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100 000 demandeurs d’emploi confiés au privé par l’Unedic

Publie le jeudi 7 septembre 2006 par Open-Publishing
4 commentaires

de Rémi Barroux

Dix-sept sociétés ou associations ont été retenues par l’Unedic pour accompagner le retour à l’emploi des chômeurs indemnisés. Après plusieurs expérimentations portant sur quelques milliers de personnes - dont certaines sont toujours en cours -, l’organisme de l’assurance-chômage a franchi un nouveau pas dans le sens d’un recours au privé.

A partir du 1er novembre, et pour une durée d’un an, 46 000 demandeurs d’emploi seront suivis, répartis cette fois nationalement sur vingt-cinq bassins d’emploi. Ce dispositif sera conduit durant deux ans auprès de 100 000 personnes, soit un marché d’environ 168 millions d’euros. Le conseil d’administration de l’Unedic, composé des représentants des syndicats et du patronat, doit se prononcer, vendredi 8 septembre, sur le choix de ces prestataires.

143 organismes ont répondu à l’appel d’offres qui s’est clos le 16 août. Parmi les sélectionnés, on retrouve notamment ceux qui conduisent les expérimentations actuelles et des sociétés d’intérim qui souhaitent se positionner de plus en plus sur cette activité, un marché très prometteur : Ingeus, Altedia, BPI, Adecco, Creyf’s, l’APEC, Vedior, JBL Consultants, l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique), SODIE, mais aussi les chambres de commerce et d’industrie de Bordeaux, de Toulouse ou encore la Boutique de gestion d’Ile-de-France...

Les lots concernent 41 000 allocataires relevant de quinze Assedic pour un "accompagnement renforcé" - suivi permanent avec un rendez-vous par semaine au moins -, 1 000 (sur six Assedic) pour un "accompagnement intensif" - le demandeur d’emploi est tenu d’être présent quatre jours par semaine dans les locaux de l’organisme -, 1 500 "cadres seniors" et 2 500 chômeurs "repreneurs ou créateurs d’entreprise".

NOUVEL APPEL D’OFFRES

Selon le document discuté par les partenaires sociaux, vendredi, le coût moyen du suivi d’un chômeur par ces organismes privés serait de 3 400 euros, quand l’ANPE évalue le suivi "classique" par ses services à 650 euros et sa formule d’"accompagnement renforcé" autour de 1 200 euros, "pour une efficacité comparable", affirme son directeur général Christian Charpy. La concurrence existe donc et le débat n’est pas clos sur la nécessité pour l’Unedic de se tourner vers des prestataires privés.

Par ailleurs, selon une information parue dans Les Echos du mercredi 6 septembre, l’Unedic lancerait un nouvel appel d’offres destinés au suivi des bénéficiaires d’une convention de reclassement personnalisé (CRP), un dispositif créé par la loi de cohésion sociale de janvier 2005, destiné aux licenciés économiques dans les entreprises de moins de 1 000 salariés.

http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Messages

  • tout les moyens sont bon pour radier les chomeurs ,le probleme se n’est pas aider les chomeurs à trouver un emploi mais fabriquer des emplois pour des chomeurs .les beseins sont partout
    mais c’est vrais la volenté de casser est là aussi les chomeurs ne se défendent pas sérieusement
    tout ses sommes qui vont etre distrubiés à ses organismes qui ont était choisie par le gouvernement ce sont l’argent des chomeurs et des salarié.
    quand on joue le mouton on sera dévorer par les loups.

    • Et bien voilà c’est officiel, nous chômeurs sommes rentrés sur le marché des biens consommables, à défaut d’être des travailleurs nous sommes devenus des produits, nous serons peut être élus produit de l’année ! qui sait ?
      Je crois bien qu’il nous faudra lâcher le circuit anpe et autres si nous voulons vraiment trouver ou retrouver un emploi. De toute façon les résultats le prouvent à juste titre c’est bien hors de l’anpe que vous trouvez de l’emploi, pour l’instant les minutes précieuses passées dans les locaux des institutions et boîtes en tout genre sont des minutes en moins pour la recherche d’un emploi.
      Et si nous réagissons si peu devant cette grande illusion qu’est l’aide à l’emploi, c’est bien parceque tous occupés et dans une survie, on ne peut pas tout faire.
      En attendant je vois les rendez-vous : je suppose qu’après avoir réappris à faire une lettre de motivation et un cv, nous allons réapprendre à faire des lettres de motivations et des cv, cela nous changera !!!
      Et nous nous entendrons dire que nous ne savons pas nous vendre !
      Il serait bon de nous remercier pour avoir générer autant d’emplois ...
      Boîtes de formation incompétantes, responsables de suivis pour la recherche d’un emploi, conseillers, conseillers techniques, ect
      Tout un tas de gens qui sans nous seraient sans travail, effectivement ils n’ont pas d’intérêt à nous aider réellement, car si nous diminuons, ils n’ont plus de raison d’être.
      Bien à nous finalement de réagir maintenant au lieu de continuer à nourrir ce système perverti.

  • La CFDT qui gère l’unedic est un syndicat COLLABO.
    En cas de troubles dans le pays, on trouverait ces gens parmis les oppresseurs !

  • Bonjour,

    Jai lu votre article avec intérêt. Je suix moi-même chômeur. Je souhaiterai bénéficier de cette méthode "miraculeuse" de reclassement. Pourriez vous m’indiquer les coordonnées des organiemes qui interviennent sur le Loiret (45).
    Merci de votre aide

    gerard.pouey@laposte.net