Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
de : LA LOUVE
lundi 1er février 2010 - 12h19 - Signaler aux modérateurs
19 commentaires
JPEG - 18.4 ko

de LA LOUVE

Je précise d’emblée que cet article n’a aucune prétention scientifique, voire, emploie peut être à tort des concepts scientifiques ou prétendus tels, mais dans le sens que le plus grand nombre d’entre nous entend généralement...

Les habitants de ce pays, la douce France, seraient ceux qui consomment le plus d’anxiolytiques et antidépresseurs en ce bas monde. Faisons abstraction d’un phénomène comparable à mon sens, qui est celui des Etats-Unis où la sur-consommation de malbouffe et de crédits en tous genres joue peu ou prou le même rôle.

Comme toujours, on jette la pierre aux médecins - tous des incapables et des bons à rien. On peut aussi accuser les laboratoires pharmaceutiques. Ok. Mais ceux-ci expliquent non pas tant le besoin que le type de réponse actuellement offerte au besoin exprimé.

Oui, la France est devenue un pays de grands dépressifs. Nous sommes un pays de grands malades.

Parce qu’elle a été, à maintes reprises, le pays des plus grands espoirs politiques (au sens noble du terme) et que depuis des décennies, elle ne cesse de se perdre en turpitudes politicardes et électoralistes.

Plus hauts ont été les sommets à atteindre plus dure a été la chute.

La politique telle qu’elle est pratiquée quotidiennement dans ce pays depuis des années, sinon des siècles, qu’elle se dise "de droite" ou "de gauche", a fini par rendre le "corps social" totalement schizophrène. Et naturellement, dépressif face à la conscience aiguë de cette schizophrénie. Car constater un mal auquel on n’a aucune cure ne peut que rendre anxieux et dépressif.

Des maux (bien réels) qui n’affectent plus seulement les adultes, mais qui touchent également, par voie indirecte ( les parents, la famille) et directe (la confrontation dès leur plus jeune âge à un système qui marche sur la tête), les enfants, nos enfants et ceux des Autres ; c’est à dire l’Avenir de tous.

Les symptômes de cet état dépressif généralisé, nous les voyons tous les jours dans notre vie quotidienne. Les causes de cet état, nous les voyons également.

On nous a élevés dans l’idée (juste) qu’il ne fallait pas tricher. Or, la triche est institutionnalisée, sinon encouragée par tous moyens.Des hommes politiques condamnés pour fraude, détournement de fonds, injures racistes etc, peuvent continuer d’être candidats et sont même remerciés par l’attribution de présidence de commission sur la vie carcérale !

On nous a élevés dans l’idée (juste) qu’il ne faut pas s’en prendre aux plus faibles que soi, et que au contraire, les plus forts devraient protéger les plus faibles. Or, les plus faibles servent de bouc-émissaire et sont piétinés quotidiennement. Tout est fait pour expliquer que les chômeurs méritent leur sort et doivent être punis parce qu’ils sont chômeurs. Pas un doigt ne se lève au moment de l’opération "plomb durci" à Gaza...(soi dit en passant, ne cherchez pas pourquoi la cause palestinienne est emblématique pour de nombreux jeunes de banlieues ou pour de nombreux militants communistes - elle est le super-symbole de l’Injustice institutionnalisée avec un grand "I").

On nous éduque (ou plutôt on nous culpabilise) à protéger l’environnement (et protéger l’environnement est en soi un objectif juste et essentiel) mais observez le sol de la salle de cinéma où des milliers de spectateurs (sans doute de bonne foi mais particulièrement décérébrés) viennent de vautrer complaisamment leur mauvaise conscience dans la médiocrité dialectique d’un "Océans" ou d’un "la Terre vue du ciel" : les dalles sont couvertes de papiers, de pop-corn, de bouteilles. Une porcherie.

On nous élève dans l’idée qu’il faut respecter la Loi et l’Ordre mais la vie quotidienne est constellée de la victoire (petite ou grande) de ceux dont le premier principe est de ne jamais respecter la Loi et l’Ordre, de la cour de l’école maternelle au bureau en passant par les transports en commun, à commencer par le comportement de nombre des représentants des dites "forces de l’Ordre".

Des partis politiques nous expliquent que ce système nous fait crever (et c’est juste, ce système qui n’est pas seulement "économique", nous fait crever, quotidiennement, chacun de nous de mille manière différentes et pire, il fait crever l’Avenir et l’Espoir) mais leur premier acte est toujours de cautionner et de renforcer ce système.

J’en passe, la liste serait trop longue. Chacun de nous a mille exemples bien précis de ces contextes officiels et institutionnels propres à créer schizophrénie, angoisse, dépression.

Le drame, en plus, c’est que plus ce climat "pathogène" s’étend, plus le bonheur (ou ce que nous dit devoir être le bonheur) est présenté comme un impératif catégorique, et que celui ou celle qui ne peut pas l’atteindre, qui constate qu’il ne peut pas atteindre le bonheur tel que "notre société" le définit de façon maladive, est rejeté, perçu et se perçoit comme nul, minable, bon à rien, à jeter.

Et alors...

Alors on choisit :

LA CORDE. LA FENÊTRE. LA BALLE. LA PILULE...

Contre soi ou contre l’Autre (tuer un Autre, c’est toujours tuer une partie de soi et vice-versa).

Avez-vous vu que la RATP dans son souci faussement bienveillant de limiter les suicides sur ses voies, pose de plus en plus de "gardes-corps" ?

Qui n’a pas l’impression, aujourd’hui, d’être atteint de ce mal qui ronge, insidieusement, sans toutefois bien savoir pour quoi on en est atteint puisque finalement dans notre vie prise isolément, cela peut ne pas aller si mal que cela ? Et pourtant, qui, y compris parmi ceux qui estiment légitimement n’avoir pas trop de motifs d’angoisse, échappe actuellement réellement à la grande pieuvre de la dépression et de l’angoisse ?

La réponse du "corps social" (comme du corps individuel) à ce type de pathologies, quand on ne rentre pas dans un processus de cure, ne peut être, à terme, que d’une rare violence. Une violence explosive.Une violence déchirante. Une violence qui se manifeste de plusieurs manières, et ne fait pas nécessairement une "révolution".

Je ne crois pas trop me tromper en disant que l’apathie du corps dit, cette fois, "électoral" (qui n’est pas exactement le même que le corps dit "social") ne fait que traduire, une fois de plus, cette prise de conscience aiguë, enfoncée dans nos chairs, ce ras-le bol et cette dépression profonde, que nous vivons à la fois individuellement et collectivement.

Nous n’avons pas ou plus envie d’aller voter parce que, si on se pose les questions du remède au mal, nous avons bien plus spontanément envie d’une solution radicale de l’ordre de "flinguer" toutes celles et tous ceux que nous rendons ( à tort ou à raison) responsables de cette angoisse, de cette schizophrénie généralisée, et ce depuis des décennies.

Nous souffrons, quotidiennement, et même chez nos soi-disant "défenseurs naturels" (à qui on peut encore moins le pardonner qu’à nos exploiteurs naturels) d’une absence de cohérence qui finit par faire norme ; nous souffrons de l’ambigüité comme état permanent de la conscience, et nous souffrons de ces maux sur lesquels de moins en moins, nous pouvons mettre des mots.

Notre énergie vitale est usée par la tension qu’induisent la schizophrénie et l’angoisse collectives, de plus en plus fortes.

En 2010, je mettrais ma tête à couper, qu’une journée de vie "normale" d’un salarié ou d’un chômeur "lambda" (enfants+boulot+maison+transports etc..) consomme, en situations anxiogènes, tracasseries administratives, rapports de domination sans frein, absence de solidarités, urgences physiquement éprouvantes, etc... ce qu’il nous fallait d’énergie pour toute une semaine il y a plusieurs décennies.

