Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
de : Romain Migus
mercredi 14 novembre 2007 - 04h30 - Signaler aux modérateurs
7 commentaires
JPEG - 33.9 ko

La nouvelle artillerie royale

de Romain Migus

Avant de se lancer dans un commentaire sur les échanges qui se sont produit lors du sommet ibéro-américain entre les présidents Chavez et Zapatero, et le Roi d’Espagne nous devrions tous nous demander : "De quoi vais-je donc parlé ? De mon interprétation du sommet de Santiago ou de mon opinion construite à partir de l’interprétation des grands groupes de presse ?"

En Espagne, "l’affaire" occupe déjà tous les esprits. En France, où le sujet est moins polémique, les réactions ont plutôt suivi la préférence politique de chacun. Mais alors que les opposants au Socialisme du XXIe siècle se régalait de voir un Roi insulter un élu du Peuple, une certaine confusion régnait chez certains partisans du gouvernement bolivarien : "Chavez n’était-il pas allé trop loin ?" A lire l’article du Monde consacré au sujet (1), je serais moi-même tenté de prendre mes distances avec le président vénézuélien qui apparaît ici comme un impulsif, plus doué pour les scandales que pour une réflexion approfondie. Le seul hic, c’est que Le Monde se livre encore à un de ces montages médiatiques dont il a le secret. Les longs échanges du sommet de Santiago n’ont rien à voir avec le collage opéré par les grandes entreprises d’information.

Pour tenter de remettre la discussion dans son contexte, il convient d’examiner pourquoi Chavez a traité Aznar de fasciste, et pourquoi le Roi d’Espagne a quitté la réunion du Sommet de Santiago. A ces deux questions primordiales, Le Monde répond par deux inventions : " Le dirigeant vénézuélien n’a cessé depuis son arrivée, vendredi, de traiter le prédécesseur de M. Zapatero, José Maria Aznar (conservateur), de "fasciste". Pourquoi donc Chavez n’aurait eu de cesse de qualifier Aznar de fasciste, on ne le saura pas. Quand à la fuite du Roi, le responsable est pointé par le Monde : "Hugo Chavez, emporté dans son discours, a aussi invectivé l’Eglise vénézuélienne et le pape avant d’accuser les Etats-Unis et l’Union européenne d’avoir approuvé un coup d’Etat à son encontre en avril 2002.

N’en pouvant plus, le roi Juan Carlos est sorti de la salle lorsque le président du Nicaragua, Daniel Ortega, prenait le parti d’Hugo Chavez et lui redonnait brièvement la parole." Notons avant d’aller plus loin, que Hugo Chavez n’a pas besoin de s’emporter pour rappeler que le gouvernement formé par les putchistes le 12 avril 2002 avait été reconnu par les Etats-Unis, l’Eglise vénézuélienne, le Royaume d’Espagne et l’Union Européenne présidé alors par le royaume d’Espagne dont le chef de gouvernement était José Maria Aznar. Le Monde nierait-il ces réalités historiques ? Nous le renvoyons aux archives des institutions concernées.

Les deux réponses apportées par le journal du soir occultent deux questions primordiales ? Pourquoi donc Hugo Chavez a-t-il rappelé ces faits historiques et qualifié Aznar de fasciste ? Pourquoi donc sa très haute majesté a quitté un sommet si important si la faute retombait sur un seul trublion, à qui l’on peut faire fermer sa gueule ?

La reconstruction des échanges tels qu’ils se sont déroulés nous permettra sûrement de saisir cette nouvelle déformation de la réalité par ceux qui sont censés nous informer.

Tout se déroulait plutôt bien à Santiago, jusqu’au discours de José Luis Zapatero. Celui-ci, en cohérence avec son modèle politique, s’est fait le chantre du social-libéralisme pendant la demi-heure de son discours, condamnant toutes les autres visions du Monde comme "totalisante". Puis, il mis en garde les pays latino-américains "qu’un pays ne pourra jamais avancé s’il cherche dans des facteurs extérieurs des justifications quant à ce qui empêche son développement."

Suite à son discours, la présidente du Chili, Michelle Bachelet consciente du scandale que pouvait provoquer les paroles de Zapatero dans un continent en lutte contre la soumission à la doctrine Monroe, invite les chefs d’Etats et de gouvernements à signer le protocole d’accords du Sommet, en précisant "que certains ont des avions à prendre, et qu’ils seraient bon de signer rapidement pour passer à la cérémonie de clôture". Grosso Modo, "on ferme, vous êtes priés de ne pas répondre".

"Présidente, je voudrais rajouter quelques mots en réponse à mon ami Zapatero" dit à ce moment Hugo Chavez. "Bon d’accord, mais rapidement s’il vous plait" l’autorise Michelle Bachelet. C’est ce que fera Chavez dans sa réponse de 40 minutes. Réponse complètement omise par les entreprises de communication internationales. A l’appel de Zapatero à nier ou minimiser les facteurs extérieurs dans la conduite d’une politique interne voué au progrès sociale, Chavez répond que dans ce même pays qui les accueille, un homme et un peuple avaient voulu construire démocratiquement une société plus juste, mais que des facteurs extérieurs, en l’occurrence le gouvernement et les multinationales des Etats-Unis les en ont empêché. Il s’agit bien sur de Salvador Allende et du peuple chilien.

Chavez change alors d’exemple pour parler du coup d’Etat d’avril 2002. Il aura ces mots pour condamner les facteurs externes qui l’ont quasiment conduit à la mort : "c’est lamentable mais je dois le dire. Cela ne met pas en cause le gouvernement espagnol actuel mais les seuls gouvernements à avoir reconnu les putchistes furent les Etats-Unis et l’Espagne par leurs ambassadeurs et l’Union Européenne par le biais de la présidence de José Maria Aznar" Le gouvernement de Zapatero n’est pas mis en cause. Implicitement par contre, le chef de l’Etat espagnol, le Roi de Bourbon a bien reçu le message. Chavez va continuer son discours en qualifiant Aznar de fasciste pour sa participation au coup d’Etat, participation révélée par le propre ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Zapatero.

Puis Chavez étaye ses arguments en rappelant une anecdote personnelle : "En 2000, j’ai reçu José Maria Aznar. Il m’a dit que le Venezuela pouvait devenir un pays développé s’il rejoignait son club de pays. Mais pour ça, il fallait que j’abandonne mes relations avec Cuba. Je lui ai demandé qu’est-ce qu’ils contaient faire pour Haïti, pour les pays d’Amérique Centrale. Et ce monsieur m’a répondu, je m’excuse des mots que je vais prononcer mais il faut que je répète les mots exacts. Aznar m’a dis "Eux, ils sont baisés !". Et bien, au Venezuela nous avons une autre idée de l’Humanité. Aznar est un fasciste, je le répète." Comme on peut le voir, loin d’être la nouvelle lubie d’un Chavez impulsif, ces accusations sont en fait une réponse à Zapatero, qui niait l’ingérence politique des gouvernements et économique des multinationales du Nord dans les affaires internes des pays du Sud.

Dans sa réponse, Zapatero s’est solidarisé avec son prédécesseur, trouvant là le renfort logique du Roi. Il peut sembler étrange qu’un "socialiste" épaulé par un Roi prenne la défense d’un prédécesseur de droite dure, qui a participé à l’organisation d’un coup d’Etat dans un pays souverain. Il peut sembler encore plus étrange que l’argument choisi par Zapatero pour défendre Aznar fut d’invoquer le respect des idées d’autrui, lorsque l’on sait ce qu’il s’est passé non seulement en 2002, mais encore maintenant puisque la Fondation pour l’Analyse et les Etudes Sociales (FAES) présidé par José Maria Aznar a signé des conventions de coopération avec l’Université Catholique Andres Bello, université privée qui forme les cadres intellectuels de l’opposition au gouvernement bolivarien. (2)

Offusqué, Chavez essaya de répondre, mais sa très grande altesse, Juan Carlos de Bourbon, le fustigea d’une réplique digne de ses prédécesseurs sur le trône durant la colonisation des Amériques : "Pourquoi tu ne la fermes pas ?" Bien des journaux ont amoindri la vulgarité du propos. La traduction exacte n’est pas "pourquoi ne te tais tu pas ?" mais bien "Fermes la !"

Imaginons un très court instant, que lors d’une réunion politique, la Reine d’Angleterre, crache rageusement à un président français : "Pourquoi tu ne la fermes pas ?" de la même manière que l’a fait Juan Carlos à Hugo Chavez. Que se passerait-il dans l’opinion française ?

Hugo Chavez, a dit après le sommet ne pas avoir entendu l’ordre du Roi. Quoiqu’il en soit, lorsqu’il redemande la parole pour s’éclairer sur ses propos, la présidente chilienne lui refuse au motif qu’il avait déjà parlé et la donne au président Nicaraguayen Daniel Ortega. Celui-ci, dans un geste de solidarité propre à la nouvelle donne politique en Amérique Latine, offre de son temps de parole à son homologue vénézuélien qui résumera ses propos par la phrase de José Gervasio Artigas, "Avec la vérité, je n’offense ni craint personne".

Puis, Ortega reprendra la parole pour reprendre à son compte la critique des propos de Zapatero. Il critiquera fortement l’entreprise espagnole d’électricité Unión Fenosa, l’accusant même d’être une structure mafieuse. C’en est trop pour sa majesté don Juan Carlos de Bourbon, peu habitué à cette intégration politique et à cette solidarité entre les pays latino-américain. Il quittera la réunion et n’assistera pas à la clôture officielle de l’évènement malgré les efforts de la présidente chilienne pour le faire revenir. Ce n’est donc pas à cause de Chavez que le Roi s’est enfui mais en écoutant un discours du président nicaraguayen mettant en cause les pratiques néo-coloniales des entreprises espagnoles en Amérique du Sud. La République de Cuba, par la voix de Carlos Lage, se chargera de conclure cette discussion en réaffirmant sa totale solidarité avec les présidents du Nicaragua et du Venezuela.

Alors, Chavez impertinent et impulsif ? Ou en totale cohérence avec la proposition d’intégration et la nouvelle donne politique en Amérique Latine ? Pourquoi les grandes entreprises de communication se sont-elle livrées à ce collage médiatique pour une fois de plus discréditer le président vénézuélien ?

A la sortie du sommet ibéro-américain, les présidents Correa (Equateur), Morales (Bolivie), Ortega (Nicaragua), Chavez (Venezuela) et le vice-président cubain Carlos Lage se sont rendus à une concentration de 50.000 personnes en soutien à leur vision politique et sociale commune (et non pas 3000 personnes comme certains media l’ont laissé entendre). Le lieu de la concentration était hautement symbolique : le Stade National du Chili, ce même stade où les "facteurs externes sans importances" de Zapatero avaient fait taire dans le sang l’espérance démocratique du Peuple chilien.

En revanche, personne ne s’est réunit pour manifester un quelconque soutien à sa majesté don Juan Carlos de Bourbon.

Romain Migus 13/11/07

(1) "Incident entre José Luis Zapatero, le roi Juan Carlos et le président Hugo Chavez", Le Monde, 11/11/07.
 http://www.lemonde.fr/web/article/0...

(2) Voir http://www.fundacionfaes.info/index...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapat
14 novembre 2007 - 09h57

Bravo Romain Mingus. La vérité est révolutionnaire (Lénine).Chercher la vérité et avoir le courage de la dire (Jean Jaurès). Evidemment, ce ne sont pas là les références du Monde, le plus à gauche des journaux de droite, dit-on. En fait le porte parole de l’intelligence bourgeoise qui apparaît déjà comme l’intelligence de l’Ancien Régime.Jesse



A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
14 novembre 2007 - 11h31

Félicitations pour cet article de fond, intelligent, bien construit, qui permet de prouver une fois encore à quel point la presse "de masse" nous désinforme.

G.B.



A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
14 novembre 2007 - 12h09

eh oui !!!! la presse désinforme ,vous en doutiez encore ?

Merci bellaciao de relayer l’info ,c’est comme ça que je voit un bon site ,même s’il vous

arrive de changer les liens (discours du député tchadien ) oeil de bison s’en fout

pourvu que l’info passe c’est le plus important

oeil de bison



A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
14 novembre 2007 - 14h00 - Posté par

Bravo et merci à R. MINGUS, et à BELLACIO

L BOURSON


A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
14 novembre 2007 - 14h34 - Posté par

? ? on n’a pas changé le lien !!

Bellaciao

 http://bellaciao.org/fr/article.php...


A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
14 novembre 2007 - 21h50

merci pour cette information
qui a dit que le Monde était un journale de gauche ? en tout cas je suppose que c’était il y a longtemps
Louise Michel



A propos de la discussion entre les présidents d’Amérique Latine, le président de gouvernement Zapatero et le Roi
16 novembre 2007 - 12h17

Parfatement d’accord avec l’ensemble de cet article sauf sur un point :
Le roi a bien dit : "porque no te callas", ce qui en espagnol (je suis né en Espagne) n’est pas une insulte, la traduction est bien : "pourquoi tu ne te tais pas" ; "Ferme-la" en Espagnol serait : "callate la boca !"
En revanche ce qui me choque c’est qu’il a tutoyé Chavez comme s’il parlait à un vassal ; le roi avait déjà auparavant et en se tournant vers Chavez, dit : "TOI !" en accompagnant ce mot d’un geste de la main qui cette fois-ci voulait bien dire : "ferme-la."
Ce tutoiement à mon point de vue est une insulte vis à vis d’un Président d’un Etat souverain élu par le peuple, alors que la légitimité de Juan Carlos ne tient qu’à un dictateur sanguinaire ; et ce qui est le plus cocasse c’est ce qu’à dit Zapatero ensuite et qu’il à répété lors d’une conférence de presse le lendemain : "Ce que je ne tolère pas et ne tolérerais jamais, en dehors de toute opinion politique,c’est une insulte vis a vis d’un chef du gouvernement élu démocratiquement par le peuple". S’adressait-il à son Roi ?






