Les échanges d’amabilités entre deux militants de la Ligue et du PCF ne font pas avancer le débat à mon avis... (et pourtant, je suis à la LCR, et convaincu de la justesse de la position de la Ligue actuellement...).
J’en reviens à ma question plus haut : tout le monde, des millions de personnes, "encartées" nulle part, ou au PCF, ou à la LCR, ou à MARS, ou à PRS, ou aux Alternatifs, etc., souhaite qu’un rassemblement antilibéral unitaire puisse se faire.
Se faire, ok, mais sur un programme politique.
Bien. Jusque là, tout le monde est d’accord.
Comme cadre politique, on a la Charte, amendée, travaillée, etc., par toutes les composantes y compris la LCR.
Quand la LCR exprime ses réserves, par rapport au contenu politique d’un nouvel appel (initié par 4 personnes dans l’arrière-salle d’une brasserie...comme dynamique large et unitaire, on a vu mieux...à comparer par exemple avec le travail fait sur la Charte...), on crie à la trahison et au fétichisme de parti.
Quand le PCF déclare partout que la meilleure candidature unitaire serait celle de MGB, tout va bien.
Quand la LCR ne rate aucune des réunions de Copernic pour discuter en profondeur du programme, mais que le PCF ne vient plus depuis des mois, tout va bien. Ca ne choque personne.
Quand la LCR envoie je ne sais plus combien de lettres à la direction du PCF, aux militant-e-s du PCF, des contributions à chaque réunion nationale des collectifs, propose une page entière dans Rouge à MGB, et que le PCF ne répond pas, tout va bien. C’est juste la LCR qui est sectaire.
Quand la LCR propose de rassembler, en plein mouvement du CPE, tous les partis de gauche, y compris le PS, dans le cadre d’une lutte (et non pas d’un gouvernement), pour faire un grand meeting commun de la gauche. PCF et PS refusent. (tous les autres ont accepté, mais le poids des deux refus a pesé pour que ce meeting ne se fasse pas...). Là encore, aucun problème...
Quand la LCR propose au PCF de se réunir pour mettre carte sur table sur nos désaccords (les institutions, l’écologie, etc., 9 thèmes en tout), le PCF ne vient pas.
Par contre, le PCF va à la réunion du 8 février avec comme point à l’ordre du jour, des discussions programmatiques avec le PS (ce qui ne veut pas dire quand même, précisions-le, que le PCF a signé quoi que ce soit comme accord gouvernemental avec le PS).
Discuter programme avec la LCR : absence.
Discuter programme avec le PS : on se bouscule au portillon.
On continue dans la joie et la bonne humeur : la LCR est frileuse et sort de la dynamique unitaire.
Quand sort le nouvel appel pour des candidatures unitaires, il y a une phrase qui expose clairement : "le ou la candidate ne pourra pas être issu-e de la LCR ou du PCF".
La LCR répond : pas de problème, on peut signer un texte qui dit cela, nous ne sommes pas crispés sur OB, l’important, c’est le contenu et si le ou la candidat-e n’est pas de la LCR, aucun problème.
Le PCF scandalisé réclame la suppression de cette phrase, qui est illico supprimée.
Qui défend ses intérêts de boutique ici ?
La LCR, par contre, exprime ses grandes réserves sur la fameuse phrase (en dessous même du contenu de l’ancien appel dit du Lundi), "on ne participera pas à un gouvernement dominé par le social-libéralisme", phrase sujette à tout type d’interprétation (cf. exemple donné plus haut : si sur 25 ministres seuls 5 sont sociaux-libéraux, on peut participer, même si ce sont les 5 principaux portefeuilles ?).
Les initiateurs de l’appel répondent : "désolé, on ne peut pas clarifier cette phrase, cela ferait partir le PCF".
Donc si la LCR part, c’est pas grave...
Mais bon, encore une fois, c’est la LCR qui est sectaire et hors cadre de la dynamique...
Tout cela ne veut évidemment pas dire que le PCF a tous les torts et que tout est de sa faute, simplement que, dans le cadre actuel des institutions, il est normal, compréhensible, que le PCF soit quasiment obligé, malgré la réelle volonté d’une majorité de ses militant-e-s de base, de donner des gages au PS pour sauvegarder ses élu-e-s (15 000 élu-e-s sur un parti de 45 000, ça pèse quand même...).
Il faudrait un courage politique énorme (et je serais le premier à saluer debout le geste) pour que le PCF dise "nos élu-e-s, on a confiance, on les gardera grâce à notre politique, et non par accord de désistement avec le PS, et si on les perds tous, tant pis, on aura été droits dans nos bottes".
Mais les exemples ci-dessus montrent malheureusement que la direction du PCF (pas ses milliers de militant-e-s) ne veut pas, ne peut pas clarifier cette question, et, en dehors des discours dans l’Huma, dans les actes concrets de la direction sur l’avancée unitaire du programme (pas de la question du nom de la candidature...), la direction du PCF recule.
Toutes et tous ensemble dans la même voiture, si l’un des passagers dit "attention, là, il y a peut-être un obstacle et on peut risquer l’accident", est-ce le passager qui est fautif et il faut continuer à foncer comme si de rien n’était, ou bien au contraire, parce qu’on aura évité l’accident, parce qu’on aura tout mis sur la table, toutes les interrogations (celle de la LCR, mais aussi celles de toutes et tous), qu’on pourra avancer uni-e-s sur un vrai programme de rupture avec tous les libéralismes ?
Les échanges d’amabilités entre deux militants de la Ligue et du PCF ne font pas avancer le débat à mon avis... (et pourtant, je suis à la LCR, et convaincu de la justesse de la position de la Ligue actuellement...).
J’en reviens à ma question plus haut : tout le monde, des millions de personnes, "encartées" nulle part, ou au PCF, ou à la LCR, ou à MARS, ou à PRS, ou aux Alternatifs, etc., souhaite qu’un rassemblement antilibéral unitaire puisse se faire.
Se faire, ok, mais sur un programme politique.
Bien. Jusque là, tout le monde est d’accord.
Comme cadre politique, on a la Charte, amendée, travaillée, etc., par toutes les composantes y compris la LCR.
Quand la LCR exprime ses réserves, par rapport au contenu politique d’un nouvel appel (initié par 4 personnes dans l’arrière-salle d’une brasserie...comme dynamique large et unitaire, on a vu mieux...à comparer par exemple avec le travail fait sur la Charte...), on crie à la trahison et au fétichisme de parti.
Quand le PCF déclare partout que la meilleure candidature unitaire serait celle de MGB, tout va bien.
Quand la LCR ne rate aucune des réunions de Copernic pour discuter en profondeur du programme, mais que le PCF ne vient plus depuis des mois, tout va bien. Ca ne choque personne.
Quand la LCR envoie je ne sais plus combien de lettres à la direction du PCF, aux militant-e-s du PCF, des contributions à chaque réunion nationale des collectifs, propose une page entière dans Rouge à MGB, et que le PCF ne répond pas, tout va bien. C’est juste la LCR qui est sectaire.
Quand la LCR propose de rassembler, en plein mouvement du CPE, tous les partis de gauche, y compris le PS, dans le cadre d’une lutte (et non pas d’un gouvernement), pour faire un grand meeting commun de la gauche. PCF et PS refusent. (tous les autres ont accepté, mais le poids des deux refus a pesé pour que ce meeting ne se fasse pas...). Là encore, aucun problème...
Quand la LCR propose au PCF de se réunir pour mettre carte sur table sur nos désaccords (les institutions, l’écologie, etc., 9 thèmes en tout), le PCF ne vient pas.
Par contre, le PCF va à la réunion du 8 février avec comme point à l’ordre du jour, des discussions programmatiques avec le PS (ce qui ne veut pas dire quand même, précisions-le, que le PCF a signé quoi que ce soit comme accord gouvernemental avec le PS).
Discuter programme avec la LCR : absence.
Discuter programme avec le PS : on se bouscule au portillon.
On continue dans la joie et la bonne humeur : la LCR est frileuse et sort de la dynamique unitaire.
Quand sort le nouvel appel pour des candidatures unitaires, il y a une phrase qui expose clairement : "le ou la candidate ne pourra pas être issu-e de la LCR ou du PCF".
La LCR répond : pas de problème, on peut signer un texte qui dit cela, nous ne sommes pas crispés sur OB, l’important, c’est le contenu et si le ou la candidat-e n’est pas de la LCR, aucun problème.
Le PCF scandalisé réclame la suppression de cette phrase, qui est illico supprimée.
Qui défend ses intérêts de boutique ici ?
La LCR, par contre, exprime ses grandes réserves sur la fameuse phrase (en dessous même du contenu de l’ancien appel dit du Lundi), "on ne participera pas à un gouvernement dominé par le social-libéralisme", phrase sujette à tout type d’interprétation (cf. exemple donné plus haut : si sur 25 ministres seuls 5 sont sociaux-libéraux, on peut participer, même si ce sont les 5 principaux portefeuilles ?).
Les initiateurs de l’appel répondent : "désolé, on ne peut pas clarifier cette phrase, cela ferait partir le PCF".
Donc si la LCR part, c’est pas grave...
Mais bon, encore une fois, c’est la LCR qui est sectaire et hors cadre de la dynamique...
Tout cela ne veut évidemment pas dire que le PCF a tous les torts et que tout est de sa faute, simplement que, dans le cadre actuel des institutions, il est normal, compréhensible, que le PCF soit quasiment obligé, malgré la réelle volonté d’une majorité de ses militant-e-s de base, de donner des gages au PS pour sauvegarder ses élu-e-s (15 000 élu-e-s sur un parti de 45 000, ça pèse quand même...).
Il faudrait un courage politique énorme (et je serais le premier à saluer debout le geste) pour que le PCF dise "nos élu-e-s, on a confiance, on les gardera grâce à notre politique, et non par accord de désistement avec le PS, et si on les perds tous, tant pis, on aura été droits dans nos bottes".
Mais les exemples ci-dessus montrent malheureusement que la direction du PCF (pas ses milliers de militant-e-s) ne veut pas, ne peut pas clarifier cette question, et, en dehors des discours dans l’Huma, dans les actes concrets de la direction sur l’avancée unitaire du programme (pas de la question du nom de la candidature...), la direction du PCF recule.
Toutes et tous ensemble dans la même voiture, si l’un des passagers dit "attention, là, il y a peut-être un obstacle et on peut risquer l’accident", est-ce le passager qui est fautif et il faut continuer à foncer comme si de rien n’était, ou bien au contraire, parce qu’on aura évité l’accident, parce qu’on aura tout mis sur la table, toutes les interrogations (celle de la LCR, mais aussi celles de toutes et tous), qu’on pourra avancer uni-e-s sur un vrai programme de rupture avec tous les libéralismes ?