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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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Souffrir pour travailler
de : blog
lundi 2 octobre 2006 - 19h21 - Signaler aux modérateurs
6 commentaires
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de Bernard Lallement

On n’aurait pu croire que le progrès technique libérerait l’homme de son aliénation au travail. Mais aux cadences, chaînes de production et rendement a succédé l’ère de la "gestion humaine" où règne le culte du chiffre : celui des ventes, des effectifs, des marges et, bien sûr, des dividendes.

De tout temps l’entrepreneur a cherché la meilleure façon d’optimiser la productivité. A l’organisation rationnelle du travail se sont agrégées les méthodes aptes à susciter l’investissement du salarié dans son labeur. Est ainsi apparue la "culture d’entreprise." Gare à celui qui ne peut ou ne veut y adhérer. Tout sera fait pour qu’il rentre dans le moule ou en soit irrémédiablement exclu. L’entre deux, le libre arbitre n’est plus de mise. Le harcèlement moral est devenu une norme perverse de la nouvelle "gouvernance managériale" comme on dit maintenant.

Le docteur Dorothée Ramaut est médecin du travail. De juin 2000 à janvier 2006 elle a tenu fidèlement un journal de ses consultations dans un hypermarché, de ce qu’elle y a vu et entendu. (Dorothée Ramaut - Journal d’un médecin du travail - le cherche midi)

Elle nous décrit un monde ou l’homme se confond avec les marchandises qu’il vend. Véritable petit soldat d’une armée, dont les généraux seraient des comptables, son seul horizon, sa raison d’être et son identité dépendent de son adhésion, sans réserves, aux injonctions de sa hiérarchie.

Nous sommes en guerre économique. Aussi, les concurrents deviennent-ils des ennemis redoutables, les clients des territoires à conquérir, les produits des munitions nécessaires, les syndicats les agents d’une puissance étrangère et les collègues, qui révéleraient quelque doute ou faiblesse, des traitres à éliminer d’urgence.

Le docteur Ramaut nous décrit les interrogatoires, dignes de pratiques policières, destinés à obtenir, de guerre lasse, la démission d’un indésirable, les fausses accusations de vol, les ordres impossibles à exécuter, les congés promis et retirés à la dernière minute. Elle relate, ainsi, le cas d’un chef refusant de « passer une communication téléphonique à une caissière : l’école la prévenait pourtant que son fils venait de tomber et que les pompiers transportaient le petit à l’hôpital. Il se justifiera plus tard : Si je l’avais prévenue, elle serait partie et je n’avais personne pour la remplacer. »

Bien sur, nous avons tous en tête des cas, trop nombreux, de ces harcèlements moraux. Mais, nous pensons, trop souvent, qu’ils se cantonnent au personnel subalterne. C’est tout le mérite de ce témoignage de mettre en lumière le rôle des agents de maîtrise, ces petits chefs pris en étau entre des supérieurs bornés à réaliser « les objectifs » et des subordonnées dont le spectre du chômage les prédestine à accepter toutes les concessions.

« Ils sont à la disposition de leur propre hiérarchie et se savent « éjectables » à tout moment. Ils sont manipulés et manipulateurs, exploités et exploiteurs, à la fois tout puissants et complètement impuissants. A la fois acteurs et victimes, difficile posture ! »

« Pour garder leur travail, certains employés sont prêts à tout, et cela, les responsables en ont conscience. » L’auteur cite, notamment, le cas d’une chef de caisse qui ne voulait voir aucune caissière en pantalon... alors qu’elle-même en portant.

Ce formatage, qui réduit un homme à sa fonction, n’est pas sans conséquences, tant sur sa santé physique ou psychique que sur sa sphère familiale. Le médecin remarque que les plus virulents, ou les plus sadiques c’est selon, vivent seuls ou s’organisent une vie parallèle. C’est sur le conjoint que se déplace le plus souvent l’agressivité difficilement contenue dans l’entreprise. L’employé en vient à ne plus pouvoir percevoir la frontière entre le bien et le mal. L’ordre est devenu sa bible.

Mais surtout, le docteur Ramaut montre combien le silence des autres permet que perdurent les harcèlements. Car tout le monde sait. Mais personne n’ose enfreindre ce qui est devenue une omerta, pas même les délégués du personnel qui, devant le fait accompli, tourne la tête car ils ont peur des représailles. Ainsi, de tels agissements connaissent-ils rarement la sanction des tribunaux.

Ce remarquable document nous amène, aussi, à nous interroger sur notre propre rapport au travail et notre individualisme qui nous conduit à nous désintéresser du sort de nos semblables. Il nous rappelle que le totalitarisme de quelques uns, quel qu’il soit et ou qu’il se trouve, n’est possible que par la lâcheté du plus grand nombre. La liberté ça consiste aussi à savoir dit non, pour soi comme pour les autres.

« Quand nous disons que l’homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que l’homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu’il est responsable de tous les hommes » prévenait Sartre.

Dorothée Ramaut - Journal d’un médecin du travail - le cherche midi 176 pages 10 €

 http://sartre.blogspirit.com



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Commentaires de l'article
> Souffrir pour travailler
3 octobre 2006 - 07h03

Je me demande comment 60 personnes peuvent se laisser enfermer, séquestrer dans un local noir, pendant une demi heure (temps de visite de l’inspection du travail à l’intérieur du supermarché), et cela sans qu’une seule personne se manifeste.... !!!
Comment un individu peut il terroriser 60 personnes en même temps ?
Marie 54



> Souffrir pour travailler
3 octobre 2006 - 15h14 - Posté par

En profitant, hélas, de l’individualisme et de la lacheté de ces 59 personnes


> Souffrir pour travailler
4 octobre 2006 - 15h16 - Posté par

Réponse bizarre , tu as perdu une personne , elle est peut etre encore enfermée dans la piece .
C de T.


> Souffrir pour travailler
4 octobre 2006 - 13h35

Je suis à la retraite, maintenant, après avoir bossé 43 ans. J’en ai vu, entendu, subi beaucoup et protesté aussi. J’en ai également fini de juger mes contemporains, surtout les faibles et les opprimés au travail !

Ce que je veux juste dire, c’est que lorsqu’on a une femme, des enfants, des crédits à payer, la vie devient précaire, de toutes façons, et on se retrouve à supporter beaucoup (trop ??) pour ne pas tout perdre.

Ca n’excuse rien, mais voilà, ça existe !!

Bernard, de l’Ariège



> Souffrir pour travailler
4 octobre 2006 - 15h19 - Posté par

Merci pour ton témoignage Bernard de l’Ariege ,
avec toi on est dans la vraie vie ,
on n’est pas forcement ou on ne peut pas etre forcement des heros .
claude de Toulouse .


> Souffrir pour travailler ou travailler pour souffrir
9 octobre 2006 - 20h39 - Posté par

Je constate avec effarement que la résignation semble s’être emparée de bon nombre de salariés... ce qui évidemment fait la joie des employeurs. J’étais fonctionnaire, j’ai subi un harcèlement en règle pendant des années et notamment entre 99 et 2003 où ma résistance m’a conduit à être interdit de retourner sur mon lieu de travail. Ce qu’il faut savoir, c’est que dans le même temps, j’étais payé intégralement salaire et primes pour un montant d’environ 20 000 F. J’ai saisi les tribunaux (administratif et TGI), j’ai été débouté à chaque fois. Las, j’ai voulu forcer à la fois cette décision inique et le portail de mon administration (MINEFI) qui n’vait AUCUNE raison valable de me maintenir dasn cette posiiton illégale. Résultat, on envoya la BAC et je fus bastonné par des flics après qu’ils m’eurent menotté. j’ai à nouveau porté plainte au pénal après que mes blessures eurent été constatées officiellement à l’Hôpital vers lequel je fus dirigé suite à ma plainte. Plainte, classée... sasn suite évidemment. J’ai fait appel par deux fois... débouté encore par des magistrats corrompus qui ont du mal à cacher à la fois leur liens de parentés et leur appartenance à la Franc-maçonnerie. Tout le monde sait tout ça, tout le monde sait qu’il n’exise pas de justice en France, mais tout le monde fait comme si...
Il n’y a que le révolution... mais alors une vraie qui pourra changer ce monde pourri.
les salariés qui continuent à aller voter pour les représenta,nts syndicaux... qui dasn mon cas ont collaboré avec la boîte (CGT) sont trop c... et naïfs pour se rendre compte qu’ils ne sont que des jouets. Ils espèrent maintenant que 2007 sera leur salut.
Bon courage à toutes et à tous...
Moi je ne voterai plus jamais pour ces guignols (syndicats, partis, candidats) qui une fois élus et légitimés par nous mêmes - futures victimes - se foutent de notre gueule.
Amitiés à tous.
Daniel.





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