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Onfray tacle Villiers...
de : gramsci
jeudi 22 février 2007 - 21h38 - Signaler aux modérateurs
7 commentaires

A croire qu’il a mal à la tête en ce moment Michel Onfray... Alors qu’on l’avait connu brillant (le "Traité d’athéologie" et ses différents textes sur la religion), il se vautre un jour dans un anticommunisme puant, avant de tacler sur son blog la porte parole du candidat qu’il soutient, rendant hommage aux militants coo et à l’Huma... Schyzophrénie ? Doute ? Girouette ?

Lu sur son blog :

"Dimanche 18 février 2007
Trois jours de papier.

Trois jours à Saragosse pour récupérer un prix littéraire. Dans l’avion à l’aller, je lis dans « L’Humanité » du jeudi 15 février à la rubrique « La phrase du jour » une sottise crasse de Claire Villiers, l’une des porte-parole de José Bové issue de « Convergence citoyenne ». Elle affirme : « Le peuple qui souffre, le créneau misérabiliste, laissons-le au PC. On doit faire rêver sur une alternative ».

Je ne suis pas solidaire de quelqu’un qui tient la souffrance du peuple pour rien, je ne crois pas que la misère soit un créneau qu’il serait utile, ou non, d’occuper, et je distingue la machine bureaucratique du Parti Communiste français, son état major, ses apparatchiks – dont nul n’ignore qu’ils m’horripilent…-, de ses électeurs, de ses sympathisants, de sa sociologie, de sa base – qui a ma sympathie.

Ce mépris de l’électorat communiste qui souffre n’est pas digne à gauche, qui plus est quand on prétend faire rêver sur une alternative qui, pour l’instant, ne parvient pas à se faire entendre clairement, noyée dans la médiatisation d’un José Bové réduit à son rôle de militant anti-OGM récemment condamné par la justice. En apportant mon soutien à José Bové, je n’entendais pas soutenir prioritairement cette cause mais une candidature antilibérale hors partis : pour l’instant, José Bové ne parvient pas à déborder le cadre étroit et restreint de son combat personnel bien connu d’avant les présidentielles pour porter en dehors des habituelles machines de politique politicienne une parole antilibérale et alter mondialiste fédérative…

De fait, pourquoi dès lors une candidature de plus chez les antilibéraux ? « L’Humanité » a raison de pointer cette phrase qui n’honore pas la porte parole, donc son combat – jusqu’à nouvel ordre le mien aussi, ce qui ne me réjouit pas…"



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Commentaires de l'article
Onfray tacle Villiers...
22 février 2007 - 23h27

Toujours cet éternel besoin de tenter de couper les militants communistes de leurs dirigeants et réciproquement. Comme s’il existait deux catégories de communistes : les pensants et les pas pensants.

Hé bien justement les communistes sont des êtres indépendants, libres et épanouis car avec ce que l’on prend comme coups de nos faux-frères et de nos vrais adversaires, il y a besoin d’une sacrée dose de lucidité et d’intelligence, fussent t’elles collectives pour résister ainsi depuis 1920 et ans doute depuis bien avant n’est-ce pas Gracchus ?

Onfray cogne Villiers qui va bien cogner sur qui lui passera à portée...C’est ainsi chez les sans parti, sans histoire commune, sans drames familiaux, sans attache, sans solidarité mais pas sans ambitions...pauvres errants à la recherche d’un centre de gravité et qui ne trouvent que leurs nombrilspour tourniquoter.

MGB vous l’imaginez en princesse douairière ?

Elle a cette capacité à s’enrichir au contact de l’autre au point qu’elle fait "fortune" rien qu’à écouter cette femme là, ajoutons à cela que plus la campagne avance et plus elle devient ce qui enflamme les communistes et le monde militant : un tribun et il faut remonter à Georges Marchais, sur un autre ton, pour retrouver cette force, cet élan, cette générosité.

Je suis véritablement heureux d’appartenir à ce collectif communiste. Heureux quelque soit le prix à payer face au patronat et à ses valets car c’est le prix de la liberté.

Alain Girard



Onfray tacle Villiers...
22 février 2007 - 23h42

la faculté de cette personne à changer d’avis, pour ne pas dire à tourner sa veste, révèle très bien l’appétit de consommation "politique" et culturelle de certains aujourd’hui... qui pensent qu’avec un click on peut passer au-dessus des gens, du monde du travail, et des formes d’organisations que celui-ci s’est construit depuis presque 2 siècles...

finalement, malgré la menace sous-jacente de quitter bové, ce personnage qui, à titre personnel ne m’a jamais intéressé (donc je ne sais pas ce que valent ses écrits), dans sa capacité à exister médiatiquement et à imposer ses vues (sic), représente bien la candidature bové

je ne tiens pas à faire l’éternel procès de celle-ci, mais il faudra, plus tard, que le "mouvement citoyen" (qui n’est pas et ne se veut pas de classe et de masse) se questionne : il a une fâcheuse tendance à reproduire ce qu’il dénonce

c’est à la base que les choses changent, qu’elles ont toujours changé, avec des ORGANISATIONS et pas des personnalités (aussi brillantes soient-elles...), avec des militants, pas des internautes, et en réaffirmant le rôle historique de la classe ouvrière (ouh y en a qui font la grimace...)

la clé de ce futur questionnement résidera dans leur capacité à voir que ce qui précède n’est point dogmatisme - mais analyse tirée des luttes, d’aujourd’hui et d’hier, d’ici et de partout...

je ne suis pas adhérent du pcf et porte un regard critique sur lui, en fonction de ce que j’ai écrit plus haut

mais cette critique ne me détourne pas, ne me conduit pas à adopter un comportement de consommateur, pour qui la chose politique est un jeu (les propos de bové sur les plateaux montrent son irresponsabilité - au sens politique du terme), le sondage une échelle (il se retirera s’ils sont mauvais !), la démocratie populaire une affaire d’internautes... quoi qu’il advienne (parce qu’il peut prendre pour prétexte le manque de signatures... au fait, sans parti et sans militants REELS, comment on fait pour récolter des signatures ?), cette démarche est vouée à l’échec car ne reposant pas sur des bases matérielles.

Les effets de tribune, aussi grisants soient-ils, n’ont jamais rien changé.

il manque le plus important aux supporters de bové : la conscience de classe et toutes les exigences qui vont avec, le long et laborieux travail militant sur le lieu de travail en particulier, quelque chose de beaucoup moins "valorisant" que la conscience, individuelle, de pouvoir changer les choses par la force d’idées, certes généreuses, mais souvent floues - et non accompagnées d’action SUR LA DUREE

la construction médiatique du personnage bové, qui repose sur la réalité d’un syndicaliste paysan dont je partage les combats, cette construction médiatique est aujourd’hui l’atout premier de sa candidature, auprès de consommateurs pour qui la "révolution" est aussi facile à faire qu’à chanter.

je voudrais qu’on comprenne que mon propos est dénué de toute forme d’aggressivité

sam



Onfray tacle Villiers...
23 février 2007 - 04h24

Extrait d’un article passionnant de Dominique Caboret sur http://laguerredelaliberte.free.fr

La république contre la démocratie

(...)
De 1848 date l’idéalisme républicain avec son cortège de principes : la croyance au progrès, l’attente de la République universelle, l’anticléricalisme et le suffrage universel comme panacée.

On oublie cependant que le régime républicain, mis en place durablement autour des années 1880, est le résultat d’un compromis conservateur et qu’il est né, non pas dans le sang des tenants et des privilégiés d’un régime antérieur, mais dans celui de la révolution même surprise en son élan. La Commune vaincue et réprimée permet non seulement aux républicains de se séparer définitivement du mouvement révolutionnaire et de sa tradition, mais d’instituer une république d’ordre, en fermant les conflits autour de la question sociale et démocratique qui, depuis la Révolution française, n’avaient cessé de contester sa légitimité.
Aussi, pas plus que la Révolution française ne peut se réduire à la déchéance de l’Ancien Régime, elle ne peut s’identifier à l’avènement de la république représentative sinon par le fait d’une illusion rétrospective propre à la propagande républicaine actuelle.
En effet, si la Révolution française pose le principe moderne de la politique démocratique, celui-ci apparaît d’emblée dans sa forme conflictuelle ; la question centrale étant celle de l’admission égale de tous au nouveau pouvoir politique. La question de la liberté politique est révolutionnaire dès ses origines.
En posant la volonté générale du peuple au fondement de la souveraineté et donc des lois et des institutions politiques, la Révolution française s’annonce dès ses débuts par un acte sans précédent : la fondation de la liberté. Prolongeant l’inversion déjà opérée dans sa critique de la religion, le jeune Marx saisira dans sa pureté la rupture qui s’opère avec la Révolution et ce dont elle est immédiatement porteuse : « la Démocratie est l’énigme résolue de toutes les constitutions » car la constitution, constamment ramenée à son véritable fondement, « apparaît alors pour ce qu’elle est vraiment à savoir un libre produit de l’homme »[1]. Par le fait même que la constitution se trouve ramenée à ce qui constamment la produit, le dêmos et son agir libre, la Révolution s’ouvre sur la question de la politique démocratique.

Cependant, bien que la chose publique soit déclarée l’affaire de tous, la souveraineté se trouve déléguée à une Assemblée nationale chargée de fonder le nouvel ordre politique et de gouverner le peuple en son nom. Se développe donc d’emblée la contradiction d’un pouvoir résidant dans le peuple, mais dont il ne peut faire usage si celui-ci se trouve délégué à ses représentants, seuls à même d’exercer pleinement la liberté politique en son nom. Dans le cours de la Révolution, la liberté politique nouvellement acquise va cristalliser un ensemble de conflits, la question centrale étant de savoir si la source du pouvoir réside dans l’assemblée ou dans le peuple, dans les représentants ou les représentés, dans les gouvernants ou les gouvernés.

Dès lors, soit le peuple se retire de la scène politique soit il conserve son pouvoir qui est alors nécessairement un droit à la résistance ou le pouvoir en réserve de la révolution. Aussi, dès le début de la Révolution française le nouveau pouvoir législatif, en tant que pouvoir de représentation, va se trouver contesté par l’aspiration du peuple à une participation générale au pouvoir politique. Assuré que la participation ne devient réelle que par la décision et la délibération de tous, le peuple, dans son combat révolutionnaire contre l’Ancien régime, va se saisir directement de sa liberté politique développant spontanément, à travers les sections et les sociétés populaires, des organes nouveaux de démocratie directe.
Entre l’ancien État en voie de désintégration et le nouvel État en formation, apparaissaient les formes d’un pouvoir politique directement exercé, contestation à la fois de l’un et de l’un et de l’autre. Ainsi nous nous trouvons, au sein même de la Révolution française, en présence de deux conceptions de la liberté politique, le principe représentatif et l’aspiration à la démocratie directe, ces deux principes à la fois différents et contradictoires sont nés en même temps.
La démocratie directe fût, dans la France de 1789, le résultat inattendu, en grande partie spontané, de la révolution elle-même[2]. Les districts, qui devinrent par la suite les fameuses quarante-huit sections de la commune de Paris, naquirent du manque de corps populaires dûment constitués pour l’élection de représentants et pour l’envoi de députés aux États généraux.
Paris fut donc découpé en soixante districts qui devaient servir d’assemblées primaires pour désigner les électeurs qui, réunis en assemblées électorales, devaient choisir à leur tour les députés du Tiers.

Cependant les assemblées de districts dépassèrent rapidement leur simple rôle électoral, affirmant que la souveraineté résidait dans le peuple assemblé, et développèrent l’exigence d’une Municipalité librement élue. À la faveur de la crise de Juillet et sous l’impulsion de la mobilisation populaire, tandis que les districts se transformèrent immédiatement en corps autonomes, s’organisait, à partir d’eux, une Municipalité insurrectionnelle qui devait déboucher le 25 Juillet sur une Assemblée des représentants de la Commune devant administrer provisoirement Paris et préparer un plan d’administration municipal. Non seulement la municipalité acquit le droit de faire ses lois, nommer ses magistrats, détenir une milice, mais les districts, dont elle était l’émanation, tendaient au gouvernement direct, exercice sans intermédiaire par le peuple de ses droits souverains. Lorsque l’Assemblée Constituante adopta en Juin 1790 la charte municipale de Paris, les quarante-huit sections, qui remplacèrent les districts, furent légalement réduites à des circonscriptions électorales réunies pour voter et devant se séparer après le scrutin. Mais là aussi, elles s’éloignent de leur définition, de simples organismes électoraux elles se constituèrent, par un effet de leur propre volonté, en municipalités autonomes. En définitive, les sections constituaient la véritable Commune de Paris capable de s’imposer aux autorités parisiennes comme à l’Assemblée nationale.

