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> Grave erreur de la LCR

28 mai 2006, 19:45

JE SOUSCRIS...

Pleinement à la 2° partie de ton intervention et sur le rôle étrangement sousestimé du mouvement social dans l’émergence des compétences pour le changement, entre autres.
Je milite depuis longtemps pour une démocratie directe pour compléter une démocratie représentative réhabilitée (car aujourd’hui elle est l’otage de l’exécutif), et c’est ma conception du communisme autogestionnaire, pour faire un peu (trop) vite.
Cela suppose de gagner de nouveaux droits individuels et collectifs dans les entreprises, les quartiers, les campagnes, etc.

Quant à ton autocritique du PCF par rapport à la gauche plurielle, la méconnaissance des textes n’est pas un argument acceptable. Certes, nous ne passons pas notre temps à battre notre coulpe. Nous sommes tellement engagés dans le mouvement social que peu de temps et de forces nous restent pour autre chose. De même, les médias (le contraire serait étonnant !) ne portent pas nos réflexions sur la place publique, ce qui nous permettrait de faire des économies de propagande...

Particulièrement, j’ai adhéré en juillet 1968 après avoir vécu le mouvement social de décembre 1967 (grève des mineurs... eh oui, çà existait à l’époque !) à fin juin 1968 (en passant par les manifs contre la guerre du VietNam ;, etc.). Dans les années qui ont suivi, les événements nous montraient qu’avec un parti communiste influent, la gauche était réellement en passe d’ "arriver aux affaires" (on a même failli avoir une majorité à gauche avec un parti communiste dominant cette gauche dans les années 1977-78 lors des municipales puis des législatives !). Il fallait trouver "une méthode" pour dépasser les buttoirs que nous mettaient les forces conservatrices (dans tous les sens du terme). Il y a eu des tentatives jusqu’en 1981 où cela a apparemment "marché" (sans jeu de mot avec Marchais, svp !)...
Puis le PCF a lentement décliné, puis un peu moins lentement, mais il restait toujours, dans une gauche faisant jeu égal avec la droite, une forte minorité proche de 20% résolument anti-capitaliste... Dans le même temps le monde a changé et a interpellé notre identité de communistes... au point que beaucoup pensaient plus ou moins sincèrement que le "communisme" n’avait plus d’avenir...

C’était un peu vite oublier que là où l’injustice et l’injustice sociale demeurent, le communisme a des réponses à donner. C’était aussi oublier notre Histoire de France et ses authentiques précurseurs du communisme avec l’un des plus grands comme Baboeuf...
S’il existe aujourd’hui des réponses, c’est bien parce que notre génération a posé les questions et s’est sali les mains. Collectivement, plus ou moins volontairement, nous avons à peu près tout essayé...
Nous savons que le mouvement social, combiné - et non assujetti - au processus politique de la démocratie représentative, les 2 s’interpénétrant et s’interpellant pour se répondre en permanence, sont nécessaires pour passer à une nouvelle étape d’organisation du vivre ensemble.

C’est pourquoi, nous sommes si peu empressés à la recherche "de la/du sauveur suprême" (on a eu Mitterrand déjà sous De Gaulle, qu’on croyait mangeant dans nos mains !!!) et que nous misons à fond sur le mouvement social, les Comités Unitaires et par là l’émergence des meilleurs porte paroles.
Nous en sommes là et c’est malheureusement après un cheminement bien lent de plus de 20 années.

Nous en sommes, manches relevées, résolument et honnêtement.
Nous aussi, "nous n’avons à perdre que nos chaînes", pour employer une image un peu grandiloquente...

NOSE DE CHAMPAGNE