Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Une victoire au goût très amer
de : Romain Migus
jeudi 27 novembre 2008 - 02h03 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire
JPEG - 70.3 ko

de Romain Migus

Les élections régionales et municipales de ce dimanche 23 novembre au Venezuela se sont déroulées de façon paisible. Dés quatre heures du matin, au son des trompettes et des feux d’artifices, les vénézuéliens ont commencé à se masser devant les bureaux de vote pour un scrutin électoral qui allait s’étendre jusqu’à neuf heures du soir. Vers 23h30, la présidente du Centre Nationale Electoral pouvait annoncer les premiers résultats qui allaient s’annoncer irréversibles.

Confirmation du camp chaviste et baptême plutôt réussi pour le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV)

Les chiffres au niveau national sont sans appel. Le PSUV remporte 233 mairies (80% des Municipios) et 17 Etats régionaux sur les 22 qui étaient en jeu lors de cette élection. Le camp chaviste a obtenu 5.073.774 voix contre 3.948.912 pour l’opposition (53,45% contre 41.65%). La participation était de 65%. Du jamais vu au Venezuela pour des élections régionales et municipales si l’on tient compte du fait que le nombre d’électeur a augmenté de prés de 8 millions en 8 ans !

On peut déjà noter que l’opposition perd 555.442 voix par rapport au référendum sur la proposition de Réforme Constitutionnelle de l’année passée. En revanche, les chavistes augmentent eux de 694.342 voix. Et encore, ces résultats ne tiennent pas compte des nombreuses voix (451.131 pour être précis) qui ont été captées par des candidats ayant appartenu au camp chaviste et qui avaient décidé pour ces élections de faire cavalier seul, contre les candidats du PSUV.

Tous les Etats ruraux ont été remporté par le PSUV ainsi que des Etats industriels comme Aragua, Bolivar et dans une certaine mesure Anzoátegui (où PDVSA a une forte implantation). La grande majorité des capitales des Etats régionaux a été remporté (18 sur 22).

Les partis politiques qui avaient appuyés Chavez et s’étaient retournés contre lui (comme c’est le cas pour Podemos) ou avaient présenté des candidats contre les candidats du PSUV (comme le parti Patrie Pour Tous - PPT) ont été balayés, perdant ainsi toute leur représentations au niveau régional et la grande majorité du peu de mairies qu’ils contrôlaient. Tant les chavistes que l’opposition leur ont fait payer leur manque de clarté idéologique. Exception faite du Parti Communiste Vénézuélien dont la claire affirmation à son idéologie marxiste-léniniste ne lui a fait ni perdre ni gagner de sièges. Pour sa première confrontation réelle en tant que Parti Politique, le PSUV a remporté son pari.

Et pourtant cette victoire quantitative ne doit pas être un élément pour se voiler la face : la Révolution Bolivarienne a sérieusement été ébranlé dans des Etats stratégiques.

L’opposition remporte des victoires déterminantes.

L’opposition au processus révolutionnaire remporte les Etats du Zulia, de Carabobo, de Nueva Esparta, du Táchira, de Miranda, ainsi que la Mairie de la grande Caracas.

Nueva Esparta et Táchira ont une importance stratégique. Le premier est un ensemble d’îles dont l’île Marguerite est la plus importante. C’est le plus petit Etat du Venezuela mais il revêt un caractère très important pour son insularité et sa proximité avec les frontières maritimes du Venezuela avec les îles des Antilles. Cette position stratégique est renforcée par la présence de la IV flotte des Etats-Unis dans la mer des Caraïbes. Le gouverneur élu (un membre du parti Accion Democratica) l’a déjà été pendant 10 ans. Il est réélu pour 4 ans.

La perte de l’Etat du Táchira pourrait avoir des conséquences désastreuses. Frontalier avec la Colombie, c’est un des deux Etats (avec le Zulia contrôlé aussi par l’opposition) par lequel transite toute la contrebande venant du pays voisin. Plus grave encore c’est un Etat occupé militairement de manière partielle par la Colombie à travers ses organisations paramilitaires (1) . Comme d’une part, celles-ci ont réglé le problème de l’insécurité au moyen de la terreur fasciste et de couvre-feux imposés à la population et que d’autre part l’insécurité est l’axe central du nouveau gouverneur (issu du parti COPEI), on peut légitimement craindre une expansion de ce problème et une violation croissante de la souveraineté du territoire vénézuélien par un corps d’armée étranger. Notons aussi qu’avec le maintien du Zulia dans le camp de l’opposition, les deux Etats régionaux qui entretiennent les relations les plus importantes avec le voisin colombien maintiendront désormais une proximité idéologique. L’étau se resserre sur le Venezuela bolivarien.

Les Etats Nueva Estparta et Tachira sont des pertes stratégiques mais ne constituent pas les revers les plus importants pour la Révolution Bolivarienne lors de ces élections régionales et municipales. Les Etats du Zulia, de Miranda, et de Carabobo sont les Etats les plus peuplés du Venezuela, n’étant dépassés en nombre que par la mairie de la grande Caracas également aux mains de l’opposition. Ce sont des Etats très riches qui concentrent une bonne partie de l’industrie vénézuélienne.

Dans le cas du Zulia, on pense bien sur à l’industrie pétrolière mais aussi aux tentatives difficiles de réformes agraires bloquées par Manuel Rosales durant 8 ans, politique que continuera son dauphin, le gouverneur Pablo Perez.

L’Etat du Carabobo compte sur son territoire de très nombreuses industries privées (nationales et internationales) qui en font le poumon industriel du pays, et possède le deuxième port de marchandises du Venezuela (Puerto Cabello).

Quant à l’Etat du Miranda, il englobe quatre mairies de Caracas sur cinq, dont la mairie qui dispose des ressources les plus importantes par habitant de toute l’Amérique Latine (Chacao – fief de l’opposition). Si l’on ajoute à cela que les quatre mairies de Caracas qui dépendent de l’Etat du Miranda ont toutes été gagnées par l’opposition, on comprend aisément comment la grande mairie qui chapeaute les cinq mairies qui constituent Caracas soit passée elle aussi à l’opposition.

Si nous insistons sur la richesse de ces Etats régionaux, c’est pour souligner l’importance des ressources dont disposeront les gouverneurs d’opposition à travers les impôts régionaux. De plus, la Constitution vénézuélienne oblige par ses articles 167 et 179, l’Etat central à financer les Etats régionaux et les Municipios à hauteur de 20% de ses rentrées fiscales. 70% de ce montant est réparti en fonction de la population des Etats régionaux. Autrement dit, comme les Etats les plus peuplés ont été gagnés par l’opposition, le gouvernement bolivarien va devoir financer les prochaines campagnes que les partis d’opposition mèneront contre lui. Cette manne financière (répartition de l’assiette fiscale de l’Etat pour les régions de l’opposition et impôts régionaux) ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur les prochaines campagnes nationales ainsi que sur le renforcement de la structure des partis d’opposition.

Comment en est-on arrivé là ? Le Peuple aurait-il abandonné Chavez comme s’empressent à le souligner certains employés des entreprises de communication transnationales ?

Le discours et les faits

A regarder les résultats de plus prés (2) , on se rend compte que les résultats des bureaux de vote des quartiers populaires de tous les Etats régionaux ou mairies gagnés par l’opposition (et surtout Caracas) démentent les affirmations de certains media transnationaux. Le chavisme y gagne largement mais avec un faible taux de participation. En revanche, les quartiers de classe moyenne, où vit une population moins nombreuse ont fait le plein de vote pour l’opposition. Exemple type, la mairie de Baruta dans Caracas, où vit une population de classe moyenne a enregistré une différence de 94.868 voix en faveur de l’opposition plaçant le candidat de l’opposition en tête avec 83.08%.

Ces chiffres doivent selon nous s’interpréter de la même manière : selon l’espace entre le discours et les faits. Faire coller les actes avec les discours dans le cas de la classe moyenne, et faire coller les discours aux actes dans le cas des classes populaires.

Dans le cas des classes moyennes, le gouvernement bolivarien est certainement celui qui a le plus fait pour protéger le peu de propriétés de cette classe sociale. Aide aux crédits immobiliers, suppression de la TVA sur les vente d’automobiles, politique de crédit pour monter (ou renforcer) leurs commerces. Des cliniques publiques ont été construites dans leur quartier, des marchés alimentaires publics à prix réduits se tiennent dans leurs quartiers, des écoles bolivariennes publiques accueillent leurs enfants. Les prix des écoles privées ont été congelés par le gouvernement leur permettant ainsi d’avoir une alternative aux écoles bolivariennes…etc. Mais surtout, le gouvernement a assuré une stabilité du système bancaire qui leur a permis d’épargner en toute tranquillité (3) . Malgré les réalisations faites pour les classes moyennes par le gouvernement bolivarien, celles-ci se maintiennent dans une haine antichaviste largement exploitée par les media. Il ne s’agit pourtant pas d’oligarques ni de propriétaires de moyen de production. Parfois, la frontière qui sépare la grande majorité des classes moyennes (basses et moyennes) de certaines classes populaires est plus liée à des questions d’espaces urbains qu’à des conditions économiques réellement différentes. Il conviendrait certainement pour le gouvernement et le PSUV d’apaiser la rhétorique contre les classes moyennes, ou tout au moins de la mettre en adéquation avec la politique avantageuse qu’ils mènent pour cette classe sociale.

De la même manière, si les classes populaires ont largement voté pour le PSUV, elles l’ont faites dans une faible mobilisation. Là aussi, il convient de faire coller les actes et les réalisations sociales à la rhétorique socialiste du Pouvoir Populaire et de l’amélioration des conditions de vie. Les défaites du PSUV s’expliquent par des mauvaises gestions locales et régionales (pourtant réalisées par des militaires très proches de Chavez qui avaient même participé aux coups d’Etat de 1992). Plus que d’appuyer la loyauté au chef de l’Etat, les électeurs ont préféré sanctionner l’incompétence en matière de gestion publique, notamment pour ce qui traite de la sécurité, du logement, de la collecte des ordures, des transports, etc… Problème qui selon de nombreux instituts de sondages vénézuéliens arrivent en tête des préoccupations des habitants des grandes villes devant l’emploi !

En bref, le discours politique devra désormais marcher de pair avec la réalité du processus pour reconquérir les électeurs perdus des classes moyennes et populaires.

Une victoire de la démocratie ?

Les porte-parole des partis politiques, du Centre National Electoral, les élus et observateurs se sont tous accordés pour dire que la grande gagnante de ces élections, au delà des résultats, fut la Démocratie. Est-ce si sûr ?

Nous pensons qu’il s’agit surtout d’une victoire quant à l’acceptation du système électoral par les vénézuéliens. Mais qu’en est-il alors de la fameuse démocratie participative et protagonique ? N’est-elle plus digne de définir elle aussi le contenu de la Démocratie vénézuélienne ?

De plus, si l’on s’attarde sur la journée électorale, en effet, on ne trouve plus les fraudes régulières qui étaient commises avant l’arrivée de Chavez au pouvoir mais certains aspects d’un système démocratique représentatif parfait tiennent de l’absurde. La loi électorale vénézuélienne stipule que les bureaux de vote ne peuvent fermer tant qu’il y a un électeur dans la file d’attente. Les résultats serrés vers la fin de la journée électorale ont échauffé les esprits. Pour ne citer que deux exemples, on a pu voir ainsi des militants de Manuel Rosales dans le Zulia vider les hôpitaux dans les dernières minutes pour emmener à voter des personnes en fauteuils roulant ou carrément sur des brancards. Il y a en effet du progrès dans les pratiques. Avant, ils faisaient voter les morts, aujourd’hui ils font bénéficier aux invalides de leur droit de vote à la dernière minute… Ces pratiques électoralistes ont pu être vu aussi dans le camp chaviste. A Caracas, les militants du PSUV se chargèrent de faire descendre des collines ceux qui n’avaient pas encore voté dans les derniers instants. Du coup, au lieu de fermer à 16h, beaucoup de bureaux de vote fermèrent avec le dernier électeur aux alentours de 21h. Rien à dire sur les méthodes (après tout, chaque parti pouvait ou vider les hôpitaux ou faire une campagne basé sur le remords), il s’agit de militantisme. Mais pour ce qui est de la démocratie en tant que telle, cela ressemble plus à un cirque qu’à des décisions prises par des citoyens rationnelles. Le système représentatif ne peut à lui seul être garant de la démocratie. De plus, là où l’opposition n’a pas gagné mais n’a pas non plus été écrasé, on a vu se dérouler des manifestations violentes pour contester les résultats comme ce fut le cas dans l’Etat du Barinas ou dans la ville de Maracay. Autrement dit, lorsque le résultat ne les favorise pas, les militants de l’opposition n’acceptent toujours pas le système de démocratie représentative vénézuélien.

D’autre part, les Etats-Unis ont investi dans cette campagne électorale plus de 4.7 millions de dollars pour l’année 2008 (4) . Depuis maintenant dix ans, en toute illégalité l’agence du département d’Etat (USAID) et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) ont déversé plus de 50 millions de dollars aux partis politiques d’opposition, chaînes de télévision commerciales, ONGs d’opposition, association, etc… Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur les étudiants et les personnes des classes populaires notamment avec la création de dizaines d’association à Petare, le grand quartier populaire de l’est de Caracas…. Le travail a bien fonctionné. Peut-on alors parler de Démocratie lorsque un Etat étranger investit des dizaines de millions de dollars pour corrompre les électeurs vénézuéliens afin qu’ils choisissent des candidats favorables à leurs intérêts ? Pour parler de réussite démocratique, il faudrait d’abord respecter les règlements préalables aux conditions qui assurent le bon déroulement de la démocratie. Le gouvernement bolivarien est ici le seul coupable de cette ingérence pour ne pas avoir encore expulsé les agences étasuniennes, qui depuis plus de 6 ans, sont basées à Caracas pour financer l’opposition, les étudiants de droite, des mouvements ultralibéraux dans les barrios, etc. Les exemples chilien ou nicaraguayen, yougoslave ou ukrainien montrent bien que ces politiques sont souvent couronnées de succès.

Consécration de la démocratie vénézuélienne, nous dis-t-on. Qui a donc été élu ?

Dans le Zulia, Manuel Rosales, qui au nom de tous les gouverneurs du Venezuela, avait ratifié le coup d’Etat d’avril 2002 a été élu à Maracaibo et a réussi à placer un pantin à ses ordres comme gouverneur de l’Etat.

Dans l’Etat du Miranda a été élu Capriles Radonski. Celui-là même qui main dans la main avec les terroristes tortionnaires d’extrême droite, Salvador Romani et Henry Lopez Sisco, avaient donné l’assaut à l’ambassade de Cuba, le 12 avril 2002. Le monde du fascisme est assez petit puisque Lopez Sisco était un ancien collègue des terroristes Posada Cariles et Orlando Bosh ; et ancien responsable de la sécurité de l’Etat du Zulia dirigé par…Manuel Rosales. Comme si ses relations amicales ne suffisaient pas, lorsqu’il était à la tête de la mairie de Baruta, Capriles Radonski a signé des accords de coopération entre sa police municipale et le FBI étasunien. Entre le FBI et les pires fascistes du continent, on peut deviner les lignes de sa nouvelle politique sécuritaire.

Antonio Ledezma, nouveau maire de la grande mairie de Caracas, est un grand démocrate…
En 2002, il participe au Coup d’Etat et au sabotage économique qui le suivi. En 2004, il fait parti des groupuscules fascistes qui contestent la légitimité du résultat au referendum révocatoire. Il est membre fondateur du Commando Nationale de la Résistance, collectif d’extrême droite prônant la violence et la non-reconnaissance du gouvernement bolivarien. En 2005, il est l’un des promoteurs du boycott des élections législatives. En 2007, il fut le promoteur de la "marche sans retour", qui initiait une série de manifestations une semaine avant le référendum sur la proposition de réforme partielle de la Constitution. La consigne donnée aux manifestants était de "faire des provisions et de se préparer" parce qu’ils n’accepteraient jamais la dictature. Il fallait évidemment comprendre une possible victoire du OUI au référendum.

Dans l’Etat du Carabobo, le gouverneur élu, Henrique Salas Feo est le fils de Henrique Salas Römer. Le papa est un patriarche de la région, multimillionaire, et ancien candidat contre Chavez aux élections de 1998. Le 7 mai 2008, il affirmait dans les colonnes du journal El Universal, que l’autonomie est une alternative au gouvernement de Chavez et déclarait : "Ainsi, les revenus pétroliers ne passeront plus par le pouvoir central et iront directement aux régions." (5) Sans commentaires.
En bon chef de seigneurie féodale, il a légué sa succession à son fils non sans donner le ton de la politique à suivre.

Voila donc le visage de quelques uns des nouveaux "démocrates" qui dirigeront certains des Etats les plus importants du Venezuela. Le fascisme étant comme la toux, difficile d’occulter, dés le mardi 25 novembre des actes d’intimidations et de violences contre les institutions nationales étaient perpétrées par les militants d’opposition. Principale cible : les missions d’éducations, Barrio Adentro et les médecins cubains, les sièges des Conseils Communaux, les Universités crées par le gouvernement bolivarien… Leur but est d’interdire l’accès des différentes initiatives impulsés par le Peuple et le gouvernement aux installations dépendant des régions ou des mairies qu’ils contrôlent (6) . Toutes ces actions se sont déroulées….a peine 36 heures après la victoire de ces membres de l’opposition.
Ils leur restent 35040 heures de gestion avant la prochaine élection.

"On vit tranquille aussi dans les cachots, en-est ce assez pour s’y trouver bien" répondait Rousseau à Hobbes…

Romain Migus
26/11/2008

Notes :

(1) Voir Romain Migus, "Venezuela : Conclusion d’une année déterminante", Voltaire,
http://www.voltairenet.org/article1...
ou encore Jorge Chavez Morales, "Offensive paramilitaire au Venezuela", Bellaciao,
http://bellaciao.org/fr/article.php...
Bellaciao.org.

(2) Voir sur le site du Centre National Electoral :
http://www.cne.gov.ve/divulgacion_r....

(3) Voir Romain Migus & Ernesto J. Navarro, "Le Communisme de Chavez est en train de nous tuer", Le Grand Soir,
http://www.legrandsoir.info/article...
(Cet article a plus de deux ans mais la situation n’a guère changé).

(4) Eva Golinger, "La Injerencia ganó las elecciones venezolanas", YVKE Mundial,
http://www.radiomundial.com.ve/yvke...

(5) Reyes Theis, "Salas Römer propone proyecto de autonomías como alternativa", El Universal, 07/05/08.

(6) Voir http://www.aporrea.org/oposicion/n1...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Une victoire au goût très amer
28 novembre 2008 - 00h47 - Posté par pier-olivier

Cest tout simplement incroyable.... :(

ce que je viens de lire dans cet article me donne des frissons dans le dos !!

Le fascisme est une chose bien réelle...dailleur ce nest pas les USA qui ont recruté Klauss Barbi ?? et ce ne serait pas ce meme Barbi qui à créé la fameuse école fasciste militaire lÉCOLE DES AMÉRIQUES ??

Mais pour revenir au Vénézuela.. je suis tres solidaire de la révolution bolivarienne,mais je me pose constament cette question... la révolution bolivarienne nest elle pas une révolution en paralelle ? cest à dire que la révolution bolivarienne est en parralèle à lencienne sociétée ? Contrairement à la révolution Cubaine , le vénézuela na pas jeter par terre lancienne société... la révolution Bolivarienne cest élevée en parallele à lencienne... les riches continues à avoir leur écoles de riches et leur hopitaux de riche ainsi que leur gros centre dachat comme aux états unis .Tandis qu la révolution Bolivarienne elle à poussée à coté

A voir comment se comporte lopposition dans les états gagnés par lopposition jen suis a me demander si apres 3 ou 4 ans de gouvernement de lopposition , il resterait quelque chose de la révolution de Chavez ??? jai peur que non

Je suis pour la démocratie, mais si cette démocratie laisse place au fascisme je suis contre...

Chavez fait face à un sérieux problème... laissera til Lopposition fasciste revenir aux pouvoir et tout effacer ? tiens til plus à la démocratie à tout pris qua ca révolution ?? Les années qui suivent nous lindiqueront

Pour linstant lopposition montre son vrai visage... une opposition ipocrite, malhonnete, égoiste et fasciste breff une opposition qui nest pas digne de ce nom

merci Romain pour cet article !!

Solidarité






La manifestation des pompiers dégénère : incidents et tensions (15 octobre 2019, Paris) (vidéo)
mercredi 16 - 16h24
de : nazairien
1 commentaire
Des scènes de guérilla urbaine dans le centre de Barcelone, après la condamnation des dirigeants séparatistes (vidéo)
mercredi 16 - 16h09
de : nazairien
1 commentaire
Retraites : la CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à la grève le 5 décembre
mercredi 16 - 07h54
1 commentaire
15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin
Emission - Sabotage de l’école – Un peuple éclairé serait-il incontrôlable ?
lundi 14 - 20h03
de : Emission - Polémix et La Voix Off
Rojava : « La révolution ne doit pas disparaître »
lundi 14 - 17h10
de : jean 1
1 commentaire
Pascale Locquin
lundi 14 - 15h45
de : locquin
Les "gilets jaunes, bleus, verts, oranges" dans le VIéme ar, pour la "défense des victimes de l’amiante
dimanche 13 - 14h17
de : nazairien
Le voile ... dévoile une fois de plus sa stratégie de dislocation des valeurs républicaines
dimanche 13 - 11h56
de : Jean-Marie Défossé
14 commentaires
Toulouse, les baqueux toujours aussi dérangés, les CRS sous "captagon" ? et les gedarmes veulent faire aussi bien (vidéo
dimanche 13 - 02h25
de : nazairien
Rencontre débat « L’anarchisme pour les nuls »
samedi 12 - 21h15
de : jean 1
Le crépuscule de l’OTAN.
samedi 12 - 20h56
de : L’iena rabbioso
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h18
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h14
N’abandonnons pas les Kurdes et les populations de Syrie - Tribune collective sur Libération
samedi 12 - 16h33
de : Christian DELARUE
3 commentaires
GAZ ET FLOUZE À TOUS LES ÉTAGES - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 11 - 15h08
de : Hdm
Intervention turque en Syrie : la révolution politique du Rojava menacée de toute part
vendredi 11 - 08h12
22 commentaires
Rejetée
jeudi 10 - 15h28
de : jean 1
double face
jeudi 10 - 12h01
de : jean 1
1 commentaire
Appel à Manifestation samedi 12 octobre à Saint-Victor
mercredi 9 - 22h05
de : AMASSADA
Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol)
mardi 8 - 23h50
de : nazairien
3 commentaires
On nous cache tout, on nous dit rien :Frais d’obseques des deputes et de toute leur famille payes par nos impots (vidéo)
mardi 8 - 23h05
de : nazairien
LES BESOINS ARTIFICIELS - Comment sortir du consumérisme
mardi 8 - 17h23
de : Ernest London
11 commentaires
Le Maquillage Vert du Capitalisme ne change pas son essence prédatrice
lundi 7 - 23h02
de : Cecilia Zamudio
Emission - Lubrizol – Enfumage chimique. Enfumage médiatique. Enfumage étatique.
lundi 7 - 16h59
de : Emission Polémix et La Vox Off
Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos
lundi 7 - 16h06
de : jean 1
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne : L’Europe nous supprime la faucille ! Et le marteau ! ...
lundi 7 - 15h07
de : nazairien
1 commentaire
Réformes des retraites : depuis 1993 l’âge de départ et le montant des pensions reculent
lundi 7 - 07h50
1 commentaire
TROIS "I" en même temps !
dimanche 6 - 21h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Rencontre nationale des communes libres et des listes citoyennes
dimanche 6 - 21h42
de : commercy par invités de médiapart
La “surprise” de l’acte 47 des GJ : l’occupation du centre commercial Italie2 (vidéo)
dimanche 6 - 11h11
de : nazairien
4 commentaires
Un féminisme accusé de contrôle du corps des femmes
dimanche 6 - 02h31
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Le communautarisme du Rassemblement National - RN (ex FN).
dimanche 6 - 02h21
de : Christian DELARUE
confirmation expulsion appel à convergence
samedi 5 - 22h27
de : AMASSADA
Acte 47 Toulouse et violences à AMiens
samedi 5 - 21h51
de : https://www.frontsocialuni.fr/les-luttes-invisibles/
Une lobbyiste de la pollution au coeur de la convention pour le climat
samedi 5 - 21h39
de : Gaspard D’Allens REPORTERRE

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Voici le fondement de la critique irréligieuse : c'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme. Karl Marx
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite