrangler financièrement ce parti, lui faire financer des factions du FdG (comme si, eux, ils avaient besoin de tunes), utiliser systématiquement l’appartenance au NPA mais pas le sigle de leur courant, afin de dealer au mieux possible un ralliement avec JLM.

Les applaudissements polis des sympathisants du FdG à Toulouse pour ce type de ralliés ayant des discours de radicaux socialistes illustre bien qu’il n’y a pas grand monde de dupe là dedans sur la qualité de ce genre de ralliements, à part de se réclamer du NPA pour semer la confusion.

Ca c’est la petite histoire poupée russe de ceux qui se sont affranchis de beaucoup de choses.

Reste maintenant à bien comprendre.

Ce n’est pas Besancenot qui créa un espace pour le NPA, de la même façon que ce n’est pas Arlette qui créa un espace politique pour LO pendant des années, mais une disponibilité d’une partie des travailleurs à la radicalité et d’une orientation nouvelle et opposée au réformisme sans réformes obtenues.

Ce désir de radicalité, de riposte, de camp opposé à la petite classe prédatrice, ce désir d’en finir réellement avec le capitalisme se cherche.

Il est hautement souhaitable qu’existe un parti révolutionnaire de type nouveau, ne cédant pas d’un millimètre sur la question de la révolution, mais travaillant à réunir les plus déterminés des travailleurs et de la jeunesse.
Ce programme nécessaire, cette stratégie nécessaire, n’ont strictement rien à voir avec celle de la direction des partis du FdG.

Des réponses unitaires sont absolument indispensables, mais une alliance politique avec le réformisme sur le pire des terrains pour envoyer des nomenclaturistes dirigeant dans les institutions électives de l’appareil d’état, c’est le canada dry de l’unité.

Les réponses unitaires se construisent avec comme centre l’activité des travailleurs dans les batailles réelles, sur des objectifs contrôlés par eux.

Là dessus l’unité dans les batailles du réel de cette façon, avec militants et sympathisants du FdG , quand on les voit dans les entreprises, ne pose pas problème et n’a jamais posé problème.


Le jour d’après : Besancenot
8 avril 2012 - 16h30 - Posté par Luis

Copas décrit fidèlement la réalité.
Sur le dernier paragraphe, il faut ajouter que les dirigeants du FdG mettent une limite à l’unité dans l’action. Elle ne doit jamais menacer leurs calculs de politiciens, cad menacer le système.
C’est pourquoi ils ont saboté le mouvement de résistance pour défendre les retraites, avec manifs saute-mouton et en combattant le tous ensemble vers la grève générale.


Le jour d’après : Besancenot
9 avril 2012 - 09h39 - Posté par

""Des réponses unitaires sont absolument indispensables, mais une alliance politique avec le réformisme sur le pire des terrains pour envoyer des nomenclaturistes dirigeant dans les institutions électives de l’appareil d’état, c’est le canada dry de l’unité.""

tout est dit ,c’est justement pour ne pas vivre une union qui ferait le jeu du capital que j’ai quitté le pcf le 10 mai 1981,j’avais encore le fantasme de croire que si le pcf avait eu plus de poids le centre de gravité de cette union se serait déplacé plus à gauche
non maintenant je suis persuadé que seule la primauté donnée aux luttes sera décisive et éfficace pour construire le socialisme .

la lutte contre la réforme des retraites en 2010 fut aussi la confirmation que le pcf et le fdg n’était pas sur cette ligne politique ,c’est la rage de voir des camarades authentiquement anticapitalistes rouler pour le fdg !

le fantasme des 15%,le désir de faire nombre,l’envie d’enfin être représentés éfface totalement la réalité de la ligne du fdg qui non seulment freine les luttes mais n’a rien de véritablement anticapitaliste.

et comme c’est mon dada,comment peut on se faire représenter par un politicien de carriére,un sénateur pendant 20 ans,un privatiseur,alors qu’on a au moins deux salariés de base qui n’ont jamais servit l’état bourgeois,et ont des revenus de simples travailleurs ?
morale là aussi ,qui en dit trés long sur l’état des consciences à gauche


Le jour d’après : Besancenot
9 avril 2012 - 13h52 - Posté par ibes

Les exemples des révolutions arabes en 2011, du LKP en Guadeloupe en 2009 / 2010 devraient nous inciter à reconnaitre que la révolte à défaut de la révolution, viendra des luttes, de la rue, du peuple en colère, et non des urnes qui sont une énorme illusion, un réformiste doux qui ne changera rien sur le fonds.

Ce qui incite la GA à rejoindre le FG c’est cette impatience, cette distance vis à vis de la rue, cette absence de contacts au quotidien avec le monde du travail et aussi un opportunisme évident.

Myriam Martin de la GA était pourtant circonspect et même très critique vis à vis du FG en 2009 et 2010 au moment des élections Européennes et Régionales, comment et pourquoi a t -elle pu faire cette volte face, ce changement d’avis à 360 ° ( candidature Poutou peu expliquée, motivée et efficace ? )

Trop d’intellectuels bavards , hautains, et qui manquent d’humilité.