Les sections n’étaient pas les seuls organes ...... Face aux représentants de la Municipalité prêts à confisquer à leur profit la souveraineté de la Commune, la majorité des sections se montrait prête à exercer directement cette souveraineté, sans éprouver le besoin d’un corps intermédiaire entre elle et l’administration municipale : les citoyens n’avaient-ils pas la possibilité de se réunir dans le cadre précisément des sections qui tissaient entre elles des relations permanentes. En fait un conflit permanent les opposa aux tenants d’un régime représentatif qui auraient pu affirmer avec Brissot : « Telle est la marche des Peuples libres : Lorsqu’ils ont déposé leurs pouvoirs entre les mains de leurs représentants, ils ne savent plus qu’obéir (…). À travers des expressions telles que « l’assemblée générale de la Commune dans ses différentes sections » ou « la Commune délibérante dans chacune de ses sections », les sections signifiaient pourtant clairement leur opposition à l’idée de représentants qui, une fois élus, seraient indépendants de leurs électeurs et habilités à traduire seuls la volonté générale. Tenues par la crainte de voir émerger une nouvelle aristocratie ou un nouveau despotisme, les sections développaient donc l’idée qu’accorder à des représentants une confiance inconditionnelle et une liberté d’action illimitée revenait à se donner, non pas des agents, mais des maîtres........



Onfray tacle Villiers...
23 février 2007 - 09h41

Le nième intellectuel qui tente de "séparer" les communistes de base généreux, militants sincères et ces "pourris" qui les dirigent ; c’est un sophisme de plus chez Onfray. Les dirigeants d’aujourd’hui sont la base d’hier et inversement.
E.U.



Onfray tacle Villiers...
23 février 2007 - 14h22

Tant mieux qu’Onfray change d’opinion sur la campagne Bové, mais en même temps je ne peux m’empêcher de trouver ce manque de stabilité et de cohérence navrant. La première image qui me vient à l’esprit est celle de certains de mes élèves de 4ème qui viennent me voir au début du cours parcequ’ils ne veulent plus être assis à côté de machin ou machinette, très méchant(e) avec eux et qui trois semaines plus tard ont encore changé d’avis. Bon eux, ce sont les ados de la génération zapping mais que penser d’Onfray ?

Jean-Philippe VEYTIZOUX



Onfray tacle Villiers...
23 février 2007 - 17h04

Pour ma part ,je ne crois pas qu’il y ait contradiction entre cette prise de position,qui tend a dissocier,l’électorat,sympatisants,militants de base,du Parti Communiste en lui même (l’appareil).Son discours s’affine en forme de rappel à l’ordre à C. Villier,Ne pas oublier l’essentiel de la démarche fondamentale qui reste:L’affaiblissement du PC, voire sa destrution !

Lorsqu’un intervenant(Sam),concernant la candidature Bové ,pose le problème de l’absence de base de classe et surtout militante au sens idéologique du terme,Il évoque l’essentiel,pour aller à la construction politique nouvelle évoquée par C.Debon,et quelques autres il ne s’agit pas d’une reconstrution type "Linkepartei" (construite autour PC Allemand),mais bien d’une destruction organisée de l’idéologie de classe (Communisme) aujourd’hui dépassée,et ne pouvant prétendre jouer un role prépondérant dans l’Histoire(voir pv.réunion col.ational du 19 décembre 2006).L’agenda aujourd’hui connu de ces quelques " altermondialistes" ,fait apparaître ,toutess les difficultés d’un tel projet,surtout de leur part une meséstimation justement de cette base militante qui aujourd’hui porte la candidature de MG.Buffet.

Il me semble que nous allons avoir à subir d’autres forme d’attaques.L’Histoire la part importante des militants dans celle ci ,la démarche idéologique et philosophique, vont encore au gré des événements,être malmenées.Je pense que la vigilance et la riposte sur le fond sont plus importantes,qu’une réponse épidermique(même si quelques fois cela soulage)et en tout cas il me parait évident que contrairemment ,à l’effet recherché le Parti Communiste se renforce,tant par la qualité des débats,que par son nombre d’adhérents.

Il reste une inconnue,la traduction de tout cela en audience électorale !

Roger bretagne



Onfray tacle Villiers...
23 février 2007 - 22h23

je distingue la machine bureaucratique du Parti Communiste français, son état major, ses apparatchiks – dont nul n’ignore qu’ils m’horripilent…-, de ses électeurs, de ses sympathisants, de sa sociologie, de sa base – qui a ma sympathie.

Mais quel mépris pour les électeurs, sympathisants et la "base" !

Michel Onfray n’a qu’à dire que nous sommes de sombres abrutis qui ne voient pas qu’ils sont conduits "par une machine bureaucratique".

Le coup de la méchante direction du parti et des gentils adhérents de la base : c’est vieux comme les gauchistes... et çà ne prend pas !

Décidément Michel Onfray avec cette prise de position affirme haut et fort son objectif de division du PCF, de son anéantissement meme s’il y met plus de formes que de gens comme Claire Villiers !






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