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LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
de : La Louve
dimanche 18 janvier 2009 - 18h15 - Signaler aux modérateurs
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de La Louve

Il m’arrive d’avoir quelques accrochages avec certains "vieux de la vieille " de la CGT ou du PCF ("ex" ou pas...).

Je vais donc mettre les pieds dans le plat (de toute manière, comme je ne suis qu’une petite conne prétentieuse qui n’y connait rien -et j’en passe- , personne, au fond, ne sera surpris par la teneur de ce billet).

J’avais déjà fait une "première tournée" sur ce thème du syndicat et du syndicalisme il y a quelques mois, dans un article, publié ici et là, pour dire un peu ce que je pensais des gens qui gobent la propagande patronale et qui crachent sur les syndicalistes (notamment les cheminots et les postiers, victimes sacrificielles désignées de longue date et évidemment, particulièrement lorsqu’ils sont en grève) , les mêmes qui leur demandent ensuite dans leurs taules de faire l’impossible ( alors que eux mêmes ne sont pas foutus de prendre leur carte et ne respectent pas le droit de grève...).

C’était un article de soutien à la plupart de mes camarades syndicalistes.

Je leur renouvelle évidemment tout mon soutien et ma reconnaissance pour les luttes qu’ils engagent, pour leurs combats quotidiens, à double titre, (d’un point de vue de classe, et étant syndicaliste moi-même). La plupart d’entre eux sont des gens très estimables, et qu’il faut impérativement fréquenter plus souvent !

Mais parmi ces camarades syndicalistes, j’avoue qu’il m’arrive d’en croiser quelques-uns (à 99,9% des hommes, souvent ayant plus de 60 ans), sur la Toile, dans les lieux des luttes ou dans les réunions, qui ont le don de me hérisser le poil.

De par leur côté pontifiant, genre "édification des masses", méprisant avec ce qui ne vient pas d’eux, qui ne fait pas comme ils veulent eux, ne pense pas comme eux, ne correspond pas à leurs mythologies sur la classe ouvrière, sur les grèves, sur "la conscience de classe", sur l’unité etc...

J’ai remarqué que, bizarrement, ces camarades-là sont très souvent d’anciens cadres du PCF (voire de la Cégète). J’ai remarqué aussi que ce sont très souvent d’anciens cadres tout court (d’un point de vue salarial).

Je le précise, parce que je pense que ce n’est pas anodin dans cette manière de concevoir et de construire le syndicalisme en France aujourd’hui.

Il se trouve que moi, ceux dont j’apprends le plus à chaque réunion interprofessionnelle, au moment des actions communes...notamment, parce qu’ils ne rejettent rien ni personne a priori, ce sont des camarades ouvriers (ou auxquels on peut les assimiler ) et des employés, et nombreux parmi eux, de personnes "issues de l’immigration" comme on dit à la télé, et aussi souvent "provinciaux", comme on dit à Paris. Quelle que soit leur origine politique, quel que soit leur âge.

Avec ces camarades-là, on peut apprendre énormément (et mutuellement, donc tout le monde est valorisé dans le travail syndical commun, ce qui est important), en termes de stratégie syndicale, de techniques de mobilisation, de travail quotidien avec et dans le syndicat... car le contact est facile, il n’y a pas d’a priori, pas de rapports de pouvoir direct, il y a une égalité, je ne sais pas comment l’expliquer.

Ils ne nous méprisent pas parce qu’on viendrait d’arriver, parce que vous travailleriez dans les bureaux et eux sur des machines, non, ils sont souvent pédagogues et ne font pas du débat un "concours de bites", et on a envie de bosser avec eux en interpro.

Alors, quand j’entends, ou que je lis, certains "anciens ou ex", parfois je ne suis pas loin de penser qu’ils nous "bassinent", ces camarades-là, dans la mesure où, malheureusement, (et c’est mon expérience de syndicaliste "récente") la plupart d’entre eux nous castrent et nous stérilisent, plutôt que nous former et nous aider à développer nos actions, avec nos idées, nos besoins, et leur expérience.

Avec eux, sur le sujet syndical en tout cas, il n’y a nullement un échange, même vif, même virulent, non, il y a un simple désir de puissance ,d’imposer à l’autre , au "bleu", ce qu’on sait, ce qu’on ne veut pas désapprendre, ce qu’on croit, même.

Ce sont souvent les mêmes qui nous traitent de "révolutionnaires de salon", de "militant virtuel" etc..quand on s’avance à discuter d’action syndicale sur Internet dans certains forums - (alors que, comble de l’ironie, étant eux-mêmes retraités, on se rend vite compte qu’ ils passent les trois quarts de leur temps sur Internet, notamment pour déblatérer contre les gens qui font, au fond, exactement la même chose qu’eux, mais bon...)

Rares sont ceux que je croise dans cette catégorie (retraités/anciens cadres ou permanents syndicaux) qui ont une certaine "bouteille", une vraie expérience, et qui sont vraiment toujours "dans le coup", c’est à dire, non pas ont abdiqué, mais ont "passé le relais" et le passent encore , en étant toujours eux mêmes à fond sur le terrain.

Mais ça existe aussi, bien sûr. J’ai rencontré par exemple récemment un camarade que je trouve assez extraordinaire de ce point de vue, et avec qui j’ai eu une discussion un jour à Douai sur le rapport "générationnel" dans le syndicalisme, un ouvrier de l’auto.

Je lui faisais part de mon dépit du "vide générationnel", notamment dans ma branche (tertiaire juridique, bureaux à 100%), en disant qu’à nous, les "jeunes", il nous manquait des tas de choses pour la lutte. Il m’a répondu avec sa grosse voix et son accent du Pas de Calais, "Tu sais ’tiot, faut pas dire ça,c’est nous qu’avons besoin des jeunes aussi, ça nous apprend des choses qu’on avait p’tet oubliées"...

C’est peut être "bête", mais ce jour là, en quelques mots, il m’a donné confiance pour continuer.

On a besoin du lien des générations, construit positivement, pour investir complètement le syndicalisme.

Disons que croiser quelques figures d’expérience qui vous "reconnaissent" comme un des "vôtres/leurs", en fait, ça aide à mettre le pied à l’étrier. Surtout quand vos parents n’étaient pas syndiqués et qu’il n ’y a pas de culture familiale.

Je ne vous dis pas comme c’est encore plus difficile pour une femme (a fortiori jeune) de "prendre sa place" dans le syndicalisme, milieu que je qualifierai majoritairement de plutôt masculin et assez "macho". Bien sûr, ils grimpent aux rideaux et jurent leurs grands dieux que non, pas du tout ,aucun sexisme, mais bon...

Alors oui, ce que je ne supporte plus, ce sont les vieux cons (pas d’autres mots - et ils devaient être sans doute des jeunes cons avant) qui ne nous apportent rien, en terme de syndicalisme, que des remarques acerbes, que des vacheries, que des "il ne faut pas", "on ne doit pas"... et qui s’excitent ensuite comme des malades quand on leur dit, en gros, un peu à bout de voir passer leurs noirs étendards défaitistes sur le Web, d’aller faire leur commissaire politique ailleurs.

Des tartines sur ce que c’est que la lutte des classes, l’internationalisme, sur comment "il ne faut pas désespérer Billancourt", comment il ne faut rien rêver, rien espérer, en tout cas, rien de trop "fou", parce que vous comprenez sinon, on est "gauchiste", on est "irréaliste", on est "contre l’unité des travailleurs" (oui carrément...) etc...

C’est très cru et assez dur ce que je dis de ces quelques oiseaux-là, mais je pense que c’est ressenti par pas mal de "jeunes" (voire moins jeunes) quand ils sont confrontés à eux. En tout cas, moi je le ressens comme ça.

Personnellement, j’écouterai (je lirai) toujours un "ancien" avec plaisir et respect, et aussi, avec profit pour mon action , mais certainement pas pour lui lécher les bottes -non. Mais pour qu’il "m’apprenne", me transmette, et qu’on discute dans un "rapport d’égalité", pas comme s’il avait la science infuse et n’avait plus rien à apprendre lui, de personne et surtout pas d’une jeune morue dans mon style.

D’autant que, quand je vois ce que sont devenus le PCF , et le mauvais virage qu’a pris une partie de la Cégète etc.. j’ai envie de leur dire que, franchement, vu ce qu’ils nous "lèguent", ils n’ont peut être pas tant de leçons que ça à nous donner, et ils feraient mieux de la mettre un peu en veilleuse. Je dis pas qu’on fera mieux, mais bon, là , c’est franchement la merde quand même dans les organisations ouvrières, et ça n’est pas né avec Sarkozy, hein.

Quant aux "Révolutionnaires.com" - bonne expression trouvée chez un camarade ici - oui il y a de tout.

Mais c’est pareil dans la "vraie vie réelle des syndicats" de nos jours !

T’as les tire au flanc, les suivistes, les mythomanes etc...

Entre ceux qui font la révolution dans les couloirs et qui, dix minutes plus tard, s’écrasent comme des chiffes devant le taulier, ceux qui ne prennent jamais la peine de donner leur avis et sont toujours d’accord avec "le chef", sur qui ils font peser l’entière responsabilité de toute action (même aller pisser), et ceux qui sont discrets, ceux qui écoutent, qui participent, qui bossent et sont fiables , voilà, c’est comme ça, la vie, "il faut de tout pour faire un monde". (Même des vieux cons donc...)

On dirait que certains ont oublié cette donnée de base de la vie, parce que, quoi qu’ils disent, ils sont dans une vision désormais complètement fantasmée du "c’était mieux avant", dans une conception du syndicalisme qui ne correspond peut être plus à la réalité de certaines branches d’entreprises, et s’attribuent presque le mérite des conquêtes ouvrières qui ne sont souvent pas les leurs mais datent d’avant-guerre.

Ce n’est pas parce qu’il y a eu un passage de l’histoire, à ce jour, où on a pu voir naître (puis disparaître) une "conscience de classe" , prouvée et établie grâce à des mouvements de masse, que l’individu (au sens d’être "unique", de "personnalité") n’existait pas !

Je ne crois pas les gens qui me tiennent ces discours là. "Avant" c’était pareil que "maintenant" de ce point de vue : l’être humain a des caractéristiques fondamentales communes à tout le monde, oui, il y a la classe, oui, mais on ne peut pas nier la personnalité, l’originalité de chaque individu.

La grosse, l’énorme différence de mon point de vue c’est les circonstances historiques et les développements du capitalisme en Europe de l’Ouest d’une part, et d’autre part, que deux des principales organisations principales de travailleurs - la CGT-U et le PCF pour ne pas les nommer, étaient plus "qu’aidées" par l’URSS et son argent, ses moyens, sa position dominante dans la géopolitique mondiale etc.

Ils étaient "aidés" aussi par le fait que la France était majoritairement un pays d’ouvriers qui effectuaient des travaux physiquement et moralement pénibles , difficiles, et que parmi les salariés une énorme partie d’entre eux était mal payée, mal traitée etc...

C’est vrai qu’il reste une population salariée ouvrière importante en France et la "gauche" l’a bien trop oublié ces 20 dernières années. Mais il n’y a pas que cela. Et ces ouvriers ne sont plus non plus ceux du 19ème siècle (et heureusement pour eux).

Cependant, rien, dans nos organisations n’a permis (n’a voulu ?) d’anticiper la baisse de l’industrialisation "pure, et la montée de la "bureaucratisation", de la tertiarisation du travail.

Ce qui me permet de conclure pour l’instant sur un point qui me tient à cœur :

beaucoup de ce que vous appelez les "révolutionnaires.com" sont des gens qui profitent de leur outil et de leur temps de travail pour aller sur Internet à des fins non-professionnelles !

Alors, soit on rentre carrément dans une guerre des professions et on fait rejaillir un vieux fond de commerce PCF-iste, ouvrièriste, un énième avatar du révisionnisme marxiste stalinien , qui veut que, en gros, qui ne travaille pas à l’usine ou sur une machine n’est qu’une merde, déjà perdu pour la lutte des classes, distinction qui fait rejaillir le vrai-faux clivage entre "intellectuels" et "manuels".

Soit on se calme 5 minutes et on envisage sérieusement ce qu’est aujourd’hui l’ordinateur, l’Internet, la place dans la vie quotidienne de ces OUTILS pour des millions de salariés en France, au travail d’abord, et dans leur vie de tous les jours aussi.

De mon point de vue, c’est à encourager (dans la mesure où ils peuvent le faire sans risque c’est à dire, s’ils n’ont pas signé de convention qui leur interdit de le faire, s’ils ne sont pas trop surveillés etc...) plutôt qu’à critiquer en permanence et à envoyer paître sur le thème (trop facile) de la condamnation du "militant virtuel".

D’abord, quelque part, ces salariés-là, ils ne font pas autre chose que les cheminots qui font grève en bloquant les trains ou que les ouvriers qui montaient des sections dans leur usine,

d’un certain point de vue : ils se servent de leur outil de travail quotidien pour participer, revendiquer... et se défendre en tant que salariés aussi.

Ensuite, on crée (on contribue à créer) une conscience de classe comme on peut avec les moyens que l’on peut, en fonction de l’époque : vidéos, musiques, télés, sites webs...Ainsi, les salariés s’informent, en temps et en heure, ils se forment aussi.C’est un bon complément à l’action de terrain.

C’est aussi un espace de liberté d’expression irremplaçable, à une époque où cette liberté est attaquée de toutes parts. Raison pour laquelle voir ces commissaires politiques débarquer sous les articles "syndicaux" (trop rares), pour juste, les casser, en plus sur "notre" site, me met en rage.

J’ajouterai aussi une dernière réflexion que je me suis faite récemment : nous vivons un monde du travail où majoritairement , le corps, le physique, le matériel, le charnel, le contact humain occupent une place de plus en plus étroite.

Un salarié à un bureau ou à un standard est dramatiquement isolé. Je m’en suis rendue compte en regardant un vieux film italien "La classe ouvrière va au paradis" et en discutant avec des camarades ouvriers.

Un travail sur une chaîne, ou dans une équipe de production ou de transports vous place directement à côté de vos semblables plusieurs fois par jour de façon malgré tout bien plus "humaine" que le travail de bureau statique, confiné, sur un ordinateur.

Les salariés "de bureaux" vivent une situation différente des autres ouvriers. Ils sont souvent seuls, même en "open space", même dans des bureaux à plusieurs, car l’ordinateur fait physiquement barrage avec l’Autre.

Quand les secrétaires travaillaient sur des machines à écrire, un coup d’oeil suffisait au dessus de leur clavier pour éventuellement voir l’autre en face d’elle. Avec un ordinateur, et l’écran en face de soi, c’est devenu impossible !

Il faut se déplacer, se décrocher le cou pour voir l’autre et éventuellement lui parler.

Que dire de tous ces salariés qui travaillent dans des centres d’appels, un casque vissé aux oreilles, des téléphones qui se décrochent automatiquement au bout de 3 sonneries etc... ? !!

Souvent, les PME n’ont pas de cantine, parfois le lieu de vie commune a été supprimé pour faire un bureau, un service courrier etc...

Alors, bien sur là où le bât blesse c’est dans la poursuite syndicale, pour beaucoup.

Mais allez monter un syndicat (surtout maintenant après la loi sur la représentativité) dans une PME de 30 personnes avec le patron (le vrai, le propriétaire des moyens de production) sur le râble toute la journée, la suspicion et la méfiance de certains collègues etc...je ne dis pas qu’il faut tout excuser dans l’inaction, mais il faut comprendre.

Ensuite, il faudrait que nous, syndicalistes, nous balayions aussi un peu devant notre porte. Je ne crois pas du tout au couplet patronal "les grèves rendent les syndicats impopulaires". Bien sur sans doute on a des choses à faire pour rendre nos grèves un peu plus "populaires", dans une certaine limite.

Mais je crois surtout que le syndicat est vu comme quelque chose d’inaccessible, de lointain, de "spécialisé" pour de nombreux salariés.

Bien sur, la base du syndicalisme est une base de classe et dans une perspective révolutionnaire (ouah ! je sais j’ai dit un gros mot).

Mais pour ouvrir la "porte mentale" des salariés vers l’idée du possible d’une révolution, l’organiser aussi par le syndicalisme, il faut aussi savoir écouter leurs revendications dans l’entreprise quand elles ne portent pas que sur le salaire, ou le temps de travail.

On a un gros travail de "déculturation" à faire.

Je sais que ça en énerve pas mal de lire cela.

Mais si on veut sauver notre CGT de la bureaucratisation où elle s’enfonce (avis personnel), du subventionnement public qui l’étouffe, il faut faire des adhérents.

Pas à n’importe quel prix. Certes.

Mais il faut en faire. Il faut aussi les former, et accepter de se laisser former aussi par eux.

La demande d’une salariée de ne pas avoir à subir les blagues de cul d’un collègue libidineux toute la journée est, de mon point de vue, une demande légitime et qui entre en plein dans l’action syndicale. C’est un point d’entrée au syndicat de la boîte. Peut être que cette collègue ,épaulée, orientée vers des débuts de solution... par un syndicaliste, prendra sa carte.

La conquête de l’adhérent est difficile et se fait sur des tas de points. Elle est nécessaire. Et croire qu’il "suffit" que les salariés aient le nez dans la merde pour qu’ils adhèrent est je pense une erreur - la preuve aujourd’hui.

Je ne compte donc me priver d’aucun outil , et certainement pas d’Internet, pour lancer "mes" perches. C’est pour cela que certains discours publiés ici ou là me dépassent et malgré tout , eux , réellement contre-productifs.

Bien sur , comme je suis "formée" politiquement, un minimum, et que j’aime donc l’action de terrain, je ne me contente ni d’écrire des tracts dans ma boîte, ni d’être présente sur Internet...

Cependant , les mêmes camarades qui font des procès d’intention à longueur de journée sur l’action "réelle" de militants supposés "virtuels" qui s’expriment sur le Web m’agacent doublement car ils savent, ou devraient savoir, que quand ils posent la question "que fais-tu dans ta boîte", on ne peut pas leur répondre, si on le voulait.

Par ailleurs, je me souviens aussi que, en dépit de ma politisation, ce sont bien des discussions ici sur ce site même avec des camarades syndiqués qui m’ont fait adhérer à la CGT et me "lancer" dans le syndicalisme (et à le lancer dans mon entreprise).

Je me dis que si ça m’est arrivé à moi ça peut arriver à bien d’autres.

Donc, je refuse de mépriser y compris les velléitaires , "révolutionnaires de salon ", gauchistes, etc ...comme disent certains très dédaigneusement, de façon très méprisante ( ce mépris de "l’avant-garde" que nous reprochent bcp de salariés au fond quand on les interroge) y compris "virtuellement".

Je préfère des gens qui écrivent "révolution ou "grève générale" (ça veut dire qu’au moins, déjà, ils y pensent), et qui s’excitent tout seuls derrière leur écran, plutôt que des gens qui ne disent rien du tout parce qu’ils n’ont pas le début de l’ombre d’une "conscience".

Même si lire mille fois "révolution !", "Grève générale le 29" m’agace aussi profondément parfois.

Évidemment, tout le monde n’est pas obligé de partager cet avis.

Je suis de toute manière persuadée que certain-e-s ici n’ont aucune, mais alors aucune conscience de ce que signifie monter un syndicat dans une PME de nos jours, et ne se rendent pas compte de la "chance", d’une certaine manière qu’ils ont, ou ont eue, de bosser dans des branches (banques nationales, SCNF, EDF, Renault, Éducation Nationale) où, bon gré mal gré, le syndicat existe depuis avant leur naissance (ou presque) !!!

J’ai donc beaucoup de difficultés à écouter ces mêmes "héritiers" d’une grande CGT , longtemps membres d’un parti ouvrier fort et respecté, "nous" faire la morale quand ils s’y mettent, car ce qu’ils avancent comme étant "leur" conscience de classe, leur expérience, est pour beaucoup un succédané corporatiste protégé par des centrales puissantes auxquelles ils ont contribué et apporté certes, mais dont ils ont surtout été les premiers héritiers.

Ce n’est pas pour dire que leur expérience et leur action ne valent rien, c’est pour dire qu’elles valent dans les conditions historiques et matérielles qui étaient les leurs, aussi.

Et que parfois je regrette chez certains, sur ce sujet, cette posture pontifiante et à la longue insupportable, vis à vis des fameux "militants virtuels" (qu’ils disent...)

Voilà.

Donc, je suis pour le militantisme et l’expression syndicale sur Internet autant qu’on peut le peut (sans se mettre trop en danger vis à vis du patron). Même s’il fait "gauchiste".

Continuez,camarades, ne vous laissez pas intimider par les vieux cons. Et n’oubliez pas que tous les vieux ne sont pas des cons !

Ça ne m’empêche pas du tout de travailler sur le terrain, d’essayer de développer mon syndicat ,de me former, de former ses membres, de participer à mon UL, à des actions interprofessionnelles et ça ne m’empêchera pas de manifester le 29 et d’essayer de mobiliser à fond pour cette journée, dans ma boîte, et ailleurs.

La Louve



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Commentaires de l'article
LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
18 janvier 2009 - 18h53

Quant aux "Révolutionnaires.com" - bonne expression trouvée chez un camarade ici

No One is innocent l’avait déjà chanté en 2004 :

Revolution.com, comme ca manque de sueur

On voudrait que ça gronde
_ sans agiter ses ailes
_ voici le nouveau monde
_ des combattants virtuels
 
welcome sur le forum
_ de revolution.com
_ de l’action par email
_ des pavés en pixels
 
la souris se déplace
_ et se bouge
_ bouge à ta place
 
revolution.com
_ comme ca manque de sueur
_ revolution.com
_ comme ca manque de sueur
 
on voudrait de l’air
_ de l’oxygène en stock
_ et puis changer le monde
_ sans changer d’univers
 
l’internationale
_ piégée dans la toile
_ c’est quoi l’action par email
_ des molotovs sans coktails
 
la souris se déplace
_ elle se bouge
_ bouge à ta place
 
revolution.com
_ comme ca manque de sueur
_ revolution.com
_ comme ca manque de sueur
 
voici le nouveau monde
_ de l’action.com
_ la souris se déplace
_ elle est libre
_ libre à ta place
 
comme ca manque de sueur
_ revolution.com
_ comme ca manque de sueur...

http://bellaciao.org/fr/article.php...



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
18 janvier 2009 - 19h51 - Posté par

çà fait vraiment plaisir de lire un tel texte.

çà me renforce dans l’idée qu’il faut continuer à se battre avec la CGT. Sur le terrain, à l’écoute de l’autre et avec humilité. C’est le seul moyen de fermer le bec à une minorité de militants qui sont devenus cons et abrutis et qui dans certaines Union Locales, Unions Départementales ou quelques entreprises se la jouent "commissaire politique" en méprisant et excluant ceux qui ne se mettent pas au garde-à-vous. J’en connais qui par dessus le marché tiennent un discours très révolutionnaire mais dans la pratique n’ont rien à foutre des précaires. Fort heureusement ils sont une minorité mais ils font tellement de mal au syndicalisme CGT !

Le syndicalisme combatif de demain on le fait avec ceux qui sont ouverts d’esprit, qui ont des convictions, qui sont cohérents dans leurs actes. En définitive, avec celles et ceux qui défendent les valeurs de camaraderie et solidarité qui font de la CGT le syndicat de tous les salariés !


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
18 janvier 2009 - 20h17 - Posté par anjou

Ce n’est pas pour dire que leur expérience et leur action ne valent rien, c’est pour dire qu’elles valent dans les conditions historiques et matérielles qui étaient les leurs, aussi.

C’est ce qu’il faut exprimer et respecter, car leur combat de "ya longtemps"est respectable et il arrive qu’avec l’âge on se fatigue, qu’on soit moins virulent.

Pour ce qui est de cette chanson sur "les révolutionnaires à la souris", même si c’est vrai dans certains cas, il ne faut pas oublier que l’on doit combattre avec les armes de maintenant aussi : le TCE aurait été voté sans internet en 2005.

La consultation de Bellaciao( par exemple) m’a permis (par exemple) de rester en contact avec l’actualité "réelle" ( contrairement à ce qui se serait passé si j’avais continué la lecture de certains journaux, écouté certaines radios et regardé certaines télés- par exemple -) et ça a surtout permis que des copains découvrent aussi tout ce qu’ils n’auraient pas su autrement ( tout comme moi).

Le résultat étant qu’on voit maintenant ces gens dans les manifs alors qu’on ne les aurait certainement jamais vus. Et chacun a dû rencontrer le copain surpris d’une annonce que vous lui avez faite et qui vous dit " Bah ? Comment tu sais ça ? Ah Bon ? J’savais pas Putain ! y nous disent des conneries alors ????"
Moi, ça me fait plaisir de faire de nouveaux « "adeptes »" ( ça n’empêche pas le reste bien sûr ....et bien heureusement)

Anjou


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
18 janvier 2009 - 21h13 - Posté par jean-claude coualan

Il y a des "tartines" indigestes....et il y a celles d’Elodie, comme il y a des hamburgers....et les recettes françaises.
Bref, une fois de plus, je me suis régalé...régalé de constater que de jeunes militant-es comme toi n’hésitent pas à dire ce qu’ils pensent, à dénoncer ce qui n’est pas acceptable, ce qui n’est pas sincère, ce qui n’est pas honnete.

Tous les militants d’un certain age ont connu comme toi ceux que tu décris : nous n’avons pas tous fait ce qu’il fallait puisqu’il en reste !

Pour qu’on ne m’accuse pas de te cirer les bottines, j’ajouterai qu’aux "vieux cons" que tu évoques, on peut hélas ajouter de jeunes cons qui pensent et agissent de la meme manière : dois-je te renvoyer à la chanson de Brassens ?

Toujours est-il que tout cela ne va pas dans le sens de l’efficacité du militantisme réel, en effet !

Salut à toi Elodie, et à tous les vieux copains que la longue expérience à rendu plus modestes et plus courtois, et qui considèrent comme un vrai bonheur de pouvoir partager, échanger, voire confronter avec les plus jeunes.



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
19 janvier 2009 - 00h26 - Posté par Bigoudène

Si je te dis, Elodie, que dans la longue liste de reproches que tu égrènes, tu as oublié de préciser que la principale cause de la coupure entre militants et salariés est l’existence de cette putasserie qu’est la "délégation permanente", est-ce que j’aurais quand même droit à mon "message" palestinien ? :-))
Ne jamais accepter dans un syndicat (ou une section) plus d’un mi-temps de délégation par délégué. Quand on ne travaille plus avec se collègues, on perd toute crédibilité.
La vieille guenon qui a appris toute seule à faire la grimace et qui t’embrasse.


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
19 janvier 2009 - 09h37 - Posté par

tu as oublié de préciser que la principale cause de la coupure entre militants et salariés est l’existence de cette putasserie qu’est la "délégation permanente", est-ce que j’aurais quand même droit à mon "message" palestinien ? :-))

Oui tu as raison Bigoudène. Je ne dirais peut être pas que c’est "la principale raison" (je pense que les pratiques staliniennes jouent encore contre notre cégète) mais, c’est une raison importante qu’il ne faut pas négliger et pourquoi pas réfléchir à cette solution... (et pas de pb pour ton "message palestinien" évidemment ;-))

A + LL


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
19 janvier 2009 - 13h46 - Posté par spk

(de toute manière, comme je ne suis qu’une petite conne prétentieuse qui n’y connait rien -et j’en passe- , personne, au fond....et suite).

Bonjour La Louve, et meilleurs voeux je n’avais pas eu l’occasion.
Pourquoi te faire tant de mal, Elodie....Qui aurait pu imaginer une chose pareille.

Bon papier et j’y adhère complètement. Comme quoi

A plus tard et sans rancoeur en ce qui me concerne.

Juste une question , ou trouve tu le temps pour écrire tous tes articles, car quelle production.Bonne continuation.

Skapad l’emmerdeur anti-nucléaire et syndicaliste de naissance.



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
19 janvier 2009 - 16h34 - Posté par

Juste une question , ou trouve tu le temps pour écrire tous tes articles,

Salut Skp

Où je trouve le temps ?

La nuit, le samedi, le dimanche, les congés, à la pause déj, bref, dès que j’ai 5 minutes....quand on veut on peut - certes, au prix de certains "sacrifices", contraintes, et parfois, une fatigue assez tenace, je ne dis pas le contraire...

Chacun d’entre nous fait ce qu’il croit être juste dans ce combat. Certains font la grève , occupent leur taules, d’autres écrivent ou manifestent, et c’est pas toujours les mêmes qui font la grève ou qui écrivent et c’est ça qui est beau aussi !

 ;-)


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
20 janvier 2009 - 21h32 - Posté par spk

Figure toi, que mon taff me permet de blogger sans trop de soucis, ce qui est un sacré avantage et actuellement nous mettons en place une asso de vidéastes amateurs de manif et de fictions aussi, ça commence à prendre forme. Tout petit que l’on est en trois mois 10200 visites , c’est pas si mal et ça devrait donner des idées.

En moins qu’il ne faut en réalité je pense qu’il y a des possible pour une TV citoyenne et grace à cet outil qu’est le net.

A moins que NKM nous zappe le topo ; elle c’est y faire pour plaire au Nabodéconnozor.

Bien à toi et p’tre ben avant la prochaine "engueul@de"


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
19 janvier 2009 - 17h29

"...de toute manière,comme je ne suis qu’une petite conne,prétentieuse qui n’y connait rien-et j’en passe..."

Salut ma soeur,des connes comme toi,petites ou grandes d’ailleurs,moi je suis preneur.

Je ne pense pas me tromper en disant que tu es le plus mauvais exemple en matière de "militantisme virtuel",et heureusement tu n’es pas la seule à considérer internet comme un outil,et non pas comme une fin soi à des lustres de la réalité des lieux de l’exploitation capitaliste,et des moyens que l’on doit se donner pour la combattre.

Et quel meilleur moyen que le 29 pour faire de cette journée,le point de départ d’une mobilisation qui doit s’amplifier pour éviter de nous laisser entrainer dans la spirale de la résignation et de la fatalité.

Pour une meilleure activité syndicale,déjà mise à mal par l’accord sur la représentativité,il faudrait supprimer les permanents,les heures des représentants des salariés,...ect ?

Ces acquis des luttes,notamment celle de 68 ?

Le problème ce n’est pas les permanents,c’est ce qu’ils font (ou ne font pas ).

Pour aller à la sortie des boites,des PME,faire des tournées syndicales dans les zones diffuses,on prend nos congés ?

Putain ! il ils vont être content les tauliers ! Vive le JAPON !

Quand j’ai adhéré à la CGT,j’ai adhéré aussi à ses statuts,qui prévoient que les congrès,et dans l’urgence le bureau,et AG des syndiqués sont là pour régler les problèmes dans l’organisation syndicale.

Ceci étant dit,je sais très bien que l’exercice de la démocratie n’est pas chose facile.Nous ne sortons pas tous du même moule,et avons chacun(e) nos qualités,nos défauts,et notre caractère.Heureusement dirai-je,car nous n’avancerions pas.

Personne n’est indispensable,mais nous avons besoin de tous.....ENSEMBLES !

Quant à faire preuve "d’humilité"dans la démarche militante,pas d’accord !

Tolérant,compréhensif,convaincant OUI ! mais humble NON !

Qu’un chanoine,fusse-t-il président de la république,le soit d’accord,mais un militant de la CGT NON !

Et puis,très important,ne pas faire une tronche de 6 pieds de long.Une tournée syndicale n’est pas une tournée de pastis,mais ce n’est pas un enterrement.

C’est une naissance ou une résurrection de la lutte de classe là ou elle n’existe pas.

AMEN......LA GREVE !

A toi,¨Ô ma soeur,passionaria de BELLACIAO (putain !je vais me faire massacrer),pourfendeuse des "barreaux" du capitalisme.....je te fais une grosse bise !

LE REBOURSIER

PZ:tu m’avais proposé qu’on se croise(pas le fer)pour la manif des cheminots européens,et ça n’avait pas été possible (le temps et les horaires de train).Ca me plairait de faire un pélerinage(syndical)avec toi.(Prévoir 2 jours avec la tiatche que tu as)et faire toutes les chapelles(gares)de la ligne des cevennes.

Et le père "cholestérol"prévenu,nous pourrions communier en goutant aux savoureuses charcuteries du pays Cevenol.

AVE



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
20 janvier 2009 - 18h28 - Posté par dédel

Ouf ! C’est vrai qu’il y en a un max mais j’ai pris le temps de tout lire. Je n’ai pas tout compris (l’àge peut-être ?) mais MERCI de la part d’un"vieux" qui continue manifs, pétitions, réunions, de payer sa cotisation à SUD et vient de s’encarter (pour la première fois) au NPA.
Nous verrons bien si le 29 les gueulards de salon ont décidé de prendre l’air.

dédel


LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
20 janvier 2009 - 21h37 - Posté par jean-louis

bonsoir la louve,

félicitations pour ton article

Pour ma part, je rajouterais :

La suppression des délégués permanents et ferait tourner les mandats des délégués fédéraux ou permanents d’UL ou d’UD), histoire de rappeler que nous sommes là pour faire du syndicalisme et non carrière dans le syndicalisme.

Rappeler que le syndicalisme ne peut être qu’interpro, marre de ce corporatisme de plus en plus important parmi nos rangs.

Multiplier les actions de terrain, s’inviter les uns et les autre dans nos AG (moi céramiste, j’invite les secrétaires des autres syndicats dans notre AG de notre section) Après l’Ag proprement dite, les discussions sont constructives
Et on voit souvent les copains du public suggerer des idées et raisonner d’une autre manière que nous cela nous remets souvent en cause ...car pas une seule fois ou nous n’avons rien appris

Arrétons de nous transformer en spécialiste : machin spécialiste en juridique, bidule sur le CE, privilégions la discussion et l’action.

Et surtout le syndicalisme est un formidable moyen d’ouverture sur les autres et sur soi, pour ceux qui en doute faites des permanences dans vos Ud et Ul et vous verrez.

Et n’oublier jamais que rien ne vous force à être syndicaliste,ce n’est pas un sacerdoce alors ayez la banane en militant ...

Jean-louis



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
20 janvier 2009 - 22h57 - Posté par Maryvonne Leray

Je fais partie des retraités, enfin des jeunes retraités depuis le mois de septembre...

et je partage son point de vue ... c’est comme si les anciens croyaient que les conditions de travail étaient toujours celle d’après guerre... quand il y avait des regroupements massifs d’ouvriers dans de grandes entreprises... Je suis de Saint Nazaire, gamine j’ai connu les grandes grèves, on y allait tous en choeur le père la mère et les enfants... 10 000 ouvriers dans les chatienrs plus la famille, les commerçants et même les paysans de la brière avec leur tracteur...

Mais ça n’est plus ça... Une des forces du capitalisme a été de morceler cette formidable puissance... pour autant, comme dit la louve, la classe ouvrière n’est pas morte et il faut bien concevoir que l’informaticien peut lui aussi produire de la valeur selon la branche où il travaille...

peu importe tout ça... la classe ouvrière existe toujours... et il n’est pas facile pour les jeunes d’y trouver leur place...

deux choses me choquent ...

Certains parlent encore avec mépris du lumpenprolétariat avec un certain dégout... comme si aujourd’hui celui qui est au RMI ou qui travaille dans une boite intérimaire était sans culture, sans connaissances incapable de réflexion politique... Il est souvent sans moyens ... mais ce n’est pas la même chose...

Ce travail en Interim ou en CDD ou que sais je va être de plus en plus répandu...

qu’est ce qu’on fait... on va continuer avec nos vieux shéma, aller à la porte des usines ou de ce qu’il en reste...

il va bien falloir trouver un moyen d’agir avec toute cette masse de travailleurs qui ne peut même pas faire grève parfois...

C’est là que la solidarité ouvrière doit jouer à plein... et c’est là qu’on sait bien que c’est aux plus jeunes d’agir et à nous de les soutenir et des les accompagner en toute solidarité... On a la chance de bénéficier d’une retraite (même si on s’y fait chier parfois) ...

Enfin tout ça pour dire que je suis d’accord avec ce que dit la louve ...
Laissons nos discours d’anciens combattants au vestiaires... et soyons à l’écoute d’un monde qui n’est plus tout à fait le notre mais dont nous espérons encore un peu faire partie par notre solidarité ...

Maryvonne Leray



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
21 janvier 2009 - 01h17

Dis ma soeurette,ça te dérange pas si JEAN-LOUIS et MARYVONNE,se joignent à nous dans notre tournée syndicale dans les CEVENNES ?

Bise LE REBOURSIER



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
21 janvier 2009 - 07h55 - Posté par Copas

Le net n’est pas moins un outil de bataille sociale et politique que ne le furent tracts et journaux politiques.

Qu’étaient d’autres les journaux d’avant quand il y a avait encore des journalistes révolutionnaires professionnels ? C’était eux qui distribuaient les journaux dans les entreprises ? Hum... pas souvent... Ils en faisaient un métier.

Là le net permet que cela ne soit pas un métier de débattre et de faire propagande de ses positions.

Révolutionnaire non ?

Mais le net c’est + encore, car il permet + de réactivité, + de discussion (il n’y a pas débat, ou pratiquement pas, dans un journal).

Souvent il est reproché ici ou là à un site comme Bellaciao de censurer certaines positions. Mais il faut se rendre à l’évidence, ces limites, qui regardent l’orientation globale du site, sont infiniment moins importantes que n’importe quel journal papier.

Bellaciao est donc mille fois plus ouvert que le plus "démocratique" des journaux.

La part des débats qui suivent les articles est souvent considérable et représente une grande part de la richesse.

Donc pas d’opposition entre virtuel et réel , du moins moins encore que avec des journalistes professionnels.

Sur la question des anciens et des nouveaux, le cycle long dépressif que nous avons vécu depuis les années 80 construit sur des défaites des travailleurs a fait que l’arrivée à la politique et à lare-mobilisation sociale n’est pas si simple pour les générations de 20 à 40 ans.

Mais je tiens à indiquer que les générations précédentes (ceux qui ont de 50 à 70 ans pour simplifier) sont arrivées à la politique et au mouvement social alors que d’énormes organisations existaient déjà, la construction, ou la reconstruction de celles-ci ne se posant pas du tout dans les mêmes conditions.

Là, il y a un mouvement politique et une classe sociale à reconstruire !

Politique car on est dans un champ de ruines.

Mouvement ouvrier car le syndicalisme est dans un état effroyable, fragmenté, affaibli, bureaucratisé, etc.

Les classes sociales populaires là dedans sont dans un état terrible. Les conditions d’insécurité sociale sont maximum, la politique a déserté en partie le monde du travail, la précarité percole dans des plus larges couches.

Les anciens militants politiques et sociaux ont une utilité centrale dans la reconstruction à enclencher si ils se rendent compte de l’immensité du travail à effectuer et que les recettes à appliquer ne sont pas celles qu’ils ont connu dans la période qui a forgé leur politisation.

Le monde est tout autre , le prolétariat plus puissant numériquement qu’avant (contrairement à la musique serinée par certains depuis des années) et à reconstruire à fond afin qu’il pèse centralement sur l’évolution du monde.

Les questions d’unité et de démocratie sont essentielles.

la compréhension que la collaboration de classe des représentations politiques et sociales du mouvement ouvrier n’est plus de saison est essentielle.

On ne fait plus ami-ami avec le patronat ! avec le gouvernement ! En face ils mènent la guerre sociale !

La question n’est plus de se tordre l’esprit pour savoir comment négocier au mieux, mais de s’interroger et s’interroger comment mobiliser, comment construire, comment démocratiser, comment orienter la colère contre les responsables, se préparer et construire ce qui foutra en l’air la bourgeoisie.

Et ça a des implications concrètes et ne supporte plus les moindre manœuvres démobilisatrices, filandreuses,...

Cette exigence radicale s’exprime de plus en plus, elle est ici sur ce site et se retrouve par bien d’autres symptômes dans la société.

La mécanique du net fait que ce processus apparait au grand jour dans sa chair et au détail.

Ceux qui ont des pensées encore verticales, malgré leurs critiques ici ou là, s’offusquent des critiques à feu nourri contre la mollesse des partis de la gauche, voir leurs alliances douteuses et tues aux travailleurs et aux militants mêmes .

Le net passe un coup de papier de verre à gros grains sur les impuretés de beaucoup.
Le net est populaire.



LE SYNDICALISME, LA REVOLUTION ET INTERNET (réflexions sur les "militants virtuels")
24 janvier 2009 - 18h19 - Posté par Maryvonne Leray

Je poursuis

J’avais mis sur mon blog CRI DU PEUPLE 1871, le début de l’article de la Louve et un lien vers son article ...

Comme je l’avais prévu je me suis fait incendier...

Voici ma réponse :

Objectivement, je fais parti des vieux cons, de ceux qui de temps en temps sont vexés de ne pas être reconnus et respectés...
Mais comme je pense que le monde de demain ce n’est pas moi qui le ferai alors je me mets à l’écoute ...

et tant pis si mon ego en prend un coup... être à l’écoute des jeunes est ma principale raison d’agir et d’exister...

et puis n’avons nous pas été comme eux ...

les jeunes sont en plein marasme ... bien sur les vieux préfèrent les jeunes bien rangés et qui les écoutent... mais les jeunes bien rangés pour moi ils ont souvent un problème psychologique et ils ne sont pas dans la réalité ...

moi j’aime les jeunes révoltés, ceux qui me traitent de vieux cons, qui me disent que je me trompe, ceux qui crient leur désir que le monde change, ceux qui me disent regardez dans quel merdier vous nous avez foutus...

Bien sur nous avons lutté mais dans ces luttes bien des "apparatchicks" ont fait leur beurre... On croit qu’on sait, mais on ne sait rien du tout...

La guerre d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier, toute défaite vient de copier la guerre d’avant...

oui on en prend plein la gueule, moi aussi j’ai été injuriée, incendiée, censurée sur ce même site... mais je m’en fous... je me dis simplement que je n’ai pas su m’y prendre... que je n’ai pas compris...

C’est aux vieux d’être sages et de mettre de l’eau dans leur vin... entre nous et la génération d’aujourd’hui il y a plusieurs mondes de différences les syndicats et les partis politiques sont à coté de la plaque...

De toute façon je serai toujours du bord des jeunes... ils seront là quand moi je n’y serai plus...

Je ne suis pas attachée à mon expérience...

Je connais un chant qui dit

"du passé faisons table rase "

le malheur des vieux c’est qu’ils oublient qu’ils ont été jeunes

amitiés

***********************

voilà c’est tout pour aujourd’hui






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