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Scoop Bellaciao : scandale, un rapport de Santé Publique France de mai 2019 réclamait 1 milliard de masques !
jeudi 26 mars
de Roberto Ferrario
3 commentaires
La date est importante (mai 2019), le gouvernement de Macron ne peut donc pas continuer à dire que les responsables sont les anciens gouvernements... Deuxièmement, c’est cette phrase dans le rapport qui est très importante et qui détermine le milliard de masque demandé : "En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population..." Il est extrêmement "bizarre" (...)
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DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6


de : Matt Lechien
samedi 12 mars 2005 - 18h44 - Signaler aux modérateurs
9 commentaires

Ce texte fait partie d’un dossier complet sur l’altercroissance en cours de réalisation. Vous pouvez trouver les précédents volets en cliquant sur les liens ci-dessous.

 Préambule
 Introduction
 Chapitre 1
 Chapitre 2
 Chapitre 3
 Chapitre 4
 Chapitre 5


de Matt Lechien

L’ENVIRONNEMENT PROPICE À L’ALTERCROISSANCE

Vous prendrez bien un peu de latin pour commencer ? Et puis tant qu’à faire, un petit peu de poésie aussi. Dans ce monde de brutes épaisses, ça ne peut faire que le plus grand bien. A l’heure de la pornographie sociale, ce n’est qu’en recherchant la sensualité de l’ordre naturel des choses que nous pourrons accéder à la volupté qu’offre cette chienne de vie, qui peut s’avérer globalement agréable pour toutes et tous pour peu que l’on se donne la peine d’en rechercher les tenants et les aboutissants.

La vraie évolution réside dans la poésie de l’acte révolutionnaire. C’est pourquoi, avant de parler révolution il faut commencer par parler poésie, car les sentiments qu’elle fait naître au plus profond de l’esprit permettent de générer une force colossale et constructrice, sans commune mesure avec celles qu’engendre le désarroi ambiant qui se nourrit de haine, de non-dits, de jalousie et de la manipulation mentale. Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, que le spectacle s’arrête afin de tirer une fois pour toutes le rideau sur cette tragédie capitaliste qui n’a que trop duré. Place maintenant à la comedia del arte généralisée pour que chacun devienne maître de son propre rôle. C’est cela qu’ont exprimé au fil du temps les plus grands auteurs humanistes. A force d’expérimentations diverses et variées, chacun nous livre une clé qui ouvre une des portes qui conduit sur le chemin de la liberté. Entre philosophie appliquée et politique, il n’y a pas photo à l’arrivée. L’une conduit à la vérité, l’autre au mensonge éhonté. Pour chercher sa voie, mieux vaut faire confiance aux poètes en haillons qu’aux politicards relookés. Par sa simplicité et ses thèmes universelles, la poésie unit sans peine ce que la politique a divisé. En période trouble, elle est l’unique phare de la raison humaine. Un précieux repère dont beaucoup feraient bien de s’inspirer. Mais plutôt qu’un long discours, je préfère donner la parole au grand Virgile, ainsi qu’à deux auteurs qui ont su s’en inspirer avec talent.

Dans « Conversations littéraires et morales », H. Rigault exprime son point de vue de la manière suivante :

O fortunatos nimium, sua si bona norint ! Agricolas ! Heureux les cultivateurs s’ils connaissaient leur félicité ! Heureux l’homme des champs si, comme le poète et l’artiste, il savait jouir des merveilles que la nature étale sous ses yeux !... Heureux l’homme des champs s’il était tout ensemble Corydon et Virgile ! Mais il n’est que Corydon.

S’inspirant ainsi de Virgile qui en son temps déclamait :

O fortunatos nimium, sua si bona norint ! Trop heureux s’ils connaissaient leur bonheur ! « Trop heureux l’habitant des campagnes s’il savait apprécier son bonheur ! Loin des discordes, loin des combats, la terre lui prodigue une nourriture facile. »

Et puis un petit quatrain de Pibrac pour finir de s’échauffer :

O bienheureux celui qui, loin des courtisans, Et des palais dorés, pleins de soucis cuisants, Sous quelque pauvre toit, délivré de l’envie, Jouit des doux plaisirs de la rustique vie !

LA CONCENTRATION URBAINE EST-ELLE COMPATIBLE AVEC LA NATURE HUMAINE ?

A n’en pas douter, vie champêtre et capitalisme ne font pas bon ménage. La société marchande affiche un profond mépris pour tout ce qui n’est pas jugé assez urbain à ses yeux. C’est sans doute ce qui explique pourquoi dame Nature subit tous les outrages dans la quasi indifférence générale. Deux causes principales à cela :

1) Par essence, la nature prodigue sérénité et sagesse. Ce qui, cela va sans dire, va tout à fait à l’encontre du capitalisme qui génère stress et immodération destructrice. Loin du tumulte des villes où s’agglutinent maîtres et valets, tel un palimpseste qui se restaure peu à peu, le quidam a vite fait de retrouver le vrai sens des valeurs. Les VRAIES, celles qui ne se monnayent pas. C’est donc tout à fait intolérable pour des ploutocrates qui ont besoin de main d’œuvre décervelée et de consommateurs serviles.

2) À la campagne, bien des aberrations auxquelles on ne fait pas ou plus attention en milieu urbain ont vite fait d’apparaîtrent aussi grosses que la péninsule nasale de Cyrano.

Fort de ce constat contre lequel elle ne peut rien, la société marchande ne ménage pas ses efforts pour faire rentrer les moutons égarés dans ses bergeries citadines et dissuader le peuple du béton de briser ses chaînes pour aller se mettre au vert. La propagande va bon train, tout est bon pour casser l’image du monde bucolique au sein duquel le mougeon redevient son propre berger. Au premier rang, la télévision distille l’image d’une campagne hostile et réactionnaire par opposition à des villes branchées où tous les rêves seraient, parait-il, permis. Bien sûr, on peut toujours rêver, ça ne mange pas de pain. Vient ensuite le cinéma qui, à grand renfort de clichés, enfonce le clou. Sans oublier la presse et les suppôts du capital qui ont élevé la branchitude urbaine au rang de religion.

A les croire, la nature ne serait remplie que de vilaines bestioles qui nous veulent toutes du mal, d’habitants rustres, de vilaines odeurs... j’en passe, et des meilleures. Dans ces conditions, le vaillant mougeon n’est pas très enclin à s’intéresser plus que ça au sujet. Et pour ceux que ça pourrait tenter, on n’oublie pas de leur suggérer sans ambages qu’ils vont se faire chier dans un trou perdu. Quant aux irréductibles qui ont l’outrecuidance de poursuivre dans cette voie, on leur démantèle tout le service public dans l’espoir qu’ils finissent par se lasser et rentrer gentiment au bercail, là où les milices ploutocratiques peuvent sans entrave les tenir à l’œil. Les États aiment avoir sous le coude des citoyens les plus dépendants possible des « services » payants qu’ils proposent et le plus proche possible des lieux de consommation afin de faire tourner les planches à billets. La simple idée que quelqu’un puisse être plus ou moins autonome les effraie. C’est en cela que le milieu campagnard contrarie leurs desseins. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un quidam qui n’a rien à perdre ni à gagner, sinon sa propre liberté. Ça ne fait aucun doute : la révolution est dans le pré.

TORDRE LE COUP AUX IDÉES REÇUES

Contrairement à ce que beaucoup croient à tort, la vraie contestation est dans les campagnes. La résistance urbaine n’est qu’une chimère. Ce n’est qu’une violence sourde et sans aucune cohésion à l’encontre d’une société individualiste. C’est une question sans réponse, une réponse stérile à un cadre de vie qui l’est tout autant. Les luttes les plus efficaces ne sont pas forcément les plus voyantes. L’essentiel pour celle ou celui qui veut faire autre chose que de se faire tondre, c’est de savoir où se situe le véritable terreau révolutionnaire. On ne combat pas l’individualisme par l’individualisme. L’homéopathie politique est un concept qui donne des résultats désastreux. Ce qui naît par la violence, vivra dans la violence. Ce qui naît de l’individualisme, rouvrira la porte aux privilèges. L’autre monde tant attendu c’est une multitude de petits altermondes déjà bien réels qu’il faut multiplier et relier entre eux jusqu’à la mort naturelle du monde marchand.

A la campagne on s’enterre si on veut, ça peut être un choix de vie, il faut respecter ça. En revanche, dire que quelqu’un qui vit en milieu rural est forcément enterré, c’est réducteur et complètement faux. Ayant résidé à la fois à la ville et à la campagne, je peux vous dire sans l’ombre d’une hésitation que l’on est moins seul à la campagne qu’en ville. C’est tout le paradoxe du citadin que d’être isolé au milieu de milliers de personnes. De part la politique insufflée par leurs seigneurs, dans les villes c’est marche ou crève, chacun pour sa gueule. C’est loin d’être le cas à la campagne où la solidarité est une nécessité qui tombe sous le sens.

C’est vrai que la vie champêtre peut paraître austère comparé à ce que peut proposer la société du spectacle. Je le reconnais, mais pour autant j’ai bien employé le verbe « paraître » car ce n’est pas le cas. Il y a beaucoup plus de choses d’organisées que l’on peut le croire. Personnellement, je ne vois pas la nécessité absolue de sortir tous les soirs. Ce qui n’empêche pas que l’on puisse me qualifier de fêtard patenté. S’il n’y a rien d’organisé autour de chez moi et que j’ai subitement envie d’aller festoyer, je prends mon véhicule propulsé à l’huile de tournesol recyclée afin de trouver un lieu de débauche un peu plus loin et de rentrer peinard ensuite. Ce n’est pas plus con que de se taper deux heures de bouchon cinq jours sur sept. Quand j’entends des grandes bouches qui se croient malignes en traitant les campagnards de ploucs, ça me fait bien marrer parce que le plouc n’est pas toujours celui que l’on croit. Et tant qu’à choisir, c’est sans hésitation que je préfère largement le plouc rural au plouc branchouille aussi superficiel que sa culture de supermarché.

LA RUBRIQUE FAIS-TOI DES AMIS

Ah, yes ! C’est ma rubrique préférée. Suite à de nombreux articles que j’ai fait paraître sous copyleft sur les énergies alternatives, il faut toujours qu’il y ait un ou deux pseudos écolos qui se qualifient de « vélorutionnaire » pour venir tenter de donner des leçons sur le respect de la nature. Ça faisait longtemps que j’attendais pour allumer ces rigolos au sens péjoratif du terme. J’ai de très bons amis dans le mouvement vélorutionnaire et suis un fervent supporter de la majorité de leurs idées. Après, c’est comme partout, les radicaux sont insupportables. S’ils aiment tant la nature que ça, pourquoi vivent-ils en ville ??? Première question. Secundo, les transports en commun c’est très bien, en ville il faut les privilégier. Pas de doute là-dessus. Mais entre un bus au gaz (produit pétrolier) à moitié vide ou à moitié plein, un métro ou un train qui roule à l’énergie nucléaire ou fossile et une voiture propulsée à l’HVB (huile végétale brute) utilisée modérément à la campagne et qui de plus sert de nombreuse fois à faire du covoiturage, il n’y a pas photo. Les écolos radicaux de la ville, ils n’aiment pas les dérives du monde moderne et dans le même temps ils ne peuvent s’en passer. Avant de vociférer contre les autres, ils feraient mieux de faire un choix, parce qu’à observer leur manège de ma belle province picturale, il y aurait presque de quoi rire. Donc, si j’avais un message à leur faire passer ça serait celui-ci : Si vous aimez faire du vélo, venez en faire en pleine nature. C’est autre chose de pédaler au grand air que dans les pics de pollution.

J’espère que tout le monde aura bien compris que le propos n’est absolument pas de fustiger ceux qui font, par conviction, l’effort d’abandonner leur voiture. Chacun résiste comme il peut, à sa manière, c’est tout à l’honneur de ceux qui le font, quelle que soit la portée de l’acte. Dire que remplacer les voitures par des vélos en toute circonstance c’est la solution à tout, c’est faire fausse route - c’est le cas de le dire. Combattre le système avec efficacité c’est déjà en sortir complètement. Ensuite on peut envisager des actions qui ont du sens et un réel impact. Face à tout problème il faut faire preuve de discernement. Ça coule de source, quand on habite à la campagne on a absolument besoin d’un véhicule, ce qui n’est pas du tout le cas en ville. Sauf que l’on en fait pas le même usage et que l’on peut piocher dans de multiples solutions qui permettent d’avoir un véhicule très propre, sans commune mesure avec ceux qui tournent à l’essence ou au gasoil. Vélorution 100% d’accord. Révolution 100% d’accord. Après ça, s’enfoncer dans une radicalité malsaine et se tirer dans les pattes pour des motifs complément tirés par les cheveux, pas d’accord du tout. Je veux bien prendre des leçons de nature et d’écologie, c’est une matière dont je ne me lasse pas. Mais tant qu’à le faire, je préfère prendre des cours auprès de professeurs qui maîtrisent leur sujet. Autrement dit, des personnes qui vivent en accord avec leurs idées. L’écologie ne se résume pas à faire pousser deux ou trois fleurs sur son balcon, ni à mettre un bulletin vert dans l’urne pour un parti qui, quand il a accès au pouvoir, ne fait guère mieux que les autres. De même, la révolution c’est la lutte véritable pour une société progressiste et non une focalisation extrême sur un ou deux points. Écologie et progressisme appartiennent à tout le monde. Quand on veut se battre et que l’on est en sous nombre, la meilleure solution consiste à prendre le maquis et à tendre des embuscades. Ce maquis champêtre, aujourd’hui c’est le coin de paradis de tous ceux qui se sont donnés les moyens d’avancer vers autre chose que la consommation. Alors les leçons des conseilleurs non payeurs des villes, non merci. Jusqu’à preuve du contraire, le bonheur est dans le pré et non dans le métro-boulot-dodo. Pour devenir son propre berger il faut déjà penser à ne plus être un mouton. C’est, je vous le rappelle, LA condition sine qua non. A partir de là, on peut parler résistance et agir ensemble. Sinon tant pis, chacun chez soi et les mougeons continueront d’être bien gardés, tels des chiens attachés avec des saucisses, jusqu’à l’assaut final qui ne saurait tarder.

Qu’on se le dise : le radicalisme n’a pas sa place dans l’altermondialisme qui est une ouverture sur le monde et non un repli sur soi. Aucune piste n’est à négliger, toutes sont à explorer. Bien imbu de sa personne celle ou celui qui pense détenir la vérité tout seul. On n’avance pas en cherchant à donner des leçons mais en partageant nos expériences. C’est comme ça que l’on s’enrichit mutuellement, c’est comme ça que l’on peut progresser tous ensemble, il n’y a pas d’autres solutions. Le radicalisme est le terreau de l’intolérance, du racisme, de la violence... que ceux qui choisissent cette voie arrêtent de se qualifier d’alters, d’anars, d’écolos... ou que sais-je encore, pour se qualifier de stalinien qui s’ignore. Comme ça les choses sont claires, les camps sont bien définis. L’évolution tant attendue ne pourra se faire que dans le respect des autres et le dialogue, sinon toute tentative est vouée à l’échec. Sur ce schéma, on part sur de bonnes bases car on peut trouver des solutions qui tiennent la route. La bonne marche de ce monde réside dans l’équité et non dans l’excès, même s’il s’agit d’un excès de bonnes intentions. Donc, j’espère que vous avez bien compris le propos. Le but n’était pas de fustiger une poignée de vélorutionnaires extrémistes et passablement excités qui doivent représenter 0,001% de ce mouvement, mais de clouer au pilori le radicalisme tel qu’il soit. C’est indispensable de faire son autocritique le plus souvent possible. J’essaye de me remettre en question autant que possible et invite tout le monde à en faire autant. Il est urgent de casser les dogmes et de remettre en cause les réactionnaires de gauche sous peine de reculer encore pendant longtemps. Comme dirait ce pauvre J.C van Damme : Soyez aware !

Conclusion

Les images sont parfois plus parlantes que les mots eux-mêmes, c’est pourquoi je préfère vous renvoyer aux images ci-dessous afin que vous cherchiez l’erreur en faisant travailler un tantinet vos méninges. Ceci est le dernier chapitre de cette initiation à l’altercroissance. Viendra ensuite la conclusion qui donnera le départ d’une très forte accélération surréaliste. Mais ceci est une autre histoire qui ne va pas tarder à démarrer.

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Commentaires de l'article
> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6
14 mars 2005 - 00h57

Salut Matt, c’est Antonin.
Parisien depuis ma naissance, ex-vélorutionnaire (on m’a piqué mon vélo) depuis peu, je voulais réagir à tes conseils.
Tu prône le retour à la campagne, à ses valeurs. Ce n’est pas un scoop de décreter que la vie rurale est meilleure que la routine metropolitaine, mais il me semble malgré tout que l’on ne peut pas abandonner sa Terre natale, sous pretexte qu’elle est polluée, et qu’il n’y fait pas bon vivre. J’appelle cela une fuite. N’est-ce pas "radical" que d’inviter à "combattre" le système par une fuite plutot que d’essayer de le changer là ou les problèmes se trouvent concentrés ? Faire la Vélorution à la campagne ?? C’est plus un passe-temps agréable qu’un effort asthmatique du samedi midi, mais je me trompe surement, qu’en penses-tu ?

Ton texte sous-entend que certains propos et revendications des groupes vélorutionnaires urbains n’ont pas de légitimité, ou plutot n’ont pas de cohérence sous prétexte que la vie quotidienne qu’ils mennent pourrait être meilleure ailleurs. Je trouve ça plutôt courageux que d’essayer de faire changer les mentalités sur le bitume, ce n’est pas complètemet inutile à mon sens, beaucoup de gens vivent en ville, et pour longtemps encore. Autant faire que la ville soit un chouille plus respirable plutot que de la boycotter.

Tu parle d’extrémisme dans le mouvement vélorutionnaire et tu prétends qu’il ne se meut que dans les mentalités citadinnes : premièrement, cela semble complètement logique que ceux qui soient amenés à s’engager les premiers dans ce mouvement soient ceux qui sont le plus envahis par ces engins polluants. Nous ne sommes pas des experts en écologie, loin de là, nous sommes juste les premières victimes directes de cette condition automobile. Tu ne fustige pas ces rigolos de radicaux, tu les humilies, non pardon c’est un peu trop, tu les railles. Je ne suis pas sur que nous diviser de la sorte serve encore à quelque chose, cultivons plutot nos différrences.

J’ai une idée pour toi, ou pour un autre d’ailleurs : Quelqu’un est-il chaud pour monter une société de transformation de moteur sale en moteur propre ??? Elle carbure cette idée nan ? Hein "Roule ma fleur" !?? Un pti bizness alter, c’est tentant non ?

Areva exploser, irradiée ton cheval terre labourera, les radis qu’aux extremes isthmes tu recoltera.

BigUp !
http://www.roulemafleur.free.fr/



> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6
14 mars 2005 - 10h42

Tu n’insultes pas les industriels pollueurs mais arrives à t’en prendre aux "radicaux du velo"... pourquoi ? Tu m’as l’air toi meme radical de ta methode... non radicale... c’est idiot... tous ensemble ! Nous n’avons pas tous les meme moyens, peut importe, ce qui compte c’est le meme but... Tu aurais surement hais ravachol... Et bakounine qui lutte sur les barricades ? etait-il trop radical ? Tu te sents peut etre inferieur dans ton reformisme face à d’autre, d’ou ta reaction... n’y pensse pas, notre diversité est essentielle et notre solidarité aussi

a+
koma



> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6
14 mars 2005 - 20h02 - Posté par

"Words, words..."

Rien de plus saoûlant que l’imbécile solennel


> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6
15 mars 2005 - 00h20 - Posté par

Stay zen :-D

J’ai bien écrit "une poignée de vélorutionnaires extrémistes et passablement excités qui doivent représenter 0,001% de ce mouvement"

0,001%... il n’y a pas de quoi en faire tout un roman :-D

Et secundo, je ne m’en prends pas aux radicaux du vélo, mais aux radicaux tout court. Pas aux radicaux au sens engagé du terme, mais au sens fermé. Grosse nuance !


> DOSSIER ALTERCROISSANCE / CHAPITRE 6
15 mars 2005 - 09h39 - Posté par

Va falloir qu’tu fasses un dossier sur la radicalité histoire de t’expliquer un peu alors.... lol


L’autre Développement No CROISSANCE
15 mars 2005 - 18h30

Réponse à la croissance salvatrice, réhabilitation du développement (et notamment humain)

Vers un alter développement ?
une révolution lente au service de la décroissance...

pour une alternative au développement économique à 2 vitesses Nord/Sud
pour un autre développement basé sur les solidarités locales et internationales

L’alter développement induit un développement humain et une remise en cause de la croissance économique destructrice. L’alter développement, c’est aussi le partage des richesses et l’abolition de la dette pour les pays du Sud.
L’alter développement pose la question d’un développement équilibré de la planète, la préservation des ressources et s’intègre donc dans l’après développement. Il met la question de l’aide au développement comme une préoccupation essentielle pour remédier aux déséquilibres internationaux accentués par les politiques des grandes institutions dominatrices (FMI, Banque mondiale, OMC...).
Le refus du productivisme effréné est la base de ce projet et il s’applique particulièrement à l’activité agricole pour préserver la paysannerie, conserver nos paysages et la biodiversité. Il s’agit de mesurer la finitude des ressources terriennes et prendre en compte de l’avenir, la « préservation de l’avenir de la collectivité humaine » dit A. Jacquard « à l’opposé de l’attitude libérale qui délibérément tient compte des intérêts immédiats ». L’efficacité industrielle a bousculé les choses car elle ne respecte pas le rythme de renouvellemment des ressources. Théodore Monod et René Dumont avaient sonné l’alerte en leur temps, les intellectuels sont peu nombreux à reprendre le flambeau, Nicolas Hulot est devenu l’icone médiatique rompû aux lois des lobbies qui se rachètent une image et une conscience (Rhône Poulenc, EDF, TF1).

Un des défis de l’altermondialisation et essentiel pour notre avenir c’est la question écologique, souvent sousestimée, qui nécessite des mesures urgentes et fortes. Le phénomène d’irreversibilité pose la notion du devenir de la planète, de l’humanité et la menace d’asphyxie généralisée. Les problèmes rencontrés sont aujourd’hui à une échelle mondiale et en particulier ceux liés à la détérioration environnementale et humaine.
Car « un environnement négligé et dégradé menace notre cadre de vie et porte atteinte à la santé. La lutte contre le cancer nécessite la connaissance des agents chimiques présents dans notre environnement. Elle exige une meilleure protection de nos concitoyens qui y sont exposés dans leur milieu professionnel ou leur cadre de vie » dixit Chirac dans sa correspondance avec le Pr Belpomme.
L’heure est à la dépollution : air, terre, eau, alimentation. Il faut une politique volontariste pour accepter un autre développement écologique respectueux de l’homme.
L’enjeu est de moins polluer pour diminuer la fréquence des maladies actuelles et retarder les manifestations de l’effet de serre. L’application du protocole de Tokyo (février 2005) est une première phase qui doit conduire à une prise de conscience globale et à une réaction individuelle d’éco-citoyenneté. Une réduction drastique de nos émissions doit être soutenue dans la durée, accompagnée de campagnes de sensibilisation et d’action. La société de consommation doit être décrédibilisée au profit d’une consommation réduite et responsable (au niveau énergétique et alimentaire). Une croissance économique fondée sur la qualité et non pas une quantité produite, telle est la solution préconisée par le Pr Belpomme. Mais dépolluer est plus difficile que polluer, il faut donc des mesures politiques fortes pour inverser la tendance. Un enjeu important s’offre aussi à la recherche technologique et dans l’industrie s’éloignant du développement durable largement instrumentalisé. Développer des énergies alternatives comme le solaire aujourd’hui en considérant la diminution du potentiel des énergies fossiles (pétrole notamment) et l’uranium. L’espoir peut venir d’un mouvement écologiste universel et de la force montante de la société civile. Car la conscience de la gravité de la situation doit accélérer la prise de décision. Le 21 ème sera écologique ou ne serons plus, telle est le bilan du Pr Belpomme qui met en avant la survie de l’espèce humaine en dénonçant les maladies induites directement ou indirectement par l’homme.
Les maladies que nous fabriquons sont multiples, certaines sont nouvelles, le cancer, les stérilités et les maladies congénitales (génétique ou hormonale) auxquelles s’ajoutent les maladies d’origine infectieuse, bactériennes (légionellose) ou virales comme le sida, le sras et les maladies à prions (vache folle). Un autre groupe est de nature métabolique avec les maladies cardiovasculaires liées à l’athérome (cholestérol), l’hypertension artérielle, l’obésité et le diabète. Le 4ème groupe concerne des maladies de nature toxique ou allergique, avec les maladies respiratoires chroniques (comme l’asthme et maladies de peau) alors que le 5ème comprend les maladies neurosensorielles et neuropsychiques qui sont pour la plupart de nature environnementale.
« Il y a un divorce profond entre la puissance affichée de notre médecine et l’extrème difficulté des recherches actuelles ». La pollution atmosphérique multiplie les attaques, notre alimentation provoque des réglèments, les pesticides seraient responsables de maladies du système nerveux et dégénérescences cérébrales.
Nous payons chaque jour la modification de l’ordre naturel, nos agressions et provocations constantes contre la nature. L’imposture est de nature « technico-économique et politique et du domaine de la société et du système dans lequel nous vivons ». De fait, les guerres, l’instabilité politique, la pauvreté, l’absence de moyens et de véritable politique sanitaire expliquent que nombre de pays en voie de développement dépendent des organismes internationaux ou ONG pour lutter contre les maladies et épidémies.
Dans les pays riches, la santé publique est en crise, se pose le problème du financement (dépenses en France de 10% du PIB), pourtant la santé est une priorité.

Le cancer est révélateur de la pollution de notre environnement, le libéralisme non régulé nous projette dans un mur indolore au 1er abord. L’état providence mis en place par les social-démocraties participe à la démoralisation de la société moderne et à la non-responsabilisation selon S. Latouche. L’enrichissement des pays du Nord est lié à l’appauvrissement des pays du Sud. La croissance pour la croissance (libéralisme fondé sur le profit) conduit à la pollution généralisée, l’épuisement des ressources naturelles et elle retentit sur notre santé. L’homme considère que que la nature est une marchandise inépuisable et surconsomme. L’industrialisation ne profite pas aux pays du Sud, la marchandisation de tous les biens se répand. Nous exportons notre mode de vie, nos cancers d’origine chimique, le tabac, l’alcool et les pesticides. Le pouvoir des multinationales est croissant sous couvert de développement ou d’aide intéressée (voir Monsanto en Afrique). La dette écologique du Nord est importante envers le Sud qui devient la poubelle du Nord (Areva au Niger, achat de droits de polluer). Il faudra concilier économie, écologie, santé et bien-être.
De fait, le principe de précaution doit être multiplié et la lutte contre les OGM relayée par l’information par souci de transparence. Une indépendance des médias et des instituts de contrôle doit être défendue échappant aux lobbies. Les transnationales déterminent les choix de société, l’industrie pharmaceutique est liée à l’industrie chimique. La production de substances toxiques est considérée selon certains comme un crime contre l’humanité. « La société cancérigène » de l’amiante et de l’agriculture intensive (pesticides) a révélé les cancers professionnels.
Une mobilisation populaire, un contre pouvoir intellectuel sont des éléments de construction d’un autre monde. Vouloir annuler la dette, c’est participer au développement des pays du Sud en leur offrant une aide désintéressée.
Il faut traduire les paroles par des actes en faisant pression sur les gouvernants, ne plus subir les sirènes économiques et les lobbies industriels en refusant ce développement qui n’est pas durable. Un volontarisme politique est nécessaire pour faire échec au fatalisme ambiant. Pour y parvenir, il faudra admettre une rupture nette avec le modèle de développement actuel qui passe par un sursaut citoyen et international (malgré la position américaine) pour espérer des jours meilleurs.
Il nous revient à refonder un mode de développement dépassant le capitalisme.

Les profits capitalistiques pour l’année 2004 sont énormes et augmentent régulièrement : 9,6 milliards d’euros, 4,6 pour BNP-Paribas...redistribution aux actionnaires, le capital est concentré dans peu de mains, investissements à l’étranger (Chine, délocalisations). Les actionnaires du CAC40 sont pour moitié français, pour moitié étrangers, Microsoft redistribue 37milliards de dollars à ses actionnaires. La France exploite probablement plus l’étranger que l’étranger ne l’exploite via le CAC40, les profits bancaires sont très importants (50% du chiffre en frais de gestion). La faiblesse des salaires explique la faiblesse de la consommation et la faible croissance. Les profits augmentent avec le chômage, la faiblesse des salaires est liée à la montée du chômage. La seule bonne nouvelle pour Bernard Marris c’est que le chomâge limite la croissance et l’émission de GES, les USA emettent 25% des GES de la planète, la Chine 14% (en raison de sa croissance). Les pays émergents (Inde, Chine, Brésil) en 2020 auront dépassé les pays de l’OCDE, cette croissance est alimentée par les profits des multinationales du Nord. L’idéal serait qu’elles investissent dans l’industrie propre : séquestration de carbone, voiture propre, pile à combustible hydrogène, biocarburants, solaire, photovoltaïque. La croissance chinoise est fondée sur le charbon (le plus polluant) et le nucléaire, les USA réinvestissent dans le nucléaire. Les ressources en uranium de même que pour le pétrole n’excèdent pas 30 ans d’utilisation.
Les profits d’aujourd’hui sont le chômage d’aujourd’hui et les maladies de demain. Mener une politique sociale aujourd’hui exige de considérer et de concilier l’environnement pour assurer l’avenir du globe et de ses hommes.

8.03.2005 (Rouge et Vert)

Gwel@n



> L’autre Développement No CROISSANCE
20 mars 2005 - 19h13 - Posté par

mais enfin ça en est pas fini avec vos altermachin et vos alterbidule.
La décroissance oui, mais des mots comme altercroissances, alterdévelloppement...et tant qu’on y est pourquoi pas alterconnerie ?
l’Altercroissance ça reste tjs la croissance, ça ne parle pas plus de ce que ça préférerait décroitre que la décroissance, l’alterdévelloppemment... pareil.
Mais le pire c’est l’Altermondialisme ! ça reste tjs du mondialisme,du colonialisme qui serait gentils, du ah mais attendez on va vous dire comment faire un joli mondialisme... N’importe quoi. Occupons nous déjà de nos conneries et redevenons autonome par la récupération de nos pratiques que nous a voler la société industrielle.
Pensons local, et pas régional, ou national, européen ou mondial ! Connaissons nos voisins avant de vouloir aider l’autre du bout du monde !

Pour Matt :
1.Lis François Partant et tu comprendra que chez lui la décroissance se fait sans l’état, celui ci étant obligatoirement une accumulation de capital, que ce soit chez les communiste ou les capitalistes.
2.Avant de faire la morale aux autres, ou d’employer une verve destructrice, je pense qu’avant de fonder n’importe quel projet politique (un social ou on est plus d’un) il faut déjà se changer soi même pour se vider de ce qu’a déposer en ou le capitalisme : _La violence verbale (que tu emploie à tort et à travers) _La concurence (c’est mon système qu’est le mieux que vous autres d’abores) _Le rejet (toi t’es alter mais comme tu prone machin, dégage...)

@ peluche
Bug-in


> L’autre Développement No CROISSANCE
20 mars 2005 - 21h07 - Posté par

>Occupons nous déjà de nos conneries et redevenons autonome par la récupération de nos pratiques que nous a voler la société industrielle.

Occupe toi toi-même. Au lieu de t’exclamer, de gesticuler... fais le ! METS EN PRATIQUE, t’es une grande personne. t’as besoin qu’on te prenne par la main ? pendant que tu bavasses sur la théorie, ça fait longtemps que l’on en est à la pratique. chacun fait comme il le sent, mais l’essentiel, c’est de faire. après ça tu pourras ironiser sur le préfixe alter.

>Mais le pire c’est l’Altermondialisme ! ça reste tjs du mondialisme,du colonialisme

altermondialisme = colonialisme !!!! mais ça va pas non !!!???? si t’as rien à dire essaye les forums de caramail.

Matt


> L’autre Développement No CROISSANCE
22 mars 2005 - 01h59 - Posté par

Bon matt visiblement t’as pas compris...

alors je reprend :
>Occupons nous déjà de nos conneries et redevenons autonome par la récupération de nos pratiques que nous a voler la société industrielle.
Occupe toi toi-même. Au lieu de t’exclamer, de gesticuler... fais le ! METS EN PRATIQUE, t’es une grande personne. t’as besoin qu’on te prenne par la main ? pendant que tu bavasses sur la théorie, ça fait longtemps que l’on en est à la pratique. chacun fait comme il le sent, mais l’essentiel, c’est de faire. après ça tu pourras ironiser sur le préfixe alter.

Tu penses pvr construire une société en fondant lemoindre propos sur des préjugé ? si je me suis permis de dire ça c’est justement parceque JE SUIS DANS LA PRATIQUE... mais bon, si tu aime critiquer pour critiquer... je conseille a ce titre à tout le monde le site newlimits qui recense les pratiques...

>Mais le pire c’est l’Altermondialisme ! ça reste tjs du mondialisme,du colonialisme
altermondialisme = colonialisme !!!! mais ça va pas non !!!????

Au début la, la remarque est acceptable, ça peut faire débat... mais en plus tu rajoute :
si t’as rien à dire essaye les forums de caramail.

Veut tu vraiment discuter et mettre en place le ton qui permet la discussion ou ton but premier est de classer les personnes qui ont un avis autre ?

Pour moi altermondialisme veut dire colonialisme parceque ont voudrait imposer notre vision des choses, notre façons pour nous même d’aller mieux a toute une autre partie du monde,car l’altermondialisme reste un mondialisme, est jusqu’a preuve du contraire il est basé ainsi : C’est nous le nord qui allons vous dire ce qu’il y a de bon, pour vous sauver au sud... quece soit a travers la bourse ou le commerce équitable. Pour moi c’est du colonialisme, c’est dire qu’il ne sont pas capable de régler leur problème eux même ou de s’en rendre compte, comme si iln’avait paslesmême capacité que nous... Il faut d’abord régler soit même nos problèmes, càd notre surproduction, notre consomations à tout va, notre manque de pratique... et quand je dis ça ça ne veut pas dire que je ne pratique pas.

Voilà !
A peluche !

P.S : sort la violence de tes discours sinon tu continueras a reproduire ce que tu critique.

ça arrive a tout le monde de s’énerver, surtout sur des discutions qui porte sur le personnel, pas de honte à changer de ton ! :)

Bug-in.





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