Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI
de : F. LORDON
vendredi 26 septembre 2014 - 08h19 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

« La seule chose qu’on n’a pas essayée, c’est de faire confiance aux entreprises. » Ah ! la riche idée : faire confiance aux « entreprises »… Faire confiance au preneur d’otages en se jetant dans ses bras, persuadé sans doute que l’amour appelle invinciblement l’amour — et désarme les demandes de rançon. Mais le pire, dans toute cette affaire, c’est peut-être l’irrémédiable inanité de la stratégie de M. Hollande et de ses conseillers, esprits entièrement colonisés par la vue Medef du monde et qui n’ont d’autre point de départ de toutes leurs réflexions que la prémisse, l’énoncé princeps du néolibéralisme, il est vrai répété partout, entré dans toutes les têtes sur le mode de l’évidence indubitable : « Ce sont les entreprises qui créent l’emploi. », cet énoncé, le point névralgique du néolibéralisme, est la chose dont la destruction nous fait faire un premier pas vers la sortie de la prise d’otages du capital.

Les entreprises n’ont aucun moyen de créer par elles-mêmes les emplois qu’elles offrent : ces emplois ne résultent que de l’observation du mouvement de leurs commandes, dont, évidemment, elles ne sauraient décider elles-mêmes, puisqu’elles leur viennent du dehors — c’est-à-dire du bon vouloir dépensier de leurs clients, ménages ou autres entreprises.

Dans un éclair de vérité fulgurant autant qu’inintentionnel, c’est M. Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), qui a vendu la mèche, qui déballe tout sans malice ni crier gare : « Encore faut-il que les carnets de commandes se remplissent… », répond-il en toute candeur à la question de savoir si « les entreprises sont prêtes à embaucher en échange ». Ce n’est pas faux, Roubaud ! Si les entreprises produisaient elles-mêmes leurs propres carnets de commandes, la chose se saurait depuis un moment, et le jeu du capitalisme serait d’une déconcertante simplicité. Mais non : les entreprises enregistrent des flux de commandes sur lesquels elles n’ont que des possibilités d’induction marginale (et, à l’échelle agrégée de la macroéconomie, aucune possibilité du tout), puisque ces commandes ne dépendent que de la capacité de dépense de leurs clients, laquelle capacité ne dépend elle-même que de leurs carnets de commandes à eux, et ainsi de suite jusqu’à se perdre dans la grande interdépendance qui fait le charme du circuit économique.

A quelques variations près, réglées par la concurrence intersociétés, la formation des carnets de commandes, dont M. Roubaud nous rappelle — pertinemment — qu’elle décide de tout, ne relève donc pas des entreprises individuellement, mais du processus macroéconomique général. Passives face à cette formation de commandes, qu’elles ne font qu’enregistrer, les entreprises ne créent donc aucun emploi, mais ne font que convertir en emplois les demandes de biens et de services qui leur sont adressées, ou qu’elles anticipent. Là où l’idéologie patronale nous invite à voir un acte démiurgique devant tout à la puissance souveraine (et bénéfique) de l’entrepreneur, il y a donc lieu de voir, à moins grand spectacle, la mécanique totalement hétéronome de l’offre répondant simplement à la demande externe.

On dira cependant que les entreprises se différencient, que certaines réduisent mieux leurs prix que d’autres, innovent davantage, etc. Ce qui est vrai. Mais qui n’a d’effet, in fine, que sur la répartition entre elles toutes de la demande globale… laquelle demeure irrémédiablement bornée par le revenu disponible macroéconomique. Ne peut-on pas aller chercher au-dehors un surplus de demande au-delà de la limite du revenu interne ? Oui, on le peut. Mais le cœur de l’argument n’en est pas altéré pour autant : les entreprises enregistrent, à l’export comme à domicile, des demandes que, par construction, elles ne peuvent pas, individuellement, contribuer à former, et elles se borneront (éventuellement) à convertir ces commandes en emplois. Aucun geste « créateur » du type de celui que revendique l’idéologie patronale là-dedans. Les entrepreneurs et les entreprises ne créent rien, en tout cas en matière d’emploi — ce qui ne veut pas dire qu’elles ne font rien : elles se font concurrence pour capter comme elles peuvent des flux de revenu-demande et font leur boulot avec ça.

Tout cela signifie que nous n’avons pas à déférer à toutes leurs extravagantes demandes au motif qu’elles détiendraient le secret de la « création des emplois ». Elles ne détiennent rien du tout. Mais si l’emploi n’est pas créé par les entreprises, par qui l’est-il donc, et à qui devraient aller nos soins ? La réponse est que le « sujet » de la création des emplois n’est pas à chercher parmi les hommes ; en vérité, le sujet est un non-sujet, ou, pour mieux dire, la création des emplois est l’effet d’un processus sans sujet, un processus dont le nom le mieux connu est la conjoncture économique — terrible déception de ceux qui attendaient l’entrée en scène d’un héros. La conjoncture économique est en effet ce mécanisme social d’ensemble par quoi se forment simultanément revenus, dépenses globales et production. Elle est un effet de composition, la synthèse inassignable de myriades de décisions individuelles, celles des ménages qui vont consommer plutôt qu’épargner, celles des entreprises qui lanceront ou non des investissements. Drame pour la pensée libérale héroïsante : il faut avoir la sagesse intellectuelle de s’intéresser à un processus impersonnel.

Mais s’y intéresser, on le peut, et très concrètement, même ! Car la conjoncture est un processus qui, dans une certaine mesure, se laisse piloter. C’est précisément l’objet de cette action qu’on appelle la politique macroéconomique. Mais, de cela, le gouvernement « socialiste », ligoté consentant aux contraintes européennes, a manifestement abdiqué toute velléité. Il ne lui est alors plus resté qu’à dévaler avec tout le monde la pente de l’idéologie libérale entrepreneuriale pour former le puissant raisonnement selon lequel « si ce sont les entreprises qui créent les emplois, alors il faut être très gentil avec les entreprises ».

Reconnaissons qu’à la profondeur où cette ânerie est désormais enkystée, mesurable à la vitesse éclair à laquelle elle vient à la bouche de l’éditorialiste quelconque, le travail d’éradication va demander du temps. Mais la politique se portera mieux, c’est-à-dire un peu plus rationnellement, quand ses discours commenceront à être à peu près purgés de toutes les contrevérités manifestes, et manifestement attachées à un point de vue très particulier sur l’économie, et quand les schèmes de pensée automatique que ces contrevérités commandent auront été désactivés.

Les entreprises ne créent pas l’emploi : elles « opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si on veut de l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux entreprises. Mais faire entrer ça dans une tête « socialiste »… Il est vrai que, parmi le programme chargé des conversions symboliques à opérer, il y a à défaire l’habitude irréfléchie qui consiste à donner le Parti socialiste pour la gauche et à donner (très inconsidérément) de la gauche au Parti socialiste. Alors que, rappelons-le, et il met d’ailleurs assez d’effort comme ça pour qu’on n’en doute plus et qu’on puisse l’en « créditer », le Parti socialiste, c’est la droite, mais une droite complexée. A propos de laquelle, d’ailleurs, du train où vont les choses, il va bientôt falloir se demander ce qu’il lui reste exactement de complexes…

D’après F. LORDON

http://2ccr.unblog.fr/2014/09/24/le...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI
26 septembre 2014 - 09h17

Excellent, Lordon, comme d’habitude. Même s’il enfonce des portes ouvertes. Enfin, il est vrai que même sur des portes ouvertes, le plus grand nombre se cogne la tête.



LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI
26 septembre 2014 - 16h06 - Posté par

La politique suivie par HOLLANDE-VALLS-MACRON aujourd’hui et par SAKOZY ou JUPPE ou MLP demain n’a et n’aura qu’un seul but : retarder la faillite inévitable des fonds de pension US-GB-ALLEMANDS...
Les buts proclamés "retour de la croissance", "réduction du chômage"...etc... ne sont que des propagandes : il faut être microcéphale et lèche-cul comme les journalistes français pour gober ces fadaises...


LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI
26 septembre 2014 - 16h10 - Posté par

J’ajoute que d’éventuels profits ne serviraient qu’à GAVER les actionnaires de dividendes et aussi à financer RESTRUCTURATIONS et DELOCALISATIONS...
DONC : augmentation des profits = CHOMAGE !!!





solidarité
samedi 14 - 17h28
de : jean1
(video) Le capitalisme porte en lui la guerre, la violence !
vendredi 13 - 11h07
de : JO
7 commentaires
Prévision théatrale
jeudi 12 - 21h50
de : jean1
L’ Acentrale Radio de la grève
jeudi 12 - 16h55
de : jean1
R.N. la place à la tête de l’état est déjà occupée
jeudi 12 - 10h06
de : jean1
bourgeois, tremblez, ça n’fait que commencer ! C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 11 - 22h34
de : Hdm
1 commentaire
TOTAL en Ouganda Rendez-vous au Tribunal ce jeudi 12 décembre
mercredi 11 - 19h21
de : SURVIE
BOLIVIE : La dictature auto-proclamée en appelle à Israël !
mercredi 11 - 17h16
de : JO
1 commentaire
COP 25 : supercherie capitaliste
mercredi 11 - 16h13
de : jean1
Retraites : Édouard Philippe confirme les mauvais coups du rapport Delevoye
mercredi 11 - 15h41
2 commentaires
Les régimes sociaux coûtent un pognon de dingue ? No coment !
mercredi 11 - 09h57
de : JO
2 commentaires
Contre le travaillisme , une gauche de RTT 32 H et de retraite à 60 ans.
mardi 10 - 23h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Deuxième journée de grève : le nombre de manifestants dans 50 villes
mardi 10 - 17h50
3 commentaires
Les manipulations de macron, pour "piller" , nos retraites révélées au grand jour
lundi 9 - 20h13
de : nazairien
5 commentaires
Delevoye et le think tank "Parallaxe"
lundi 9 - 13h59
de : Mat
2 commentaires
Les liaisons troubles de Jean-Paul Delevoye avec le milieu de l’assurance !
lundi 9 - 11h43
de : lullal
6 commentaires
Emission - Grève SNCF : Cheminots et cheminotes luttent pour tout le monde !
lundi 9 - 11h14
de : Emission Polémix et La Voix Off
(video) Pour gagner : « reconduction, auto-organisation, généralisation » de la grève
lundi 9 - 07h13
2 commentaires
Grève : le scénario catastrophe d’un "lundi noir" se précise, la RATP et la SNCF alarmistes
dimanche 8 - 19h08
de : nazairien
Le labyrinthe.
dimanche 8 - 16h14
de : L’iena rabbioso
(video) « Nos camarades de la SNCF et la RATP ne veulent pas de chèques, ils veulent qu’on fasse grève avec eux »
dimanche 8 - 16h06
Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
6 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
2 commentaires
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
2 commentaires
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu'il s'agit de principes fondamentaux. Gandhi
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite