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Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!
de : La Louve
mercredi 10 mars 2010 - 00h31 - Signaler aux modérateurs
14 commentaires

Petit coup de gueule du soir, suite à une discussion ailleurs.

Marrant comme pour certains quand on parle socialisme révolutionnaire, démocratie prolétarienne... le "grand" argument de l’Urss des goulags et "des morts du communisme" arrive directement.

Conditionnement ?

Loin de moi l’idée de défendre les goulags et de prétendre que l’Urss était bien un pays communiste, mais si je comprends bien, en fait ce qu’aimeraient certains, c’est bien le capitalisme mais sans ses "méfaits" - une sorte de capitalisme "propre" quoi en fait !?

Un capitalisme "à visage humain", "écolo", propre, qui fasse que du bien...qui ne fasse pas de guerres, qui ne soutienne pas des états comme israel etc.

Ben j’ai une mauvaise nouvelle, mais je crois qu’il y a mec qui s’appelle Marx (entre autre) et tout simplement, l’histoire,notre histoire, qui nous montrent et nous démontrent chaque jour que le capitalisme et sa forme impérialiste, ne peuvent se construire que sur le vol et le meurtre, et que le profit appelle le profit, toujours plus, ainsi que l’individualisme et l’égoïsme qui vont avec, ce qui me semble absolument incompatible avec le "développement humain durable", quelle que soit notre couleur ou notre religion :).

Quand ça ne nous touche pas dans nos chairs pour une raison x ou y, genre, un pote qui rentre à la maison en mille morceaux dans un sac plastique détruit par une mine, une maman qui fabrique des galettes de terre à ses mômes qui n’ont rien bouffé depuis 4 jours, ou un père qui se pend parce qu’il a perdu son travail, c’est sûr, c’est peut être moins facile à comprendre.

Mais les victimes du capitalisme s’étendent pourtant de Dunkerque à Gaza en passant par Pékin ou Chicago via le Darfour et j’en passe.

Staline est un petit joueur à côté d’un Kissinger qui, entre autre !, fit assassiner Allende et amena Pinochet, ou d’ une Albright qui disait à propos des 500 000 enfants irakiens tués par la guerre "We think the price is worth it. Nous pensons que le prix à payer en vaut la peine."...

Sans parler de nos amis les "banksters" qui sont en train d’hypothéquer, de détruire, l’avenir de millions de gens (et combien de jeunes ?) dans des pays comme la Grèce ou le Portugal pour DU FRIC, en spéculant sur "les dettes" !

Mais si vous pensez que c’est une tare congénitale américaine, parlons donc de nos amis européens, tiens et revenons en à Ben Gourion, notre sujet, si je puis dire, qui n’aurait pas existé sans ce bon vieux Lord Balfour.

Allez parler avec les Iraniens. Avec les Vietnamiens (encore des salauds de cocos...)....

Et puis tiens,demandons à la France et à tous les Algériens qu’elle a fait crever sur ses chaînes de montage et dans ces MA-GNI-FI-QUES bidonvilles de Nanterre, à la louche, allez, combien de dizaines, non de centaines de millions de vies brisées, de pays dévastés, d’économies pillées...depuis plus de deux siècles de capitalisme et un peu moins de "mondialisation" ?

Et puis, quand même, parce qu’il y en a ras le bol d’entendre toujours les mêmes bêtises indigentes au sujet de l’Urss et de prétendre que la fin (méritée) de l ’Urss, c’est la fin "du communisme" (y compris de partis qui comme le PS peuvent se "vanter" d’être les héritiers de la SFIO qui laissa crever les républicains espagnols ou les parqua dans des camps aux frontières de la France ?) combien de MILLIONS de soviétiques morts à Stalingrad pour contribuer et largement, à terrasser le fascisme et le nazisme ?

Vous n’étiez pas au courant ? Vous ne vous sentez pas concernés ?

Alors, pardon, mais "le capitalisme humain", ça me fait doucement rigoler, et vous pouvez toujours l’attendre !

Alors, la définition du communisme , du socialisme révolutionnaire, de ce que pourrait être une démocratie véritable, une société idéale, je ne l’ai pas, la solution miracle non plus, elle est en nous tous et en ce que nous arriverons (ou pas) à faire malgré nos différences, malgré la nature humaine qui est la nôtre, ce que je sais c’est que ce rêve, ce n’est pas l’Urss mais ce n’est pas non plus les USA ni l’Union européenne.

Je pense que c’est un horizon, c’est largement à inventer, à construire, à rêver, ce sont des batailles quotidiennes autres qu’un bulletin de vote, des solidarités à construire, des mentalités à transformer, une société à changer, et non, ce n’est pas l’Urss de Staline et la dégénérescence nomenclaturiste de la belle révolution d’Octobre qui vont me faire renoncer à un rêve où chacun peut vivre en paix et avoir de quoi bouffer, se loger, se cultiver,bref, vivre, et non plus survivre, partout dans le monde.

Makhnovtchina FOR EVER ! :)



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Commentaires de l'article
Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 01h37 - Posté par Arthus

’soir la Louve, c’est trop tard pour ouvrir un débat, c’est un vrai pb simple et compliqué. Je vis, partage et comprend le même malaise, c’est "the" question qui plonge ses racines en 1923. Ce débat doit avoir lieu et être public, mais comment ?



Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 01h46 - Posté par

Pour moi ce n’est même plus un débat mais une pratique et des actions.

Je n’ai pas de débat sur la question, j’en ai assez de la branlette intellectuelle et des mémoires courtes sur le sempiternel même sujet qui nous éloigne à chaque fois de la révolution en action, perso, mon opinion sur le sujet est faite depuis un moment.

On va passer dix sept posts à dire "oui non peut être ....", on aura perdu trois heures inutilement, et ensuite ?

Tout ça pour dire "on doit analyser ses erreurs pour en tirer les leçons du passé. Ok les erreurs de l’Urss elles sont flagrantes, en effet, on pourrait passer des jours et des jours à en parler à couper les cheveux en 4, en 8..

On avancera pas d’un iota en attendant.

Tjs les mêmes cons te sortiront les mêmes conneries "communiste= stalinien= assassin".

Ca va 5 minutes là.

Je ne sais peut être pas ce que je veux mais je sais ce dont je ne veux pas.

Comme principe de base ça me suffit pour le moment.

Si la majorité d’entre nous est encore d’accord pour tous les jours BOUFFER DE LA MERDE, VEAUX-ter (voter) "politiquement correct" (c’est à dire socialo, "pour battre la droite"...) en pensant, comme ça, faire avancer les choses dans le bon sens, et le lendemain reprendre son train comme si de rien n’était, en subissant toujours, ou en "attendant" le "grand soir", libre à eux, moi c’est pas ma came.

Je plains mes camarades schizophrènes qui luttent chaque jour en tant que syndicalistes et vont voter aux régionales (voire faire campagne) pour le Front de gôche de Mélenchon, pour le "super syndicat" NPA ou pire pour le PS des pourritures capitalistes déguisées en agneaux socialistes.

C’est vraiment se tirer des balles dans le pied.

Ce qu’il faut c’est un manifeste pour les régionales :

"Pourquoi nous n’irons pas voter ou voterons blanc"

Salut militant.


Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 14h16 - Posté par (k)G.B.

Je plains mes camarades schizophrènes qui luttent chaque jour en tant que syndicalistes et vont voter aux régionales (voire faire campagne) pour le Front de gôche de Mélenchon, pour le "super syndicat" NPA ou pire pour le PS des pourritures capitalistes déguisées en agneaux socialistes.

 :’(
Comme tu dis, ouaip.

(k)G.B.


Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 05h02

Madame la louve,

Il est certain que si vous parlez à des gens qui sont tout de même assez à l’aise financièrement et qui vivent sans inquiétude de savoir s’ils auront un toit pour s’abriter ou de quoi manger le lendemain, il est 100% certain que c’est le genre de réflexion que vous aurez à propos du communisme et de l’Urss (goulag, stalinisme etc...).

Cela pour la simple raison que les gens se foutent complètement de ce qui peut arriver à des gens qu’ils ne connaissent pas, même s’il s’agit de compatriotes, quand eux ont tout ce qu’il leur faut dans la vie.

C’est une perte de temps totale d’essayer de raisonner ces gens-là qui, de toute façon, élection après élection, vont toujours aller voter pour le même parti qui va perpétuer les divisions socio-économiques existantes et perpétuer l’exploitation des uns par les autres.

Et pourtant cette classe moyenne à l’aise qui refuse complètement de s’ouvrir à la souffrance des autres qui a fait la révolution française et la révolution américaine au 18e siècle.

Le fait qu’ils trouvent que tout est bien présentement présage de la continuation indéfinie du statu quo car les démunis de la société sont trop occupés à lutter pour leur survie pour penser seulement à s’impliquer politiquement.



Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 12h09 - Posté par

Tout à fait d’accord avec La Louve.

A un détail près que je ne pense pas que parce qu’il y en a comme elle qui se rendent compte de l’inanité des voiles de fumée qu’on nous tend ça va changer quelque chose.

Ce discours je le tiens depuis le moment ou après avoir eu le max d’éléments je me suis redu compte des analyses biaisées que le pouvoir nous faisait faire en mettant en concurrence négative le "Communisme" faussé des pays de l’Est, (Encore qu’il aurait fallu tenter de comprendre ce qui l’avait "faussé), et ce Capitalisme présenté comme la seule solution à l’évolution humaine et qui n’avait jamais cessé de détruire et d’assassiner depuis sa création.

Ce qui me rends pessimiste sur la capacité de comprendre des masses c’est le fait que les forces qui avaient charge de développer la vision communiste de la société, se sont empressées de se mettre à l’abri des thèses du Capital pour se lover dans une "repentance" coupable. Alors que tout aurait du les amener à faire preuve d’agressivité pour démontrer preuves à l’appui que les "crimes du Communisme" étaient en réalité les conséquences de la pression criminelle du Capitalisme sur les pays qui tentaient de changer la donne ainsi que la "déviation" de leurs dirigeants vers des solutions capitalistes élitistes.

Tout le monde sait, même les Capitalistes, que la seule solution de survie pour l’espèce humaine passe par la solution "communiste". Et que l’analyse "marxiste" est bien celle qui permet le mieux d’appréhender le Monde pour mieux s’y intégrer. Tous, chez les "Capitalistes" même Friedmann, sont des "marxistes pragmatiques" qui nient celui-ci afin de le garder à leur propre usage.

En effet le Marxisme, s’il désigne le Communisme comme étant "LA" solution pour l’avenir ne le fait pas par sentiment mais bien par pragmatisme dialectique.

Le "Communisme internationaliste" est une finalité. Et le Marxisme est l’arme qui devrait permettre de le finaliser. A condition de ne pas le laisser à ceux qui veulent le détourner à leur propre usage.

Comme toute finalité et comme toute arme les deux doivent être définis dans le cadre de ceux à qui ça doit servir. Communiser la société pour le profit d’une minorité, (Comme en Chine, ou dans une moindre mesure en Ex-URSS), on peut appeler ça "communisme" ça ne reste qu’une forme de société féodale. On peut aussi "analyser" son environnement à travers Marx. Si on s’en sert pour mieux "trader" ou "exploiter" les travailleurs, non seulement ça ne mène pas au "Communisme", mais ça peut même donner un petit plus sur les autres exploiteurs ou traders qui "pensent" à travers la vulgate capitaliste à l’usage des gogos et des exploités.

Je pense personnellement que pour réellement reprendre l’offensive il faudra que les exploités ainsi que leurs organisation se réapproprient les armes ainsi que les buts et les stratégies. Sans états d’âmes.

On peut aussi en dire autant pour les "armes" physiques que tous les "pacifistes" de tout bord ont diabolisé à outrance. Faudra un jour qu’on comprenne que si on veut ne plus se faire écraser par les fusils, les bombes ou les chars d’assaut du Capital sans pouvoir rien y faire vaudrait mieux qu’on en comprenne le fonctionnement.

Y compris le "fonctionnement" mental du mec qui est de l’autre côté de la détente.

Et pour tout ça faudrait laisser dans les poubelles de l’histoire les pleurnicheries et "mea-culpa" sur des crimes dont le communisme n’a jamais été responsable directement sinon par le fait qu’il a été utilisé par des hommes peu scrupuleux à des fins personnelles ou sous des pressions externes qu’ils ne maîtrisaient pas.

Uniquement en garder le souvenir pour ne pas laisser recommencer les mêmes conneries.

G.L.


Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 11h19 - Posté par kalos

camarade la louve ... merci pour ce bol d’air frais.. je te rejoins sur plusieurs points et je me permets de rappeler un phrase d’Aimé Cesair" ( je cite de mémoire) : "le jour où on fera le bilan du capitalisme on pourra étaler à la face du monde tous ses horribles crimes "
ajoutons que les criminels sont toujours en activité contre l’humanité entière !!
kalos



Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 11h39 - Posté par Roberto Ferrario

Le débat sur le "stalinisme" n’a été jamais vraiment affronté, souvent les excuses et les volonté on empêche cet débat salutaire :

 "on a des choses plus important a faire... c’est réglé, on a condamné le stalinisme... l’expérience a été globalement positive... on a tourne la page... maintenant ça suffit on doit s’occupe des problèmes de notre nation... l’histoire de l’URSS c’est du passe et ca nous regarde plus..."

Bref tous la "machine a oublie" dans un refoulement et un "négationnisme" éclatant c’est mis en marche, laissons l’espace vide a la bourgeoisie et aux capitalistes, que se sont approprié ravi de cet abandon, dans la brèche comme des bulldogs anglais et n’ont pas laisse prise...

Essaie d’oublié "l’expérience du socialisme réel" laisse libre champ a tous cet types d’attaque mesquin, une vrai et sincère analyse du passe et en particulier, une vrai critique et condamnation définitive de les dérives, des danger et de l’imposture du "stalinisme", du passe mais aussi dans le présent et en particulier pour le futur, peux permettre pas seulement de bien répondre mais en particulier d’arrête d’avoir des phobies inutile contre le communisme.

Si on peux se débarrasse des cet fardeau historique on peux facilement imaginé comme sera plus simple s’engage dans les lutte quotidien arme pas seulement de l’enthousiasme spontanée mais aussi des les basse idéologique claire et nécessaire pour un projet d’une nouvelle société que on a envie de construire...

Ciao
RF

PS : j’ajoute un article traduit de une camarade journaliste italienne sur le même thème, que on a déjà publie sur bellaciao...et que je trouve encore d’actualité même si evidentement ne réponde pas a toutes les questions...


Hors du stalinisme. Pour le communisme

"Oublier Staline", une tentation toujours présente. Mais, si nous voulons changer le monde, tout refoulement est interdit.

de Rina Gagliardi

En 1967, l’Agence NOVOSTI diffusa en Italie une publication de propagande explicite, ayant pour titre L’Union Soviétique. Une petite encyclopédie : un petit livre "naturellement" hagiographique, plein de chiffres et de pourcentages sur l’industrie, l’agriculture et, plus en général, des résultats d’une société désormais acheminée sur la route "de la construction du communisme". La chose la plus singulière de ce texte est qu’un nom y manque complètement : celui de Staline. L’histoire de l’U.R.S.S. - voire de la Russie - y est reconstruite avec une certaine ampleur (à partir du Vème siècle av.J.C. jusqu’à Pierre-le-Grand, de Mikhaïl Lomonosov, fondateur de la première université, jusqu’à la naissance des premières organisations ouvrières), jusqu’à la Révolution d’Octobre. Mais le seul personnage qui y soit nommé est celui de Lénine, puis on passe directement de 1917 au 33ème Congrès du PCUS. Aucune trace de Josif Vissarionovic Dzugasvili, à aucun sujet.

Un refoulement si éclatant qu’il semble incroyable. Un exemple plutôt maladroit, pourrait-on ajouter, de réécriture de l’histoire par effacement, sinistre technique de type stalinien (immortalisée par Orwell dans son célèbre 1984). Ce refoulement nous livre toutefois un indice intéressant d’une tendance répandue, dans des formes différentes, à l’Est comme à l’Ouest : oublier Staline et le stalinisme. Regarder toute une période historique avec la sensation concentrée, et bien sûr angoissée, d’une "grande et terrible" époque pendant laquelle, comme l’écrivit l’historien américain Stephen Cohen, "une montagne d’énormes réalisations" coexista avec "une montagne de délits inouïs”. Mais s’arrêter là, justement. Chercher secours dans la catégorie de l’"accident historique", fût-il de dimensions importantes, revenir à la fatidique devise de Croce du heri dicebamus. Et surtout résister à l’interrogation de fond : celle du pourquoi et celle du comment tout cela a été possible.

La réponse "négationniste"

Les racines du refoulement sont donc très claires et vont au delà de toute recherche historique et politique, même minutieuse, complexe et exigeante. Si la plus grande tentative du XXème siècle de changer une société dans la direction du socialisme s’est terminée, comme elle s’est terminée, par une immense tragédie et par une féroce et sanguinaire dictature, qu’est-ce qui nous garantit qu’il ne s’agisse pas là de l’issue obligée de n’importe quelle transformation révolutionnaire ? Comment redonner à nos mots-clefs - le socialisme, le communisme - le sens qui leur est propre, c’est-à-dire celui d’un grand projet de libération des femmes et des hommes, en les arrachant par une secousse conceptuelle violente, secousse de valeurs et secousse historique, de leurs réalisations concrètes sur cette terre ?

A ces dures questions, comme nous le savons très bien, une grande partie du mouvement communiste (tout le groupe dirigeant du PCI, par exemple) a répondu en amplifiant le processus de refoulement au-delà de ses limites : c’est-à-dire en statuant que le "mal" était tel déjà dans sa racine et jusque dans ses prémisses. Un siècle et demi d’histoire était ainsi banalisé comme erreur ( "illusion", a dit Furet) et même Staline, dans un sens bien précis, justifié dans ses crimes - en tant que seul interprète autorisé, historiquement légitimé, d’un mouvement, le mouvement communiste, aveugle et auto-trompeur par sa nature même. Vice-versa et parallèlement, le capitalisme et son idéologie spécifique, le libéralisme dans toutes ses acceptions, devenaient le seul horizon possible de l’histoire et de la société - tout juste avec quelques corrections, quelques interventions modestes de la politique.

Nous remarquons, encore, que cette énorme "reconversion" politique et idéologique s’est vérifiée non pas à la moitié des années 50 quand le voile sur la période stalinienne commençait à se soulever et même pas à la fin des années 60, pendant la longue agonie brejnévienne, mais juste avant la fin de l’Union Soviétique, devenue désormais son propre fantôme. Le PCI fut capable de dépasser le traumatisme du XXème Congrès et du rapport Kroutchev en tant que porteur d’une expérience propre, originale, relativement autonome de la culture politique du stalinisme. En revanche, il ne survécut pas à la chute du mur de Berlin et au moment où le drapeau rouge fut baissé des flèches du Kremlin, parce qu’il avait perdu désormais son identité révolutionnaire, sa raison d’être. Là aussi, il s’agit d’une donnée restée presque inexpliquée, ou peu creusée, dans la discussion de ces dernières années.

Le stalinisme de Staline

C’est donc entièrement à nous - aux nouveaux communistes du XXIème siècle, à tous ceux qui ne renoncent pas au projet de la "Grande Réforme du Monde" - d’assumer le poids d’un bilan critique, la tentative d’une véritable mise à plat. Sur Staline, avant tout, et sur le "stalinisme de Staline", aucun justificationisme n’est admissible - surtout si l’on est intéressé, comme nous le sommes de façon vitale, à l’avenir du socialisme.

"Sous la dictature de Staline", a écrit Aldo Agosti," le processus révolutionnaire a été déformé et défiguré à tel point que le patrimoine d’idées et de valeurs qui avait été à la base de la révolution d’Octobre a été rendu méconnaissable. Le dommage causé à l’image du socialisme, à sa force d’expansion, à sa valeur d’alternative historique pour l’humanité, a été incalculable". Il est vrai : le tyran géorgien hérita, à la mort de Lénine, d’une sorte de mission impossible. La révolution européenne, et surtout celle de lAllemagne, avaient été défaites, noyées dans le sang : la jeune république soviétique où Lénine avait opéré son "forçage" révolutionnaire sur la base de la prévision d’une catastrophe imminente du capitalisme et d’une prolongation indéfinie du conflit mondial, se retrouvait seule - sans amis ni alliés, entourée en revanche d’ennemis internes et externes. Une fois sortie avec succès de cette immense épreuve, elle emprunta le chemin de l’industrialisation accélérée, de la collectivisation forcée de l’agriculture, du dépassement du sous-développement économique : de "maillon faible de la chaîne"impérialiste, la Russie devenait le siège d’élection d’une autre expérience impossible, la construction du socialisme "dans un seul Pays" .

L’hyper puissance du parti

Les racines de ce qui a été appelé stalinisme se trouvent avant tout ici, dans le modèle de développement qui a eu le dessus après les grands débats des années 20. En un gigantisme économique concentré surtout sur la croissance quantitative (l’acier, l’industrie de base, l’énergie), sur l’obsession, d’ailleurs logique, de la planification centralisée (les plans quinquennaux), sur une modernisation qui a compromis tout rapport équilibré entre la ville et la campagne.

Les résultats, mais surtout les coûts payés pour cette véritable "révolution d’en haut" furent d’une portée énorme. Il suffit de citer les chiffres du premier plan quinquennal, 1929 : ils prévoyaient une croissance de la production industrielle de 180%, de l’agriculture de 55%, du PIB de 103%. Des chiffres qui ne furent atteints que partiellement, mais qui restent un exemple de "titanisme" rarement atteint dans un laps de temps si court. Il suffit de s’arrêter aux chiffres approximatifs de la dramatique guerre civile qui se déroula dans les campagnes jusqu’au début des années 30 : plus de 5 millions de paysans déportés, famines, maladies, déplacement forcé vers les villes.

Les bases structurelles de l’URSS et de la Russie, qui allait devenir une grande puissance économique mondiale, changeaient radicalement.

Mais les changements, dus à l’époque du système économique entraînèrent ceux du système politique : le parti unique, au long de ce processus et de cette répression gigantesque, devint de plus en plus totalisant, jusqu’à se juxtaposer complètement à l’état et à la source unique du pouvoir. Le parti contrôlait tout, des choix à l’organisation de la culture, la vie politique d’en haut comme celle d’en bas, la vie au quotidien et le sort de chacun. Le parti dictait les plans quinquennaux et contraignait le musicien Prokofiev à réécrire sa Katerina Ismailova selon des critères plus "populaires" et moins avant-gardistes. Le parti dirigeait un développement colossal de l’instruction, de la santé, de l’émancipation de la femme, mais uniformisait tout aux paradigmes du marxisme-léninisme, une doctrine systémique qui aurait donné la chair de poule à Lénine lui-même, un penseur d’un pragmatisme extraordinairement aigu.

Le parti était son chef, Jozif Vissarionovic Dzugasvili dit Staline, qui transforma toutes les indications léninistes de propositions contingentes en dogmes ossifiés, d’ "états de nécessité" en sempiternels principes. Par le Manuel d’histoire du parti communiste bolchevique, instrument de formation de base pour au moins trois générations de communistes, Staline fit de lui-même un point de repère théorique indiscutable. Prélude aux tueries des années 30 (le mystérieux cas Kirov, l’assassinat de Trotsky au Mexique en 1940) et aux grandes purges de 38, pendant lesquelles furent assassinés tous les grands protagonistes politiques, intellectuels et militaires de la révolution d’Octobre, de Boukharine au général Tukhacewski. Un nombre exorbitant de communistes fut contraint aux "aveux", à la torture, à l’humiliation d’eux-mêmes, à la mort. Et un nombre incalculable de citoyens fut contraint à une vie indigne de ce nom.

Un héritage dramatique

Mais combien a pesé la culture politique du stalinisme dans l’histoire des communistes du XXème siècle ? Evidemment beaucoup. Comment aurait-il pu en être autrement, L’Union Soviétique a été, forcément, pendant 70 ans, le repère des communistes (mais aussi de nombre de socialistes, travaillistes, démocrates) : elle était la preuve concrète qu’on pouvait aller au-delà du capitalisme et même avec des résultats de premier ordre. Et, avec la victoire de Stalingrad et le tribut de sang et de sacrifice payé à la lutte contre les armées allemandes, il était aussi et surtout le pays auquel l’Occident tout entier devait d’avoir été sauvé de la barbarie nazie. Quels autres modèles étaient disponibles, reconnaissables, utilisables ? Il y avait, c’est vrai, heureusement, la voie italienne vers le socialisme, avec laquelle Togliatti construisit un parti "nouveau", de masse, assez différent du modèle soviétique.

Mais Togliatti lui-même n’arriva pas à aller au-delà de l’idée d’un camp socialiste, par rapport auquel une grande autonomie était de mise mais dont la croissance, même contradictoire, demeurait en tant que garantie objective de sa propre position stratégique : la preuve du fait que les communistes avec tous leur distinguo et toutes leurs spécificités nationales, étaient du bon côté de la barricade de l’histoire. Il y avait certes la Chine de Mao qui, pendant plusieurs années, expérimenta un équilibre différent entre industrialisation et agriculture - en allant jusqu’à l’audace de la révolution culturelle qui mettait en discussion la division sociale des rôles, le rapport entre travail manuel et travail intellectuel, la centralité absolue du "Quartier Général". Mais elle était physiquement et culturellement lointaine - et surtout elle n’apparut jamais comme une expérience "gagnante". Il y avait Cuba, avec sa révolution spéciale et autochtone - mais qui rentra bientôt dans l’orbite du système soviétique. Pour toutes ces raisons et pour beaucoup d’autres, la culture politique du stalinisme été forte, rayonnante et enracinée.

Les nombreux stalinismes

La vérité est que peut-être, tandis que le "stalinisme" est une abstraction difficile à motiver, en-dehors du contexte historique et politique où il murit, il y a eu (et il y a) en revanche plusieurs "stalinismes". Il y a le stalinisme de qui, comme de vastes masses de millions de communistes, a admiré inconditionnellement ce "merveilleux" georgien et n’a jamais cessé de l’admirer avant et de penser à lui nostalgiquement après. Un mélange d’amour pour le leader fort - l’homme, plus ou moins, de la providence - et pour le leader puissant capable de représenter à lui seul tout l’espoir de rachat de l’humanité subalterne et souffrante. Il s’agit là du stalinisme des "justificationnistes", ceux qui, en suivant à la lettre la dictée de Croce, jurent sur le fait que l’histoire ne se fait pas avec des "si", et donc que tout ce qui est réel est rationnel - étant donné que les goulags, les purges et la terreur sont une donnée inévitable de l’histoire et de la construction du socialisme.

Il y a aussi le stalinisme comme hérédité, "métabolisée" mais jamais vraiment mise en discussion, de l’agir politique : une hérédité qui attribue au pouvoir, à sa conquête et à son maintien un rôle si privilégié, qu’on finit par considérer "mineure", par rapport à l’horizon du communisme, la dimension de la transformation sociale, culturelle, interpersonnelle. Evidemment, tous ceux qui ont le culte du primat du pouvoir politique ne sont pas des stalinistes. Et d’ailleurs, tous ceux qui ont le culte de l’état ne soutiennent pas pour autant une conception brutale et autoritaire du rôle de l’état. Toutefois, c’est exactement là que se niche le dérapage qui - dans le régime stalinien - devient erreur systématique et horreur : dans l’absolutisation de la sphère du pouvoir, dans la séparation permanente entre fins et moyens pour les atteindre, entre le lieu unique de la "conscience" (le Parti) et donc de la vérité, et les nombreux lieux du désordre (la société), de la partialité, du non savoir. Oui, notre révolution est redevenue pleinement actuelle. Il sera bon cette fois, de la gagner pour de vrai, dans le politique et dans le social.

Sans partis uniques et sans dépositaires de la conscience extérieure (extérieure à qui ?).
Si possible, avec les masses.

Liberazione, 5 Mars 2003



Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 13h46 - Posté par La Louve

Oui, bon...

Ça se discute tout ça.Bien sûr.

On ne m’enlèvera pas de la tête (expérience personnelle vécue, et non "lubie") que 80 % des gens qui acceptent sans rechigner l’argument bourgeois du "stalinisme" sont gagnés à l’idéologie dominante et pire, le restent volontairement parce qu’ils sont CHOISI le capitalisme.

Donc blablater pendant des heures sur ce que fut ou pas le stalinisme, pour essayer d’avoir une position "juste" face à eux voire de les convaincre, je n’y crois pas une seule seconde.

Mais bien sûr je ne prône pas "le tabou" ni le déni !

Sauf que je dis attention l’art est difficile et une fois sur deux, le "mieux" fait pire que "le mal".

Le "bureaucratisme" ou "nomenclaturisme", qui caractérise en grande partie la dégénérescence de l’URSS n’est PAS propre à ce qu’on appelle le "stalinisme". Il nous arrive, en Russie et ex URSS, directement du "tsarisme".

Je pense que ce qu’on désigne par "stalinisme" c’est certes un énième avatar finalement bourgeois, un "altercapitalisme", au sens strict ,c’est à dire un capitalisme monopoliste d’État , et oui, pour cette raison, et pour d’autres, il me semble très éloigné de ce que pourrait être le communisme, mais je pense qu’il faut toujours lutter AUSSI, sans faire d’apologie ni inventer, ou faire du négationnisme, contre ceux qui essaient d’en faire l’alpha et l’oméga de "la barbarie moderne".

Car derrière les attaques PRETENDUMENT ANTISTALINIENNES on a les attaques simplement anticommunistes.

Alors, j’ai beau être critique du stalinisme ou ce qu’on appelle tel, je ne peux pas supporter les mensonges et encore moins quand ils sont proférés par des social-traîtres, des verts des aspirants-bobo, (ou des bourges confirmés) ou je sais pas quoi, tu vois ? Ces gens là, je te dis pas qu’ils me donnent presque envie de défendre Joseph le Moustachu contre ce que je pense moi même profondément, mais parfois, pas loin :)

LL


Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!!
10 mars 2010 - 14h42 - Posté par Roberto Ferrario

Car derrière les attaques PRETENDUMENT ANTISTALINIENNES on a les attaques simplement anticommunistes.

C’est vrais pour certaine attaques et les plus fréquent, mais a ne pas généralisé...

C’est a nous de donne des explication, des réponses, des solution et des alternative communiste aux concept et a les pratique "neo-staliniste" que en fin de conte n’ont rient a faire avec le communisme, et que on retrouve de plus en plus même dans les parti sociales-démocrates et bourgeoise ... ;-)

Et je pense que c’est légitime et juste que La Louve soulève cet débat, aujourd’hui et demain...

RF


Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!
10 mars 2010 - 13h43 - Posté par (k)G.B.

Quand on parle de Capitalisme, ou de Communisme, ou de changement de système, ou tout simplement de politique, plus les interlocuteurs sont fortunés et/ou incultes sur le plan historique, plus la probabilité pour qu’ils en viennent à dire Communisme = Goulag tend vers 1.

En somme, c’est une sorte de nouveau point Godwin.

(k)G.B.



Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags !!!!!
10 mars 2010 - 17h39 - Posté par

En somme, c’est une sorte de nouveau point Godwin.

Et bien souvent même pas le point Godwin.

Parce qu’ils enchaînent : Stalinisme = Gulag = Nazisme = KLG.

Et dans la foulée il te rajoutent une pincée de Shoah.

Après çà t’as plus qu’à porter un cierge au MEDEF et envoyer ton fils en Afghanistan défendre les "Valeurs de la République" ; ou si t’as la double nationalité, s’engager dans les IDF. ((- :

G.L.


Halte à la culpabilisation
10 mars 2010 - 18h42 - Posté par gb26100

"Du passé faisons table rase"dit l’Internationale. Et cependant la pratique du pouvoir n’est pas émancipatrice. Une minorité autoproclamée avant-garde se permet de dominer le peuple. Les révolutions doivent se refuser de soumettre le peuple dans leur pratique gouvernementale. Humaniste et autogestionnaire, le communisme a de l’avenir.

Au fait, les bourgeois affirment détenir le savoir économique et pourtant ils conduisent le monde à la catastrophe sociale et environnementale. On les laisse faire au non du renoncement. Ce printemps un peu tardif est l’occasion de semer les graines de la révolte ! Sana complexe.



Halte à la culpabilisation
11 mars 2010 - 18h40 - Posté par JdesP

Merci à LL d’ouvrir ce débat, et quand on me dit qu’attaquer le Capitalisme en avançant la part des conquêtes des travailleurs dits "occidentaux", qui doivent beaucoup à l’existence de l’URSS avec et sans Staline, "on" me taxe de "négationniste."
Beaucoup de nos avantages collectifs imposés par la Résistance communiste et mis en musique par le CNR en France, vient de la peur des bourgeoisies de l’URSS. Inspirée par le retentissement en France des victoires de l’URSS sur les dictatures de l’Est, sur le fascisme italien et le Nazisme allemand.
Excepté la Tchécoslovaquie, tous les pays de l’Est étaient sous dictature en 1939 et pratiquaient la persécution des Juifs et Tsiganes.
La France a failli devenir en 1945, un protectorat américain comme Haïti aujourd’hui, il s’en est fallu de peu.
La collaboration active du patronat avec le Pétainisme et le Nazisme (bien avant la guerre : "plutôt Hitler que le Front Populaire") enleva à la Bourgeoisie toute crédibilité pour "relever" la France...
Il fallut beaucoup plus qu’en 1917, de propagande, y compris mensongère pour casser l’image du "Bolchévick, le couteau entre les dents." L’image de démon absolu prêtée à Staline, parallèlement à celle d’Hitler devrait nous faire réfléchir quand on voit par exemple, 50 ans après sa mort, le montage dans la presse américaine des moustaches de Staline affubler le visage de Saddam Hussein, pour justifier l’invasion de l’Irak.
Que savons-nous réellement de notre Histoire ? Que savons nous du compteur des victimes du Capitalisme qui ne s’arrête pas de tourner aujourd’hui sans réelle résistance sauf en Amérique latine, car des "Historiens" nous ont martelé que nous étions à la "fin de l’Histoire" et qu’une certaine "Gauche" repue et corrompue l’a cru, jusqu’à l’enseigner à l’Université ? Pourquoi des historiens communistes furent-ils mis au ban pour avoir contesté cette domination du "sens commun", du prêt à penser, du conformisme marchand ? Si ce qu’écrit Annie Lacroix-Ritz est faux pourquoi censurer ses recherches ?
1984, le roman d’Orwell, ce serait le Stalinisme mais ce n’est pas la paranoïa et la brutalité US, la surveillance électronique, qui s’étendent sur toute la planète et acceptée le doigt sur la couture du pantalon par nos gouvernants Droite et Socialistes confondus ?
Staline un monstre ? Et tous ces massacreurs armés et protégés par les "amis" des pays "démocratiques" ?
Et cette "Europe" qui laisse massacrer, écraser, chasser les Palestiniens, on comprend qu’elle ne gêne en rien depuis son origine son maître américain, quelle différence avec cette "Europe" de Pétain qui se construisait sous les ordres du Nazisme en laissant massacrer, écraser, chasser des millions de gens hors de chez eux ?
Alors l’épouvantail Staline, regardons de plus près sur quel champ il fut planté, regardons sans le nier, ce qu’on a voulu nous dissimuler, ce qu’on nous a volé en l’agitant avec frénésie devant toute tentative d’organisation du prolétariat.
Les partis communistes furent en effet les ennemis les plus crédibles du système capitaliste, d’où cette haine pour le drapeau rouge.


Halte à la culpabilisation
11 mars 2010 - 21h13 - Posté par

C’est même pour ça que quand le Capitalisme triomphant a du se recréer un nouvel ennemi il a largement préféré créer un islamisme extrémiste, (Ou d’autres extrémismes religieux, c’est pas ce qui manque), quitte à bombarder y compris ceux qui sont chrétiens, ou athées, dans le coin, plutôt que de laisser se remettre en place des mouvements nationalistes ou révolutionnaires.

Tout ça après avoir grâce au "Communisme" Kissigerien de Khmers rouges et le capitalo-communisme chinois), tenté de discréditer définitivement l’appellation contrôlée).

C’est mieux pour eux des ennemis qui situent leur avenir après la mort, (Ca coûte rien au Capital impérial), que des prolos qui réclament leur dû sur cette terre, ou des nationalistes qui demandent à rester maîtres chez eux...

G.L.





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