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COMMÉMORATIONS HISTORIQUES : SARKOZY, L’IMPOSTEUR BOUFFI D’ORGUEIL
Publie le vendredi 12 novembre 2010 par Open-Publishing4 commentaires
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DE COLOMBEY À L’ARC-DE-TRIOMPHE, L’AFFLIGEANT PRÉSIDENT
Les jeunes selon l’UMP : des crétins manipulés, titrions-nous pas plus tard que le 21 octobre dernier. Ceux qui manifestaient pour sauver nos retraites étaient alors "instrumentalisés" selon Nadine "la poissonnière" Morano, il était "irresponsable" de mettre "des jeunes de 15 ans dans la rue" pour François Fillon, Jean-François Copé estimant pour sa part que "les lycéens n’ont rien à faire dans la rue". Et voilà que, pour commémorer le 92ème anniversaire de l’armistice de 1918, "Nicolas Sarkozy a rendu un vibrant hommage aux jeunes résistants de 1940, lycéens et étudiants qui défièrent l’armée d’occupation nazie", rapporte le Télégramme. L’engagement des jeunes, vilipendé trois semaines plus tôt (durée de la mémoire politique de l’UMP ?), devient aujourd’hui digne d’un "vibrant hommage". Tout dépend donc en réalité de la cause défendue, et l’on imagine que les collaborateurs de 1940 et les autorité allemandes d’occupation estimaient à l’époque que les lycéens et étudiants étaient "instrumentalisés", qu’il était "irresponsable" de mettre "des jeunes de 15 ans dans la rue" et que "les lycéens n’ont rien à faire dans la rue".
Mais une autre remarque s’impose à propos de cette cérémonie : que le chef de l’état célèbre le premier acte collectif de résistance à l’envahisseur allemand en France —cette journée est très bien narrée sur le site de l’association Chemins de mémoire–— est bel et bon. Mais qu’il fasse réaliser et dévoile en cette occasion une plaque commémorative tient tout simplement du grotesque, dans la mesure où, comme nous l’apprend Europe1, une autre plaque existe déjà pour célébrer cette manifestation, à… 25 mètres de là ! Elle "a été dévoilée en 1954 par le président René Coty", rappelle l’historien Alain Monchablon. "Peut-être qu’on ne savait pas qu’il y avait déjà cette plaque. Ou alors c’est vraiment une façon de s’emparer d’un événement historique remarquable pour se l’approprier et en faire un objet politique", suppose-t-il. La thèse de l’ignorance ne tient pas : "l’existence de la plaque posée par son prédécesseur René Coty est répertoriée tout à fait officiellement sur le site internet du ministère des Anciens combattants", précise Europe1. Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’histoire-géographie, est plus caustique encore et nous offre notre Phrase du jour : "J’y suis allé avec des élèves quand Lionel Jospin était premier ministre, Jacques Chirac, président de la République et Jack Lang, ministre de l’éducation. Pourquoi une nouvelle inauguration, et surtout une telle médiatisation de l’événement ? Nicolas Sarkozy considère peut-être que l’histoire commence avec son quinquennat. Il y a quelque chose qui ne va pas." Touché ! Le mégalomane de l’Élysée, à l’ego si boursouflé, s’imagine toujours jouer un rôle historique. D’où cette inauguration idiote d’une plaque redondante et superflue.
Cet épisode prend place un jour à peine après qu’il a tenté, dans un discours insupportable d’autosatisfaction, d’inscrire son action dans l’héritage du général de Gaulle. Rendant hommage au chef de la France libre à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, Sarkozy, incorrigible, a surtout rendu hommage à lui-même, se rendant coupable du même coup d’une "incroyable imposture" telle que la dénonce le gaulliste Nicolas Dupont Aignan, fustigeant "l’incroyable culot de ceux qui démolissent l’héritage gaulliste —et qui bafouent tous ses principes fondateurs— pour au final récupérer son image et son œuvre. Le comble de l’usurpation en la matière revient sans aucun doute à Nicolas Sarkozy ! Il est naturel —car c’est son rôle— que le président de la République dépose une gerbe sur la tombe du Général de Gaulle. Mais il est du plus mauvais goût de le voir se mettre en scène devant la croix de Lorraine alors même qu’il détricote si méthodiquement son œuvre. Quelle imposture ! Le général de Gaulle, c’était le respect du peuple : Nicolas Sarkozy a violé le vote des français en faisant passer le Traité de Lisbonne que le peuple avait massivement rejeté par référendum. Le général de Gaulle, c’était l’indépendance nationale : Nicolas Sarkozy a réintégré la France dans l’Otan sous commandement anglo-saxon. Le général de Gaulle, c’était l’intérêt général et la primauté du politique : Nicolas Sarkozy, c’est la complicité avec les puissances d’argent. Le général de Gaulle, c’était la dignité et l’humilité dans l’exercice de ses fonctions : sans commentaire." Si nous sommes évidemment en complet désaccord avec NDA pour toutes les questions sociales —c’est un homme de droite—, nous applaudissons par contre à chacune des lignes ci-dessus publiées.





Messages
1. COMMÉMORATIONS HISTORIQUES : SARKOZY, L’IMPOSTEUR BOUFFI D’ORGUEIL, 12 novembre 2010, 19:55, par JdesP
Il ne vaut pas mieux que mon maire socialiste qui se contente de reproduire le discours du ministère des Anciens combattants au son de "La Madelon" et d’une Marseiilaise chantée par les enfants des écoles à la manière d’une unité de commandos.
2. COMMÉMORATIONS HISTORIQUES : SARKOZY, L’IMPOSTEUR BOUFFI D’ORGUEIL, 12 novembre 2010, 20:18, par pechereau
Il ne vaut pas plus cher non plus que mon député-maire-patron ( et oui je suis 1 de ses employé ...) socialo de La Rochelle qui veut compter en heures de grève la réunion d’information syndicale que l’on à fait aux 2400 salariés de notre collectivité ...
Des anciens m’ont dit :
"Nos pires ennemis, ce n’est pas la droite car l’on sait à quoi s’attendre ... mais bel et bien les socialos qui n’en finissent pas de te prendre par derrière !"
1. COMMÉMORATIONS HISTORIQUES : SARKOZY, L’IMPOSTEUR BOUFFI D’ORGUEIL, 12 novembre 2010, 23:16
c’est quand même sarko le roi ...
2. COMMÉMORATIONS HISTORIQUES : SARKOZY, L’IMPOSTEUR BOUFFI D’ORGUEIL, 13 novembre 2010, 04:38, par zorba
Les socialistes te la mettent profond et tu votes pour eux. Faut savoir si tu veux te faire enc..er ou faire la révolution.