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Après les manifestations de Strasbourg, non à la justice du bouc émissaire

Publie le jeudi 23 avril 2009 par Open-Publishing
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Communiqué du NPA

Non à la justice du bouc émissaire, libération immédiate des 11 manifestants anti-OTAN détenus à Strasbourg !

Un mois après la manifestation anti OTAN de Strasbourg, l’Etat entend régler ses comptes avec une partie du mouvement anti-guerre les 5 et 12 mai prochains.

Après avoir distribué des peines particulièrement lourdes - 3 à 6 mois fermes - à l’occasion des comparutions immédiates du 7 avril, la justice s’acharne sur quelques manifestants pris au hasard des contrôles, dont elle voudrait faire des boucs émissaires.

Cette mascarade judiciaire a pour but essentiel d’instaurer la division au sein des opposants à l’OTAN, de dresser un rideau de fumée sur l’écrasante responsabilité du gouvernement dans les violences bien réelles qu’ont subies des milliers de manifestants délibérément agressés par la police.
A l’heure où de nombreux témoignages viennent contredire les versions policières des événements (complaisamment étalées dans certains médias), alors que des pétitions de strasbourgeois révoltés par l’attitude des autorités circulent, et que des habitants du quartier du Port du Rhin « pris en otage, sacrifiés OTAN » manifestent leur colère, seule la constitution d’une commission d’enquête véritablement indépendante permettrait de faire toute la lumière sur la gestion gouvernementale du contre sommet.

Il est de la responsabilité de toutes les organisations ayant appelé à la manifestation du 4 avril d’exiger dans l’unité, la libération immédiate de toutes les personnes détenues dans le cadre des événements liés à la tenue du 60ème anniversaire de l’OTAN, l’arrêt des procédures judiciaires en cours, et la prise en compte des exigences sociales et financières exprimées par les habitants de Strasbourg.

Montreuil, le 23 avril 2009

Messages

  • http://www.dna.fr/une/2397619.html

    L’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), a été saisie d’une enquête après que des images ont montré des policiers lançant des projectiles sur des manifestants en marge du sommet de l’Otan à Strasbourg le 4 avril, indique une dépêche de l’AFP datée de lundi soir, citant une information donnée par la Direction générale de la police nationale.-

    Ces images vidéo montrent des policiers lancer depuis un talus des projectiles de nature indéterminée qu’on les voit ramasser au sol, sur des manifestants défilant en contrebas de leur position-.

  • La mairie commence à chercher des boucs émissaires :
    2 vidéos

    http://www.dna.fr/une/2402935.html

    Le premier adjoint au maire s’explique dans nos deux vidéos sur les raisons de

     l’absence de la police et de la préfecture à cette réunion (première vidéo, début) ;

     il ré-affirme qu’à aucun moment les autorités n’ont envisagé de "sacrifier un quartier" (première vidéo, 1’05 ) ;

     il explique la stratégie policière consistant à éviter tout corps à corps entre policiers et "casseurs" pour éviter les blessés (première vidéo, 3’13’’) ;

     il révèle que Ville et préfecture étaient persuadées qu’il n’y aurait aucun danger aux abords du camp (deuxième vidéo, début ).

     Robert Herrmann déplore aussi l’absence d’interlocuteur et de service d’ordre côté anti-Otan (deuxième vidéo,0’12’’ ),

     il rappelle que les anti-Otan étaient infiltré par des personnes dangereuses et parle même "d’assassins" (deuxième vidéo, 1’52’’ ) ;

     il évoque enfin un risque de conjonction entre les actions des casseurs venus à Strasbourg et des "loulous" du quartier du Neuhof (deuxième vidéo, 2’56’’ )