Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Putes et fièr(e)s de l’être


mercredi 13 janvier 2010 - 22h10 - Signaler aux modérateurs
13 commentaires
JPEG - 70 ko

de PACO

Vu sur France 2 en mars 2009, un documentaire de Jean-Michel Carré consacré aux travailleu(r)ses du sexe sortira en salles le 3 février 2010. Un film intelligent, troublant et combatif.

Depuis les années soixante-dix, Jean-Michel Carré et les films Grain de sable secouent bien des cocotiers. « Le cinéma est l’art le plus adéquat pour l’activisme politique », assure le réalisateur à qui l’on doit Alertez les bébés (1978), Votre enfant m’intéresse (1981), Femmes de Fleury (1991), Galères de femmes (1993), Visiblement je vous aime (1995), Charbons ardents (1999), Koursk, un sous-marin en eaux troubles (2004), Le système Poutine (2007)…

En 2009, Jean-Michel Carré a sorti Les travailleu(r)ses du sexe. Ce n’est pas la première fois qu’il filme l’univers de la prostitution. Le réalisateur a déjà à son actif six documentaires sur les trottoirs de Paris, sur les enfants des prostituées, sur les clients…, films réunis dans le DVD Prostitution à visage découvert (Doriane films-Films Grain de sable). On y rencontre la mère de Jean-Marie, jeune homosexuel prostitué devenu Sandra. Bénédicte parle de son combat pour quitter la prostitution et devenir éducatrice spécialisée. Un client et une prostituée parlent de leur couple. Des jeunes s’expriment sur le métier de leur mère. Il est aussi question de la spirale drogue-prostitution…

L’angle choisi pour Les travailleu(r)ses du sexe est différent. Le sous-titre « et fièr(e)s de l’être » donne le ton. Interviewé(e)s en France, en Belgique ou en Suisse, les prostitué(e)s qui s’expriment ici défendent farouchement leur métier. À visage découvert, elles /ils revendiquent haut et fort leur choix dans la lignée des slogans libertaires vus et entendus lors de la Pute Pride : « Je préfère vendre mes charmes pour du pognon que vendre mon âme à un patron ! », « Plus de caresses, moins de CRS ! » Réalisateur du film J’ai très mal au travail (2006), Jean-Michel Carré a trouvé des gens heureux chez ces travailleu(r)ses indépendant(e)s, ces artisan(e)s, ces assistantes sociales « avec le sperme en plus ».

« Toute la société pratique la prostitution voulue ou non voulue. Tout le monde se vend, se prostitue d’une façon ou d’une autre », plaide Sofia, juriste et prostituée. Certaines paroles vont choquer les puritains putophobes qui pullulent à l’ombre des bénitiers, mais aussi, hélas, dans certains milieux féministes. Pourtant, selon Isabelle, prostituée toulousaine depuis 18 ans, « se prostituer est un acte politique et féministe. » Alors ? « Le premier gros argument contre la prostitution, c’est la marchandisation des corps et le deuxième, incontournable, c’est l’esclavage, dit-elle. Des arguments qui peuvent être justes, mais qui sont justes pour l’ensemble du fonctionnement social et mondial. L’esclavagisme, malheureusement, en fait partie. Lorsque des travailleurs et des travailleuses immigré(e)s sont exploité(e)s dans des ateliers clandestins, il n’y a pas grand monde pour le dénoncer avec autant de force que la prostitution. Qu’est-ce qui se passe de si grave, de si douloureux pour une société dans le travail du sexe ? Qu’est-ce qui se joue là de si fondamental que tous les arguments convergent contre le travail du sexe ? »

« Je ne pourrais pas travailler dans un abattoir. Je ne pourrais pas être non plus spéléologue ou infirmière. Faut-il pour autant interdire ces métiers ?, lance avec malice Sonia, prostituée à Bruxelles qui a une dent contre certaines féministes. Je ne les appelle pas des féministes parce qu’une vraie féministe, c’est pas ça. Une féministe, elle accepte d’entendre la parole de toutes les femmes. Il n’y a pas des femmes qui méritent d’être défendues et d’autres qui ne le méritent pas. Je crois que ça les arrange cette histoire d’esclavage. Elles nous empêchent d’avoir le droit à la parole, parce qu’elles ont très peur de ce qu’on pourrait dire. Dès qu’une fille dit qu’elle va bien, que c’est un métier qui lui convient alors, là, il faut la tuer. Moi, je n’ai jamais été interrogée par une prohibitionniste. Elles vont chercher des filles qui sont dans la drogue, des filles qui travaillent dans des conditions abominables dans la rue. C’est uniquement sur ça qu’il faut se battre et ne pas faire un amalgame qui n’est que du populisme politique. »

Régulièrement, des enquêtes paraissent pour expliquer que de nombreuses prostituées ont été violées dans leur enfance. Ce n’est pas le cas chez les interviewées qui refusent d’endosser un rôle de victimes. « Fait-on ce genre d’études pour les secrétaires ou les ouvrières ? Non, on les fait seulement chez les putes… » Tous les moyens sont bons pour stigmatiser les prostitué(e)s. Les moralistes attaquent sous divers masques. « Mon corps n’est pas un tabernacle !, insiste Sonia. Pour moi, mon sexe n’est pas sacré, ça ne vient pas du divin, ce n’est pas fait que pour avoir des enfants, ou faire l’amour par désir pour l’homme que j’aime. Moi, mon sexe me sert au travail, et il me sert dans ma vie privée. Mais ce n’est pas le même parce qu’il n’est pas donné de la même manière. »

S’il fallait le rappeler, le film revient sur la dimension humaine et sociale de la prostitution. « Quelquefois, il y en a qui viennent juste pour tenir la main d’une femme, en respirer l’odeur, sentir l’épaule, et puis ils sont contents. Ils se rappellent peut-être quelqu’un d’autre. Dans ces cas-là, je suis un substitut d’amour », explique tendrement Pascale. Marianne s’est spécialisée dans une clientèle composée de personnes handicapées. En pratiquant des « tarifs sociaux », elle offre à des personnes « considérées comme des monstres par la société » de rares moments d’humanité. La sexualité des personnes handicapées est un tabou parmi les tabous. Parfois, elles doivent économiser pendant six mois pour pouvoir connaître un orgasme avec une « professionnelle ». Intenable. Un client, infirme moteur cérébral depuis sa naissance, livre un témoignage poignant. Marianne, l’une des « belles personnes » du film, s’est inscrite parallèlement dans une formation d’infirmière psychiatrique. Un médecin lui a avoué que ses patients prennent moitié moins de médicaments depuis qu’elle leur permet d’avoir des relations sexuelles régulières. Oui aux « assistantes sexuelles », non aux camisoles chimiques !

Les films de Jean-Michel Carré ont l’habitude de prendre les idées reçues à rebrousse poil. Celui-ci casse encore bien l’hypocrisie ambiante. Depuis la loi pour la sécurité intérieure pondue en mars 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, une série de nouveaux délits répriment la prostitution. Ainsi, pendant que l’économie de marché se gave de sexe via salons, soirées sex-toys, films et Internet, que les médias font du sexy un argument massue, les prostitué(e)s sont obligé(e)s de longer les murs pour ne pas être accusé(e)s de « racolage passif ». Le sex appeal s’est démocratisé sur fond de pseudo libération sexuelle. Mademoiselle et madame Toulemonde sont sommées d’être sexy pour être dans le coup. Les putes, elles, sont priées d’aller se rhabiller. « Autrefois, on reconnaissait une pute à la manière dont elle s’habillait, constate Isabelle. Si ça continue, avec la loi, ça va être l’inverse. On peut voir des nanas habillées hyper sexy et les prostituées ont à cœur de s’habiller bien classique pour ne pas se faire repérer par les flics… » C’est qu’elles risquent gros entre PV, amendes, contrôles fiscaux, retrait de la garde des enfants…

Dédié à Grisélidis Réal, romancière, peintre et prostituée décédée en 2005, le documentaire de Jean-Michel Carré donne également la parole à Yvan (client de Sonia depuis dix ans), à Gaby (ex-prostituée qui veut créer une maison d’accueil pour les prostituées âgées « oubliées » sans ressources, ni sécurité sociale, ni retraite), à Alain (escort boy), à Maîtresse Nikita (président de l’association Les Putes et naturopathe), à Lisa (directrice de maison close à Genève)… Chaque témoignage nous questionne sur les rapports hommes/femmes, sur les pratiques sexuelles, sur la notion de travail, sur le contrôle de la sexualité par le pouvoir. Ce reportage explique enfin que la répression anti-prostitué(e)s fait totalement le jeu des proxénètes et des mafias. C’est en sortant la prostitution de la clandestinité que l’on pourra lutter contre les réseaux esclavagistes. C’est en donnant un statut et des droits aux prostitué(e)s qu’elles/ils pourront se défendre contre les maquereaux dont le principal demeure l’État.

Les travailleu(r)ses du sexe - et fière(e)s de l’être (1h25, France, 2009) documentaire écrit, réalisé et filmé par Jean-Michel Carré sera dans les salles à partir du 3 février 2010. Un film produit par les Films Grain de sable/Simple production/RTBF-télévision suisse romande et la participation de France 2. Un livre portant le même titre sortira aux éditions du Seuil courant 2010.

Le site du STRASS –Syndicat du TRAvail Sexuel

PACO sur Le Post.fr



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Putes et fièr(e)s de l’être
13 janvier 2010 - 23h04

Enfin un peu de vérité sur un métier tant décrié, qui pourtant en vaut bien d’autres, à tous points de vue.



Putes et fièr(e)s de l’être
17 janvier 2010 - 19h37 - Posté par MJ

Un métier qui en vaut un autre , nous dites vous ?
Conseillez donc à votre fille de le pratiquer mais éclairez la sur tout : le danger de se faire rançonner par un mac , la violence des clients , leur crasse , leurs exigences de toutes sortes ,plus dégueus les unes que les autres mais le client est roi , n’est ce pas ? et leur mépris.
Oui .."un métier qui en vaut en autre" !
c’est hallucinant de lire encore des choses pareilles !


Putes et fièr(e)s de l’être
14 janvier 2010 - 14h21 - Posté par LEMOINE

Les eunuques du palais impérial étaient sans doute aussi très fiers d’être EUNUQUES DU PALAIS IMPERIAL !!!!



Putes et fièr(e)s de l’être
14 janvier 2010 - 14h54 - Posté par

Ca c’est même certain.

Et de toute façon y avait pas moyen de faire machine arrière, (Sans jeu de mot), et de changer de statut social. (- :

G.L.


Putes et fièr(e)s de l’être
14 janvier 2010 - 15h43 - Posté par (k)G.B.

C’est un peu le cas de tout le monde en fait.

(k)G.B.


Putes et fièr(e)s de l’être
15 janvier 2010 - 12h05 - Posté par (k)G.B.

Ce qu’il y a de terrible avec le sujet de la prostitution, c’est que ça oblige à se coltiner toutes ses propres contradictions, et à bien réfléchir à ce qu’est le salariat, l’exploitation des travailleurs, à la confronter à ce que font les travailleuses & travailleurs du sexe et à se demander si au fond (ahah) cela ne reviendrait pas un peu au même, avec quelques différences toutefois finalement bien moins pregnantes que les ressemblances.

Ce qu’il y a en revanche de plus troublant, c’est de voir certaines personnes qui se prétendent progressistes condamner fermement et aveuglément tout ce qui a trait de près ou de loin à la prostitution, et enfermer prostituées, clients, proxénètes et mafias dans un même sac pour le jeter loin, très loin, le plus loin possible de leurs capacités de réflexion.

Pire encore : je me souviens du regard de dégoût d’une amie pour une transsexuelle dans une manifestation. De ses propos immondes, inqualifiables à leur encontre. De son refus de parler de leurs droits. Du fait qu’on en était arrivés à parler de prostitution (car oui, selon certains, trans = putes, systématiquement) et qu’elle avait eu les mêmes mots, là encore, pour les prostitué-e-s.
Cette amie était pourtant une progressiste, selon elle.

Bref, il reste encore beaucoup à faire. A apprendre. A transmettre.

(k)G.B., qui se pose des questions et n’a pas de réponses toutes faites là dessus.



Putes et fièr(e)s de l’être
18 janvier 2010 - 14h45 - Posté par

je crois que les travailleurs et travailleuses du sexe devrait avaoir une formation et que cette matiere soit enseigneé et pourquoi pas un bac pro .

Et comme le mariage qui parfois est une servitude sexuelle,et comme le salariat est aussi une exploitationn du coprs,il y a obligatoirement une égalité de statut .

Donc je serai trés content et toi aussi quand nos filles nous diront :
Papa je vais passer un bac pro pute ,pardon travailleuse du sexe et j’ai déja commencé un stage pratique avec 12 patients dans la journée.

les conneries passées à la moulinette du discours pseudo intellectuel psychanacon ,raménées au réel ça fait du bien.


Putes et fièr(e)s de l’être
15 janvier 2010 - 13h56
Putes et fièr(e)s de l’être
17 janvier 2010 - 10h42 - Posté par julienantifa

l’apologie de la marchandisation du corps toujours la propagande libéral-libertaire voila qui va déculpabiliser les clients ! on a besoin d’une nouvelle révolution sexuel qui abolira les rapports marchands entre les corps désirants n’oublier pas que les anarchistes du 19éme avec raison pourchasser les clients pour les corriger.



Putes et fièr(e)s de l’être
18 janvier 2010 - 12h51 - Posté par

« Le corps n’est pas une marchandise... » Excellent slogan qui n’interpelle pas que les prostitué(e)s ! Le corps ne se limite pas au sexe ! Avec quoi, les travailleurs/seuses « ordinaires » vendent-ils, à bas prix, leur force de travail ? Il faut donc aussi dire ça aux gens d’ici et de partout qui ont les mains dans le cambouis, les poumons ravagés par l’amiante et les produits chimiques, les membres amputés après un « accident »... Oui, il faudrait une révolution, mais pas seulement sexuelle, pour abolir toutes les violences faîtes aux hommes, aux femmes, aux enfants... Dans le système où nous vivons pour le moment, les travailleurs/euses du sexe ont raison de s’organiser, de se syndiquer pour lutter contre les réseaux mafieux et aussi contre l’État qui les rackette sans leur reconnaître aucun droit. Les anars doivent être solidaires de ce combat en attendant le jour où l’amour sera libre et gratuit pour tous/toutes...


www.zeromacho.eu ... messieurs, pourquoi pas signer "je n’irai pas au bois" ?
28 avril 2012 - 02h43 - Posté par ManuxKernel

Merci pour ton commentaire plus que pertinent !

Il faut traquer TOUS ceux qui rabaissent la dignité à quelques piècettes : prostitué(e)s volontaires ET clients, beaucoup manquent d’éducation et tous ont besoin de thérapie !

Les gouvernements des états qui tolèrent la prostitution sont de facto des proxénètes. Et même quand c’est illégal, les économies parallèles sont nécessaires à la survie du capital.

signé : le fils de la pute "Marie" (Sexe, prostitution et contes de fées)


www.zeromacho.eu ... messieurs, pourquoi pas signer "je n’irai pas au bois" ?
5 juin 2012 - 13h08 - Posté par CD

Une femme sexy n’est ni travailleuse du sexe ni nonne !

Contre une stigmatisation dangereuse

Il est dangereux de laisser entendre qu’une femme qui porte des jupes courtes avec des talons hauts est une "pute" ou versus plus euphémisé "vulgaire". La vulgarité n’est pas une affaire de hauteur de jupe ! Surtout comment dés lors expliquer aux jeunes adolescents qu’il ne faut pas stigmatiser leurs copines en usant du terme "pute". Ou alors il faut admettre que le terme "pute" a plusieurs sens. Ce qui est d’ailleurs exact.

Faut-il rappeler qu’une femme sexy (jeune ou pas, fine ou pas) cherche du plaisir pour elle dans un cadre hétérosexuel ou homosexuel alors qu’une travailleuse du sexe fait commerce d’une partie de sa sexualité contre rétribution financière et sans plaisir. Il peut y avoir du plaisir il y a surtout de façon générale de la souffrance et une forte aliénation. C’est pourquoi la prostitution devrait être combattue fermement.

L’ordre moral patriarcal et famillialiste entend circonscrire par des normes ce qui est acceptable.
Cela concerne les femmes mais aussi les hommes.
Exemple : Ce propos d’une femme (une vendeuse) : la jupe en-dessous du genoux cela fait mamie, la mini-jupe c’est pour les moins de trente ans la jupe pour vous (femme entre 50 et 60 ans) c’est juste au-dessus du genoux. L’espace de liberté est mince si l’on veut se conformer. Il reste le pantalon certains sont sexy et d’autres pas.

Personne n’empêche quiconque de devenir nonne mais ce n’est guère attrayant pour de très nombreux jeunes. Le modèle de la religion serait sans séduction et sans sexualité. Il faudrait pour la jeunesse une spiritualité et une religiosité digne des octogénères ! D’un autre côté la marchandisation incite à son contraire.

L’éloge des femmes passives - Les mots sont importants (lmsi.net)
http://lmsi.net/L-eloge-des-femmesp...

Essayons un mixte : Déguisement de nonne sexy

Déguisement et Fête | Pour croyants et non croyants !
A chacun ses gouts ! Certains sont anodins .

http://www.deguisement-et-fete.com/product.php?id_product=2278


www.zeromacho.eu ... messieurs, pourquoi pas signer "je n’irai pas au bois" ?
10 juin 2012 - 23h57 - Posté par CD

Zéromachos /

Les confusions de Frédéric Joignot sur la prostitution (in Le Monde).

Dans le supplément « M » du quotidien Le Monde du 9 juin 2012, p. 33, Frédéric Joignot rend compte de la manifestation du Strass (Syndicat des travailleurs du sexe), qui s’est déroulée à Paris le 2 juin. Il se joint à la protestation de ce lobby contre la proposition de loi Geoffroy-Bousquet « visant à pénaliser les clients ». Zéromacho a produit une lettre ouverte pour appuyer cette proposition.

http://www.zeromacho.eu/actions.htm...

L’article se termine ainsi : « Le client n’est pas un criminel s’il sollicite les services d’une personne majeure consentante ; soumis au droit commun, il ne doit pas utiliser la force ou la menace, ou abuser de la faiblesse d’une personne. Dès lors, rien n’autorise sa pénalisation. Pourtant, PS et UMP entendent le réprimer. Au nom de quel principe ? Ces rapports sexuels entre adultes consentants sont payants. L’amour tarifé serait éthiquement inférieur à l’amour gratuit. Il doit donc être prohibé. Tous ceux qui ne partagent pas ce jugement moral discutable doivent-ils être emprisonnés et rançonnés ? Faudra-t-il pénaliser les mariages d’argent ? Les hommes seuls cherchant une sexualité ? Les puceaux attardés en quête d’éducation ? Les célibataires handicapés ? »

N’est-ce pas un morceau d’anthologie ? On y trouve le « consentement » au lieu du désir, « l’amour » au lieu de la sexualité, la « rançon » au lieu de l’amende, la comparaison fallacieuse avec le mariage (qui, lui, donne des droits et des devoirs), l’argument de la solitude (masculine uniquement), la fonction pédagogique de la prostitution, et les immanquables handicapés, des hommes seulement, bien sûr !

Absentes en revanche, les notions de réciprocité, d’égalité, de respect de l’autre et encore plus de désir ou de plaisir partagés !

Comme si le système prostituteur, fondé sur des violences, pouvait remédier à des souffrances existentielles ! Comme si une pratique de domination prenant une forme sexuelle pouvait être une solution !

Quel dommage de voir un journaliste reprendre sans aucune distance les arguments d’un lobby !

Les responsables de Zéromacho,

Gérard Biard, Patric Jean et Frédéric Robert,

avec Florence Montreynaud





COVID 19 : Des Municipalités sous l’oeil haineux de la macronnie !
jeudi 24 - 16h24
de : joclaude
L’appel du vide - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 23 - 23h39
de : Hdm
Des grèves reconductibles inédites chez Labosud
mercredi 23 - 09h18
Femmes prises entre capitalo-patriarcat et hyperpatriarcat : alliances à former.
mercredi 23 - 08h37
de : Christian Delarue
6 commentaires
France : Tenue républicaine exigée par les Amish
mardi 22 - 10h37
de : Sanaga
1 commentaire
Grande fête du livre des éditions Noir et Rouge
lundi 21 - 23h28
de : Frank
BOLIVIE Perspectives avant les élections du 18 octobre
lundi 21 - 19h16
de : allain graux
APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH
lundi 21 - 17h44
de : Jean Clément
COVID 19 : Cuba vient de mettre au point un vaccin !
lundi 21 - 16h40
de : joclaude
Représentation syndicale avec son badge (ou pas) et rien d’autre !
lundi 21 - 12h11
de : Christian Delarue
2 commentaires
SEXYPHOBIE AU MUSEE d’ORSAY
lundi 21 - 01h28
de : Christian Delarue
4 commentaires
Premiers de corvée, premiers oubliés ! Des sans-papiers marchent vers l’Élysée
dimanche 20 - 17h03
CHILI/VENEZUELA : une superbe historique, afin que nul n’en ignore !
dimanche 20 - 16h31
de : joclaude
CUBA : courrier au Canard Enchaîné
dimanche 20 - 16h12
de : joclaude
Amérique Latine : Démocratie contre blocus !
dimanche 20 - 15h19
de : joclaude
1 commentaire
Racket sur les retraités et les personnes en perte d’autonomie : le rapport Vachey
dimanche 20 - 15h04
de : joclaude
1 commentaire
Entre droit de critique du voile et nécessaire respect des personnes
samedi 19 - 23h25
de : Christian Delarue
2 commentaires
Le néocolonialisme d’ENGIE au Brésil
samedi 19 - 21h53
de : Mr Mondialisation
SEXYPHILIE anodine d’Instagram et SEXYPHOBIES agressives ailleurs
samedi 19 - 17h02
1 commentaire
journée internationale pour la paix : visio-conf. ce 18 septembre 2020
jeudi 17 - 23h32
Le désempuissantement populaire participe de la perte de démocratie.
jeudi 17 - 20h50
de : Christian Delarue
4 commentaires
Pourquoi beaucoup de salariés ont la tête ailleurs
jeudi 17 - 12h16
1 commentaire
Des papiers pour tous ! C’est l’heure de l’mettre
jeudi 17 - 08h17
de : Hdm
De la lutte des masques à la lutte des classes
jeudi 17 - 07h58
de : Bruno Guigue
2 commentaires
Si à 5 ans un gosse n’as pas eu au moins deux leucémies, c’est qu’il a raté sa vie
mercredi 16 - 23h29
de : Dr Seguelasse de Santé publique rance
SEPARATISME
mercredi 16 - 19h48
de : Nemo3637
5 commentaires
l’Etat providence... ! Pour qui ?
mercredi 16 - 16h41
de : joclaude
VENEZUELA : On ne nous dit pas tout !
mercredi 16 - 10h37
de : joclaude
1 commentaire
La nouvelle grenade de désencerclement reste une arme de guerre
lundi 14 - 07h23
1 commentaire
Les trois secteurs de résistance du peuple-classe
dimanche 13 - 14h47
de : Christian Delarue
1 commentaire
Le séisme idéologique est plus important que le virus lui-même
dimanche 13 - 05h35
de : Michaël Verbauwhede et Seppe De Meulder - Solidaire
4 commentaires
MRAP : Droit et "séparatisme islamique" (lettre ouverte)
samedi 12 - 16h29
de : Christian Delarue (mrap)
Le MRAP assure le Maire de Stains de sa solidarité
samedi 12 - 10h48
de : Christian Delarue (mrap)
Agression antisémite à Aubervilliers
samedi 12 - 10h43
de : Christian Delarue (MRAP)
Génération désenchantée
vendredi 11 - 22h11
de : paris lutte info
Oussama et CIA copains comme cochon
vendredi 11 - 21h56
de : globalResearch
quel "homme" de petite taille ce darmanin
vendredi 11 - 18h14
1 commentaire
Le moment paranoïaque (le déferlement totalitaire) face à la dialectique du maître et de l’esclave Par Ariane Bilheran,
vendredi 11 - 11h21
de : pierrot
2 commentaires
CHRONIQUES NOIR & ROUGE N° 2 Septembre 2020
mercredi 9 - 22h26
de : frank
ELEVES ET PROFS A L’ABANDON
mercredi 9 - 18h16
de : Nemo3637

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
C’est l’anniversaire de Frida Kahlo
lundi 6 juillet
de Roberto Ferrario
1 commentaire
Je trouve épouvantable de voir les riches passer leurs jours et leurs nuits dans des parties, pendant que des milliers et des milliers de gens meurent de faim. Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón ou Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l’actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte le 13 juillet 1954 au même endroit, est une artiste peintre mexicaine. Son réalisme n’est pas seulement artistique : en 1928, elle (...)
Lire la suite
Le monde d’après : Jean Castex nouveau premier ministre droitard, sarkozyste et énarque
vendredi 3 juillet
de Roberto Ferrario
4 commentaires
"Politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement", affirmait ce haut fonctionnaire. Membre du parti Les Républicains, il est notamment proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général adjoint à l’Élysée. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès de l’automne 2012. Cette nomination donne le ton de ce qui s’annonce dans les prochains (...)
Lire la suite
Info’Com : "Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là"...
jeudi 2 juillet
de Mickael Wamen
Normal de sortir une telle affiche quand on vois comment sont traités les salarié/es précaires du bureau de placement de Info’Com ! « Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là, tu n’est pas ici pour militer mais prendre du fric, et puis si il y a des injustices c’est pas ton problème ... » Voilà ce que j’ai entendu non stop durant quasi 2 ans ... Être précaire n’est pas être une sous merde et cela est vrai partout et notamment à la CGT ! Avoir un bureau (...)
Lire la suite
Nouvelle affiche scandaleuse de Info’ Com...
mercredi 24 juin
de Mickael Wamen
13 commentaires
De pire en pire le bad buzz continue... Se réjouir des licenciements à BFM c’est scandaleux !! Cette restructuration est totalement injustifiée comme toutes les autres et qu’elle touche des salarié/es de BFM ne donne pas droit de s’en réjouir ... Les salariés de BFM ne sont pas des chiens comme indiqué par Info’ Com ... En plus ce sont les « petits » qui vont morfler ! Comment Info’ Com peut il être à ce point une fois de plus totalement à la rue sur un (...)
Lire la suite
La chasse continue ... tu gênes donc on te dégage !!!! Bravo info’com ....
mercredi 17 juin
de Mickael Wamen
Ce n’est plus du syndicalisme mais utilisation de méthodes patronales les plus dégueulasses.... Bien content d’avoir démissionné car c’est impossible de continuer d’adhérer à un syndicat qui vire celles et ceux qui ne pensent pas comme la direction !!!! Info’com critique la conf’ mais fait pire ...ilsfont’com leur va très bien ! Ils sont plus fort avec leur « camarade agency » qu’avec la camaraderie la vraie, la gratuite.... Ils sont (...)
Lire la suite
Info’Com Cgt, nous n’avons pas adhéré avec obligation de nous taire !!!
jeudi 11 juin
de Mickael Wamen, Sidi Boussetta
WE LOVE NOTRE SYNDICAT Et OUI, nous aimons notre syndicat qui nous a accueilli en 2016, cette super équipe de l’époque, fraternelle, humaine et profondément militante... Ce même syndicat qui a toujours su différencier la CGT des hommes et des femmes qui la composent, qui a toujours osé dire les choses, par exemple, souvent relever les manquements du secrétaire général confédéral, de la confédération, de sa fédération, sans jamais remettre en cause la CGT... On est en droit de (...)
Lire la suite
Aux dirigeants d’Info’Com-CGT
vendredi 5 juin
de Mickael Wamen
2 commentaires
Après avoir repoussé plusieurs fois cette décision, je vous informe que je ne souhaite plus être adhérent au syndicat info’com CGT et je quitte le bureau de placement de la SACIJO. Je tiens de suite à indiquer que cette décision n’a strictement rien à voir avec cette connerie d’affiches. Ce serait trop facile pour vous de prendre cet argument pour expliquer ma décision.t Depuis les démissions d’Olivier et Stéphane, la ligne du syndicat ressemble bien trop à celle (...)
Lire la suite