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"Les carnets rouges de Pier Paolo Pasolini" / en ligne sur Radio France Culture
de : Louise Desrenards
mardi 18 octobre 2005 - 01h15 - Signaler aux modérateurs
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de Louise Desrenards

*Emission géante sur l’Italie des années de plomb et le devenir du fascisme toujours vivant reconverti... Documentaire de création avec citation d’archives intégrales et interviewes actuelles.

Au moment où un renouvellement politique du gouvernement italien paraît de nouveau possible (mais sera-t’il plus ouvert sur les questions des libertés fondamentales pour accorder l’amnistie aux prisonniers politiques ?), il n’est pas vain de revenir sur le sens de la mort de Pasolini et ce qui y succéda.

Cette émission de radio bilingue Franco-Italienne du mardi 4 octobre demeure accessible en ligne dans le site Internet de France Culture, à la page de la série "Le vif du sujet", en cliquant sur "écouter l’émission", jusqu’à mardi 18 octobre à 14 heures 30, et après, à la même page en cliquant sur "écouter les archives"....

 http://www.radiofrance.fr/chaines/f...

Ne ratez pas le début du pré-générique, c’est Pasolini qui parle (extrait de La rage).

**********************

Sens, fascination, intensité, passion, beauté - au sens Baudelairien - , terreur - au sens tragique - il y a de tout cela dans cette émission qui sans doute en choquera certains mais pourtant ne pouvait dire autrement le politique du fait divers de la mort, sinon en cherchant le sens de l’auteur de Salo...

Ce film, il en mourrut probablement (comme si l’oeuvre périlleuse au long d’une vie de procès et d’attentats reçus, conçue comme un destin, arrivait par là à son propre terme), quand on sait que le tournage lui-même faisait craindre l’évocation du gouvernement ultime de Mussolini, mis en abîme par l’enfer de Dante chez le cinéaste, ce gouvernement tardif pendant que les américains déjà à Rome ne s’en tourmentaient pas vraiment (et même fusionnant avec, pour la branche active de Gladio - aujourd’hui descendance autrement active au pouvoir de l’Etat), tant que le matériel fut dérobé et probablement pas que pour de l’argent : pour empêcher le film de se poursuivre, d’apparaître - d’exister. Si j’ai bien compris l’émission et la suite en débat...

Environ 8000 prisonniers politiques demeurent aux oubliettes de l’identité du pouvoir dans les geôles de l’Italie, en 2005. La commission européenne présidée par Prodi - considéré aujourd’hui comme le potentiel unificateur d’un gouvernement de gauche en Italie - ne fut pas davantage favorable au rétablissement de la justice politique notamment pour les Italiens, mieux c’est sous son règne que les demandes d’extradition à la France s’accélérèrent.

Le meurtre de Pasolini, suivant de quelques années le meurtre maquillé de l’éditeur Feltrinelli, la défiguration du poète, son visage martelé en live comme on martèle les icônes en relief, ce qui entraîna au contraire de le rendre plus résistant au-de là de sa propre vie), ce fut le commencement de la fin pour tous. et jusqu’ici.

On aurait aimé entendre au débat qui suit ce documentaire de création la citation d’un fait : les prisonniers politiques en Italie d’aujourd’hui, incarcérés et maintenus incarcérés par la même magistrature que celle qui traita l’enquête sur la mort de Pasolini. Débat néanmoins bien mené face à un auteur don le livre n’est pas encore paru, qui semblait tout savoir mais n’avait pas tout retenu - dont quelques points essentiels et justement, les plus politiques.

Pourtant, ce qui ressort événementiellement de ce documentaire et de sa suite, c’est à l’image de l’évocation par la psychanalyste disant la naïveté de la défense de Pasolini, quand il répondait aux juges sur sa sexualité à l’égale de l’expérience littéraire, c’est - en tant qu’auditeur-trice, prolongeant ce point de vue jusqu’à la mort du poète -, cette horrible mort elle-même : l’oeuvre critique radicale et son expérience engagée contre l’horreur jusqu’à l’inommable, jusqu’à le rencontrer - où il défigure et tue avec acharnement pour déformer le sens puis faire disparaître ; et par là édifiant comme mythe ce qu’il détruit.

D’où le no man’s land du lieu de l’assassinat même, qui ressort au débat suivant l’émission : d’abord décharge, puis lieu demandé par les puissants, transformé en mausolée - dit-elle à juste titre mais l’autre qui lui répond, la Betti, elle avait raison de vouloir à tout prix un enterrement communiste contre l’oubli, pour éviter que l’accomplissement du refoulé qui présida au passage à l’acte de la haine ne se fasse oublier en même temps que sa victime - mais monument encore martélé (c’est irréductible) ; alors, quoi de plus respectable enfin, qu’un terrain de jeu paysager pour les enfants ? C’est donc exactement non pas étrange, ni même ironique, mais bien exactement dans un régime semblable que se règle l’horreur des lignées tragiques représentant le mythe, dans la cité en devenir - les enfants qui jouent sur les tombeaux ne sont-ils pas l’image même du devenir autrement - et le choeur c’est elle, Laura qui dit le prologue et les leit-motiv ; et les autres, Clementi disant l’hubris, la grenouille qui dit la chair et sa mise en pièces, (évidemment on pense à Dionysos ; mais si son coeur fut sauvé, celui de Pasolini fut éclaté disais-je), le journaliste italien, tous - même Moravia - qui jouent la partition...

La sélection des archives et des interviewes par le producteur-auteur et son attention aux différents timbres de voix, comme partie intégrale du sens élaboré fragment par fragment, en progrès dramaturgique, tandis que le réalisateur les actualise plutôt sans ambiance, a fortiori sans ambiance historique datée, plutôt une hyperactualisation qui les rend à la fois hors du temps, et cependant parmi nous, éléments de modelés dans le bas-relief musical (je dis bas-relief à cause du récit - et ça c’est Guibert : il y a un commencement et il y a une fin dans l’ordre fragmentaire qu’il a choisi, c’est celui du sens qu’il cherche en menant l’enquête, et qu’il voit lui-même apparaître à écouter l’information, la rumeur, l’interprétation par les voix qu’il convoque et auxquelles il nous donne d’assister en temps réel de sa création documentaire, ce qui rend la chose captivante) les différentes amplitudes, la musique non comme une pompe mais comme environnement supplantant le principe des ambiances - qui était au contraire le propre d’une autre sublime émission politique, celle sur Jean Seberg. Eux, c’est le coryphée.

Pasolini/ étrangement oui, sur lequel une nouvelle culture - qui n’est pas du tout celle des gays même si les gays faisant silence à minuit ont contribué en première place à l’édifier, mais celle d’une émergence poétique de la critique radicale au-delà d’elle-même, pour la cité et plus forte que le pouvoir lui-même - est un signe d’avenir fondé sur la dimension symbolique d’un événement émergent, signifiant l’histoire de l’Italie - et de l’Europe à ce tournant même : celui où les factieux commencent à faire tuer à la marge avant de finir par confisquer les libertés ordinaires, sans encourir de protestation dans un environnement de confort consommable.

Demiurge et poète organique, mais contemporain antagoniste (alors que celui de Gramsci était harmonieux, dit ensuite D. Guibert, après l’écoute) intégré en son être même comme événement de l’oeuvre en étant. Il faut penser qu’il est l’homme dehors et dedans tous ses sujets, (comme ses propres regards caméra le disent dans ses films me faisait remarquer Simon Guibert lors de l’interview) comme les artistes du Body art depuis leur intimisme (Gina Pane commence à la même époque), lui plus largement au-delà de lui, comme citoyen voyant depuis sa propre intuition de l’histoire qu’il a éprouvée en temps réel de sa vie depuis sa jeunesse. Pasolini est donc contemporain en ceci : démiurge "organique" - agi par son expérience de vie même, comme oeuvre même.

Et je le dis sans parti pris parce que l’esprit critique me vient toujours sans concession à propos des amis ou des proches : je suis restée stupéfaite, pétrifiée sur place, (interrompant toute activité alors que j’avais l’intention d’écouter l’émission tout en poursuivant)... Epouvantée, aussi par la signification terrible que tout cela laisse à notre propre temps au-delà. Tout ce qui a été perdu depuis...

Je re-pense à Clementi que je ne m’attendais pas à entendre là, ce qu’il a donné de lui et le disant avec cette voix douce, comme sachant sa propre disparition déjà, autrement...

Quant à Alexandre Héraud le coordinateur de la série : salut d’avoir défendu - pris le risque convaincu - le principe que cette émission puisse exister sans honte dans toute sa réalité émotionnelle et politique, et dans sa libre beauté. "Le Vif du sujet, autopsie d’un fait divers"

Guibert Simon le producteur (on nomme ainsi les auteurs à la radio et à la télévision) : pas de hors sujet ; mieux, il trouve que dans le cas de Pasolini - ce que l’on entendrait soudain à écouter l’émission en direct - ce serait donc en quoi la scène de ce fait divers et son cadre mêmes installaient l’évocation de toute l’oeuvre et de l’importance collective de l’homme d’idées défiguré.

Le mot clé du sens de Pasolini non seulement son oeuvre mais sa postérité oui, c’était donc bien sa mort, cette mort là sans fard, sur l’acte même sous lequel on voulait la communiquer la pensant contre l’idée représentative de l’artiste engagé (mais lidée faisant partie de la dérobade c’était peine perdue pour les meurtriers) ; mort terrible, locale et internationale et globalement ce qui y succéda, qui le fondait.

De sorte que c’est non seulement une des plus belles émission de Guibert et de Croizier pour le vif du sujet, mais aussi une des plus signifiantes de la pertinence symbolique de la série imaginée par Héraud. Où se configurent les trois dimensions du registre anthropologique terrestre informé par Lacan, parce qu’il s’agit en Pasolini d’un homme d’oeuvre engagé dans son temps de toutes ses idées et de tout son corps - et donc un corps vivant du temps lui-même : réel, symbolique, imaginaire.

Le rôle social critique et l’ampleur culturelle sur le fonds, de Pasolini, prennent forme dans sa mort même telle que l’émission l’actualise, et jusque dans ses ambiguités : personne n’est dupe que la répétition de l’évocation des agresseurs avec un fort accent du Sud, dont un bouclé avec barbe, ne soient des masques grossiers des véritables agresseurs, et surement pas avec un accent du Sud s’il s’agît du MSI, dans l’interview "commandée" de l’assassin en mai 2005 ; mais en même temps, cette interview ne donne en rien à douter sur le fait que le disant ne fut pas seul... -

Ce qui fonde toute son oeuvre non pas comme une mythologie - disait l’invité - mais comme un mythe contemporain en soi installé par l’hoirreur de sa mort, disais-je au début. Voici la boucle refermée.

Or ceci, je n’aurais pu le concevoir de cette façon avant d’avoir entendu l’émission puis le débat et par conséquent de comprendre, a posteriori, en quoi le conducteur de l’émission et sa forme sonore étaient à ce point puissants sur le plan d’une culture commune - la constituant en temps réel de notre écoute.

Pasolini comme disait l’homme de l’abécédaire (je ne sais plus si c’est le "bon" mot), on n’a pas fini d’en parler et d’abord au défaut d’une autre remarque de ce nouveau biographe, il faut bien dire qu’elle a réussi son coup de Betti : non seulement il n’est pas oublié mais le lieu même où il est mort n’est-il pas devenu un lieu de vie ? la célébrité poético-politique y compris son engagement posthume arrivent par des détours imprévisibles et comme d’habitude, sur des malentendus.

Est-ce à dire que la conscience générale plus largement reviendra par un détour inconnu ?

Ciao !

Louise

PS / Bravo aussi aux archivistes qui savent si bien répondre à la façon de la requête, et à France-culture qui a assumé cette très honorable intensité - et beauté radiophonique.

Plus que du talent, à vous tous : quel génie ! On croit que tout est fini puis on croit à demain.

Vive l’information créative : vive le service public - libre ! (et si on ne savait pas pourquoi ni à quoi ça sert ni pourquoi le défendre encore et toujours, et bien, en voici une preuve singulière).


* Rappel du lien de l’émission, documentaire et débat, toujours en ligne sur Internet (pour le détail, voir au début de l’article)
 http://www.radiofrance.fr/chaines/f...

Il y a moyen de laisser un mot en cliquant sur contact (ou écrire - je ne sais plus) et en précisant le titre de l’émission en sujet de votre post.



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