Le lundi soir ou disons allez, le mardi, une personne de 35 à 50 ans "normale" est déjà épuisée. Le 5 du mois elle est déjà au comble de l’angoisse de "la fin du mois".De tout ceci découlent des réactions en chaîne dans toute la famille, y compris étendue. Et donc, dans la société.

Déléguée syndicale, je ne vois pas, dans mon entreprise (où pourtant rien n’est "rose"), beaucoup de salariés qui veulent encore se battre pour "changer leur travail", leurs conditions de travail , leurs salaires. J’en vois de moins en moins, et de plus en plus qui ne rêvent qu’à une chose : larguer les amarres, quitter le bateau, fuir le monde, à commencer par celui du travail (qui nous suit jusqu’à chez nous, pendant la pause de déjeuner et y compris dans les transports en communs). Épuisés de vivre à 40 ans : "Comment je peux négocier un bon chèque pour me barrer ?".

Allez faire défendre leurs retraites à des salariés ou des étudiants ou des chômeurs qui pour mille bonnes raisons et parfois sans le concevoir encore sont déjà dans une logique morbide et suicidaire ?!

P. Mignard dans son dernier article intitulé "la Fronde" ici, parle de réaliser des expériences alternatives concrètes de résistance et de subversion du système, à l’échelon local.

Je ne peux pas repousser d’un revers de main cet objectif. Au contraire. "L’agir" m’apparaît de plus en plus comme une nécessité.

Mais je m’interroge sur ce qu’on doit entendre par là, sur les chances de succès à moyen terme, et surtout, sur les moyens intellectuels à notre disposition (la dialectique, je pense) pour appréhender le déroulement de ces expériences alternatives concrètes, afin qu’elles ne soient pas vues comme des échecs et donc que, in fine, le remède ne soit pas pire que le mal, compte tenu de notre état actuel.

Plus que jamais, je me dis que notre Avenir tient en grande partie dans l’éducation et l’enseignement (qui sont deux choses différentes), mais d’abord et surtout à la façon dont nous concevons éducation et enseignement -et donc, le maître et l’élève mais surtout la FINALITÉ réelle de l’enseignement - (car il va de soi que de mon point de vue la façon dont on les envisage doit profondément changer si on veut en faire des instruments de résistance valables).

On nous agite ces derniers temps les épouvantails des expériences ratées, monstrueuses, inhumaines, qui ont eu comme objectifs de créer un "nouvel être humain" - sur ce point là précis, les médias mettent sur le même plan nazisme et stalinisme, qu’ils appellent honteusement "communisme".

Par tous moyens, on nous explique que c’est la liberté dite "individuelle" (comme si cela existait vraiment pour l’Homme - la question n’est pas tranchée il me semble...) qui doit nous prémunir de ce type d’expériences , expériences forcément dangereuses et mauvaises, à ne pas tenter, - comme si ce grand Paquebot rapiécé qu’on appelle "Éducation Nationale" ne servait pas précisément à fabriquer, aussi, cet "homme nouveau" dont le système capitaliste va avoir de plus en plus besoin pour se maintenir de façon à peu près pérenne.

Je finis par me demander si nous pouvons oser rêver refaire un jour de la Politique (avec un grand P), comme je l’ai déjà défini ailleurs, sans se réapproprier d’abord urgemment la question de l’Éducation et de l’enseignement comme moyens d’autodéfense intellectuelle et donc de résistance concrète au quotidien, et au delà la question de la formation des êtres et des esprits ?

Plus j’y pense, moins je le crois. Apprendre et enseigner, là est la clef.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 13h05

“Apprendre et enseigner, là est la clef.”

Oui peut etre a condition d’apprendre et enseigner ce qu’on ne nous apprend nulle part :

echanger sans tabou ni censure

ne pas pretendre etre ce qu’on n’est pas mais juste reconnaitre nos limites

sortir du role individualiste qu’on nous fabrique

et oser partout dire ce qu’on ressent, pense, fait...

refuser toutes les hierarchies absolues et automatiques et exposer le bon sens critique dans toutes les situations

savoir enfin que le renversement du monde actuel ne sera possible que par un mouvement planetaire simultané qui sous le nombre fera plier tous les appareils repressifs

encore faut il savoir pourquoi et a force de ne pas se preoccuper du projet alternatif mondial on se tue a petit feu....



LA REPUBLIQUE DES CORPS
1er février 2010 - 14h37 - Posté par

Oui peut etre a condition d’apprendre et enseigner ce qu’on ne nous apprend nulle part :

Évidemment ! Je ne suis pas en train de proposer une énième réforme -sparadrap-sur jambe de bois institutionnelle de"l’Éducation nationale".. Je pensais que c’était clair...

LL


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 13h11

Dossiers de surendettement en hausse et budgets alimentaires en baisse, on n’a rien, pour nombre d’entre nous, à envier aux états-uniens pour ce qui est de la malbouffe et des crédits en tous genre !

Nous sommes de plus en plus nombreux à subir le rouleau compresseur du système, et à avoir les angoisses que tu décris très bien, qui ne touchèrent pendant longtemps qu’une minorité d’entre nous. Aujourd’hui, c’est plus visible.



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 14h52

En fait, j’aurais du intituler cet article :

"LA THANATARCHIE "ou gestion des individus par l’angoisse et la pulsion de mort.



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 15h16 - Posté par

"LA THANATARCHIE "ou gestion des individus par l’angoisse et la pulsion de mort.

c est pourquoi ,face à cette "gestion" inhumaine , je me positionnerai plutot
pour la THANATANARCHIE et l’instinct de mort ... : ))

Gidéhèm.


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 15h32

"suicide et pulsion de mort", Extrait de "l’Esthétique du Suicide" de Michel THEVOZ, Editions de Minuit - Intéressant. Je n’ai pas lu le livre entier à ce stade, je précise.

PDF - 45 ko


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 16h50

Certains qu’on croyait incapables,ont osé :

Venant des USA, un appel a la greve generale nationale pour les 15/18 avril :

We, The People, Call For Total National Strike April 15-18

From Karen

TaxFree15.com

1-31-10

http://www.rense.com/general89/tax.htm



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 19h42 - Posté par langue-rouge

Oser quoi ? Appeler à la grève général, seul dans son coin ?
Génial ! Comme ça après ils pourront se déchainer contre les travailleurs qui ne les auront pas suivi.

N’importe quel groupuscule gauchiste en France appelle 50 fois dans l’année à la grève générale.
Et après ? A part se faire plaisir et gonfler le torse parce qu’à 10 ou 20 on publie sur un site un appel à la grève générale, ça sert à quoi ?

A part peut-être décrédibiliser le mot d’ordre "grève générale", mot d’ordre qu’on ne peut pas lancer à n’importe quel moment à froid.

Il était peut-être juste entre janvier et fin avril en France l’année dernière d’appeler à la grève générale.

Mais il serait absurde de le faire aujourd’hui comme il est encore plus absurde de le faire aux Etats-Unis.


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 22h54 - Posté par

"Grève générale", il n’y a pas eu d’appel en 68... le seul appel "officiel" date du mois d’août 44, lors de l’Appel à la Grève Générale Insurrectionnelle !


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
3 février 2010 - 10h40 - Posté par

Complètement d’accord.


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
1er février 2010 - 17h44

Encore plus précis :

"La double contrainte comme moyen de gestion de la République des Corps""...

"La double contrainte exprime deux contraintes qui s’opposent : l’obligation de chacune contenant une interdiction de l’autre, ce qui rend la situation a priori insoluble.

Ce terme est une traduction propre au français de double bind ( « double lien » ), mais dans un premier temps il était question d’injonctions paradoxales. Cette notion est proposée en 1956 dans le contexte de la présentation d’une théorie des causes de la schizophrénie sous l’impulsion de Gregory Bateson .

L’élaboration de ce principe coïncide avec la création de l’école de Palo Alto et elle est intimement liée à l’étude scientifique des mécanismes de la communication dans les systèmes. Les débouchés les plus connus sont les thérapies familiale et systémique,

Exemples classiques (voir aussi la partie #Exemples) :

* Dans le contexte familial : des parents exigent chacun un lien exclusif de la part d’un enfant, ce qui le soumet à deux demandes oppressantes qui se contrarient.

* Dans la communication : le langage paradoxal peut contenir deux demandes qui s’opposent comme « Soyez spontané ! », ou « sois un grand mon petit ». Paul Watzlawick propose l’exemple d’un panneau autoroutier indiquant "ignorez ce panneau"."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Double...



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 09h39 - Posté par lucjry

c’est beau tout cela, ça donne de l’espoir mais un peu de blues, merci , LA LOUVE ET TOUS LES INTERVENANTS.


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 12h39 - Posté par

En condamnant le Communisme, on a gommé tous les acquis bien réels et supprimés dans les ex- pays socialistes, qui manquent aujourd’hui cruellement à des millions de gens.
La Louve parle à raison de la schizophrénie réelle entre le comportement consommateur ordinaire de merde et "écologie" à grand spectacle sur papier glacé qui fait verser des larmes sur la nature, et de la simple morale humanitaire dévoyée : être simplement honnête est devenu preuve de naïveté donc de faiblesse, être solidaire est un délit puni par la loi, quelque soit le type de solidarité, sauf les versements de fric à des machines commerciales spécialisées dans l’Humanitaire.
Il est urgent de mettre à plat toutes les manipulations, tous les dévoiements, tous les mensonges de la propagande afin de na pas suivre dans le gouffre le conformisme et sa vision religieuse et binaire du monde, l’égoïsme, le bellicisme de l’impérialisme US qui nous bouffent le cerveau...


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 18h43

Bien sûr qu’apprendre et enseigner c’est la clef.

Mais le décervelage organisé depuis des décennies,qui conduit des salariés à ne plus supporter leurs conditions de vie et de travail,nous conduit encore une fois à réagir dans l’urgence.

Pour 2009 la SNCF recense 9 suicides,4 en service et 5 hors service.Il y a une dizaine de jours un cadre de Toulouse s’est suicidé.

Toujours dans la même région un cadre responsable des conducteurs de TER s’est retranché dans son bureau.Heureusement,le médecin du travail et ces collègues étaient là.

Les courriers au gouvernement et les rapports des CHSCT ne suffisent pas,la seule voix qui sera entendue c’est celle de la mobilisation sur chaque site,dans chaque entreprise.

La fatalité n’est plus acceptable,réagissons,et VITE !

LE REBOURSIER



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
2 février 2010 - 22h01

ha ha, j’ai bien ri de lire la France "un pays de grands malades". Moi qui vit au Québec, que dire du Canada et du Québec en particulier, sûrement aussi un pays de grands grands malades à entendre les insultes et les méchancetés à l’endroit des assistés sociaux, les membres les plus faibles et les plus mal pris de la société. Il y a en effet quelque chose de pas sain là-dedans, en tout cas de drôlement pernicieux.



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
3 février 2010 - 06h59 - Posté par himalove

Je crois que l`angoisse collective dont parle La Louve vient de l`impossibilite du sujet a dire nous de maniere positive.

Chaque jour, on nous vole les possibilites d`un monde meilleur.

Le deploiement de l`etat totalitaire, dans ses fonctions coercitives, a inhibe le citoyen au point ou il ne peut plus envisager une insurrection et dessiner, par le geste et la pensee, des mondes nouveaux et communs.

En bref et pour parler vulgairement, on nous a coupe les couilles et avec elle est partie notre puissance a changer les choses.

La violence environnante a envahi comme un Tsunami notre etre profond et tout ce qu`on peut ramener dans l`echange avec le monde est, aujourd`hui, de l`amertume et du desespoir.



LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
3 février 2010 - 08h45 - Posté par

himalove - 124.***.38.***

parfaitement exprimé.

Gidéhèm


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
6 février 2010 - 09h15 - Posté par

Le moteur de l’histoire étant déja défini comme unique puis identifié comme lutte des classes,a un peu vite fermé le fait anthropologique .

Darwin est tout aussi nécessaire que Marx.

Et nous sommes bien obligés apres des millénaires de luttes de classes avec ou sans orga collectives,d’admettre qu’autre chôse intervient dans l’évolution de l’histoire humaine qui n’est plus d’ordre "classiste" mais bien anthropologique.

L’interet de classe ne peut seul alimenter en carburant l’évolution humaine .

La nécéssité d’une morale resultant d’une évolution de l’espéce est aussi indispensable et nécéssaire .
C’est donc bien d’une "éducation" d’une vision morale humaine ,faisant de notre espéce une fraternité,dont on a besoin aussi.

Remettre toute notre pratique dans le panier de la lutte de classe ,limite nos possibilités.

L’apparition d’une civilisation humaine démarre bien avant les classes et l’évolution a bien amené cette amélioration .
Et elle continue de nos jours parallélement à la lutte des classes.

l’article de la louve marque bien que le outils marxistes de bases doivent être augmentés d’une approche psychologique et anthropologique,permettant de comprendre comment une oppression est acceptée génération apres génération .

parceque si "les idées dominantes sont les idées de la classe dominantes" bien pas de salut possible.


LA DÉPRESSION CITOYENNE COLLECTIVE ET LA VOIE SUICIDAIRE D’UNE PARTIE DU CORPS SOCIAL
6 février 2010 - 19h27

.

Through early morning fog I see

The visions of the things to be

The pains that are withheld for me

I realize and I can see

That suicide is painless

It brings on many changes

And I can take or leave it if I please

The game of life is hard to play

I’m gonna lose it anyway

The losing card I’ll someday lay

So this is all I have to say

Suicide is painless

It brings on many changes

And I can take or leave it if I please

The sword of time will pierce our skins

It doesn’t hurt when it begins

But as it works its way on in

The pain grows stronger watch it grin

That suicide is painless

It brings on many changes

And I can take or leave it if I please

A brave man once requested me

To answer questions that are key

"Is it to be or not to be ?"

And I replied, "Oh why ask me ?"

Suicide is painless

It brings on many changes

And I can take or leave it if I please

And you can do the same thing if you please

Mike Altman
Suicide is painless
Paroles : Mike Altman. Musique : Johnny Mandel 1970
autres interprètes : Marilyn Manson (2000), Jay Jay Johanson (2003)
note : Thème du film et de la série M.A.S.H

Gidéhèm






Hôpital : tout le monde déteste l’austérité
jeudi 14 - 18h11
Bloc bourgeois - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 13 - 21h31
de : Hdm
Sans âme.
mercredi 13 - 21h27
de : L’iena rabbioso
Précarité étudiante : le cinq décembre dans toutes les têtes
mercredi 13 - 18h37
1 commentaire
GILETS JAUNES Acte 52 à Montpellier : La terreur bleue !
mardi 12 - 16h26
de : JO
CES 600 MILLIARDS QUI MANQUENT À LA FRANCE
mardi 12 - 12h16
de : Ernest London
BOLIVIE ! Processus électoral électronique mis en cause !
mardi 12 - 11h32
de : JO
1 commentaire
Pour poser de nouveaux jalons de laïcité
mardi 12 - 01h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Intervention de Michèle Sibony, au nom de l’UJFP, à la manifestation du 10 novembre contre l’islamophobie
lundi 11 - 23h23
de : Chantal Mirail
6 commentaires
L’appel à manifester des sous-marins jaunes
lundi 11 - 21h09
de : jean1
Rassemblement contre la précarité étudiante dans toute la France le mardi 12 novembre
lundi 11 - 20h50
de : jean1
La terre a tremblé de Cruas à Tricastin ; Allo vous m’entendez ?
lundi 11 - 15h40
de : le fou du roi nucléaire pour coordi SudEst
1 commentaire
Gauche SERVILE ou gauche INDOCILE face aux intégrismes religieux
lundi 11 - 11h53
de : Christian DELARUE
5 commentaires
Coup d’Etat en Bolivie :Les syndicats annoncent un siège et donnent 48 heures à Camacho pour quitter La Paz
lundi 11 - 11h13
de : JO
2 commentaires
L’Europe doit cesser d’investir dans l’industrie du génocide
dimanche 10 - 22h29
de : DAIARA TUKANO via Christine Prat
ISLAMOPHOBIE : du SENS STRICT au SENS LARGE
dimanche 10 - 17h42
de : Christian DELARUE
8 commentaires
Le voile est-il une obligation religieuse ?
dimanche 10 - 17h22
de : Mohammed Chirani
5 commentaires
Comprendre l’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes pour résister
dimanche 10 - 17h07
de : Lisbeth Sal et Capucine Larzillière 15 septembre 2011
3 commentaires
MRAP : La lutte contre la haine doit être unitaire
dimanche 10 - 00h01
de : Christian D (CN - MRAP)
4 commentaires
Riposte populaire face à l’islamophobie
samedi 9 - 19h00
de : jean1
8 commentaires
Montpellier : Un Acte 52 des Gilets Jaunes marqué par plusieurs blessés et de nombreuses interpellations
samedi 9 - 17h42
de : jean1
PECO : Hypocrisie du bloc pro-capitaliste
samedi 9 - 16h06
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Combattre le fémonationalisme
samedi 9 - 13h08
de : Chantal Mirail
8 commentaires
Retraites à points : les salariés du privé ont tout à y perdre
samedi 9 - 08h53
Les "zélites" , qui détruisent la France sont responsables : à Lyon : un étudiant stéphanois s’immole par le feu
samedi 9 - 01h51
de : nazairien
4 commentaires
Épuration, recyclages et (grandes) compagnies... - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 8 - 22h49
de : Hdm
GILETS JAUNES TOULOUSE : ACTE 51 (video)
vendredi 8 - 15h36
de : JO
LA PETITE MAISON DANS LA ZERMI - Chroniques d’un saisonnier de la misère
vendredi 8 - 12h13
de : Ernest London
Les PECO : déception d’un capitalisme pur et dur et souci de penser encore une alternative
jeudi 7 - 22h10
de : Christian DELARUE
4 commentaires
Sarkozy, mais en mieux.
jeudi 7 - 16h59
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Vol, pillage des ressources naturelles de la planète : Partout là où sont encore présentent les multinationales !
jeudi 7 - 16h04
de : JO
Casser les deux communautarismes, le dominant et le dominé.
mercredi 6 - 23h59
de : Christian DELARUE
2 commentaires
LE VOILE, CHIFFON ROUGE OU TORCHE-CUL ?
mercredi 6 - 19h28
de : Nemo3637
8 commentaires
Un blessé grave de plus dans les manifs. des Gilets Jaunes !
mercredi 6 - 15h27
de : joclaude
Ces entreprises qui empochent les milliards du CICE en licenciant
mercredi 6 - 08h22
Communiqué du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) à l’occasion du 30ème anniversaire de la fin de la RDA
mercredi 6 - 06h09
de : jodez
7 commentaires
Double tiers-mondisation intérieure : sociale, territoriale.
mardi 5 - 22h42
de : Christian DELARUE
Usine Biopole d’Angers : les leçons d’un fiasco industriel
mardi 5 - 20h01
de : Christian Haroble
NOTRE ENVIRONNEMENT SYNTHÉTIQUE - La Naissance de l’écologie politique
mardi 5 - 11h38
de : Ernest London
Brésil : un défenseur de la forêt amazonienne de la tribu Guajajara tué
lundi 4 - 19h02
de : élian

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

On m'a dit que j'ai trois idoles : le Christ, Marx et Freud. Ce ne sont que des formules. En fait, ma seule idole est la réalité. Si j'ai choisi d'être cinéaste, en même temps qu'un écrivain, c'est que plutôt que d'exprimer cette réalité par les symboles que sont les mots, j'ai préféré le moyen d'expression qu'est le cinéma, exprimer la réalité par la réalité. Pier Paolo Pasolini
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite