Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Conférence débat, Michèle Audin présente Eugène Varlin, ouvrier-relieur, jeudi 18 avril à 18h30
mardi 16 avril
de Info’Com-CGT
1 commentaire
Info’Com-CGT propose « Les Rencontres Info’Com ». Tout au long de l’année, notre syndicat et divers partenaires organiseront des débats, des échanges en présence d’auteurs, des militant-e-s autour de la sortie d’un livre, d’un documentaire etc. Le premier débat sera autour du dernier livre de Michèle Audin : « Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871 » (aux éditions Libertalia). L’écrivaine nous présentera cette grande figure de la Commune de (...)
Lire la suite, commenter l'article...

TANT QU’IL Y AURA DES LANGUES
de : Marc Alpozzo
dimanche 9 octobre 2005 - 15h12 - Signaler aux modérateurs
4 commentaires
JPEG - 19.3 ko

de Marc Alpozzo

C’est Erik Orsenna qui aurait dit, parait-il, cette superbe phrase : "La diversité est cadeau du monde". Soit ! Saluons-le pour cette prouesse. Il n’en fait pas tant tous les jours. La diversité, qu’elle soit communautaire ou identitaire, j’y réfléchis souvent. Particulièrement en écoutant les divers langues qu’utilisent les gens, que ce soit dans la rue, au café, ou dans la cours du lycée.

J’ai donc rouvert quelques livres sur la fracture linguistique qui sépare jeunes et adultes. Le fameux clash générationnel que je sens se résorber quand même de plus en plus, si on excepte quelques profs aigris et ronchons qui ne sauront jamais d’adapter à leur époque.

Premier point : il semble évident d’abord que les élèves en collèges et lycées parlent et écrivent dans une langue qui défie toutes les règles grammaticales françaises, en mêlant anglais, argot, verlan, à un point tel qu’il est parfois très difficile de les comprendre. Suffit juste d’ouvrir quelques copies de terminales. Pour autant, je me suis demandé si la langue française courait vraiment un réel danger.

D’abord, je constate effaré que l’on dit par-ci par-là des choses telles : « « Ils ne parlent pas français » (...) on ne sait plus parler français dans les banlieues » ». Parfait ! Parfait ! Encore de la caricature à la petite semaine ! Cela dit, cet épigraphe à l’introduction de l’ouvrage de Jean-Pierre Goudaillier, Comment tu tchatches ! souligne bien le malaise qui s’installe à l’école et dans la société française. C’est évident ! Les jeunes parlent de plus en plus une « sous-langue », une « langue appauvrie » que l’auteur appelle « un ensemble de maux du dire ».

Cette langue est une inter-langue qui, d’une certaine manière s’oppose à l’argot qui a plus une vocation nationale voire internationale . Cette langue là, composée d’une multitude de langues telles l’arabe maghrébin, le berbère, la langue de type tsigane etc. reflète à la fois la mosaïque linguistique de la cité, et demeure un seul outil de communication pour des gens qui se pensent au ban de la société, et donc en marge de la langue française. Le déphasage, l’exclusion, l’échec scolaire sont autant de situations issues de la fracture sociale qui poussent des jeunes à s’approprier le français qui est le code dominant, le moule, pour y introduire un ensemble de mots trouvés dans les autres langues, créant ainsi là une forme identitaire qui devient vite l’expression des maux vécus. En s’appropriant la langue, les jeunes des banlieues espèrent ainsi se fédérer et échapper à la tutelle .

Mais la langue française n’est pas seulement défigurée par les jeunes des banlieues. On trouve à tous les niveaux de la société française, le nouveau parler des adolescents qui veulent se distinguer de leurs parents et de leurs aînés que l’on pourrait qualifier de « parler branchés » . Les jeunes s’identifient dans un mode d’expression qui leur serait propre, explique Ali Ibrahma, cité par Jean-Pierre Goudailler dans son ouvrage Comment tu tchatches ! Reste que parler arabe rapproche les jeunes issus de l’immigration, que les mots rebeus, créoles, africains, portugais, ritals, yougoslaves, blacks gaulois, chinois, arabes rapprochent les vécus, leur permet de se moquer de quelqu’un dans le métro sans se faire surprendre

Le parler branché, comme le langage des cités, se fait par le bas. Et figurez-vous que la langue des cités est très prisée chez tous les adolescents, y compris chez les jeunes venus du XVIème. Par ce langage des cités qu’ils s’approprient, ils se donnent une identité en marge, proche des « racailles ». Je suis d’ailleurs assez d’accord quand l’auteur dit que les parlers branchés sortent du cadre géographique des naissances, tirent ses vocables ou ses expressions de divers niveaux de langues. On peut dire « airbags » pour les seins, « casquettes » pour les contrôleurs, « zic » pour la musique. Qui plus est, le verlan, un procédé linguistique adapté à la déstructuration des formes linguistiques est très à la mode .

Un autre phénomène fait concurrence à la langue française : l’europanto dont l’origine reste un mystère. Formée de diverses langues de l’union européenne, cette langue est spontanée, anarchique, vernaculaire et très éphémère. Une langue sauvage et sans règle, si ce n’est une fondamentale : s’exprimer et se comprendre .

Face à cette déferlante, en 1993, l’inénarrable Jacques Toubon alors ministre de la Culture et de la Francophonie fit voter une loi curieuse pour protéger la langue française de l’intrusion d’autres langues, notamment de la langue anglaise et d’un trop grand nombre d’anglicismes. Pour Jacques Toubon, le projet était simple : augmenter les positions du français dans le monde. Il voyait cette loi d’ailleurs comme un « combat » . Parce que les français se sont laissés aller à détruire la langue française, (vous noterez l’incompréhension notoire de ce type de technocrates qui n’a sûrement plus mis les pieds dans la rue depuis 1968 !) il s’agissait de recourir à une loi qui se vit d’ailleurs renforcée en 1997 par une circulaire précisant qu’il importe de veiller à ce que tous modes d’emploi d’équipements comme les ordinateurs, les télécopieurs, ou les photocopieurs soient mis à la disposition des agents publics en langue française.

Défendre une langue est juste, tel que le dit Pierre dans l’ouvrage de Claude Hagège, Le français, histoire d’un combat, reste qu’elle ne doit pas se replier sur elle-même, sans quoi elle finirait par mourir . Est-ce la raison pour laquelle, un texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie fixe la mise en place d’un enseignement bilingue par immersion en langues régionales ? Ce n’est donc pas un combat contre les langues régionales que menaient Toubon, favorable par ailleurs au multilinguisme, mais un geste de refus à l’intention de cette langue de communication internationale qui est l’anglais et qui, par son étendue alarmante, finira par réduire les autres langues à des usages locaux quand elle ne les aura pas fait disparaître .

Réagir contre la langue anglaise ne veut donc pas dire sacrifier les langues régionales , encore moins selon le ministre se dispenser d’un monde multilingue qui représente bien l’avenir de progrès . Ca ne veut non plus dire lutter contre les différences lorsque la langue reste l’élément principal qui constitue la diversité . Car, selon Jacques Toubon, ce combat francophone qu’il entend mener, est finalement un combat pour l’ouverture et la diversité .

Cette diversité n’est pas à confondre avec le verlan ou le langage des cités qui demeurent un argot sociologique dont on ne sait encore si le français s’en trouvera enrichi. Il faut plus l’analyser comme « un pluralisme linguistique européen », une sorte de compréhension multilingue qui tendra à permettre à bon nombre d’européens de se comprendre tout en préservant leur langue. Les 10 et 11 mars 1997 se déroula un séminaire à Bruxelles afin de mieux cerner les raisons de se battre pour un projet multilingue. Selon les actes de ce séminaire, ce projet aurait pour ambition de proposer une autre vision de l’apprentissage des langues qui prendrait en compte l’Europe en marche.

Mais le vrai enjeu dans ce débat sur la préservation de la langue française, et surtout celui de la sauvegarde des langues et cultures régionales ce qu’entend défendre le maire de Quimper dans un rapport du 1er juillet 1998 au premier ministre de l’époque Lionel Jospin. Pour Bernard Poignant, le développement du français s’est fait au détriment d’autres langues, et il s’agit de se rendre à l’évidence que la culture française ne saurait être que la langue française. Pour l’heure donc, comme la République n’en serait pas menacée, il s’agit de faire le choix du régionalisme républicain car, le maire de quimper le dit clairement, le 21e siècle sera celui des revendications identitaires. Ces revendications identitaires sont à la fois constituées du langage des banlieues et des langues régionales.

Dans son Catalogue des idées reçues sur la langue , Marina Yaguello propose une définition du mot « langue » qui permettent de mieux clarifier le débat : la langue est ce que l’on peut nommer un code écrit et structuré par une grammaire possédant un statut national et officiel ce qui lui permet d’être identifiable par tous. Pour le linguiste, la langue est un ensemble de dialectes qui n’empêchent cependant pas l’intercompréhension entre les locuteurs respectifs. Cette définition vient donc appuyer la question posée par Umberto Eco : « a-t-on besoin d’une langue « parfaite » pour se comprendre ? » N’a-t-on pas en effet la possibilité de défendre la conciliation entre langue véhiculaire unique et défense des traditions linguistiques ? On s’aperçoit alors que le nombrilisme culturel auquel on se livre d’une part nuie à l’apprentissage d’autres langues que la langue française et ainsi crée un complexe hexagonal rendant les enfants muets en anglais .

Combattre la langue anglaise par des lois coercitives en rajouterait semble-t-il à un échec dans les langues qui, selon l’angliciste Henri Adamczewski, est programmé avant l’entrée en sixième. Sommes-nous réellement des vieillards à onze ans, lorsque l’oreille façonnée par la langue maternelle est alors incapable de prononcer les r en anglais ou de rouler les r en russe ? Dans le même dossier du Nouvel observateur, la journaliste Anne Fohr est moins pessimiste, et dit qu’on peut probablement ne jamais devenir bilingue passé un âge, seulement on ignore lequel . Il s’agirait donc plutôt de faire vivre la multiplicité dans l’unique .

Car les langues, tel que nous le dit Henriette Walter, sont des éponges. Il faut donc faire vivre les langues. Les langues pourraient être contaminées que cela serait sans importance tant une langue sait résister et survivre aux « invasions périodiques » . Et endiguer les craintes de l’intrusion du français par d’autres langues, c’est également favoriser les langues régionales, d’où la Charte européenne sur les langues régionales qui est certes encore loin de faire l’unanimité même sir elle est dite intelligente et méritoire. Et cette volonté de sauvegarder les langues régionales semble se heurter à la loi Toubon qui cherchant à sauvegarder la langue nationale met en péril les langues régionales qui ne sont nullement associées à cette sauvegarde du français. Il s’agit donc de faire vivre les langues de France en se disant qu’elles ne sont pas des « culs-de-sac », mais qu’elles sont plutôt liées à des langues voisines voire même prestigieuses.

Pour le reste, je continue à utiliser des anglicismes sans complexe, et ce n’est pas une loi qui m’en empêchera...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> TANT QU’IL Y AURA DES LANGUES
9 octobre 2005 - 15h32

Je m’efforce de ne jamais employer aucun anglicisme, et ce n’est pas pour être en accord avec une loi, mais pour échapper à la pensée dominante anglo-saxonne, qui impose ses idées par ses mots.
Le monde de l’entreprise est rempli d’anglisismes, le monde de l’éducation s’en remplit. Les mots forment les concepts. Et les monde anglo-saxon ne s’y trompe pas : "imposer" de gré ou de force ses mots, c’est à coup sur, rendre victorieux ses concepts .

C’est au Québec qu’on m’a appris que penser dans sa langue, c’est se penser soi-même, alors que penser dans la langue de l’envahisseur, c’est déjà courber l’échine.

Alain



> TANT QU’IL Y AURA DES LANGUES
9 octobre 2005 - 19h18 - Posté par

Et courber l’échine devant sa langue, ça s’appelle comment Alain ?

Un concept.

Mata a ri


> TANT QU’IL Y AURA DES LANGUES
10 octobre 2005 - 16h10 - Posté par

"courber l’échine devant sa langue"

On courbe l’échine devant un pouvoir oppresseur. Considérer que sa langue en est un ne relève-t-il pas de la psychothérapie ou de la psychanalyse ?


> TANT QU’IL Y AURA DES LANGUES
10 octobre 2005 - 16h07

a-t-on besoin d’une langue « parfaite » pour se comprendre ?
Non, on peut aussi grogner quand on est insatisfait (c’est le terme que choisissent les médias de marché quand ils prétendent décrire la colère des travailleurs) ou baver quand on désire quelque chose.
On peut aussi dire "zic" ou "casquette" pour musique et contrôleur.
Mais on peut aussi réfléchir : grâce aux "réformes" éducatives les élèves qui lisent de moins en moins ont perdu deux années d’enseignement de français sur une scolarité...Opération neutre ?






Un capitaine de police, mère de famille, s’est donné la mort avec son arme de service Récit d’un ancien flic (vidéo)
jeudi 18 - 14h48
de : nazairien
2 commentaires
Carré Blanc sur Fond Blanc
jeudi 18 - 10h39
de : Marc ARAKIOUZO
3 commentaires
Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
jeudi 18 - 08h35
Gilets Jaunes : motion de soutien de la FIJ aux journalistes français
jeudi 18 - 08h25
de : FIJ
Un caillou dans sa chaussure / C’est l’heure de l’mettre !
jeudi 18 - 07h53
de : Hdm
Manifestation potagère le samedi 18 Mai à Sainte-Pazanne contre les multiples projets de grandes surfaces dans le 44 !
jeudi 18 - 06h52
de : Collectif Terres Communes
Wauquiez sera sûrement d’accord pour un EPR en lieu et place de NDDP
mercredi 17 - 23h58
de : Quasimodo de NDDL à Quasimodo de NDDP via jyp
1 commentaire
Aucune fermeture selon Macron. « Un hôpital sans chirurgie, sans maternité ni urgence, ce n’est plus un hôpital », réagit Christophe Prudhomme
mercredi 17 - 17h31
Les bâtiments peuvent être reconstruits mais la nature ne peut pas se reconstuire aujourd’hui !
mercredi 17 - 11h54
de : Shepered Gaïa
1 commentaire
Rencontre débat sur les violences policières ici et là-bas
mercredi 17 - 11h48
CGT, France insoumise, « gilets jaunes »... Appel à l’union pour une « grande mobilisation » sociale le 27 avril
mercredi 17 - 08h26
SANS FEU, NI FLAMME ..
mercredi 17 - 08h13
de : Mickael Wamen
1 commentaire
Bordel, quelle hypocrisie !
mercredi 17 - 08h09
de : anti-k
4 commentaires
Sauvons la cathédrale du cœur. Pour un autre usage de Notre-Dame-de-Paris
mercredi 17 - 07h54
de : Un curé de campagne en visite à Paris
Divine surprise.
mardi 16 - 17h15
de : L’iena rabbioso
8 commentaires
Espagne : 44 ans après la mort de Franco, l’extrême droite s’apprête à entrer au parlement
mardi 16 - 16h37
de : Stéphane Ortega
1 commentaire
Justice : la cour administrative d’appel annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac
mardi 16 - 14h13
de : Juliette Meurin
LES BLACK BLOCS - La liberté et l’égalité se manifestent
mardi 16 - 12h24
de : Ernest London
Olivier est tombé, son arche restera debout !
mardi 16 - 11h34
de : Le Cercle 49
Christelle Déchronique Les péages urbains (audio)
mardi 16 - 09h48
de : Ciné Christelle
Conférence débat, Michèle Audin présente Eugène Varlin, ouvrier-relieur, jeudi 18 avril à 18h30
mardi 16 - 09h28
de : Info’Com-CGT
1 commentaire
LE 26 MAI, METTONS LA RACLÉE À MACRON ! - Meeting Mélenchon, Aubry, Ruffin, Becker à Amiens (video)
mardi 16 - 08h40
Juan Branco, avant le "grand déballage" macron, dénonce une nouvelle fois nos "pseudos élites" (video)
lundi 15 - 17h41
de : nazairien
8 commentaires
Acte 22 Place de la République, police nationale et bagueux de Paris, complètement hors sol (vidéo)
lundi 15 - 14h19
de : nazairien
4 commentaires
Toulouse #Acte22 : La police tabasse 2 Journalistes et casse leurs caméras (video)
lundi 15 - 11h01
Jean-Luc Mélenchon. Privatisations : « VOTRE MODÈLE EST FINI » (video)
lundi 15 - 10h33
Le "meilleur des mondes" A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
dimanche 14 - 13h30
de : nazairien
6 commentaires
Anti-impérialisme : cycle de conférences
dimanche 14 - 13h29
Marlène Schiappa, piégée par ses mensonges, quitte l’interview (vidéo)
samedi 13 - 15h29
de : nazairien
1 commentaire
Rassemblement pour la libération de Georges Abdallah mercredi 17 avril 2019, 18h00, métro Château-rouge (Paris 18ème)
samedi 13 - 13h22
GAFA de tous les pays, taxez-vous en Irlande !
samedi 13 - 08h52
de : Karine Darmanche
Saurel chante sa révolution à la Comédie Dalayrac
samedi 13 - 00h04
Mobilisation samedi 13 avril contre la loi « anticasseurs »
vendredi 12 - 16h30
de : jean 1
2 commentaires
Le calme avant la tempête
vendredi 12 - 13h56
de : jean 1
Dans la république des gredins...
vendredi 12 - 13h05
Privatisation d’ADP : Macron et les copains de la finance
vendredi 12 - 11h20
de : Hélène Grumal
Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Aujourd’hui Julian Assange (video)
jeudi 11 - 17h43
de : Jean-Yves Peillard
1 commentaire
Le samedi 13 avril : Manifestation nationale contre la criminalisation des résistances antigouvernementales.
jeudi 11 - 16h01
de : René HAMM
Alexis Corbières (F I) dézingue bruno le maire, sinistre de la dette (accessoirement ministre de l’économie) (vidéo)
jeudi 11 - 13h21
de : nazairien
2 commentaires
Arrestation de julian Assange (videos)
jeudi 11 - 12h59
de : irae
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays. John Fitzgerald Kennedy
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite