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La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
de : sadeche
lundi 10 novembre 2014 - 08h20 - Signaler aux modérateurs
24 commentaires

Depuis samedi matin, radios et télé accordent une large place à la chute du mur de Berlin. « Pour faire œuvre de pédagogie auprès des plus jeunes », précisent les médias. Ce matin, moi aussi, je vais faire « oeuvre de pédagogie ». A ma manière.

Voici une interview de Egon Krenz réalisée à Berlin en septembre 2009 et publiée dans « l’Humanité" de novembre de la même année.

Le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoquait la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.

Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé…

JF. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?

EK. J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.

JF. D’autres se sont écroulés ?

EK. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.

JF. Qui par exemple ?

EK…….

(Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)

JF. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par exemple ?

EK. Notamment. Pour revenir à votre première question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.

JF. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

EK. Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.

JF. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

EK. Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.

JF. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?

EK. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de tirer sur le peuple.

JF. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

EK. Tant de choses ont été écrites… Il faut en revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.

JF. Pensez-vous à vos propres responsabilités ?

(Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)

EK. J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.

JF. Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.

EK. J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant » ? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là » ? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » Il m’a dit : « Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.

JF. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.

EK. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais honte.

JF. Vos relations avec Helmut Kohl ?

EK. Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Thernenko à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.

JF. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il mort ?

EK. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.

Entretien réalisé par José Fort

8 novembre 2014

http://josefort.over-blog.com/



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Commentaires de l'article
La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 08h44 - Posté par Aspaar

AFP nous informe de :LA PRÉSENCE DE MIKHAÏL GORBATCHEV ET LECH WALESA A Berlin .

"Le dernier dirigeant d’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, 83 ans, largement crédité d’avoir permis la réunification allemande, participait ce week-end à diverses manifestations, tout comme l’ancien leader du syndicat polonais Solidarnosc, Lech Walesa." AFP



La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 08h50

Ce qui est remarquable et rarement remarqué par nos intellectuels et observateurs professionnels c’est que les sociétés communistes se sont effondrées sans que les "forces de l’ordre" exercent une quelconque violence à l’endroit des peuples (au contraire, en Russie c’est le libéral Elstine qui a fait tiré au canon sur le Parlement ). Par contre, jamais une société capitaliste ne s’est défaite sans que le peuple ne paie le prix fort. Que conclure ?



La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 10h12 - Posté par richard PALAO

les habitants de l’EX RDA semblent assez d’accord avec E. KRENZ , car à défaut d’un parti communiste il viennent d’élire ( au sufrage indirect) à la tête du LAND DE THURINGE un candidat présenté par DIE LINKE , certes DIE LINKE qui est un clône de notre FDG n ’est pas communiste mais en RFA est considéré comme tel par les partisans de MERKEL et les médias .

cette élection peut donc être considérée comme un refus du système ultra-libéral allemand et une recherche d’un autre voie , c’est également la première fois que le SPD accepte que ce soit un "rouge" qui dirige une coalition , reste qu’il s’agit d’une coalition DIE LINKE/SPD/VERT qui montrera rapidement ses limites .

MAIS FOU QUI SOUS LA GRELE ANTICOMMUNISTE EN RFA, FAIS LE DELICAT ...


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 10h58 - Posté par CHARLES

Pour ma part je pense que ces régimes ont plus implosé qu’explosé ! Pour preuve ce sont les anciens apparatchiks qui ont pris le pouvoir ( ex Poutine). En URSS il n’y a pas eu beaucoup de changements de personnes . Les dirigeants communistes sont simplement devenus des dirigeants capitalistes ! Idem pour les militaires et d’autre strates de la société . Analyse succincte évidement , mais qui me semble t-il, est la cause de cette mutation finalement sans violences .


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 09h42

à 77***20 : Sauf l’exception qui confirme la règle : ceaucescu, qui, ironie de l’histoire, était le communiste bien vu à l’ouest pendant toutes les années 70 grâce à ses sacro-saintes "distances avec Moscou".

Sinon, quelque chose serait cocasse si ce n’était pas aussi tragique : ceux qui plastronnent tous les 5 ans à Berlin, depuis leur chère chute du mur, ils ont construit plus de 20 000 km de rideaux de fer et de murs à travers le monde (entre le Mexique et les USA, autour des territoires palestiniens, au Sahara occidental, entre l’Inde et le Bengladesh, entre l’Europe et la Turquie, entre le Maroc et les enclaves espagnoles d’Afrique, etc., etc., etc.....).

D’autre part, la frontière sud de l’Europe est tellement étanche que les migrants se noient en masse dans la Méditerranée et surtout dans l’Atlantique en essayant de passer. Là aussi, ce serait cocasse, si... : les Français qui parlent si bien de Berlin, en 1992, à la question intrinsèque mais primordiale du référendum sur Maastricht "est-ce que je suis pour que les Africains se noient en mer au lieu d’arriver chez nous,", il ont répondu "oui" en se posant la main sur le cœur et en déclarant "je ne mêle pas ma voix à celle de Le Pen". ( Le Pen qui a eu le beurre et l’argent du beurre : un vote "oui" et la virginité politique d’avoir appelé, très mollement, à voter "non").



La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 11h18 - Posté par

Le quotidien néolibéral le Monde, n’hésite pas à présenter la RDA comme l’enfer sur la terre ! Dans ce but, le Monde vient de publier des articles sur la RDA et sur l’itinéraire des champions de ce pays comme Katarina Witt.

Katarina Witt était une patineuse de la RDA, deux fois championne olympique (1984 et 1988), quatre fois championne du monde et six fois championne d’Europe .

Dans l’article du Monde : "Katarina Witt, icône glamour de la RDA" ,
Katarina Witt affirme :
« Je ne ferai jamais volte-face pour dire que j’ai vécu dans un pays horrible et que j’ai connu une époque atroce parce que le succès que j’ai aujourd’hui n’aurait jamais été possible si j’avais grandi à l’ouest, devait-elle affirmer. Tout le terrain a été balisé en Allemagne de l’est ».

Ou elle dit :« C’était indéniablement une guerre de classe, résumera Katarina Witt. Pour les Américains autant que pour nous. C’était une confrontation entre deux systèmes politiques antagonistes. »



La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 13h17 - Posté par richard PALAO

exact , j’ai à plusieurs reprises entendu la grande patineuse KATARINA WITT refuser de jetter le bébé avec l’eau du bain , idem pour HECKE DRECHSLER double championne olympique et double championne du monde du saut en longueur et recordwoman du monde du 200 m , ex compagne du décathlonien français ALAIN BLONDEL ; qui a toujours refusé de participer à l’hystérie anti communiste post RDA , et a le courage de maintenir ses positions alors qu’elle vit en RFA .

Certains ne manqueront pas d’évoquer le dopage mais grace au progrès de la science , on sait que les athlètes de RDA n ’étaient pas les seuls à être dopés , souvent à leur insu, TOUS les athlètes de haut niveau étaient dopés toutes nationalités confondues et en premier les athlètes américains alors qu’à l époque les USA étaient à la tête de ceux qui accusaient la RDA de dopage . Ce n est pas bien sûr une excuse mais hélas une réalité qui n ’a pas mis fin au dopage avec la fin de la RDA ...


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 14h39 - Posté par

Eh oui !

Toutes les sportives de RDA étaient en réalité des hommes bourrés d’hormones.

Par exemple le très viril Monsieur Katarina Witt.

Les autres, (comme le temps passe !), ils sont pour la plupart grand-mères, en particulier messieurs les nageuses.

Il y avait du dopage ? Probablement. Et c’est vrai que depuis 1989, le dopage a complètement disparu du sport........ Non ????

Ce qui a surtout disparu, ce sont les postes d’entraineur. C’est vrai que ça la foutait mal que ce petit pays ait plus de personnel sportif et d’installations que ses grandes voisines, La RFA et surtout la France.

Eh oui, la France.

Car de même que ceux qui nous rabâchent les 4000 km de rideau de fer en ont construit 20000 en 20 ans, de même dans tous les domaines, l’hôpital se fout de l’infirmerie.

Je connaissais un peu la RDA : 5 séjours de 3 semaines en parlant couramment l’allemand. Je n’en ferais pas la défense et l’illustration dans tous les domaines.

Mais quand un donneur de leçons veut l’ouvrir, il ferait bien de se demander s’il n’a pas vu pire le matin dans le miroir de sa salle de bain.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 11h23 - Posté par A.C

100 pour cent d’accord

Ces jours ci, tous ceux à peine capables de grommeler devant un mur des lamentations, face aux crimes que leK perpètre , planqué derrière le mur de l’Argent, nous gonflent(sans anobolisants !) en venant pisser leur vinaigre rose, soi disant anti-stal, en fait anticommuniste.

D’autant plus qu’aux JT de la pensée..inique, -et je nesuis pas disant cela, un nostalgiquede cepseudo"socialisme réel"...faire peur avec le souvenir delaSTASI...quand les costumés "de chez nous" assasinent un jeune, à coups de grenade offensivedans le dos..

...ça fait beaucoup !

Ceci dit, d’accord avec notre Jeannot trop tôt disparu

C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

Cordialement

en ce jour commémorant la fin de la boucherie capitaliste de 14 -18..

A.C


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 11h51

La chute du Mur (de Berlin) n’est que le témoin de l’échec final de la vision stalinienne du "socialisme dans un seul pays". Le socialisme ne peut succéder au capitalisme que s’il permet, effectivement, de mieux satisfaire les besoins matériels que le capitalisme. Il ne peut donc pas, contrairement à ce que prétendait, dans les années 60-70, les post-staliniens, faire l’économie de l’accumulation primitive du capital (NEP de Lénine et de Teng Xiao Ping)......



La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 16h03 - Posté par

"" Il ne peut donc pas, contrairement à ce que prétendait, dans les années 60-70, les post-staliniens, faire l’économie de l’accumulation primitive du capital (NEP de Lénine et de Teng Xiao Ping)......""

Déjà que sans nep les allemands de l’est en avait plus que marre des faiblesses de leur pouvoir d’achat ,cela aurait été pire avec une NEP.
la chine en est un autre exemple inverse,sa NEP reconstruit à vitesse V le capital et ses inégalités insupportables.
le NEP peut être en 1921 et encore sur très peu de temps,mais de nos jours et sur 40 ans comme chine c ’est une absurdité . un crime contre les peuples


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 21h23 - Posté par

Effectivement, personne n’est obligé de partager le point de vue de Marx sur l’histoire des sociétés humaines qui se succèdent depuis le communisme primitif des chasseurs-cueilleurs.

On peut penser que seul le hasard a fait que le capitalisme a succédé au féodalisme et pas l’inverse. On peut aussi croîre, ou dire comme le premier Brejnev venu, qu’on pouvait passer directement du féodalisme au socialisme ou mieux, comme Khroutchev, prétendre en 60 que le communisme était prévu pour l’année 1980. Alors que ces deux post-staliniens savaient pertinemment que le capital disponible dans le "camp socialiste" accusait, because l’autarcie voulue par le "socialisme dans un seul pays", un retard colossal sur celui des pays occidentaux.

Le socialisme (à chacun selon son travail) n’est toujours à l’ordre du jour qu’en Occident et bientôt il le sera en Chine (grâce à la NEP deTeng), mais pas en Russie ou l’on est toujours incapable de fournir des rasoirs à lame double à chaque soldat.... !


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 10h40 - Posté par ffra

Ce n’est bien sur pas le hasard qui fait se succéder les différentes sociétés humaine,mais c ’est autre chôse de vouloir de nos jours et en sacrifiant une ou deux générations accumuler ce que le kapital a fait en 5 siecles !
Dailleurs ça ne passe plus,et cela a été une des causes de l’echec de tous les pays "socialistes".
LA fixation quasi religieuse sur les écrits de Marx ,sans tenir compte de l’évolution des mentalités et des moyens autorisé par l’époque est une erreur.
Les russes de 1921 voulait vivre mieux qu’en 1916,et cela aurait pu être obtenu sans la nep ou du moins avec une nep très limité dans le temps.
Résulat une accumulation massive,écrasant le prolétariat d’un prélévement énorme sans jamais rattraper l’ouest.
la pauvreté existait en urss .les allemands de l’est manquait de trop de chôses (et de liberté !!)
l’accumulation forcée n’a eu aucun résultat pour des millions de gens.
Bien sur le soutien au pouvoir en urss était massif au début car on sortait du moyen age,mais continuer à marche forcée dans cette accumulation primitive permanente a causé un décrochage progressif et définitif .
Va t on dire aux peuples d’afrique voulant s’affranchir du capitalisme naissant : vous devez accumuler pendant 50 ans avant d’être heureux ?
si c ’est cela ,je crains que l’idée même de révolution soit un rebutoir.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 14h36 - Posté par

La religion de Marx c’est l’analyse concrète de faits concrets. On peut préférer celle de Jésus de Nazareth.

Reste que pour assurer à toute la population d’une contrée un niveau de vie correct il faut accumuler un capital (machine, usine, savoir faire, ...etc) suffisant. Si les chinois vivent mieux aujourd’hui qu’hier et moins bien que demain, c’est parceque que le PCC de Teng, pas de Mao, conduit une politique qui favorise, fortement, l’accumulation du capital en Chine. Avec, évidemment les défauts (inégalités) qui vont avec, les mêmes qui on permis dans l’URSS de la NEP de feu Lénine, l’arrivée au pouvoir de Staline et de son "socialisme dans un seul pays" qui était loin, bien loin, de la perfection.

Quand le capital primitif est suffisant, se pose alors la question de la répartition équitable, du choix que note Krenz : la barbarie ou le socialisme ? C’est la question qui nous est posée en Occident depuis pas mal de temps, et il devient urgent de s’en occuper concrètement. Parceque si la pente vers la barbarie est naturelle, la montée vers le socialisme demande du raisonnement et une haute conscience politique.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 17h04 - Posté par

""Reste que pour assurer à toute la population d’une contrée un niveau de vie correct il faut accumuler un capital (machine, usine, savoir faire, ...etc) suffisant. Si les chinois vivent mieux aujourd’hui qu’hier et moins bien que demain, c’est parceque que le PCC de Teng, pas de Mao, conduit une politique qui favorise, fortement, l’accumulation du capital en Chine.

tu as une vision assez euphorique de la société chinoise,un peu comme les patrons en 1968 juste avant la révolte alors que les prolos avaient selon eux plus que le nécéssaire.
on se demande bien pourquoi avec un super taux de croissance digne d’une super nep ils se sont mis en gréve par millions pendant presqu’un mois.

D’autre part était il bien nécéssaire de faire à marche forcée avec des dégats humains terribles une accumulation pour satisfaire les besoins assez simples au début ?
j’en doute .
le développement calquée sur un mode de vie occidental était il vraiment demandé par les salariés chinois dans les premières années ?
j’en doute aussi.
pensez réaliser une accumulation qu’ a réaliser le capitalisme en 5 siecles,en quelques décennies est une folie furieuse ,ou c’est se résigner à faire du capitalisme sans le dire.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 18h51 - Posté par

Je n’ai jamais dit que la lutte des classes n’existait plus en Chine, et là bas, comme partout chacun avance ses intérêts. C’est d’ailleurs pour cela que le niveau de vie s’élève continuement en Chine. C’est une preuve de plus que la Chine actuelle n’a que très peu à voir avec l’URSS, sans grèves, du "socialisme dans un seul pays" drivé par Staline


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
12 novembre 2014 - 08h04 - Posté par

ma réponse et ma critique porte sur ton acceptataion de la théorie de l’accumulation comme indispensable .
je ne suis pas d’accord,sur ce point la luute de classe existe en chine,oui comme dans tout pays exploiteur et capitaliste d’état ou pas malgré l’elevation du niveau de vie,comme en France en 1968 .
devait on soutenir la politique de De gaulle ?


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
12 novembre 2014 - 11h30 - Posté par

Pour bénéficier de bienfaits matériels, il faut commencer par les produire, et pour que tous en bénéficient, il faut en produire suffisamment. D’où l’obligation d’accumuler des moyens de production, le capital (des usines, des machines, des compétences...etc) en quantité, et qualité, suffisante.

Quand au bourgeois De Gaulle, il n’y a pas photo par rapport à tous ceux qui lui ont succédé. Demandez à Hollande de quitter l’OTAN et vous verrez....


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
10 novembre 2014 - 19h03 - Posté par

@ 19***51**
Mais quel beau discours dogmatique !
C’est sûr que l’exemple chinois et ses millions de travailleurs sur-exploité, ces centaines de milliardaires dirigeants du PC cela doit être un exemple !

Le socialisme a l’est a du supporter le poids de la guerre froide, les renoncements et les lachetés des classes ouvrières des impérialismes de l’est. Il a du supporté les destructions de la 2nd guerre mondiale et ses millions de morts.

Il a du subir la division avec les conflits entretenu par la Chine... Il a du subir le renoncement des euro-communistes. Et ce contexte n’a pas favorisé la construction d’un socialisme sain.

S’agissant des besoins matériels, le socialisme a permis de les satisfaires, avec un retard de quelques années sur un occident mené par des USA ayant pu accumuler une avance considérable en ne subissant pas directement la guerre.

On ne refait pas l’histoire. mais il faut savoir analyser l’ensemble des causes de cet échec désastreux, tout en comprenant le contexte, pour avancer


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 13h44 - Posté par

Et ce contexte n’a pas favorisé la construction d’un socialisme sain.

Un socialisme sain...

Etait-ce vraiment l’objectif des dirigeants ?

Si oui, comment expliquer avec quelle facilité les anciens responsables de l’URSS (pas que ceux de tout en haut) se sont glissés dans la peau de petits et grands oligarques ou de potentats capitalistes locaux ?

Il me semble que là-bas comme ici, les mêmes se trouvent (trouvaient) aux manettes. Ceux qui ont faim de pouvoir et d’avantages matériels. Ici il faut passer par le medef, là-bas c’était par le parti unique.

Comme disait Louise Michel, souvent citée par Besancenot, le pouvoir doit être partagé par tous. Sinon on retombe toujours dans la domination et l’exploitation.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 17h51 - Posté par

Le "socialisme sain", quelle formule !

On ne demande pas au socialisme d’être sain, mais de mieux satisfaire les besoins de la société des humains que le capitalisme. C’est à cette seule condition qu’il s’imposera et qu’il effacera le capitalisme. Sauf que désormais le monde est un village et que si l’empirisme a suffit pour assurer la prééminence du capitalisme, ou du féodalisme à leurs époques, le socialisme doit, lui, faire appel au raisonnement et au militantisme politique pour s’imposer.

C’est quand la majorité des individus sera convaincue qu’il y a une place correcte possible pour tous dans cette société et qu’elle est plus démocratique que toutes les sociétés bourgeoises qui existent, ou ont existé, que le socialisme s’imposera. Il faut, non seulement être capable de prendre en compte ses propres intérêts mais aussi ceux des autres.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
11 novembre 2014 - 19h39 - Posté par

""Sauf que désormais le monde est un village et que si l’empirisme a suffit pour assurer la prééminence du capitalisme, ou du féodalisme à leurs époques, le socialisme doit, lui, faire appel au raisonnement et au militantisme politique pour s’imposer.""

la fin de ton post est tout à fait juste,c ’est sur cette partie parlant d’empirisme que je voudrais revenir.
Oui le socialisme est une pensée en action,une intelligence au service de la communauté humaine sans appropriation privée de la plus value,mais le capitalisme n’a pas été qu’empirisme,il est la satisfaction immédiate d’une couche de profiteur qui pensent aussi leurs intérêts et cela sans obligatoirement empirisme ,c ’est aussi très réfléchi.


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
12 novembre 2014 - 07h44 - Posté par

Bien sûr que le capitalisme n’est pas, ou plus, que de l’empirisme, mais c’est bien sur cela qu’il s’est imposé. Maintenant il contrôle totalement l’état (sauf en Chine) et il essaye de regarder plus loin et de manoeuvrer pour conserver sa prééminence surtout en essayant de camoufler, par tous les moyens l’exploitation qu’il fait subir à la grande majorité des prolos. Ceux-ci doivent travailler pour vivre alors que lui, une "infime minorité", vit du travail d’autrui "l’immense majorité".


La chute du mur de Berlin : la version d’Egon Krenz
12 novembre 2014 - 11h07 - Posté par

et qu’elle est plus démocratique que toutes les sociétés bourgeoises qui existent,

Fondamental, je crois. Le reste (justice sociale, respect de l’environnement etc.) en découle.





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