Au secours, où sont les remplaçants de Bensaïd ?


Le jour d’après : Besancenot
9 avril 2012 - 18h23 - Posté par Cop

Les exemples des révolutions arabes en 2011, du LKP en Guadeloupe en 2009 / 2010 devraient nous inciter à reconnaitre que la révolte à défaut de la révolution, viendra des luttes, de la rue, du peuple en colère, et non des urnes qui sont une énorme illusion, un réformiste doux qui ne changera rien sur le fonds.

Les grandes luttes ouvrières en Chine incitent aussi à cela, un nombre impressionnant de secousses également, l’impasse du réformisme en Grèce également, etc.

Toutefois, contrairement à ce qu’on dit souvent de façon nécessairement lapidaire, ce n’est pas dans la rue que ça se joue mais dans la capacité du prolétariat moderne à construire une alternative de société par ses organisations démocratiques, unitaires, coordonnées dont la centralisation représente l’issue politique nécessaire.

De ce point de vue l’expression "la rue" ne doit pas induire à penser que c’est une question de galopade, même si il y a des moments où ce sont les poitrines et le rang serré du peuple qui pèse dans les affrontements..

La crise politique languissante en Grèce donne également cet enseignement que la colère ne suffit pas, que le parlementarisme, si il est une impasse, n’est pas un échec qui se suffit en lui-même pour vaincre un adversaire roué : le parti de la prédation.

Pour cela il faut un pouvoir montant, démocratique, construit dans les luttes et les batailles, coordonné et centralisé qui puisse à un moment dire : c’est nous qui décidons, voila nos ordres, nous dissolvons les organisations anti-démocratiques comme les entreprises capitalistes, car nous en avons la légitimité politique et démocratique.

Ce pouvoir démocratique ne nait pas dans les ors de la république bourgeoise, il est l’enfant du contrôle étroit de travailleurs et de jeunes sur leurs organisations dans le cours même d’une bataille rude qui n’oublie jamais les questions et revendications concrètes .

Qu’est-ce qu’il a manqué dans le mouvement des retraites de l’automne 2010 pour gagner ?

Il a manqué cette légitimité organisationnelle et démocratique, permettant aux masses les plus larges de se sentir légitimes et forts pour aller plus loin.

Il n’est pas un hasard si ceux qui se sentent investis politiquement pour assurer ces tâches dans le cadre des ors de la république aient si mal réagi à l’époque et braillé pour contrer les ambitions de grève générale et tenter de rabattre vers une illusion référendaire le mouvement (Mélenchon, le FdG ont joué là les pompiers, petits).

Cette légitimité du mouvement de masse, ses organisations démocratiques, unitaires, centralisées et coordonnées, sans bureaucratie , nécessite des batailles préalables qui sortent le l’illusion du :

Sous moi donc cette troupe s’avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage !

Le modèle des coordinations françaises nous donne quelques pistes dans ce travail, mais il nécessite également un parti politique, une organisation politique, qui travaille dans les entreprises, les secteurs, les quartiers, les rues, etc, à préparer cette situation, à y réfléchir, etc

La victoire est à ce prix, et, plus prosaïquement, faire reculer la bourgeoisie, même de quelques centimètres, nécessite ce travail.


Le jour d’après : Besancenot
9 avril 2012 - 20h36 - Posté par

"Intellectuels" même bavards, là faut peut être pas exagérer. Des girouettes et puis c’est tout.


Le jour d’après : Besancenot
10 avril 2012 - 11h25 - Posté par

comment et pourquoi a t -elle pu faire cette volte face, ce changement d’avis à 360 ° ( candidature Poutou peu expliquée, motivée et efficace ? )

Il me semble, vu de loin, qu’une des causes est la situation de blocage entre deux fractions qui se disputent la direction du NPA. Leurs choix sont désormais en partie dictés par la guerre qu’ils se livrent, et ça les pousse à caricaturer leur positionnement et leurs discours. Malheureusement.

D’autant plus malheureusement qu’une bonne partie de la base du NPA et des ex ne se reconnait ni d’un côté ni de l’autre (c’est le cas, entre nombreux autres, de Jacques Fortin, dont le texte est à l’origine de ce fil).
Et la direction alternative n’a pu encore se concrétiser. Il faudra quand même qu’elle émerge, car à mon avis les deux directions en conflit sont toutes les deux à leur façon dans une impasse symétrique, sur des positions héritées du passé.

Chico


Le jour d’après : Besancenot
10 avril 2012 - 22h52 - Posté par Luis

En fait rien n’est plus actuel que le débat dans le NPA.
Faut-il défendre réformes et relance capitaliste, totalement impossible dans la crise sans précédent en cours, ou affirmer la nécessité d’une alternative sociale globale,
d’un éco-socialisme, d’une révolution sociale et de civilisaton ?
Bref l’objectif que le NPA se fixait dans ses Principes, dès avant la crise. Il était anti-démocratique de les fouler aux pieds. Dans la crise, c’est devenu une faute politique.





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