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CE QUE DIT L’ELECTION DE DONALD TRUMP
par Robert SAE
Publie le mercredi 9 novembre 2016 par Robert SAE - Open-Publishing3 commentaires
Les commentateurs et l’opinion publique qu’ils influencent, presque unanimement, parlent de séisme à propos de l’élection de Donald TRUMP. Selon eux, il y a quelques semaines encore, il était absolument impensable d’imaginer sa victoire. Celle-ci n’a en réalité rien de surprenant. Elle confirme, au contraire, qu’à l’échelle internationale, la démocratie représentative - même si elle n’était souvent qu’une façade - laisse de plus en plus place à la dictature des marchés. Quand un Donald remporte une élection présidentielle cela ne fait qu’illustrer la prise directe du pouvoir politique par les « Picsous ».
• Leur argent est roi
Jusqu’alors, dans la plupart des pays dits démocratiques à économie libérale, ceux et celles qui contrôlaient l’économie et possédaient d’immenses fortunes se contentaient de financer des partis politiques et de téléguider des candidats dont le rôle était de défendre leurs intérêts. Aujourd’hui, fort de leur puissance financière, ils s’installent directement aux commandes des Etats. De plus en plus, dans ce monde « globalisé », les dirigeants des « démocraties » n’ont rien à envier aux monarques du Golfe, du Maroc, de Thaïlande ou d’ailleurs. Pareillement, ils sont à la tête d’empires immobiliers et médiatiques, ils achètent des clubs de sport et placent leur fortune dans les paradis fiscaux. Ensemble, ils prônent, la dérèglementation du travail, la destruction des services publics, les privatisations, le contrôle policier des individus et des sociétés.
• Leur dictature s’installe
L’arrivée au pouvoir des hommes d’affaire, des magnats de l’industrie et de la finance a pour conséquence, dans tous les cas, d’ouvrir le champ à la surexploitation, à la précarité, à la misère et au mal-être dans des franges de plus en plus larges des populations. Or, les profiteurs du système sont tout à fait conscients que les résistances se manifesteront de plus en plus fort et, partout, ils préparent les conditions d’instauration de dictatures. La propagande d’idées xénophobes, racistes et révisionniste, le rabaissement des valeurs humaines à travers leurs médias, la posture de leurs représentants politiques sont en grande partie responsable, d’une part, des dérives fascistes qui gangrènent les populations et, d’autre part, de la poussée de l’extrême droite au plan international. Les votes qui se sont portés sur Donald Trump sont de la même veine que ceux qui ont porté au pouvoir les Orban, Erdogan, Sissi, Park, etc. Le tableau ne serait pas complet si nous n’y rattachions la multiplication des coups d’états parlementaires qui sont orchestrés par des puissances d’argent contre les gouvernements progressistes (Honduras, Brésil, Venezuela, etc.)
Aujourd’hui, nous devons tirer des leçons de cette réalité pour tenir les positions et poursuivre la contre-offensive
Pour ceux qui veulent vraiment changer le monde, il s’agit donc, de se défaire de cette aliénation qui conduit à idéaliser certains pays et leur conception mythique de la démocratie. Il s’agit, surtout et plus que jamais, de dénoncer les opportunistes qui s’accoquinent avec le système et de s’engager dans la construction de l’alternative.
Messages
1. CE QUE DIT L’ELECTION DE DONALD TRUMP, 9 novembre 2016, 14:03, par Thomas
Cet article est une analyse politique. L’autre analyse, celle des électeurs, montre que les cowboy ne veulent pas de femmes pour les diriger, machisme oblige, et que celui qui met le plus d’argent dans la campagne gagne ( Trump est milliardaire).
En France, si on se bouge pas le cul, nous aurons peut-être le choix entre Sarkozy qui est Clinton et Le Pen qui est Trump, escroc contre facho, droite contre extrême droite.
2. CE QUE DIT L’ELECTION DE DONALD TRUMP, 9 novembre 2016, 18:20
Ce qui est quand-même marrant (sens figuré...), c’est que ce qui risque de se produire en France sera pareil mais en sens inverse à savoir une femme dans le rôle du "couillu" et un homme dans le rôle de la "modérée"... Franchement, si à l’époque des grandes luttes féministes des dames comme Gisèle Halimi avaient imaginé comment certain(e)s auraient utilisé ces préceptes pour asseoir un pouvoir facho elles auraient inclu l’éducation à "l’émasculation cérébrale" totale de leurs partisan(e)s timoré(e)s... Socialisme (le vrai), féminisme et écologisme sont, à mon sens, les enjeux primordiaux de la pérennité de notre humanité. Raté pour Trumpton et Clintump... Et probablement pour les élections de 2017...
3. CE QUE DIT L’ELECTION DE DONALD TRUMP, 9 novembre 2016, 19:36
N’empêche que c’est le peuple qui a voté.
D’ailleurs, quand on est milliardaire, on a tous les droits, même de se payer la maison blanche.
Nous sommes minoritaires, et de plus en plus , à exiger de l’intérêt dans la vie sur cette bonne vieille terre.