Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
de : ichlo
mercredi 1er février 2006 - 22h22 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 21.8 ko

François Hollande et l’Internationale...

de Laurent Gantner

Coup de théâtre dans une gauche remuante à une semaine de la réunion au sommet prévue à la Mutualité lorsqu’on prend note de l’écart creusé au fil des années entre le politique et la résultante des négociations de ce même politique une fois appliquée sur le terrain... Du moins c’est ce qui ressort des déclarations d’un François Hollande décidemment très en verve puisqu’il appelle à la rescousse un appui dénigré pendant vingt ans et qu’il n’a pas peur de relancer à l’ordre du jour en plaçant au centre de la réflexion le développement, qu’il estime au demeurant n’avoir pas toujours été à la hauteur spécifiquement sur les questions ayant attrait aux Droits de l’homme, par rapport à la lutte contre la mondialisation, sur la paix ainsi qu’au sujet du "filtrage" des adhérents à l’ Internationale socialiste - n’a-t-il pas en effet jugé le participant Gbagbo infréquentable ?

Alors à propos de cette Internationale socialiste, je ne vois pas pourquoi le PS qui est membre de l’Internationale mais ne fait pas partie de la Gauche européenne - certainement plus antilibérale elle que la simple gauche française - s’estime en droit de faire glisser le moteur européen, base de l’Internationale socialiste située autour de la Gauche Européenne, vers son parti socialiste français si ce n’est autrement que pour en faire, au pire un trust électoral, au mieux un point de ralliement pour fixer des objectifs en accord avec cette Internationale ? En définissant ses membres participants, François Hollande rappelle également les formations politiques fondatrices qui ont développées cette Internationale socialiste qui n’a pas toujours été signée par ce Parti socialiste, l’estimant certainement comme un charte qui lui était sienne, mais pas comme une dynamique de développement au sein de laquelle les formations politiques minoritaires appartenant à la gauche ne seraient pas jetées dehors.

Sous cet angle, la présence de la LCR ne doit plus seulement être hypothétique mais se doit de concrétiser par sa présence la défense de cette Internationale aux côtés du Parti Communiste car la LCR est un pôle permanent qui fait vivre l’Internationale depuis sa naissance. Il ne faut pas abandonner aux mains des socialistes la possibilité de se faire les portes paroles uniques de l’Internationale car partie prenante, en s’éloignant des textes, on en oublie ceux qui les font vivre quant au sujet des moyens alloués pour la développer, ce n’est certainement pas Chirac et encore moins son gouvernement qui feront un chèque au Parti Communiste ou à la Ligue Communiste Révolutionnaire pour favoriser leurs actions à la portée militante incontestable ! Main tendue ou arrachement à l’Histoire, à l’heure actuelle personne ne peut définir ce que sera et de quoi sera faite l’ Internationale socialiste dont parle François Hollande si au sortir du congrès du 8 février ne sont pas clairement définis et reconnus sincèrement les fonctions et l’importance dans la Gauche européenne des formations politiques éloignées peut-être de plus en plus du Parti Socialiste Français mais certainement pas de l’Internationale et encore moins de ses revendications et des buts politiques qu’elle s’est toujours fixée. Donner sa place à chacun c’est déjà redéfinir une autre répartition des pouvoirs et cette décision ne pourra que faire avancer la dynamique d’une gauche qui en a plus que jamais besoin.

Pour que le PS ne se superpose pas sur l’Internationale, pour qu’il n’en devienne pas le principal porte drapeau, il me semble indispensable que le discours de la LCR associé à celui du Parti Communiste orchestre les débats entre ce qui est maintenant convenu de reconnaître sous l’appellation des « différentes formations politiques de la gauche ». Chacun aurait tord de rejeter ce formidable pas en avant d’un François Hollande entreprenant à l’annonce du 51ème congrès de l’ IS car il faut se mouiller pour parler d’Internationale socialiste qui, faut-il le rappeler, s’appuie bien plus sur des thèses communistes que sur le socialisme avancé ou en avance sur le retard qu’il lui reste à rattraper en matière d’Internationale certainement car cette réunion prévue entre les différentes formations de la gauche annonce la préparation d’âpres débats dans une lutte acharnée pour barrer la route à la droite et tendre vers cet infini espoir derrière lequel se cachent les tendres appellations 100% à gauche, fiers d’être communiste, Verts & Rouges... quitte à tous nous retrancher derrière une union plus à gauche en cas d’ultime recours et de rester derrière nos candidats respectifs pour trouver une alliance politiquement bien plus probante que celle que nous propose le PSF.

Depuis Lénine - lui au moins on peut le considérer comme un vrai camarade - il fut rare de voire associés aux côtés de ce terme Internationale les particules communiste et socialiste, le reste de la gauche préférant faire sienne cette spécificité internationale et se la tiraillant au cours de l’histoire alors que par définition et pour cause d’internationalisme, cette étendue politique ne peut plus fonctionner si les communistes en sont éloignés, absorbés par le socialisme qui ressort bidon politiquement par rapport aux solutions à envisager pour poursuivre les luttes ci mêmes mentionnées dans l’Internationale Communiste et socialiste.

Profitant ensuite de l’exil des communistes des pays de l’Est l’Internationale s’est alors progressivement et subtilement muée en socialisme tout court au sortir de la guerre froide, date à laquelle ils purent enfin s’y inscrire, drôle de mesure en matière d’accueil pour des dissidents qui fuyaient le stalinisme et qui par leur présence aux tribunes de l’Internationale auraient certainement ravis la majorité sur le socialisme en renforçant en même temps un communisme occidental qui rivalisait en cote part électorale avec son dauphin socialiste. Georges Marchais aurait certainement pris le trône à Mitterrand si les communistes en exil des pays de l’Est qui fuyaient le mur avaient été acceptés plus tôt parmi les rangs de la dite Internationale car c’est là que ne pouvait qu’être leur place suite à leur engagement dans le parti des réfugiés politiques, mais non, il fallait d’abord qu’ils appartiennent au socialisme local, une sorte de stade d’adaptation, une funeste décantation politique et idéologique en supplément apparaissant aujourd’hui peut-être comme étant plus proche d’une visée sursitaire que de programmes politiques arriérés.

Depuis, « marais centriste » et « isolement nationaliste » marquent très fortement la pensée internationaliste de la gauche. De Congrès autonomistes présidés par quelques libéraux socialistes au questionnement à sa base sur la nécessité d’enclencher ou non le passage à une Vème Internationale, cette notion d’internationalisme socialiste servirait presque de vase communiquant entre plusieurs formations appartenant à une gauche élargie selon qu’on se trouve d’un côté ou de l’autre de cette désormais ligne de rupture qui sépare la gauche du libéralisme si les thèses formulées parvenaient à trouver un champ d’application capable de dépasser les simples arrangements tout simplement économiques ou plus spécifiquement à caractère électoral. A gauche il était convenu de parler de libéralisme moral et non pas de ce libéralisme économique auquel tout le monde a rapidement pris goût, ne contrôlant plus l’ensemble de la société et ne courant plus que pour cette spécificité européenne devenue clé de voûte du pouvoir à l’irrespect le plus total des électeurs qui estimaient de leur droit de voire en l’idée européenne une structure officielle capable de restreindre la puissance de la droite.

Au contraire, elle lui a servi de tremplin pour développer son impérialisme économique cette Europe sans que personne ne puisse contrer quoi que ce soit au fur et à mesure de l’avancée cumulative des différents traités.

Entendue cette dichotomie historique au sujet du fonctionnement de l’Internationale socialiste et communiste, sans quoi elle n’aurait plus aucune raison d’être, il est entendu que le Parti Communiste aura rendez-vous avec un choix fondamental autour de la table des socialistes étant donné qu’il lui sera donné la possibilité de rejeter l’ordre de marche imposé par les socialistes pour se retourner vers une gauche avec laquelle il aurait plus d’affinités conceptuelles pour réellement changer le plafonnement libéral et trancher dans le vif les diatribes autour de programmes pouvant être estimés trop légers et tout juste bons à modifier les têtes du pouvoir en fonctions officielles mais pas suffisants pour sérieusement améliorer les problèmes qui eux hélas sont également devenus internationaux.

Néanmoins il faut reconnaître que François Hollande cite là un point fondamental constitutif d’un possible pôle rassembleur autour d’une gauche à qui il n’est que demandé de porter les mêmes idées que lui présentent les formations qui lui sont le plus éloignées ; c’est certainement là aussi l’un des paradoxes les plus ahurissant du compromis politique à trouver pour que toutes les gauches aux différentes sensibilités puissent fonctionner ensembles. Mais ne nous y trompons pas la solution n’est certainement pas dans l’échéance électorale de 2007, ce serait un peu tard non lorsqu’on songe que l’union de la gauche de Mitterrand s’est échelonnée sur une tranche historique communément reconnue comme étant comprise dans la fourchette « 1965 - 1995 » et que le chemin fut long à se dessiner pour disparaître presque aussitôt par mégarde de la poursuite engagée auparavant pour y parvenir autour du programme commun.

C’est peut-être aussi maintenant seulement que le Parti Socialiste paye fortement ses manquements aux engagements évoqués sur une base commune mais qui dans la réalité ne sont restés que lettre morte aux historiens, ça on s’en voûterait presque, pas pour les travailleurs et les luttes ouvrières qui n’ont eu pour droit que d’en souffrir jusqu’à cette récente conquête, encore toute chaude, politiquement réelle sur l’arrêt référendaire du traité constitutionnel qui d’un « non » ahurissant et presque insultant est rapidement devenu international et sans rappel pour se traduire au plus vite dans les urnes. Comme ironie du sort on ne pouvait faire mieux et ce n’est pas dans un simple claquement de doigts que provoque l’imminence du combat présidentiel que les orientations idéologiques à gauche mettront la barre à gauche alors que c’est en la mettant sérieusement à gauche la barre qu’une France électorale unifiée donnera une réponse suffisamment efficace pour enrayer la mesure du coup porté par son échec de 2002.

Seulement selon la conception dirigeante socialiste française, les visées de l’Internationale socialiste exigeraient que les travaux et les efforts des minorités militantes de gauche soient livrés rubis sur l’ongle selon des motifs tournant autour de questions de majorités démocratiques, de direction pour gouverner mais ces prétextes n’ont jamais stipulé qu’il fallait s’approprier les différences pour renforcer un Parti Socialiste qui n’était pas loin de frôler la dérive s’il n’avait sauver son avenir politique par des élections européennes remportées haut la main sous l’impulsion de l’idée d’une gauche collective au point d’en donner le tournis médiatique qui lui était dû à en croire l’utilisation dithyrambique d’un « raz de marée socialiste ».

Il ne peut qu’être porteur et rassembleur cette étrange autodafé à propos d’une Internationale socialiste lancé par François Hollande sans jamais faire un seul instant référence à la « Gauche européenne » active autour d’un « NON » international auquel se rattachent des allemands revenus à gauche après leur scission avec le SPD ainsi que les « socialistes » écossais aussi plus proche de l’alternative à gauche contenue dans le refus constitutionnel qui risquait bien plus de figer le fonctionnement de l’Europe dans de vulgaires transactions financières au lieu de la conduire vers de plus sains équilibres moins rentables mais certainement plus décents pour l’ensemble des populations car un continent comme celui formé par une Europe en « expansion » ne saurait faire primer le cercle privilégié de l’affairisme bancaire et des décisions armées liées au commerce maintenant bien établi du nucléaire et de l’expérience atomique en plein essor sur l’humaine condition de civilisations pas toujours au diapason culturel les une vis-à-vis des autres, souvent décalées par des rapports économiques inégaux que lui impose le système capitaliste ; déroutées le plus souvent par cette unique solution que lui impose un capitalisme mondial certainement pas au service du plus grand nombre.

Cette « Gauche européenne » n’en est pas moins pour autant plus proche d’une charte internationale faisant référence à cette Internationale socialiste « historique » à laquelle fait référence Mr. Hollande. Mais les socialistes nous prendrons tout, nos petits partis, jusqu’à l’Internationale. Il ne manquait plus que cela et après ça, ils pourront se prendre et se mettre à la place d’une Gauche européenne pourquoi pas estimée limitée si elle n’est pas déjà considérée par la plupart des socialistes comme limitée à une simple sous estimation motivée par la nécessité d’une primauté socialiste issue dont on ne sait quelle hiérarchie de domination certainement pas historique, probablement en usurpant certains programmes communs, égarée et happée par un libéralisme qui aurait dû se contenter du champ moral puisque celui de l’économique l’était déjà suffisamment « libéralisé » (mais de quoi) depuis les théories coloniales. Comme ils se sont mis à la place de la gauche rouge de Marchais dès 1981, le PS désirerait-il prendre pour lui le monopole référé de l’Internationale ? !

Ironie du sort, seconde étape qui elle pourrait se réaliser par l’inégale pression des truchements de majorités représentatives électoralement qui feraient forcément que les programmes admis du plus grand nombre ne sont pas forcément les meilleurs ! Cependant l’attrait pour un tel débat sur la conception « internationaliste » du socialisme par rapport aux communistes ne devrait pas faire bouder la LRC d’honorer de sa présence cette table ronde organisée par le PS tant l’enjeu historique semble important puisque Mr Hollande en oublie déjà la Gauche Européenne, partie intégrante de cette Internationale, dès qu’il n’y voit qu’une ronronnante organisation spécifiquement socialiste. Il y a quelque chose d’inquiétant lorsqu’on défie le pari de l’union de la gauche, commençons par parler de cette Gauche européenne qui obtiendrait presque plus d’unanimité dans les couloirs du Parlement que n’y parviennent ces Partis Socialistes Européens qui n’ont plus grand-chose à voir avec une Gauche européenne.

Dans ce contexte la porte ouverte par les socialistes reste la possibilité ultime pour définir une Gauche européenne pouvant faire face aux excès du libéralisme vivement montré du doigt par les mouvements sociaux, les syndicats ; normal puisque tout est à la convenance patronale presque cautionnée par les partis socialistes européens eux-mêmes... mais ce choix les regarde. Il ne faut pas que la gauche hors PS aille aux discussions secrètes avec les socialistes en partant d’avance battue parce que la présence d’une des sections représentative ne serait pas acceptée. La majorité unanime s’impose ici par la présence et la présence seulement de tous, auxquels faudrait-il rajouter la présence d’une gauche solide qu’incarne Mme Laguiller mais là les oreilles des socialistes battraient la chamade et la mutualité deviendrait subitement trop petite pour accueillir tout le monde.

Mr Hollande voit effectivement juste lorsqu’il convie à relancer le débat sur l’International, sujet fondamental pour la gauche dont l’importance historique devenue prépondérante devrait à elle seule rassembler tout le monde, les absents ne marqueront leur désapprobation que pour dénoncer un manque d’ouverture effectif de programmes socialistes trop figés, intangibles et conservateurs... Sur ce point la formation écologiste se positionne en arbitre puisqu’elle insiste également sur la présence de tous sans quoi elle menace d’être aussi absente de cette première tentative d’unification tentée par les socialistes. Preuve en est faite que désormais une formation constitutive de la gauche ne peut plus s’affranchir d’une autre et que les hautaines positions de domination d’un parti sur un autre se risquent à la difficile expérience de la fragilisation de sa validité sur un ensemble électoral qui lui aussi fait le point, parfois dans son coin, parfois rattaché à d’autres conceptions que l’unique socialisme d’une internationale ne suffirait pas à lui seul à faire vivre.

C’est un peu frustrant quand même de leur part et non moins curieux de les entendre accepter un boycott coordonné à l’égard de LO - LCR puisque les Verts parlent de quatre formations « unitaires » PS, MRG, PCF et MRG, organisateurs de la tablée, effectuant par là même une cinglante coupe au travers d’une possibilité d’Internationale réduite du coup à la simple réduction d’une partie de la gauche seulement, représentative, blablabla... Si cette gauche refuse une partie du projet révolutionnaire comment ose-t-elle se prétendre de gauche et rassembleuse puisqu’elle cherche à en écarter l’un de ses principal acteur porteur d’une dynamique des plus à gauche qui puisse être ; la LCR / LO étant loin de paraître entêtés aux vues de leur conformité avec les perspectives « internationales ».

Quatre formations unitaires et beaucoup d’absents, faut-il maintenant montrer « patte blanche » pour prétendre appartenir au peuple de gauche quand les représentants de la gauche n’appliquent que des programmes flétris qui n’ont de la gauche plus que l’étiquette, la teneur étant compromise par les obstacles et les embûches que la droite pose dans le paysage politique français.

Mais la droite n’est pas seule responsable des obstacles que la gauche voit se dresser devant elle, il faut remonter jusqu’à l’introduction en France de la pensée marxiste pour y déceler, très tôt donc, somme d’incompréhensions et d’interprétations contradictoires et toute la pensée marxiste ne fut pas livrée à la classe intellectuelle dès son édition, le temps a pris soigneusement en main la charge d’établir un décalage, certainement pour des raisons de traduction, entre les parutions allemandes et françaises tandis que le politique ne semblait pas pressé d’y prêter la moindre oreille ce qui fit que pendant longtemps le marxisme en France est resté pendant longtemps un ragot de café... Aujourd’hui, il semblerait que dans la confusion qui se dégage de la séparation de l’idée d’Internationale socialiste se plairait à ramener « l’Internationale communiste et socialiste » au même point de construction de base ce qui est loin d’être le cas.

Amalgame ou rejet, toujours est-il qu’une nouvelle fois les théories marxistes s’utilisent dans la confusion et ne se destine qu’à servir de joujou électoral mais pas de mesures concrètes nécessaires et suffisantes pour dépasser les oppressions de la société capitaliste et de contempler non sans un certain ahurissement de quelle manière le Parti socialiste français ne fonctionne pas autrement qu’un vulgaire parti de droite dès lors qu’un de ses ténors excluaient stricto sensu la présence de la LCR d’Alain Krivine alors que la puissance de réflexion, notamment sur les questions internationales, apporterait un peu de vie à ce parti socialiste. Il en aurait grand besoin...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
2 février 2006 - 01h28

Désolé, j’ai pas pu aller jusqu’au bout. L’auteur fait, à mon goût, des phrases trop longues, trop emberlificotées, avec plein d’incidentes, de digressions... Trop pour ma petite cervelle.
Dommage, le sujet avait l’air intéressant.

Kaou



> Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
2 février 2006 - 04h51 - Posté par

Désolé

Oh Kaou

mais en gros

Substituer l’Internationale historique à un simple moteur de trust électoral outillé par le PS européen c’est renier la Gauche Européenne, c’est tuer tout espoir de relecture de la IV° Internationale et rayer tout espoir de construire la V°, c’est voler une partie de la gauche considérée en son ensemble.

Je m’excuse aussi à ton égard pour les phrases trop longues mais mis à part qu’à une époque où on savait encore lire - peut-être cela correspond-il à la période scolaire où Karl Marx était au programme de philosophie - cela me fait resurgir l’aberration des reproches de la plupart des élèves qui estimaient "Das Kapital" trop lourd à lire parce que justement les phrases étaient prises en longueur et non dans leur compréhension... Nombreux étaient ceux qui s’étaient arrêtés au "Manifeste", donc après impossibilité d’en discuter... Aujourd’hui, je ne me souviens plus de rien et je n’en applique plus que la méthode d’analyse que cet intellectuel oublié de son temps, mort dans la solitude et la poussière de l’abandon...

Quant aux disgerssions et sans disgrâce, l’Internationale communiste et socialiste n’a pas à devenir dans l’histoire le monopole des Partis Socialistes et ce n’est pas aux communistes de l’Internationale de renforcer l’aura du PS mais aux PS d’aider les Communistes de l’Internationale à poursuivre leurs travaux...

Mais bon il ne faut pas rêver, je le sais bien comme beaucoup d’entre nous qui se souviennent de la lacheté des socialistes dans l’engagement politique communément forgé avec Georges Marchais et les communistes qui s’y rattachaient, leur incapacité à parvenir à partager le pouvoir nous laisse encore l’amertûme de l’entourloupe du contrat alors bâti ici.

(ichlo)


> Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
2 février 2006 - 08h29 - Posté par

J’ai également du mal à comprendre l’argumentation..

Discours des partis, analyse de ce que sont les partis (leur composition sociale, leurs fonctionements), leurs liens internationaux réels, leurs pratiques réelles aux differentes niveaux (locaux, nationaux, européens, internationaux,...) ainsi que les alliances passées à chaque niveau, voilà ce qui me semble utile pour parler ensuite des désirs de construire une organisation internationale de gauche, une Internationale...

Pour l’instant , l’internationalisme hollandiste semble + se rapporter à l’internationalisme lamyesque, à une logique de soutien du capitalisme (quand ils sont au pouvoir, en situation de decider, c’est leur politique concrete) et les déclarations à des envolées cosmétiques. C’est honorable, chacun ses choix, mais le PS ne boxe plus du tout dans les catégories de l’internationalisme telles qu’elles étaient comprises avant .

On ne peut plus regarder le PS avec des lunettes d’avant-guerre car nous avons maintenant devant nous une espèce de parti démocrate à l’américaine.... Sinon les débats deviennent totalement artificiels et on ne comprend plus ce qui se passe.

Cop.


> Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
2 février 2006 - 18h40 - Posté par

Un résumé :

 La rue est de gauche, mais il n’y a pas de parti pour représenter la rue.
 Tout le reste n’est ni de droite ni de gauche, c’est une fonction de l’audimat.

C’est la même distinction entre "NON" et "on verra ce qu’on va pouvoir faire"
C’est une question de niveau de language.

En plein de paragraphes, il est possible de diluer une réalité brute et sordide.
En une phrase, on peut résumer en massacrant tout, on peut faire court en pointant des faits précis.

Par exemple, on peut résumer l’affaire des caricatures de Mahomet à la liberté d’expression.
C’est possible, mais dans ce cas, quelques milliers de paragraphes de caricatures de la religion catholiques qui ne seront jamais publiés resteront non lus.

Le rapport avec cet article, c’est qu’à priori pour la rue l’internationale cela ne veut rien dire, c’est juste une tonne de papier dans des bibliothèques. c’est la réalité brute et sordide.

J’espère que prochainement, des journaux produiront des caricatures idiotes de Benoit 16, juste pour tester le niveau de tolérance du Vatican.

jyd.


> Article au sujet de l’ambiguïté du terme "Internationale"
2 février 2006 - 20h13 - Posté par

C’est intéressant cette diatribe autour des caricatures de Mahomet

Si l’Occident ne protège plus le droit des humoristes, nous ouvrons grande la porte à tous les intégrismes qui déferlent aux quatre coins de la planète...

On en a eu tonnes des BD avec le p’tit Jésus, des desseins de p’tit Jésus hyppie, des Jésus révolutionnaires...

La religion n’a pas à faire la loi pour imposer la mort de toutes survivances liées à l’athéisme. Ce droit fondamental de vouloir se reconnaître d’aucune religion étant essentiellement motivé par des raisons familiales, politiques, militaires et sociologiques...

Les calotins peuvent la déplorer notre non-appartenance cléricaleuse mais n’ont pas à nous y ramener de FORCE en détruisant l’art de la réflexion ou en invoquant des menaces liées à la mythologie céleste du genre "je vous promets que vous aurez plus de quarante jours de pluie en cas de victoire du "non" au référendum du traité de la constitution européenne" pour faire plus intelligent que d’autres et paraître plus crédible dans le délire actuel de la laïcité...

Pourquoi chercher à tous prix d’imposer la primauté d’une philosophie - la Religion - ce domaine qui dans la philosophie représente en oeuvres écrites la plus rudimentaire des bibliothèques, la plus pauvre d’esprit en sorte, si ce n’est pour parvenir par tous les moyens à réaliser l’étape ultime annoncée de la Bible : l’Apocalypse ? Les plus fervents pieux n’y voyant là que leur but d’homme...





Laurent Berger, le syndicaliste grèvophobe
dimanche 15 - 17h28
de : mat
1 commentaire
Retraite à 67 ans : quand le gouvernement anticipe !
dimanche 15 - 16h21
1 commentaire
Fondation SNCF : réseau d’influence et "social washing"
dimanche 15 - 15h48
de : Mat
solidarité
samedi 14 - 17h28
de : jean1
(video) Le capitalisme porte en lui la guerre, la violence !
vendredi 13 - 11h07
de : JO
7 commentaires
Prévision théatrale
jeudi 12 - 21h50
de : jean1
L’ Acentrale Radio de la grève
jeudi 12 - 16h55
de : jean1
R.N. la place à la tête de l’état est déjà occupée
jeudi 12 - 10h06
de : jean1
bourgeois, tremblez, ça n’fait que commencer ! C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 11 - 22h34
de : Hdm
1 commentaire
TOTAL en Ouganda Rendez-vous au Tribunal ce jeudi 12 décembre
mercredi 11 - 19h21
de : SURVIE
BOLIVIE : La dictature auto-proclamée en appelle à Israël !
mercredi 11 - 17h16
de : JO
1 commentaire
COP 25 : supercherie capitaliste
mercredi 11 - 16h13
de : jean1
Retraites : Édouard Philippe confirme les mauvais coups du rapport Delevoye
mercredi 11 - 15h41
2 commentaires
Les régimes sociaux coûtent un pognon de dingue ? No coment !
mercredi 11 - 09h57
de : JO
2 commentaires
Contre le travaillisme , une gauche de RTT 32 H et de retraite à 60 ans.
mardi 10 - 23h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Deuxième journée de grève : le nombre de manifestants dans 50 villes
mardi 10 - 17h50
3 commentaires
Les manipulations de macron, pour "piller" , nos retraites révélées au grand jour
lundi 9 - 20h13
de : nazairien
5 commentaires
Delevoye et le think tank "Parallaxe"
lundi 9 - 13h59
de : Mat
2 commentaires
Les liaisons troubles de Jean-Paul Delevoye avec le milieu de l’assurance !
lundi 9 - 11h43
de : lullal
6 commentaires
Emission - Grève SNCF : Cheminots et cheminotes luttent pour tout le monde !
lundi 9 - 11h14
de : Emission Polémix et La Voix Off
(video) Pour gagner : « reconduction, auto-organisation, généralisation » de la grève
lundi 9 - 07h13
2 commentaires
Grève : le scénario catastrophe d’un "lundi noir" se précise, la RATP et la SNCF alarmistes
dimanche 8 - 19h08
de : nazairien
Le labyrinthe.
dimanche 8 - 16h14
de : L’iena rabbioso
(video) « Nos camarades de la SNCF et la RATP ne veulent pas de chèques, ils veulent qu’on fasse grève avec eux »
dimanche 8 - 16h06
Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
6 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
2 commentaires
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
2 commentaires
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction. Francis Picabia
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite