A lire bien des commentaires, reviennent souvent, comment dire, cet esprit "hypercriticailleur" des français (et le PC c’est des pourris, et la LCR c’est de traitres, et de toute façons on l’aura dans le cul, et c’est le capitalisme qu’il faut abattre et patati et patata...) : Rien n’est jamais trop bel et bon pour certains, dans leur radicalité, leurs aspiration à la pureté politique. Mais pour terminer leur message dans une sorte de renoncement qui est tout bonnement un individualisme forcené, bien en accord avec l’esprit du temps (après tout ce n’est pas la politique qui met du gazole dans ma bagnole, ni ne paye mes traites). On a un raymond (LCR ?) , lui qui ne doute de rien, à la LO : ce serait très simple qu’un candidat anticapitaliste déclenche la révolution si le PCF n’était pas traitre (qui est en substance l’unique message stratégique - j’insiste sur ce caractère unique - de lutte ouvrière depuis 50 ans). Et qui pose comme préalable qu’il faut s’engager à s’abstenir au deuxième tour si le candidat "révolutionnaire" n’y est pas ! C’est du défaitisme pur et simple, c’est rouler directement pour Sarkozy, mais peu lui en chaut à ce si pur et si irresponsable "révolutionnaire"(quoique avec ce genre de gus, cà ferait plutôt peur à tout le monde la révolution).
Alors maintenant sur le fond : l’article - de militants et dirigeants de la LCR (ce n’est peut-être pas très explicite pour les non initiés) s’adresse et critique la direction majoritaire de la LCR, Besancenot/ Krivine/ Sabado... en ce qu’elle n’ pas rejoint "l’appel à des candidatures uniques antilibérales", signés par des dirigeants de la LCR,le "PCF" (est-ce officiellement la position de l’ensemble du Parti ?), le PRS et dibers nouveaux petits clubs issus des verts et du PS, et diverses personnalités (entre les verts, le PS et les refondateurs du PCF. Le texte de cet appel qui en appelle à l’ "urgence" est cependant plus un texte "agitatif" et "tacticien", qu’un texte programmatique. Ensuite il mêle la questions des législatives et celles de la Présidentielle, sans résoudre la question qu’à la Présidentielle, il n’y a normalement qu’un seul candidat et un seul (qui en général aspire à lui toute la nototiété, tout le contenu des messages délivrés etc.), et que c’est aussi cà qui fait difficulté. En l’état, sans clarification plus en avant, la LCR ne pourra pas signer cette appel, et il ne faut pas la prendre pour une "bille". Elle ne signera pas de chèque en blanc, pour qu’ensuite une campagne se déroule, où elle n’aura plus que ses colleurs d’affiche et quelques belles photos de "luttes" à fournir ! (et où le "think thank" sera confié à d’autres, aux actuelles signataires de l’appel par exemple qui conseilleront un Prince quelconque, Bové (c’est ce qu’ils préféreraient) ou Buffet (si le PCF qui a l’argent, la légitimité, les militants et les réseaux, les 500 signatures.. tape quand même un peu du poing sur la table).
La LCR a déjà vécu en 1988 la campagne dite "Juquin", qu’elle a soutenu à fond, de tous ses moyens d’alors. Parmi la plupart des signataires, pratiquement tous était de la campagne Juquin (le vert maire de l’ile saint-denis Michel Bourgain, par exemple, pour parler des moins connus). Et cà a donné quoi - au-delà du score piteux. Juquin a rallié les Verts (Waechter avait fait un bon score, c’était la "percée des écologistes", "ni gauche ni droite, avant d’être "et à gauche et à droite", puis "avec le PS social libéral toujours"), a piqué des voix à Lajoinie et puis plus rien.
La démarche de cet appel, n’est pas celle d’une "base" s’adressant au "sommet", mais celle de cadres intermédiaires et quasi professionnels de la politique, dont beaucoup sont de vieux routiers, qui ont navigué entre le PSU, le PCF, les Verts, le PS. Leurs injonctions comminatoires à l’égard de la LCR (et finalement au PCF lui-même si l’on réfléchit bien) ne peuvent être que contre-productives.
Les raisonnements implicites de beaucoup (dans cet appel, et dans les commentaires de ce fil), c’est que le PCF serait faible (3,5% des élections de 2002 comme il est rappelé) et que la LCR sont peut-être de bons syndicalistes, mais des billes politiques. Et que eux sont évidemment de bonnes têtes politiques qui comprennent les rapports de force et ce "qui est possible de ce qui ne l’est pas", autrement dit qu’il faut quand même se mettre sous un parapluie socialiste. Avec ce genre de raisonnement tronqué et faux, leur "candidature unitaire" fera un misérable "moins de 10%" ; sera une bouillie programmatique qui n’intéressera personne (au-delà de la masse électorale oscillant depuis toujours entre le PS et "autre chose à gauche") ; que leur discours sera si réformiste et si incolore, inodore et sans saveur, que le vote utile PS dès le premier tour jouera à fond (quitte à voter réformiste, autant voter pour celui qui aura le fauteuil et pas le strapontin). Avec ce genre de candidature, alors la LCR aurait raison de pratiquer le "wait & see", de présenter Besancenot, qui aurait entière liberté de parole (et les 500 voix), qui ferait 1%, peut-être, mais qui s’en fout, parce que la campagne serait simplement l’occasion de "mettre de l’huile sur le feu médiatique" des campagnes électorales bidon "latino-américaines" de la Vème république. Encore une fois, la LCR est un courant qui a 70 ans d’histoire (et à l’échelle internationale, ils ont parfois participé à des gouvernements révolutionnaires, en Asie et en Amérique latine), ce courant raisonne aussi dans les temps lents" et les "temps longs", et l’agitation pressée d’individus qui changent tous les 5 ans de ligne et de valeurs, dont certains ne cachent pas leur impatience à trouver un statut social enfin plus conforme à leur si grande capacité, ne les émeut guère.
Je pense que la direction du PCF (et des trois courants dits "orthodoxes" ou "fundis" ou "communistes maintenus", à l’exclusion des Hueistes) ne veut pas non plus se laisser embarquer dans n’importe quelle aventure à la Juquin. Marie Georges Buffet et la direction savent, que même tout seul ils feront un bon score (par rapport à 1995 et 2002). Le PCF a encore beaucoup d’adhérents ( 46 000 votants au dernier congrès), de très nombreux cadres syndicaux, influents et écoutés. des appareils municipaux, qui, même s’ils sont en difficulté (crise des banlieues, difficultés financières provoquées par l’Etat et l’Europe, la paupérisation des quartiers) sont encore là, des centaines de milliers de sympathisants actifs et fidèles (le parti reste une famille spirituelle, à laquelle on a un attachement sentimental, quoiqu’il en ait été des aléas de l’histoire) ; des réseaux dans le monde artistique et culturel (EG d ela culture etc.), dans celui de l’Education populaire et du monde sportif etc. Il est aussi un parti parlementaire actif, avec des gens ayant l’expérience de l’appareil d’Etat. Bref c’ets un parti avec un potentiel énorme, sous-représenté aujourd’hui (dans les scrutins, comme dans les sondages). Pour ne prendre qu’une image, dans de bonnes conditions, c’est le seul parti à gauche (à part le PS et sa puissance financière et institutionnelle - 21 régions sur 22 !) qui serait capable de tenir un meeting de 40 000 ou 50 000 personnes.
Alors en conclusion, je répète l’hypothèse des 3B en la précisant. C’est Buffet qui est la candidate officielle (déjà parce que c’est elle qui amème les 3000 signatures de maires : qui, publiées, sont un appel à voter contre les Institutions anti-démocratiques de la Vème ; déjà pour commencer on affiche la couleur "rupturiste"). Un accord programmatique et organisationnel (quant aux modalités de campagne) très précis - établi "au sommet" (et pas dans un "think thank", une réunion de chapelles ou par les cadres intermédiaires qui n’en ont pas la légitimité démocratique) entre les trois composantes : PCF, LCR, Bové qui a structuré ses amis. (et le PRS s’il veut faire partie du lot : mais alors il faut a minima qu’il souscrive à 100% au programme de Buffet, qui en la matière est un programme "minimaliste" (trop à mon goût : il faut accentuer sur l’axe stratégique de l’extension des services publics en leur donnant un contenu : Nationalisations démocratiques ; Cà déclenchera l’ire et le sarcasme des grands prêtres du système industriel de l’opinion publique, mais justement c’est cette affrontement frontal pour l’hégémonie culturelle qu’il faut mener , et ne pas capituler d’avance) ; et n’oublions pas que les nouveaux trucs "convergence machin", PRS.. sont des contructions toutes récentes de gens qui viennent de sortir des partis traditionnels PS et PC, sans assises ni base populaire). Alors une vraie dynamique populaire à la base peut commencer à s’enclencher (les états -généraux, les cahiers de doléances sectoriels , l’affirmation de la dimension transnationale du projet, européenne et internationale, les comités de soutien à la base etc.) : elle s’appuiera sur des luttes qui vont resurgir (peut-être dès cet été, à coup sûr à l’automne), et sans "récup" puisque le PCF et la LCR sont internes à ces luttes (on l’a encore vérifié au moment de la lutte anti-CPE : "rêve générale" et l’autocollant LCR étaient porté par tout le monde dans les facs et les manifs - et malgré tous les efforts pathétiques du PS, des verts et de LO, ceux-ci sont restés extérieurs au mouvement).
Le plus gros effort (d’audace, d’intelligence, d’imagination) à fournir ce sera finalement au PCF de le faire. Si il dit clairement à la LCr et à Bové qu’il veut une candidature "pluriel" (je sais le mot est maudit, mais je le dis avec ironie), à trois, dans un vrai partage démocratique des tâches et des apparitions, avec un effort de convergences programmatiques, et donc de concessions et compromis mutuels, alors Bové et la LCR seront enthousiastes. Et encore une fois, les 15%, sur un programme anti-capitaliste clair et très pédagogiquement développé pendant 6 ou 8 mois de campagne "au raz du bitume", ce sera une profonde victoire de débouchés politiques des luttes menées contre la régression anti-sociale néo-libérale depuis 2003 (bataille sur les retraites). Qui contribuera puissamment, et à la défaite de la droite et de l’extrême droite, et à l’établissement d’un rapport de force plus favorable aux travailleurs face à la mondialisation néo-capitaliste et sa gestion "sociale" libérale.
ANONYME
A lire bien des commentaires, reviennent souvent, comment dire, cet esprit "hypercriticailleur" des français (et le PC c’est des pourris, et la LCR c’est de traitres, et de toute façons on l’aura dans le cul, et c’est le capitalisme qu’il faut abattre et patati et patata...) : Rien n’est jamais trop bel et bon pour certains, dans leur radicalité, leurs aspiration à la pureté politique. Mais pour terminer leur message dans une sorte de renoncement qui est tout bonnement un individualisme forcené, bien en accord avec l’esprit du temps (après tout ce n’est pas la politique qui met du gazole dans ma bagnole, ni ne paye mes traites). On a un raymond (LCR ?) , lui qui ne doute de rien, à la LO : ce serait très simple qu’un candidat anticapitaliste déclenche la révolution si le PCF n’était pas traitre (qui est en substance l’unique message stratégique - j’insiste sur ce caractère unique - de lutte ouvrière depuis 50 ans). Et qui pose comme préalable qu’il faut s’engager à s’abstenir au deuxième tour si le candidat "révolutionnaire" n’y est pas ! C’est du défaitisme pur et simple, c’est rouler directement pour Sarkozy, mais peu lui en chaut à ce si pur et si irresponsable "révolutionnaire"(quoique avec ce genre de gus, cà ferait plutôt peur à tout le monde la révolution).
Alors maintenant sur le fond : l’article - de militants et dirigeants de la LCR (ce n’est peut-être pas très explicite pour les non initiés) s’adresse et critique la direction majoritaire de la LCR, Besancenot/ Krivine/ Sabado... en ce qu’elle n’ pas rejoint "l’appel à des candidatures uniques antilibérales", signés par des dirigeants de la LCR,le "PCF" (est-ce officiellement la position de l’ensemble du Parti ?), le PRS et dibers nouveaux petits clubs issus des verts et du PS, et diverses personnalités (entre les verts, le PS et les refondateurs du PCF. Le texte de cet appel qui en appelle à l’ "urgence" est cependant plus un texte "agitatif" et "tacticien", qu’un texte programmatique. Ensuite il mêle la questions des législatives et celles de la Présidentielle, sans résoudre la question qu’à la Présidentielle, il n’y a normalement qu’un seul candidat et un seul (qui en général aspire à lui toute la nototiété, tout le contenu des messages délivrés etc.), et que c’est aussi cà qui fait difficulté. En l’état, sans clarification plus en avant, la LCR ne pourra pas signer cette appel, et il ne faut pas la prendre pour une "bille". Elle ne signera pas de chèque en blanc, pour qu’ensuite une campagne se déroule, où elle n’aura plus que ses colleurs d’affiche et quelques belles photos de "luttes" à fournir ! (et où le "think thank" sera confié à d’autres, aux actuelles signataires de l’appel par exemple qui conseilleront un Prince quelconque, Bové (c’est ce qu’ils préféreraient) ou Buffet (si le PCF qui a l’argent, la légitimité, les militants et les réseaux, les 500 signatures.. tape quand même un peu du poing sur la table).
La LCR a déjà vécu en 1988 la campagne dite "Juquin", qu’elle a soutenu à fond, de tous ses moyens d’alors. Parmi la plupart des signataires, pratiquement tous était de la campagne Juquin (le vert maire de l’ile saint-denis Michel Bourgain, par exemple, pour parler des moins connus). Et cà a donné quoi - au-delà du score piteux. Juquin a rallié les Verts (Waechter avait fait un bon score, c’était la "percée des écologistes", "ni gauche ni droite, avant d’être "et à gauche et à droite", puis "avec le PS social libéral toujours"), a piqué des voix à Lajoinie et puis plus rien.
La démarche de cet appel, n’est pas celle d’une "base" s’adressant au "sommet", mais celle de cadres intermédiaires et quasi professionnels de la politique, dont beaucoup sont de vieux routiers, qui ont navigué entre le PSU, le PCF, les Verts, le PS. Leurs injonctions comminatoires à l’égard de la LCR (et finalement au PCF lui-même si l’on réfléchit bien) ne peuvent être que contre-productives.
Les raisonnements implicites de beaucoup (dans cet appel, et dans les commentaires de ce fil), c’est que le PCF serait faible (3,5% des élections de 2002 comme il est rappelé) et que la LCR sont peut-être de bons syndicalistes, mais des billes politiques. Et que eux sont évidemment de bonnes têtes politiques qui comprennent les rapports de force et ce "qui est possible de ce qui ne l’est pas", autrement dit qu’il faut quand même se mettre sous un parapluie socialiste. Avec ce genre de raisonnement tronqué et faux, leur "candidature unitaire" fera un misérable "moins de 10%" ; sera une bouillie programmatique qui n’intéressera personne (au-delà de la masse électorale oscillant depuis toujours entre le PS et "autre chose à gauche") ; que leur discours sera si réformiste et si incolore, inodore et sans saveur, que le vote utile PS dès le premier tour jouera à fond (quitte à voter réformiste, autant voter pour celui qui aura le fauteuil et pas le strapontin). Avec ce genre de candidature, alors la LCR aurait raison de pratiquer le "wait & see", de présenter Besancenot, qui aurait entière liberté de parole (et les 500 voix), qui ferait 1%, peut-être, mais qui s’en fout, parce que la campagne serait simplement l’occasion de "mettre de l’huile sur le feu médiatique" des campagnes électorales bidon "latino-américaines" de la Vème république. Encore une fois, la LCR est un courant qui a 70 ans d’histoire (et à l’échelle internationale, ils ont parfois participé à des gouvernements révolutionnaires, en Asie et en Amérique latine), ce courant raisonne aussi dans les temps lents" et les "temps longs", et l’agitation pressée d’individus qui changent tous les 5 ans de ligne et de valeurs, dont certains ne cachent pas leur impatience à trouver un statut social enfin plus conforme à leur si grande capacité, ne les émeut guère.
Je pense que la direction du PCF (et des trois courants dits "orthodoxes" ou "fundis" ou "communistes maintenus", à l’exclusion des Hueistes) ne veut pas non plus se laisser embarquer dans n’importe quelle aventure à la Juquin. Marie Georges Buffet et la direction savent, que même tout seul ils feront un bon score (par rapport à 1995 et 2002). Le PCF a encore beaucoup d’adhérents ( 46 000 votants au dernier congrès), de très nombreux cadres syndicaux, influents et écoutés. des appareils municipaux, qui, même s’ils sont en difficulté (crise des banlieues, difficultés financières provoquées par l’Etat et l’Europe, la paupérisation des quartiers) sont encore là, des centaines de milliers de sympathisants actifs et fidèles (le parti reste une famille spirituelle, à laquelle on a un attachement sentimental, quoiqu’il en ait été des aléas de l’histoire) ; des réseaux dans le monde artistique et culturel (EG d ela culture etc.), dans celui de l’Education populaire et du monde sportif etc. Il est aussi un parti parlementaire actif, avec des gens ayant l’expérience de l’appareil d’Etat. Bref c’ets un parti avec un potentiel énorme, sous-représenté aujourd’hui (dans les scrutins, comme dans les sondages). Pour ne prendre qu’une image, dans de bonnes conditions, c’est le seul parti à gauche (à part le PS et sa puissance financière et institutionnelle - 21 régions sur 22 !) qui serait capable de tenir un meeting de 40 000 ou 50 000 personnes.
Alors en conclusion, je répète l’hypothèse des 3B en la précisant. C’est Buffet qui est la candidate officielle (déjà parce que c’est elle qui amème les 3000 signatures de maires : qui, publiées, sont un appel à voter contre les Institutions anti-démocratiques de la Vème ; déjà pour commencer on affiche la couleur "rupturiste"). Un accord programmatique et organisationnel (quant aux modalités de campagne) très précis - établi "au sommet" (et pas dans un "think thank", une réunion de chapelles ou par les cadres intermédiaires qui n’en ont pas la légitimité démocratique) entre les trois composantes : PCF, LCR, Bové qui a structuré ses amis. (et le PRS s’il veut faire partie du lot : mais alors il faut a minima qu’il souscrive à 100% au programme de Buffet, qui en la matière est un programme "minimaliste" (trop à mon goût : il faut accentuer sur l’axe stratégique de l’extension des services publics en leur donnant un contenu : Nationalisations démocratiques ; Cà déclenchera l’ire et le sarcasme des grands prêtres du système industriel de l’opinion publique, mais justement c’est cette affrontement frontal pour l’hégémonie culturelle qu’il faut mener , et ne pas capituler d’avance) ; et n’oublions pas que les nouveaux trucs "convergence machin", PRS.. sont des contructions toutes récentes de gens qui viennent de sortir des partis traditionnels PS et PC, sans assises ni base populaire). Alors une vraie dynamique populaire à la base peut commencer à s’enclencher (les états -généraux, les cahiers de doléances sectoriels , l’affirmation de la dimension transnationale du projet, européenne et internationale, les comités de soutien à la base etc.) : elle s’appuiera sur des luttes qui vont resurgir (peut-être dès cet été, à coup sûr à l’automne), et sans "récup" puisque le PCF et la LCR sont internes à ces luttes (on l’a encore vérifié au moment de la lutte anti-CPE : "rêve générale" et l’autocollant LCR étaient porté par tout le monde dans les facs et les manifs - et malgré tous les efforts pathétiques du PS, des verts et de LO, ceux-ci sont restés extérieurs au mouvement).
Le plus gros effort (d’audace, d’intelligence, d’imagination) à fournir ce sera finalement au PCF de le faire. Si il dit clairement à la LCr et à Bové qu’il veut une candidature "pluriel" (je sais le mot est maudit, mais je le dis avec ironie), à trois, dans un vrai partage démocratique des tâches et des apparitions, avec un effort de convergences programmatiques, et donc de concessions et compromis mutuels, alors Bové et la LCR seront enthousiastes. Et encore une fois, les 15%, sur un programme anti-capitaliste clair et très pédagogiquement développé pendant 6 ou 8 mois de campagne "au raz du bitume", ce sera une profonde victoire de débouchés politiques des luttes menées contre la régression anti-sociale néo-libérale depuis 2003 (bataille sur les retraites). Qui contribuera puissamment, et à la défaite de la droite et de l’extrême droite, et à l’établissement d’un rapport de force plus favorable aux travailleurs face à la mondialisation néo-capitaliste et sa gestion "sociale" libérale.
ANONYME