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Athènes va avoir besoin de notre mobilisation

lundi 26 janvier 2015 , par LE BRIS RENE - Contacter l'auteur - 12 coms

La victoire de Syriza en Grèce marque un tournant dans la zone européenne.

Elle est pour les générations de 68 qui n’ont pas rendu les armes une confirmation que
le combat peut un jour donner des résultats satisfaisants.

Certes, les tenants du libéralisme et donc du capitalisme vont essayer de récupérer
cette première victoire électorale , cela a commencé avec le maître queue de l’Express,
avec le docteur professionnel kouchner, gageons que les Cohn bendit et Attali vont aussi
s’y mettre !

Le hasard a fait que j’ai retrouvé un article de l’huma avec un débat entre Daniel Bensaïd
et Pierre Zarka sur Mai 68 : la controverse étudiante ?

Dans cet article, Daniel indique que la phase des années 68 se termine entre 1975 et 1979
en Europe. La victoire de Mitterrand a certes changer la conjoncture mais a aussi notamment
avec le tournant de Mauroy en 1983 en France créer une phase d’alternance entre les sociaux
démocrates et les forces de droite pour gérer au mieux les crises cycliques du capitalisme.

Espérons que cette victoire de Syriza ouvre une nouvelle phase sachant bien sûr que les
urnes restent un moyen et que le changement sera effectif que si les forces sociales en
Grèce et en Europe se mettent en mouvement. Ce qui d’ailleurs a été le cas en Grèce et en
Espagne.D’où en France l’importance du débat qui agite la CGT en ce moment.

Pierre lui met l’accent sur le fait que la dissociation entre l’Etat et la société civile permet
d’aliéner et de déchirer l’individu vis à vis de lui même. Il ajoute : " dans une certaine culture
léniniste, nous sommes complètement hermétiques à cette notion.

Ce qui nous fait en
général préférer le caractère institutionnel des appareils au mouvement spontané. D’où un
certain mépris pour les collectifs et ce qui n’est pas ’ organisé ’. Or, il est absolument
impossible, dans un pays capitaliste développé, industrialisé où, malgré tout, il y a un
certain niveau de culture, d’imaginer un mouvement de masse qui ne soit que l’organisation
des forces organisées. Entendons nous bien, je ne suis pas pour dissoudre l’organisation
collective politique ou syndicale dans la spontanéité. Je n’y crois pas. Mais que la conception
de l’organisation du collectif soit finalement toujours calquée un peu sur celle de l’Etat ou de
l’Eglise avec, respectivement, d’un côté les élites ou les ’ sachants ’ et de l’autre, la société
civile ou les brebis égarées, cela pose un véritable problème de rassemblement démocratique.
Cela nous renvoie à une conception de la démocratie délégataire. Or, on délègue toujours au
plus fort, par défaut. ".

Ce débat doit être au coeur en France de la construction de l’Alternative. On a vu lors
de la mobilisation " Charlie " comment l’Elite politique avait récupéré le mouvement spontané de
soutien allant jusqu’ à " assassiner " idéologiquement les victimes de la tuerie !

C’est d’autant plus urgent que le Front National risque de prendre la place du changement !
Elargir le Front de Gauche, bien sûr, si la clarté se fait au niveau des élites, et donc notamment
vis à vis de la direction du PS. Oui les chantiers prévus ne doivent pas être des bavardages
idéologiques mais des réunions de mobilisation pour lutter contre la politique du gouverne-
ment. Le cadre doit donc être clair, que cela soit pour le PS ou l’EELV ! Le meilleur soutien
au peuple grec, c’est créer au plus vite lien entre les forces politiques et syndicales pour un
combat commun. Plus facile à dire qu’à faire. Certes, mais la victoire de Syriza nous oblige
à passer à une étape supérieure.

René LE BRIS . Le 26/01/2015 .

Mots clés : Elections-EluEs / Europe / Partis politiques /

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