Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Scoop Bellaciao : scandale, un rapport de Santé Publique France de mai 2019 réclamait 1 milliard de masques !
jeudi 26 mars
de Roberto Ferrario
3 commentaires
La date est importante (mai 2019), le gouvernement de Macron ne peut donc pas continuer à dire que les responsables sont les anciens gouvernements... Deuxièmement, c’est cette phrase dans le rapport qui est très importante et qui détermine le milliard de masque demandé : "En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population..." Il est extrêmement "bizarre" (...)
Lire la suite, commenter l'article...

Cuba en ligne de mire


de : Noam Chomsky
lundi 25 septembre 2006 - 23h32 - Signaler aux modérateurs
4 commentaires
JPEG - 15.8 ko

de Noam CHOMSKY

Extraits de son livre "Hegemony or Survival, America’s Quest for Global Dominance"

Près d’un demi-siècle de terrorisme

La dictature de Batista fut renversée en Janvier 1959 par les guérilleros de Castro. Au mois de Mars, le Conseil National de Sécurité (acronyme anglais NSC - ndt) examinait les moyens pour provoquer un changement de régime. En Mai, la CIA commençait à armer les guérillas à l’intérieur de Cuba. "Au cours de l’hiver 1959-1960, il y eut un accroissement significatif des bombardements et incendies supervisés par la CIA et pilotés par les exilés Cubains" basés aux États-Unis. Inutile d’imaginer ce qu’aurait été la réaction des États-Unis ou de leurs alliés affrontés à la même situation.

Cependant, Cuba n’a pas riposté par des actions violentes à l’intérieur des États-Unis, en guise de vengeance ou de représailles. En fait, Cuba a appliqué la procédure prévue par le Droit International. En Juillet 1960, Cuba demanda l’aide de l’ONU, en fournissant au Conseil de Sécurité des rapports sur environ 20 attentats, avec les noms des pilotes, l’immatriculation des avions, les bombes qui n’avaient pas explosé et d’autres détails spécifiques, récapitulant les dégâts considérables et les nombreuses victimes et appelant à la résolution du conflit par des voies diplomatiques. L’ambassadeur des États-Unis, Henry Cabot Lodge, répondit en "assurant que les États-Unis n’avaient aucune intention agressive vis-à-vis de Cuba." Quatre mois auparavant, au mois de Mars 1960, son gouvernement avait secrètement et formellement pris la décision de renverser le gouvernement de Castro, et les préparatifs de l’invasion de la Baie des Cochons étaient déjà bien avancés.

Washington était préoccupé par le fait que les Cubains puissent tenter de se défendre. Le chef de la CIA, Allen Dulles, demanda donc à la Grande-Bretagne de ne pas fournir d’armes à Cuba. Sa "raison principale", selon le rapport que l’ambassadeur Britannique transmit à Londres, "était que cela pousserait les Cubains à demander des armes à l’Union Soviétique ou aux pays du bloc soviétique," un acte qui aurait "un immense impact", souligna Dulles, et permettrait à Washington de qualifier Cuba de menace pour le continent, suivant un scénario qui avait si bien marché au Guatemala. Dulles faisait allusion à l’écrasement réussi de la première expérience démocratique au Guatemala, une courte période de dix ans faite d’espoirs et de progrès, que Washington craignait beaucoup à cause de son soutien populaire immense, confirmé par les services de renseignement US, et de "l’exemple" que pouvaient constituer un ensemble de mesures économiques et sociales qui profitaient à la grande majorité de la population. La menace Soviétique était régulièrement invoquée comme d’habitude, et même renforcée lorsque le Guatemala demanda des armes à l’Union Soviétique après que les États-Unis aient menacé d’attaquer et de couper leurs sources d’approvisionnement. Le résultat fut un demi-siècle d’horreurs, pire encore que la tyrannie soutenue par les États-Unis qui avait précédé.

En ce qui concernait Cuba, les plans envisagés par les "colombes" étaient semblables à ceux de Dulles, directeur de la CIA. Arthur Schlesinger mit en garde le Président Kennedy sur les "risques politiques et diplomatiques inévitables" pour un plan d’invasion de Cuba par une armée mercenaire. Schlesinger proposa de tenter de piéger Castro à commettre une action qui servirait de prétexte à une invasion. "On pourrait imaginer une opération clandestine à, disons, Haïti, qui pourrait éventuellement amener Castro à envoyer quelques hommes là-bas, une opération que nous dénoncerions ensuite comme une tentative de renverser le régime Haïtien.... la question morale serait réglée et la campagne anti-étatsunienne serait freinée dès le début." Le régime Haïtien en question était celui du dictateur sanguinaire "Papa Doc" Duvalier, soutenu par les États-Unis (avec quelques réserves). Ainsi, toute aide fournie aux Haïtiens pour renverser ce régime aurait été considéré comme un crime.

En Mars 1960, un plan (du Président) Eisenhower prévoyait le renversement de Castro et son remplacement par un régime "plus dévoué aux véritables intérêts du peuple Cubain et plus acceptable pour les États-Unis," y compris par le soutien à "des opérations militaires dans l’île" et le "développement d’une force paramilitaire adéquate à l’extérieur de Cuba." Les services de renseignement signalaient un fort soutien populaire à Castro, mais c’était les États-Unis qui devaient déterminer les "véritables intérêts du peuple Cubain." Le changement de régime devait se dérouler "de manière à éviter toute implication visible des États-Unis", en prévision des réactions en Amérique latine et des problèmes de doctrine qui seraient posés à l’intérieur.

"OPERATION MANGOOSE"

L’invasion de la Baie des Cochons survint un an plus tard, en Avril 1961, après l’investiture de Kennedy. Selon le témoignage de Robert McNamara devant la Commission Church du Sénat, le feu vert fut donné alors que régnait à la Maison Blanche une ambiance "d’hystérie" autour de Cuba. A la première réunion du cabinet qui a suivi l’échec de l’invasion, l’atmosphère était "presque sauvage", nota Chester Bowles : "il y avait une ambiance presque frénétique pour un nouveau plan d’action." A une réunion du NSC deux jours plus tard, Bowles trouva une ambiance "presque aussi émotionnelle" et fut frappé par "l’absence d’intégrité morale" qui y régnait. Cet état d’esprit se retrouvait dans les déclarations prononcées publiquement par Kennedy. "Les sociétés complaisantes, qui ne se refusent rien, qui sont faibles, sont sur le point d’être balayés avec les débris de l’histoire. Seuls les forts... pourront survivre," déclara-t-il au pays, recourant à un thème qui sera plus tard efficacement repris par les Reaganiens au cours de leur propre guerre terroriste. Kennedy était conscient que leurs alliés "pensent que nous sommes légèrement cinglés" au sujet de Cuba, une opinion qui perdure aujourd’hui.

Kennedy mit en place un embargo impitoyable qui pouvait difficilement être supporté par un petit pays qui était devenu une "colonie virtuelle" des États-Unis au cours des soixante années qui ont suivi sa "libération" de l’Espagne. Il ordonna aussi une intensification de la campagne terroriste : "Il demanda à son frère, le Ministre de la Justice Robert Kennedy, de prendre la direction du groupe inter-agence qui supervisait Operation Mongoose, un programme d’opérations paramilitaires, de guerre économique et de sabotages qu’il avait lancé en 1961 afin de faire "tomber toutes les flammes de l’enfer" sur Fidel Castro et, plus prosaïquement, de le renverser."

La campagne terroriste n’était "pas de la rigolade", écrit Jorge Dominguez dans une étude sur des documents récemment déclassifiés et concernant les opérations clandestines sous la présidence de Kennedy, des documents qui ont été "fortement expurgés" et qui ne révèlent "que la pointe de l’iceberg" ajoute Piero Gleijeses.

Operation Mangoose était "la pièce maîtresse de la politique états-unienne contre Cuba à partir de la fin de 1961 et jusqu’à la crise des missiles en 1962," écrit Mark White, le programme sur lequel les frères Kennedy avaient placé "tous leurs espoirs." Robert Kennedy informa la CIA que le problème Cubain était "la première priorité du gouvernement américain. Tout le reste est secondaire. Aucun effort ne doit être négligé, avec les moyens nécessaires, les hommes nécessaires et le temps qu’il faudra..." pour le renversement du régime de Castro. Le chef des opérations Mongoose, Edward Lansdale, établit un calendrier qui débouchait sur "une révolte ouverte et le renversement du régime communiste" pour le mois d’Octobre 1962. Les "dernières conclusions" du programme admettaient qu’"une intervention militaire des États-Unis était nécessaire pour assurer la victoire totale" après que le terrorisme et la subversion [ et Laurent Fabius et RSF - note intempestive et anachronique de CSP ] aient préparé le terrain. L’intervention militaire US était prévue pour Octobre 1962 - c’est alors qu’éclata la crise des missiles.

Au mois de février 1962, le chef d’état major approuvé un plan plus radical que celui de Schlesinger : "par des moyens clandestins... faire tomber dans un piège ou provoquer Castro, ou un subordonné incontrôlable, dans une réaction hostile contre les États-Unis ; une réaction qui fournirait une excuse pour les États-Unis non seulement pour riposter mais pour détruire Castro rapidement, efficacement et avec détermination." En mars, à la demande de Cuba Project du département de la défense, le chef d’état major remit un rapport au Secrétaire à la Défense Robert McNamara soulignant "les prétextes qui pourraient servir de justification à une intervention militaire des États-Unis contre Cuba." Le plan serait mis en oeuvre si "une révolte interne crédible n’était pas envisageable dans les prochains 9-10 mois," mais avant que Cuba ne puisse nouer des relations avec la Russie qui pourraient "impliquer directement l’Union Soviétique".

Un recours prudent au terrorisme ne devrait pas présenter de risques pour les auteurs.

Le plan du mois de mars était de monter "toute une série d’événements apparemment sans rapports les uns avec les autres afin de camoufler l’objectif ultime et donner l’impression d’une agressivité Cubaine dirigée vers les États-Unis et d’autres pays," plaçant ainsi les États-Unis "dans une position apparente de victime et développer une image internationale de Cuba comme une menace pour la paix dans le monde occidental." Parmi les mesures proposées, on trouve l’explosion d’un navire états-unien dans la baie de Guantanamo, afin de créer un incident du type "souvenez-vous du Maine", ensuite la publication par la presse états-unienne d’une liste des victimes qui "serait utile pour créer une vague nationale d’indignation," puis présenter les résultats d’une enquête qui "démontrerait que le navire fut attaqué", puis la dénonciation d’une "campagne de terrorisme communiste cubain (en Floride) et ainsi qu’à Washington," en lançant des raids incendiaires avec des engins soviétiques sur les champs de canne à sucre des pays voisins. On proposa aussi d’abattre un avion sans-pilote en le faisant passer pour un vol charter transportant des étudiants en vacances, et d’autres plans du même genre - jamais mis en oeuvre mais symptomatique de l’ambiance "sauvage" et "frénétique" qui régnait.

Le 23 Août, le président signa le décret de Sécurité Nationale numéro 181, "une directive destinée à provoquer une révolte interne qui serait suivie par une intervention militaire des États-Unis," impliquant "des plans militaires, des mouvements de troupes et de matériel significatifs" très certainement connu des Cubains et des Soviétiques. De même, au mois d’Août, les attaques terroristes furent intensifiées, y compris par des mitraillages sur des hôtels cubains "où résidaient des techniciens militaires soviétiques, tuant ainsi un certain nombre de Russes et de Cubains" ; des attaques contre des cargos Britanniques et Cubains ; la contamination de cargaisons de sucre ; et autres atrocités et actes de sabotage, la plupart exécutés par des organisations d’exilés Cubains qui pouvaient agir au grand jour en Floride. Quelques semaines plus tard survint "le moment le plus dangereux pour l’humanité".

"Un mauvaise presse dans certains pays amis"

Les actions terroristes ont continué pendant les moments les plus tendus de la crise des missiles. Elles furent officiellement interrompues le 30 Octobre, plusieurs jours après l’accord entre Kennedy et Krouchtov, mais n’ont jamais réellement cessé. Selon le gouvernement Cubain, le 8 Novembre "un groupe clandestin de sabotage composé d’exilés Cubains en provenance des États-Unis a réussi à faire exploser un site industriel Cubain", tuant 400 ouvriers. Raymond Garthoff écrit que "les Soviétiques considéraient l’attaque comme une tentative de retour en arrière sur ce qui était, à leurs yeux, la question centrale : les garanties données par les États-Unis de ne pas attaquer Cuba." Ces actions et d’autres révèlent, conclut-il, "que le risque et le danger pour les deux camps était extrême, et qu’une catastrophe était toujours possible."

Après la fin de la crise, Kennedy relança la campagne de terrorisme. Dix jours avant son assassinat, il approuva un plan de la CIA "d’opérations de destruction" par l’intermédiaire de forces mercenaires "contre les raffineries de pétrole et les entrepôts, une grande centrale électrique, les centrales sucrières, les ponts de chemins de fer, les structures portuaires, et la démolition des quais et des navires." Le complot pour assassiner Castro fut initié le jour même de l’assassinat de Kennedy. La campagne fut annulée en 1965, mais "une des premières mesures prises par Nixon lors de son accession à la présidence en 1969 fut d’ordonner à la CIA d’intensifier les opérations clandestines contre Cuba."

Il est particulièrement intéressant d’examiner comment les planificateurs de ses actes voyaient les choses.. Dans son étude des documents récemment déclassifiés sur le terrorisme sous Kennedy, Dominguez fait remarquer que "dans pratiquement mille pages de documents, un officiel US n’a soulevé qu’une seule fois une vague objection morale sur le fait que les États-Unis puissent sponsoriser le terrorisme" : un membre du Conseil National de Sécurité a suggéré que les Soviétiques pourraient réagir, et des attaques "qui sont hasardeuses et qui tuent des innocents... pourraient nous attirer un mauvaise presse dans certains pays amis." La même attitude se répétait dans tous débats internes, comme lorsque Robert Kennedy avertit qu’une invasion de Cuba à grand-échelle "tuerait beaucoup de gens et nous attirerait beaucoup de critiques".

Les activités terroristes ont continué sous Nixon, culminant vers le milieu des années 70 - avec des attaques contre des bateaux de pêche, des ambassades, des bureaux Cubains à travers le monde, et l’attentat contre un avion de ligne Cubain qui coûta à la vie aux 73 passagers. Toutes ces actions terroristes, et celles qui ont suivi, ont été menées à partir du territoire des États-Unis, bien que le FBI les considérait comme des actes criminelles.

Et ainsi de suite, tandis que Castro se faisait condamner dans la presse pour le "maintien d’une armée, malgré les assurances données par Washington en 1962 de ne pas attaquer l’île." Apparemment, une promesse aurait du suffire, malgré les événements qui ont suivi. Sans parler des promesses précédentes et du degré de confiance qu’on pouvait leur accorder.

30 ans après la crise des missiles, Cuba protesta contre une attaque à la mitrailleuse contre un hôtel touristique revendiqué par un groupe de Miami. En 1997, une vague d’attentats à Cuba, qui coûta la vie à un touriste italien, trouvait sa source à Miami. Les auteurs étaient des criminels Salvadoriens agissant sous les ordres de Luis Posada Carriles et financés par Miami. Un des terroristes internationaux les plus connus, Posada venait de s’évader d’une prison Venezuelienne, où il avait été enfermé pour l’attentat contre l’avion de ligne Cubain, avec l’aide de Jorge Mas Canosa, un homme d’affaires de Miami qui dirigeait l’ONG Cuban-American National Foundation (CANF). [ note de CSP : des représentants de cette "ONG" ont été récemment reçus par le gouvernement français ] Posada s’évada du Venezuela et atterrit au Salvador sur la base militaire US de Ilopango où il se remit au travail sous les ordres d’Oliver North pour organiser des actions terroristes contre le Nicaragua.

Posada a décrit en détail ses activités terroristes et leur financement par les exilés cubains et la CANF à Miami, mais se sentait suffisamment protégé pour ne pas être inquiété par le FBI. Il était un vétéran de la Baie des Cochons et les opérations qu’il a menées par la suite au Venezuela étaient dirigées par la CIA. Plus tard, alors qu’il travaillait pour les services secrets Venezueliens, avec l’aide de la CIA, il fit appel aux services d’Orlando Bosch, un associé de la CIA qui avait été condamné aux États-Unis pour une attaque contre un cargo à destination de Cuba, dans le but d’organiser de nouvelles attaques contre Cuba. Un ancien officiel de la CIA, au courant du dossier sur l’attentat contre l’avion commercial Cubain, affirme que Posada et Carriles en étaient les seuls responsables, un acte que Bosch lui-même justifie comme "un acte légitime de guerre." Généralement considéré comme le cerveau de l’attentat contre l’avion de ligne, Bosch était aussi responsable de trente autres actes de terrorisme, selon le FBI. Une grâce présidentielle lui fut accordée en 1989 par Bush père après une intense campagne menée par Jeb Bush et les dirigeants de la communauté Américano-cubaine en Floride, désavouant ainsi le Ministère de la Justice, qui avait conclu "qu’il serait préjudiciable pour les États-Unis de libérer Bosch parce que la sécurité de cette nation serait affectée dans sa crédibilité à exiger des autres états qu’ils refusent tout aide et abri aux terroristes".

Guerre Economique

Les offres cubaines de coopérer et de partager les informations pour prévenir le terrorisme ont été rejetées par Washington. Mais certaines de ces informations ont provoqué une réaction des États-Unis. "De hauts officiels du FBI ont visité Cuba en 1998 pour rencontrer leurs collègues, qui (leur) ont remis des dossiers sur un réseau de terroristes basé à Miami. Ces informations avaient été rassemblées en partie par des Cubains infiltrés dans les groupes d’exilés." Trois mois plus tard, le FBI arrêta des Cubains qui avaient infiltré les groupes terroristes basés à Miami. Cinq ont été condamnés à de longues peines de prison.

Après la chute du l’Union Soviétique en 1991, le prétexte de Sécurité Nationale avait désormais perdu toute crédibilité, pour peu qu’elle n’en ait jamais eue, mais ce ne fut qu’en 1998 que les services de renseignement déclarèrent officiellement que Cuba ne représentait plus aucune menace pour la sécurité nationale des États-Unis. Cependant, l’administration Clinton insista pour qualifier la menace militaire représentée par Cuba de "négligeable" mais... pas totalement absente. Même avec une telle qualification, le rapport des services de sécurité concluait à l’absence d’une menace qui avait été commentée par l’ambassadeur du Mexique en 1961, lorsqu’il rejeta la proposition de Kennedy d’une action collective contre Cuba. L’ambassadeur déclara en substance "si nous déclarons publiquement que Cuba représente une menace pour notre sécurité, 40 millions de Mexicains vont mourir de rire."

Il faut pourtant admettre que les missiles à Cuba représentaient bel et bien une certaine menace. En privé, les frères Kennedy exprimaient leurs craintes quant à la présence de missiles Russes à Cuba : elles pourraient empêcher une invasion du Venezuela par les États-Unis. Ainsi "la Baie des Cochons était justifiée", conclut JFK.

La réaction de la première administration Bush à la disparition officielle de la menace Cubaine fut de renforcer l’embargo, sous la pression de Clinton, qui doubla Bush père sur sa droite au cours de la campagne électorale de 1992. La guerre économique fut renforcée de nouveau en 1996, provoquant la colère même parmi les plus proches alliés des États-Unis. L’embargo fut sévèrement critiqué à l’intérieur des États-Unis aussi, dans la mesure où il portait atteinte aux intérêts des exportateurs et investisseurs US - qui étaient les seuls victimes de l’embargo officiellement reconnus ; les Cubains, eux, n’en souffraient pas. Mais les enquêtes menées par des spécialistes états-uniens démontrent le contraire. Ainsi, une étude détaillée de "American Association for World Health" conclut que l’embargo avait des effets négatifs graves pour la santé, et que seul le remarquable système de santé Cubain avait évité "une catastrophe humanitaire". Cette information n’a reçue aucun écho dans la presse états-unienne.

L’embargo vise aussi les aliments et les médicaments. En 1999, l’administration Clinton leva ces sanctions pour tous les pays officiellement désignés comme des "états terroristes", à l’exception de Cuba, qui devait continuer à subir une punition. Cependant, Cuba n’était pas le seul pays à recevoir un tel traitement. Après le passage d’un ouragan dévastateur dans les Caraïbes en août 1980, le Président Carter refusa de fournir toute aide à la région si l’île de la Grenade devait en bénéficier. Cette mesure représentait une punition pour des raisons imprécises contre le gouvernement réformiste de Maurice Bishop. Lorsque les pays ravagés par l’ouragan refusèrent d’exclure l’île de la Grenade, et n’ayant pas réussi à percevoir quel était le danger que pouvait représenter cette île minuscule, Carter refusa toute aide. De même, lorsque le Nicaragua fut frappé par un ouragan en Octobre 1988, provoquant famine et des dégâts écologiques considérables, les hommes au pouvoir à Washington ont compris tout le profit qu’ils pouvaient en tirer pour leur guerre terroriste, et refusèrent toute aide, y compris pour la côte atlantique du Nicaragua où la population était favorable aux États-Unis et anti-sandiniste. Il firent de même lorsqu’un raz-de-marée balaya les villages côtiers Nicaraguayens, provoquant des centaines de morts et disparus en Septembre 1992. Dans ce cas précis, il y eut un étalage médiatique autour de l’aide fournie, mais en bas du contrat, en petits caractères, on pouvait lire que la somme impressionnante de 25.000 dollars d’aide était à déduire sur les aides déjà prévues. On ne manqua pas de rassurer le Congrès des États-Unis sur le fait que cette aide impressionnante n’affecterait en rien la suspension de 100 millions de dollars d’aide décidée parce que le gouvernement du Nicaragua ne faisait pas fait preuve d’une servilité suffisante.

La guerre économique contre Cuba a été sévèrement condamné dans pratiquement tous les forums internationaux, et même déclarée illégale par le Commission Juridique de l’Organisation des États Américains, d’habitude plus complaisante. L’Union Européenne fit appel à l’Organisation Mondiale du Commerce pour faire condamner l’embargo. La réponse de l’administration Clinton fut que "L’Europe est en train de défier ’trois décennies d’une politique Américaine vis-à-vis de Cuba qui remonte à l’administration Kennedy,’ et qui ne vise qu’à provoquer un changement de gouvernement à la Havane." L’administration déclara aussi que l’OMC n’avait pas compétence pour juger une affaire concernant la sécurité nationale des États-Unis ni pour obliger les États-Unis à changer ses lois. Puis Washington se retira des débats.

Le succès d’un défi

Les raisons des attaques terroristes internationales contre Cuba et de l’embargo économique illégal trouvent leurs racines dans l’histoire récente. Et on ne s’étonnera pas d’y voir un schéma familier - par exemple, le Guatemala quelques années auparavant.

Pour une simple question de chronologie, il est évident que le facteur principal ne pouvait être une menace Soviétique. Les plans pour renverser le régime ont été mis en place avant toute relation significative entre Cuba et l’Union Soviétique, et la punition fut renforcée lorsque les Soviétiques disparurent de la scène. Il est vrai que la menace Soviétique se développa, mais ce fut plus la conséquence que la cause du terrorisme des États-Unis et de sa guerre économique.

En Juillet 1961, la CIA lança un avertissement : "l’influence étendue du "castrisme" n’est pas due à la puissance cubaine... l’ombre de Castro plane parce que les conditions sociales et économiques dans toute l’Amérique latine favorisent la contestation des autorités au pouvoir et l’agitation sociale en faveur d’un changement radical," dont Cuba représentait un modèle. Auparavant, Arthur Schlesinger avait transmis au nouveau président Kennedy son Rapport de Mission en Amérique Latine. Ce rapport mettait en garde contre la possibilité que les latino-américains reprennent à leur compte "l’idée de Castro selon laquelle ils pouvaient prendre en main leurs propres destinées." Le rapport avait identifié un lien avec le Kremlin : l’Union Soviétique "déploie des ailes, et distribue de larges sommes en prêts et se présente comme un modèle pour réussir la modernisation en une seule génération." Les "idées Castristes" représentent un danger particulièrement grave, précisa Schlesinger, lorsque "la distribution des terres et des autres richesses nationales favorisent les classes possédantes" et que "les pauvres et défavorisés, stimulés par l’exemple de la révolution Cubaine, exigent à présent de meilleures conditions de vie." Kennedy craignait que les Russes ne transforment Cuba en une "vitrine" du développement et ne renforcent leur influence en Amérique latine.

Au début de 1964, le Policy Planning Council du département d’Etat précisa ces craintes : "le danger principal avec Castro est l’impact que l’existence même du régime pourrait avoir sur les mouvements de gauche dans de nombreux pays d’Amérique latine... Le fait est que si Castro défie les États-Unis avec succès, cela représenterait une négation pure et simple de toute notre politique sur le continent depuis 150 ans." Autrement dit, comme l’écrit Thomas Paterson, "Cuba, en tant que symbole et réalité, défie l’hégémonie des États-Unis sur l’Amérique latine." Le terrorisme international et la guerre économique sont justifiés non pas par ce que Cuba pourrait faire, mais par son "existence même", par le "succès de son défi" au maître du continent. Et le défi peut servir de justification à des actions encore plus violentes... (...)

http://www.nationinstitute.org/tomd...

traduction : CUBA SOLIDARITY PROJECT

http://vdedaj.club.fr/spip/article....



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> Cuba en ligne de mire
26 septembre 2006 - 03h48

Je ne sais (faute de notes de bas de page) d’où Chomsky tire cette information selon laquelle, le 8 novembre 1962, un groupe d’infiltrés contre-révolutionnaires (c’est du moins ce que je déduis de l’anglais et de sa traduction française) aurait attaqué un site industriel tuant 400 ouvriers ! L’information proviendrait en plus du gouvernement !

Aucune des source que j’ai consultées en vitesse ni ma pauvre mémoire n’en font état. Les pires hécatombes d’une action terroriste dans l’histoire de la Révolution cubaine furent la centaine de victimes de l’explosion du La Coubre en mars 1960 et les 73 passagers en octobre 1976 de l’avion de la Barbade. Dieu merci ! 400 ouvriers tués, on l’aurait su...

Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’une erreur manifeste.

Jacques-François Bonaldi (La Havane)



> Cuba en ligne de mire
26 septembre 2006 - 10h59 - Posté par

"Opération Mongoose
...
L’opération est suspendue le 3 octobre 1962, alors que de 3 à 10 équipes de sabotage sont déjà déployées à Cuba. Malgré cette suspension, une équipe de 6 hommes de la CIA fait exploser un usine cubaine le 8 novembre 1962
..."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%...


> Cuba en ligne de mire
26 septembre 2006 - 22h11 - Posté par

Wikipedia n’est pas crédible les yeux fermés, et l’auteur ne mentionne pas non plus de sources.

Je persiste et je signe : aucun des ouvrages cubains consultés ni aucun site cubain sur cette question (dont "antiterroristas" et le site du Minrex) ne mentionne quoi que ce soit de ce prétendu sabotage qui aurait le 8 novembre 1962 causé rien moins que 400 morts !!!!! soit le pire carnage dans l’histoire de Cuba.

L’ouvrage "Salvar al mundo del terrorismo", de José Luis Méndez, un des principaux chercheurs du Centre de recherches historiques de la Sûreté de l’Etat, ne signale rien à cette date (Editora Política, 2003).

Une grande partie des actions de l’Opération Mangouste furent préparées sur le papier mais jamais exécutées sur le terrain.

Encore une fois, quelle est la source de Noam Chomsky ?

Jacques-François Bonaldi (La Havane)


message à Meur Jacques-François Bonaldi
22 octobre 2006 - 12h26 - Posté par

Bonjour,

J’ai travaillé un ans à Cuba entre Santiago et Guantanamo, dans la sierra maestra...
Cela fait trois ans que je suis rentré en France....mais trop tard, Cuba est à jamais gravé dans ma mémoire ... j’ai 25ans, je suis musicien et amoureux de Cuba.....
Je me permet de poster ce message pour essayer de contacter, si possible monsieur Jacques-François Bonaldi...
Le but serai juste d’échanger quelques mots sur cette ile remplie d’histoire, de tradition, de paysage paradisiaque, d’honneur, de fiertée, de musique, de gentillesse de ses habitants...
Mais aussi d’échanger les nouvelles politiques du pays car je m’appercoi qu’encore aujourd’hui l’actualitée de Cuba est bouillonante et qu’il est toujours difficile de faire la part des choses entre les infos justes et les infos érronées...
Jacques-François Bonaldi, jai lu que vous etes traducteur de livre vivant à la Havane...
je me permet donc de vous soumettre mon adresse email...
Si vous avez un site de nouvelle sur Cuba ou si vous avez un court instant pour échanger quelques lignes sur l’actualitée Cubaine, merci de me contacter à ...
niconimail25@yahoo.fr
Sincères salutations
Nico





Bâtiment et construction : la Ministre, le patronat , les ouvriers, les syndicats.
mardi 31 - 22h49
de : Ch DELARUE
https://fr.crimethinc.com/2020/03/18/survivre-au-virus-une-methode-anarchiste-capitalisme-en-crise-hausse-du-totalitaris
mardi 31 - 18h59
de : jean1
Coronavirus aux Etats-Unis : Incroyable mais vrai, la Russie envoie des équipements médicaux !
mardi 31 - 13h37
de : JO
Crise sanitaire - Les derniers billets d’humeur d’un médecin urgentiste !
lundi 30 - 16h24
de : JO
2 commentaires
Mesures de confinement : les contrôles de police ne doivent être ni abusifs ni violents ni discriminatoires
lundi 30 - 13h35
de : la LDH
3 commentaires
CORONAVIRUS : LECLERC-VOYANT...
lundi 30 - 13h18
de : Mickael Wamen
1 commentaire
Certains et certaines sont "au front de l’essentiel"
lundi 30 - 12h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Double peine pour la banlieue (video)
lundi 30 - 11h33
de : azard
1 commentaire
Les conditions idéales
lundi 30 - 11h15
de : UJFP via JYP
1 commentaire
Pour combattre le Covid-19, il faut des mesures radicales et un choc de solidarité !
lundi 30 - 08h56
ENORME Coup de Gueule du Dr Christophe Prudhomme vs un pitoyable C. Barbier Chien de Garde de Macron (video)
lundi 30 - 00h21
de : Jean REX
2 commentaires
Sauvez-nous du coronavirus Covid 19 avant que nos cellules ne se transforment en tombeaux !
dimanche 29 - 22h00
de : Jean Clément
Post-pandémie : refusons 40 ans de thatchérisation du monde !
dimanche 29 - 18h54
de : Christian DELARUE
En cours de tournage "Soigne et créve" (video)
dimanche 29 - 16h47
de : Mourad Laffitte
Incroyable mais vrai, Ian Brossat rend hommage à Patrick Devedjian...
dimanche 29 - 15h16
de : Raphael Da Silva
4 commentaires
La haine des riches (video)
dimanche 29 - 14h53
de : jean1
2 commentaires
Coronavirus : hors de la Chine, point de salut ?
dimanche 29 - 12h44
de : Jean-Marc ADOLPHE
1 commentaire
CORONAVIRUS : LE FRIC C’EST CHOC !
dimanche 29 - 12h25
de : Mickael Wamen
La Russie dévoile son médicament pour traiter le coronavirus
dimanche 29 - 11h54
COVID-19 : la loi organique d’urgence empêche-t-elle les recours devant le Conseil constitutionnel ?
dimanche 29 - 09h57
de : Tam Tran Huy
1 commentaire
Dans les favelas du Brésil, des habitants s’organisent pour freiner la progression du Covid-19
dimanche 29 - 08h46
Difficulté du confinement dans le mal-logement.
dimanche 29 - 00h00
de : Christian DELARUE (co-psdt INDECOSA 35)
Etats-Unis : Refusé de traitement, un adolescent décède du coronavirus (video)
samedi 28 - 18h08
de : JO
COVID-19 : LA COLÈRE MONTE CONTRE LES INCOMPÉTENTS ! (video)
samedi 28 - 17h56
de : Le Média
2 commentaires
CORONAVIRUS:Cuba, Venezuela : Pourquoi ces deux pays Socialistes démontrent leur supériorité au capitalisme ?
samedi 28 - 17h34
de : JO
Coronavirus : Les médecins Cubains seront autorisés d’aller en Martinique !
samedi 28 - 17h15
de : Serge Bilé
1 commentaire
L’Union Européenne survivra-t-elle au coronavirus ?
samedi 28 - 15h19
de : Fabien Buzzanca
PIB VS COVID
samedi 28 - 12h41
de : Mickael Wamen
CORONAVIRUS : COMPLEMENT D’ENQUËTE. DANS L’OMBRE DES DIRIGEANTS
samedi 28 - 12h33
de : Jean-Marc ADOLPHE
Coronavirus : des soignants somment le gouvernement de publier les commandes de masques et tests
samedi 28 - 12h18
2 commentaires
COVID-19 : Points de situation dans l’entreprise de Safran Dijon
samedi 28 - 11h47
de : CGT Safran Dijon
2 commentaires
Les usines non vitales doivent être mises à l’arrêt !
samedi 28 - 11h40
de : La CGT métallurgie Normandie
1 commentaire
En 2018, on pouvait fabriquer 200 millions de masques par an en France
samedi 28 - 11h25
de : Lorène Lavocat
Coronavirus - Saint-Nazaire : 29 personnes désormais positives sur le paquebot Celebrity Apex, dont une hospitalisée
vendredi 27 - 23h04
de : nazairien
5 commentaires
Pénurie de masques : un rapport de Santé Publique France accablant
vendredi 27 - 19h24
de : Jean-Marc ADOLPHE
Coronavirus, Confinement et Répression en Marche !
vendredi 27 - 17h27
de : Claude Janvier
1 commentaire
Des spécialistes russes commenceront à fournir une assistance aux patients atteints de Covid-19 en Italie (tr google vid
vendredi 27 - 16h48
de : nazairien
2 commentaires
Emeutes à Hubei après la quarantaine (Vidéo)
vendredi 27 - 16h46
CAPITALISME HONEYWELL et PRODUCTION de MASQUES en Bretagne
vendredi 27 - 15h35
de : Ch. DELARUE et S. LE QUEAU
1 commentaire
Macron : c’est pas moi qui suis responsable mais c’est mon prédécesseur...
vendredi 27 - 14h58
de : Christophe Prudhomme
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
Scoop Bellaciao : scandale, un rapport de Santé Publique France de mai 2019 réclamait 1 milliard de masques !
jeudi 26 mars
de Roberto Ferrario
3 commentaires
La date est importante (mai 2019), le gouvernement de Macron ne peut donc pas continuer à dire que les responsables sont les anciens gouvernements... Deuxièmement, c’est cette phrase dans le rapport qui est très importante et qui détermine le milliard de masque demandé : "En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population..." Il est extrêmement "bizarre" (...)
Lire la suite
Projection-soutien aux grévistes "Soigne et tais-toi" Mardi 4 février à 19h30
jeudi 30 janvier
de Info’Com-CGT
2 commentaires
Pour soutenir les grévistes qui luttent actuellement contre la réforme des retraites, "Les rencontres Info’Com" organisent une soirée projection-soutien du film ’’Soigne et tais-toi". • Date : 4 février à 19h30 • Lieu : Salle Colonne au 94 bd Auguste-Blanqui 75013 Paris • Participation libre reversée à la Caisse de grève. "Les rencontres Info’Com" est un rendez-vous culturel organisé par le syndicat Info’Com-CGT. Son objectif est de vous (...)
Lire la suite
REMISE DE LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE À L’OPERA DE PARIS MARDI 31 DÉCEMBRE 14H
mardi 31 décembre
de Info’Com-CGT
6 commentaires
Donnez, partagez, investissez dans la lutte… c’est déterminant ! Faire un don en ligne https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... #CaisseDeGreve : remise solidarité financière pour salariés de l’Opéra de Paris mardi 31 décembre 2019 à 14h, dernier jour de l’année en symbole de lutte artistique vs #reformesdesretraites de #macron. Participation 13h à l’AG et remise publique du chèque sur les marches de l’Opéra Bastille à (...)
Lire la suite
POUR DÉFENDRE MA RETRAITE ET CELLE DE MES ENFANTS, JE VERSE À LA CAISSE DE GRÈVE (VIDEOS)
vendredi 27 décembre
de Info’Com-CGT
https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... Nous sommes des millions à être opposés à la réforme des retraites que veut imposer le gouvernement. Cette "réforme" a pour objectif de nous faire travailler encore plus longtemps et mettre en place une retraite à points qui baissera inéluctablement le montant nos futures pensions ! Ne laissons pas faire. Agissons ensemble en participant aux mobilisations ou en alimentant la caisse de grève afin d’aider celles et ceux qui sont en grève et se (...)
Lire la suite
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite