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Cesare Battisti : L’EXCEPTION FRANÇAISE


de : paroledonnée
jeudi 9 septembre 2004 - 03h34 - Signaler aux modérateurs

(texte paru sur le site des réfugiés italiens : www.paroledonnee.info, rubrique "non aux extraditions")

Quoi qu’on dise, le choix d’ouvrir la porte à l’extradition des ressortissants italiens des « années de plomb » après vingt ans d’« asile de fait » officiel et ininterrompu ne peut se targuer ni d’attributs juridiques, ni d’impératifs éthiques. En fait, il ne s’agit-là que de décision à caractère éminemment politique. Personne, même le fabricant de mensonges ad hoc le plus acharné, ne saurait le nier. Car, la cible, c’est la petite multitude d’anciens militants transalpins de la subversion sociale réfugiés en France ; les viseurs, ce sont les plus hauts responsables de la chose publique ; la raison, tirée de soi-disant contraintes de l’Europe actuelle, c’est la prétendue nécessité politique d’acquiescement inconditionnel aux requêtes répressives, quelles que soient ses références et sa nature, d’un pays ami.

Matière politique, donc, que cette chasse tardive aux auteurs présumés de faits vieux d’un quart de siècle ou plus. Et le « droit », dans cette véritable trahison de sa propre parole par l’Etat ? Eh bien, s’il y a du droit dans cette affaire, il ne s’agit que de droit bafoué par la révocation rétroactive d’un espace de liberté qui, dès les années 80 jusqu’à nos jours, a autorisé ces ressortissants à reconstruire leur vie au grand jour sur le sol français.

Plus exactement : si la coutume crée une sorte de « droit acquis », ce qui est en train d’être piétiné c’est le « droit acquis » de ces ressortissants à ne pas voir annihiler leur vie au sein de la société française. En particulier, ce sont trois volets qui ont comporté, et comportent, l’acquisition de facto d’une sorte de droit légitime de poursuivre leur existence ici, dans l’Hexagone : une vie bâtie au grand jour depuis bien trop longtemps pour faire l’objet de soupçon ; une vie garantie contre toute extradition par trois Présidences de la République et neuf Gouvernements successifs ; une vie dont l’éloignement indiscutable de la forme prise par l’engagement d’antan, dans un contexte précis de l’histoire sociale d’un pays, témoigne du respect de la condition requise (sortir de la « machine infernale » de la lutte armée) pour pouvoir s’installer en France.

Certes, du fait et au nom de la nouvelle alternance, le pouvoir peut jeter tout cela aux orties par un acte de force pur et dur. Cela est bien sûr possible, faisable. Mais, par rapport au vécu de ces réfugiés, en l’espèce un vécu compatible des années durant avec l’ordre public français, la subite incompatibilité avec ce même ordre invoquée aujourd’hui à leur encontre ne peut, selon nous, que relever d’une décision politique ubuesque.

Quant à une certaine opinion publique et aux médias qui la façonnent, c’est la stupeur qui nous saisit. Car les choses se passent comme si les gens se réveillaient brusquement un matin envahis par un syndrome morbide et aigu de répulsion à l’égard de ces exilés italiens. Qui se voient ainsi l’objet d’un étrange transfert, d’une haine qui, au lieu de se porter sur ce qui menace et trouble « ici et maintenant », se déplace de l’autre côté des Alpes et sur ce qui s’est passé là-bas il y a un quart de siècle ou plus. Jusqu’à hier, presque personne ne s’est jamais penché sur les « années de plomb », ni sur ces ressortissants italiens qui, d’ailleurs, ne causaient aucun problème. Mais les voilà aujourd’hui sortis de l’anonymat et érigés en objet phobique à détruire, en exécrables criminels à faire disparaître de la circulation. Enfin, en boucs émissaires, en « ennemis par substitution » à portée de main dont il faut se défaire coûte que coûte. Même au détriment de l’honneur de leur République, et au détriment de la pleine réussite, en matière de solution politique d’affrontements sociaux arrivés jusqu’aux armes, de la réintégration d’un noyau de fugitifs issus d’un conflit violent au sein d’une démocratie.

Or, face à ce climat hargneux et à son agencement intéressé, ainsi qu’à certaines maladresses nuisibles issues de notre propre champ, nous, des réfugiés italiens axés sur la page-web signataire de ce texte, nous dressons des arguments précis portant sur le plan politique et non sur les casiers judiciaires ; sur des parcours et responsabilités qui se veulent collectifs et communs et refusent donc toute dérive particulière et personnalisée ; sur la seule toile de fond franco-française, puisque l’Europe de l’époque des « années de plomb » est indéniablement anachronique par rapport à celle d’aujourd’hui et à ses contraintes, et puisque c’est précisément en France que se sont joués il y a longtemps, et se jouent aujourd’hui, nos destins.

L’abri, le refus d’extradition qui nous ont été assurés puisent leurs raisons dans l’appréciation du caractère politique de nos activités d’antan. En Italie, nous avions fait un pari de nature politique, et l’avions perdu. Pourchassés, nous nous sommes réfugiés en France, laquelle nous a accueillis en tant que révolutionnaires d’extrême gauche vaincus. Bien sûr, cela n’impliquait nulle sympathie ou affinité à l’égard du fond, des fins et moyens de nos engagements précédents. Par contre, il est clair que notre cas de figure rentrait dans ce « programme Mitterrand » qui disait « France terre d’asile, pas d’extraditions politiques », et que le débat de l’époque avait fini par trancher en ce sens. Cela, dans la faculté parfaitement légitime d’un Etat souverain de ne pas extrader des ennemis politiques d’un autre Etat, indépendamment de tout autre jugement de valeur.

C’est justement sur cette toile de fond politique que nous avons pu bénéficier de l’asile et qu’a été instaurée l’« exception française », c’est-à-dire l’abri élargi à des ressortissants issus d’une démocratie. Un asile qui a été octroyé en bloc, erga omnes, à tout-un-chacun, sans exception ni différenciation aucune. Soit par rapport à la non-extradition d’aucun d’entre nous, soit par rapport à la régularisation administrative dont nous tous avons pu bénéficier. C’est pourquoi prétendre nous dénoncer aujourd’hui comme des criminels de droit commun n’est que manoeuvre de mauvaise foi, mensonge frauduleux. Bien sûr, nos activités politiques ont été pénalement sur-sanctionnées en Italie (d’ailleurs, par des lois spéciales qui stigmatisaient explicitement des actes portant atteinte à la personnalité intérieure de l’Etat, donc des faits de nature politique). Mais, dès notre arrivée en France, cette donnée était bien connue par les autorités de l’Hexagone, et personne, ni nous ni ces mêmes autorités, n’en ont jamais fait mystère. C’est donc bien nous que la France a accueillis, il n’y a jamais eu erreur sur les personnes. Sur aucune personne. Affirmer le contraire et agir en ce sens, c’est, répétons-le, dire le faux et se mettre en porte-à-faux. Nous ne pouvons accepter cela ; ni, par conséquent, se laisser conduire sur ces territoires du « coupable ou innocent » que l’essence même de l’« exception française » exclue de ses motivations et son champ d’application.

À l’adresse de tous ceux qui aujourd’hui tenteraient ce soudain revirement à notre encontre, nous ajoutons que justement aujourd’hui, vingt ans après le début formel de notre « histoire française » et en présence des effets cumulés de par le cours du temps, il ne s’agit plus seulement de la « doctrine Mitterrand », de la « parole donnée » par la plus haute charge de la République qui, en tout état de cause, lie la République en tant que telle. Ni, à bien regarder, du respect conscient de cette parole tenu par neuf gouvernements successifs et le Président de la République qui a succédé à Monsieur Mitterrand. Car, au fond, et nous le soulignons avec conviction, ce qui est en jeu n’est rien d’autre que notre « droit de fait » légitimement acquis de demeurer en France, notre droit au respect de ce droit acquis. Le révoquer reviendrait, quel qu’en soit l’habillage, à se ranger du côté de l’illégitimité. Une illégitimité à laquelle nous, avec nos amis français, nous opposerons tout moyen légitime disponible.



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