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de Roberto Ferrario
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Houellebecq : En finir avec le post-humain ?
de : Marc Alpozzo
lundi 26 septembre 2005 - 12h03 - Signaler aux modérateurs
4 commentaires
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de Marc Alpozzo

Qu’est-ce que le "post-humain ? Si l’on en croit Maurice G. Dantec : "Le post-humain c’est le tout-dernier homme, le globhomme, l’homme zéro du nihilisme terminal, celui qui conçoit son corps selon les paradigmes du meccano biologique rationaliste ultra de M. Francis Crick et son fameux "modèle standard " qui sert prétendument à expliquer le fonctionnement de nos gènes alors que nous ne savons pas comment fonctionne 98 % de la structure , considérée comme "junk", c’est à dire déchet, bruit fossile, "useless information"" .

Le désir d’éternité ! Qui n’en a jamais rêvé ? Plus que jamais notre société consumériste, individualiste, nihiliste, athée, incapable de se penser dans la pérennité du groupe, pose cette alternative comme salvatrice.

C’est bien à partir de cette idée que le dernier Houellebecq se compose, partant précisément cette double question : la première plutôt métaphysique : l’homme mérite-t-il la vie éternelle ? La seconde, plus technique : comment y accéder ? Or, si à la première, Houellebecq donne une réponse plutôt personnelle : l’homme, indigent, ne mérite en rien la vie éternelle, car de celle-ci, il ne tirera qu’un manque d’émotion, un manque de plaisir. Or qu’est-ce qu’il en resterait du bonheur, si toutes nos émotions nous seraient à tout jamais ôté ? La seconde réponse pour sa part, demeure des plus évidentes : le clonage !

On connaît Michel Houellebecq pour son cynisme, son regard froid et glacé jeté sur notre monde contemporain en déliquescence. Regard à la fois sans concession et d’une grande acuité. A l’instar de Maurice G. Dantec, Houellebecq dénonce sont temps. Une dénonciation en forme de signal d’alarme, mais surtout en forme de « faire part de décès ». Car disons-le : ni Houellebecq ni Dantec ne proposent de vraies solutions au constat. Non ! Ils constatent ! C’est déjà pas si mal... Et c’est en cela qu’ils sont de vrais philosophes : ils ont le sens du problème !

Revenons à Michel Houellebecq et sa toute dernière livraison qui fit grand bruit dans un vacarme de clichés consommés.

C’est donc l’histoire de Daniel1 qui se poursuit sur plusieurs générations : 25 en tout ! Daniel24 cite puis commente les textes laissés par son prédécesseur humain, lui le « néo-humain » tel qu’il s’appelle, un post-humain complètement cloné censé assurer la pérennité temporelle de Daniel1. Les clones n’ont presque plus de contact entre eux. A peine s’écrivent-ils sur un Internet amélioré. Ils lisent les écrits de leurs aînés, essayant de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ils détiennent des souvenirs... S’essayant à anticiper un monde de catastrophes annoncées, Houellebecq cherche à demeurer cet écrivain « visionnaire » qu’il fut à l’automne 2001.

Mais tâchons de considérer plutôt ce nouvel opus comme la suite des Particules élémentaires, au moment où les découvertes de Michel Dzerjinski vont permettre de modifier l’espèce. Modification sur deux points essentiels : l’homme sera asexué et immortel. A l’instar des précédents, sur le mode du roman sans intrigue, sous-tendu d’une histoire ténue, bardée de personnages stéréotypés fondés sur le modèle houellebecquien, nous entrons dans un des romans les plus étranges de Houellebecq. Certainement pas son meilleur roman, le rythme étant assez inégal. Reste tout de même la pensée de l’auteur, loin d’être un « roman de la petite santé » tel que le prétend un certain « graphomane indigent ».

Dans la lignée de ses prédécesseurs, La possibilité d’une île est en prise avec son époque. Roman sociologique englué dans le réel et dénué du moindre style littéraire enseignée dans les classes de lycées par de vieilles agrégées de lettres, Houellebecq ne trahit pas sa démarche, ne se laisse pas réduire par quelques critiques littéraires dont les pendules du temps ont été stoppées depuis déjà vingt ans, continuant d’explorer le champ d’une littérature « post-moderne », sorte de littérature hybride aux frontières d’une fiction minimaliste et d’une vision rigoureuse, précise, d’une acuité « géniale » de notre époque et de sa décadence.

Voilà probablement assez d’éléments pour armer les pires « détracteurs » de Michel Houellebecq qui, au somment de sa gloire, doit naturellement essuyer la foudre des chiens du ressentiment. Certes, Houellebecq refuse de travestir la réalité. Ce dénie de toute transcendance, de toute médiation est probablement un préjudice porté au romanesque. Probablement une approche novatrice... une tentative de repenser la forme au profit du fond. Car disons-le : il y a un avant et un après Houellebecq. Plus aucune génération de futurs écrivains » ne pourra négliger ce que Houellebecq a entrepris dans sa tentative de consommer la mort déjà « diagnostiquée » de littérature française.

Dans ce roman, le point de départ est clair : l’amour est-il une réalité atteignable par les hommes ou les femmes, ou une cruelle fiction que notre sexualité biologique nous guide dans un triste plaisir des corps totalement dénué de sentiments ?

« Lorsque la sexualité disparaît, c’est le corps de l’autre qui apparaît, dans sa présence vaguement hostile ; ce sont ces bruits, ces mouvements, les odeurs ; et la présence même de ce corps qu’on ne peut plus toucher, ni sanctifier par le contact, devient peu à peu une gêne ; tout cela, malheureusement, est connu. »

On connaît la fameuse « quête » du bonheur en laquelle Houellebecq ne croit pas, ou ne croit plus, lui qui, par ce livre, se pose une autre question fondamentale, celle du sens de la vie ? Heidegger avait, jadis, en son temps, repris la vieille question antique : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Une question fondant toute la recherche du sens. Un sens que la secte des Elohims bien évidemment se pose, et pose dans ce roman.

L’intérêt de citer cette rencontre entre le narrateur et le prophète des Elohims pour Houellebecq reste bien entendu de souligner les limites de la science, de la technique et surtout des religions. On notera la fin annoncée également de l’islam, et surtout de l’islam politisée et extrémiste. Houellebecq qui reprend la logique de la preuve ontologique à l’envers : Dieu n’existe pas, s’il n’existe pas, tous les fanatiques finiront par perdre face aux populations arabes de plus en plus séduites par le capitalisme et le plaisir, donc l’islam politique est déjà entrain de mourir : CQFD.

Il est vrai que sa tendance à dénoncer une catastrophique évolution des mœurs l’assimile à la droite la plus réactionnaire. Il est vrai aussi que les personnages de Houellebecq, tel Daniel1 dans son dernier roman, sont à l’image du français moyen : fragiles, stéréotypés, bien souvent racistes, ou participant d’un racisme rampant qui se masque derrière des clichés consommés mais destructeurs. Laissons les faiseurs de scandales ou les biographes faire leur travail. On peut taxer Houellebecq de toutes les tares. Dans une époque qui favorise le flou artistique c’en sera d’autant plus facile. Reste que Houellebecq pour reprendre la formule de Dominique Noguez « veut du bien aux êtres humains ».

Et pour cela, Michel Houellebecq mise sur les sciences. A l’instar de Descartes, quatre siècles plus tôt. D’où son constat si juste des religions qui, dans ce roman, sont réduites à de vulgaires phénomènes de pure consommation. Sciences qui, selon Houellebecq encore supplanteront certainement la religion dans un proche avenir car elles sont seules capables finalement d’assouvir le rêve de vie éternelle.

Mais la vie éternelle est-elle seulement une possibilité envisageable ? Et aurait-elle pour autant un sens ? Simone de Beauvoir dans Les hommes sont tous mortels en dénonçait déjà la supercherie. L’homme ne mérite pas un tel destin ! Car c’est le destin le plus funeste qui soit !

Quand à Houellebecq, s’il semble ne plus beaucoup croire en ses « frères » humains, il continue tout de même de les créditer d’une faculté qui leur confère toute leur dignité : l’émotion. Faculté que la vie éternelle leur ôterait définitivement :

« Je compris également que l’ironie, le comique, l’humour devaient mourir, car le monde à venir était le monde du bonheur, et il ils n’y auraient plus aucune place. »

L’émotion, serait la rançon donc à payer pour obtenir le bonheur ? Et Houellebecq en écrivain désespéré au sens grec du terme règle la question sans illusion.

D’une écriture grise, d’un art consommé, La possibilité d’une île est très certainement le roman le plus maîtrisé de l’auteur, Houellebecq se fait à nouveau ce premier et dernier écrivain de la « post-modernité ». Le plus grand. Le plus précis. Le plus pointu. Sa force tient à la clarté et la simplicité du propos. Cela tient également d’un ton désabusé.

Dans sa vision désabusée (mais jamais désespéré) d’un monde frisant l’absurde, il écrit au final, que cette « île » est de loin impossible, que l’homme aussi évolué scientifiquement, techniquement, culturellement, resterait quoi qu’il prétende, une bête, un infrahumain, un post-humain dont les sentiments auraient disparus, et ne seraient pas plus heureux qu’autrefois. L’homme selon Houellebecq ne mériterait donc pas la vie éternelle, car il ne sait que produire violence, tragédies et souffrances sur ses propres frères ; en bref, un homo sapiens à peine plus évolué que ses congénère, qui est pour lui-même le plus nuisible des êtres vivants.

La Possibilité d’une île, Michel Houellebecq, Fayard, 488 pages.



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Commentaires de l'article
> En finir avec le post-humain ?
26 septembre 2005 - 17h10

nos héros (mediatiques et je parlent même pas des Zidane et consorts, pour les CM1 ou

les néanderthaliens) depuis longtemps se sont dévoyés

enfin, un anti héros, Michel Houellebecq, pour crier les Vérités noires

et dérangeantes de ce monde

Bonjour de Croatie.

Ivo B



> Houellebecq : En finir avec le post-humain ?
26 septembre 2005 - 23h53

En finir avec Houellebecq



> Houellebecq malgré lui, quand le racisme revient à la mode
27 septembre 2005 - 16h54

Bonjour,

La masturbation intellectuelle est une chose mais ignorer et dissocier cet homme ignoble de ses petits écrits à la mode revient à accepter tacitement son racisme primaire et abjecte sous couvert d’une critique de la religion ! Heureusement la vérité finit toujours par sortir et c’est la mère de Houellebcq elle-même qui nous livre son récit !

Mais Houellebecq est partout. Il est vendu dans tous les médias et personne ne peut y échapper : revues littéraires, télés, radios, internet.
Il se vend bien et sa pub rapporte encore plus. Sur Campus, la semaine dernière, Guillaume Durand et son équipe ont évoqué la sortie de son livre "La possibilité d’une île" dès le début de l’émission. J’attends donc jusqu’à la fin l’arrivée du phénomène médiatique pour finalement entendre qu’il n’est pas là ! Mais le coup est réussi, ils m’ont gardé jusqu’à la fin ! Hop cette semaine, on remet ça avec un spécial Houellebecq qui, cette fois, sera là en chair et surtout en os !
La 1ère fois que j’avais un des livres puis entendu encore sur Campus sur France 2, je me disais que finalement déverser sa haine sur les musulmans se vend très bien. Car, sa critique de la religion comme il l’entend est identique à ce qu’on pourrait entendre dans une manif du FN. Un inculte qui ne fait qu’écrire avec des mots aussi dégeu que sont ses pensées. Puis quand je l’ai entendu défendre la prostitution jusqu’à ne point condamner le trafic des prostituées mineures en à Bangkok, je me suis dit qu’il ya vraiment quine tourne pas rond chez ce pseudo écrivain qui a de vrais pbs avec sa sexualité. Il aime passer du temps à Bangkok dit-il et il aimerait avoir la même chose en Europe. Pour celui qui n’a passé qu’1 semaine là bas, la réalité est terrifiante et je n’ai pas vu de beauté dans la souffrance de ces jeunes filles (ni là bas ni ailleurs en asie du est). Mais luin le grand écrivain l’a vu et il l’écrit. Pire ça se vend...

Ses mots sur les musulmans sont identiques à ce qu’on trouve sur le site islam-danger. Avec le faux prétexte de critiquer une religion sans l’ombre de la moindre analyse, il dénigre tout une partie de l’humanité.
Le racisme contre les pays à population en majorité de confession musulmane est à la mode et Houellebecq en est le porte drapeau avec la bénediction de tous les médias.
Cela peut-il continuer sans dénonciation, sans contradiction ? Son racisme (délit condamné en France faut-il le rappeler) non voilé n’était-il que le fruit de mon imagination ? Peut-être pas et voici Houellebecq non autorisé, enquête sur un phénomène de Denis Demonpion éd. Maren Sel

Mais d’abord quelques extraits à ceux qui ne liraient pas l’article jusqu’au bout.
C’est la mère de Michel Houellebecq qui parle à propos de son fils :
Michel s’emporte, peste contre les Arabes, les Noirs, les Pygmées - ces « primitifs », lâche-t-il, dont il ne donne pas cher de la peau.

Brusquement, je retrouve un fanatique d’ultradroite qui dit qu’il faut écraser les bougnoules. ’’Et parfaitement qu’il faut les pulvériser tous comme des cafards et que c’est très bien de les prendre au lance-flammes et de les enterrer vivants au bulldozer.’’ Il en voulait à la terre entière. Puis il s’en prit à ’’tous ces peuples à la con qu’il convient de faire disparaître - Ouzbeks, Tchétchènes, Arabes, nègres qui ne comprennent rien et ne font qu’infester la planète’’.

Lecteur de Lovecraft
A propos de Lovecraft, Houellebecq, qui salue son génie pour avoir réussi à « transformer son dégoût de la vie en hostilité agissante », affirme [dans son essai, H. P. Lovecraft : contre le monde, contre la vie] qu’à la lecture de son œuvre, son « autre grande source d’étonnement » fut « son racisme obsessionnel ». « Jamais, écrit-il, en lisant ses descriptions de créatures de cauchemar, je n’aurais supposé qu’elles puissent trouver leur source dans des êtres humains réels. L’analyse du racisme se focalise depuis un demi-siècle sur Céline ; le cas de Lovecraft, pourtant, est plus intéressant et plus typique. »

« Auteur fantastique (et un des plus grands), il ramène brutalement le racisme à sa source essentielle, sa source la plus profonde : la peur », écrit Houellebecq dans sa préface de 1998. Il aurait pu tout aussi bien évoquer l’ignorance et la bêtise qui participent de ce crime contre l’intelligence. Houellebecq n’en dit rien dans son analyse très - trop ? - distanciée. [...]

Lovecraft admire sans ambages Hitler, en qui il voit une « force élémentaire appelée à régénérer la culture européenne ». Lorsque son enthousiasme tiédit à l’égard du Führer, c’est pour regretter que cet « honnête clown », qui a publié Mein Kampf en 1925, ne puisse conduire sa politique à son terme, « bien que ses objectifs soient fondamentalement sains ».

Froidement, sans colère, Houellebecq analyse, dissèque, relève : « Parmi les écrivains plus directement liés à la mouvance lovecraftienne, aucun n’a repris à son compte les phobies raciales et réactionnaires du maître. Il est vrai, ajoute Houellebecq, que cette voie est dangereuse et qu’elle n’offre qu’une issue étroite. Ce n’est pas uniquement une question de censure et de procès », note-t-il, conscient des dangers de mettre sa pensée à nu, de faire abstraction de ce qu’il est convenu d’appeler le « politiquement correct ».

Sans vouloir lui faire un procès d’intention, on aurait pu attendre de Michel Houellebecq une condamnation plus explicite, plus nette, plus tranchée du racisme de Lovecraft ; cette tare rédhibitoire nuisant gravement à la lecture de l’œuvre, n’en déplaise à son biographe, « essayiste », dira-t-il, qui y trouve un réel plaisir. Ce qui est troublant, c’est la manière avec laquelle Houellebecq cultive, dans son essai, une certaine ambivalence. « A titre personnel, écrit-il, je n’ai manifestement pas suivi Lovecraft dans sa détestation de toute forme de réalisme, dans son rejet écœuré de tout sujet ayant trait à l’argent ou au sexe ; mais j’ai peut-être, bien des années plus tard, tiré profit de ces lignes où je le louais d’avoir "fait exploser le cadre du récit traditionnel" par l’utilisation systématique de termes et de concepts scientifiques. »

Sur son racisme, pas une once de réprobation. Lorsqu’il cite des extraits du « Maître » décrivant la population immigrée de New York avec des accents paranoïaques, Houellebecq conclut : « Indiscutablement, c’est du grand Lovecraft. Quelle race a bien pu provoquer de tels débordements ? » Il évacue la question, la passant en quelque sorte par pertes et profits. Est-ce à dire que qui ne dit mot consent, ou bien, tel un M. Jourdain, et au seul but de flatter les instincts primaires du lecteur, ferait-il du racisme sans le savoir ? Ce serait là une grave faiblesse de l’intelligence.

Nobel
Source des extraits : http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idC=10544&idR=4



> Houellebecq malgré lui, quand le racisme revient à la mode
27 septembre 2005 - 22h38 - Posté par

On emploie à mon avis les termes "racisme" ou anti sémitisme à tort et à travers. Depuis Levi Strauss - et même avant lui - on sait sans aucun doute que la médiocrité et la bassesse humaines ne sont pas des caractériques de la couleur de la peau ou de la croyance religieuse. L’abjection, au sens où nous l’entendons - et nous sommes seuls à entendre - est inhérente à la nature, à la nature humaine et la nature tout court. Le spectacle actuel ou rétrospectif du monde offre une suite ininterrompue de répétitions ou de malentendus sanguinaires et absurdes. Il faut être stupide ou de mauvaise foi pour ne pas s’en apercevoir.
La nature a choisi (?) la reproduction comme mode pour fonctionner, ce qui se traduit par l’anéantissement de ce qui est au bénéfice de ce qui adviendra, sous une forme plus élaborée et complexe. Il en va de même pour les civilisations. L’envahisseur massacre toujours l’autochtone pour installer sa civilisation. Ce phénomène est imparablement inscrit au programme de la vie et de la mort. La "mobilisation infinie" ( Peter Sloterdijk) commence absolument avec la conscience de soi et le désir de reconnaissance par autrui.
Ensuite, le fantasme qui en découle, celui d’un monde achevé ou d’une fin de l’Histoire, ici bas ou là-haut - la philosophie, les monothéismes, les "lumières", le socialisme, etc, etc - génère une poussée vers le haut (?) radicalement illusoire. Il faut être stupide ou de mauvaise foi pour ne pas savoir ça. Ce qui est le cas de la plupart d’entre nous.
Michel Houellebecq, lui, il sait. Douloureusement et courageusement.
On ne lui en voudra pas de comprendre que la seule issue à cette grandiose tragédie, dès lors que nous abandonnons nos espoirs en Dieu et en un consensus mondialisé, est le recours à la science. Demain, nos généticiens sauront nous bricoler un néo humain guéri de la maladie d’exister, d’aimer et de haïr. Un néo humain en attente devant l’Eternité. En attente de quoi ?
Michel houellebecq exprime dans un style éblouissant, avec une émotion qui vous prend aux tripes, l’insondable vertige de l’homme lucide.
Au commencement est l’émotion - ou le verbe - mais c’est la même chose. "L’angoisse est la possibilité du possible" (Kierkegaard). Il faut être stupide ou de mauvaise foi pour ne pas savoir ça.





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Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
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Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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