Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

JERUSALEM : Entre le Guatemala et Israël, une histoire ancienne et pleine de sang
de : JO
mercredi 3 janvier 2018 - 16h11 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 8.6 ko

NDLR : Pour en savoir toujours plus sur les forfaitures et crimes de l’impérialisme ! Merci encore une fois à Maurice pour ce recueil pour que nul n’en ignore !

Entre le Guatemala et Israël, une histoire ancienne et pleine de sang

Par Maurice Lemoine

A une très large majorité, 128 pays membres des Nations unies sur 193 ont condamné le 21 décembre 2017 la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump. Le texte de la résolution reprenait, dans ses grandes lignes, un projet soutenu par quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité – les Etats-Unis ayant dû utiliser leur veto de membre permanent pour en empêcher l’adoption.

Pour tenter de bloquer cette condamnation massive de la communauté internationale, Washington avait préalablement multiplié les menaces et les pressions. C’est ainsi que 35 Etats s’abstinrent lors du vote et que 21 jugèrent prudent ne pas prendre part au scrutin. Parmi les abstentionnistes, la Maison-Blanche put compter sur la « solidarité passive » de quelques comparses continentaux : le Mexique, l’Argentine et le Canada. Mais, bien entendu, ce sont les sept grandes puissances totalement alignées sur Washington et Tel-Aviv qui ont retenu l‘attention : les Iles Marshall, la Micronésie, Nauru, Palau, le Togo et, surtout, dans la traditionnelle « arrière-cour », le Honduras et le Guatemala.

Rien de surprenant s’agissant du Honduras où Juan Orlando Hernández (« JOH ») vient d’être déclaré réélu au terme d’une élection présidentielle tenue dans des conditions tellement scandaleuses que même l’Organisation des Etats américains (OEA) en conteste la régularité [1]. Trump ayant en revanche, et contre toute évidence, reconnu sa « victoire », on comprend que « JOH » fasse assaut de servilité. Toutefois, dans le registre « alliances douteuses et compromissions absolues », son homologue guatémaltèque Jimmy Morales a fait encore mieux : le 24 décembre, il a annoncé son intention d‘imiter Washington en transférant son ambassade de Herzliya (banlieue de Tel-Aviv) à Jérusalem, en dépit du vote de condamnation de l’Assemblée générale des Nations unies.

Comme le Honduras, le Guatemala se trouve en position de grande faiblesse face à une éventuelle mauvaise humeur de la Maison-Blanche et du Département d’Etat. Même modeste et dirigée prioritairement vers les forces de sécurité et de répression, l’aide économique de Washington est vitale pour cette nation en déshérence. En outre, le chantage à l’expulsion pèse sur le million de Guatémaltèques qui, résidant plus ou moins légalement sur le territoire américain, permettent la survie de leurs compatriotes grâce à leurs « remesas » (envois d’argent) ; près de 40 000 de ces migrants ont déjà été rapatriés manu militari en 2017.

Enfin, à l’instar de « JOH », Morales traîne dans son sillage quelques casseroles qui ne peuvent que l’inciter à la plus pragmatique des soumissions. Depuis 2015, mandatée par les Nations unies et Washington, une Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (Cicig) mène en effet dans le pays une « sainte croisade » contre la corruption. Et ce, non sans résultats : en 2015, c’est elle qui a fait destituer et emprisonner le président Otto Pérez Molina et la vice-présidente Roxana Baldetti pour détournement de fonds.

Ayant accédé depuis à la tête de l’Etat, Morales s’est à son tour fait remarquer par quelques « incartades ». En septembre 2017, par exemple, lorsqu’il fut découvert qu’il percevait chaque mois des Forces armées, dans la plus totale discrétion, une supposée « prime de risque » de 7300 dollars (une augmentation irrégulière de son salaire de 33 %). Depuis, une autre révélation a secoué l’opinion : 800 000 dollars de fonds illégaux auraient irrigué la campagne du Front de convergence nationale-Nation (FCN-Nación), dont il était le candidat. La procureure générale Thelma Aldana et la Cicig ayant demandé une levée de son immunité permettant de le juger, Morales (dont le frère et l’un des fils sont incarcérés pour émission de fausses factures), soutenu par l’extrême droite et d’anciens militaires, a répliqué en déclarant persona non grata et en prétendant expulser le juriste colombien Iván Velásquez, patron de la Cicig. Décision qui a provoqué de fortes réactions nationales et internationales, et que la Cour constitutionnelle guatémaltèque a rejetée et annulée. Dans un tel contexte, s’attirer la sympathie de Trump n’est en rien secondaire pour le chef de l’Etat centraméricain.

Pour autant, la décision de transférer l’ambassade guatémaltèque à Jérusalem ne répond pas qu’à cette seule préoccupation. En l’annonçant, Morales a rendu compte d’un entretien téléphonique qu’il a eu avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au cours duquel les deux hommes ont souligné les « excellentes relations » existant entre les deux pays « depuis que le Guatemala a soutenu la création de l’Etat d’Israël ».

On évoquera rapidement cet épisode, qui n’est pas le plus important (pour les Guatémaltèques s’entend). Mais, de fait, ce petit Etat d’Amérique centrale a été le deuxième (immédiatement derrière les Etats-Unis !) a reconnaître l’existence d’un « Etat juif » en territoire palestinien, le 14 mai 1948.

A l’origine de cette présence aux premières loges des bouleversements du lointain Proche-Orient, se trouve un diplomate progressiste (ou pour le moins réformiste), Jorge García Granados. Petit fils d’un chef de l’Etat, emprisonné et torturé par la dictature de Jorge Ubico, exilé au Mexique, Granados combattit du côté républicain lors de la guerre civile espagnole avant de rejoindre la « Révolution d’octobre » qui, en 1944, permit à Juan José Arévalo de devenir le premier président démocratiquement élu du Guatemala.

Marqué par la mainmise coloniale de Londres sur le Honduras britannique voisin (aujourd’hui le Belize), un territoire historiquement revendiqué par le Guatemala, Granados, membre du Comité spécial pour la Palestine nommé par les Nations unies en mai 1947 [2], voyait d’un très bon œil la fin du mandat britannique sur ce territoire et, avec la majorité des membres de la Commission, recommanda son partage entre un Etat arabe et un Etat juif (qui deviendra Israël quelques mois plus tard), avec pour Jérusalem un statut international spécial sous l’autorité administrative des Nations unies [3]. Quoi qu’on en pense avec le recul, rien à voir avec les ineptes initiatives de Trump, puis de Morales qui, fin décembre 2017, ont foulé aux pieds les droits les plus élémentaires des Palestiniens.

Après l’élection de 1944, le Guatemala vécut dix années de « Printemps démocratique » sous les présidences d’Arévalo (1945-1951) et de Jacobo Árbenz Guzmán (1951-1954). Le renversement de ce dernier par un coup d’Etat qu’organisèrent la compagnie bananière américaine United Fruit (UFCo), hostile à la réforme agraire, et son bras armé, la Central Intelligence Agency (CIA), marqua le début d’une tragédie dont Granados ne vit que les prémices puisqu’il mourut en 1961.

Très peu de temps après, sous le mandat de Julio César Méndez Montenegro (1966-1970), le colonel Carlos Manuel Arana Osorio – dit « le chacal de Zacapa » –, avec l’appui des instructeurs et des Bérets verts étatsuniens, dirige une campagne de répression sans précédent contre les organisations de gauche réfugiées dans la clandestinité. Les assassinats politiques atteignent le chiffre de 8 000 entre 1966 et 1968. Devenu général et arrivé au pouvoir en 1970, Arana Osorio se déclare décidé à « transformer, s’il le faut, le pays en cimetière, pour restaurer la paix civile ».Entre 1970 et 1978, 20 000 Guatémaltèques vont payer de leur vie cette philosophie.

Malgré la convergence des intérêts de la nouvelle oligarchie militaire et des multinationales américaine (Hanna Mining, Del Monte, Standard Brands –nouvelle branche de l’UFCo), l’ampleur et les méthodes de la répression, les violations massives et répétées des droits humains – 150 personnes assassinées de sang-froid en 1977 sur la place du village de Panzos – amènent le président James Carter à suspendre l’aide militaire des Etats-Unis. La « diplomatie de l’Uzi »(du nom du robuste et célèbre fusil d’assaut israélien) va dès lors jouer un rôle prépondérant.

L’assistance militaire israélienne au Guatemala avait officiellement débuté en 1971. Dès 1975, étaient fournis à cet Etat terroriste des avions Aravaet divers types d’armements – canons, armes individuelles – que les Etats-Unis refusaient déjà de livrer. Lorsque, en 1977, Carter interrompt totalement les ventes d’armes, Tel Aviv prend définitivement le relais.

Le général Lucas García est « élu » en 1978, moyennant une fraude éhontée et un taux d’abstention de 63,5 %. Cet impossible recours à la voie politique provoque l’apparition de guérillas. En 1975, d’abord dans la région de l’Ixcán, revient l’Armée de guérilla des pauvres(EGP), dont le noyau initial avait participé à un soulèvement précédent avant de se replier sur le Mexique. En 1979, surgit l’Organisation du peuple en armes (ORPA).

Puissant lobby guatémaltèque, l’Association des amis du paysinvestit plusieurs centaines de milliers de dollars en direction du Parti républicain, contribution à la campagne électorale de Ronald Reagan. Celui-ci arrivé à la Maison-Blanche, les relations demeurent néanmoins difficiles. Indépendamment des intérêts stratégiques de Washington, le pouvoir économique acquis par les militaires guatémaltèques (33 % de la région pétrolifère du Petén leur appartiennent) concurrence désormais – outre ceux de l’oligarchie traditionnelle nationale – les possibilités de profit des entreprises étatsuniennes.

Lorsque, au second semestre de 1981, le général Benedicto Lucas lance une offensive générale contre les guérillas, la répression, outre son aspect militaire, atteint les secteurs les plus modérés de la société, démocratie chrétienne comprise. Une première étape de « pacification » se traduit par le recours aux massacres et à la destruction de plus de 250 villages indigènes, considérés comme bases de soutien de l’insurrection armée. Cette période de prise de contrôle total de la population se solde par environ 20 000 morts, le départ d’approximativement 100 000 paysans qui se réfugient en majorité dans le Sud du Mexique, un million de personnes déplacées et la militarisation des relais administratifs de l’Etat.

Effectuant « un travail fantastique », d’après le général Benedicto Lucas, des dizaines de conseillers militaires israéliens épaulent le service de renseignements guatémaltèque, le sinistre G-2, et mettent en place un système informatique qui permet le fichage systématique de 80 % de la population. Grâce aux ordinateurs fabriqués en Israël, l’armée guatémaltèque découvre et détruit en 1981 vingt-sept caches des organisations révolutionnaires par une analyse des consommations nocturnes d’eau et d’électricité à Ciudad Guatemala. Outre la construction d’une usine d’armements dans la province de l’Alta Verapazpar l’Eagle Military Gear Overseas,l’aide israélienne s’inscrit dans le Programme de pacification ruraleresponsable de la mort de milliers de paysans appartenant aux peuples Mayas. Ce sinistre plan s’inspire directement, d’après son responsable, le colonel Eduardo Wahlero, du Nahal Program – « Jeunes pionniers combattants » – destiné à former de jeunes soldats aux techniques agricoles pour les installer dans les zones frontières de l’Etat israélien.

L’imposition du général Anibal Guevara, vainqueur en 1982 de l’un des scrutins les plus frauduleux de l’histoire du pays, amène le coup d’Etat du général Efraín Rios Montt, spécialiste de la contre-insurrection, candidat élu et spolié de la démocratie chrétienne en 1974. Celui-ci relance l’offensive contre un mouvement armé à présent unifié au sein de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque(UNRG). La stratégie « tortilla, techo, trabajo » (« galette de maïs, toit, travail ») regroupe les populations dans des hameaux stratégiques, sur le modèle nord-américain utilisé au Viêtnam, pratique le recrutement forcé des Indiens dans des Patrouilles civiles d’autodéfense (PAC). Sous le vocable « Fusiles y frijoles » (« fusils et haricots »), ces patrouilles vont surtout servir de chair à canon – 5 % seulement de ces pseudo volontaires étant armés – et permettre de surveiller constamment « les 265 000 paysans » qui, d’après l’armée, « aident la guérilla ». C’est toujours avec l’aide empressée de Tel Aviv que, sous le régime Rios Montt, 18 000 paysans sont massacrés, victimes des pires atrocités.

Les luttes populaires ayant triomphé au Nicaragua et se développant au Salvador ainsi que, dans une moindre mesure, au Honduras voisins, le Guatemala se transforme en centre de diffusion régionale, 30 % des armes israéliennes reçues étant revendues dans la zone – en particulier aux contre-révolutionnaires nicaraguayens (la « contra »).

« Nos deux pays partagent les mêmes objectifs et les mêmes qualités tels que le pluralisme, les droits de l’Homme, la paix, la justice sociale et le progrès économique »,déclare finalement (sans rire) Ronald Reagan, le 13 janvier 1984, en recevant les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Guatemala. Rétablie, l’aide militaire de Washington s’ajoute dès lors à celle de Tel Aviv, qui ne s’interrompt pas.

Lorsque le conflit se terminera, en 1996, la Commission pour l’éclaircissement historique (CEH) mise en place par les Nations unies révélera qu’il s’est soldé par le déplacement forcé d’un million et demi de personnes et la mort de 200 000 autres – victimes à 93 % des groupes paramilitaires et de l’armée. Bien que la tragédie se soit déroulée sur plus de trois décennies, les pics les plus atroces de violence provoqués par la stratégie de la terre brûlée se sont déroulés entre 1980 et 1983, sous les gouvernements militaires de Lucas García et de Ríos Montt.

Rattrapé par la justice de son pays en 2013, Ríos Montt a été condamné pour « génocide et crime contre l’humanité » (même si la Cour constitutionnelle guatémaltèque s’empressa ensuite d’annuler le procès). En 1982, c’est ce même Ríos Montt qui déclarait au quotidien espagnol ABC : « Notre succès est dû au fait que nos soldats ont été entrainés par les Israéliens ».

Deux cent mille morts ne peuvent être comparés à six millions. Mais tout de même… En plein XXe siècle, quelques années à peine après qu’ait été révélé le crime absolu de la Shoah, un ethnocide demeure un ethnocide. Une monstruosité qui, d’après Morales et Netanyahu, a permis aux gouvernants de leurs deux pays, au long de ces années sanglantes, d’entretenir « d’excellentes relations ». Pour le plus grand malheur, à présent, des Palestiniens.



Imprimer cet article





budget de l’État 2019 - Coup fourré - Racket -
mardi 18 - 11h31
de : jodez
J’ai INTERVIEWÉ un CRS lanceur d’alerte ! (témoignage vidéo)
mardi 18 - 11h16
de : nazairien
1 commentaire
DE LA FRANÇAFRIQUE À LA MAFIAFRIQUE
mardi 18 - 07h03
de : Ernest London
1 commentaire
MACRON , RIP, ET DEMOCRATIE DIRECTE
lundi 17 - 23h11
de : Nemo3637
Les quelques mesurettes de M. Macron ? De la monnaie de singe !
lundi 17 - 18h24
de : JO
Communiqué du Syndicat CGT Haute-Garonne
lundi 17 - 16h51
de : JO
Seul le peuple est légitime : MACRON DÉMISSION ! Appel Pétition
lundi 17 - 15h57
de : jodez
Référendum d’initiative citoyenne (RIC) : la France insoumise dépose une proposition de loi pour l’inscrire dans la Constitution
lundi 17 - 15h47
de : FI
2 commentaires
Affaire Benalla : suite sur le Net !
lundi 17 - 15h14
de : JO
Code du travail. Le plafonnement des indemnités cassé aux prud’hommes
lundi 17 - 10h48
1 commentaire
Alerte Gilet Jaune sur la Catalogne annoncée pour le 21 décembre
dimanche 16 - 17h31
de : JO
Gilets Jaunes acte V : objectif atteint… en route vers l’acte VI
dimanche 16 - 13h55
de : Pierrick Tillet par nazairien
6 commentaires
MARCOS - LA DIGNITÉ REBELLE
dimanche 16 - 12h39
de : Ernest London
Créer un emploi avec le CICE coûte trois fois plus cher qu’embaucher un fonctionnaire
dimanche 16 - 08h33
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
En finir avec la dictature policière française. ACTE VI
samedi 15 - 18h56
de : Claude JANVIER
Mauvais Rat
samedi 15 - 18h47
de : Rat Lebol
LE PEUPLE ET LES GILETS JAUNES
samedi 15 - 13h31
de : Allain Graux
1 commentaire
MADAGASCAR Des élections présidentielles dans un climat de corruption généralisée
samedi 15 - 13h29
de : Allain Graux
À LA RECHERCHE DU NOUVEL ENNEMI
samedi 15 - 11h27
de : Ernest London
Pour une nouvelle nuit du 4 août (ou plus)
vendredi 14 - 09h13
de : Jérôme Baschet par JAGUAR
2 commentaires
Les mensonges éhontés de Macron
vendredi 14 - 07h11
de : jodez
Pourquoi et comment une augmentation réelle du SMIC doit concrètement favoriser l’emploi...
vendredi 14 - 05h31
de : Lepotier
Les gens vont vous pendre et ils auront raison... (parlement européen, 21/11/2013)
jeudi 13 - 23h18
de : nazairien
1 commentaire
[Vidéo] "Fils de pute", "Dans ta gueule" : quand la police crie de joie en tirant sur les "gilets jaunes"
jeudi 13 - 22h52
SI MACRON VOUS A CONVAINCU, REGARDEZ ÇA (video)
jeudi 13 - 22h17
de : Osons Causer
CONSEIL MUNICIPAL JACOU HERAULT
jeudi 13 - 21h58
de : BERNARD DUPIN
MÉLENCHON -Discours de motion de censure à l’Assemblée nationale (video)
jeudi 13 - 19h13
de : FI
Quelques conseils avant l’acte V (video)
jeudi 13 - 18h33
de : jean 1
Comment Cherif Chekatt, a t il pu entrer sur le marché de Strasbourg ? (vidéo)
jeudi 13 - 16h26
de : nazairien
La jonction / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 13 - 13h39
de : Hdm
GILETS JAUNES : 6ème mort du Mouvement , de nombreux blaissés !
jeudi 13 - 11h56
de : JO
1 commentaire
Attentat de Strasbourg : Le maire perplexe, pas les Strasbourgeois
jeudi 13 - 11h35
de : JO
CSG : Les couples Retraités laissés pour compte !
jeudi 13 - 11h13
de : JO
1 commentaire
Gilets Jaunes en tôle, Fiché S radicalisé en liberté ! Justice et police criminelles ?
mercredi 12 - 19h47
de : Claude JANVIER
3 commentaires
France : guerre psychologique ouverte contre les populations
mercredi 12 - 18h13
de : JO
Discours présidentiel : la fracture syndicale se confirme
mercredi 12 - 13h06
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Sarkozy, conseiller de l’ombre de Macron
mercredi 12 - 12h34
de : Alexandre Lemarié
Le retournements de veste de Christophe Castaner
mercredi 12 - 12h27
de : Alexis Corbière
Chers gilets jaunes, Emmanuel Macron vous arnaque
mercredi 12 - 11h55
de : Thomas Guénolé
1 commentaire
Venezuela VENEZUELA : la Commission internationale souligne la transparence des élections municipale
mercredi 12 - 11h42
de : JO

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho... Jean Jaurès
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
https://www.facebook.com/MARCELINEL... Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINEL...
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite