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6 AOUT 1945 : HIROSHIMA


de : HÉLÈNE GUILLEMOT
vendredi 6 août 2004 - 03h23 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

HÉLÈNE GUILLEMOT

L’atome au service de la guerre

Jamais une découverte scientifique n’a été si rapidement appliquée, jamais de tels moyens financiers et humains n’ont été mis au service d’une aventure techno-scientifique. Tout cela dans un seul but : la bombe atomique.

Ce 6 août 1945 à 2 heures 30 locale, la météo sur Hiroshima étant satisfaisante, le bombardier B 29 Enola Gay décolle de l’aéroport militaire américain de Tinian, dans les îles Mariannes. Le commandant Tibbets, qui s’entraîne depuis des mois à cette mission, est le seul de l’équipage à connaître la nature de la bombe de quatre tonnes qu’il transporte dans ses soutes.

A 8 h 15, la bombe est larguée sur Hiroshima ; elle explose quarante-cinq secondes plus tard, à 600 m d’altitude au-dessus du centre de la ville. Les deux blocs d’uranium 235 qu’elle contient sont violemment projetés l’un contre l’autre par l’explosif ; la masse critique de combustible nucléaire étant atteinte, la réaction en chaîne se propage en un éclair. Les premiers noyaux d’uranium éclatent projetant des neutrons qui vont casser les noyaux voisins, qui émettent à leur tour des neutrons qui déclenchent de nouvelles fissions... La puissance nucléaire s’emballe : 10*24 noyaux d’uranium fissionnent en une cascade de "générations", soit en moins d’un millionième de seconde. Pour la première fois dans l’histoire humaine, la matière se métamorphose en une colossale énergie. La destruction d’un peu plus d’un kilogramme d’uranium libère 60 000 joules, l’équivalent de 13 000 tonnes de TNT concentré dans un tout petit espace La température atteint plusieurs centaines de millions de degrés, la pression plusieurs millions d’atmosphères. La première bombe atomique, que les Américains ont baptisé Little- Boy (petit garçon), a recréé les conditions qui règnent à l’intérieur du Soleil. Mais c’est un soleil de mort.

L’énergie née de la fission nucléaire se libère de trois façons : 35 % sous forme d’énergie thermique, 50 % emporté par l’onde de choc et le souffle, et 15 % émis sous forme de radiations nucléaires. Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est emportée, dans un flash de lumière blanche éblouissante, par des rayons X qui transforment l’air en une boule de feu - d’environ un kilomètre de rayon et de plusieurs millions de degrés - planant quelques secondes sur Hiroshima, et par une onde thermique qui se propage à la vitesse de la lumière, brûlant tout sur son passage. Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact ; dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures du 3ème degré.

Engendrée par la phénoménale surpression due à l’expansion des gaz chauds, une onde de choc se forme et progresse à près de 1000 km/h, semblable à un mur d’air solide de forme sphérique. Accompagnée de vents d’une violence inouïe qui projettent les débris et entretiennent des tempêtes de feu, elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont entièrement détruits.

Le troisième effet de l’explosion nucléaire, le plus spécifique mais pas le moins meurtrier, est le rayonnement. Les radiations issues directement des fissions nucléaires sont constituées principalement de neutrons et rayons gamma. Outre leurs redoutables effets sur les organismes vivants, ils contaminent différents éléments - tels que l’iode, le sodium, le strontium - qui deviennent eux-mêmes radioactifs. Ce rayonnement secondaire, très peu connu il y a cinquante ans, est d’autant plus terrifiant que ses effets (cancers, leucémies... ) n’apparaissent que des jours, des mois, voire des années après l’explosion.

Le 9 août 1945, une deuxième bombe nucléaire, au plutonium cette fois, écrase la ville de Nagasaki. Le lendemain 10 août, l’empereur du Japon Hiro Hito capitule sans conditions. Selon les estimations, à la fin de l’année 1945 la bombe d’Hiroshima avait tué 140 000 personnes, celle de Nagasaki 70 000. Des dizaines de milliers de blessés devaient succomber au cours des années suivantes.

Les premières réactions de l’opinion, révélées par la presse de l’époque, ont parfois de quoi surprendre, voire choquer l’homme d’aujourd’hui. La population américaine est en liesse. "Une révolution scientifique" titre Le Monde du 8 août ; "Une révolution stratégique" annonce Le Parisien libéré du même jour. Mais il faut se replacer dans le contexte : la bombe atomique, c’est d’abord la fin de la guerre et la victoire sur les Japonais. L’horreur atomique n’apparaîtra qu’en suite. En août 1945, on ne dispose que des informations américaines, on ignore encore l’effet des radiations et surtout on sort à peine de six années de guerre, de privations, d’atrocités et de bombardements parfois terriblement meurtriers : l’aviation britannique, en détruisant Dresde, avait fait environ 200 000 victimes en une nuit. Le bombardement de Tokyo avait tué près de 100 000 personnes, et le gouvernement japonais refusait toujours de capituler. Officiellement, la décision d’utiliser les bombes atomiques, prise par le Président américain Truman seul, était motivée par le souci d’épargner les vies humaines qu’aurait coûté l’invasion du Japon. D’autres raisons, moins avouables, s’y sont bien entendu ajoutées : faire une démonstration à l’URSS de la puissance militaire américaine, et aussi utiliser ces armes si révolutionnaires et si efficaces qui avaient coûté deux milliards de dollars aux Etats-Unis.

"Une révolution scientifique", la bombe d’Hiroshima fut sans doute également cela, " aussi importante que l’invention du feu ", dira même le physicien Louis de Broglie. Le plus impressionnant est qu’il a fallu moins de six ans pour domestiquer ce feu nucléaire. Treize ans avant Hiroshima, la structure du noyau de l’atome était inconnue ; sept ans avant, on ignorait tout de la fission nucléaire ! La construction de bombes à l’échelle industrielle, quelques mois seulement après la découverte de la réaction en chaîne, constitue un exploit technique inégalé, qui ne fut probablement réalisable, hélas, qu’au nom d’un enjeu militaire majeur.

Le compte à rebours commence en 1932, avec la découverte, par l’anglais James Chadwick, du neutron, qui dévoile la structure du noyau atomique : celui-ci est composé de deux types de particules, les protons et les neutrons. En 1934, Irène et Frédéric Joliot-Curie s’aperçoivent qu’en bombardant des noyaux avec des particules on peut en fabriquer de nouveaux, plus lourds et instables : c’est la radioactivité artificielle. L’Italien Fermi se met alors à bombarder systématiquement tous les noyaux jusqu’au plus lourd connu, l’uranium. Ce faisant, Fermi est, sans le savoir, le premier à faire fissionner l’uranium !

Il faut attendre décembre 1938 pour que la physicienne allemande Lise Meitner et son neveu Otto Frisch, réfugiés en Suède, comprennent que le noyau d’uranium, bombardé de neutrons, se casse en deux en libérant une énergie considérable : l’énergie nucléaire. L’effet produit par cette découverte chez les physiciens est non moins énorme ! Et, immédiatement, apparaît la possibilité d’une réaction en chaîne, avec ses deux usages possibles : la production d’énergie - si cette réaction est contrôlée - et la bombe - si on ne la maîtrise pas. Dès mai 1939, Joliot et ses collaborateurs déposent des brevets sur la production d’énergie à partir de l’uranium. Mais le physicien hongrois Léo Szilard, émigré aux Etats-Unis, pressent aussitôt le pouvoir dévastateur de ces découvertes et, conscient de la menace nazie et du haut niveau scientifique de l’Allemagne, persuade Einstein d’alerter le Président des Etats Unis. Dans sa fameuse lettre datée du 2 août 1939, Einstein informe Roosevelt de l’existence d’une nouvelle forme d’énergie utilisable dans des bombes, et lui conseille de chercher à se procurer de l’uranium et d’encourager les recherches.

Roosevelt est convaincu : il faut fabriquer la bombe avant l’Allemagne. Un Comité de l’uranium est constitué, et les recherches se poursuivent dans plusieurs laboratoires américains. Deux voies se dessinent pour la fission nucléaire. Tout d’abord, celle de l’uranium : le danois Niels Bohr a calculé qu’un seul isotope relativement rare, l’uranium 235, fissionne ; par conséquent il faut séparer celui-ci du reste de l’uranium. Mais comment séparer des isotopes chimiquement identiques ? L’obstacle paraît presque infranchissable. L’autre piste est celle du plutonium : ce nouvel élément, qui n’existe pas dans la nature, vient d’être obtenu en bombardant de l’uranium 238 (l’isotope le plus abondant), et s’avère fissionner très facilement. Reste à le produire en quantité suffisante.

Les événements s’accélèrent à la fin de 1941. Entre temps, en effet, les travaux des physiciens ont montré que quelques kilogrammes d’uranium 235 suffisent pour fabriquer une bombe et qu’il est possible de séparer les isotopes de l’uranium par différentes méthodes physiques. La recherche atomique est totalement réorganisée et, en août 1942, la fabrication de l’arme atomique est confiée à un département placé sous le contrôle de l’armée, avec à sa tête le colonel Groves. Son nom de code : projet Manhattan. D’énormes crédits sont engagés, un programme et un calendrier établis, et on recrute des milliers d’ingénieurs, techniciens et scientifiques, parmi lesquels de nombreux émigrés d’Europe.

Dès le 2 décembre 1942, à Chicago, Fermi construit là première pile atomique du monde, en superposant des briques d’uranium et de graphite, et la première réaction en chaîne produit un demi-watt d’énergie ! Trois grandes piles, industrielles celles-là, sont alors mises en chantier pour la production de plutonium, ainsi que trois usines chimiques pour séparer ce plutonium. Ces constructions emploient 45 000 personnes.

L’autre grand but - la séparation de l’uranium 235 - est poursuivi de front. En 1943, on construit dans le Tennessee des dizaines d’unités de séparation électromagnétique, une usine de diffusion gazeuse (voir photo) et une installation de diffusion thermique comprenant plus de 2 000 colonnes de 15 m de haut. Mais c’est à Los Alamos (Nouveau-Mexique) que sont calculées et conçues les futures bombes. Dans cet immense laboratoire construit de toutes pièces au milieu du désert travailleront, dans l’urgence et le plus grand secret, des centaines de physiciens dont plus de 20 prix Nobel ou futurs prix Nobel, sous la direction de J.R. Oppenheimer.

Pour quelques grammes d’uranium 235 de plus Dans un effort industriel sans précédent, les américains ont, durant l’année 1943, construit en quelques mois plusieurs usines de séparation isotopique pour obtenir, à l’été 1945, quelques kilogrammes d’uranium 235. Ici, à Oak Ridge, dans le Tennessee, l’usine K25 de séparation par diffusion gazeuse.

Le 16 juillet 1945, la première bombe au plutonium est expérimentée à Alamogordo, en plein désert ; c’est la réplique de celle qui sera lâchée sur Nagasaki. Il n’y aura pas de "répétition" pour la bombe à uranium, les stocks d’uranium 235 sont tout juste suffisants pour la bombe d’Hiroshima.

Depuis le début de 1944, il était évident que, la défaite de l’Allemagne étant proche, la bombe changeait de destination : le Japon devenait sa cible. Certains scientifiques, comme Léo Szilard, exprimèrent leur opposition à son utilisation ; d’autres, tel Niels Bohr, tentèrent de convaincre Churchill et Roosevelt d’instaurer un contrôle international. Un conseil scientifique, constitué d’Oppenheimer et de trois prix Nobel, Fermi, Compton et Lawrence, est au contraire d’avis d’utiliser la bombe contre le Japon, pour convaincre le monde du danger qu’elle représente. Mais les sentiments des scientifiques importent peu ; la décision du Président Truman (qui vient de succéder à Roosevelt) est prise. A partir de février 1945, les éléments des deux bombes sont acheminés secrètement vers l’île de Tinian. On connaît la suite.

Répétition générale

Testé dans le plus grand secret le 16 juillet 1945, dans le désert Alamogordo, au Nouveau-Mexique, la toute première bombe au plutonium, baptisée Trinity, est identique à celle qui détruira Nagasaki quelques semaines plus tard. Son explosion, d’une puissance équivalente à 20 000 tonnes de TUT, a été filmée par les scientifiques.

Depuis le 9 août 1945, il n’y a plus eu d’attaque nucléaire. Est-ce l’effet de la dissuasion - cette stratégie de l’absurde qui veut que l’on accumule une force terrible pour ne pas oser s’en servir, tout en persuadant l’adversaire qu’on l’utilisera en cas d’attaque ? La menace, elle, n’a jamais cessé. Dès 1954, la première bombe H thermonucléaire (fondée sur la fusion) explose sur l’atoll de Bikini, avec une puissance de 15 mégatone, 1000 fois supérieure à celle d’Hiroshima. Depuis, les armes se sont multipliées, diversifiées, perfectionnées, et les vecteurs aussi. Après la fin de la guerre froide, le nombre de pays détenteurs de l’arme nucléaire s’est accru, et la situation stratégique est devenue confuse et instable, si bien que la lutte contre la prolifération est plus urgente que jamais. Même si les arsenaux ont un peu diminué grâce aux accords de désarmements, l’espèce humaine a encore très largement les moyens de se suicider. Saura-t-elle maîtriser ce pouvoir-là, comme elle a su maîtriser la puissance de l’atome ?

Science & Vie n° 935 août 1995

http://www.science-et-vie.com



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Commentaires de l'article
> 6 AOUT 2004 : le Monde entier
6 août 2004 - 12h59

L’URANIUM APPAUVRI : CHEVAL DE TROIE DE LA GUERRE NUCLEAIRE
Par Leuren Moret, juillet 2004

The URL of this article is http://www.mindfully.org/Nucs/2004/...

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, défiant tous les traités internationaux, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, illégales devant tous les traités internationaux, conventions et accords, aussi bien que devant la loi militaire US. L’usage continu de ces armes radioactives illégales, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri – de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde – avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 Le Grand Echiquier.

Région du Sud :« Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide. » ...



> 6 AOUT 1945 : HIROSHIMA
10 août 2004 - 11h09

j’appréci ton site mais si c’est possible des images pour la bombe et ces conséquences






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