Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
de : Cédric Maurin
jeudi 11 juillet 2019 - 08h01 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire
JPEG - 37.2 ko

Professeur d’histoire-géographie, rescapé de l’attentat du Bataclan, j’interpelle Emmanuel Macron sur l’emploi d’éléments de langage et de communication visant à faire passer les professeurs grévistes pour des preneurs d’otages. La grève est un droit constitutionnel : arrêtons la criminalisation et l’invisibilisation des mouvements sociaux.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron, Président de la République Française

M. Emmanuel Macron,

Je suis un rescapé de l’attentat du Bataclan et je suis un des professeurs grévistes qui a retenu notes et copies. Je les ai rendues vendredi 5 juillet après-midi et en faisant cela je suis persuadé d’avoir défendu l’honneur de notre institution.

Cette nuit je n’ai pas dormi, réveillé sans cesse par des sueurs froides en pensant aux élèves et aux parents qui doivent faire face au sabordage du bac 2019 que M. Blanquer a orchestré, rompant ainsi l’égalité de traitement des élèves vis-à-vis d’un examen national, et en s’asseyant sur la souveraineté des jurys de professeurs, envoyant des consignes, sans en-tête et non signées : en somme un véritable putsch administratif. Qu’une partie de l’administration et des collègues ait appliqué ces consignes me révolte car ils l’ont fait par peur des menaces que le ministre Blanquer n’a cessé de proférer à l’encontre des personnels administratifs et enseignants de l’Education nationale. Depuis quand un ministre intimide-t-il les personnels dont il a la responsabilité ? Est-ce cela l’école de la confiance voulue par M. Blanquer ? C’est en tout cas comme une véritable mise au pas, que les personnels enseignants perçoivent l’article 1 de la loi Blanquer.

Cette nuit, en effet, je n’ai pas dormi car j’ai été scandalisé et blessé par une interview télévisée pendant laquelle vous avez employé, à propos des enseignants grévistes, l’expression « prendre nos enfants et leurs familles en otages », reprenant ainsi des éléments de langage dangereux et pour le moins risqués. M. Macron, les professeurs grévistes ne sont ni des délinquants ni des terroristes ! Ce sont des personnes qui ont décidé d’exercer un droit constitutionnel, le droit de grève, pour dénoncer, d’une part, des réformes inégalitaires qui détruisent le service public qu’est l’Education nationale, d’autre part, le refus total de M. Blanquer d’ouvrir sa porte et discuter avec les personnels enseignants, et pour cause, à chaque enquête, l’écrasante majorité d’entre eux est très hostile aux réformes qui sont menées au sein de l’Education nationale. Nous avons exercé ce droit de grève, contraints et forcés par le refus de dialogue de la part de M. Blanquer : personne ne sacrifie 1/30ème de paie par journée de grève avec gaité de cœur. Nous préparons nos élèves, toute l’année pour cet examen du bac, dans des conditions de plus en plus difficiles, c’est un crève-cœur pour nous de devoir nous mobiliser (nous l’avons fait tout au long de l’année) pendant une période d’examen. C’était un appel à l’aide et un cri d’alarme.

Les mots ont un sens et même une symbolique et il est trop facile, pour des enjeux communicationnels d’essayer de braquer l’opinion contre les professeurs, souvent caricaturés comme des fainéants privilégiés ; or, comme vous avez pu le dire vous-même, les professeurs, en France, sont sous-payés et le métier est tellement peu attractif qu’en 2019, près de 1500 postes ont été non pourvus aux concours du 1er et du 2nd degré. Pour compenser cela vous ferez appel à des contractuels non formés et peu protégés, utilisés comme de véritables fusibles colmatant les failles causées par le manque d’investissement dans l’éducation. Malgré tout, dans certains départements, l’utilisation massive de contractuels ne suffira pas à pourvoir tous les postes.

L’utilisation de tels éléments de langage n’est pas anodin et est le fruit d’une double tendance dans votre politique et votre communication : la criminalisation des mouvements de contestations sociales et l’invisibilisation de ces mouvements.

Prendre les élèves en otages ? Ces mêmes élèves ont mené une contestation contre vos réformes. Ceux du lycée Arago, en mai 2018, ont été conduits en garde-à-vue (les parents étant avertis parfois 40h après le début de la garde à vue), ceux de Mantes-la-Jolie, à genoux pendant des heures, mains sur la tête ou attachées dans le dos et tête contre un mur, humiliés par les forces de l’ordre. Nous avons tous encore ces images atroces dans un coin de la tête et les professeurs stylos rouges ou grévistes retenant notes et copies se sont, par solidarité avec les élèves, photographiés dans cette même posture. Nous nous souvenons tous de collègues qui ont dû s’interposer pour protéger leurs élèves des forces de l’ordre pendant des blocus ou des manifestations.

Nous avons tous encore en mémoire aussi, cette vidéo mise en ligne, d’une professeure braquée en plein cours à Créteil et le hashtag « Pas de vague » qui a libéré la parole des enseignants, jusque là effrayés de dénoncer les anomalies internes et leur sensation d’être isolés et impuissants : écrasés par leur administration.

L’organisation du bac 2019 et la gestion de M. Blanquer face aux mouvements de contestation des professeurs n’a pas dérogé à la règle. Le 17 juin, les personnels enseignants se sont fortement mobilisés pour la grève des surveillances du bac (entre 20 et 25% de grévistes), avec le système de sur-convocation, l’emploi de personnels extérieurs, M. Blanquer a communiqué sur un chiffre de 3% de grévistes. Ce chiffre ne correspond pas au pourcentage de grévistes mais à celui de manque de personnel effectif devant les élèves : première entaille dans le fiasco orchestré qu’est celui du bac 2019. Dans mon établissement, d’ordinaire tranquille, nous étions 40% de grévistes, parce que nous n’avons pas eu les moyens nécessaires à l’application de vos réformes, mais aussi parce que d’ici 2-3 ans, nous n’aurons plus italien, ni allemand, ni latin, ni grec et que des postes vont être supprimés. Quel établissement dans le secteur proposera ces enseignements ? Aucun ! La solution sera de passer par le CNED : c’est la fin de l’école publique gratuite et de l’égalité des chances ! Elève puis étudiant boursier, j’ai fait 9 ans de latin : avec le système qui va être mis en place, je n’aurais jamais pu avoir accès à cet enseignement.

Alors oui du 2 au 4 juillet j’ai été gréviste et n’ai pas rendu les notes et copies (que je n’ai rendues que le vendredi 5 après-midi), pour protester contre tout cela. Je suis fier de ce mouvement qui s’est constitué petit à petit, depuis un an et demi. Il est venu recréer de la solidarité entre collègues enseignants, en dehors des syndicats et a été irréprochable dans ses choix et ses actions. Tout a été décidé démocratiquement en AG, nous avons été parfaitement encadrés juridiquement car les personnels enseignants, eux, sont très attachés à l’Etat de droit. Notre principale revendication : être reçus et entendus par M. Blanquer, qui n’a pas fait ce choix. Le ministre a refusé catégoriquement de nous recevoir. La suite est dramatique. M. Blanquer maintient la date des résultats du bac. Face aux très nombreux refus de jurys de statuer sur les élèves à qui il manque des notes, il a demandé à l’administration (non légitime pour cela) de compléter avec les notes, non pas du contrôle continu (qui n’existe pas, encore une fois un élément de langage qui prépare le terrain aux réformes Blanquer), mais aux moyennes présentes dans les livrets scolaires. Les conséquences de ce choix sont nombreuses et terribles et vont toutes dans le sens d’une rupture d’égalité des candidats à l’examen national du bac. C’est à se demander si ce chaos provoqué par M. Blanquer n’a pas été pensé et voulu, car la stratégie libérale est désormais bien connue : baisse des moyens alloués au service public, dénonciation de leurs dysfonctionnements causés par ces manques de moyens et donc justification de privatisations ou d’applications de mesures libérales détruisant ces mêmes services publics. De fait, les réformes Blanquer suppriment le bac national, saborder ainsi le dernier bac national n’est-il pas le meilleur moyen de justifier sa propre suppression ? La fin du bac national et l’introduction du contrôle continu, donc une notation locale, aura pour conséquence qu’un bac n’aura pas la même valeur en fonction du territoire où on le passe. Les fuites de sujets, dans un lycée privé pour le bac 2019, montre à quel point, ce bac local pourra être manipulé.

Les professeurs grévistes jetés en pâture à l’opinion publique par votre ministre, M. Blanquer, ainsi que par vous-même, ne sont pas un groupe « radicalisé » (comme on a pu trop souvent le lire ou l’entendre) aux revendications corporatistes : nous défendons la notion de service public de qualité, l’égalité des chances et un métier que nous exerçons avec passion. Nous alertons aussi sur les dégradations à venir des conditions de travail pour les professeurs, et surtout pour les élèves. Peu importe que cela puisse paraître à certains comme impopulaire ou désuet : nous saurons être pédagogiques et répéter sans cesse les affres vers lesquels vos réformes nous dirigent. Nous sommes déjà soutenus par les fédérations de parents et par les syndicats lycéens.

M. Emmanuel Macron, vous êtes censé être le président de toutes les Françaises et de tous les Français et à ce titre je vous demande donc publiquement des excuses pour les propos que vous avez tenus à l’égard de fonctionnaires que vous avez décrits comme des délinquants ou des terroristes. Vos propos ont pu heurter à la fois les personnels enseignants et les victimes de véritables prises d’otages, qu’elles soient des attentats ou non. Je vous demande d’arrêter de criminaliser les contestations sociales, à défaut de vouloir les entendre. Je vous demande, au nom des collègues grévistes, de toutes celles et ceux qui les soutiennent, la démission de M. Blanquer, qui dans sa gestion du bac 2019, s’est mis à dos l’écrasante majorité des personnels administratifs et éducatifs de l’Education nationale, rendant impossible la mise en place de « l’école de la confiance ».

Nous, professeurs grévistes, vous demandons enfin, l’ouverture de nouvelles négociations autour des réformes nécessaires à notre système éducatif ; négociations sans lesquelles il ne peut y avoir un apaisement de la situation et une rentrée de septembre 2019 sereine.

Veuillez recevoir M. Emmanuel Macron, l’expression d’un enseignant amoureux de son métier et inquiet de l’avenir de cette belle institution, l’Education nationale, creuset du savoir et du vivre ensemble.

Cédric Maurin

Professeur d’histoire-géographie

Membre du collectif des grévistes lors du bac 2019

https://blogs.mediapart.fr/cedric-m...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
11 juillet 2019 - 10h49 - Posté par irae

en s’asseyant sur la souveraineté des jury

Ne serait-ce pas une raison de saisine du tribunal administratif entre autres ?
Ce gouvernement bafoue depuis son avènement toutes les règles qui permettent de qualifier l’Etat de droit, en inondant les merdias de leurs contre-feux d’une nullité affligeante.
Au hasard et non exhaustif, du président de l’assemblée abuseur social des mutuelles de Bretagne aux parjures devant sénat de l’affaire benalla absous par la justice quand dans le même temps pleuvaient les condamnations fermes sur des gilets jaunes vierges de leur casier judiciaire.
Des "planet great again" infichus de faire 3 pas dans Paris et dont les grosses cylindrées attendent moteur et clim en route dans la cour, un rugy ecolo d’opérette partie à tous les pouvoirs qui remplissent son compte en banque, traité à raison de petit marquis par Ruffin, suivi par le très opportun article de mediapart qui vient confirmer son goût pour un luxe fort peu écolo et soucieux des deniers publics.
Ce gouvernement qui n’a pas eu la claque qu’il mérite aux européennes a encore trouvé 20 % de crétins qui se sont déplacés pour lui donner leur voix.
Quant aux fous masochistes, crédules, neuneus qui les ont mis au pouvoir et pourtant vous saviez, j’espère qu’entre pertes sur leur retraite, leurs apl, leurs indeminités chômage, leurs couvertures sociales, leur disparition de services publics et de petites lignes sncf et répressions injustes (coups de matraque inclus) vous en bavez bien.
Bien fait pour vous.






solidarité
samedi 14 - 17h28
de : jean1
(video) Le capitalisme porte en lui la guerre, la violence !
vendredi 13 - 11h07
de : JO
7 commentaires
Prévision théatrale
jeudi 12 - 21h50
de : jean1
L’ Acentrale Radio de la grève
jeudi 12 - 16h55
de : jean1
R.N. la place à la tête de l’état est déjà occupée
jeudi 12 - 10h06
de : jean1
bourgeois, tremblez, ça n’fait que commencer ! C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 11 - 22h34
de : Hdm
1 commentaire
TOTAL en Ouganda Rendez-vous au Tribunal ce jeudi 12 décembre
mercredi 11 - 19h21
de : SURVIE
BOLIVIE : La dictature auto-proclamée en appelle à Israël !
mercredi 11 - 17h16
de : JO
1 commentaire
COP 25 : supercherie capitaliste
mercredi 11 - 16h13
de : jean1
Retraites : Édouard Philippe confirme les mauvais coups du rapport Delevoye
mercredi 11 - 15h41
2 commentaires
Les régimes sociaux coûtent un pognon de dingue ? No coment !
mercredi 11 - 09h57
de : JO
2 commentaires
Contre le travaillisme , une gauche de RTT 32 H et de retraite à 60 ans.
mardi 10 - 23h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Deuxième journée de grève : le nombre de manifestants dans 50 villes
mardi 10 - 17h50
3 commentaires
Les manipulations de macron, pour "piller" , nos retraites révélées au grand jour
lundi 9 - 20h13
de : nazairien
5 commentaires
Delevoye et le think tank "Parallaxe"
lundi 9 - 13h59
de : Mat
2 commentaires
Les liaisons troubles de Jean-Paul Delevoye avec le milieu de l’assurance !
lundi 9 - 11h43
de : lullal
6 commentaires
Emission - Grève SNCF : Cheminots et cheminotes luttent pour tout le monde !
lundi 9 - 11h14
de : Emission Polémix et La Voix Off
(video) Pour gagner : « reconduction, auto-organisation, généralisation » de la grève
lundi 9 - 07h13
2 commentaires
Grève : le scénario catastrophe d’un "lundi noir" se précise, la RATP et la SNCF alarmistes
dimanche 8 - 19h08
de : nazairien
Le labyrinthe.
dimanche 8 - 16h14
de : L’iena rabbioso
(video) « Nos camarades de la SNCF et la RATP ne veulent pas de chèques, ils veulent qu’on fasse grève avec eux »
dimanche 8 - 16h06
Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
6 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
2 commentaires
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
2 commentaires
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite