Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Lettre d’un vieux gamin de mai (II)
de : Oreste Scalzone
jeudi 16 mars 2006 - 08h39 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire
JPEG - 10.3 ko

Première partie ici

de Oreste Scalzone traduit de l’italien par karl&rosa

Je me permets de profiter, mais "à cartes découvertes" (montrant mon jeu, ce qui rend limpide l’expédient communicatif) du caractère apparemment "de biais" de cette "Lettre ouverte" aux étudiants français en rébellion contre une loi qui relance et sanctifie une prolifération colossale de la précarité ; lutte, mouvement qui va en s’élargissant et qui s’est trouvé un épicentre hautement symbolique, la Sorbonne occupée, des barricades sur le Boul’Mich’ et tout ce qui va avec qui, même sans le vouloir, ne peuvent pas ne pas diffuser, comme la madeleine de la Recherche proustienne, un parfume de remake - pour parler de certaines choses qui sans doute apparaissent à première vue un peu abstruses aux lecteurs et lectrices de vingt ans, en Italie, en France ou ailleurs.

Des choses qui peuvent paraître un peu "ésotériques", des clins d’œil entre gens autorisés. C’est vrai : mais faut-il l’écrire, seulement pour rassurer ceux qui lisent et qui y trouveront ce qu’ils savent déjà, ou qu’ils supposent savoir, les traitant ainsi comme le chien de Pavlov ? Ou plutôt pour étonner, angoisser, "stresser", effrayer ? Certes, le plus souvent c’est ce qui se fait, ce qui se fait "en haut" - ça se fait "de haut en bas". C’est ce qui se fait, en premier lieu, dans l’immense "chronique des faits divers" en temps réels assénée par les médias, de même que dans tant de fictions "très noires", comme un cauchemar : c’est ce qui se fait, dans la définition des frontières entre faits divers, fiction, "reality-show", genre "fantastique"...

Comme le fait remarquer Debord dans "folie du capital", au-delà d’un certain seuil, "le vrai devient une figure du faux". Ce qui se fait concourt-il à abaisser l’activité de penser à l’exhibition alternative d’un "latin d’église" ésotérique, bon à intimider, véritable "terrorisme intellectuel" qui sème la frayeur, qui peut-être mobilise mais seulement sous forme de "psychoses collectives", qui met dans un état de vertigineuse frustration et de dépendance pour immédiatement inhiber tout ferment d’autonomie, de critique, de mise en commun ? Ou participe-t-il d’une réduction de la pensée à une "pensée - propagande", forme extrême d’une pensée réduite à des slogans de spots publicitaires, comme celle qui triomphe, avec de rares exceptions, dans les assemblées du peuple du spectacle "porno" de la confrontation pré - électorale ?

J’ai donc pensé profiter du jeu et de ses règles pour dire en termes nus et crus une série de choses lancées, certes pas comme des thèses, à la limite même pas comme des conjectures, disons...comme des "puces à l’oreille" destinées aux oreilles des "gens autorisés" qui ne sont ni les "étudiants à la Sorbonne", ni leurs contemporains en Italie, mais bien des militants et même des militants qui pensent publiquement. Il n’en reste pas moins, par ailleurs, que ces choses ne seraient pas en effet inintéressantes non plus pour les "Chers étudiants"...

Ayant ainsi "mis les mains en avant", j’ajoute quelques questions qu’il serait - je le répète - un peu idiot de liquider parce que "cryptées". Je concluais la première partie de cette lettre, dimanche, en invitant à oublier le 20ème siècle, à oublier Deuxième, Troisième et même quatrième et cinquième Internationales ainsi que les idéologies de substitution. Est-ce possible ? Avant de dire comment et dans quelle direction, il convient de dire que la pire des superstitions serait de le considérer fatalement impossible. Ne jamais dire jamais...Il faudrait penser une articulation duelle.

1. L’instance immanente que Marx avait appelée "communisme critique", la voir comme exode, comme quelque chose qui n’a pas un début d’ailleurs toujours différé, que d’abord il n’y a pas, puis qu’il y a, puis qui peut-être meurt. Le voir au contraire comme mouvement (disons, asymptotique) signifie pouvoir dire que ce n’est pas pour demain, c’est d’aujourd’hui, ici, ailleurs : et en même temps, que ce n’est pas que la chose se définisse comme une "fin" (au double sens du terme), "un régime, un état de choses à instaurer, une formule, une recette, un plan de réorganisation de la société", comme l’écrivait Marx : et nous pourrions allonger, avec le bon sens de ces années-ci, la liste de "ce qu’il n’y a pas", que nous "n’appelons pas communisme" : nous pourrions ajouter que ce n’est pas un Eden, un paradis perdu, une patrie lointaine exotique, un regret, un quelque chose que quelque Dieu nous avait promis et dont nous avons été traîtreusement frustrés...Ce n’est pas une utopie, une identité, un patrimoine, c’est-à-dire une chose de "propriétaire"...on pourrait le dire un mouvement "asymptotique", et une "idée directrice" comme la définit Foucault, par exemple, l’abolitionnisme des prisons. On pourrait le penser comme une faculté, un faire : en ce sens, d’ici et de maintenant et sans éventuels actes de naissance, copyright, certificats de décès...

2. Et puis, il y a la vie matérielle, les conditions de l’existence, les "infrastructures contextuelles de la vie". Voilà, c’est là qu’il faudrait être ouvert au chœur - pluriel, comme la biodiversité - des formes, des modes d’action, des résistances et des offensives et contre-offensives, des objectifs, des expérimentations et être aussi, évidemment, attentif à l’incontournable rapport de forces.

L’articulation de cette "dualité" n’est pas celle entre l’œuf aujourd’hui et la poule demain. Ce n’est pas celle entre un soi-disant "pragmatisme", terrain défensif, "syndicaliste" et un plan soi-disant noble et en même temps toujours différé, fuyant, insaisissable du "révolutionnarisme possible"... Ce n’est pas non plus celle entre "le pain" et "les roses". Penser un horizon de sortie radicale des logiques constitutives de ce monde, c’est aussi l’unique pari possible pour échapper à ce qui - et tant pis si cela peut sembler apocalyptique - à ce qui me semble une fin de course sans échappatoire vers un "délabrement mental", sentimental, éthique...disons anthropologique. parce que s’il est vrai, et c’est vrai, que ce que l’on appelle "l’Histoire" est un long fleuve de sang à peine interrompu de ci de là, il est vrai aussi qu’il était, certes, atroce mais (je joue ici volontairement au cynique à des fins heuristiques...) "à l’époque" chacun ne connaissait que ses propres souffrances et celles de ceux qui lui étaient proches...

Aujourd’hui, la forme même de ce capitalisme (que l’on a qualifié de "cognitif" et que, de notre côté, nous dirions : "système capitaliste d’état intégré, bio politique, illusionniste, toxicomane, psychosomatique, criminogène/pénal...) comporte le fait que l’horreur universelle - en temps réel, avec des allers-retours entre regard d’ensemble et détails, jusqu’au "singulier" et à l’instantané - est exposée aux yeux de tous ! Ce qui est inédit et dont on ne peut calculer les conséquences en chaîne, en réaction en chaîne, c’est que "tout" - une Babel infinie de "locaux", de langues, de "valeurs", de critères, de poids, de mesures, de mémoires - est en même temps présent sur la même scène ; et que de plus sont en même temps présents les passés, les futurs, les "remake", les hybrides...Nouveau, inédit, inconnu, est que s’est déchaînée une compétition à mort entre tous et tous, entre chacun et chacun, pour démontrer que son Esperanto personnel, son arithmétique privée...sa légitimité absolue (de victime innocente, etc....) doivent être "universellement" reconnus.

Et cette compétition à mort, en même temps et paradoxalement, rend tout le monde égal, comme l’Unique en série (production en série d’une "unicité" exclusive..., de Totalités, d’Absolus..., qui homologue férocement rendant tout le monde dépendant comme des toxiques d’un même Moloch) et pousse, d’autre part, à une volonté d’anéantissement de tout autre "concurrent". Les deux choses sont directement proportionnelles, faces du même processus. Le plan de "faire autonomie commune" ne peut donc pas se proposer que comme exode : et le plan préliminaire, prioritaire (et aussi le plus réalisable) est de commencer à se retirer de cette course. Peut-être pourrons-nous penser que c’est une issue (et travailler pour cela) le jour où l’un des sujets soumis, exploités, immergés, répondra à celui qui lui demande "Qu’est-ce que tu veux, que tu implores, que tu réclames, que tu désires ?", comme on le dit de Diogène à Alexandre le Grand : "Rien. Ôtes-toi de ma vue car tu me caches le soleil".

Qu’un sujet dise, réponde : "Je ne réclame de personne, et encore moins de la légalité de l’Etat, aucune reconnaissance. Aucune "justice" en mon nom et pour mon compte. Il n’y a aucun "Autel" d’aucune "patrie", aucune médaille qui puisse nous intéresser nous autres, étant donné que nous n’avons aucune langue en commun". Qu’aux offres de ce genre, on réponde, comme le Batheleby de Melville, "Je ne préfère pas". Eventuellement - oui, plutôt cela - "« Sciur padrun da li beli braghi bianchi, föra li palanchi, fora li palanchi ! » ["Monsieur le patron, au beau pantalon blanc, sortez vos sous, sortez vos sous !", texte d’une chanson traditionnelle populaire, ndt] Dit en napolitain : "Posa e sord..." ["lâche tes sous...", ndt] Voilà, ce n’est que de cela que l’on peut discuter. Ce n’est que cela qu’éventuellement nous attendons de vous, et que nous vous réclamons...Là-dessus que recommence la discussion. Il y a une longue liste dont il faut tenir compte : précarité, migrations, spécificité des sujets les plus assujettis aux formes les plus extrêmes de cette volonté de pouvoir/destruction qui est la logique du système...Et tant que nous y sommes, nous aimerions - mais nous sommes obligés de différer à une prochaine fois - dire deux mots sur ce qui se passait entre temps (tandis que les étudiants français, désormais chassés de la Sorbonne, s’affrontaient à la police de Sarkozy et de De Villepin dans les rues de Paris) dans celles de Milan... Le 7 avril sortira "Vademecum" (soliloques dialogues chants et contrechants) éditions immaginapoli dirigé par José Mazzei et Ugo Tassinari, postface de Paolo Persichetti.

http: //orestescalzone. over-blog. com/

http://www.liberazione.it/giornale/...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> Lettre d’un vieux gamin de mai (II)
16 mars 2006 - 15h17

Le communisme est un phénomène, une manière d’être au monde, à l’autre, voire un humanisme et non pas comme beaucoup le pensent, un idéal, une utopie, un but à atteindre. Et c’est ce en quoi le "spectre du communisme hante notre quotidien".
Merci d’être encore là Monsieur Scalzone.

Une étudiante parmi d’autres.






HABITER CONTRE LA MÉTROPOLE
dimanche 25 - 19h04
de : Ernest London
G7 : Les opposants manifestent, (24 août 2019, Bayonne) les prétoriens protègent, la "racaille mondialiste (vidéo)
dimanche 25 - 11h39
de : nazairien
2 commentaires
La France n’a pas de leçons à donner à la Russie
vendredi 23 - 14h33
de : JO
2 commentaires
G7 : Biarritz occupée par l’état-major du néolibéralisme
jeudi 22 - 18h05
de : joclaude
1 commentaire
Nous accusons !
jeudi 22 - 17h07
Qu’a vraiment dit Vladimir Poutine sur les Gilets Jaunes à Brégançon ?
jeudi 22 - 16h58
de : JO
Urgences, femmes de chambre, travailleurs sans-papiers : trois grèves qui n’ont pas pris de vacances
jeudi 22 - 16h21
VENEZUELA : Témoignage sur la reconnaissance des droits des Indiens !
jeudi 22 - 11h50
de : JO
GILETS JAUNES :L’enquête sur la mort de Mme. Zineb Redouane à Marseille !
mercredi 21 - 19h37
de : joclaude
MANIFESTATION POUR EXIGER LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH
mercredi 21 - 17h51
de : Jean Clément
La "guerre en syrie, qui n’en finit pas de finir" : Les raids pro-Résistance de l’aviation russe
mercredi 21 - 17h25
de : nazairien
1 commentaire
Biarritz : Ville fermée.
mardi 20 - 21h39
de : L’iena rabbioso
Contre-G7 : la Confédération paysanne appelle à une forte mobilisation
mardi 20 - 16h16
de : jean 1
3 commentaires
À MES FRÈRES - Anthologies de textes poétiques et politiques
mardi 20 - 10h44
de : Ernest London
Féminisme : choisir un courant.
mardi 20 - 10h15
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Depuis le 8 Aout 2019 énième accident nucléaire Nionoska Russie
lundi 19 - 22h32
de : savoie antinucléaire ACDN Next-up
L’île aux enfants.
lundi 19 - 18h24
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Trump décrète un blocus total du VENEZUELA !
lundi 19 - 18h02
de : JOclaude
1 commentaire
Comité Chômeurs et Précaires CGT Strasbourg : Les nouveaux Esclaves !
lundi 19 - 16h23
de : JOclaude
Montpellier : 150 gilets jaunes font fermer le Polygone et un « village jaune » au rond point de Près d’Arènes.
lundi 19 - 16h06
de : jean 1
1 commentaire
ARGENTINE : le spectre d’un retour du péronisme fait plonger la Bourse !
lundi 19 - 15h53
de : joclaude
1 commentaire
Contre-sommet : « Ce G7 n’est pas un point d’arrivée, c’est un point de départ »
lundi 19 - 10h26
3 commentaires
Féminisme hypertextile et féminisme hypotextile
lundi 19 - 01h00
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Voiler sans tarder les jeunes filles de 2 à 12 ans ?
dimanche 18 - 22h09
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Suite des oeuvres des brutes de Macron ! Mes observations !
dimanche 18 - 21h25
de : JO
2 commentaires
Pudeur pour soi ou pudeur pour autrui.
dimanche 18 - 21h13
de : Christian DELARUE
5 commentaires
ADIEUX AU CAPITALISME Autonomie, société du bien être et multiplicité des mondes
dimanche 18 - 07h31
de : Ernest London
1 commentaire
G7EZ BLOKATU Deuxième communiqué/Bigarren agiria
samedi 17 - 12h06
de : g7blokatu
Théorie de la consience du monde ; aujourd’hui la Palestine
vendredi 16 - 22h54
de : Agence media palestine
ÇA GRÉSILLE DANS LE POTEAU - Histoires de la lutte contre la T.H.T Cotentin-Maine – 2005-2013
vendredi 16 - 11h04
de : Ernest London
Santé de la population : les connivences de l’aristocratie médicale avec le nucléaire, le pétrole, la téléphonie,...
jeudi 15 - 22h49
de : coordi sud-est
2 commentaires
Grèce. La chasse aux jeunes rebelles est ouverte.
mercredi 14 - 23h02
de : Ne vivons plus comme des esclaves - Yannis Youlountas
Tournesol OGM fauché dans l’Hérault
mercredi 14 - 22h44
de : faucheur de chimères
Chez Castagner le nucléaire
mardi 13 - 22h51
de : Intercollectif contre les projets nucléaires et imposés
G7 BLOKATU : Bloquons le G7 et son monde !
mardi 13 - 21h04
de : jean 1
Rassemblement de soutien aux mobilisations du 13 août au Brésil contre l’extrême droite de Bolsonaro
mardi 13 - 08h43
de : jean 1
1 commentaire
Quand Castaner diffusait une BD porno contre ses adversaires politiques
lundi 12 - 22h25
de : Les Crises
Selon l’IGPN
lundi 12 - 22h21
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Bulletin du 8 aout 2019
lundi 12 - 22h17
de : CADTM
NathalieLoiseau dans ses oeuvres.
lundi 12 - 09h18
de : jean 1

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Elle [la philosophie] fait sienne la profession de foi de Prométhée : "Je hais tous les dieux." Cette profession de foi est sa propre devise qu'elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l'homme a de soi. Karl Marx
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite