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Avril 2007, l’urgence : un parti communiste anticapitaliste, écologique et surprenant !

lundi 23 avril 2007 - Contacter l'auteur - 5 coms

Quelques réflexions "à chaud", au lendemain du premier tour...

Avril 2007. Le monde reste dominé par un système économique qui prospère en attisant la concurrence entre les peuples et entre les "communautés" (jeunes contre vieux, français contre immigrés, chômeurs contre salariés, etc.), en détruisant la fraternité et le contrat social, en faisant prospérer l’insécurité, en distillant dans les tripes d’une part croissante de la population le poison de l’angoisse des lendemains. Ce système produit beaucoup de richesses (pour certains) mais prive les autres du bonheur de vivre...

Avril 2007. Plus que jamais, l’urgence est de construire une alternative à ce système, de montrer qu’elle est possible, de préserver l’espoir. Au-delà des luttes syndicales ou sociales, indispensables pour résister quotidiennement, le lieu de la construction de cette alternative, le lieu de la nécessaire élaboration des propositions politiques, c’est le parti.

Avril 2007. Aujourd’hui, en France, le parti où les conditions de cette élaboration peuvent être réunies est le Parti Communiste Français. Peuvent. Si de la séquence qui se clôt par le scrutin du 22 avril, plusieurs enseignements sont tirés.

Y a-t-il une alternative capitaliste au néolibéralisme ?

Ceux qui le croient sont au PS (disons PRS). Ceux qui refusent d’affronter cette question sont dans le mouvement altermondialiste. Le PCF n’a aucun avenir s’il ne répond pas clairement par la négative à cette interrogation. Le PCF doit être résolument anticapitaliste ou il disparaîtra.

Cette alternative peut-elle ignorer l’écologie ?

Ceux qui comme Nicolas Hulot veulent nous faire croire que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche sont des bouffons dangereux, pour la planète et ceux qui l’habitent. Les défis énormes que l’humanité devra affronter ne pourront être relevés sans remettre en cause la place de l’économie par rapport à l’Homme. La malbouffe, l’exposition à de multiples substances nocives, la pollution de l’environnement, la difficulté d’accès à l’eau… sont aussi des aliénations. Le communisme du 21ème siècle sera un écommunisme.

Comment s’impliquer dans la gestion du système actuel ?

Le PCF compte des milliers d’élus. Cette implication nécessaire présente le danger de faire croire que l’alternative que nous proposons peut s’accommoder du système en place. Accaparés par le quotidien, certains élus pourraient se couper du parti et s’assécher politiquement... Les élus communistes doivent être impliqués dans la vie politique du parti, pour rester les témoins actifs de l’alternative que nous proposons, dénoncer les aberrations du système actuel et susciter les luttes pour le combattre.

Quel usage faire des médias ?

Sur le terrain et dans les meetings nous avons fait une bonne campagne, mais dans les médias elle était nulle. Nous nous sommes laissés enfermer dans le rôle d’aile gauche du PS : dames patronnesses à peine plus virulentes, énumérant longuement le catalogue des droits que nous revendiquons, inaudibles sur les moyens et surtout les transformations radicales nécessaires. Nous devons apprendre à nous jouer des médias, même et surtout s’ils nous sont hostiles. Les prendre à leur jeu, les surprendre (agit-prop), nous concentrer sur peu de messages bien choisis (les délocalisations par exemple).

Et les "collectifs"... quels collectifs ?

L’expérience des collectifs a été enrichissante : nous avons beaucoup appris de nos "partenaires" de la gauche de la gauche... Dans le grand public, hors des cercles militants, cette expérience est de toute façon totalement inaudible. Sa seule traduction visible aurait pu être une candidature unique, on a vu ce qu’il en a été. Un parti politique ne se réduit pas à une plate-forme logistique ou financière, il est et doit rester le lieu de l’élaboration politique, entre militants unis autour des mêmes convictions. Fort de son projet et sûr de son identité, il peut alors se confronter de façon constructive à ses partenaires pour se rassembler dans les luttes ou aborder ensemble certaines échéances électorales sur des bases claires.

Avril 2007. Nous avons beaucoup à faire, mais tout reste possible, car le PCF est riche de ses militants, de ses élus, de son projet et de Marie-George !

Alter-Politique

Mots clés : Collectifs Unitaires / Partis politiques /

Messages

  • *Mouton Noir*, nous sommes sur la même longueur d’onde :

    1- Au-delà des luttes syndicales ou sociales, indispensables pour résister quotidiennement, le lieu de la construction de cette alternative, le lieu de la nécessaire élaboration des propositions politiques, c’est le parti.

    2- Le PCF doit être résolument anticapitaliste ou il disparaîtra.

    3- La malbouffe, l’exposition à de multiples substances nocives, la pollution de l’environnement, la difficulté d’accès à l’eau… sont aussi des aliénations.
    Le communisme du 21ème siècle sera un écommunisme.

    4- Les élus communistes doivent être impliqués dans la vie politique du parti, pour rester les témoins actifs de l’alternative que nous proposons, dénoncer les aberrations du système actuel et susciter les luttes pour le combattre.

    5- Nous devons apprendre à nous jouer des médias, même et surtout s’ils nous sont hostiles

    6- Le parti politique dont nous avons besoin ne se réduit pas à une plate-forme logistique ou financière, il est et doit rester le lieu de l’élaboration politique, entre militants unis autour des mêmes convictions.

    7- Avril 2007. Nous avons beaucoup à faire, mais tout reste possible, car le PCF est riche de ses militants, de ses élus, de son projet et de Marie-George !

    Fraternellement************

    RBBR - http://wwwlavie.over-blog.com

  • Mouton noir, je te répond la meme chose qu’au autres. L’avenir d’un futur perti en dépend.

    R. HUE, s’il avait quelques chose à faire, il avait qu’à le faire en 2002. C’est facile de venir donner des leçons, 5 ans après en ne faisant que 3,37% alors qu’il n’y avait pas de vote utile. Marie George a fait une très bonne campagne, mais le fameux vote utile ne nous laissait pas beaucoup de chance, malgré cela, elle a sauvez la face, en effet A. LAGUILLET -1 millions de voix, les verts laminé. Alors si nous pouvons encore apporter une chance d’aider à battre la droite, il faut le faire. Sinon comment allez expliqué ensuite que nous voulons une candidature unique à gauche pour battre la droite. Les législatives dans un mois peuves nous donnez la possibilité de nous remettre en selle. En 2002, malgrès les 3,37%, nous avons fait plus de 8% aux législatives. Et l’année prochaine municipales et cantonales, le monde ne s’arrete pas au 6 mai.

    • Marie-George et nous tous avons fait une très bonne campagne sur le terrain (meetings, porte à porte, diffs, collages, préaux, etc...), mais la campagne dans les médias n’était pas bonne.

      Quant au reste de ton commentaire, l’analyse du scrutin lui-même, le second tour, etc... ce n’était pas le sujet de mon billet. D’autres le font très bien en effet !

      Nous avons un (bel) avenir, mais il ne ressemblera pas à notre passé. C’est ce qui m’intéresse aujourd’hui.

      Mouton Noir

    • "la révolution inattendue" n’a pas eu lieu dans les urnes, car "nous" n’étions pas les seuls à l’attendre... : le pouvoir médiatique (sondages etc...), a mis toute sa puissance et dressé tous ses murs de silence contre "l’inattendu".

      comme convenu, donc, le vote utile a fonctionné, l’épouvantail de service aussi, et cette constitution de pouvoir personnel de merde a atteint le degré optimum de son "efficacité antidémocratique".

      parallèlement au "déclin annoncé " du PCF, il y a une constance de la "sympathie" pour ce dernier dans "l’opinion au repos", c’est-à-dire à l’abri de l’effet perturbant "présidentielles de merde".

      renversons les sondages, lisons ce qui est écrit au fond , et que les grands médias s’interdisent de publier : dans l’Huma, on en parle : 36% des citoyens ont une bonne image du PCF !(cela depuis des années et des années !

      n’oublions pas "la réalité sociale", n’oublions pas notre devoir de résistance : nous sommes l’herbe qui pousse, ils ...(...ceux qui attendent pour d’autres motifs que "nous" la "révolution inattendue") ...sont le désherbant qui pollue !

      Ils ont réussi à interdire le "premier tour des présidentielles" en imposant les obsessions du 2è tour depuis six mois, avec force sondages et journaux "gratuits" ("nous "les payons au prix fort !).

      Mais ils n’ont pas encore mis leur nazillon de service sur le trone de leur république banannière !

      Nous franchirons le gué (le vote Ségolène !) même si la boue nous semble à cet endroit en putréfaction, mais ainsi, notre semence atteindra l’autre rive : sus aux législatives, et vive l’herbe qui pousse !

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