Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Ils t’ont assassiné, mon frère chéri
de : Elias KHOURY
lundi 13 juin 2005 - 20h50 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire
JPEG - 9.8 ko

de Elias KHOURY Traduit par Rania SAMARA

Bruit d’explosion. Quelques minutes plus tard j’ai entendu au téléphone la voix chancelante de douleur de notre vieil ami Mohamad Dakroub qui me révélait la nouvelle de l’exécution sauvage de Samir Kassir. Je me suis précipité dehors, traversant la distance entre la Place Sassine et l’école Zahrat al-Ihsan en quelques secondes pour m’arrêter net devant la voiture détruite. Et là je t’ai vu, mon très cher. Tu embrassais ta mort. Ton visage reposait sur ton avant-bras. Le bleu de ta chemise était troué par les éclats de la bombe. Ils t’ont assassiné, mon frère, mon très cher. Ta mort... Comment te décrire la mort ? Dirai-je une fleur qui s’épanouit dans une tombe ? L’écrirai-je comme un rêve que nous n’avons pas eu l’occasion de faire ensemble ? Me pencherai-je sur mes larmes pour baigner ta mort avec de l’amour ?

Petit frère, le monstre t’a assassiné en fin de compte. Ils t’ont guetté, pourchassé, persécuté, mais tu leur résistais avec ton sourire ironique, avec cette lumière dans tes yeux. Tu résistais avec ta parole, tu vivais avec la parole et l’amour se répandait autour de toi.

Nous nous étions rencontrés pour la première fois chez Farouk Mardam Bay à Paris, tu étais alors palestinien et tu travaillais pour la Revue d’Etudes Palestiniennes, après avoir achevé ta thèse de doctorat sur la guerre du Liban.

Je t’ai ensuite rencontré à Beyrouth, et tu m’avais parlé de ton oncle maternel tué dans le Golan, pendant la guerre d’octobre 1973. Tu étais alors syrien.

Au journal an-Nahar, nous avons travaillé ensemble, et j’ai découvert alors que tu étais libanais aussi. Tu étais le plus jeune, le plus brillant, le plus beau. A toi seul, tu constituais une fusion des Pays de Cham : de gauche au Liban, du Fatah en Palestine, démocrate en Syrie. Tu étais surtout le magicien des mots, il suffisait que tu touches une feuille de papier pour qu’elle devienne un embrasement de pensées. De al-Yom al-sabe‘ au Monde Diplomatique, de l’Orient Express à la première page d’an-Nahar, tu trouvais aussi le temps pour écrire l’Histoire de Beyrouth, pour enseigner à l’université, pour voyager, pour acheter de beaux vêtements, pour être amoureux, pour vivre.

Mon très cher petit frère, comment te parler de toi alors que tu es l’historien de la guerre du Liban, celui qui a raconté l’histoire de Beyrouth, celui qui a écrit de la Palestine ? Comment m’adresser à toi à la troisième personne, celle de l’absent, alors que tu es présent au cœur du cœur, dans les replis de l’âme ?

En déchargeant tes mots contre la machine de répression qui écrasait les peuples libanais et syrien, tu étais le symbole du soulèvement qui allait éclater. Tu n’avais pas peur, tu recevais les menaces, tu posais ta main sur ta joue, puis un sourire s’épanouissait sur ton visage et tu continuais à écrire. Nous avions peur pour toi, mais ton courage nous a trompés. Tu nous as donné à croire que le courage était plus fort que la mort et que seul le mot allait survivre. Nous nous étions mis à croire à notre propre jeu. Or, tu étais allé bien loin, là où ta plume était devenue indice de vérité, où tes éditos devenaient l’expression de la vérité que très peu de personnes exprimaient.

Tes écrits faisaient partie de la résistance démocratique en Syrie, ils étaient l’indice de l’épreuve tragique vécue par les Palestiniens, ils constituaient l’appel pour que le Liban se lève parmi les décombres de la guerre, de la répression et du régime sécuritaire. Ils t’ont pourchassé au nom de ton appartenance palestinienne, ils t’ont menacé au nom de ton appartenance syrienne, mais lorsqu’ils t’ont tué, c’était en tant que patriote libanais, en tant que symbole du soulèvement de l’indépendance.

Petit frère, tu es de la lignée de ces grands hommes de la renaissance arabe (la nahda), de ceux qui avaient fait du Liban une terre fertile pour la pensée arabe démocratique et laïque, de ceux qui s’étaient battus pour l’indépendance, de ceux qui avaient résisté au despotisme. Voilà que tu rejoins la caravane des martyres libres. Je te vois aux côtés de Hussein Mroué et de Hassan Hamdane, je te vois embrasser Farajallah Helou, étreindre Abou-Jihad Wazir, raconter à Ghassan Kanafani l’histoire d’un homme assassiné en plein soleil sur la Petite Montagne afin d’être le prolongement de cet autre homme, assassiné à Hazmieh, pour avoir écrit Des Hommes dans le soleil.

Non, l’élégie ne te sied pas. Les mots, il vaut mieux les garder pour l’action. Tes mots étaient ainsi, blessants et tendres, bruyants et chaleureux, un mélange de rationalisme, de modernité et de magie littéraire. Le mot est une prise de position, nous disais-tu. Et me voilà, assiégé par les mots qui tentent sans succès de te raconter. A l’assassin inconnu et reconnu, je dis qu’il n’a réussi à vaincre le corps fragile que parce qu’il a été vaincu devant l’esprit.

L’assassin, petit frère et compagnon, l’assassin voulait faire de ta mort une leçon pour les porteurs de plume, mais il ignorait que les balles et les meurtres ne peuvent pas briser la plume, que la parole est enracinée dans l’Histoire, qu’elle y a toujours le dernier mot.

Tu as le dernier mot, frère, pourquoi te taire alors ? Il suffit que tu te mettes derrière ton bureau, que tu regardes Beyrouth pour écrire. Pourquoi n’as-tu pas écrit vendredi dernier ? Comment allons-nous lire an-Nahar dorénavant sans y retrouver ton nom ? Ton nom qui éclairait l’obscurité de l’encre et ôtait la peur de l’âme.

Lorsque nous avions donné à notre nouveau mouvement, né dans le tumulte des préparatifs du soulèvement, le nom de « Mouvement de la Gauche Démocratique » nous pensions tout particulièrement à toi le gauchiste et le démocrate. C’est tout toi : moderne et neuf, laïque et ouvert, Arabe et Libanais. En tombant, tu as baptisé ce nom de ton sang tout en nous léguant une lourde tâche : celle d’être, à notre tour, les héritiers des grands hommes de la nahda, d’être les porteurs d’une cause, celle de la liberté et de la démocratie au Liban et partout dans le Proche-Orient.

Mon très cher petit frère, tu es entré dans l’Histoire que tu écrivais. Tu as été un historien qui faisait l’Histoire de son sang, un historien qui ne s’était pas assis au bord du temps en se préparant à écrire, mais qui a écrit en participant à l’Histoire, mourant par la main des criminels qui voulaient tuer l’Intifada de l’indépendance et qui pensaient pouvoir arrêter le mouvement de l’histoire et le confisquer éternellement.

Après le 14 mars et l’entrée de l’Intifada de l’indépendance dans le labyrinthe de la politique des politiciens, tu as parlé d’une Intifada au sein de l’Intifada de l’indépendance, mais personne n’a entendu ce que ton encre disait. Aujourd’hui, ton sang écrit ce que ta plume avait écrit hier, va-t-on lire par le sang ce que l’on a été incapable de lire par l’encre ?

Petit frère, je voudrais dire à ton assassin que le jour est proche, qu’il ne réussira jamais à tuer la liberté et la parole, sinon en nous tuant tous. Car les mots fabriqueront leurs nouveaux auteurs, la vie fleurira dans les champs, les cimetières se transformeront en portails pour la liberté.

Petit frère, va où tu dois aller, en emportant ta beauté, ton amour et tes crayons, mais tu resteras dans nos cœurs et tu fleuriras dans nos yeux, lumière et liberté.

An-Nahar - Mulhaq du 5 juin 2005

http://www.aloufok.net/article.php3...

http://www.aloufok.net/article.php3...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Ils t’ont assassiné, mon frère chéri
26 août 2007 - 11h12

très poignant cet hommage d’1 grand écrivain comme Mr.Khoury.
ça se voit la grande amitié qui les liait.c’est normal qu’il écrit avec des mots bouleversants.ça me touche ; le prix de la liberté de presse est à payer dorénavant avec le sang.
Mr.Khoury:vs avez mis toutes vos émotions qui st les notres .
excellent article (chaque mot est 1 appel à l’amour)
Samir ..on ne te connaissait pas en personne mais ,on t’aimait bcp
tu es juste parti quelque part, tu n’es pas mort:on t’aimera tjs.






15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin
Emission - Sabotage de l’école – Un peuple éclairé serait-il incontrôlable ?
lundi 14 - 20h03
de : Emission - Polémix et La Voix Off
Rojava : « La révolution ne doit pas disparaître »
lundi 14 - 17h10
de : jean 1
1 commentaire
Pascale Locquin
lundi 14 - 15h45
de : locquin
Les "gilets jaunes, bleus, verts, oranges" dans le VIéme ar, pour la "défense des victimes de l’amiante
dimanche 13 - 14h17
de : nazairien
Le voile ... dévoile une fois de plus sa stratégie de dislocation des valeurs républicaines
dimanche 13 - 11h56
de : Jean-Marie Défossé
14 commentaires
Toulouse, les baqueux toujours aussi dérangés, les CRS sous "captagon" ? et les gedarmes veulent faire aussi bien (vidéo
dimanche 13 - 02h25
de : nazairien
Rencontre débat « L’anarchisme pour les nuls »
samedi 12 - 21h15
de : jean 1
Le crépuscule de l’OTAN.
samedi 12 - 20h56
de : L’iena rabbioso
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h18
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h14
N’abandonnons pas les Kurdes et les populations de Syrie - Tribune collective sur Libération
samedi 12 - 16h33
de : Christian DELARUE
3 commentaires
GAZ ET FLOUZE À TOUS LES ÉTAGES - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 11 - 15h08
de : Hdm
Intervention turque en Syrie : la révolution politique du Rojava menacée de toute part
vendredi 11 - 08h12
22 commentaires
Rejetée
jeudi 10 - 15h28
de : jean 1
double face
jeudi 10 - 12h01
de : jean 1
1 commentaire
Appel à Manifestation samedi 12 octobre à Saint-Victor
mercredi 9 - 22h05
de : AMASSADA
Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol)
mardi 8 - 23h50
de : nazairien
3 commentaires
On nous cache tout, on nous dit rien :Frais d’obseques des deputes et de toute leur famille payes par nos impots (vidéo)
mardi 8 - 23h05
de : nazairien
LES BESOINS ARTIFICIELS - Comment sortir du consumérisme
mardi 8 - 17h23
de : Ernest London
11 commentaires
Le Maquillage Vert du Capitalisme ne change pas son essence prédatrice
lundi 7 - 23h02
de : Cecilia Zamudio
Emission - Lubrizol – Enfumage chimique. Enfumage médiatique. Enfumage étatique.
lundi 7 - 16h59
de : Emission Polémix et La Vox Off
Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos
lundi 7 - 16h06
de : jean 1
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne : L’Europe nous supprime la faucille ! Et le marteau ! ...
lundi 7 - 15h07
de : nazairien
1 commentaire
Réformes des retraites : depuis 1993 l’âge de départ et le montant des pensions reculent
lundi 7 - 07h50
1 commentaire
TROIS "I" en même temps !
dimanche 6 - 21h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Rencontre nationale des communes libres et des listes citoyennes
dimanche 6 - 21h42
de : commercy par invités de médiapart
La “surprise” de l’acte 47 des GJ : l’occupation du centre commercial Italie2 (vidéo)
dimanche 6 - 11h11
de : nazairien
4 commentaires
Un féminisme accusé de contrôle du corps des femmes
dimanche 6 - 02h31
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Le communautarisme du Rassemblement National - RN (ex FN).
dimanche 6 - 02h21
de : Christian DELARUE
confirmation expulsion appel à convergence
samedi 5 - 22h27
de : AMASSADA
Acte 47 Toulouse et violences à AMiens
samedi 5 - 21h51
de : https://www.frontsocialuni.fr/les-luttes-invisibles/
Une lobbyiste de la pollution au coeur de la convention pour le climat
samedi 5 - 21h39
de : Gaspard D’Allens REPORTERRE
Christine Renon : marée humaine quand l’Éducation Nationale ne veut pas de vague
vendredi 4 - 14h32
Les palettes : Il n’aurait jamais dû signer...
vendredi 4 - 10h22
LA MANIFESTATION CLIMAT DU 21 SEPTEMBRE A-T-ELLE ÉTÉ INFILTRÉE PAR LE BLACK BLOC ?
jeudi 3 - 22h36
de : jean 1

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Un socialiste est plus que jamais un charlatan social qui veut, à l'aide d'un tas de panacées et avec toutes sortes de rapiéçages, supprimer les misères sociales, sans faire le moindre tort au capital et au profit. Engels
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite