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Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?


de : clémentine autain
jeudi 26 octobre 2006 - 22h14 - Signaler aux modérateurs
27 commentaires
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de Clémentine Autain

La révolte des banlieues doit provoquer un ébranlement de la façon de penser les inégalités et le changement social. Il y a un an, la France a été sidérée par l’embrasement. Trois semaines durant les jeunes ont exprimé leur immense souffrance, leur désespoir. Leur révolte était tellement globale qu’elle n’avait pas encore ses mots. Les formes de la contestation forgée par l’histoire n’étaient pas au rendez-vous : ni mot d’ordre, ni manif, ni délégation. Un cri, une violence, avec comme finalité celle d’exister, d’expirer.

Ils vivent ! D’un coup a éclaté au grand jour une réalité insupportable et invisible aux médias, aux bourgeois, aux politiques. C’est ce réveil brutal qui fait mal, provoquant un ébranlement aussi profond que celui qui suivit mai 68. Ainsi donc, ici, l’exclusion territoriale, le racisme, le mépris, la pauvreté, la violence illégitime de l’État, la misère des services publics sont en France même le lot de véritables “ parias urbains ”.

L’absence de perspective est autant sociale, culturelle que politique. Les interpellations, les élus, les associations, les rapports de police : tous disent que ces jeunes ne sont pas loin s’en faut, tous des chômeurs, de petits délinquants, des exclus du système scolaire. Tous pourtant étouffent. Ce faisant, la révolte des jeunes des cités populaires relève moins que jamais de l’anecdote, du fait divers ou du traitement policier : elle oblige à penser de façon radicalement neuve l’avenir de notre société.

La domination et l’exploitation dont les jeunes sont l’objet débordent celles dont était victime la classe ouvrière du XX° siècle. L’enjeu de la répartition des richesses et celui de la possible émancipation se joue désormais aussi dans la différentiation des territoires. Le dénigrement de la culture, de l’histoire, des habitants et des bâtiments fait système. La langue, l’architecture, la musique, les croyances sont systématiquement moqués, montrés du doigt. À Neuilly, il est question d’investir 800 millions d’euros avec l’aide de l’État pour couvrir la route nationale 13, quand dans le même temps des millions de banlieusards souffrent du bruit dans leur logement. Dans les villes populaires, les investissements de transports, l’entretien des bâtiments, les aménagements et les équipements publics attendent faute d’argent.

Le racisme quotidien devient lui aussi chaque jour plus évident. La domination de classe a ses couleurs : du brun au noir. La condition d’immigré se transmet de père en fils, de mère en fille, de génération en génération. On ne sait plus les compter. S’il fallait un témoignage du besoin de reconnaissance et de respect, de la recherche d’un avenir, on le trouverait dans l’incroyable succès du film Indigènes. Plus de deux millions de spectateurs ont découvert ces moments qui redonnent leur place aux immigrés dans l’histoire nationale. Le très populaire comédien Djamel Debouze disait récemment à ce propos : “Nos arrière-grands-pères ont libéré la France, nos grands pères l’ont construite, nos pères l‘ont balayé. Nous allons la raconter ”. C’est désormais une impérieuse nécessité pour cesser d’être aliéné à soi-même, à son histoire. Pour cesser d’être de nulle part, une jeunesse des cités est en train de prendre en charge cette inscription dans le temps et l’espace.

Ce n’est certainement pas un hasard si Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts de Seine, département de fort contraste social, est en pointe dans la stratégie délibérée de la tension et de la provocation. C’est par expérience et par fonction qu’il est devenu le très emblématique chef de guerre des classes dominantes contre les quartiers populaires et leurs habitants. Et il n’est pas vrai de dire qu’il a échoué. Car le candidat-président de l’UMP, ministre d’État et ministre de l’intérieur ne vise pas le retour au calme. Il vise l’exacerbation des différences, l’incompréhension, la division entre les différentes catégories du peuple et entre les territoires. Si on voulait avoir une idée de son modèle, il faudrait se référer à la gestion sociale et urbaine des États-Unis où l’ordre sécuritaire maintient séparés les banlieues abandonnées et les îlots de richesse protégés par la police et l’argent.

Or, si Nicolas Sarkozy ne manque pas de cohérence en menant son combat, il n’est pas sûr qu’une même cohérence guide ceux qui entendent le combattre. Ce ne sont pas seulement les jeunes qui manquent de mots pour dire leur exclusion du projet collectif et du territoire national. Ils manquent singulièrement à la gauche dans toutes ses composantes, sociales et politiques. Les luttes antilibérales elles-mêmes - rejet de projet de constitution européenne aux luttes contre la privatisation de GDF ou contre le CPE - ont du mal à intégrer la révolte des banlieues. Significativement, la solidarité qui a accompagné les jeunes étudiants arrêtés plus a été plus bruyante que celle qui a dénoncé la répression des jeunes des cités. Malgré des ébauches de convergence entre les luttes de jeunes -cf Regards avril 2006 - la colère des “ quartiers ” reste dans l’isolement, peinant à raccorder son combat à tous les autres, à trouver un langage commun, des revendications et des lieux partagés. Corrigeons en fait le propos... Ce ne sont pas les révoltés des banlieues qui n’y parviennent pas : nous tous n’y parvenons pas. Et cela ne peut laisser indifférents les militants de la transformation sociale.

Nous ne pouvons plus repousser l’examen de nos difficultés à saisir les enjeux des quartiers populaires, à partager les révoltes de ses habitants -jeunes et moins jeunes. De ce travail qui remet en question concepts et hiérarchies dépendra l’adéquation de notre projet à notre société. Ainsi, cela fait des années que nous voulons nous opposer à l’exploitation et à la domination, à l’aliénation et aux discriminations. Mais, dans les faits, nous avons du mal à comprendre dans toute leur ampleur nouvelle les modalités contemporaines de la question sociale. Nous dénonçons l’inégale répartition des richesses, mais nous ne prenons pas assez la mesure de ce qu’elle passe aujourd’hui par l’inégalité des territoires. Nous luttons contre l’éclatement du salariat, mais nous ne savons pas comment organiser les nouveaux prolétaires. Nous voyons monter les discriminations, mais nous avons du mal à repenser sereinement notre République, son école et sa laïcité.

Un an a passé. Peu a été dit et moins encore a été fait. Sans forfanterie, il est notoire qu’en dehors du livre coédité par Regards et La Dispute en février 2006 et qui mêlait les réflexions de responsables politiques et de sociologues, il ne s’est publié aucun livre d’hommes politiques sur la révolte des banlieue. Il est prioritaire que les mois qui seront ceux du débat politique présidentiel et législatif nous permettent enfin d’articuler notre discours, nos pratiques à nos ambitions : penser, dans la France d’aujourd’hui et dans toutes leurs facettes, l’oppression et l’émancipation.

Clémentine Autain

Regards N°34 - Novembre 2006

http://www.regards.fr/

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Commentaires de l'article
> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
27 octobre 2006 - 13h04

des propositions concretes qu’on ne doit plus ignorer :
Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales
Par Jean Zin,
http://jeanzin.free.fr/
Le revenu garanti peut constituer une "libération du travail" comparable à l’abolition de l’esclavage. Cependant, pour assurer effectivement une production alternative, il ne faut pas seulement s’occuper des revenus mais aussi de la production elle-même, des moyens monétaires et des circuits marchands. Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales se révèlent indissociables pour construire un nouveau système de production, sur d’autres rapports sociaux que le salariat, à l’ère du travail immatériel.



> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
27 octobre 2006 - 15h47 - Posté par

A priori j’ai rien contre ton revenu garanti, c’est alléchant, mais problème : qui paye ???? Je connais pas mal de militants (qui gravitent autour de Négri et également des intermittents) qui te disent tranquillement que c’est aux contribuables de payer, une sorte de nouvelle impôt. En ce cas HORS DE QUESTION ! C’est ainsi que lors d’une AG en 2003, ils tentaient de glisser un nouvel impôt pour rémunérér les intermittents au lieu d’exiger des grandes boites de prod de payer les artistes et techniciens intermittents. Attention de ne pas se tromper d’ennemi !!!
De l’argent il y en a dans les poches du patronnat, et c’est là qu’il faut le prendre. Je pense par ailleurs que cette revendication est une revendication au minima, pour que les patrons l’acceptent (donner du fric en échange de rien), il faut un certain rapport de force, et quitte à construire ce rappoet de force autant récupérer toute la boulangerie, plutôt que quelques miettes qui nous seront reprises aussitôt !
Une internationaliste.


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
30 octobre 2006 - 00h46 - Posté par

Donner un revenu garanti, et que ce soient les entreprises qui payent : les entreprises donnent l’argent à l’etat et l’Etat le redistribue.

Plus de chomage, plus de dépendance vis des chantages patronaux. Tout le monde a un revenu de base et peut travailler sans pression, les entreprises peuvent licencier sans drame ou surpayer de leur poche au-delà du salaire de base défini.

Dans le revenu garanti prestations sociales comprises.


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
30 octobre 2006 - 00h52 - Posté par

Précision : les entreprises donnent l’argent DES SALAIRES à l’Etat.


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
28 octobre 2006 - 03h39 - Posté par

Tu veux créer un capitalisme alternatif ?


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
27 octobre 2006 - 18h09

nous avons besoin de reponses concretes,merci de le comprendre :
Une histoire de quartier parmi d’autres :
il y a quelques annees (fin 1990) dans le quartier de la ZUP de BERTHE (la Seyne sur Mer) , lieu de desesperance,de trafics et de chomage par excellence,un groupe de femmes maghrebines s’est connu et consitue autour d’un cours de francais.
Par chance dans ce groupe tres lié au centre social alors en pleine crise,un couple d’intellectuels maghrebins declassé a fait le tour des besoins du groupe et du quartier,et a proposé la creation d’un restaurant municipal de quartier autogeré par les habitantes et membres de “femmes dans la cité”.
Il a fallu des années de negociations,dossiers demarches pour que ce projet sur fond d’emeutes de casse et d’incendie voit le jour et que les meres des”voyous”,ouvrent cet espace et arrivent a se donner un revenu .
Aujourd’hui il existe,c’est le lieu de rencontres d’echange et d’espoir pour des milliers d’habitants et d’usagers du quartier.
Le Petit Prince est une etoile allumee qui attend que d’autres etoiles s’allument.Il ne depend que de nous tous que cela survienne partout encore faut il l’energie et l’opiniatreté de s’y consacrer pendant des années.Tout est possible si on accepte de prendre en compte les besoins reels et de s’y atteler.Les dernieres elections municipales belges ont montré que les “docteurs de quartiers” qui soignent dans les maisons de sante autocrees dans les banlieues ont eté reconnus et elus.
C’est la longue marche a laquelle nous devons nous atteler partout,dans les facs usines ecoles et quartiers et donc notre seule vraie echeance ce sont les municipales a venir ?
Encore faut il voir que tout est lié,que le programme a mettre en avant parte des besoins reels aujourd’hui deja un peu affirmé:le revenu garanti pour tous et la perspective des cooperatives municipales en tout genre.



> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
27 octobre 2006 - 23h22 - Posté par

Toni Negri, l’empire, la multitude et... la Constitution européenne

de Le Collectif Bellaciao

Quelques extraits de l’interview accordée par le professeur Toni Negri à Libération devraient être suffisants pour saisir l’essentiel de sa pensée. Nous vous en proposons quelques-uns sans que vous renonciez, si vous le désirez, à lire l’interview dans son intégralité, en y ajoutant l’article des directeurs des revues "Cosmopoliques" et "Multitudes".

"la Constitution est un moyen de combattre l’Empire", "Seule la poursuite de la construction européenne peut permettre de bâtir des alternatives globales pour ce que j’appelle les multitudes, les mouvements de résistance à l’Empire", "La Constitution introduit une nouvelle étape vers plus de fédéralisme, même si elle n’est pas assez fédéraliste", "On sait que l’esprit de la Constitution a un fond de sauce libérale... Et alors ? Oui, elle est bourrée de défauts, de manques, mais elle introduit de nouveaux droits via la charte des droits fondamentaux.", "Que veulent-ils ? Une Constitution européenne ou une Constitution d’un modèle communiste ?", "Si le oui l’emporte, il y a aura crise, inéluctablement. Mais celle-là sera internationale. Ce sera celle qui opposera deux modèles : l’européen et l’américain."

La suite ici : http://bellaciao.org/fr/article.php...


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
29 octobre 2006 - 17h39 - Posté par

Bon je crois que le collectif Bellaciao a répondu clairement en son temps à Toni Negri et le peuple français a répondu lui aussi nettement le 29 mai 2005 en rejetant cette Constitution.
L’argument de Toni Negri avait d’ailleurs été largement repris par les sociaux-démocrates(appelés plus communément les sociaux-libéraux) mais il n’est nul besoin d’écrire 50 pages pour démontrer que l’Union Européenne à tous les points de vue fait bien partie de l’Empire dirigé par les USA.
L’Union Européenne n’est qu’un sous-impérialisme de l’impérialisme américain.
Alors pourquoi reprendre de telles inepties ?
J’en profite également pour dénoncer une autre tarte à la crême défendue tant par les sociaux-démocrates, les Verts, les antilibéraux, la LCR et hélas les eurocommunistes du PCF-PGE.
Il s’agit de "l’Europe Sociale" qui est une supercherie, une grosse illusion.
Si l’on veut le changement en France, si l’on veut réaliser le socialisme(n’ayons pas peur des mots, même les plus grossiers pour les petits bourgeois) il nous faut reconquérir la souveraineté nationale.
Cela passe par le rejet des diktats de Bruxelles et donc par la dénonciation de tous les traités européens, donc le démantèlement de l’Europe.

Salutations révolutionnaires


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
27 octobre 2006 - 23h24 - Posté par

Empire et Multitude : Empire post-impérialiste ou nouvelle expansion de l’impérialisme ?

de Samir Amin traduction de Numancia Martínez Poggi

Michael Hardt et Antonio Negri ont choisi d’appeler le système global actuel "Empire". Le choix de ce terme vise à distinguer ses caractéristiques principales de ce qui définit l’"impérialisme". Dans cette conception l’impérialisme est réduit à sa dimension strictement politique, c’est-à-dire aux limites du pouvoir formel d’un Etat au-delà de ses propres frontières, confondant donc impérialisme et colonialisme. Le colonialisme n’existe donc plus, pas plus que l’impérialisme. Cette affirmation creuse reprend le discours [nord-]américain dominant selon lequel les Etats-Unis, à la différence des Etats européens, n’ont jamais aspiré à former un empire colonial pour leur propre intérêt et n’ont donc jamais pu être "impérialistes" (et ne le sont pas plus aujourd’hui qu’hier, comme Bush nous le rappelle).

la suite ici : http://bellaciao.org/fr/article.php...


Clémentine, tu te trompes !
28 octobre 2006 - 03h18

Je vais critiquer cette partie de ton analyse :

« C’est par expérience et par fonction qu’il [Sarkozy] est devenu le très emblématique chef de guerre des classes dominantes contre les quartiers populaires et leurs habitants. Et il n’est pas vrai de dire qu’il a échoué. Car le candidat-président de l’UMP, ministre d’État et ministre de l’intérieur ne vise pas le retour au calme. Il vise l’exacerbation des différences, l’incompréhension, la division entre les différentes catégories du peuple et entre les territoires. »

Pour mieux me faire comprendre, je vais commencer par la fin de la citation ci-dessus ; fin que, pour plus de clarté, je cite à nouveau :

« Car le candidat-président de l’UMP, ministre d’État et ministre de l’intérieur ne vise pas le retour au calme. Il vise l’exacerbation des différences, l’incompréhension, la division entre les différentes catégories du peuple et entre les territoires ».

Si tu veux dire que Sarkozy est contre la paix sociale, qu’il est pour la lutte de classe, alors il est évident que tu es tombée dans un piège.

Et, juste avant, tu dis de Sarkozy :

« C’est par expérience et par fonction qu’il est devenu le très emblématique chef de guerre des classes dominantes contre les quartiers populaires et leurs habitants. Et il n’est pas vrai de dire qu’il a échoué. »

Et bien SI ! Sarkozy a échoué ! car la révolte a pu se lever ; l’existence même des émeutes de novembre 2005 est la preuve de l’échec de Sarkozy, lui qui voulait que les gens se résignent comme des "moutons". Et si une nouvelle vague d’émeutes éclate, il n’aura plus aucune chance d’être élu en 2007, car il sera alors trop facile, pour les candidats de gauche, de faire remarquer :

« Vous voyez toutes ces émeutes ? quand Sarkozy est au pouvoir il y a de l’insécurité partout ! il est incapable de l’empêcher. Seuls des moyens de gauches peuvent empêcher cela ! Votez à gauche ! ! »

A propos du côté provocation de Sarkozy, voir :

http://bellaciao.org/fr/article.php...

et ses commentaires...

ps) Ce n’est pas dans les banlieues qu’il faut mettre du fric, mais dans les poches des banlieusards !



> Clémentine, tu te trompes !
28 octobre 2006 - 09h24 - Posté par

Première revendication des jeunes des quartiers populaires : du travail et ce qui va avec un salaire qui permet de vivre. Pourquoi ? Pour tout simplement vivre "comme tout le monde", ce qu’on leur refuse aujourd’hui, avec la société pourrie que le Patronat et ses serviteurs ( l’élite) nous ont imposée à marche forcée depuis 1983. Et c’est les même irresponsables qui se disputent à nouveau le Pouvoir, qui nous remettent sur le tapis des remèdes à effet placebo qui ne remplaceront pas la désindustrialisation de notre pays. Facile de dire, "l’avenir c’est les emplois de service", sachant que lesdits services sont financés par la Collectivité, elle-même financée par les impôts que ne paient pas les Pauvres, ni ces "malins" de riches subventionnés pour "externaliser" l’emploi et les profits. Quelles conséquences sur la vie des cités ces 300 intérimaires "de longue durée" virés par CITROËN-AULNAY ? C’est la précarité et la galère qui reviennent pour un miller de personnes d’abord dans les quartiers populaires. On aura beau dire que le progrès technologique "commande" certaines restructurations, cela peut se planifier de manière progressiste et humaniste sur des années, à condition que l’ÊTRE HUMAIN SOIT AU CENTRE DE TOUTES LES DÉCISIONS. La société libérale considère que l’Humain est un simple rouage de la mécanique du profit mais aussi un obstacle à la réalisation de ce profit. Aujourd’hui, le Jeune enfant d’ouvrier ou d’employé, sans considération de couleur de peau ou autre "stigmate" qui aide à son rejet, est un coût inutile dès sa naissance. Son futur emploi a été délocalisé ou le sera dès qu’il aura atteint l’âge de travailler. Ne cherchez pas ailleurs les raison de la misère des services publics et autres équipements collectifs, d’éducation, etc. , des "mauvaises habitudes" (tous des fénéants), de l’"acculturation" et de la délinquance dans les quartiers populaires.
Issu des quartiers populaires d’après guerre, je ne parlais qu"argot" à 14 ans puis est venu le temps de "changer d’air", de travailler, d’étudier pour pouvoir gagner sa vie qu’on percevait meilleure que celle de nos parents. L’ambiance était tournée vers le progrès social qui marchait aux côtés du progrès technique, mais en votant à droite comme des nantis beaucoup ne voyaient pas que les souffrances des mineurs de charbon et d’acier, les efforts des travailleurs des services publics, allaient vers des restructurations et être convertis en cadeaux royaux pour le Patronat et ses serviteurs enfin libéré (comme Papon à nouveau blanchi aujourd’hui) de la honte de la collaboration avec le Nazisme.
Tout cela pour dire que plutôt que me lamenter sur l’isolement des jeunes enfants d’ouvriers et d’employés, de chômeurs et de Rmistes des quartiers pauvres et populaires face à une société de "nantis", je ferai mieux d’arrêter de penser qu’ils sont si différents de moi, de les étudier comme un entomologiste, parce qu’ils ont les mêmes aspirations à vivre comme mes enfants qui leur ressemblent, mes enfants issus comme moi eux-aussi de ces quartiers que nous avons quittés comme beaucoup des gens ont pu le faire à notre époque parce qu’il y avait du travail pour presque tous. Les jeunes qui devaient se lever de bonne heure pour le collège ou pour le boulot ne trainaient pas dans la rue à 4 h du matin, ils n’avaient que peu l’occasion de se frotter aux policiers.
Aujourd’hui à ces jeunes, c’est le droit de vivre qu’on leur refuse, comment s’étonner avec l’individualisme et le repli sur soi généralisé que beaucoup se défendent avec une violence importée à coup de bourrage de crâne par la télé de ce modèle impérialiste américain consummériste, communaitaire et connement puritain inspirateur de nos "Élites", qui sert à tuer avant tout notre culture de classe, la seule arme qui transcende nos différences d’origine géographique et culturelle.
Je ferai mieux de réinvestir nos anciens quartiers, militer, convaincre, reconquérir par le vote, au besoin par la force ce qu’ils enlèvent à ces jeunes qui me déshabille à moi aussi chaque jour un peu plus pour faire de nous tous des parias comme au XIXième siècle voire plus loin.
Mes ennemis c’est SARKOZY le provocateur agité, Chirac et les siens, mes adversaires ,ceux qui prennent la France comme une immense classe moyenne de rentiers apeurés par tout ce qui bouge, les démagogues, les faux "révolutonnaires" socio-libéraux, les révolutionnaires d’opérette, de "téléréalité" en "mission" pour "toucher" les "sauvageons" le temps d’une émission.
Donnons-nous les moyens d’une stratégie au lieu de passer trop de temps à étudier celle des autres On a le programme, bientôt les candidats, faisons-en une exigence organisée donc forte, pour commencer.
JdesP


Le travail ils s’en foutent !
28 octobre 2006 - 11h16 - Posté par

Ce qu’ils veulent, c’est du fric !


> Le travail ils s’en foutent !
28 octobre 2006 - 12h31 - Posté par

"Ils veulent juste du fric" ???

Pourquoi, toi, tu saurais mieux qu’EUX, ce qu’ILS et ELLES veulent ????

Pour avoir grandi et vivre toujours en banlieue, pour avoir galéré de chez galéré 15 ans, je peux te dire que NOUS voulons vivre DIGNEMENT. Le fric ne fait pas tout, besoin de logement, d’un boulot intéressant, d’une vie affective épanouissante, du respect quand je me ballade dans la rue sans condé qui me contrôlent tous les deux jours alors qu’ils me connaissent.... Besoin de penser quand ton frère ou ta soeur mène des études longues, que cela va réellement lui servir plus tard et non le faire retourner à la case ANPE (ce que vivent nos ainés nous donnent une idée de ce qui nous attend ! Le désespoir ne vient pas de rien, il a son histoire !)

Quand tu auras été contraint à cette vie là (ce que je ne te souhaite vraiment pas) tu ne pianoteras pas de petites réflexions bidons bien à l’abri derrière ton ordi !

Et pour ta (pauvre) culture je te conseille "Pays de malheur !" de Younes Amrani et Stépahne Beaud, tu comprendras un peu mieux ce qui semble être bel et bien en dehors de tes réalités de vie....


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 07h11 - Posté par

Cette petite réflexion viendrait-elle d’un de ces "nantis" ou d’un provocateur comme certainement les incendiaires de bus, ou simplement un qui a pompé sagement tout ce que les médias lui enfoncent à lui aussi dans le crâne ? Moi aussi, je veux du fric parce que sans fric je ne peux pas vivre. Après tout dépend de la manière de l’obtenir : le gagner ou le voler. En ce qui concerne le vol, les exemples venant "d’en haut" ne manquent pas, à commencer par la présidence de la République, ainsi que la mentalité marchande généralisée :
tout ce qu’on te propose cache l’arnaque : le patron et son service des "ressources humaines" dans les boîtes, contrats d’assurances, banques, téléphone, élections... Tout ce qu’on te propose, sans qu’on aie lutté collectivement, pour l’obtenir.
Tout ce qu’on avait obtenu en droit par les luttes, on te l’enlève et comme tu en as besoin tu ne pourras désormais l’obtenir qu’en l’achetant et si tu n’as pas de fric et pas de moyens pour en gagner, si on te parque dans des quartiers où on t’a volé tous les services publics pour les vendre à des arnaqueurs qui en profitent pour augmenter les prix ou s’envoler pour des lieux plus rentables ou encore pour rançonner les communes déjà pauvres. Quelle solution ? La reconquête.


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 08h17 - Posté par

Le travail on s’en fout : on veut pas se faire exploiter !

Par contre, tant qu’on n’aura pas supprimé cette société de classe où le fric est nécessaire à la survie, alors on aura besoin de fric.

Et de toute façon, du boulot, y’en a plus : il a été délocalisé.

Mais, tant qu’il y aura des gens très pauvres, il y aura des émeutes !

Il faut donner un revenu minimum à tous QUELQUE SOIT LEUR AGE.

Ce revenu doit être suffisant pour vivre décemment (donc beaucoup plus que l’actuel RMI).

Il doit être donné indépendamment du fait que la personne travaille ou pas.

La personne qui le reçoit ne doit jamais subir de contrôle, contrairement à ce qui se fait actuellement pour le RMI.

Voilà, si la gauche fait ça une fois élue, elle aura accompli son boulot. Il n’y aura plus de pauvre, donc il n’y aura plus d’émeutes. Mais l’important c’est qu’il n’y aura plus de pauvres !

Puisque tu es dans les conseils de lecture, je te conseille "Le droit à la paresse" de Paul Lafargue :

http://sami.is.free.fr/Oeuvres/lafa...


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 09h52 - Posté par

A ma première réaction (quand j’ai écrit "ils veulent juste du fric ???"), je pensais que j’avais encore affaire un con qui pensent que les gens des cités (dont je fais patrie) ne pensent qu’à la jaguar et à consommer, genre avec un petit pois dans la tête : discours de droite très fréquent...

Je vois que ton discours est plus nuancé, donc, j’y viens :

"Le travail on s’en fout : on veut pas se faire exploiter ! Par contre, tant qu’on n’aura pas supprimé cette société de classe où le fric est nécessaire à la survie, alors on aura besoin de fric."

OK, sur le constat sur le capitalisme de merde, la société de classes de merde, etc... Ne pas se faire exploiter, OK... Besoin de fric comme tout le monde, OK...

"Et de toute façon, du boulot, y’en a plus : il a été délocalisé."

OK, il y a de moins en moins de boulot, chômage décidé par ce système capitaliste. "Mais, tant qu’il y aura des gens très pauvres, il y aura des émeutes !"
OK tant que la pauvreté existera, la révolte existera (Et heureusement !)

"Il faut donner un revenu minimum à tous QUELQUE SOIT LEUR AGE".

C’est là que je commence à m’éloigner de ta pensée...

1) Qui te dit que c’est la revendication des gens des quartiers populaires actuellement ? Moi j’entends surtout parler de ce que je t’ai dit plus haut (taff, logement, formation, dignité, ...) C’est toi qui revendique ce revenu minimum et un certain courant dans la gauche (Discours tenu par les Négristes notamment, qui ne sont pas du tout ma tasse de thé). Moi je veux bien projeter mes désirs sur mes voisns d’immeubles et en ce cas, je ne revendiquerai pas les miettes que représentent un revenu minimum, mais la BOULANGERIE puisque c’est nous qui faisons chaque jour le pain (qu’on soit au chomdu ou non), c’est à nous de décider de l’organisation des richesses

2) Pourquoi certains tafferaient comme des brutes, hyper pressurisés (hausse des suicides au taff, baisse des résistances, usures, individualisme..) par des patrons et des actionnaires à la con, tandis que d’autres ne foutraient plus rien ? Moi je suis pour un renversement de ce système proche de l’agonie, qui si on ne le tue pas nous tuera (pauvreté en hausse, maladies, écologie...), je suis pour qu’on décide de la répartition des richesses, de leurs production, de notre temps de repos et de culture... en fonction des nos beoins et pas de profits d’une minorité. Donc porter la revendication d’un revenu minimum c’est un triste minima (pourquoi minimum, qui le paye ??? Encore ces "cons de travailleurs" comme le propose Christine Boutin ????)

"Ce revenu doit être suffisant pour vivre décemment (donc beaucoup plus que l’actuel RMI)."

Qui le finance ??? Il y a tout un courant qui cherche à le faire payer par un nouvel impôt, si un jour nous gagnons sur cette revendication, vu le faible rapport de forces que nous avons face à l’Etat, il y a fort à parier que ce sera encore les deniers publics qui financeront cela au lieu des VRAIS RESPONSABLES LES PATRONS. Je n’appellerai pas cela alors un véritable progrès... Il y a un danger à découpler le travail (et donc CETTE TUNE produite par notre travail et que les actionnaires et patrons nous bouffent) et le revenu. Car toujours se pose la question de qui paye....

"Il doit être donné indépendamment du fait que la personne travaille ou pas."

C’est là que je verrai davantage, dans cette société capitaliste de merde à défaut de l’avoir renversé tout de suite, la réduction du temps de travail pour tous, et donc en l’occurence également moins de suicides au taff par exemple. Après j’ai un constat de lutte qui ne doit pas être éloigné du tien, sur le fait que les syndicats (la plupart) ne défendent ni les chômeurs, ni les précaires et que donc cette revendication qui souhaite unifier travailleurs et privés d’emplois et surper dure à porter !!! Cela fait pas mal d’annnées que je milite surle terrain de la précarité et j’en ai soupé des trahisons, mais bon, pas le choix, la lutte continue ! L’arrivée de nouveaux dans la lutte, notamment au printemps dernier, me donne beaucoup d’espoir...

"La personne qui le reçoit ne doit jamais subir de contrôle, contrairement à ce qui se fait actuellement pour le RMI."

OK sur la dénonciation des contrôles et de la pressurisation des chômeurs, facile, dégueulasse et véritablement criminel. J’aimerai mettre tout le gouvernement au chomdu, et qu’ils en bavent comme nous !

"Voilà, si la gauche fait ça une fois élue, elle aura accompli son boulot. Il n’y aura plus de pauvre, donc il n’y aura plus d’émeutes. Mais l’important c’est qu’il n’y aura plus de pauvres !"

Là tu me fais quand même rire, tu parles d’un Etat capitaliste de merde, mais tu attends des politique qu’ils fassent tout à ta place. Que la gauche soit au pouvoir n’implique pas automatiquement le progrès (des fois c’est même le contraire, cf les privatisations sous la gauche plurielle), seul un rapport de force fait plier un gouvernment face à nos revendications. Donc ton revenu minimum faudrait peut être que tu organises le lutte autour de toi pour qu’il soit vraiement un acte de progrès et qu’il ne se transforme pas en un RMI bis, à la sauce Christine Boutin, pour justement avoir la paix sociale qu’elle en attend !

"Puisque tu es dans les conseils de lecture, je te conseille "Le droit à la paresse" de Paul Lafargue :"
http://sami.is.free.fr/Oeuvres/lafa...

Jolie référence, le droit à la paresse pour tous et toutes, mais pour y parvenir faudrait se mettre à lutter ACTIVEMENT ensemble. Donc y a du taff avant de se reposer. Ceci dit, l’ayant lu il y a un bail, je vais me le refaire ! C’est vrai que ça ne fait pas de mal...

Fraternellement ;
A Ciao !
Amel


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 09h55 - Posté par

J’ai fait un joli lapsus au début de ma contrib :
"les gens des cités (dont je fais patrie)" au lieu de "partie", pour une internationaliste, je trouve ça plutôt fin et joli !


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 11h04 - Posté par

Pour l’essentiel, nous sommes d’accord.

Quelques précisions :

Je sais très bien que la révolution ne se vote pas : elle se fait ! Les élections sont là pour empêcher les révolutions. C’est tout.

Le pouvoir met la "gauche" à la gestion du capitalisme quand la droite ne parvient pas à faire accepter diverses saloperies.. Car alors la "gauche" risque fort d’y parvenir.

Le revenu minimum pour tous, dont je parle, c’est le maximum qu’on puisse obtenir de la part des gestionnaires du capitalisme. Qu’ils soient de droite ou de "gauche". Si on veut la révolution, il est clair que nous devrons la faire nous-mêmes.

Il est clair aussi que le revenu minimum pour toutes et tous, s’il nous est donné, nous sera donné dans le but de nous démotiver dans notre volonté de faire la révolution. Si la "gauche" nous le donne, ce sera bien sûr dans ce but, et avec l’assentiment du pouvoir. C’est en ce sens que ce sera le boulot de la "gauche", pourrait-on dire ironiquement.

Mais, souviens-toi de 1975 sous Giscard, et cela répondra partiellement aussi à la question du financement. Il y avait l’Aide Publique. Elle était pour tous ceux qui n’avaient pas de revenus. Il n’y avait pas de contrôle. Et il s’agissait tout de même de 900 Francs par mois. Ce qui était bien plus que le RMI actuel !

C’était pas la "gauche" mais la droite qui avait donné ça. Pourquoi ? Parce que nous faisions des VRAIES grèves sans arrêt. Des manifs offensives en permanence. Et la droite avait concédé plein de trucs pour éviter la révolution.

Si l’Aide Publique et tous ces trucs nous avaient été concédés, c’est bien que le fric existe ! mais ils ne le distribuent qu’en cas d’extrême urgence pour sauver leurs positions (où c’est eux qui ramassent TOUT où presque).

Sur la fin du deuxième mandat de Mitterrand, il y a eu tellement d’émeutes que Mitterrand a donné le RMI. Mais seulement pour les plus de 25 ans, ce qui est ridicule puisque les émeutiers ont souvent moins de 25 ans. Et, au début, il n’y avait pas de contrôle...

Quand Mitterrand a fait cette concession, France-Info a interviewé le maire de Grenoble de l’époque (Carignon) parce qu’il faisait partie des 3 maires de France (tous les trois de droite, je crois) qui donnaient dans leurs villes une sorte de RMI.

A Grenoble, Carignon donnait 3000 Francs par mois (alors que le RMI au début était de 2000 Francs !) à QUICONQUE habitait dans sa ville depuis au moins deux ans.

Le journaliste demanda à Carignon : « Mais, ça doit revenir exstrêmement cher à la municipalité ? »

Carignon répondit : « Pensez-vous, pas même un pour cent du budget de la ville ! »

Tu vois, du fric, il y en a. Il est pas pour nous, c’est tout !


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 11h31 - Posté par

Franchement, je suis d’accord avec tout ce que tu dis, mais il reste le problème du financement. J’avais 3 ans en 75, bien que je milite depuis toute jeune, je ne connais pas l’Aide publique de Giscard, mais si j’ai bien saisi c’était de l’argent public, tout comme le fric de la ville de Grenoble. Les salariés qu’ils aient ou non un taff ont de moins en moins de fric et on va encore leur demander de payer, c’est tellement plus facile.

Honnêtement, je veux bien un élargissement au - de 25 ans, d’un salaire socialisé et qui soit décent (= le smic, mais alors faudra augmenter tous les temps partiels, et faura augmenter les pleins temps, et... bref ça peut aller loin !) mais cela doit être financé par les PATRONS. Une taxe spéciale, un prélèvement automatique, comme tu veux, mais pas encore ceux qui se serrent la ceinture. De plus que les collectivités payent alors qu’elles ont de plus en plus de responsabilités et de moins en moins de moyens (décentralisation de Raffarin par exemple) ça me plait pas non plus ! En tant que patrons, ces collectivités peuvent déjà titulariser leurs précaires municipaux, étant donné qu’il y a plus de précaires dans le public que dans le privé...

Mais sur cette histoire de revenu j’y crois pas trop tu sais, je pense que le capitalisme a de moins en moins de marge de manoeuvre et que ce qu’il nous cède aujourd’hui, nous le reprend dès demain. Ca me parait plus proche que tout pête et que cela nécessite une remise en cause de fond du monde du travail que juste un énième saupoudrage.

Enfin, vue ta réponse, j’imagine qu’on se retrouvera dans la rue dès demain !


LES RICHES SONT RICHES !
29 octobre 2006 - 12h57 - Posté par

Bien sûr, les patrons peuvent payer !

Bien sûr que c’est LES PATRONS qui doivent payer, d’une façon ou d’une autre, directement ou indirectement. Je pensais que c’était sous-jacent à tout mon discours présent...

La richesse des riches :

La richesse des riches, par rapport aux pauvres qu’ils exploitent, se compare évidemment à la richesse d’un paysan par rapport à ses vaches ! La vache peut-elle seulement imaginer la richesse du paysan ?

(Je n’ai bien sûr rien contre les paysans. D’ailleurs, la plus grande partie d’entre eux fait partie des pauvres.)

Les riches disent : « Pour vivre heureux, vivons cachés ! »

Les riches font semblant d’être pauvres afin de se donner une fausse excuse pour pas payer. Clearstream est une des banques spéciales destinées à leur permettre de CACHER leur fric, comme l’a dénoncé Denis Robert ("La boite noire"). Mais il n’y a même pas besoin d’avoir entendu parler de Clearstream pour savoir que :

Les riches sont riches !

Le comunisme ne consiste pas à tout partager, mais bien au contraire à tout mettre en commun. Cependant, certains éprouvent le besoin de prétendre que si toutes les richesses étaient également réparties, les pauvres ne seraient pas beaucoup plus riches, qu’ils auraient juste de quoi se payer un paquet de cigarettes de plus par mois.

Mais, alors qu’un ou deux mois avant on nous avait dit qu’il était absolument impossible d’augmenter les ouvriers de 2 ou 3% (d’où sortirait-on l’argent ?), en MAI 68 le SMIG fut augmenté de 33%. Pourtant, même après cela, les richesses n’ont pas semblées guère mieux réparties qu’avant : les riches n’ont pas semblés moins riches. Leur richesse était donc infiniment plus grande que l’équivalent de ces misérables 33% d’augmentation.

D’après un numéro du "Monde Diplomatique" de 1982, en additionnant les revenus de tous les français (salaires + revenus des actions), puis en divisant par 55 millions d’habitants, c’est-à-dire en comptant même les bébés et tous ceux qui n’ont aucun revenu d’aucune sorte, le résultat donnait, à cette époque, 4 millions de centimes de Francs par personnes et par mois. Aujourd’hui, en tenant compte de l’inflation réelle, ça ferait au moins 10 millions de centimes de Francs (toujours par personne et par mois). Donc, puisque l’immense majorité de la population touche moins d’un million de centimes de Francs par personne et par mois, et que les bébés ne touchent presque rien, on peut en déduire que :

L’infime minorité des exploiteurs est à elle seule au moins 10 fois plus riche que tout le reste de la population.

Le déficit public, la dette publique :

Le déficit public, la dette publique, c’est de l’argent que l’État doit à des banques privées. C’est de l’argent qui a servi par exemple à financer la sécu ou la retraite. Comme l’argent possédé par les capitalistes en général et par les banques en particulier est de l’argent qui nous a été volé, il serait légitime que cet argent dû aux banques privées par l’État continue à ne pas être remboursé ! Cela ferait ainsi revenir vers la population une infime partie de ce que le capitalisme lui a volé.

AUGMENTER LA DETTE PUBLIQUE
EST UNE BONNE FAÇON DE FAIRE PAYER LES RICHES !


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 17h21 - Posté par

je trouve intéressant de refléchir à l’instauration d’un revenu garanti inconditionnel. Le montant, ça se discute, le financement est possible, par la TVA par exemple, elle est inclue dans chaque prix. Et pourquoi pas par un impôt sur les gains des jeux de hasard, lotérie, roulette, bourse, bref, sur les gains de l’argent virtuel. Le tout est de commencer sans plus tarder. Lula a fait le premier pas, avec 10€ par mois pour chaque tête voici 4 ans. Il a commencé petit. Voyons ce soir s’il est reélu, et son programme avec lui. Voyons où il en est avec le montant de ce revenu. Ce que je sais, c’est que l’instauration de ce revenu a fait du bien.
angela anaconda


> Le travail ils s’en foutent !
29 octobre 2006 - 18h24 - Posté par

Financer par la TVA, impôt le plus injuste, qu’il faut supprimer ?!!!!!!
Quelle bonne idée....


> Le travail ils s’en foutent !
30 octobre 2006 - 07h33 - Posté par

Si vous voulez un revenu minimum décent pour chacun, il faut l’assortir de conditions utiles pour l’individu et pour tous : cela doit être réciproque. A part les enfants, les vieux , les malades, et les plus vulnérables qui doivent être protégés dans tous les cas je ne peux concevoir ce revenu de base comme une rente à titre désintéressé pour ceux qui le fournissent, c’est à dire tous, dans le seul intérêt du seul consommateur qui le reçoit.


> Le travail ils s’en foutent !
30 octobre 2006 - 11h45 - Posté par

En même temps qu’UN MINIMUM DECENT il faut aussi envisager UN MAXIMUM DECENT.

C’est bien joli de vouloir faire la morale à "ces salauds de pauvres qui ne veulent pas travailler" dans une société, et c’est fort heureux, qui pourrait facilement grâce aux énorme progrès technologiques assurait à chaque citoyen une vie décente et l’accès gratuit à la santé , à l’éducation et à la culture si le résultat de ces progrès n’étaient pas confisqués par une poignée de privilégiés sans scrupules.

La lutte des classes n’a jamais été autant d’actualité. Sinon que la frontière entre les classes a changée radicalement, aujourdhui les anciennes classes moyennes se retrouvent peu à peu dans la même galère que les travailleurs pauvres et les chômeurs

Dans le même temps, les privilégiés sont moins nombreux, mais beaucoup plus riches ; ce sont les actionnaires qui ont pris la place des patrons pour exiger toujours plus de profits et toujours plus de précarités pour les travailleurs, ce sont tous des parasites qui s’installent dans toutes les professions bidons fruits de la société de consommation (commerce extérieur inutile, la pub, les jeux d’argent qui font rêver les pauvres pour mieux leur voler le peu de ressource qui les empêchent de crever de faim, le monde pourri des médias et de la télé poubelle, en fait tous ceux qui ne produisent rien et vivent dans un luxe insolent.

Alors arrêtons de culpabiliser les plus pauvres, ce sont les victimes non les coupables, nous sommes, nous les travailleurs l’énorme majorité de la population, c’est nous qui devons reprendre la parole, nous n’avons pas besoin des financiers mais eux ne peuvent rien faire sans nous.

Restons confiant dans notre force, Raymond LCR


> Le travail ils s’en foutent !
30 octobre 2006 - 15h07 - Posté par

Albert Jacquard dans un de ses bouquins compare la société à un corps composé d’organes. L’inaction de certains, à certains moments, est non seulement utile mais aussi nécessaire.

Pour pousser le paradoxe un peu loin, en réaction à ceux qui ont du mal à se détacher d’une vision classique du travail (il faut "mériter" son revenu de vie !), on pourrait dire que sur une Terre dont on épuise les ressources et les capacités d’accueil, le vrai parasite n’est pas l’inactif mais celui qui travaille...

On peut aussi considérer que tout être humain a droit, totalement indépendamment de ses qualités, de son courage au boulot ou de sa paresse, à avoir de quoi vivre dignement. Les gens inapts (d’une façon ou d’une autre) au travail, on en fait quoi, on les euthanasie ? Ou on se dit qu’ils sont comme ça, comme d’autres sont bruns ou blonds, et que c’est finalement un détail, surtout quand, comme le dit Raymond, la technique permet de produire largement de quoi satisfaire les besoins essentiels des humains sans trop se fatiguer ? Les histoires de mérite, faut laisser ça aux libéraux et aux réactionnaires...


> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
30 octobre 2006 - 15h59

pour ce qui est du financement,personne ne se demande combien coute l’intervention de
l’etat Français en Afghanistan et en Afrique ;pour la defense des petroliers,
ce qui veut dire que l’argent existe.



> Banlieues, un an après. Quelle réponse politique ?
31 octobre 2006 - 08h52 - Posté par

Il ne faut pas "mériter" son "revenu de vie", de quel droit et sur quelle base peut-on juger l’inactivité toujours forcée de son voisin ? il faut accepter le fait que nous vivons dans une collectivité et penser que tout individu qui la compose est utile à son existence et qu’il en ait conscience. Donc, un revenu minimum de vie ne peut être considéré comme une allocation de survie, ni venir d’une démarche d’assistanat ou de clientélisme ; il doir découler des Droits de l’Homme et du Citoyen droit et non d’une Assurance, même gratuite, dont l’obtention ne contient aucune obligation de la part de celui qui reçoit, sinon des réflexes absurdes de consommateurs. Ce revenu individuel obligatoire serait issu d’ une Caisse Mutuelle, avec toute la signification première de ce concept, alimentée exclusivement par le patronat.Le RMI, existait en Europe avant Rocard, il a servi aux délocalisations massives de se faire sans "trop de casse "pour le patronat et le PS. JdesP





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