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Ilan, avant et après, Ilan toujours...
de : ichlo
lundi 27 février 2006 - 03h19 - Signaler aux modérateurs
7 commentaires
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de Ichlo

Manifestations en foules en guise de protestation pour ce qui dorénavant appartient à l’éclosion achevée du fruit mûr de politiques issues de droitiers extrêmes qui peuvent maintenant contempler - qu’ils y soient conviés ou non - toute l’œuvre très sincère et civique entamée il y a une vingtaine de quelques années contre laquelle se sont toujours prononcées unanimement toutes tendances politiques confondues moins une, maintenue à couvert car trop bruyante aux égards de certains qui pourtant maintenait alors une pression constante de prise de position en faveur de la légitimation d’actes racistes qu’encourageait depuis longtemps un consensus sur l’immigration et la typologie populaire du refus de l’autre développée par des minorités qui n’ont jamais acceptée de payer le travail puisque acceptant le fruit du labeur mais pas leurs représentants ethnicisés.

Mais dénoncer l’immigration de nos jours marque l’apogée de l’incapacité des pouvoirs de droite en France durant cinquante ans à assimiler une gauche qu’ils ont toujours considérée comme criminelle, préférant chercher à se protéger de populations qu’il est plus facile de montrer du doigt au lieu d’essayer de les connaître. Lorsqu’il s’agit de réprouver des barbaries que leur inconscience nationaliste et leur fanatisme patriotique encouragent il est facile de défiler sous la bannière républicaine et de passer d’un coup d’éponge les babioles saisies au vent d’un reportage consacré à Sarkozy en visite dans les banlieues marquées d’une expression de racaille qui n’enlève en rien les exactions de l’intrusion du militaire dans la société dont se souviennent encore les étudiants tabassés du Quartier Latin, les Algériens assassinés jetés dans le Seine, la diplomatie terroriste exacerbée par une Armée de l’Organisation Secrète (OAS) toujours prête à mettre le feu aux poudres, des enfants séquestrés, des établissements scolaires où règnent des disciplines en approche de tortures inqualifiables, Ilan Halimi. La société n’est pas une caserne, l’Etat non plus ou ne devrait pas l’être. Et pourtant tout concourt à le devenir... Peut-être est-ce là l’air al-qaïdiste qu’ils ont donné au temps convoité de longues dates par des démarches secrètes liées aux intérêts économiques actionnés par des mécanismes politiques qui feraient presque dire à l’histoire que Mitterrand n’obtint jamais le pouvoir, lié qu’il était de pleins pieds à une interface d’extrême droite chargée des sécurités présidentielles... Allez donc retrouver une gauche là-dedans, perdue qu’elle est dans les miasmes des secrets d’Etat...

« Justice pour Ilan » comme le titrait Libération ce dimanche 26 février aurait consisté tout d’abord à réprimer institutionnellement les courants politiques liés aux extrêmes droites de ce pays mais au lieu de cela il s’en est fallu de cinq minutes ou d’un plein pieds pour qu’ils ne défilent avec l’ensemble du cortège « gouvernants - opposition ». Il ne faut pas se voiler la face politiquement au nom de principes de démocratie et de droits de l’homme alors qu’on sait pertinemment qu’ils ne sont pas vécus par tous et que nous aurions tous intérêt à nous pencher sur ce « passé qui mine le présent » qui a permis à des idéologies politiques ancrées aux extrêmes droites de ce pays de faire resurgir pratiques et morales d’un passé qu’on croyait révolu. Entre les pages des livres d’histoire et la réalité il y a les hommes qui structurent le possible de l’existence des bourreaux d’Ilan, il y a ceux qui les forment à ce genre de pratiques dans des principes d’enseignements qui charpentent l’ego militaire (cf. le colonialisme et les slogans de brutes qui lui sont liés). Au tribunal Jean Marie Le Pen a été condamné pour apologie de crime de guerre dont la déportation, d’antisémitisme insidieux, de fraude fiscale, de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité, de captation d’héritage, d’agressions, d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec Megret1... Pour tout cela Mr Le Pen a été reconnu coupable et cela ne l’a pas empêché de passer le premier tour des présidentielles que toutes classes confondues estimaient lui être inaccessible. Il n’y a que des électeurs sans histoire qui peuvent suivre un tel choix coup de gueule et irréfléchi. Dans la mythologie moderne de la domination l’électeur de l’extrême droite sous couvert de fascisme autorisé dans sa mission revancharde court aux urnes jalonner le terrain qui permettra aux cas Ilan de se multiplier, aux jets d’acide de mieux se répandre, aux boîtes aux lettres de lycées hébergeant des élèves issus de l’immigration d’exploser dans le plus pur style abstrait et con d’une mafia militaire privatisée institutionnalisée encore un peu gamine et désordonnée mais en gestation structurelle d’activité ; la soupe aux cochons étant l’un de ses derniers griefs à mettre sous l’étiquette du camouflage démocratique.

Ligues antisémites et corporations ont toujours été en France un vivier pour les logiques xénophobes et les 0,4 % des suffrages électoraux du Le Pen des années soixante dix n’ont pas atteint les derniers 20 % qu’on lui connaît sans certaines complaisances dont une partie certaine aura sûrement contribué à baliser le triste sort du malheureux Ilan. Comme ces états de pensée des droites extrêmes appartiennent à l’Etat celui-ci préfère les protéger dans un style purement conservateur au lieu de les combattre estimant qu’il y a déjà suffisamment de gauchisme pour s’en occuper octroyant du même coup aux structures judiciaires la possibilité de perdre l’état d’esprit paritaire sensé l’animer. La mobilisation politique contre l’antisémitisme ne peut être effective que si elle est suivie dans les faits du rejet de la xénophobie et qu’elle sorte d’une forme d’abstraction juridique le plus souvent issue de fantasme du respect plutôt que d’une réalité officielle qui trouve toujours trop exagérée certaines dépositions et fustige le retour de la bête derrière des affaires classées, des disparitions inexpliquées quand ce ne sont pas les déclarations plus qu’abjectes de certains participants de l’ordre « fiers d’avoir tenus la laisse » de plus en plus enclins à « recommencer si il le fallait » montrant à chaque fois l’incapacité de la France de mener des affaires judiciaires jusqu’au bout, soucieuse qu’elle serait de ne pas modifier les acquis et les pratiques d’une forme reconnue et revendiquée de domination qui, lorsqu’elle est appliquée par des pouvoirs conservateurs, préfère l’utilisation de la force à la raison de l’esprit.

Encore reviendra-t-il à la Justice de prendre en considération le rejet de l’amalgame antisémite formulé par un policier ivoirien afin qu’une société française dont l’opinion publique estime le nombre d’actes antisémites en augmentation n’en profite pas à pratiquer cet « antisémitisme par amalgame » en retour aux actes qui ont motivé un groupe de gangsters, jeunes (22 à 25 ans), ayant utilisé des procédés de kidnapping pour rançons et en aucun cas voulu attiser la fièvre de l’antisémitisme, du moins est-ce là les premières conclusions auxquelles mènent la mise en information des premiers éléments de l’enquête au sujet de Youssouf Fofana au lieu de revenir à la charge avec cette saugrenue idée, jusque là interdite en France, de créer des sortes de CSP du crime selon le critère ethnique. Ce chemin que voudrait faire emprunter Mr Sarkozy à la justice française sur le ton d’une fiche pour ethniciser les criminels engage à nouveau la forme d’une norme légitime de discrimination positive sur la criminalité liée à l’appartenance ethnique qui pourrait bien faire penser le citoyen de travers qui ne verrait plus que des criminels « étrangers » puisque ceux-ci, étant majoritaires dans les statistiques, ce sont aussi les plus pauvre qui ne peuvent payer la justice pour racheter une quelconque forme de liberté.



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Commentaires de l'article
>Soyons plus précis:les chiffres !
27 février 2006 - 08h58

je ne veux pas intervenir sur les causes profondes du racisme en France mais simplement faire les comptes:cela fait plus de 30 ans que j’observe ou participe à des manifestations et c’est la première fois qu’un ministre de l’intérieur y participe...je fais donc confiance à la police pour compter les manifestants (50 000 au maximum pour l’ensemble de la France)et au journalistes pour qualifier ces manifestants(trés majoritairement membres de la communauté juive) . Conclusion:quelques rassemblements communautaires trés encadrés (par des hommes politiques et des représentants de l’Etat) et trés médiatisés(la répétition est une arme de propagande massive) pour répondre à une demande de forte mobilisation populaire qui na pas eu lieu...

Guy R



> Soyons plus précis:les chiffres !
27 février 2006 - 12h34 - Posté par

Militant antiraciste de longue date, j’ai "vu" monter le FN sous MITTERRAND, et la création de SOS RACISME comme l’antidote d’un poison que notre président avait inoculé lui-même pour assurer sa survie politique. L’affaire FRÈCHE est une retombée de cette période, qui nous questionne sur le sens de l’engagement politique, sur le prix qu’il faut payer pour gagner, quand on n’a rien d’autre à proposer que la même chose que ses adversaires. L’antiracisme ne se décrète pas sur une "occasion" qu’on s’ "offre" avec un crime alors que discours et actes politiques contredisent les appels au respect et à la tolérance. SARKHOZY d’abord, il a le pouvoir et l’utilise sans aucun scrupules pour son compte, mais les autres ceux qui "compatissent" et qui s’empressent de dire qu’ils sont là pour lutter contre tous les racismes,ils se sont retrouvés dans ce que beaucoup ont appelé une "union nationale contre l’antisémitisme et le racisme " avec le FN et le MPF sur les mêmes mots d’ordre. La Gauche n’a pas cédé à cette manipulation, parce que la Gauche a des mots d’ordre intolérables pour les racistes : parce que la Gauche connaît les racines du mal : c’est la domination des uns par les autres : l’exploitation capitaliste, les nationalismes ethniques et religieux, le colonialisme. Triste manifestation. JdesP


Même si les chiffres..
27 février 2006 - 21h08 - Posté par

Habitant le XIè je confirme la sale ambiance... je n’ai pas pu sortir de ma rue pour rejoindre la manif au carrefour du Bataclan : des flics barraient sans rémission le passage, ce qui jamais n’arrive aux riverains dans le cas des autres manifs même très surveillées.

Une sale ambiance contre la barrière de ceux qui ne pouvaient pas passer : attention pour ton séant si t’étais pas juif -chai pas comment on a reconnu que j’étais goy, mais quelqu’un a essayé de me culpabiliser :) Qu’est-ce que j’ai pris avec ma chienne boxer qu’est tarée à mort de vouloir toujours nous suivre dans les manifs, c une chienne activiste (sic) on l’arrête pas c’est pourquoi on prend garde de toujours suivre par les trottoirs ;-) Bref je rentre la chienne à la maison et reviens : toujours rien à faire, les flics les gens et les barrières c du béton - et même des gueules hostiles...

On part dans l’autre sens pour essayer de rejoindre la manif par une autre rue, et là on voit plein de gens qui reviennent, pas trop contents de l’ambiance surtout une amie qui me dit "ça sent pas bon, y a des tireurs d’élite encagoulés perchés sur les toits, et quasiment personne de la communauté Beur même pas dans SOS racisme..." Alors on élucubre sur les raisons d’un tel filtrage et plus tard seulement on apprendra, une fois de retour que : Sarko Vivi et Chichi étaient au premir rang, et aussi, sans doute les dignitaires du CRIF -au premier ou au 2è, avec les représentants des partis y compris de gôche.. remarquez bien que Alexandre Adler qui depuis quatre ans ou plus en a remontré sous la signature du CRIF devenu étrangement proche de l’extrême droite Israélienne, a directement vue sur l’Elysée via la philosophe consultante perso du président, Blandine Kriegel mais au fond est peut-être mieux que son mari - et y est-elle encore ? A suivre, aux actes des résultats de l’influence - etc.. Bref, nous le peuple antiraciste non communautariste on n’était pas bienvenus. Tout de même il y avait du monde... des militants des partis et de la communauté défensive - à juste titre quand même il faut le dire.. Mais il faut dire aussi que tout le monde Juif de Paris n’était pas à la manif, et pas pour des raisons d’extrême droite ;-)

Seulement ça avait un air de frontière de Bagdad qui m’a un peu gênée...

Ce que je pense : oui, il ne faut pas le dénier, sans doute que le racisme ordinaire contre les juifs accru d’un racisme inter-communautaire lié aux circonstances politiques au Moyen Orient a joué son rôle, évidemment du côté des bourreaux pas de la victime, en même temps que le progrès du passage à l’acte qui va toujours vers son extrême vu que ce jeune homme n’était pas le premier otage torturé par le gang, ici torture mortelle qui a frappé Ilan - avec toutes les complicités tacites ambiantes.

La question c’est qu’on n’a pas été non plus très clairs sur la question de l’Islam de prêter l’intégrisme tel un autre racisme ordinaire à l’ensemble d’une confession religieuse qui ne constitue pas une communauté en elle-même, car elle est diverse. Et que dire des arabes assimilés musulmans qui ne le sont pas ? Voilà un racisme de masse que l’affaire des caricatures n’a pas arrangé (Je pense pour ma part qu’il s’agit d’une ingérence de pouvoirs alliés de l’OTAN qui manipulent la masse critique de l’Islam pour déstabiliser l’Europe - et le monde - dans des intérêts évidents à constater les cibles des tableaux de chasse)...

Ce n’est pas le cas des Juifs dont on peut dire qu’ils composent trois tendances publiques, les nationalistes sionistes d’extrême droite intriqués dans l’Etat Chirac, les Hassidiques qui ne reconnaissent pas l’Etat d’Israël et de plus qui ne supportent pas le nationalisme en général, et les nombreux juifs qui pensent que la dernière guerre rend imprescriptible l’Etat d’Israël mais qu’il ne puisse exclure les Palestiniens, ni même à Jérusalem. Les deux derniers groupes étant la cible d’agression de l’extrême droite juive, notamment dans les manifestations, et de menaces dans leurs boîtes aux lettres ou autres moyens, on le sait.

La plupart d’entre nous qui soutenons la Palestine pensons de même... mais au fond nous risquons moins de haine en tant qu’étrangers au nationalisme juif lui-même - quoique nous devions fermer notre bouche pour ne pas être traités d’antisémites. Donc il faut passer au-delà pour poursuivre le combat.

Pour conclure, je voudrais rappeler la pétition formidable parue dans Le monde en 2003, parce que ce texte non seulement résonne toujours juste aujourd’hui, ici en FR, mais de plus donne toute la mesure du chemin parcouru dans le pire des sens des Etats et des lobbies qui depuis pressent avec succès les hommes de pouvoir, dans le cadre des marchés ; ce qu’il explique ne fut pas clairement entendu, ni compris des autres, et le pouvoir aujourd’hui qui a bien compris la leçon des dernières présidentielles l’exploite à droite pour les prochaines...

Il ne faut pas oublier qu’en 1981 Mitterrand en plus de l’union de la gauche a été élu avec le plus grand succès grâce au vote quasi unanime des juifs - et de plusieurs loges maçonniques aux hommes et aux femmes sortis avec leurs insignes (ce qu’on n’avait pas vu depuis la Libération) dans la grande manif de protestation de la Bastille où tous nous étons rassemblés contre l’attentat de la synagogue de la rue Copernic (octobre 1980) - , ni oublier les conséquences de la désertion de ces voix pour Jospin aux dernières présidentielles, après une manif pour Israël entre les deux tours qui avait été claire ; voix qui constituent certainement, non seulement l’enjeu clairement désiré à droite pour nos élections majeures à venir, mais de plus au regard du passé en quête de victoire fracassante - on peut se douter que néanmoins une victoitre prochaine quel que soit le camp élu ne sera pas fracassante. Il faudra que la gauche soit très forte derrière un candidat incontestablement plastique, un type genre Védrine - mais quel aparatchik de la gauche parlementaire actuelle souhaiterait maintenant un Mendès ?

Ce n’est pas fait pour me réjouir. Ce ne sont plus les masses transunies de 81 amalgamées, ni les mêmes candidats... avec un vote blanc qui depuis a été rendu obsolète par les réformes électorales. Enfin, ne jouons pas les oiseaux de malheur et voyons si le monde extérieur changera les cartes à l’intérieur.. Rien n’est impossible.

Le texte dans la réponse suivante...

L.


La pétition de 2003 : Une autre voix (manifeste)
27 février 2006 - 21h21 - Posté par

Mrax.be Index du Forum -> Antisémitisme : tous responsables ?
Le lien du forum n’est qu’en cache dans google ; voici le site de référence :
http://www.mrax.be/

" La puissance occupante ne doit ni expulser les populations locales ni coloniser les territoires qu’elle occupe Article 49 de la IVème Convention de Genève, signée par Israël.

Voici le texte de l’appel signé par des milliers de Juifs de France.

Ce Manifeste est paru dans Le Monde daté du 6/7 avril 2003 puis dans L’Humanité du 7 avril 2003. Une nouvelle liste de signataire a paru dans Le Monde du 16 octobre 2003 :

Parce que nous ne pouvons pas supporter l’horreur devenue quotidienne au Proche-Orient,
Parce que quelques institutions et quelques hommes publics monopolisent abusivement l’expression des Français juifs,
Parce que nous rassemble une certaine idée de l’humanité,
Parce que, devant les répercussions en France du conflit du Proche-Orient, la résurgence de l’extrême droite, et la recrudescence d’actes antisémites, nous sommes amenés à revendiquer publiquement la part juive de notre identité personnelle,
Nous avons décidé de nous exprimer collectivement.

Citoyennes et citoyens de la République française, nos conceptions philosophiques, nos opinions politiques, nos références culturelles, nos rapports à la religion sont divers.
Descendant-e-s de longues lignées d’hommes et de femmes persécutés, méprisés, bannis, pourchassés depuis des siècles, nous luttons contre toute forme de persécution, d’oppression, comme nombre de nos parents l’ont fait avant nous.
Nous sommes filles et fils de cette République française, qui, dès son origine, a accordé la citoyenneté aux Juifs. Nous nous réclamons de ses valeurs.. La position de chacune et chacun d’entre nous face à l’héritage juif est diverse, mais le souvenir de l’extermination, la conviction qu’elle n’appartient à personne, qu’elle ne peut justifier aucun nationalisme, nous font un devoir de parler comme nous le faisons.

Certains d’entre nous ont pour Israël un attachement particulier que d’autres ne partagent pas, d’autres récusent le principe même du projet sioniste.

Nous considérons cependant tous que, né dans les conditions historiques laissées par les ruines du fascisme hitlérien, le peuple israélien a droit à un État aux frontières sûres et reconnues, dans le cadre des résolutions de l’ONU.
Mais nous n’autorisons ni l’État d’Israël, ni les institutions qui, en France, prétendent représenter les citoyens juifs, à parler en leur nom. Nous nous révoltons contre l’oppression coloniale dont souffrent la Palestine et les Palestiniens du fait du gouvernement d’Israël. Nous ne croyons pas que l’on combatte l’antisémitisme en laissant les Israéliens devenir un peuple d’oppresseurs. Il n’y a paix et avenir pour le peuple israélien que dans une coexistence pacifique et loyale avec le peuple palestinien. Nous soutenons tous ceux qui, en Israël, en Palestine et ailleurs, œuvrent courageusement pour la paix, pour la justice, pour l’égalité des droits, contre la politique criminelle de M. Sharon.

Nous constatons la montée en puissance de l’idéologie de l’extrême-droite israélienne au sein de forces politiques françaises. De nombreux démocrates (parmi lesquels de nombreux juifs), sont victimes d’intimidations : ils se voient accusés d’antisémitisme, au seul motif qu’ils combattent la politique menée par le gouvernement israélien ou réclament le respect par Israël des résolutions de l’ONU, des engagements pris à Oslo.

Que cherche-t-on en pratiquant ces amalgames monstrueux ? Que cherche-t-on en multipliant les agressions verbales et les menaces physiques contre ceux, Juifs ou non, qui exercent leur responsabilité de citoyens en condamnant publiquement la politique israélienne actuelle ? Que cherche-t-on en donnant au judaïsme confisqué un visage repoussant ?

Nous refusons le jeu de l’actuel gouvernement israélien qui, pour renforcer son potentiel d’expansion, cherche à accroître l’immigration en Israël, et s’accommode des résurgences de l’antisémitisme.

L’antisémitisme d’aujourd’hui a certes ajouté une dimension à l’abject en qualifiant les atrocités nazies de « détail de l’histoire ». Mais certains d’entre nous pensent qu’à l’inverse, soutenir qu’il n’y a d’autre crime contre l’humanité que l’extermination des Juifs par les nazis, c’est nourrir les sources même du négationisme ; nous ne réclamons aucun privilège pour les Juifs en tant que victimes : nous nous dressons contre toute oppression. La politique israélienne actuelle n’a certes pas pour but l’anéantissement physique du peuple palestinien, mais plusieurs d’entre nous se demandent si, prise dans son ensemble, ses inspirateurs et ses exécutants ne relèveraient pas de la Cour Pénale Internationale.

Quant aux attentats-suicide organisés par les groupes terroristes palestiniens contre les civils israéliens, ce ne sont pas seulement des actes monstrueux ; ceux qui les trament, envoyant à la mort de jeunes êtres en spéculant sur leur désespoir, sont à nos yeux, comme à ceux de nombreux dirigeants palestiniens, des ennemis – et non des alliés dévoyés – du rétablissement des droits fondamentaux du peuple palestinien. Nous condamnons les forces palestiniennes opposées à l’existence d’Israël.
De même, notre solidarité avec le peuple palestinien ne nous entraînera jamais à la moindre collusion avec ceux dont la sollicitude pour la Palestine n’a comme ressort que la haine des Juifs.

Il reste que :

— le peuple palestinien a des droits imprescriptibles sur une terre occupée aujourd’hui par les forces armées du plus surarmé des États du Proche-Orient.

— le peuple palestinien a le droit imprescriptible d’y fonder, dans les conditions garanties par la Charte des Nations Unies, l’État de son choix.

— le peuple palestinien a des droits imprescriptibles sur la ville de Jérusalem, capitale à partager.

— le peuple palestinien a le droit de voir ses exilés et ses réfugiés choisir, dans des conditions à négocier, entre un retour viable sur la terre de leurs ancêtres et une juste indemnisation.

Tout ce qui s’oppose à la réalisation de ces droits nourrit la guerre sans fin, les atrocités, la haine.

Parce que le siècle a connu l’effondrement de systèmes violemment oppressifs, nous croyons possible et nécessaire l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Devant la montée des menaces intégristes, chauvines, communautaristes, racistes et antisémites, devant les ingérences criminogènes, antidémocratiques, de la droite israélienne dans la société française, nous voulons faire entendre, obstinément, la voix de Français juifs, ou d’origine juive, qui soutiennent les idéaux de démocratie, de liberté, d’universalité des droits humains et des droits des peuples.

Quelques signataires [ndlr : pardon, je n’ai pas le temps d’exécuter les renvois à la ligne] :

Michel Adida, médecin
Armand Ajzenberg, parents morts à Auschwitz
Jacqueline Ajzenberg
Alain Alcan, citoyen français juif
Elisabeth Alexandre, journaliste
Geneviève Aller, citoyenne
Diana Arenzon, psychanalyste
Pierre Attal, prof. émérite univ. Paris X
Danielle Bailly, prof. émérite univ. Paris VII
Francis Bailly, physicien CNRS
Hélène Ben Attar, fille de déporté à Auschwitz, maquettiste
Corinne Bendayan, enseignante, petite-fille de déporté(e)s morts à Auschwitz
Rivka Bercovici, attachée d’administration
Yves Berrebi, prof. de S.E.S.
Marc-Henri Boisse, comédien
Eric Benayoun
Georges Bensaïd, retraité, MC univ. Paris 1
Thierry Berkover, prof. agrégé, univ. Marne la Vallée, fils de déporté à Auschwitz
Jacques Bloc, retraité
Jean-Pierre Bloc, monteur film
François Bloch, citoyen français
Bernard Bloch, comédien, metteur en scène, traducteur, membre du bureau national du Syndéac (Syndicat des directeurs d’établissements d’action culturelle)
Jean Brafman, cadre de santé publique, conseiller régional Ile de france
Sophie Bram Ouali, fille de déporté assassiné à Auschwitz
Bernard Bornstein, médecin
Olivier Brunschwig, psychiatre psychanalyste
Jean Caballero, dir. gén. services de la ville d’Echirolles, Isère
Daniel Cattan, prof. émérite univ. Paris 12
Catherine Chif, prof.
Gilles Cohen-Tannoudji, physicien
Catherine Combase, conseillère d’orientation-psychologue
Nathalie Combase, agrégée d’éduc. musicale, principale adjointe de collège, petite-fille de déportés à Maidenek et Auschwitz
Thierry Cote, biologiste
Jacques Coulardeau, ATER univ. Perpignan
Robert Créange
Véronique Delautier-Lévy
Christian Dacquin, Principal honoraire de collège
Joseph Danan, écrivain, MC univ. Paris III
Jean-Louis Dayan, économiste
Frédéric Desgranges, étudiant
Michèle Dolin, psychanalyste
Elise Dreyfus-Martayan, urbaniste
Michel Dreyfus, historien, dir. rech. CNRS
Betty Engel, assistante sociale retraitée
Maurice Engel, ingénieur informaticien, retraité
Jeanne Fagnani-Lichtenstein, dir. rech. CNRS
Lisette Falk, journaliste
Nicole Fayman, fille de déporté résistant
Patrick Feldstein, travailleur social, prés.association Shalom Paix Salam, Caen
Ami Flammer, violoniste
Ilan Flammer, cinéaste
Elein Fleiss, rédactrice en chef de Purple et Hélène
Raymond Galinski, prof anesthésie-réa, retraité, fils de déporté mort à Auschwitz
Rachel Garbaz
Jacqueline Gaska-Waksberg, retraitée, fille de déporté mort à Kaunas, iLituanie
Dora Gerschenfeld, dir. Rech. CNRS
H. M. Gerschenfeld, dir. Rech. CNRS
Jean Gersin, correcteur, l’Equipe
Danièle Gervais-Marx, journaliste
Jean Giard, ancien député de l’Isère
Serge Gilberg, médecin, prof. associé Paris V
Lise Golomb, documentaliste
Ruth Goodwin, photographe
Guy Gou revitch, ingénieur
Pierre Alain Gourion, avocat
Jean-Guy Greilsamer
Michel Grimberg, MC études germaniques, univ. Amiens
Jérôme Guedj, conseiller général de Massy, vice-président du conseil général de l’essonne
Yann Guillaud, socio-économiste
Jacques Gutwirth, dir. rech. émérite CNRS
Florence Haguenauer, journaliste
Yves Haguenauer
Bernard Herszberg, prof. émérite univ. Paris XII
Simone Herszberg, retraitée
Catherine Herszberg, journaliste
Tsvi Hercberg, inspecteur Théâtre ministère de la culture
Jérome Hesse, écrivain
Antoine Hirsch, retraité
Jean-Pierre Hirsch, prof. d’histoire contemporaine, univ. Lille III
Fabienne Hirsch, retraitée
Maurice Hirsch, retraité
David Izraelewicz, retraité
Mathilde Jaïs, jeune citoyenne
Vincent Jezewski, MC honoraire univ. Lyon II
André Kahane, physicien
Monique Kantorow prof. honoraire Lycée Condorcet
Michel Kaplan, prof. univ. histoire bizantine, Paris I
Monique Karlikow-Shapiro, retraitée
Nancy Karlikow, enseignante
Serge Karsenty, sociologue, chargé de rech. CNRS
Alfred (zadok) Kaufmann, enseignant retraité
Pierre Khalfa, syndicaliste
Annette Klein, retraitée
Maurice Klein, retraité
Charles Korman, avocat à Paris
Serge Krief, ingénieur en retraite
Stéphane Krief, chercheur industrie pharma.
Nicole Krief
Charles Kurcbard, retraité
Dominique Lagadec, urbaniste
Daniel Lehmann, mathématicien, petit-fils et neveu de déportés mort à Auschwitz
Michèle Lessmann-Portejoie
Ellen Lévy, MC univ. Toulouse II
François Lévy, doctorant en littérature, univ. Paris III
Pierre Léon Nephtali Lévy, ancien résistant, puis FFL, croix de guerre avec citation
Georges Lévy, retraité
Maurice Lévy, prof. émérite des Univ.
Daniel Levyne, enseignant
Michel Liberman, ing. rech. honor. CNRS
Janine Liberman, retraitée, petite-fille de déportés morts à Auschwitz
Françoise Lion, psychanalyste
Paul Lowy, syndicaliste, géographe, Dr ès Lettres, prof certifié hors classe, ancien candidat aux élections européennes
Henri Malberg, ancien prés. Groupe communiste au Conseil de Paris
Jean-François Marx, retraité
Bernard Marx, économiste
Denis Marx, postier
J.P. Marx, instituteur
Juliette Minces
Raoul Moati, Paris X, Dept Philo de la logique
Philippe Molina, citoyen retraité, petit-fils de déporté mort à Buchenwald
Robi Morder, juriste et universitaire (UVSQ)
Dominique Natanson, animateur du site "Mémoire juive et éducation"
David Nathan, ancien déporté
Gilles Nejman
Luc Nemeth, docteur en histoire
Jean-Pierre Netter
Sylvie Niderman, journaliste
Laurent Niederman, mathématicien, MC Paris XI, petit-fils de Gaston Niederman raflé au Vel d’Hiv, mort à Auschwitz, neveu d’Emile Niederman, raflé par la milice de Pétain, mort à Buchenwald après la marche d’évacuation d’Auschwitz
Lucienne Nayet, fille de déporté mort à Auschwitz
Jean-Pierre Netter
Janine Olff, citoyen retraité
Perrine Olff-Rastegar, citoyenne
Martine Olff-Sommer, citoyenne
Jean-Claude Pecker, membre de l’Institut, père et mère disparus dans les camps
Jérôme Pichon, citoyen
Jean-Jacques Pik, Médecine Interne, Chef de Service de Médecine
Françoise Pik-Duchenne, prof. agrégée de russe
Pierre Pieprzownik, syndicaliste FSU
Héloïse Plane, enseignante
Sylvie Plane, prof. univ.
Carole Polack, étudiante
Jean-Claude Poulain, citoyen, fils de déporté (convoi n°1) mort à Auschwitz
Abrami Prawerman
Lilya Rajchman, prof. retraitée, fille de déporté mort à Auschwitz
Evelyne Reberg, membre de l’UJFP
Thierry Reboud, écrivain, citoyen
Anita Rind, militante de la Ligue des Droits de l’Homme
Paul Robel, biologiste, dir. rech. Emérite CNRS
Gérard Roizès, dir. rech. CNRS
Martine Rosa-Haguenauer
André Rossel-Kirschen, historien, ancien résistant
Françoise Rozelaar-Vigier, Avocat à la Cour de Paris
Françoise Ruzé, enseignante retraitée
Jean Safrane
Dominique Salomon, chef d’entreprise, fille de déportés raflés au Vel d’Hiv, exterminés à Auschwitz
Elisabeth Salomon, fonctionnaire, fille de déportés raflés au Vel d’Hiv, exterminés à Auschwitz
Monique Salzman, membre honoraire de la Société Française de Psychologie
Didier Sandman, voyagiste, libraire
Odile Sanson Friedmann
Irène Sapir, rescapée du Vel d’Hiv, fille de déportée à Auschwitz
Léon Sapir, retraité du mouvement coopératif
Jean-Gérard Sender, économiste de l’énergie
Michel Shahshahani, journalste, petit-fils et petit-neveu de déportés
Jean-Marc Schick, ingénieur du son
Carlo Schmidt, ingénieur retraité
Jacqueline Schmidt, cadre de banque retraitée
Danielle Schulmann, bibliothécaire
Didier Schulmann, conservateur au MNAM
Bernard Sesolis, ingénieur
Maryse Sesolis, prof.
Claude Sibony
Jacques Sibony, retraité
Paul Souffrin, maire honoraire de Thionville, ancien sénateur de Moselle, fils de déporté mort à Auschwitz
Claude Spielmann, psychanalyste
Lucien Sztarksztejn, journaliste préretraité, fils de déporté mort à Auschwitz
Nicolas Stern
Jacques Sztern, ingénieur de rech. CNRS, fils de déporté mort à Auschwitz
Michel Sztulzaft, consultant formateur, fils et frère de déportés à Auschwitz, plus jeune rescapé de la rafle du Vel d’Hiv
Jean-Pierre Tabet
Gil Teitler, fils de déportée
Arlette Téphany
Gabriel Timsit, ancien détenu du camp de Lodi (1956-1960)
Pierre Toubiana, médecin de santé publique
Patricia Touraine, enseignante spécialisée
Didier Tzwangue, consultant interne en organisation
Martine Ubersfeld-Gilain, prof.
Bernard Ullmann, journaliste
Liane Valere, petite fille de déportés morts à Sobibor
Marc Vanhove, prof. honoraire arts plastiques
Philippe Van Leeuw, cinéaste
Daniel Veron
Maya Vigier, citoyene, militante SICO
Michel Waksberg, retraité, adjoint au maire de Sarcelles, fils de déporté mort à Auschwitz
Antoinette Weil, prof. agrégée retraitée
Françoise Weil, conservateur de bibliothèque retraitée
Irmine Wilf, petite-fille de déportés
Albert Wilkowsky, fils de déportés non revenus, maire adjoint à Sarcelles
Jean Wolff, citoyen
Claude Zelty
(...)


> Même si les chiffres..
28 février 2006 - 19h42 - Posté par

Et bien, moi j’y étais dans cette manif, il y avait hélas plus de juifs que de goys et c’est bien dommage ! Je suis goy, on ne me l’a pas reproché, bien au contraire, les gens étaient émus et ils auraient tellement aimé mobiliser plus largement. Je suis assez triste et déprimée de voir que la lutte contre l’antisémitisme ne mobilise pas, au mieux fait ricaner quand elle ne rend pas hystérique ceux qui l’opposent à la lutte contre le racisme, comme s’il fallait choisir son camp : lutter contre l’antisémitisme ou lutter contre le racisme, comme si l’un et l’autre étaient antinomiques, ce qui n’est pas le cas. Il y avait des petits jeunes excités qui réclamaient vengeance mais ils ne constituaient pas la majorité du cortège, loin de là : nous avons sifflé des jeunes excités, et des gens plus âgés ont déploré la présence de quelques drapeaux israëliens, disant qu’ils étaient hors sujet et hors de propos.
En revanche, ce qui était frappant, c’était la peur de la communauté juive, confrontée pendant plusieurs années à la montée de l’antisémitisme dans le déni des uns et l’indifférence des autres. Dans une rue de Paris que je fréquente, j’ai même vu pendant plusieurs mois des flics avec mitraillette protéger une synagogue après que l’on y a trouvé des inscriptions antisémites. Sommes-nous dans un pays en guerre pour que des lieux de culte doivent être protégés par la police ?
Dans ce beau pays, on pourrait peut-être faire l’effort de concilier la lutte contre le racisme et celle contre l’antisémitisme, finalement racisme et antisémitisme sont des sentiments similaires adressés à des populations différentes, lutter contre ces déplorables sentiments c’est reconnaître et défendre l’universalité de l’homme.


> Même si les chiffres..
28 février 2006 - 22h59 - Posté par

Mais je crois que tu n’as pas bien compris le sens de mes deux textes plus haut...
Le commence par une remarque relative à la tienne : à savoir que les flics ont empêché de rejoindre la manif à cause des personnalités présentes et que nombre de gens furent dans ma situation.


> Même si les chiffres..
1er mars 2006 - 09h52 - Posté par

Je pense que la communauté juive a été prise en otage dans cette manif, les uns pour les élections , les autres pour donner raison à Sharon, les autres encore pour se blanchir de leurs déclarations racistes, d’autres encore pour éructer le leur...Je rends hommage à la mémoire d’Ilan, qui aurait pu être mon fils. JdesP





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