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L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord
de : sergio
dimanche 12 juillet 2009 - 23h55 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires

L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord :
(l’ I.L., l’Internationale lettriste, l’I.S., l’Internationale situationniste)

Troisième et dernière partie (?)

D’abord cette formule aléatoire : « Exposons nos mots et déclamons nos *actions ! » :

(à l’instar des provo "Dadas" qui avec peu de moyens utilisèrent les médias et les retournèrent à leur profit les focalisant sur des actions spectaculaires.)

*actions provocatrices que les CobrA modifierons en expérimentations et qu’Ernest-Guy Debord modifiera à son tour en situations.

L’I.L. ce fut d’abord une provocation puis un affront fait au "roi" Chaplin, qui eurent lieu peu de temps après la cérémonie de remise de sa légion d’honneur, au moment ou se déroulait la conférence de presse organisée à l’hôtel Ritz à Paris, le 29 octobre 1952.

La provo. : La distribution intempestive d’un tract (un charivari, une bousculade, des cris, des heurts etc.), qui avait pour titre : « Fini les pieds plats » et dont le contenu était totalement irrespectueux.

Avant la rupture :

Avant cela, la bande à Debord filait l’entente cordiale avec la bande à Isou ; depuis leur rencontre au 4ème festival de Cannes (le 21 avril 1951), lors de la projection du film d’Isou « Traité de bave et d’éternité », manifestation passablement chahutée. A cette époque, Debord se rapprocha du mouvement "lettriste", et s’installa à Paris, où il se lia avec Michèle Bernstein, sa première compagne.
Après cette ultime provocation, le groupe "lettriste" se scindera en deux, et Ernest-Guy Debord formera l’"Internationale lettriste" ; malgré la fréquentation assidue de Saint-Germain des Près, ce nouveau groupe prendra ses distances avec les "existentialistes" (1), en particulier parce qu’ils ne fréquentaient pas les mêmes lieux qu’eux, et en raison (paraît-il) de leurs goûts modestes.

Au cours de leur première réunion ils adopterons une mini-charte (ou charte minimum), dans laquelle quelques généralités seront érigées en principes, et scellerons cette première séance.

On est bien loin des développements ultérieurs, et ces tâtonnements ne seront qu’une vague ébauche de se que seront en réalité les futurs mouvements et groupements.

Une perpétuelle errance, pour « changer le monde ! » :

A cette époque, la principale activité du groupe est une incessante errance quotidienne, qui se veut le contraire des dérives dadaïstes, beaucoup plus codifiés qu’elles n’y paraissaient, et ceci pour opposer un "contre-pied idéologique" à la principale activité des sociétés marchandes : « le travail. »
Plus tard, ils le transformerons en principe intangible, et l’inscriront même sur les murs :
« Ne travaillez jamais ! » (2)

Comme beaucoup de groupements et de mouvements, les scissions ou les exclusions furent un rouage essentiel du mode de fonctionnement ; on exclu facilement à cette époque, pour un mot de trop, pour un soutien timoré, et d’autres broutilles du même genre. Ils faut bien s’occuper… En ce qui concerne l’essentiel, il sera bien assez tôt ! (3)

Ce fut d’ailleurs une attitude constante, de certains membres historiques, et en particulier les Français, d’exercer un contrôle quasi paranoïaque sur toutes nouvelles adhésions ; surtout lorsqu’il s’agissait d’une demande d’adhésion provenant d’un anglais ou d’un étasunien, beaucoup furent rejetées alors qu’à priori rien n’en justifiait ce rejet. Nous verrons que cette pratique pouvait être justifier dans un contexte historique précis (4), par exemple à l’époque de la création de groupes d’activistes prônant la lutte armée, mais là encore il y avait des bizarreries évidentes (le fameux "deux poids deux mesures") selon le continent et la nationalité du ou des protagonistes.

Les théories révolutionnaires se créeront, non en s’aidant des textes puisés dans les livres, mais au grès des errances et par les réflexions que celles-ci ne manqueront pas de susciter, (quoi qu’il advienne !) Normal, pour des cerveaux aussi fertiles !

Beaucoup finiront en prison pour vol, ivresse, drogue, scandales et tapages en tous genres et autres menus larcins...

Seuls les plus déterminés "survivront" à cette époque tourmentée ; les autres retourneront à l’anonymat.

Changer le monde oui, mais en tenant compte des réalités du monde, sinon la déception risque d’être grande…

L’une des réflexions de Guy Debord, durant ces dérives, était : « … Nous travaillons affirme Guy Debord, à l’établissement conscient et collectif d’une nouvelle civilisation… »

On attend encore ce grand chambardement, et si rien n’est fait dans ce sens (voir ci-dessous), on risque d’attendre encore très longtemps !

Les théories c’est une chose, l’action en est une autre ; et l’une ne peut fonctionner sans l’autre.
A moins d’attendre, à droite comme à gauche d’ailleurs, (les premiers en serrant les fesses, craignant que cela vienne incessamment sous peu) l’insurrection qui ne serait tardée ; pas trop longtemps tout de même ? (certains prédisent qu’elle viendra à l’Ouest, c-à-d, des États-Unis, d’autre au contraire pensent que ce sera à l’Ouest, au hasard,… , en Chine par exemple ; de toute manière on y échappera pas !)

Donc, Guy Debord reprend la main et exclus à tout va ! Au point que les rangs de l’I.L. sont à nouveau clairsemés ; Et malgré une revue "Potlatch" qui se distribue pas mal, s’affichant comme "la plus engagée au monde" ; les membres de l’I.L. y développent des points de vue radicaux, au point que des membres du groupe surréaliste révolutionnaire (?) les remarquent et décident, en 1954, de s’acoquiner avec eux, (voir la première partie de l’article « L’art populaire et les Cobras (5) », paru sur ce site), mais cela ne durera pas, et comme il ne pouvait pas exclure André Breton, ils l’insultèrent. Tout ça à cause d’une commémoration officielle de la mort d’Arthur Rimbaud à Charleville (6). C’est pour eux l’occasion rêvée de régler leurs comptes aux surréalistes et celui d’André Breton en particulier, mais surtout de faire encore parler d’eux.
Et à nouveau la sempiternelle litanie "faire table rase de…", reprochant aux surréalistes révolutionnaires (?) leurs rêveries stériles, au nom d’une incompatibilité avec leur théorie d’un nouvel usage de la vie etc.

Tout cela semble de part et d’autre, assez puérile ; on est loin du soutien efficace aux émeutiers noirs américains, ainsi qu’à tous les démunis sans exception et à l’urgence d’agir efficacement pour transformer la situation (ce mot en employé à dessein).

De tout, y compris de la phraséologie ; l’I.L. par exemple, (c’est à dire Guy Debord) pense que les surréalistes, n’ont pas à mettre le surréalisme au service de la révolution, mais la révolution au service du surréalisme…

Ils étaient temps pour eux de changer de "registre" et d’adopter d’autres méthodes ; dans un sursaut de réalisme ils prendront le taureau par les cornes et s’engagerons avec conviction pour de nouveaux combats, comme par exemple, celui qu’ils mèneront avec pugnacité contre le colonialisme (les colonialismes seraient plus juste) sous toutes ses formes, ainsi que le combat exemplaire contre l’un des survivants (les autres étaient exilés ou s’étaient enfuis vers d’autres continents, ou bien étaient morts, ou encore comme Staline et Mao s’accrochaient au pouvoir) d’exactions durant la seconde guerre "mondiale" (1939-45), cette crapule de Franco ; mais pour nos camarades espagnols l’horreur de la guerre civile avait débuté bien avant 1939 ; est-ce parce que les deux super-puissances s’entendirent sur le dos du peuple espagnol et qu’ils adoptèrent le "statu quo" contre cette vieille crapule ? Toujours est-il que cela ne l’a pas empêché de continuer à assassiner de nombreux camarades espagnols, sans jamais être réellement inquiété pour ses nombreux crimes.

Aussi, dans un premier manifeste, Guy Debord publiera un texte en faveur des insurgés espagnols, où il fustigera le rôle des syndicalistes porteurs de faux espoirs à cause de l’indigence de leurs propositions ; appelant les travailleurs exploités à se défendrent par les armes, afin dit-il de défendre leurs vies irremplaçables ainsi que leurs plus belles années ; il ne faut pas demander que l’on assure un minimum vital, et surtout que l’on renonce à maintenir les exploités au minimum de vie.

Ils produiront des textes en faveur des peuples colonisés, et se révolterons contre les guerres coloniales, en Indochine, au Guatemala, en Tunisie, au Maroc et en particulier en Algérie. L’I.L. prendra position en faveur des "rebelles" algériens, trois mois avant l’insurrection de novembre 1954. Ils se mettront à fréquenter les cafés "arabes", pour emmerder tous ces cons de bourgeois et de nationalistes français.

Vint ensuite, une période constructive, et la convergence de différents mouvements en un seul mouvement expérimental et radical, l’I.S.
L’I.L. en fera évidemment parti, et en février 1957, le MIBI, l’I.L., et le Comité psychogéographique de Londres (7) fusionneront en une seule organisation, l’I.S. (l’Internationale Situationniste).
Tout tourne autour du rejet, partagé par tous les membres de ces groupes, du formalisme, certains écriront du "fonctionnalisme" (?) (8) ; mais les camarades Danois et Hollandais lors de la première exposition Høst le formulèrent ainsi.

C’est à la suite d’un échec, marqué par le rejet du projet d’Asger Jorn le Bauhaus pour un mouvement Imaginiste (MIBI), par le directeur du nouveau Bauhaus, Max Bill, qu’ils créeront l’I.S. (l’Internationale Situationniste).
C’est à peu près à cette période que l’I.L. de Debord prend un virage à 180° (degrés), est-ce grâce à Asger Jorn, militant communiste de longue date, qui déclarait (malgré sa démission du parti communiste danois, pour disait-il conserver sa liberté de parole) : « … cela ne changera rien pour moi, je resterai communiste toute ma vie ; d’ailleurs je n’ai pas à me forcer, pour moi c’est naturel… »

L’I.L. se meurt et les CoBrA cherchent d’autres champs d’expérimentations :

L’I.L. se ressaisie enfin ; la rencontre avec deux piliers du mouvement CoBrA, Asger Jorn et Constant sera déterminante ; elle permettra à ces deux groupes d’amorcer un virage historique, et sera le début de nouvelles expérimentations ; bien que la *durée soit relativement courte, quelques années seulement, elle sera très fructueuse et riche de nouvelles théories et expérimentations. *Les membres de CoBra, Asger Jorn et Constant, démissionnerons de l’I.S. en 1960 ; ce qui ne les empêchera pas de garder des contacts avec certains membres de l’I.S. (du moins ceux qui n’auront pas été démissionner !)

Cette recherche est en fait le renouement et la continuation de l’esprit qui animait le Bauhaus, avant les tragiques événements liés à la seconde guerre "mondiale" (c’est d’ailleurs un peu avant l’avènement de la montée nazie), et auxquelles seront adjointes de nouvelles théories *artistico-politiques avant-gardistes ou radicales.

Guy Debord adhérera volontiers aux nouvelles théories que développe Asger Jorn dans ses ateliers d’expérience Imaginiste, et qui se dérouleront entre 1954 à 1957, dont quatre expérimentations, la première remettant en cause la finalité de l’industrie et sa théorie de l’utilitarisme pour la substitué au non-utilitaire (à ne pas confondre avec l’inutilité), les deux autres sont consacrées à la décoration de pièces de vaisselles pour enfants et à la tapisserie, et la dernière à la psychogéographie, qui est l’une des théories majeure du mouvement CoBrA. *On peut y ajouter la philosophie.

Alors que l’I.L., n’avait pas encore d’existence, Asger Jorn et ses compagnons du mouvement CoBrA avaient déjà un long passé expérimental derrière eux, sans entrer dans le détail, car d’aucuns y vont de leurs descriptions plus ou moins fantaisiste ; on peut dire que chacun avait un passé militant politique plutôt actif, et pour un nombre assez restreint d’entre eux, combattirent activement les nazis durant la seconde guerre mondiale. Cela pourrait expliquer leur attachement au combat politique, qui selon eux serait indissociable des activités créatrices.

Bien entendu, ce chapitre est plus ou moins tut, pour ne pas dire carrément ignoré, tout particulièrement des marchands d’art ou des spéculateurs, sauf lorsqu’il s’agit pour se vanter, de posséder certaines de leurs compositions, qu’ils s’empressent d’exhiber comme autant de trophées.

Enfin l’I.S. se structure et se radicalise politiquement :

Il ne pouvait y avoir d’autres issues ; le parcours militants de certains historiques et les conclusions qu’ils en tirèrent ne pouvaient qu’aboutir à ce radicalisme politique.
Il est vrai que le contexte internationale ne prêtait pas à faire dans la "dentelle".
La guerre froide battait son plein, les pays colonisateurs ne lâchaient rien, et les États-Unis comme à leur habitude fomentaient par ci par là, par dictateur, mercenaires ou commandos de la mort interposés, des coups d’états et des coups tordus dont ils ont le secret ; c’est d’ailleurs à peu de chose près la situation que l’on connaît aujourd’hui (peut-être a-t-elle encore empirée dans certains domaines, comme par exemple les inégalités sociales, la misère, le racisme etc.), les États-Unis tirent toujours les ficelles (en particulier au Proche-Orient, avec l’appui de leur allié à tout faire, Israël) (9), et l’Europe regarde ostensiblement ailleurs (il s’agit d’une vue de l’esprit, puisque l’on sait qu’elle est non-seulement réfutée par le peuple, mais qu’en plus il s’agit d’une dictature molle.) (10)

Les discussions (puis évidemment leurs théorisations) avec Asger Jorn et Constant auront été fructueuses, et Ernest-Guy Debord en aura tiré tout l’enseignement nécessaire à sa propre radicalisation. Il aura acquis une maturation et une autonomie, absolument unique dans l’histoire politique française ; encore une fois malgré la censure systématique de cette situation historique, des évènements postérieurs démontreront que toute cette censure ainsi que l’activisme de trublions tel Cohn Bendit, n’aurons pas eu raison de cette influence majeure sur ces évènements, et bien au-delà. Ce fut là, pour la énième fois la preuve tangible de leur ineptie légendaire, et ce fut heureux !
De longues discussions, au alentour de 1958, avec le philosophe marxiste Henri Lefebvre achèverons de peaufiner ses convictions et surtout son programme révolutionnaire ; lui et sa compagne Michèle Bernstein, auront à cœur de penser et de présenter ce programme, y incluant la poésie et cette théorie centrale : « on doit révolutionner sa propre vie ! » ; agir de manière à créer ses propres situations.

Ce fut une fêlure, puis la rupture :

Ils divergent totalement avec les membres du groupe CoBrA, il n’est plus question pour eux de changer quoi que ce soit, ni le formalisme, ni les moyens d’expression, ni même un art qu’ils jugent totalement achevé (H.S.) ! On ne tire pas sur une ambulance, et le tourbillon d’idées et de théories nouvelles qu’ils créent, balaieront le bric-à-brac vieillot !

Enfin, le résultat ne fut pas tout à fait à la hauteur des espérances, loin de là.

D’ailleurs si on compare le mouvement Provo hollandais ou le mouvement Beatnik étasunien etc. avec leurs théories propres, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles sont très différentes les unes des aux autres. Ce qui expliquera en partie, les luttes entre factions, groupements et parfois même individuelles ; les tenants du pouvoir politique et leurs larbins-théoriciens se frottèrent les mains sachant pertinemment qu’un tel bordel ne déboucherait sur rien de fâcheux pour eux.

La radicalisation et le rejet de la société marchande pouvait être considéré comme le trait d’union, mais la dialectique les a définitivement désuni. (11)

Avec Ernest-Guy Debord et Michèle Bernstein, nous entrons dans le dur ; la radicalité de leur programme ne laisse aucun doute sur leurs intentions réelles, il s’agit clairement d’attaquer puis de mettre à bas la société marchande.

Ce programme ne fut jamais achever, car l’insurrection à venir ce fit attendre ; elle ne serait tarder, mais...

La dérive ou la recherche psychogéographique ne sont plus que de lointains souvenirs, même si, comme ce fut souvent le cas, une flopée de néo-machins voudraient nous faire gober le contraire.
La légende voudrait que le Phénix renaisse de ses cendres ; il s’agit assurément d’une légende car la réalité est beaucoup plus banale ; le passé est (définitivement) révolu, point !

Vive le présent ! :
(à ne pas confondre avec "l’éternel présent")

D’autres concepts alimenterons le projet Imaginiste, d’Asger Jorn, dont ceux de Constant, qui fini par se joindre et travailler activement au groupe (l’I.S.), notamment sur le concept d’urbanisme unitaire, un vaste projet utopique qu’il développera durant dix années, the New Babylon, et dont certains cabinets d’architectures pillerons quelques pans (les nouveautés "commercialisables") et les dévoieront, mais le projet d’ensemble ne sera malheureusement jamais développé. Après quelques tentatives infructueuses Constant s’en détournera plus ou moins et retournera à la composition picturale.

À cette époque, au prétexte de l’urgence urbaniste, ils construisirent à la hâte et à l’économie de grands ensembles (en général des barres puisque les tours ne vinrent que quelques temps après), c’est à dire, sans aucune concertation avec ceux (les futurs locataires) qui "bénéficieraient" de ces "innovations" ; des clapiers ou cages à poules ; promiscuité et manque criant d’infrastructures, des barres élevées en plein champs (les infrastructures ne viendront que bien plus tard, après de nombreux atermoiements et de luttes pour arracher le minimum vital). Ces cités dortoirs n’ont rien d’humain, les suicides n’y sont pas rares, au contraire, et comme le chantait Ferrat dans l’une de ses chansons : « … le dimanche on y mange du poulet aux hormones ! … » Pas très gentil pour le peuple, Ferrat.
Et à part ces constructions monstrueuses, rien ! Des citées dortoirs ou le peuple a droit à rien, sinon qu’à s’emmerder royalement devant sa télé et à consommer…
Les gouvernements successifs de droite (libérale, c-à-d, des dictatures économiques) feront tout pour abaisser, infantiliser et mépriser le peuple souverain.

Les raisons de la colère et de leur révolte apparaissent plus clairement : (vous aurez compris qu’il s’agit de la révolte populaire)
Les choses n’ont guères évoluées, sinon que le consumérisme c’est aggravé à un point de non retour ; les citoyens infantilisés consomment et s’endettent à outrance, et il paraît que c’est pour cela qu’ils ne réagiraient plus.
Un comble !
Ce point de vue caricatural c’est du mépris !
Certains spécialistes (?), médias, femmes ou hommes politiques (de droite comme de gauche) ont écrit, dit et répété à l’envie qu’il s’agissait (parlant du peuple souverain) d’une masse amorphe de décervelés, d’abrutis gavés de télé réalité, qui de plus voteraient pour des fachos etc.
C’est ce genre de cliché que véhicule les pseudo-spécialistes, les masses médias ou les membres des partis institutionnels (UMPS) ainsi que de misérables imbéciles, membres des autres partis politiques (il n’est pas rare de lire ou d’entendre ces inepties à la télé, à la radio, ou dans les livres, les revues etc. émanant de gens catégoriés à "gauche"). Souhaitons que les bonnes graines semées par les situationnistes, donneront les résultats escomptés et que l’insurrection tant annoncée sera enfin au rendez-vous et nous surprendra...

Changement de cap ! :

Une exposition en avril 1959, du peintre Pinot-Gallizio aidé de son fils Giorgio, à la galerie Van de Loo à Munich, sera une expérimentation qui à tous les égards correspond parfaitement aux théories que développèrent le situationnisme.
Cette exposition sera pour eux l’occasion de faire découvrir au public des peintures "industrielle" au mètre ; cette manifestation fera dire à Asger Jorn : « Il serait erroné de s’imaginer que la peinture industrielle de Pinot-Gallizio puisse se ranger parmi les tentatives de l’industriel design. Il ne s’agit pas de modèles à reproduire, mais la création de compositions uniques, totalement inutiles sauf pour les expérimentations situationnistes, une peinture à consommer au mètre ! »
Grâce à cette manifestation, les peintres Allemands du groupe Spur (la Piste) (12) s’adjoindront à l’I.L. ; ces nouvelles adhésions produiront encore de nouveaux concepts, dont l’un sera « le déclenchement de la surproduction expérimentale. »
Pinot-Gallizio et son fils Giorgio profitèrent de l’intérêt que suscita la première exposition, pour renouveler et en produire une seconde ; mais cette fois, elle eut lieu à Paris en mai 1959, et c’est Asger Jorn qui fut chargé de la présenter ; dans le nouveau "programme", il était question d’exposer des "croûtes" (négociées à bas prix) qu’ils avaient "détournés", c-à-d, succinctement modifiées par quelques coups de pinceaux ; le titre de cette exposition était : "La Caverne de l’antimatière".
Comme vous pouvez le constater, les actions radicales de l’Internationale Situationnisme ne furent pas tendre avec la société marchande, et visaient en particulier les spéculateurs qui à cette époque en ont pris plein la poire… (Ah, c’était le bon temps !)
C’est à ce moment là, en 1960 à Londres, qu’Asger Jorn fit la connaissance d’une jeune étudiante en histoire de l’art et de surcroît polyglotte, Jacqueline de Jong ; cet apport sera extrêmement précieux pour l’I.S. ; rapidement elle sera chargée d’occuper le poste de traductrice ; le travail ne manquait pas car de nombreux textes restaient en souffrance, faute de traduction ; parallèlement à cela, elle sera chargée d’assurer (pratiquement seule) la transposition, l’édition et la distribution du tirage anglais de la revue "The Situasionnist Time". Elle assura ce travail titanesque avec un courage et une ténacité remarquable. En fait ils seront deux, Alexander Trocchi, adhérent de la première heure à l’I.L., puis à l’I.S., et sera pour elle ainsi que pour cette *édition en langue anglaise, un allié précieux ; cette revue débuta en 1960 et s’éteindra en 1967 faute de moyens ; une précision encore, c’est une fois de plus l’ami Asger Jorn qui soutint et finança ce projet.
*Ce qui distinguait cette édition des autres publications du groupe, furent la recherche, l’originalité et la grande qualité que ses créateurs apportèrent, aussi bien dans le contenu que dans la mise en page ; l’I.S. avait trouvé là un des meilleurs supports pour divulguer ses théories en langue anglaise ; ceci pourrait expliquer le succès des théories de l’I.S. dans les pays anglophones.

Plus à gauche, qu’est-ce que c’est ? :

Un second aspect, le radicalisme politique sera déterminant pour le mouvement, et clarifiera son positionnement politique en prévision des futurs combats qui se profilèrent alors.
Pour Ernest-Guy Debord, le radicalisme politique sera une exigence incontournable.
D’autre part, l’approbation de la majorité des membres du mouvement sera obligatoire à toute nouvelle théorie ou*expérimentation, et devra obligatoirement obtenir son aval. Aucune exception ne sera tolérée ;
*Ernest-Guy Debord théorisera et en modifiera la contenu par concept plus adapté au situationnisme.

Il n’est plus question de demi-mesure, chaque membre de l’I.S. se devait d’assumer toutes les décisions soumises à l’approbation du groupe ; si toutefois (et c’était leur droit) il n’entendait pas ou plus les assumer, il était exclus ou devait démissionner (parfois il(s) ou elle(s) était(aient) démissionné(és), (ées) d’office…)
L’exigence était forte mais à la hauteur des enjeux ; pas question de faire du sentiment ou de s’amollir. Ce leitmotiv reviendra souvent à l’esprit et sous la plume d’Ernest-Guy Debord, au point que certains penseront sérieusement qu’il était fou ou atteint de troubles paranoïaques. Ce n’était évidemment pas le cas.
Pour mieux peaufiner certaines de ses théories, il fut amener à lire des livres, des revues ou des bulletins à tirage confidentiels ; matière à réflexion, certes, ce qui ne veut pas dire qu’il pris pour argent comptant tous les textes qu’il lisait, loin de là ; mais malgré cela, quelques exégètes auto-proclamés de la pensée debordienne s’empressèrent d’en tirer d’oiseuses conclusions au détriment de la réalité, (de la vérité devrait-on écrire).
Même si l’écoute d’une intervention à la radio ou la lecture d’un texte de Cornélius Castoriadis ne suscite pas en vous l’indifférence (ce fut un des auteurs qu’il apprécia tout particulièrement), après lecture ou à l’écoute de ses thèses vous avez toute liberté d’en tirer ou pas des conclusions, sans pour autant que ses théories ne deviennent votre.

C’est sont en général les imbéciles sans cervelle qui pensent de la sorte, c’est aussi le signe d’un effondrement des capacités mentales. Par ailleurs, après l’écoute du témoignage d’un nouveau membre, tel Attila Kotányi, réfugiés hongrois, il paraît normal d’en subir directement l’influence ; tout le monde garde en mémoire le soulèvement populaire qui eu lieu en Hongrie en 1956, puis à sa suite, l’entrée fracassante des chars russes dans Budapest.
Après tous ces évènements, il était loisible d’en tirer toutes les conséquences et de théoriser sur le sujet en déclarant que seul « le pouvoir aux Conseils ouvriers ! » était en la circonstance l’unique solution, même si au final le soulèvement ouvrier malheureusement échoua.

Seuls les faux "historiens" ne se trompent jamais ! Par contre quand ils écrivent n’importe quoi, ils trompent beaucoup de monde, et ça c’est impardonnable. (13)

Il est écrit ici ou là, qu’Ernest-Guy Debord aurait démissionner de tel groupe ou telle organisation, auxquels il n’avait d’ailleurs jamais adhérer officiellement, mais qu’importe ! Ces affirmations fausses, c’est ce qu’on pourrait qualifier, quand on est poli, de "remplissage", et c’est bien commode quand on à rien à dire sur un sujet.

Car effectivement, comme c’est souvent le cas pour un militant actif, il fut très sollicité par des groupes ou des mouvements à participer à des réunions ; mais, de la même manière qu’il s’informait sur tel ou tel aspect du communisme, du radicalisme etc., cela ne signifiait pas qu’il adhérait forcément aux thèses développées par les auteurs des supports qu’il consultait ni aux groupes ou aux organisations qui l’invitaient à participer à ces réunions (et y compris lorsque son nom apparaissait dans l’équipe rédactionnelle de certaines revues, même lorsque celles-ci publiaient ces textes y compris quand le tirage restait ultra-confidentiel,
1) cela n’avait pas de réelles significations et encore moins celles qu’on voudrait faire croire,
2) et c’est mal connaître le fonctionnement interne de ce type de revue.)
D’autre part et pour en finir avec ce chapitre, ce qui caractérise ces publications et de textes vermoulus, c’est la propension d’amalgamer et de triturer les faits réels ; on mélange un peu tout et en attendant de voir l’effet que cela pourrait avoir sur des gogos, puis on publie ; c’est merdeux et sans intérêt !

Les artistes s’opposent aux théoriciens de l’I.S. :

Il est maintenant temps d’aborder le fond, et d’analyser les théories que développèrent les uns et les autres, en passant évidemment sur les commentaires grotesques de certains auteurs parus soit dans des livres individuels ou collectifs soit sur des médias (y compris sur des sites Internet). Il est clair qu’une organisation radicale, ne peut se permettre, pour des raisons qu’il est inutile de rappeler dans cet article, de fonctionner en faisant appel à n’importe qui ; les polices françaises on depuis le XIXème siècle la fâcheuse manie d’infiltrer les organisations, et tout le monde se doute que pour ces organisations, cela représente un inconvénient majeur ; aussi pour fonctionner sereinement il est plus sûr de limiter les adhésions à quelques membres bétons. La tâche qui leur incombe est d’ordre théorique, et comme il a été écrit quelque part, ils allument la mèche puis ne se préoccupe plus de rien (ce qui ne veut pas dire qu’ils n’assument pas leur part de responsabilités, bien au contraire, mais à chacun sa mission…)
Alors, oui Ernest-Guy Debord assumera les démissions en chaîne qui se profileront dans les années soixante (de 1960 à 1965), et en particulier lors du déroulement de la 5ème Conférence de l’I.S. à Göteborg, où les "artistes" de l’I.S. divergeront sur les théories politiques que développe la bande à Debord. C’était inévitable, les uns contingentaient leurs actions, et bien que cela ne fut jamais formulé clairement, dans le cadre strict d’une continuation "historique" (dans la lignée des mouvements artistiques tels Dada, le mouvement surréaliste révolutionnaire (?) etc.), les autres s’inscrivaient dans une logique différente, car il s’agissait pour eux de développer des théories compatibles avec le radicalisme politique ainsi qu’avec l’autogestion immédiate et généralisée, dont la ligne directrice pouvait se résumer au slogan : « Ne demandez rien, prenez tout ! »
Asger Jorn démissionnera à son tour de l’I.S. en 1961 ; mais il continuera de soutenir l’I.S., et agira (ponctuellement) dorénavant sous le pseudonyme de George Keller ; qu’importe, l’essentiel n’est-il pas de participer ?
En ce qui concerne les acteurs du premier groupe, les artistes (il n’y a rien de péjoratif dans cette désignation, bien au contraire), deux articles intitulés : « L’art populaire et les CoBrA » première et seconde parties (publiés sur ce site), traitent en détail de leur histoire, nous n’y reviendrons pas ; le récit concernant ceux du second groupe, les politiques, se poursuit...

Les théoriciens politiques remportèrent une bataille décisive :

Leur stratégie fut payante, mais le groupe des artistes était-il vraiment armé pour résister à un assaut dialectique de cette envergure ? La suite prouva que non.
Au sein de l’I.S., deux groupes distincts ainsi que deux stratégie s’affrontèrent (voir l’article : « Stratégie et tactique, troisième volet », série de trois articles s’inscrivant dans une appropriation et une actualisation des théories issues de l’I.S. (historique, c-à-d, sans exclusive), et qui furent publiés sur ce site) ; il y a d’un côté les défenseurs de théories artistico-révolutionnaires, prônant l’action artistique radicale et innovante, groupe majoritairement composé d’artistes et de créateurs ; qui démissionneront de l’I.S. par vagues successives, de 1960 à 1965 ; et un second groupe, composé soit de nouveaux arrivants soit d’anciens membres, aux convictions politiques radicales et chevillées au corps.
Pour ce second groupe, les théories révolutionnaires radicales, prônant l’autogestion immédiate, ont pris l’ascendant sur toutes les autres théories. Selon eux, seules ces théories devaient être prisent en compte, ainsi que les moyens utiles à leur propagation rapide et efficace dans tous les esprits. La Révolution oui, (en particulier la constitution de 1793) mais surtout celle faisant suite à l’insurrection de la Commune de Paris ainsi qu’à toutes références aux mouvements insurrectionnels internationaux ; il faut donner la priorité et l’exclusivité aux « Conseils Ouvriers », et de veiller à tenir ce nouveau pouvoir hors d’atteinte d’une probable contre-révolution de l’État et de sa bureaucratie (de nombreux exemples sont là pour étayer cette méfiance vis-à-vis du pouvoir étatique, car si on lui en donne l’occasion, il n’hésitera pas une seconde à confisquer toutes nouvelles formes de pouvoir, tout particulièrement celle qui émanerait du peuple souverain.)
D’emblée, l’I.S. écartera toutes idéologies tirées de théories réformistes qui privilégient leur développement, c-à-d, et dont la stratégie se résumerait à la prise et le contrôle total du pouvoir par une oligarchies autodésignées (par exemple des dirigeants révolutionnaires) ainsi qu’à l’application du programme favorisant le processus graduel d’un changement de société.
Pour l’I.S., ces théories sont totalement périmées ; par ailleurs elles ont totalement échoué partout ou elle furent mise à l’épreuve de réalités (même si certains nostalgiques ressassent sans cesse de sempiternelles inepties.) La prise du pouvoir, sera fulgurante, immédiate et sans concession, ou ne sera pas ; ces théories radicales n’ont toujours pas trouvé de période favorable à l’accomplissement ; on attend patiemment ou impatiemment cette insurrection à venir…

Deux stratégies irrémédiablement inconciliables :

L’art selon l’I.L. ; l’I.S. et la bande à Debord, se décline ainsi, le refus systématique de toutes formes de spectacles, afin d’élaborer de nouveaux statuts et de nouvelles définitions des œuvres d’art et des artistes ; cette nouvelle définition passera par la destruction de l’art et du spectacle (sous-entendu la société marchande ou du spectacle). Après cela on comprend mieux l’énervement et les démissions que suscita l’énoncée de ces nouvelles théories dans le groupes des artistes et des créateurs. Ces démissions arrangerons les affaires des membres restants.

Définitions des théories essentielles à la réussite de l’insurrection : (Ce chapitre sera exagérément succinct)

Selon l’I.S., la réussite de l’insurrection passe par une organisation sans faille ; le groupe des constituants (les théoriciens) est obligatoirement restreint ; il n’a pas la capacité d’exercer le contrôle des « Conseils Ouvriers » qui ont tous pouvoirs (et doivent d’ailleurs échapper à tous contrôles).

Les faussaires et la réécriture de fait avérés ou historiques :

Certains faussaires affublerons (à partir des années 1970) les groupes armés révolutionnaires de théories tirées de l’Internationale situationnisme ; ceci n’a pas vraiment de sens ; car à l’exemple des groupes autonomes et des fractions radicalisées espagnols (le Groupe d’Action Révolutionnaire Internationale, G.A.R.I., ou l’Armée Révolutionnaire d’Appui aux Travailleurs, l’E.R.A.T.) qui s’inspirèrent du passé glorieux de leurs anciens (les combattants républicains), bien avant que l’I.S. ne soit opérationnelle ; d’ailleurs pas plus hier qu’aujourd’hui, puisqu’aucun élément nouveau n’est venu corroborer de telles affabulations, nos camarades espagnols furent influencer par ces théories ! (14) C’est pourtant ce qu’écrivirent ces faussaires ; soit qu’ils ont agi par malhonnêteté (l’appât du gain), soit par calculs idéologiques (dans le vain espoir de réécrire à leur convenance des faits historiquement avérés). Lorsqu’Ernest-Guy Debord dans ces "Commentaires sur la société du spectacle" donne une analyse de la situation internationale, il s’agit d’un constat lucide, encore aujourd’hui personne ne l’a contesté, au contraire ! il a d’ailleurs apporté cette précision « un constat clairvoyant et sans esprit de polémique » ; cette mise au point rendu nécessaire, certainement pour anticiper les mauvaises manières de ces esprits tordus.

D’honnêtes militants ont parfaitement le droit de contrôler la véracité de récits, de documents ou de textes relatifs à l’histoire de l’I.S. ; ils ont tout autant le droit d’écrire des témoignages critiquant ou corroborant des faits généralement avérés ; de prétendument néo-, pro-, ou encore anti-situationnisme auto-proclamés, peuvent tout à loisir, car aucune loi ne le leur interdit, assumer des velléités "fondatrices", mais que ces néo-, pro-, ou anti-machin aient conscience 1) que se sont des usurpateurs 2) et des pieds plats qui nous emmerdent ! (15)

C’est pour toutes ces mauvaises raisons qu’en 1972, après un long débat, l’I.S. s’autodissout ; c’est Gianfranco Sanguenetti et Ernest-Guy Debord qui en co-signent l’acte, convaincus que leurs théories ont été bien assimilé et qu’elles sont profondément ancrés dans l’esprit des travailleurs et du peuple souverain.

Nous serons bientôt si cette confiance était réellement fondée !

Première conclusion :

L’I.S. perdura seize années consécutives, de 1957 à 1972, date de son autodissolution ; plus ou moins une centaine de membres étoffèrent ses rangs ; certains membres éphémères en furent rapidement (voir très rapidement) exclus (les raisons de leurs évictions n’étaient pas toujours très clairs) ; d’autres restèrent, un, deux, trois ans voir plus, et quelques privilégiés (deux au moins, trois peut-être (?) membres officiels ou officieux) furent de la fête, de sa création à sa dissolution. Heureusement que l’I.S. ne se résume pas à ce constat.

Seconde conclusion :

Un contre-projet signé Alexander Trocchi, membre de la première heure à l’I.S. fit de l’ombre à Debord ; Trocchi avait à partit de 1964 créé un maillage des universités, composés de gens créatifs, artistes, professeurs, chercheurs etc., et envisageait qu’aux abords des villes survienne une insurrection invisible… Il démissionnera de l’I.S. en 1965 et portera son projet « SIGMA » avec d’autres acteurs.

D’autre part, en ce qui concerne les évènements de mai-68, il y a autant de lectures que de groupes ou de groupuscules etc., et chacun tirant la couverture à lui ; en ce qui concerne mon propre parcours il se limita au peuple (le peuple souverain évidemment) et aux groupes anarchistes (de toutes nationalités y compris Étasunienne, car lors de la nuit des barricades, rue Gay-Lussac nous étions tous à l’ouvrage, tous sans distinction… Tous ? Enfin presque, car les soi-disant "meneurs" étaient curieusement absents, incroyable non ?)

Ces révoltes eurent un retentissement international bien avant mai-1968, et nos compagnons étasuniens (déserteurs de la guerre du Vietnam, faut-il le rappeler ?) étaient opérationnels et installés en Europe dés 1967 ; curieusement l’I.S. fait l’impasse sur tout ça ;

« Nobody is perfect ! »

Ces déserteurs, étaient pour la plupart, des militants anarchistes, alors Debord et l’I.S. oui, mais pas que…

Encore un détail, lors de la nuit des barricades, rue Gay-Lussac, et toute la journée du lendemain, le Living Theatre, *Julian Beck le metteur en scène et quelques comédiens (certains "barricaders" c’étaient improvisés comédiens) ont joué une pièce de théâtre sur ces mêmes barricades, (rue Gay-Lussac, à Paris) ; il y eu des centaines et des centaines d’actions aussi mémorables ; beaucoup d’anonymes ont apportés leur pierre à l’édifice révolutionnaire, sans pour autant en faire tout un fromage ; aussi, certains (ces mariolles continuent encore à sévir aujourd’hui …) devraient avoir la décence de fermer leur clapet une bonne fois pour toute !

*militant anarchiste de longue date.

Ne serait-ce qu’en considération pour tous ces anonymes qui ont réellement fait l’histoire des évènements de mai-68, car sans eux rien ne fut possible, ne l’oublions jamais !

NOTES

(1) ou l’inverse, puisque le groupe existentialiste était constitué de notoriétés mondialement connues.

(2) Pour cette raison, et beaucoup d’autres, ils associerons le "monde de la délinquance" à leurs théories de l’activisme politique, calquant ces théories sur le comportement des émeutiers, dont les plus spectaculaires se déroulèrent "au pays de l’oncle Sam" ; ce sont les populations les plus démunies (noires américaines et les migrants) qui furent les premières victimes du système économico-ségrégationniste, et qui en payèrent le plus lourd tribu (des dizaines de morts, des centaines de blessés, de vrais carnages !)

(3) Comme vous pouvez le lire, cette période n’est pas très consistante ni même exemplaire quant au parcours militant des futurs adhérents de l’I.S.

(4) Le cycle, actes de terrorisme de groupes armés contre terrorisme d’Etat, et le piège de l’engrenage répressif ; la société bourgeoise justifiant les énormes moyens mis en œuvre, au nom de sa propre défense et de "l’intérêt supérieur de la Nation". Aujourd’hui encore, elle justifie l’arsenal juridique et policier hallucinant, pour ne pas dire disproportionner dont elle se dote, contre une guerre totale (et sans fin) au terrorisme ; il s’agit là d’un autre sujet qui mériterait un autre article.

(5) Des camarades (Danois et Hollandais) détenteurs d’une réflexion sérieusement élaborée, Debord s’en réclamera d’ailleurs ; car en tant que membres fondateurs, ils furent à l’origine de l’I.S.

(6) Dans un autre article intitulé : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon transistor ! » (phrase que l’on attribue à Jean Yann), il est décrit comment Arthur Rimbaud, échappant à la surveillance de sa famille, s’enfuit par une des fenêtres du rez-de-chaussée et alla à pieds jusqu’à la gare, pensant qu’ainsi il irait rejoindre les insurgés de "La Commune de Paris" sur les barricades ; mais malheureusement son coup échoua, et sa famille le récupéra à la gare, le raccompagnant prestement sous bonne garde dans ses foyers.

(7) C’est le 28 juillet 1957, que les membres du MIBI, Asger Jorn, Pinot-Gallizio, Walter Olmo, Piero Simondo, Elena Verrone, ceux de l’I.L., Guy Debord et Michèle Bernstein, et pour finir Ralph Rumney représentant du Comité psychogéographique de Londres, fusionneront leurs organisation en une seule, l’I.S. (l’Internationale Situationniste).

(8) Cette expression fut certainement utilisée pour marquer le refus catégorique au projet d’Asger Jorn, d’un Bauhaus international pour un mouvement Imaginiste (MIBI), par le directeur du nouveau Bauhaus, Max bill, et après une altercation mouvementée avec le principal défenseur de ce projet. Ce refus intervient au moment de la rupture définitive avec l’ancienne ligne directive du Bauhaus, qui était rappelons le, à l’opposé des théories du fonctionnalisme, ainsi qu’à l’esprit soutenu par son créateur, Walter Gropius, ou d’anciens directeurs, comme Ludwig Mies der Rohe et Johannes Itten.

(9) Depuis le scandale de l’escroquerie Madoff (sa société la Bernard L. Madoff Investment Securities LLC), le lobby pro-israélien (dont les groupuscules sionistes et d’extrême droite, tel le béta) y a laissé des plumes, et aurait tendance à attendre et voir.

(10) Se référer à la mascarade démocratique du 7 juin 2009, et le déni démocratique fomenté par Sarkozy, que certains comparent à une haute trahison. De plus grâce à Sarkozy et au soutien au sein de son gouvernement et de ministres tel Kouchner ou conseiller tel Lellouche (pro-israéliens avérés) etc., les israéliens ont été encouragés (grâce aux admonestations plus que mesurées du gouvernement sarkozyste et surtout grâce à une censure médiatique sans précédent) dans les agressions majeures et caractérisées contre le Liban et la bande de Gaza ; leur lobbying (activement exercé par le lobby pro-israélien, le béta et le mossad) ne s’arrêtera malheureusement pas là, et si personne ne s’y oppose fermement, les membres des autres pays européens continuerons à avaler des couleuvres.

(11) « Pouvait… », car nous n’avons pas de programmes à proprement parler de tous ces mouvements radicaux, et les références des uns et des autres se limitaient parfois à quelques auteurs comme William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg eux-mêmes influencés par d’authentiques marginaux tel que Neal Cassady, Gregory Corso, Bob Kaufman. C’est en cela que le programme révolutionnaire que propose Ernest-Guy Debord et Michèle Bernstein est absolument avant-gardiste !

(12) Ils seront six à composer le groupe allemand, Ervin Eisch, Heintz Höfl, Heimrad Prem, Gretel Stadler, Helmut Sturm et Hans Peter Zimmer. Ils seront exclus en 1962, et intégreront des groupes autonomes tel, Subversive Aktion et SDS.

(13) Un nombre insensé de livres individuels ou collectifs sont parus sur le sujet, et le moins que l’on puisse conseiller à leurs auteurs, serait de respecter "à minima" la vérité et la réalité avéré de certains faits ; leurs commentaires n’ont pas grand intérêt.

(14) Ce serait tenté de faire croire, comme le fit Che Guevara, que la révolution était exportable n’importe où ; cette erreur fatale lui coûta la vie.

(15) Lorsque Sarkozy site des extraits de Victor Hugo, de Jean Jaurès etc., c’est sont droit, mais pour ne pas s’en servir que comme d’un faire valoir, on pourrait lui conseiller de lire ces textes dans leur intégralité, et peut-être qu’il en tirerait un enseignement, qu’il essaierait d’appliquer, pourquoi pas ? Se serait la moindre des choses après tout.

(16) Le Living Theatre est une troupe de théâtre expérimental créée à New York en 1947. La compagnie a été fondée par Judith Malina (metteur en scène) et Julian Beck (dramaturge et scénographe). L’esthétique du Living Theatre privilégiait l’improvisation et les pièces à caractère politique.



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Commentaires de l'article
L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord :
13 juillet 2009 - 00h43

Troisième et dernière partie (?)

Mais qui peut donner les liens vers les 1° et 2° partie ?



L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord :
13 juillet 2009 - 01h37 - Posté par Guill

Il y a des trucs intéressants mais beaucoup sont un peu foireux dans cet article. On dirait que le but de l’auteur est plus de nous donner une opinion sur les situationnistes en tant qu’"individus", plutôt que de nous faire connaitre ce qu’ils ont vraiment dit.

En particulier, les apports critiques des situationnistes sur la société actuelle valent mieux que le résumé grossier qui en est fait ici.

Quoi qu’il en soit, plutôt que de se fier à cette lecture mi-professorale mi-ragauts, le mieux pour toute personne qui souhaite se faire une idée sur les idées des situationnistes est de lire directement leurs textes (que ça soit pour se les approprier ou pour les rejeter).

On en trouve certains ici :

Reuvue de l’IS :
http://i-situationniste.blogspot.com/

La société du spectacle :
http://library.nothingness.org/arti...

Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations :
http://arikel.free.fr/aides/vaneigem/

Les films de Debord sont aussi une très bonne introduction à leurs idées, souvent plus facil d’accès.
En particulier :

In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni :
http://www.ubu.com/film/debord_ingi...

La société du spectacle :
http://www.ubu.com/film/debord_spec...



L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord :
13 juillet 2009 - 11h52 - Posté par sergio

bien vu l’aveugle ! et surtout n’oublie pas de faire le lien vers le Panégyrique et la boucle sera bouclée !
secondement la première et deuxiéme parties sont publiées sur ce site sous le titre "L’art populaire et les CoBrA" rubrique Art et culture

sergio


L’"art" selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord :
14 juillet 2009 - 11h47 - Posté par sergio

Additif :
Je remercie fraternellement, toutes les compagnes et tous les compagnons qui m’ont permis d’accéder à leurs archives personnelles concernant les mouvements ou groupes cités dans mes trois articles (1) (livres, tracts affiches, manuscrits etc.), et qui n’avaient pas démérités (bien au contraire) durant ces évènements (entre-autres) de mai-68 ; c’était à une époque où Debord nous insultait copieusement, puis revirement, ce fit laudateur visqueux etc.

Cette mise en garde, en guise d’avertissement :

Privilégiez toujours l’original à une bonne ou mauvaise copie !

Un choix important d’écrits de Guy Debord a été réuni en un volume d’Œuvres, Gallimard, collection Quarto, 2006. Un comble ! Puisqu’il exécrait cet éditeur.

Et pour ne pas mourir idiot, voici quelques références…

Éditions Champ Libre, Correspondance en deux volumes, Champ Libre, 1978 et 1981.

Correspondance, 7 volumes parus, Arthème Fayard, 1999-2008.(Presque)

Tous les textes (et dans leur intégralité !) sur ce site : http://www.chez.com/debordiana/francais1.htm Dont, "Panégyrique", tome premier sur ce site : http://www.chez.com/debordiana

"Panégyrique", tome second, Arthème Fayard, 1997.

Et pour finir nous vous recommandons ce site : http://www.lesmauvaisjours.com, d’honnêtes artisans qui produisent un excellent travail.

Récemment, l’État français a exercé son droit de préemption sur tous les manuscrits et les archives etc. que sa veuve mettait en vente (soit- disant parcque les Étasuniens étaient admirablement bien placés pour rafler la mise !)Tu pourras, Guill, si le cœur t’en dit, aller aux Archives nationales, lors d’une (quasi certaine) prochaine exposition, admirer le guéridon où il a (paraît-il) écrit son fameux texte « la Société du spectacle ».

1) L’art populaire et les CoBrA première et seconde partie,

L’art selon l’I.L., l’I.S. et la bande à Debord.

Remerciements chaleureux au site Bellacio pour son accueil fraternel !

D’autres articles de la même veine, sont disponible sur ce site :

1) Axiome de base. "Le centre directeur est devenu maintenant occulte : on n’y place jamais plus un chef connu, ni une idéologie claire." (axiome extrait de « Commentaires sur la société du spectacle ») Premier volet.

2) Liberté de la presse ou encadrement de l’information ? Second volet.

3) Stratégie et tactique. Troisième et dernier volet.

l’auteur : sergio


Debord :
14 juillet 2009 - 18h25 - Posté par anti-indicateurs

La pendule fait tic tac tic tac
Les oiseaux du lac font pic pic pic pic
Glou glou glou font tous les dindons
Et la jolie cloche ding din don
Mais ...

Boum
Quand notre cœur fait Boum
Tout avec lui dit Boum
Et c’est l’amour qui s’éveille.
Boum
Il chante "love in bloom"
Au rythme de ce Boum
Qui redit Boum à l’oreille

Tout a changé depuis hier
Et la rue a des yeux qui regardent aux fenêtres
Y a du lilas et y a des mains tendues
Sur la mer le soleil va paraître

Boum





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de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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