Points de vue sur les Gilets jaunes
vendredi 18 - 16h35
de : jean 1
Yankees et son larbin français, effacent les preuves, de leur "implication terroriste" en syrie
vendredi 18 - 11h59
de : nazairien
"Gôôôche" démocratique et républicaine ou TRAHISON ?
vendredi 18 - 10h45
de : jean-marie Défossé
2 commentaires
Badgeophobie ou syndicalistophobie
jeudi 17 - 23h45
de : Christian DELARUE
Est-ce que oui ou non castaner va dégager ?
jeudi 17 - 20h22
de : jean 1
VERS LA BANLIEUE TOTALE
jeudi 17 - 14h12
de : Ernest London
Est ce la panique, en macronie ? Le gouvernement envisage de retarder la réforme des retraites (vidéo)
jeudi 17 - 12h49
de : nazairien
3 commentaires
Le Crédit Mutuel prépare une vague de licenciements massifs
jeudi 17 - 11h23
de : PDUROC
Suspicion délation répression ... et agressions impérialistes
jeudi 17 - 10h56
de : Chantal Mirail
Sous le voile, une femme !
jeudi 17 - 10h36
de : Chantal Mirail
2 commentaires
Sociale vigilance / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 17 - 10h28
de : Hdm
Droit d’informer : Nous ne devons pas nous habituer aux intimidations, aux gardes à vue et aux poursuites judiciaires
jeudi 17 - 09h58
Barcelone : des manifestants indépendantistes affrontent les forces de l’ordre pour la troisième nuit consécutive (vidéo
jeudi 17 - 00h53
de : nazairien
1 commentaire
Une personne porte ici un signe religieux ostensible !
mercredi 16 - 22h29
de : Christian DELARUE
7 commentaires
La manifestation des pompiers dégénère : incidents et tensions (15 octobre 2019, Paris) (vidéo)
mercredi 16 - 16h24
de : nazairien
2 commentaires
Des scènes de guérilla urbaine dans le centre de Barcelone, après la condamnation des dirigeants séparatistes (vidéo)
mercredi 16 - 16h09
de : nazairien
1 commentaire
Retraites : la CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à la grève le 5 décembre
mercredi 16 - 07h54
1 commentaire
15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin
Emission - Sabotage de l’école – Un peuple éclairé serait-il incontrôlable ?
lundi 14 - 20h03
de : Emission - Polémix et La Voix Off
Rojava : « La révolution ne doit pas disparaître »
lundi 14 - 17h10
de : jean 1
1 commentaire
Pascale Locquin
lundi 14 - 15h45
de : locquin
Les "gilets jaunes, bleus, verts, oranges" dans le VIéme ar, pour la "défense des victimes de l’amiante
dimanche 13 - 14h17
de : nazairien
Le voile ... dévoile une fois de plus sa stratégie de dislocation des valeurs républicaines
dimanche 13 - 11h56
de : Jean-Marie Défossé
18 commentaires
Toulouse, les baqueux toujours aussi dérangés, les CRS sous "captagon" ? et les gedarmes veulent faire aussi bien (vidéo
dimanche 13 - 02h25
de : nazairien
Rencontre débat « L’anarchisme pour les nuls »
samedi 12 - 21h15
de : jean 1
Le crépuscule de l’OTAN.
samedi 12 - 20h56
de : L’iena rabbioso
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h18
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h14
N’abandonnons pas les Kurdes et les populations de Syrie - Tribune collective sur Libération
samedi 12 - 16h33
de : Christian DELARUE
3 commentaires
GAZ ET FLOUZE À TOUS LES ÉTAGES - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 11 - 15h08
de : Hdm
Intervention turque en Syrie : la révolution politique du Rojava menacée de toute part
vendredi 11 - 08h12
23 commentaires
Rejetée
jeudi 10 - 15h28
de : jean 1
double face
jeudi 10 - 12h01
de : jean 1
1 commentaire
Appel à Manifestation samedi 12 octobre à Saint-Victor
mercredi 9 - 22h05
de : AMASSADA
Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol)
mardi 8 - 23h50
de : nazairien
3 commentaires
On nous cache tout, on nous dit rien :Frais d’obseques des deputes et de toute leur famille payes par nos impots (vidéo)
mardi 8 - 23h05
de : nazairien

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. Albert Einstein, 1921.
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite